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dimanche 28 juin 2009

RFI- L'arrogante radio impertinente vit la fin de son monopole

France 24 menace la vieille dame indigne

La radio publique Radio France Internationale (RFI) fut longtemps l'unique voix de la France à l'étranger.
L'antique radio s'inquiète pour son avenir. Le confort de son monopole ne l’a pas préparée à la concurrence.

RFI refuse le régime minceur

La radio internationaliste ne trouve pas équitable le régime auquel elle est soumise et refuse de s’adapter à son époque.
Le 22 octobre 2008, la CGT (syndicats SNRT-CGT et SNJ-CGT) appelaient déjà les salariés de RFI à faire grève (de la faim ?) de 0h à 24h pour le maintien de tous les emplois, et pour que RFI reste entièrement publique.

Une lipo-succion mal vécue

Depuis le premier arrêt de travail qui a marqué, le 25 octobre 2008, la présentation de la réorganisation de la chaîne par son PDG Antoine Schwarz, les perturbations de l'antenne sont quasi quotidiennes. Organisée par les syndicats CFDT, CGT et FO, qui réclament des garanties sur l'emploi et les carrières, la dernière grève en date devait s'achever vendredi 10 à 07H00. Mais les arrêts de travail ont repris le 13 novembre à minuit à l'initiative de la CGT, suivie par la CFDT, puis FO, pour se prolonger jusqu'au 17 novembre au matin.
« La maison brûle »", s'est exclamé jeudi le délégué CFDT Marc Thiebault, à l'occasion d'une des assemblées générales qui rythment presque quotidiennement depuis 15 jours la vie de cette section de la Maison de la Radio à Paris.

La direction lui propose une thalasso


Antoine Schwarz constate avec amertume que les crédits de son entreprise dans le projet de budget de 2007 sont en baisse par rapport à 2006. Depuis dix ans, souligne la direction de RFI, le budget de cette radio est celui qui a augmenté le moins vite parmi les entreprises de l'audiovisuel public. "L'entreprise doit affronter une réorganisation en profondeur dans un contexte budgétaire très contraint", note le député UDF François Rochebloine, dans un avis de la commission des Affaires étrangères sur le projet de budget de la mission "media".

RFI regarde dans l’assiette des autres

Pour les responsables syndicaux et les journalistes de RFI, il ne fait aucun doute que le gouvernement refonde sa stratégie de l'audiovisuel extérieur sur France 24, future chaîne de télévision internationale d'information.

Les syndicats hurlent à la conspiration

"L'objectif de nos ministères de tutelle (Affaires étrangères, Culture et Communication) est de nous faire disparaître", assure un journaliste. "On a un PDG qui a quelque part intériorisé la défaite de la radio, le fait que la radio a décliné face à la machine télévision et n'a plus de rôle à jouer sur la scène internationale", enchaîne un autre intervenant.
Selon les syndicats, les contacts avec le ministère des Affaires étrangères montrent que celui-ci souhaite que RFI se concentre sur les informations destinées à l'Afrique, au Proche-Orient et aux pays émergents. "On a coupé dans le vif les émissions en langue polonaise", s'inquiète Piotr Blonski, de la rédaction polonaise, l'une des 19 langues étrangères parlées sur RFI.

Les conservateurs de RFI découvrent la concurrence

Une Assemblée générale a mandaté les syndicats pour qu'ils demandent aux ministères de tutelle pourquoi le budget est en baisse, et ce qu'ils proposent pour les années à venir. Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) que RFI doit conclure avec le gouvernement tarde, déplore le journaliste CFDT Raphaël Reynes, qui, bien que jaloux de son indépendance, regrette l'absence de politique éditoriale de la radio. La direction reconnaît que "la réforme des langues et la nouvelle grille de programmes ont entraîné des modifications dans l'organisation du travail des personnels de production". Pour les syndicats conservateurs, cela préfigure un "plan social déguisé". Un dégraissage du mammouth ?

Les fonctionnaires de RFI accusent les jeunes de France 24

Lancée à la fin 2006, jeune et dynamique, France 24 est une chaîne de télévision française d’information internationale en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
France 24 a de l’ambition, celle d’être une « CNN à la française », selon les termes de Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture
Elle a donc les dents longues puisque ses principaux concurrents sont l'ardente américaine CNN, la vénérable britannique BBC World, la paneuropéenne EuroNews, l’allemande Deutsche Welle ou encore la qatarienne Al Jazeera.

