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jeudi 9 juillet 2020

Le Drian provoque la colère de la Chine sur Hong-Kong


La Chine met en garde la France après les propos de Jean-Yves Le Drian sur Hong-Kong



Toujours dans le camp des justiciers méchants, le ministre des Affaires étrangères, 75 kg tout mouillé, a lancé, mercredi, que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise.
Au lendemain d’une intervention de Jean-Yves Le Drian devant la commission des affaires étrangères du Sénat, où il a annoncé « des mesures » -vagues- en réaction à la politique de Pékin envers Hong-Kong, la Chine a adressé, jeudi 9 juillet, une mise en garde à la France
« Les affaires de Hong-Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et aucun pays n’a le droit de s’en mêler », a déclaré devant la presse Zhao Lijian, le porte-parole de la diplomatie chinoise. Zhao Lijian a aussi dit espérer que « certains pays » fassent preuve « de prudence en paroles comme en actions » et agissent « de façon plus positive pour la stabilité de Hong-Kong ».
Mercredi, Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise. « Nous envisageons des mesures que je serai amené à diffuser le moment venu », a-distillé le matamore, soulignant vouloir le faire en « coordination » avec d’autres pays européens. « Il y a vraiment une rupture par rapport à la loi fondamentale de 1997, par rapport au principe “un pays, deux systèmes”, (…) donc on ne va pas rester comme cela », a insisté le fier-à-bras français.

Loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong

Pékin a imposé, la semaine dernière, une loi sur la sécurité nationale à Hong-kong qui vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse à la contestation lancée, l’an dernier, contre le pouvoir central dans l’ex-colonie britannique. Elle constitue le changement le plus radical pour Hongkong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Les militants prodémocratie redoutent une érosion sans précédent des libertés et de l’autonomie dans le territoire.
Lors d’un point de presse commun jeudi à la mi-journée à Paris au Quai d’Orsay avec son homologue espagnole Arancha Gonzalez, Jean-Yves Le Drian a réitéré ses propos :
« Cette loi sur la sécurité est un acte très grave qui remet en cause, de notre point de vue, la loi fondamentale de 1997 qui validait la forme d’autonomie de Hongkong sous la référence “un pays deux systèmes”. »
« A partir du moment où il y a cette remise en cause des fondamentaux de justice, nous considérons que ces principes-là sont aussi remis en cause », a poursuivi M. Le Drian, ajoutant que, « par ailleurs, nos propres ressortissants peuvent eux-mêmes être victimes de ces nouvelles dispositions »« Nous aurons l’occasion de reparler de cette question au sein de l’UE lundi », lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, a encore souligné le ministre français.
De son côté, Arancha Gonzalez a estimé, jeudi, lors du point de presse, que « les règles du jeu, c’est un pays deux systèmes »« Il nous paraît important que ce système soit préservé dans ces conditions et dans sa mise en œuvre au quotidien », a-t-elle ajouté.
L’UE est restée, pour l’heure, très mesurée sur ce dossier, à la différence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Elle a appelé la Chine « à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hongkong » mais n’a fait état d’aucune mesure de riposte.


réservé à nos abonnLes Etats-Unis ont, en revanche, menacé Pékin de nouvelles représailles après avoir déjà révoqué, en mai, le statut commercial préférentiel de Hongkong. Londres a, pour sa part, décidé de faciliter l’accès à la citoyenneté britannique aux Hongkongais, une annonce qualifiée « d’ingérence grossière » par Pékin. L’Australie a, de son côté, annoncé, jeudi, la suspension de son accord d’extradition avec Hongkong et l’extension des visas au profit des Hongkongai

samedi 23 septembre 2017

Loi Travail : la gauche radicale a-t-elle relevé le défi des 120.000 militants dans la rue ce samedi ?

Mélenchon mobilise plusieurs dizaines de milliers de contestataires contre "le coup d’Etat social"

Plusieurs élus de gauche, dont le candidat PS battu, Benoît Hamon, ont manifesté samedi à Paris, parmi entre 30.000 et ...150.000 mécontents.
De gauche à droite : Benoit Hamon, Emmanuel Maurel (PS) et Jean-Luc Mélenchon, samedi à Paris.
"Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari," estime Le Monde. En réunissant plusieurs dizaines de milliers de contestataires (150.000, selon les organisateurs, mais seulement 30.000, selon le ministère de l'Intérieur), samedi 23 septembre, à Paris, entre Bastille et République, pour sa "marche contre le coup d’Etat social" "le chef de file de 'La France insoumise' (LFI) se pose durablement comme la principale figure de l’opposition à Emmanuel Macron et à sa politique," déclare le journal socialiste.
"Nous sommes engagés dans un bras de fer social, mais il s’agit de davantage encore… [Les ordonnances], ce n’est pas seulement le contenu antisocial qu’elles portent en elles, mais c’est l’incroyable subversion de l’ordre républicain (...) Ces gens détruisent tout ce que nous avons construit, nous, nos mères, nos pères, nos grand-pères... ", a ainsi estimé, vindicatif, l’ex-candidat malheureux à la présidentielle, en ouverture de son discours, dénonçant le "saccage" de l’éducation nationale et du logement social.
Le député parachuté à Marseille s’installe aussi comme le pôle d'attraction de la gauche à reconstruire


