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jeudi 9 juillet 2020

Le Drian provoque la colère de la Chine sur Hong-Kong


La Chine met en garde la France après les propos de Jean-Yves Le Drian sur Hong-Kong



Toujours dans le camp des justiciers méchants, le ministre des Affaires étrangères, 75 kg tout mouillé, a lancé, mercredi, que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise.
Au lendemain d’une intervention de Jean-Yves Le Drian devant la commission des affaires étrangères du Sénat, où il a annoncé « des mesures » -vagues- en réaction à la politique de Pékin envers Hong-Kong, la Chine a adressé, jeudi 9 juillet, une mise en garde à la France
« Les affaires de Hong-Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et aucun pays n’a le droit de s’en mêler », a déclaré devant la presse Zhao Lijian, le porte-parole de la diplomatie chinoise. Zhao Lijian a aussi dit espérer que « certains pays » fassent preuve « de prudence en paroles comme en actions » et agissent « de façon plus positive pour la stabilité de Hong-Kong ».
Mercredi, Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise. « Nous envisageons des mesures que je serai amené à diffuser le moment venu », a-distillé le matamore, soulignant vouloir le faire en « coordination » avec d’autres pays européens. « Il y a vraiment une rupture par rapport à la loi fondamentale de 1997, par rapport au principe “un pays, deux systèmes”, (…) donc on ne va pas rester comme cela », a insisté le fier-à-bras français.

Loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong

Pékin a imposé, la semaine dernière, une loi sur la sécurité nationale à Hong-kong qui vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse à la contestation lancée, l’an dernier, contre le pouvoir central dans l’ex-colonie britannique. Elle constitue le changement le plus radical pour Hongkong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Les militants prodémocratie redoutent une érosion sans précédent des libertés et de l’autonomie dans le territoire.
Lors d’un point de presse commun jeudi à la mi-journée à Paris au Quai d’Orsay avec son homologue espagnole Arancha Gonzalez, Jean-Yves Le Drian a réitéré ses propos :
« Cette loi sur la sécurité est un acte très grave qui remet en cause, de notre point de vue, la loi fondamentale de 1997 qui validait la forme d’autonomie de Hongkong sous la référence “un pays deux systèmes”. »
« A partir du moment où il y a cette remise en cause des fondamentaux de justice, nous considérons que ces principes-là sont aussi remis en cause », a poursuivi M. Le Drian, ajoutant que, « par ailleurs, nos propres ressortissants peuvent eux-mêmes être victimes de ces nouvelles dispositions »« Nous aurons l’occasion de reparler de cette question au sein de l’UE lundi », lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, a encore souligné le ministre français.
De son côté, Arancha Gonzalez a estimé, jeudi, lors du point de presse, que « les règles du jeu, c’est un pays deux systèmes »« Il nous paraît important que ce système soit préservé dans ces conditions et dans sa mise en œuvre au quotidien », a-t-elle ajouté.
L’UE est restée, pour l’heure, très mesurée sur ce dossier, à la différence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Elle a appelé la Chine « à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hongkong » mais n’a fait état d’aucune mesure de riposte.


réservé à nos abonnLes Etats-Unis ont, en revanche, menacé Pékin de nouvelles représailles après avoir déjà révoqué, en mai, le statut commercial préférentiel de Hongkong. Londres a, pour sa part, décidé de faciliter l’accès à la citoyenneté britannique aux Hongkongais, une annonce qualifiée « d’ingérence grossière » par Pékin. L’Australie a, de son côté, annoncé, jeudi, la suspension de son accord d’extradition avec Hongkong et l’extension des visas au profit des Hongkongai

mercredi 3 juin 2020

The Lancet met en garde contre son propre article anti-chloroquine

Un rétropédalage humiliant les arrogants "savants"

L'éminente revue scientifique internationale avoue ses "importants doutes" autour de son étude d'ailleurs controversée

Un désaveu que Macron refuse de prendre en compte.
La porte-parole de son gouvernement a expliqué que le ministre de la Santé ne reconsidère pas sa position: O. Véran s'est déterminé en fonction de plusieurs autres avis scientifiques non précisés en clair.  


