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vendredi 7 février 2020

Grève : les poubelles débordent à Paris

"Qui gère la collecte et le traitement des ordures ?" : Le Parisien veut des coupables...
 CET ARTICLE A ETE RETABLI
A LA SUITE D'UNE DISPARITION INTEMPESTIVE 
QUI N'EST PAS DE LA RESPONSABILITE DE L'AUTEUR

La propreté de la capitale plus que jamais en débat en cette période de campagne électorale et de grève chez les éboueurs et les incinérateurs.





Les campagnes électorales ont cet avantage qu'elles mettent les sujets sur le pavé, comme les ordures ménagères et les rats, notamment dans les grandes villes comme c'est actuellement le cas à Paris ou Marseille. Paris, du moins certains de ses quartiers, est envahie par la saleté, ce que pointent certains, bon nombre d'opposants à Anne Hidalgo ou de media étrangers, plus libres que les autres, contaminés par le modèle macronien du déni automatique, mécanique, mais agressifPrenons, au hasard, Le Parisien, dont les intentions politiques sont toujours transparentes...

Concrètement, qui fait quoi en termes de gestion des ordures? 
Posée aussi clairement, la question recèle des intentions politiciennes que la presse partisane prémédite de révéler. Alors qu'une grève "paralyse" actuellement toute la gestion des déchets, une appréciation biaisée, on a droit au "décryptage" d'un système plutôt complexe, où se mêlent à l'évidence agents municipaux et une myriade de prestataires privés. 

Deux étapes du traitement des ordures ménagères peuvent être distinguées: premièrement, la collecte des ordures, puis leur tri et leur traitement dans des centres dédiés, comme chacun sait. Or, les deux secteurs sont touchés par le mouvement social de rejet de la réforme Macron des retraites, mais dans des proportions différentes.

La mairie sous-traite la moitié de la collecte.
C'est la Ville qui a la compétence du ramassage des ordures ménagères et d'une partie de celles des professionnelles. On parle ici des poubelles vertes et jaunes, des corbeilles de rue, mais aussi des détritus issus des marchés.
Dans la moitié des arrondissements (2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e, et 20e), cette mission est assurée par la Régie, c'est-à-dire par des agents municipaux. Dans l'autre, elle est déléguée à quatre sociétés privées (Urbaser, Pizzorno, Veolia et Derichebourg). Au total, on dénombre près de 2.784 éboueurs (97 % d'hommes), dont deux tiers sous la coupe de la mairie. Et un peu plus de 500 camions bennes en circulation chaque jour, selon des chiffres de 2017.

La mairie de Paris estime qu'environ 3,5 % de ses éboueurs municipaux sont en grève depuis le 5 décembre. 
Un chiffre que conteste la CGT Services Publics auprès du Parisien, sans être en mesure de donner le sien. La secrétaire générale Natacha Pommet met en tout cas en avant la série de blocages matinaux des garages à camions-poubelles et les piquets de grève temporaires de la plupart des agents "durant 30 minutes, une heure ou deux heure
Selon elle, en ce moment, environ 1.000 à 1.500 tonnes de déchets ne sont pas collectées chaque jour. Ce qui correspondrait à 30 à 50 % des déchets traités en temps normal dans la capitale.


Les usines d'incinération ouvertes, mais pas les fours.
Pour bien saisir l'accumulation des poubelles dans les rues parisiennes, il faut aussi s'intéresser à ceux qui traitent ces déchets. Là, ce n'est plus la Ville qui gère mais le syndicat mixte métropolitain Syctom. Cet établissement, qui officie dans près de 85 communes franciliennes, gère six centres de tri/recyclage des poubelles jaunes et trois usines d'incinération des autres ordures ménagères.

La grande partie des soucis rencontrés en fin de semaine dernière sur le trottoir parisien s'explique par la grève des trois sites d'incinérations (Saint-Ouen, Ivry-Paris XIII et Issy-les-Moulineaux). 
VOIR et ENTENDRE la présentation de la grève des incinérateurs de Paris et dans les rues envahies de déchets :
la video sera replacée ultérieurement...