Le jour même de la publication des ordonnances d’Emmanuel Macron au Journal officiel, il en a apporté la preuve en attirant dans le carré de tête de la manifestation des meneurs égarés de la gauche en voie d'extinction. Outre les députés de La France insoumise (LFI), plusieurs  se sont résolus à venir pour la photo de famille dont la dernière remonte à fort longtemps. Et si Mélenchon n'a pu que constater l’absence des meneurs syndicaux, à l’exception de l’Union syndicale Solidaires qui avait un point fixe, comme Philippe Martinez de la CGT qui ne mélange pas les genres, ils avaient fait le plein des organisations politiques.

Benoît Hamon, ancien candidat socialiste laminé à la présidentielle, était présent avec son lieutenant Guillaume Balas, forts de leurs 6%. Dans un communiqué, l’ex-député quinquagénaire des Yvelines et démissionnaire du PS pour lancer le mouvement du 1er Juillet a néanmoins tenu à garder les mains libres, expliquant que "la participation aux initiatives de La France Insoumise ne relève ni d’une alliance privilégiée, ni d’un partenariat stratégique en vue d’un programme commun ou de la conquête du pouvoir".
L'eurodéputé Emmanuel Maurel, également à l’aile gauche (il fut un des responsable de campagne de Hamon) et toujours membre de la direction provisoire du PS, était là aussi, ainsi que les écologistes Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne, et Sergio Coronado, ex-député. 

Marie-George Buffet, Elsa Faucillon et Stéphane Peu, députés communistes, avaient également fait le déplacement. Même Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui entretient de mauvaises relations avec Mélenchon, s’est senti obligé de venir saluer le carré de tête avant de filer à la marche pour la paix organisée par son parti.
"J’espère que nous serons capables de construire ensemble, dans le respect de tous, des mobilisations unitaires toujours plus fortes et résolument conquérantes", a-t-il notamment insinué.
Construire un rapport de force

Rouge jusqu'à la pointe des cheveux, Adrien Quatennens, député néo-député (27 ans, LFI) du Nord, menace : "Ici ce n’est qu’un début". Réconforté de "sentir derrière lui des milliers de personnes", cet ancien d'EDF et d'ATTAC est plein de hargne.
"On n’organise pas un baroud d’honneur. Les gens ne sont par là pour faire un défilé de mode. On est là en train de signifier à Emmanuel Macron qu’on répond présents au bras de fer qu’il a souhaité. Si lui ne cédera pas, on ne cédera pas non plus."
Son camarade Alexis Corbière se met pourtant à rêver éveillé que "le gouvernement recule ce soir"

A plus moyen terme, les élus insoumis travaillent à organiser la contestation, qui pourrait passer par une "convergence", en particulier avec les syndicats. "Ca serait positif, estime Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis. Je crois qu’il faudra ça pour bloquer la politique de Macron." Et de rappeler qu’en 2006, lors des luttes contre le CPE, le gouvernement de Dominique de Villepin avait renoncé au Contrat Première Embauche, pourtant promulgué par le président Chirac. A la tribune, Jean-Luc Mélenchon a lui ainsi plaidé pour cette union des luttes :
"Nous allons nous rapprocher des organisations syndicales pour leur proposer de se mettre à notre tête pour mener le combat, un combat qui soit déterminé, décisif et tous ensemble. Ce n’est pas qu’une bataille sociale, c’est une bataille républicaine."
Mais, première faille, la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, dissimulée derrière le Nouveau Parti anticapitaliste, NPA, n’a pas souhaité participer au carré de tête.
"L’union est un combat !, sourit Eric Coquerel. On est pour l’unité la plus large et pour que ça continue. Mais on n’est pas là pour servir de marchepied à qui que ce soit."

