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mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame de Paris: l'extrême gauche polémique sur les dons

Les laïcs donnent libre cours à leur intolérance

Les dons des bienfaiteurs ne sont qu'une "opération de communication" de grandes entreprises et grosses fortunes"

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La tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes est l'auteure de ce dénigrement, dénonçant des dons très importants pour la réparation de Notre-Dame de Paris, où un incendie aux origines encore non déterminées n'inspire aucune volonté d'unité nationale ni le respect de leurs concitoyens affligés.

"On ne peut pas faire de la préservation de notre patrimoine une grande opération de communication comme certains sont en train de faire", a accusé Manon  Aubry (LFI) sur LCI mercredi, dénonçant "une espèce de course à l'échalote de l'entreprise qui donnerait le plus tout en revendiquant l'exonération d'impôt".
"J'ai impression d'avoir le classement des entreprises présentes et des personnes présentes dans les paradis fiscaux", a-t-elle ironisé.

"Le plus simple, ce serait déjà qu'ils commencent par payer leurs impôts. Ils ne peuvent pas se payer une opération de communication en mettant leur nom potentiellement sur une pierre de Notre-Dame et de l'autre côté, ne pas payer leurs impôts", a-t-elle martelé. 
"J'ai vraiment envie de leur dire: commencez par payer vos impôts, ça contribuera au budget de l'Etat et donc au budget de la culture", a-t-elle insisté.

La France insoumise aurait aussi bien taclé la pingrerie ou l'indifférence des grands entrepreneurs

La misère sociale n'est pas tout ce qui compte dans notre récit national.
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Face à un chantier qui s'annonce aussi colossal que délicat, donc onéreux, plusieurs grandes fortunes françaises ont dégagé des fonds dans l'instant, dès lundi, jour de la tragédie: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions). On pourrait s'en réjouir, mais ce serait négliger les grincheux professionnels qui, avec les complotistes, se saisissent de toutes les occasions de salir. La casquette marxiste comprime le cerveau.

Depuis une loi de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers). Une incitation administrative qui signale un besoin de développer des initiatives trop rares de bénévolat financier.
Au point que la réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsque le don concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, on peine aussi à positiver.  
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"Que l'oligarchie donne pour Notre-Dame, c'est bien. L'exemplarité fiscale serait encore mieux. La bonne conscience ne cache pas la misère et l'austérité", a dénoncé sur Twitter Benjamin Cauchy, figure des Gilets jaunes sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Baver est  le fonds de commerce des altermondialistes.
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"Les milliardaires vont passer pour des héros. Ils feraient mieux de renoncer à l'évasion et à l'optimisation fiscales", a critiqué sur Twitter la sénatrice EELV Esther Benbassa, une turco-israélo-française qui rêve d'"un élan aussi spontané et massif en faveur des associations et structures prenant en charge l'extrême pauvreté, l'exclusion sociale, les sans-abris".

En cette période,
leur excuse serait une opération électorale. 

Incendie de Notre-Dame : Odon Valet réagit à l'élan de générosité et au mécénat

Aider les Misérables plutôt que Notre-Dame de Paris, résurgence de la "lutte des classes"

"Gardez vos sous", demande aux collectivités territoriales cet héritier de 320 millions francs (soit 69,75 millions d'euros de 2010) en titres.
Incendie de Notre-Dame : "gardez vos sous", demande Odon Vallet aux collectivités territoriales

L'historien des religions Odon Vallet met en garde les communes, départements et régions de France qui ont annoncé leur intention de participer financièrement à la réparation de Notre-Dame. Au lendemain de l'incendie qui a ravagé la cathédrale emblématique de la capitale, cet original tient ainsi un discours isolé auprès du Dauphiné Libéré mardi 16 avril.

Le spécialiste des religions demande aux bienfaiteurs de renoncer. "Moi je leur dis gardez vos sous pour les bâtiments de votre commune, de votre département, de votre région notamment pour des églises en très mauvaise état. Département par département, il y a des édifices qui, malheureusement, si on n'agit pas très rapidement, vont disparaître, vont tomber en ruine, vont être dangereux", prévient Odon Vallet au micro du Dauphiné Libéré.

Citant l'exemple des Gilets jaunes, l'historien plaide pour "la France rurale, la France des gens de peu". "Une France qui a très peu de moyens, dont on ne parle jamais, qui ne casse rien (amalgame Gilets jaunes et ultra-gauche) [...] Cette France là doit garder de l'argent pour les monuments religieux qui sont menacés", poursuit Odon Vallet. 