La revue scientifique britannique The Lancet avait publié une étude à charge décrétant le peu d'efficacité, voire la dangerosité, d'un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus

Or, "de sérieux doutes scientifiques ont été portés à notre attention", ont écrit mardi les éditeurs du journal qui fait autorité. 
Ils publient donc une "mise en garde" ("expression of concern") pour alerter la communauté scientifique quant à la réalisation de ce rapport publié dans The Lancet le 22 mai 2020.
"D'importants doutes scientifiques ont été soulevés" au sujet de l'étude affirmant que le traitement par hydroxychloroquine ou chloroquine n'est pas efficace contre la Covid-19 et qu'il augmente même le risque de décès et d'arythmie cardiaque. 
Et de citer l'un des quatre signataires de cette étude, Mandeep Mehra, , écrivent-ils dans une "mise en garde" .

mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame : Odon Valet réagit à l'élan de générosité et au mécénat

Aider les Misérables plutôt que Notre-Dame de Paris, résurgence de la "lutte des classes"

"Gardez vos sous", demande aux collectivités territoriales cet héritier de 320 millions francs (soit 69,75 millions d'euros de 2010) en titres.
Incendie de Notre-Dame : "gardez vos sous", demande Odon Vallet aux collectivités territoriales

L'historien des religions Odon Vallet met en garde les communes, départements et régions de France qui ont annoncé leur intention de participer financièrement à la réparation de Notre-Dame. Au lendemain de l'incendie qui a ravagé la cathédrale emblématique de la capitale, cet original tient ainsi un discours isolé auprès du Dauphiné Libéré mardi 16 avril.

Le spécialiste des religions demande aux bienfaiteurs de renoncer. "Moi je leur dis gardez vos sous pour les bâtiments de votre commune, de votre département, de votre région notamment pour des églises en très mauvaise état. Département par département, il y a des édifices qui, malheureusement, si on n'agit pas très rapidement, vont disparaître, vont tomber en ruine, vont être dangereux", prévient Odon Vallet au micro du Dauphiné Libéré.

Citant l'exemple des Gilets jaunes, l'historien plaide pour "la France rurale, la France des gens de peu". "Une France qui a très peu de moyens, dont on ne parle jamais, qui ne casse rien (amalgame Gilets jaunes et ultra-gauche) [...] Cette France là doit garder de l'argent pour les monuments religieux qui sont menacés", poursuit Odon Vallet. 

La barre du milliard bientôt franchie

L'incendie de ce lieu sacré et joyau gothique symbole religieux en parallèle de la tour Eiffel pour les laïcs, provoque un élan de solidarité sans précédent. D'Apple à la Banque centrale européenne en passant à la fois par les groupes de luxe des familles Pinault ou Arnault - leurs centaines de millions- et par des milliers d'anonymes - leurs dix euros - , les promesses de dons affluent pour rebâtir cette oeuvre d'art et chef d'oeuvre du patrimoine national, atteignant près d'un milliard d'euros de promesses de dons en 24 heures. 

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a annoncé une contribution de la Ville à hauteur de 50 millions d'euros et souhaite organiser "dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs". 

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France va de son côté débloquer 10 millions d'euros d'"aide d'urgence pour aider l'archevêché à faire les premiers travaux". 

D'autres communes traumatisées telles que Rennes ou Nantes, mais aussi Bordeaux ou Toulouse, et autres collectivités ont suivi, à l'instar de la région Auvergne Rhône Alpes de Laurent Wauquiez (LR) qui s'est engagée sur deux millions d'euros ou la région Occitanie (PS) qui va proposer une aide de 1,5 million d'euros.

En invitant toutes ces régions à 
garder leurs sous pour les bâtiments de leur circonscription administrative, le grand bourgeois Odon Valet - qui joue au Montagnard - les appelle au repli régional. Les incite-t-il aussi au retour à la conspiration contre le pouvoir centralisateur parisien ?

lundi 22 octobre 2018

La presse serre les rangs face aux insultes de Mélenchon

Une vingtaine de rédactions solidaires condamnent les attaques de Mélenchon contre la presse

Cette presse est-elle pour autant irréprochable et respectable ?