Les manifestants se réjouissaient d'être en marche contre la politique du gouvernement et  d'être entrés en lutte pour un rapport de force suffisant qui le fasse reculer. 
Venu d’Arcachon, Jean-Philippe, 59 ans, appelle à faire "front commun": "Je viens défiler contre la politique de Macron. Pas simplement contre les ordonnances. Il faut actualiser la lutte des classes qu’Emmanuel Macron a remis au goût du jour. On peut le faire reculer avec un énorme rapport de force. En ce moment c’est très compliqué avec les syndicats, mais on doit construire un front commun," estime un ancien militant syndical Sud Rail, il milite aujourd’hui à la France insoumise.
"On défile contre la politique de Macron, mais surtout contre les ordonnances," nuance Pascale, 63 ans, architecte et sympathisante LFI. J’ai été à toutes les manifs syndicales et à la Fête de l’Humanité aussi. Cette marche est complémentaire avec tout ça. Il n’est jamais trop tard pour faire reculer le gouvernement."






Lors de la dernière mobilisation à l’appel de LFI, le 18 mars, 130.000 personnes s’étaient rassemblées à Paris, selon les organisateurs. La police n’avait pas donné de chiffres.

Deux journées de grève et de manifestations dans toute la France contre la réforme du code du travail ont déjà eu lieu les 12 et 21 septembre, à l’appel de la CGT. La première aurait rassemblé entre 223.000 et 500.000 personnes, tandis que la seconde a réuni entre 132.000 et 223.000 manifestants (chiffres police et CGT). L'air de ne pas y toucher, Le Monde veut manifestement suggérer quelque chose...

lundi 19 septembre 2016

Fausse alerte attentat de Paris: deux "adolescents" assument un "canular"

Ces hackers insaisissables sont-ils des nôtres ?

Une fausse alerte attentat a provoqué une opération antiterroriste surdimensionnée dans le centre de Paris samedi après-midi

Cette fausse alerte est tout sauf un canular potache:
c'est un acte militant de déstabilisation et de subversion,
visant des Chrétiens en épargnants des musulmans
De deux olibrius, L'Obs fait des vedettes, les présentant comme deux adolescents de génie qui assument leur canular comme un exploit. De futures recrues de Xavier Niel ? Du côté des enquêteurs, qui n'ont aucun sens de l'humour, on confirme néanmoins que la thèse de l'acte malveillant est privilégiée. La fausse alerte attentat a suscité de la peur samedi et a déclenché une vaste opération de police dans le 1er arrondissement de Paris, et a un coût.

Les auteurs de la fausse alerte fanfaronnaient sur Facebook
Dès la fin d'après-midi de samedi, les pseudos "ados" ou ados demeurés se sont vantés de leur malveillance sur leurs page Facebook : "J'ai fait déplacé des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics (sic)". 


 - Capture écran / Facebook
Une heure avant l'envoi de l'alerte - via l'application gouvernementale SAIP - celui qu'on peut 'liker' sur Facebook sous le pseudonyme de 'Tylers Swatting' annonçait : "Dans 10 minutes, je swatt l'église". Autant d'éléments qui n'ont pas fait renoncer L'Obs à la glorification des deux militants admirateurs d'Ulcan.  

Sur son site, L'Obs a donné la parole aux deux crétins qui revendiquent le coup de fil à l'origine de la fausse alerte. Les deux "plaisantins", selon l'AFP, elle-même très responsable, prétendent avoir 16 et 17 ans. 
Des âges qui ne sont pas affichés par hasard, puisqu'ils ne peuvent ré-ouvrir le débat sur la majorité pénale des moins de 16 ans: le code pénal pose le principe de l'irresponsabilité pénale absolue des enfants de moins de quinze ans. Mais, du même coup, les deux ostrogoths se déclarent mineurs de 18 ans capables de discernement. Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions protectrices fixées par une loi particulière. De 16 à 18 ans, les délinquants multirécidivistes se voient refuser automatiquement l'excuse atténuante de minorité.
Or, les premiers appels de ce type par les deux acolytes remontent à trois ans, alors qu'à les croire, ils avaient donc 13 et 14 ans.
Sur les réseaux sociaux, ils sont connus sous les pseudos "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha", précise L'Obs, sans doute désireux de faire leur promotion. "Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais, après Saint-Etienne-du-Rouvray, on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église", racontent-ils au média. 
Pourtant, Imran Zakhaev était un trafiquant d'armes russe, un ultranationaliste et un terroriste. Son fils, Viktor Zakhaevest est animé par l'idée de rétablir le régime communiste en Russie. Mais ce sont les héros du... quatrième jeu de la série Call of Duty, un jeu de tir à la première personne sorti en novembre 2007 et le premier de la série Modern Warfare !
Quant à "Yamaha" évoque un certain Hocine, supporter du CRB et de l'équipe nationale, véritable figure du football algérien, assassiné par balles, il y a 20 ans, ce qui décrédibilise l'âge des deux acolytes.
Le "swatting" consiste à signaler un événement imaginaire pour provoquer l'intervention de la police à un endroit spécifique, ou à accuser une personne de crimes inventés pour provoquer son arrestation. La pratique, qui fait fureur aux Etats-Unis, est désignée d'après le nom des unités d'intervention de la police américaine, le SWAT. De nombreuses personnalités en ont fait les frais : Justin Bieber, Rihanna, Tom Cruise et d'autres, ont ainsi pu voir débarquer chez eux des policiers en tenue combat, armes au poing, prêts à mettre fin à une fausse prise d'otage ou à une fausse fusillade.
Admirateurs du franco-israélien Ulcan