La barre du milliard bientôt franchie

L'incendie de ce lieu sacré et joyau gothique symbole religieux en parallèle de la tour Eiffel pour les laïcs, provoque un élan de solidarité sans précédent. D'Apple à la Banque centrale européenne en passant à la fois par les groupes de luxe des familles Pinault ou Arnault - leurs centaines de millions- et par des milliers d'anonymes - leurs dix euros - , les promesses de dons affluent pour rebâtir cette oeuvre d'art et chef d'oeuvre du patrimoine national, atteignant près d'un milliard d'euros de promesses de dons en 24 heures. 

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a annoncé une contribution de la Ville à hauteur de 50 millions d'euros et souhaite organiser "dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs". 

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France va de son côté débloquer 10 millions d'euros d'"aide d'urgence pour aider l'archevêché à faire les premiers travaux". 

D'autres communes traumatisées telles que Rennes ou Nantes, mais aussi Bordeaux ou Toulouse, et autres collectivités ont suivi, à l'instar de la région Auvergne Rhône Alpes de Laurent Wauquiez (LR) qui s'est engagée sur deux millions d'euros ou la région Occitanie (PS) qui va proposer une aide de 1,5 million d'euros.

En invitant toutes ces régions à 
garder leurs sous pour les bâtiments de leur circonscription administrative, le grand bourgeois Odon Valet - qui joue au Montagnard - les appelle au repli régional. Les incite-t-il aussi au retour à la conspiration contre le pouvoir centralisateur parisien ?

jeudi 7 février 2019

L'Etat actionnaire de Renault a-t-il financé le mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles ?

Renault s’interroge sur le financement du mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles

Le constructeur automobile envisage de dénoncer au Parquet cet abus de bien social présumé de son ancien patron 

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"Renault s’interroge sur le financement de la célébration du mariage de l'empereur du Soleil Levant, Carlos Ghosn, au château du roi Soleil à Versailles, le 8 octobre 2016, révèle Le Figaro, mercredi 6 février.
Le constructeur automobile, estimant qu’il pourrait s’agir d’un abus de bien social de la part de son ancien patron, envisage de saisir le Parquet, a précisé une source proche du dossier, confirmant les informations du quotidien.

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"
Renault a découvert que l’établissement public du château de Versailles avait enregistré la location du Grand Trianon – soit une prestation évaluée à 50.000 euros – comme une contrepartie du contrat de mécénat signé entre les deux partenaires, le 8 juin 2016, indique le quotidien. 
Or, cette réception en grande pompe pour le mariage de Carlos Ghosn avec sa seconde épouse, Carole (Julie Gayet, ci-contre), est un événement privé sans aucun lien avec le mécénat de Renault, ajoute le quotidien.

Cependant, la location a été "offerte par Versailles", indique une facture de la société organisatrice du mariage, ce qui peut laisser supposer que le cadeau a pu être fait à C. Ghosn personnellement, rendant la situation complexe à interpréter.

Investigations lancées par Renault depuis novembre

Résultat de recherche d'images pour "Grand Trianon Ghosn"Ces découvertes ont été faites dans le cadre des investigations lancées par Renault en interne en novembre, peu après l’arrestation de son ancien patron au Japon.
Le 6 février au soir, aucun responsable de Renault n’était joignable pour commenter ces informations. Jusque-là, les investigations chez Renault n’ont mis en évidence aucun manquement attribuable à l’ancien patron. 
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Grand Trianon, Château de Versailles
Carlos Ghosn, emprisonné et inculpé au Japon pour abus de confiance présumé, a démissionné fin janvier de son poste de PDG de Renault. Il avait été démis de la présidence de Nissan et Mitsubishi peu après son arrestation en novembre.

vendredi 26 septembre 2008

RSF : Robert Ménard met le souk et se retire

Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de Reporters sans frontières

Le geste qu’il adresse au public en dit long par sa grossièreté, mais il est peut-être évocateur de l’idée exacte qu’il se fait de l’opinion.

Poussé vers la sortie, Robert Ménard, co-fondateur à Montpellier et secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), a annoncé aujourd’hui vendredi 26 qu’il quittera ses fonctions mardi 30 septembre, "par envie de faire autre chose", a-t-il prétendu.
Lors de la réunion du Conseil international de l’organisation, il a déclaré : « Je quitte mes fonctions, mais je reste, bien entendu, militant de l’organisation. J’ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d’existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs - la démocratie, les libertés, les droits de l’homme - qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »
« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd’hui gagner le pari d’une succession réussie. »

Robert Ménard avait pourtant été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d’honneur de l’organisation. Une promotion qui dissimule mal son éviction, alors que son mandat venait à expiration en mars …2011 !