A Ivry, près de 61 % du personnel se déclarait gréviste ce mercredi, selon Julien Lambert de la CGT Energie. Dans les deux autres centres, ce taux se situerait " entre 40 et 50 %". Avant la réquisition d'une partie des agents d'exploitation par arrêté préfectoral, les bennes ne pouvaient plus déverser leurs déchets et repartir faire la collecte. Ce qui a fait dérailler toute la chaîne et contraint la mairie à suspendre le ramassage.
A noter que la chaîne de la gestion du verre suit elle un parcours particulier et n'est pas paralysée par ce mouvement de contestation. Quatre sociétés privées se partagent ce marché, sans aucun lien avec la mairie de Paris et Syctom.


Tous les déchets sont désormais réceptionnés, selon la direction de Syctom. Toutefois, six des sept fours - qui transforment la chaleur dégagée en chauffage urbain - restent encore éteints. Donc, "85 % des déchets sont enfouis au sol en Seine-et-Marne et dans le Val-d'Oise, contre 6 % en principe", indique la direction, qui évoque un "scandale environnemental". 
Pointée du doigt, la CGT Energie dit comprendre cette "préoccupation écologique ", mais refuse d'abandonner son combat pour la reconnaissance de la pénibilité de leur métier.

mercredi 15 janvier 2020

Municîpales: la candidate Hidalgo, c'est "qui veut gagner des millions?"

La socialiste verte rase gratis : elle promet 20 milliards pour loger les classes moyennes

Si elle était réélue, la maire de Paris créerait une société mixte qui achèterait 30.000 logements pour les louer aux familles



Elle promet 20 % de moins que le prix du marché. La magie, ce serait pour demain: contrairement à ses promesses de 2014 et après six ans de socialisme à la Ville de Paris, les Parisiens ont de plus en plus de mal à se loger.

Son objectif, maintenir les classes moyennes à Paris en évitant que les prix fous des logements n’obligent les familles à quitter la capitale au premier ou au deuxième enfant. La maire sortante ne fait en fait que s'aligner : de nombreux candidats à la Mairie en ont fait une de leurs priorités.

L'Andalouse a décidé de mobiliser de très gros moyens 

La société spécialisée qu'elle créerait pourrait mobiliser quelque... 20 milliards d’euros, rien que ça ! "Le logement ne peut pas être laissé à un marché hyper-spéculatif qui produit des désastres", polémique-t-elle désormais, en dévoilant ce projet, l’un des plus spectaculaires depuis qu’elle est entrée en campagne, dimanche 12 janvier.

Elle se déciderait à mettre le paquet pour permettre à de jeunes actifs, des familles avec enfants, qui ne relèvent pas forcément du logement social, de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer "inférieur d’au moins 20 % au marché"

Comment la Mairie financerait-elle, puisqu'elle ne dispose pas, seule, du budget nécessaire
pour acheter les logements visés. Pour y parvenir, la socialiste et son adjoint, le communiste Ian Brossat, entendent donc faire appel à des partenaires publics et... privés.

Ils imaginent déjà une "Société immobilière pour le logement abordable". "La Ville de Paris pourrait apporter 1 milliard d’euros à cette nouvelle structure, les investisseurs publics tels que la Caisse des dépôts et consignations [l'Etat] 2 milliards, et divers investisseurs privés - qu'il reste à dénicher -  3 milliards", explique Anne Hidalgo. Cette mise de départ de 6 milliards d’euros permettrait, en recourant à l’endettement, de réunir au total "jusqu’à 20 milliards d’euros" au cours des six années de la prochaine mandature.

Dispositif inspiré d’une expérience menée en Autriche, à Vienne
La mairie centre-gauche de Vienne n'est pas majoritaire en voix mais a obtenu la majorité des sièges et doit donner des gages au parti chrétien-démocrate, libéral-conservateur, son rival immédiat.

Avec cet argent, la future société pourrait acheter des immeubles dans la capitale - en les réquisitionnant -, et louer les appartements à des conditions préférentielles à des Parisiens "de la classe moyenne". Est-ce à dire que des Chevènement ou des Gabriel Matzneff en seraient exclus, eux qui bénéficient de logement sociaux de la Ville de Paris ? "Notre ambition consiste à proposer dans ce cadre environ 30.000 logements sur la mandature", précise la candidate.

Chat dévaluationComme c’est le cas aujourd’hui pour obtenir un logement social, les candidats devront faire une demande et s’armer d’un peu de patience. "La Ville sera minoritaire au capital, mais nous entendons bien garder la maîtrise de l’attribution des logements, en fonction de critères clairs, transparents", indique Anne Hidalgo, bien que près de 20 ans - ses six années et les 13 de Bertrand Delanoë (2001-2014) - n'aient pas suffi à mettre un terme au clientélisme.