Une vingtaine de sociétés de journalistes (SDJ) a apporté lundi son "soutien sans réserve" aux journalistes de Radio France, Médiapart et France 3, pris pour cible par le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le chef de file de LFI désigne les initiateurs de ses problèmes, la macronie : 
"Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de Mélenchon. "On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction", renchérit M. Bompard.

Les intouchables, extrême gauche politique et presse progressiste et révolutionnaire, rivalisent sur le thème de la respectabilité et du respect. "Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement, selon eux, ne déshonorent que leur auteur", estiment les organisations, dont l'Agence France-Presse,  dans un communiqué.

Après une enquête à charge - dont France Info s'est fait une spécialité autour de la tête de gondole Elise Lucet - sur des soupçons de surfacturation lors de la campagne présidentielle 2017, la "personne sacrée" du meneur de la France insoumise s'en est pris aux journalistes de la radio, les traitant d'"abrutis", "menteurs et tricheurs", ce qui a amené le groupe Radio France à annoncer samedi le dépôt d'une plainte. Ce sont des qualificatifs que l'on peut attribuer à l'excité (ainsi qu'à des Corbière ou Obono) par la pensée, mais qu'il n'est pas correct de jeter à la figure.


Le syndicat FO de Radio France a d'ailleurs annoncé samedi qu'il va porter plainte contre Mélenchon, alors que, le patron de ce syndicat, Pascal Pavageau, s'est lui-même rendu coupable de jugements cinglants sur 126 de ses propres cadres, fichés "bêtes", "francs-maçons", "complètement dingues", "niais", "anarchistes", "ordures", "homosexuels" ou "trotskistes"...

Le syndicat d'extrême gauche SNJ-CGT de Radio France s'est senti obligé de condamner des propos "inacceptables et dangereux".
"En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement", a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. "Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a demandé la société des journalistes de Radio France. 
Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.

La toute nouvelle Alliance de la presse d'information générale, qui regroupe 305 journaux, a également condamné "fermement toutes les accusations et incitations à la violence formulées à l'égard des professionnels qui, chaque jour, exercent leur mission d'information avec une exigence toujours accrue et dans le respect d'un cadre légal et déontologique rigoureux".

Mélenchon a en outre dénoncé une violation du secret de l'enquête sur ses comptes de campagne par Mediapart

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Il a fustigé "l'ignominie" pour un article sur ses relations avec sa communicante Sophia Chikirou, patronne de la société Mediascop, soupçonnée des surfacturations.

Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant "les premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Le site affirme notamment que « plus de 12.000 euros en liquide" ont été découverts "au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis", mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était "présente" le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. "
Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle ", écrit Mediapart.

Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est " délicat", car elle relève de la vie privée, mais il "assume" d’avoir voulu "faire sauter le verrou d’une hypocrisie". Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent "en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné". D’autres media n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. "Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire", estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.


En représailles, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de France Info : 

"Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” ", a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi "d’abrutis". 
Dans une note de blog publiée dimanche, l'histrion a demandé "un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement".

Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonnerdu média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.

Il a également manifesté son mépris pour la journaliste de France 3 Véronique Gaurel dont il s'est moqué de l'accent, la semaine dernière, avant de s'excuser vendredi d'avoir blessé la régionale, en expliquant qu'il avait cru qu'elle-même se moquait de lui.

Les SDJ signataires du communiqué sont celles de 
Résultat de recherche d'images pour "Mélenchon stalinien"
M6, L'Express, France 2, Le Figaro, franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM TV, TV5 Monde, France 3 national, JDD, RTL, Le Point, France Inter, Radio France, Challenges, ainsi que les sociétés des rédacteurs de l'Obs, du Monde et d'Europe 1. On notera des doublons, puisque Le Monde, c'est aussi Télérama, et le JDD appartient au même groupe qu'Europe 1, outre pas moins de sept d'entre eux qui appartiennent au même service d'Etat...

jeudi 21 septembre 2017

Macron annonce la fin de toute complaisance en cas de violence dans la rue

Macron n'aura pas l'indulgence de Hollande pour les syndicats ?