A personnage ambigü, parcours tortueux ...
Après des études de philosophie, Robert Ménard, fils d'un imprimeur proche de l'OAS, il est devenu journaliste à la fin des années 70, alors qu’il était proche des milieux anarchistes, puis trotskistes : il milita à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), de 1973 à 1979, pour virer et échouer au …Parti socialiste.
Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé - avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat - Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.


On peut être au PS, mais garder intact un engagement trotskiste sous l’ apparence d’un humanitarisme occidental

Ses prises de positions, dépassant la seule liberté de la presse, sont régulièrement critiquées. Sa défense de la liberté d'expression le porte à donner la parole à l'écrivain Alain Soral, à défendre l'humoriste Dieudonné, et à s'opposer à la loi Gayssot (PCF). Sa position en faveur de la non-interdiction sur le territoire français de la diffusion de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, « au nom de la liberté d'expression », a été également dérangé.
Robert Ménard publiera un ouvrage dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Le 7 avril 2008, Jean-Luc Mélenchon "exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard" concernant notamment son action pour la liberté d'expression en Chine (conformément aux engagements pris, lors de l'attribution des J. O. à Pékin), intense lors du relais de la flamme olympique 2008.


Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger (rédactrice en chef du magazine Médias et juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).


Le magazine Marianne s’est déjà payé Ménard
Pour solde de tout compte ?

Robert Ménard, marchand de bien , titra Philippe Cohen

En théorie, Robert Ménard est un journaliste. D'ailleurs, il a la carte. En pratique, il est un activiste des droits de l'homme et du journalisme. Du coup, ça fait déjà vingt-trois ans qu'il n'en fait plus, du journalisme, depuis qu'il a fondé avec le journaliste-éditeur Jean-Claude Guillebaud et Emmanuelle Duverger, sa compagne, Reporters sans frontières. Sur le modèle, bien sûr, de Médecins sans frontières.
Rony Brauman figurait d'ailleurs parmi les parrains de l'association. A l'origine, RSF marchait sur deux jambes: la défense des journalistes réprimés dans le monde et la réflexion critique sur le métier de journaliste. Un second volet auquel tenait beaucoup Guillebaud. «Quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, a-t-il expliqué à marianne2.fr, la question qui se pose automatiquement à nous est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté. Or, au bout de sept ans, Robert Ménard a arrêté la critique des médias au prétexte que l'on ne pouvait à la fois tendre la sébile aux médias d'une main et leur donner des coups de bâton de l'autre.
RSF a donc remisé son bâton, et Jean-Claude Guillebaud a poursuivi ailleurs son travail de critique des médias. RSF est devenu une PME de l'humanitaire, et Ménard a repris, vingt ans plus tard, la revue Médias, un trimestriel de réflexion sur les médias, financé notamment par Stéphane Courbit. Avec le double coup d'éclat de Ménard à Athènes puis à Paris, la PME RSF prend des allures de multinationale du bien: 50000 T-shirts noirs vendus en une Journee, par ici la monnaie!
En tout bien tout honneur, rétorquera Ménard en ex-trotskiste roué. Et il aura raison. Car ce n'est pas un garçon intéressé. Critiqué par les « alters » pour son « antichavisme primaire », Ménard développe une conception absolue de la liberté de penser. Sauf que la transparence s'arrête là où commence le sponsoring: à leur demande, il ne cite pas le nom des entreprises qui le subventionnent pour ne pas gêner leur business en Chine...


Il est également permis de lire la réponse d’Emmanuelle Duverger (ci-contre, ne ressemble-t-elle pas au professeur de droit Maurice Duverger -à droite-, dont le parcours de droite à gauche rappelle celuide ... François Mitterrand) aux attaques du fielleux Marianne 2 contre RSF, sous la plume de Philippe Cohen : lien

RSF n'a pas connu la crise
Sa PME compte aujourd'hui 25 personnes au siège, une trentaine à l'étranger, plus de 100 correspondants et dispose d'un budget annuel de 4 millions d'euros par an.
« RSF est financé par la CIA », dénonce Maxime Vivas, auteur de « la Face cachée de Reporters sans frontières », écrit au vitriol. Une accusation qui amuse Ménard: « Et pourquoi pas le KGB ? » rétorque-t-il.
Une galipette…