Sachant que la maire-sortante compte acheter aussi le vote des jeunes, les impôts peuvent-ils baisser sur Paris ?
Hidalgo a parallèlement promis, si elle était élue, d'offrir les transports gratuits aux jeunes de -18 ans ...
Lien PaSiDupes : Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

vendredi 10 janvier 2020

Matzneff aux talents cachés, hébergé en logement social de la Ville de Paris

L’écrivain des bobos-soixante-huitards, Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie, vit depuis 26 ans dans un logement HLM de la Ville de Paris


L'écrivain pédophile n'avait jamais été délogé du
 quartier Latin,  à la différence de Jean-Pierre Chevènement


Bien que le tout-Paris le connaisse comme écrivain pédophile et pédéraste, la Ville de Paris a continué à demander à Gabriel Matzneff un loyer ridicule de 348 euros par mois sous Delanoë et Hidalgo pour un studio au Quartier latin, au cœur de Paris. Agé de 83 ans, l’écrivain est pourtant sous le coup désormais d’une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et d'une menace de suppression de l'aide du ministère de la Culture par Franck Riester.

L’individu jouit ainsi depuis 26 ans d’un studio de 34m² niché dans le quartier Latin, dans le Ve arrondissement de Paris. Un logement social (HLM) géré par le bailleur social Elogie SiempGestionnaire d'un patrimoine de près de 27.000 logements, ce bailleur social est le 3e de la Ville de Paris, laquelle loue à l'écrivain des Editions Julliard à 10 euros le mètre carré, sans les charges.

Gabriel Matzneff a obtenu le studio en 1994. Si la procédure n’a rien d’illégale, les conditions d’attribution et de maintien dans les lieux posent question. Un journal assure, sans donner ses sources, qu'"il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac […] C’est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s’en est lui-même occupé," accuse l'anonyme. 

Des petites faveurs, Gabriel Matzneff en est un habile quémandeur. 
Il avait ainsi fait intervenir des élus et un ministre pour obtenir une bourse du Conseil national du livre (CNL) à laquelle il n’avait plus droit, rappelle le JDD.
L'écrivain, qui fait l'objet d'une enquête pour viols sur mineurs, va se voir retirer cette aide publique, après avoir aussi renoncé à sa chronique dans l'hebdomadaire Le Point, propriété de la famille Pinault, du nom de l'homme d'affaires, et dont la rédaction est désormais dirigée par Sébastien Le Fol qui déclare la CGT sadique.
L'actuel conseiller de la direction de la rédaction est Franz-Olivier Giesbert. Poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard), le 18 janvier 2014, il annonça qu'il quittait volontairement la présidence du Point,
Pour mémoire, dans le cadre des aides de l'Etat à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions, auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication, dont Franck Riester va devoir nous parler, au titre de la transparence dans le "monde nouveau" de Macron.
L’auteur qui, dans son dernier ouvrage, raconte ses voyages et dîners aux meilleures tables parisiennes - homard et palombe aux truffes, au menu - bénéficie depuis une quinzaine d’années – il en bénéficie encore –, en sus du minimum vieillesse, d’une allocation du Centre national du livre (CNL) pour les auteurs... indigents, d'un montant de 7.000 à 8.000 euros par an. Une "allocation annuelle aux auteurs" - complaisance financière de l'Etat -, qui dépasserait un total de 110.000 euros, versés selon le seul bon vouloir du président de cet organisme public, rattaché au ministère de la Culture. "Le soutien aux auteurs est l’une des missions historiques du Centre national du livre, indique le CNL sur son site. Il a pour objet de contribuer à la qualité et la diversité... Matzneff est issu d'une famille de hobereaux russes émigrée!
Le journaliste Jean Gattegno accéda à la présidence du CNL à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir (1981 - 1989) : réputé proche d'Arnaud Montebourg, il fut d'ailleurs rédacteur en chef de la cellule investigation du magazine Le Point. Il est actuellement directeur de la rédaction du Journal du dimanche (JDD) et de Paris Match, ainsi qu'éditorialiste à RMC et BFMTV. Depuis septembre 2018, le cumulard propose de surcroît un édito dans la matinale week-end d'Europe 1 présentée par Bernard Poirette, évincé de la matinale week-end de RTL en août 2018.
Journaliste qui a le record des révélations de scandales politico-financiers, notamment l’implication de Roland Dumas dans dans l’affaire Elf ou la
confession posthume enregistrée par Jean-Claude Méry – acteur-clé de l'affaire des HLM de la ville de Paris –Hervé Gattegno n'a pourtant jamais rien révélé sur Matzneff.
Renvoi d’ascenseur ?