Samedi, vers 15h30, les deux jeunes hackers appellent la police et se font passer pour le "père Mathis". "J'ai dit que j'étais caché dans la cave et que dix maghrébins étaient rentrés avec des armes dans l'église", rapporte L'Obs. Pour prouver ce qu'ils avancent, ils ont fait écouter aux journalistes de l'hebdomadaire l'enregistrement de leur conversation avec les policiers. France Info avance qu'ils auraient réussi une manipulation technique permettant de faire croire que l'appel provenait de la ligne de téléphone fixe de l'église.

Se disant admirateurs du hacker Ulcan, les deux demeurés assurent avoir réalisé le canular pour la gloire. "On a fait ça pour le buzz. Si les gens ont eu peur, c'est leur problème", commentent les deux minus habens. 
Le hacker Ulcan est le franco-israélien sioniste Grégory Chelli, qui est l'objet de deux informations judiciaires ouvertes en France pour de nombreux chefs d'accusation, dont "attaques informatiques", "violences volontaires" et "atteinte à la vie privée". En 2015, dans un entretien à la chaîne israélienne i24news, il démentit toute responsabilité dans les derniers "canulars", notamment ceux qui ont provoqué des interventions du Raid aux domiciles des journalistes Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Pierre Haski (site d'informations Rue89 détenu par L'Obs) et Denis Sieffert (directeur trotskiste, anti-libéral et altermondialiste de la rédaction de l'hebdomadaire Politis). Il nia aussi avoir menacé de mort le patron d'Orange, Stéphane Richard.
Et ils s'en vantent sur les réseaux sociaux. 
"J'ai fait le pire SWATT, (...) j'suis passer en premier sur twitter, j'suis passer sur periscope, j'suis passer sur facebook, j'suis passer sur BFMTV et 10 journal hihi #églisefuck #flicKO", écrit "Tylers Swatting" sur sa page Facebook, fautes d'orthographes et de grammaire comprises. La page était inaccessible lundi matin. Gloire éphémère relayée par L'Obs.

La police ne leur fait pas peur. Ni l'état d'urgence ?

Les deux hackers sont très sûrs d'eux et n'ont rien à faire de la bouche de Valls tordue par la colère sur tous les écrans, escorté de son petit croque-mort de l'Intérieur. "On n'est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés. On est à moins de deux heures de Paris; on a pas peur de la police", assurent les héros de L'Obs.

"Comportements totalement irresponsables"
"Ce sont des personnes qui ont vraisemblablement voulu faire le buzz. Reste à les trouver, ce qui peut demander du temps", a repris une source policière qui prend ses informations à L'Obs. Si l'enquête confirme que des hackers sont derrière cette action, "ce sont des comportements totalement irresponsables", a grondé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Ils le sont plus encore dans le contexte de menace terroriste actuel: c'est prendre sciemment le risque de détourner les forces de sécurité et de secours de véritables cas d'urgence, et de mettre en péril la vie d'autres personnes", a commenté le factotum rond et mou de l'impressionnant Cazeneuve.

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse", a-t-on appris de source judiciaire. "Les enquêteurs cherchent à déterminer les conditions dans lesquelles cette alerte a été donnée et s'orientent vers une fausse alerte malveillante", a déclaré la même source anonyme.

Scènes de panique à Paris

C'est un appel à la police, à 15h39, donnant l'alerte sur une possible prise d'otages en cours à l'église St-Leu, située dans le quartier des Halles, qui a déclenché cette vaste opération de police, avec intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avait indiqué samedi le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.
  