D'où vient l'argent, alors?
Rosalie Lucas apporte des éléments dans Le Parisien, le 13 avril 2008, p. 8,
Mais qui finance Reporters sans frontières?
L'organisation fondée en 1985 dispose d'un budget de près de quatre millions d'euros, et c'est sur la question de ses fonds que les détracteurs de Robert Ménard attaquent
La moitié du financement de RSF (58 %) provient de ses ressources propres.
Neuf pour cent viennent des cotisations et dons, et la même proportion de financement public.
Le mécénat compte pour 24 %. Le grand groupe pharmaceutique Sanofi Aventis soutient l'organisation depuis sa création en 1985.
« C'est un lien historique, explique Jean-Marc Podvin, chargé de presse chez Sanofi. Notre premier centre de recherche se trouvait à Montpellier, où se trouvait également Robert Ménard » quand il co-fonda RSF sur le modèle de MSF. Le « French doctor » Kouchner lui a d’ailleurs remis la Légion d’Honneur. Le laboratoire continue chaque année ce mécénat, comme Benetton, «sans intervenir dans les campagnes de RSF », faut-il le préciser ?....
Mais l'ONG, comme on peut le lire sur son site, reçoit aussi des fonds du National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie) et du Center for a Free Cuba.

Connaître les ressources et les mécènes de RSF ? Lien

La même chose, plus et mieux encore, par Denis Touret (
lien )

N.B.
L'article suivant est dédié à son successeur, Jean-François Julliard

mardi 14 novembre 2006

L'aide de l'Etat à Libération pour combattre le gouvernement

Le gouvernement au secours de LibérationOn croyait avoir tout vu. Les PME-PMI vont apprécier ce qui suit…

Le début de la fin
La presse se doit d’être militante, insolente, arrogante et provocatrice, nous dit-on : c’est le gage de son indépendance ! A quoi ça tient ! Ainsi donc, on peut faire profession d’anti-tout, brocarder le gouvernement et aller mendier à sa porte, dès lors qu’on a le mépris d’une gestion responsable et qu'on a écoeuré son électorat à force de parti-pris. On peut bien rendre responsables les quotidiens gratuits et l’internet. Soit ! Mais faut-il pour autant appliquer les méthodes des gouvernements que l’on critique à chaque hausse d’impôts et envisager sans sourciller de rendre payant l’accès à Libération online ?...

Renaud Donnedieu de Vabres
a annoncé mardi que les entreprises prêtes à investir dans "Libération" bénéficieront du dispositif de réduction de leur impôt sur les sociétés prévu par le budget 2007. Le projet de loi de finances prévoit en effet, spécialement pour Libération, un "nouveau mécanisme très important de réduction d'impôt sur les sociétés pour les entreprises entrant dans le capital des entreprises de presse", a rappelé le ministre de la Culture, interrogé lors des questions au gouvernement sur les difficultés du quotidien par le député socialiste Michel Françaix. "Je vous annonce que cette mesure entre immédiatement en application". Les victimes de catastrophes naturelles attendent nettement plus longtemps… Sans que les journalistes de Libération n’aient d’états d’âme. "Cela veut dire que les actionnaires actuels –donc, les membres de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), et pourquoi pas, au point où nous en somme !- et de nouveaux actionnaires pourront en bénéficier", a souligné M. Donnedieu de Vabres.

Le ministre de la Culture a par ailleurs annoncé qu'il étudiait avec Bercy une extension du champ du mécénat à la presse quotidienne d'information générale. Vous avez bien lu! Cette fois, Antoine de Gaudemar est considéré comme une œuvre d’art… En quelque sorte la muse de Donned
ieu de Vabres, pour commencer, ou de LVMH, bientôt. Ce qui ne manquerait pas de piquant, s’agissant de LibérationLe Nouvel Observateur aura-t-il encore besoin de ses annonces roses pour boucler ses fins de mois ?
"La question du pluralisme de la presse politique pour le Premier ministre, pour le gouvernement et pour la majorité présidentielle n'est pas un sujet de polémique, c'est un sujet de conviction", a souligné le ministre de la Culture. Il a assuré que son cabinet et lui-même étaient "en permanence mobilisés avec la rédaction, avec celles et ceux qui sont les repreneurs".









Renaud Donnedieu de Vabres a expliqué que la responsabilité de l'Etat était d'"accompagner un projet" et qu'il ne devait pas s'y "substituer". Si les Chinois n’en veulent pas, peut-être une multinationale de pays émergeant, telle l’Inde ? Daewoo aussi pourrait à nouveau être repreneur, non ?...

Le 4 octobre, le tribunal de commerce de Paris a accordé à "Libération" le bénéfice de la procédure de sauvegarde pour une période de six mois, afin d'élaborer un projet de relance et éviter le dépôt de bilan.
Le quotidien a enregistré au premier semestre 2006 des pertes d'exploitation d'environ six millions d'euros.