Autre problème, il semble que, contrairement aux autres locataires, l’écrivain n’a jamais eu à justifier ses revenus, y compris l’année où il a remporté le prix Renaudot, ou celle où, en 2009, il a été lauréat du Prix Amic de l'Académie française (3.000 euros) et n’a jamais été soumis au supplément de loyer. Face à cette situation, une source de l’Hôtel de Ville affirme que la municipalité "aimerait bien le virer". Une option pourtant impossible puisque l’homme est âgé de plus de 65 ans et ne déclare, aujourd’hui, que de faibles ressources. 

Gabriel Matzneff préfaçait le catalogue d’Arnys, tailleur star des politiques.
Interrogé par la presse, Jean Tiberi a répondu sur le privilège de Matzneff: "c’est possible. Ça me dit quelque chose". En 2014, l’écrivain avait d’ailleurs signé une tribune dans... Le Point pour soutenir Dominique Tiberi, le fils de Jean Tiberi, qui se présentait aux municipales dans le Ve arrondissement de Paris.
En revanche, cette presse-là n'a pas investigué du côté des maires socialistes, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, qui ont maintenu leur protection à Matzneff.

dimanche 5 janvier 2020

Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

Mesure de politique politicienne, chantage et abus de pouvoir de la maire-sortante

Si elle est réélue en mars, la maire de Paris Anne Hidalgo offrira la gratuité des transports en commun aux moins de 18 ans à Paris

Ils ne disent pas si les parents devront donner la preuve de leur vote socialiste.
"L'un des grands marqueurs du mandat, c'est le changement de paradigme sur les mobilités. C'est pourquoi Anne Hidalgo annoncera l'extension de la gratuité des transports en commun pour tous les Parisiens de moins de 18  ans", a déclaré son premier-adjoint Emmanuel Grégoire au Journal du Dimanche. 

Achètera-t-elle aussi les votes des parents à qui Hollande a sucré les allocations familiales et baissé le quotient familial ? 
"Cette mesure, que nous avons travaillée avec les communistes parisiens, sera mise en œuvre dans les mois qui viennent si les Parisiens décident de poursuivre avec nous", a-t-il osé indiqué, précisant que cette proposition consisterait en une "carte Navigo gratuite, sans avance à débourser".

"Nous allons chercher un nouveau système avec Ile-de-France Mobilités", l'autorité organisatrice des transports dans la région, a ajouté E. Grégoire, en promettant d'autres "annonces fortes" dans le domaine des transports.

Si Mme Hidalgo n'est pour l'heure pas postulante à sa réélection, Grégoire a d'ores et déjà été désigné pour diriger sa campagne. "Nous organisons tout en amont pour qu'Anne Hidalgo puisse être officiellement candidate à la mi-janvier", a-t-il déclaré.
"Chacun a compris qu'il n'y a pas beaucoup de suspense, et qu'elle est concentrée sur sa mission de maire le plus longtemps possible", a poursuivi son premier adjoint, lequel a officiellement décroché de sa fonction à la Mairie.

Hidalgo a d'autres propositions dans son sac

Résultat de recherche d'images pour "Hidalgo"
Elle devrait annoncer la création de phalanstères, telle cette "sorte de coopérative agricole pour sécuriser l'approvisionnement" en amont des cantines scolaires. Et "en aval, l'organisation du zéro déchet, en partenariat avec des acteurs associatifs", a précisé Grégoire.

Tout en tenant pour "certaine et nécessaire" une alliance avec le candidat EELV David Belliard entre les deux tours, Grégoire a envoyé un signal fort aux écologistes sur qui est le chef avec une pique acérée contre leur "résistance à la construction" de logements. 
"J'y vois la convergence d'un conservatisme pseudo-écologiste [des Verts parisiens] qui consiste in fine à plonger la ville dans le formol et d'un conservatisme réactionnaire anti-logements sociaux", a-t-il grincé. "Si on appliquait tout ce qu'ils proposent, Paris deviendrait une ville d'ultra-riches, hyper-gentrifiée", a-t-il encore lâché.

lundi 30 décembre 2019

Explosion de la rue de Trévise: la ville de Paris, mise en cause

Des experts relèvent des "manquements" de la ville de Paris et d'une entreprise

Le calendrier judiciaire n'est pas favorable à la maire Hidalgo

Griveaux va-t-il oser sauter sur l'occasion pour relancer sa campagne?