Emmanuel Macron prend les devants, à la veille d‘une nouvelle journée de mobilisation contre sa réforme du droit du Travail

Le président a mis en garde les organisateursil n‘y aura aucune complaisance de l'Etat à l’égard de toute forme de violence dans la rue.
"Je respecte profondément tous celles et ceux qui expriment des désaccords", a-t-il assuré en préambule à sa menacemercredi soir, au cours d'une déclaration à la presse, en marge de l‘Assemblée générale de l‘ONU, à New York, alimentant la critique qui lui est faite à chaque fois qu'il aborde la politique intérieure depuis l'étranger en dépit de sa promesse de revenir à des pratiques plus saines. 

"Nous veillons que [en français d'un lauréat du concours général de français?] tous les désaccords dans notre pays puissent être exprimés de manière constitutionnelle", a-t-il souligné. 
"Je considère pour ma part que l‘action sur laquelle le gouvernement s‘est engagée est conforme aux engagements que j‘ai pu prendre".

Je souhaite qu‘il y ait le plus grand calme dans les jours qui viennent et il n‘y aura à l’égard de toute forme de violence et d‘extrémisme dans la rue aucune complaisance", a prévenu Emmanuel Macron. "Et je ne veux en rien confondre des activistes violents avec des femmes et des hommes qui expriment un désaccord légitime sur le projet du gouvernement". 
A noter qu'un "projet" de loi ne peut être que gouvernemental : si le Parlement était à l'origine, ce serait une "proposition"...

Une attaque des syndicats et partis de lutte 


La CGT et Solidaires appellent en effet à descendre 
dans la rue, ce jeudi 21 septembre, 
une semaine après une première manifestation contre la réforme, et deux jours avant le défilé de La France insoumise à Paris contre le "coup d‘Etat social".


La première journée de mobilisation 
contre ce texte phare du début du quinquennat d‘Emmanuel Macron - le 12 septembre - avait été émaillée d‘incidents, notamment à Paris et à Nantes, deux villes socialistes.

L
e 1er septembre, le président du groupe "Nouvelle Gauche" à l'Assemblée, Olivier Faure, avait annoncé que le Parti socialiste ne participerait pas aux rassemblements du 12 (ni du 23), mais... 

Quant au candidat fossoyeur du PS...

Et le socialiste Luc Carvounas, un proche de Claude Bartolone, qui, lors du conflit sur la loi El Khomri, dénonça la CGT, "caste gauchisée des privilégiés"...

mercredi 23 août 2017

Hollande, l'ancien, met en garde Macron, le moderne

"Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles," tacle Hollande

L'ancien président de la République s'est défendu d'interférer dans la politique de son ancien ministre

L'air de ne pas y toucher, l'ancien président en échec au point de renoncer à se représenter répondait aux questions des journalistes en marge d'une visite au Festival du film francophone d'Angoulême (Charente), mardi. L’ancien locataire déménagé de l'Elysée s'est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses avec la presse:
"Si je ne l’avais pas fait, on aurait dit que je sacrifiais pour ne pas laisser les journalistes travailler. Moi, je laisse les journalistes travailler." Première vacherie confraternelle...
François Hollande faisait sa rentrée politique, préparée par son valet Stéphane Le Foll qui s'était approprié, au nom du président déchu, les résultats économiques, largement dus au contexte et pourtant plus qu'ailleurs tardifs en Europe. Lien PaSiDupes : Stéphane Le Foll passe à l'attaque du gouvernement (20 août 2017)

L'ancien président de la République adresse une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron

A Angoulême, François Hollande s'en est pris à Emmanuel MacronPour la première fois depuis son renoncement à l'Elysée avant la fin de son quinquennat, l'ancien apparatchik sexagénaire fait la leçon à l'ex-banquier trentenaire. "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a lancé aux journalistes l'ancien chef de l'Etat, mardi 22 août, à l'approche d'une rentrée sous tension.


"Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures. Alors, ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement qui est engagé", estime le de Tulle, assurant son SAV.



Une attaque concertée de la gauche socialiste

Les adversaires politiques d'Emmanuel Macron ont fait écho à Hollande. Avec d'autres acteurs institutionnels, économiques ou sociaux, ils ont justement attaqué le nouveau gouvernement Edouard Philippe, dénonçant la diminution du nombre d'emplois aidés, la hausse de la CSG ou la baisse des APL prévues par leurs successeurs
"François Hollande a la science de l'agenda, ce n'est pas un perdreau de l'année. [...] il a bien soigné sa com' " (Aude Rossigneux, journaliste politique à franceinfo)
Hollande avait promis de ne pas replonger dans le commentaire politique: il avait annoncé son intention de rester en retrait et, le moment venu de participer de nouveau au débat politique, de manifester de la retenue. Il n'aura pas tenu trois mois. L'ancien président ne sait pas tenir ses promesses et il est donc venu interférer avec la rentrée politique du nouveau. 
Pour Franck Bouaziz, journaliste au service économie de Libération, cette sortie témoigne d'un "besoin d'existence" de la part de François Hollande. Second objectif : "susciter des vocations de frondeurs chez certains députés de la République en Marche, qui ont déjà modérément apprécié la réduction des contrats aidés... Est-ce qu'il n'a pas envie de souffler un peu sur les braises ?" a-t-il demandé.
Ce timing malveillant contredit ses propos : il nie toute intention hostile. 
Loin de lui l'idée que cette mise en garde puisse faire du tort à son successeur, assure-t-il, l'air patelin, et que ses propos interviennent précisément alors que le ministère du Travail commence ce mardi à recevoir les partenaires sociaux pour leur présenter les premiers arbitrages relatifs aux ordonnances réformant le Code du travail.

VOIR et ENTENDRE cet échange du faux-cul avec tv5monde, poisseux de complaisance, d'une part, et d'autosatisfaction, de l'autre, mais aussi d'hypocrisie :


François Hollande ambitionne-t-il de devenir l'opposant n°1 d'Emmanuel Macron ?


Cette coup bas de François Hollande marque son retour, fût-ce par personne interposée: Stéphane Le Foll qu'on dit prêt à prendre les commandes du PS, sous la tutelle de son maître...

"Le président Hollande a raison de se rappeler au bon souvenir du président Macron. [...] C'est normal qu'il revienne en disant 'Attention, la politique que j'ai mené pendant cinq ans porte ses fruits aujourd'hui. Il ne faudrait pas que le président Macron oublie tout ce que j'ai fait pour lui'. The boss is back." a décrypté Christophe Madrolle, secrétaire général de l’UDE (Union des démocrates et des écologistes de Placé et de Rugy), élu de Marseille et ancien soutien de François Hollande.
Hollande fait fi du "manque de décence" que lui reproche l'entourage d'Emmanuel Macron. L'ex-président veut sa revanche: il n'a pas supporté que l'exécutif lui reproche un héritage malheureux : cette dette de 8 milliards d'euros avancée par le Président et ses proches pour tenter de justifier les "coups de rabot" appliqués un peu partout. Selon Hollande, "ça va mieux !" et c'est grâce à lui...

Dépourvu de tout mandat électif et en recherche d'emploi, à 63 ans,
François Hollande tire la couverture à lui, jusqu'à s'approprier les derniers résultats économiques favorables pour rappeler au fondateur d'En Marche ! que sa politique a porté ses fruits. Sauf que son ministre de l'Economie et des finances, c'était Macron. 

Ventripotent et face grasse, teint rubicond et cheveu au naturel, sans teinture jais, le refoulé n'hésite pas à inviter Emmanuel Macron à inscrire son action dans la continuité de la sienne.