RFI s’est empâtée mais estime que France 24 mange son pain et se découvre désarmée pour lui disputer le bout de gras. La vieille dame indigne ne comprend ni ne supporte la jeunesse et, non sans fourberie, l’accuse de « docilité ».

A la vérité, RFI a vécu dans l’illusion que son état permanent de contestation lui garantissait une éternelle jeunesse. En fait, elle est percluse de tiers-mondisme, souffre de "polyarthrose" mentale, comme de la réflexion de sa propre image dans les miroirs TV5, mais aussi RFO, dans une certaine mesure.
Son efficacité n'est donc pas avérée.

mardi 14 novembre 2006

L'aide de l'Etat à Libération pour combattre le gouvernement

Le gouvernement au secours de LibérationOn croyait avoir tout vu. Les PME-PMI vont apprécier ce qui suit…

Le début de la fin
La presse se doit d’être militante, insolente, arrogante et provocatrice, nous dit-on : c’est le gage de son indépendance ! A quoi ça tient ! Ainsi donc, on peut faire profession d’anti-tout, brocarder le gouvernement et aller mendier à sa porte, dès lors qu’on a le mépris d’une gestion responsable et qu'on a écoeuré son électorat à force de parti-pris. On peut bien rendre responsables les quotidiens gratuits et l’internet. Soit ! Mais faut-il pour autant appliquer les méthodes des gouvernements que l’on critique à chaque hausse d’impôts et envisager sans sourciller de rendre payant l’accès à Libération online ?...

Renaud Donnedieu de Vabres
a annoncé mardi que les entreprises prêtes à investir dans "Libération" bénéficieront du dispositif de réduction de leur impôt sur les sociétés prévu par le budget 2007. Le projet de loi de finances prévoit en effet, spécialement pour Libération, un "nouveau mécanisme très important de réduction d'impôt sur les sociétés pour les entreprises entrant dans le capital des entreprises de presse", a rappelé le ministre de la Culture, interrogé lors des questions au gouvernement sur les difficultés du quotidien par le député socialiste Michel Françaix. "Je vous annonce que cette mesure entre immédiatement en application". Les victimes de catastrophes naturelles attendent nettement plus longtemps… Sans que les journalistes de Libération n’aient d’états d’âme. "Cela veut dire que les actionnaires actuels –donc, les membres de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), et pourquoi pas, au point où nous en somme !- et de nouveaux actionnaires pourront en bénéficier", a souligné M. Donnedieu de Vabres.

Le ministre de la Culture a par ailleurs annoncé qu'il étudiait avec Bercy une extension du champ du mécénat à la presse quotidienne d'information générale. Vous avez bien lu! Cette fois, Antoine de Gaudemar est considéré comme une œuvre d’art… En quelque sorte la muse de Donned
ieu de Vabres, pour commencer, ou de LVMH, bientôt. Ce qui ne manquerait pas de piquant, s’agissant de LibérationLe Nouvel Observateur aura-t-il encore besoin de ses annonces roses pour boucler ses fins de mois ?
"La question du pluralisme de la presse politique pour le Premier ministre, pour le gouvernement et pour la majorité présidentielle n'est pas un sujet de polémique, c'est un sujet de conviction", a souligné le ministre de la Culture. Il a assuré que son cabinet et lui-même étaient "en permanence mobilisés avec la rédaction, avec celles et ceux qui sont les repreneurs".









Renaud Donnedieu de Vabres a expliqué que la responsabilité de l'Etat était d'"accompagner un projet" et qu'il ne devait pas s'y "substituer". Si les Chinois n’en veulent pas, peut-être une multinationale de pays émergeant, telle l’Inde ? Daewoo aussi pourrait à nouveau être repreneur, non ?...

Le 4 octobre, le tribunal de commerce de Paris a accordé à "Libération" le bénéfice de la procédure de sauvegarde pour une période de six mois, afin d'élaborer un projet de relance et éviter le dépôt de bilan.
Le quotidien a enregistré au premier semestre 2006 des pertes d'exploitation d'environ six millions d'euros.