L'explosion de janvier 2018 rue de Trévise à Paris est due à la "rupture d'une canalisation de gaz," selon une expertise commandée par des juges d'instruction. Elle établi qu'elle est liée à des "manquements" de la ville de Paris et d'une entreprise de travaux publics, a indiqué ce lundi le procureur de Paris.

En revanche, "les installations de gaz GRDF desservant l'immeuble n'appellent 'aucune remarque' des experts quant au respect des dispositions réglementaires en vigueur au moment des faits", souligne le procureur Rémy Heitz dans un communiqué.

Le collège de quatre experts mandatés par les magistrats du pôle accidents collectifs du tribunal de Paris a établi que l'explosion, qui a fait quatre morts et 66 blessés le 12 janvier dernier au matin, avait été provoquée par "une accumulation de gaz naturel du réseau GRDF, consécutive à la rupture d'une canalisation de gaz, ayant pour cause principale un affaissement du sol sous le trottoir devant le porche de l'immeuble situé 6 rue de Trévise".
Or, "si la cause de l'affaissement du trottoir avait été recherchée et si sa réfection avait été correctement réalisée, cette explosion aurait pu être évitée", estime ce rapport provisoire, remis aux juges le 18 décembre.

En effet, les services de la voirie de la ville de Paris et cette entreprise - dont le nom n'est pas cité par le procureur - "ont considéré que l'affaissement du trottoir devant la porte cochère de l'immeuble était un petit affaissement et l'ont traité en tant que tel".

"N'ayant pas cherché à en connaître la cause, ils n'ont procédé qu'à des travaux de surface pour rétablir l'horizontalité du trottoir alors que des travaux en profondeur s'imposaient et que l'entreprise avait connaissance d'une canalisation de gaz sous le trottoir à cet emplacement".

Cet affaissement s'explique en fait "par un écoulement d'eau du fait de la défectuosité d'un collecteur d'eaux usées installé au sous-sol de l'immeuble, constatée par le syndic à la fin de l'année 2015," selon les experts

A cet égard, les experts ont aussi pointé "un manque de réactivité" du syndic, qui a pris du retard dans la réalisation des travaux de réfection du collecteur, "intervenus en septembre 2017" seulement, ce qui a "pu contribuer à la survenance du sinistre".

Cette explosion survenue dans le quartier du Faubourg-Montmartre, Paris 9e, aura fait
moins de bruit dans la presse que l'affaissement d'un immeuble à Marseille en novembre 2018, rue d'Aubagne.

mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame : Odon Valet réagit à l'élan de générosité et au mécénat

Aider les Misérables plutôt que Notre-Dame de Paris, résurgence de la "lutte des classes"

"Gardez vos sous", demande aux collectivités territoriales cet héritier de 320 millions francs (soit 69,75 millions d'euros de 2010) en titres.
Incendie de Notre-Dame : "gardez vos sous", demande Odon Vallet aux collectivités territoriales

L'historien des religions Odon Vallet met en garde les communes, départements et régions de France qui ont annoncé leur intention de participer financièrement à la réparation de Notre-Dame. Au lendemain de l'incendie qui a ravagé la cathédrale emblématique de la capitale, cet original tient ainsi un discours isolé auprès du Dauphiné Libéré mardi 16 avril.

Le spécialiste des religions demande aux bienfaiteurs de renoncer. "Moi je leur dis gardez vos sous pour les bâtiments de votre commune, de votre département, de votre région notamment pour des églises en très mauvaise état. Département par département, il y a des édifices qui, malheureusement, si on n'agit pas très rapidement, vont disparaître, vont tomber en ruine, vont être dangereux", prévient Odon Vallet au micro du Dauphiné Libéré.

Citant l'exemple des Gilets jaunes, l'historien plaide pour "la France rurale, la France des gens de peu". "Une France qui a très peu de moyens, dont on ne parle jamais, qui ne casse rien (amalgame Gilets jaunes et ultra-gauche) [...] Cette France là doit garder de l'argent pour les monuments religieux qui sont menacés", poursuit Odon Vallet. 

La barre du milliard bientôt franchie

L'incendie de ce lieu sacré et joyau gothique symbole religieux en parallèle de la tour Eiffel pour les laïcs, provoque un élan de solidarité sans précédent. D'Apple à la Banque centrale européenne en passant à la fois par les groupes de luxe des familles Pinault ou Arnault - leurs centaines de millions- et par des milliers d'anonymes - leurs dix euros - , les promesses de dons affluent pour rebâtir cette oeuvre d'art et chef d'oeuvre du patrimoine national, atteignant près d'un milliard d'euros de promesses de dons en 24 heures. 

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a annoncé une contribution de la Ville à hauteur de 50 millions d'euros et souhaite organiser "dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs". 

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France va de son côté débloquer 10 millions d'euros d'"aide d'urgence pour aider l'archevêché à faire les premiers travaux". 

D'autres communes traumatisées telles que Rennes ou Nantes, mais aussi Bordeaux ou Toulouse, et autres collectivités ont suivi, à l'instar de la région Auvergne Rhône Alpes de Laurent Wauquiez (LR) qui s'est engagée sur deux millions d'euros ou la région Occitanie (PS) qui va proposer une aide de 1,5 million d'euros.

En invitant toutes ces régions à 
garder leurs sous pour les bâtiments de leur circonscription administrative, le grand bourgeois Odon Valet - qui joue au Montagnard - les appelle au repli régional. Les incite-t-il aussi au retour à la conspiration contre le pouvoir centralisateur parisien ?

samedi 26 janvier 2019

Paris : Anne Hidalgo crée une police municipale

Armée de matraques, pour commencer...

Hidalgo arrive après les carabiniers

Paris est la seule ville de France où les pouvoirs de la police générale ne sont pas entre les mains du maire, mais dans celles du Préfet de police. Or, la loi réformant le statut de Paris adoptée en février 2017 a permis d'élargir les pouvoirs de police du maire de Paris. 
Deux plus tard, la mairie de gauche a fait du chemin depuis son rejet des caméras de surveillance. On en dénombrait 60.000 sur l'ensemble du territoire national, en janvier 2018, chiffre qui a doublé en huit ans, et il faut noter que les Français sont favorables au déploiement de ces caméras de vidéosurveillance puisque, selon différents sondages, les 3/4 d'entre eux sont pour. Mais, alors qu'elles n'ont cessé de se développer en France depuis 30 ans, il a fallu attendre 2008 pour que, sous la pression de l'arrivée des municipales, Bertrand Delanoë décide de la mise en place d'un plan de vidéosurveillance de 1.226 caméras à Paris, malgré le coût moyen annuel élevé - installation, l'exploitation et maintenance - de chacune (7.400 euros, selon la Cour des comptes). Pourtant au PS, on maintenait alors que la vidéosurveillance n'est pas efficace en termes de prévention de la délinquance. "Cela fait à peu près 30 ans que la vidéosurveillance se développe en France, et à peu près 30 ans que la réponse est la même : non, ce n'est pas vraiment efficace en termes de prévention de délits et de crimes."
Des matraques seront-elles plus efficaces pour enrailler les hausses de la délinquance et de la criminalité : cambriolages, agressions, vols, présence de toxicomanes dans certains quartiers, trafic de drogues ou rixes entre migrants ?

Pour faciliter la négociation de son virage idéologique, en juillet dernier, la maire de Paris Anne Hidalgo avait demandé un audit sur la sécurité dans la capitale, jusqu'alors assurée par les policiers de la Préfecture de police et les militaires de l'opération Sentinelle, constituée de militaires de l'armée française (déployée par le président socialiste Hollande, au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015), à moindre coût pour la municipalité socialiste.


Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, la police nationale est particulièrement mobilisée et les questions de la tranquillité publique et du quotidien ne sont pas assez traitées, souligne l'édile socialiste dans Le Parisien. "Il y a donc besoin de faire évoluer cette situation. Nous sommes parvenus à un moment où on peut le faire", assure-t-elle. Les municipales sont en 2020...
Paris est la seule ville de France où les pouvoirs de la police générale ne sont pas entre les mains du maire, mais dans celles du préfet de police (depuis l’arrêté du 12 messidor an VIII, 1er juillet 1800). 
Ville-capitale, ville qui fut le théâtre de la Commune (1871), Paris a reçu des statuts spécifiques.
Outre que
la cité parisienne n’élit son maire que depuis les municipales en 1977 (loi du 15 décembre 1975), les vingt maires d’arrondissement n'étaient pas des maires de plein exercice: ils ont un pouvoir consultatif (subventions, urbanisme), leur pouvoir de décision ne concernant que les équipements de proximité à vocation éducative, sociale, culturelle, sportive et d’information de la vie locale de l’arrondissement
Paris est aussi la seule commune à ce jour à être également un département : le maire de Paris est ainsi président du Conseil départemental, et le Conseil de Paris est à la fois conseil municipal et conseil départemental, disposant des deux séries de compétences.
Toutefois, à compter du 1er janvier 2019, c’est une collectivité unique à statut particulier, créée par la loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain et dénommée 'Ville de Paris', qui exercera les compétences de la commune et du département de Paris. Cette grande décentralisation permet désormais au maire de Paris d’exercer des compétences de proximité, comme la circulation et le stationnement, la police des baignades, la réglementation des manifestations de voie publique à caractère festif, sportif ou culturel, la police des édifices menaçant ruine, la salubrité des bâtiments à usage principal d’habitation ou à usage partiel ou total d’hébergement, ou encore la délivrance des cartes nationales d’identité et des passeports.
Des policiers municipaux armés de "Tonfa", mais pas de "Taser"

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A. Hidalgo annonce ainsi ce vendredi 25 janvier son intention de créer une police municipale en 2020 munie de matraques de "Tonfa" (cf. illustration ci-contre) pour "lutter contre les infractions du quotidien". C'est une arme "non létale", mais considérée comme dangereuse. En France, le tonfa est une arme classée en catégorie D, comme certaines bombes aérosols incapacitantes ou le poignard. Son port est interdit sans autorisation administrative. 
A Aulnay, en Seine-Saint-Denis, il y a également deux ans (février 2017), Théo Luhaka, un jeune éducateur sportif municipal récalcitrant à un contrôle policier, avait accusé des policiers de l'usage abusif et intrusif d'une matraque télescopique. Que de fantasmes malsains à venir sur fond de 'tonfa'...
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Pour mémoire, et à l'attention notamment de ceux qui ont pris hâtivement fait et cause pour Théo (le président Hollande, le comédien Omar Sy, le rappeur Youssoupha, l'animatrice de télévision Valérie Damidot, la chanteuse Imany ou du réalisateur Mathieu Kassovit, mais aussi des vertueux Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, Olivier Py ou encore l'humoriste Anne Roumanoff),
le 23 février, la presse révéla que le Parquet de Bobigny avait ouvert en juin 2016 une
enquête pour "suspicion d’abus de confiance et escroquerie" entre 2014 et 2016 contre l'association Aulnay Events que présidait un des frères Luhaka  et qui aurait en 18 mois détourné 678.000 euros de subventions publiques accordées au titre des "emplois aidés",  tout en laissant 350.000 euros de cotisations sociales impayées. Huit membres de la famille Luhaka ont reçu de l'association 170.000 euros, dont 52.000 virés sur le seul compte de Théo. Le 5 juin 2018, Théo Luhaka, ainsi que ses 2 frères et 3 autres personnes liées au monde associatif, furent interpellés pour soupçon d'escroquerie aux aides d'Etat. Le lendemain, Théo Luhaka et son frère Grégory sortent libres de garde à vue. En septembre, il est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée". Théo est par ailleurs le neveu de Thomas Luhaka, ministre des Infrastuctures de la République démocratique du Congo.
Les 3.400 policiers municipaux seront également munis de gaz lacrymogène et de gilets tactiques, entre autres,  pour assurer la "verbalisation sur la voie publique" ou "les nuisances sonores", a précisé la mairie. Un temps évoqué, le "Taser" ne fera finalement pas partie de l'équipement de ces agents.




Hidalgo compte ainsi trouver de l'emploi aux gabarits imposants de ses quartiers Nord et Nord-Est.
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Un emploi municipal créé, c'est une demi-douzaine de personnes, parents et proches, hameçonnées. Qu’est ce qui différencie un élu national corrompu d’un maire en exercice qui distribue les emplois à la piscine, aux espaces verts ou à l'animation culturelle municipaux à ceux qui lui font allégeance ? 
Ces maires qui achètent la paix sociale grâce à des associations, des militants, des délégués de quartier, associatifs ou communautaires auto-proclamés, voire même des petits caïds à la petite semaine, qui veillent à ce que les votes ne s'égarent pas dans l'opposition. Le clientélisme n'a aucune limite et cette pratique fonctionne à plein régime dans les quartiers populaires sous le couvert respectable de l'aide sociale.

"Je fais le même choix que les maires de Bordeaux [ou Lille ?] ou de Londres [la police y utilise les menottes Speedcuffs (lien rigide entre chaque menotte), matraque télescopique ASP (qui peut être en acier 4140 avec un manche revêtu d'une mousse anti-dérapante, mis à disposition des forces de l'ordre en trois tailles) et des sprays incapacitants comme le  CS (lacrymogène), moins puissant que le PAVA (semblable à la bombe au poivre), entre 26 et 30 euro pièce] qui n'ont pas de police municipale armée. 
Depuis 2004, les forces de police du Royaume-Uni utilisent de plus en plus des Tasers contre des assaillants armés. Ils sont mis en œuvre par les Authorised Firearms Officers (agents autorisés à porter des armes à feu). Les autorités considèrent que les Tasers sont une alternative moins létale que les armes à feu. A New York, Rudy Giuliani avait le défaut d'être le maire Républicain qui a rétabli le sentiment de sécurité dans sa ville, 1994-2001]. En Irlande du Nord, tous les policiers portent des armes à feu.
Les agents auront des matraques et des bombes lacrymogènes, qui permettent de sécuriser un certain nombre d'interventions pour lesquelles cette police est mobilisée. Mais "pas d'arme à feu", insiste Anne Hidalgo. La Ville de Paris avoue un budget de 2 millions d'euros en masse salariale, et 1,5 million pour l'achat d'équipements en 2019.



Une mesure qui déplaît à l'aile radicale de sa majorité de gauche

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La mesure, présentée aux chefs de file des groupes élus vendredi, sera abordée lors du prochain conseil de Paris qui démarre le 4 février. Mais déjà, l'aile gauche de la majorité municipale parisienne a dénoncé une décision prise alors qu'elle ne figurait pas dans le "contrat de mandature". "La maire a pris sa décision seule hors du cadre de la majorité. Elle s'est mise hors du cadre de la majorité", a réagi Nicolas Bonnet-Oulaldj, chef de file des élus PCF et Front de gauche au Conseil de Paris. 

Sur le fond, les communistes, une composante indispensable à la majorité d'Anne Hidalgo avec leurs 13 élus, estiment que l'annonce faite vendredi "ne remplacera jamais ce qui fait partie de nos obligations et le cœur d'une politique de gauche, c'est-à-dire la prévention, la médiation, l'éducation et la protection des mineurs".

En signe de protestation, les élus d'extrême gauche (PCF et Parti de gauche), dont ceux de Génération.s et du groupe écologiste, ont quitté une réunion organisée par le premier adjoint (Emmanuel Grégoire, ex-chef de cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë) et l'adjointe chargée de la sécurité, de la prévention, des quartiers populaires et de l'intégration(Colombe Brossel).

Ils ont également refusé ensuite une rencontre avec Mme Hidalgo. 
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"C'est à (Anne Hidalgo) de faire fonctionner sa majorité jusqu'à la fin. On ne peut pas avoir une majorité avec un coup de force permanent", a déclaré David Belliard, chef de file des Verts d'EELV au Conseil de Paris.

Le député juppéiste et "Macron-compatible" Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie dans un an (parti Agir, la droite constructive) et favorable à une police municipale, a lui aussi fait mine de s'étonner d'une annonce "qui en vient à surprendre sa propre majorité", et a réclamé que la décision soit soumise au vote du Conseil de Paris. 

Pour le groupe municipal du parti présidentiel, La République en marche, qui prône une police municipale "d'arrondissement", Mme Hidalgo se contente de "renommer sa brigade de lutte contre les incivilités". 

Philippe Goujon, le maire Les Républicains du XVe  déplore "un ersatz de police municipale", soulignant que son groupe demande "une police armée avec des pouvoirs renforcés" qui puisse avoir accès à des fichiers de police, comme ceux des objets volés ou des personnes recherchées.