Via l'application mobile SAIP pour smartphone (Système d'alerte et d'information aux populations) du ministère de l'Intérieur, les autorités gouvernementales avaient publié un message "église - alerte attentat". L'hypersensibilité du système et la formulation de ce message sont critiqués, car pour beaucoup elle donnait à croire qu'un attentat était réellement en cours. Mais rappelons aux journalistes qui colportent des approximations que le dispositif SAIP -qui met à contribution les citoyens- a pour objet de "prévenir dans les 15 minutes" les populations "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel." Il serait indécent de leur demander en plus de savoir apprécier à chaud s'il est ou non en présence d'une "crise majeure". Ce sont ces mêmes journalistes qui sollicitent l'envoi de vidéos d'amateurs pour meubler leurs antennes à moindre frais, tout en taxant l'accès à leurs sites internet... 

Avant que l'alerte ne soit levée après quarante-cinq minutes, l'alerte attentat et l'opération anti-terroriste des forces de l'ordre qui en a résulté interpellent d'autant plus  la population sur sa sécurité qu'une autre alerte a été lancée à la cathédrale de Saint-Etienne, le lendemain, dimanche 16, en plein "état d'urgence".

mercredi 24 août 2016

Organisation d'un camp d'été "décolonial" non-mixte, avec le soutien de l'extrême gauche

Quand l'antiracisme dissimule de la subversion par le racisme

Un séminaire de formation à l'antiracisme réservé aux seules victimes du "racisme d'Etat",
 
Une minorité exclut la majorité:
halte à la discrimination des Blancs de France
excluant ainsi les personnes blanches de peau, se déroule du 25 au 28 août au Centre international de séjour de Reims, suscitant un début de scandale sur l'autorisation de sa tenue.
"Le camp s'inscrit dans la tradition des luttes d'émancipation décolonniale anti-capitalistes et d'éducation populaire", affiche le site internet de l'événement.

180 participants s'y sont inscrits, a confirmé  Sihame Assbague, co-organisatrice de l'événement au côté de la militante féministe radicale Fania Noël et connue par ailleurs pour être la porte-parole du collectif "Stop au contrôle au faciès", dont est membre le PCF.
Marocaine d'origine, Sihame Assbague a exploité le statut d'étudiante jusqu'à la corde, avant de se faire embaucher à la mairie socialiste du XIVe arrondissement par Pascal Cherki (SOS Racisme, porte-parole de la campagne municipale d'Anne Hidalgo, proche d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon et député PS d'une partie du XIVe). Elle s'est faite connaître en s'opposant à la loi sur la laïcité à l’école, puis lors la mort de Zyed et Bouna en 2005. Depuis, elle s’est impliquée dans le mouvement contre la loi Travail portée par sa compatriote El Khomri en 2016. France 2 a invité Sihame Assbague sur le plateau de Des paroles et des actes, le 2 octobre 2014, pour apporter la contradiction à Alain Juppé, auquel elle dénie la légitimité à se présenter à l’élection présidentielle française de 2017, en tant que... "bourreau des principes républicains". Ses opposants la jugent communautariste et raciste anti-blanc.
Fania Noël, Noire de 28 ans, ne fait pas dans la dentelle; elle assume son extrémisme : "Je suis afroféministe (collectif Mwasi, créé en 2014 par des Africaines et Afrodescendantes contre les discriminations liées à la classe, au genre, à la sexualité, à la santé, la religion et contre l’institutionnalisation des dominations... hétéropatriarcales dans le système capitaliste hégémonique blanc), anticapitaliste anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité…" Bref, anti-tout et n'importe quoi.
En choisissant d'ouvrir leur camp d'été uniquement aux victimes de "racisme structurel", les organisatrices excluent de facto les personnes blanches, sans racisme explicite"Quels que soient les groupes sociaux dominés concernés, il nous semble que oui, la non-mixité est une nécessité politique", écrivent les organisatrices sur leur site internet.

Le programme comprend des formations, ateliers et tables rondes pour "construire des résistances", allant de la "lutte anti-négrophobie" au "féminisme décolonial" en passant par la désobéissance civile.

La tenue de ce camp a suscité de vives réactions sur Twitter

La gauche modérée trouve soudain à ce réseau social des aspects positifs, quand ça l'arrange, et sa presse fait état de plusieurs utilisateurs qui se sont émus de ce "racisme anti-Blancs".

Le séminaire n'interfère pas avec les principes de non-discrimination défendus par son établissement, soutient en revanche, Martine Solczanski, directrice du centre de séjour, le CIS (Centre international de séjour) de Reims, commune dont le maire, avant de passer aux Républicains fut Adeline Hazan, une magistrate que Hollande a recasée au poste de contrôleur général des lieux de privation de liberté. "Nous avons traité leur demande de réservation comme tous les groupes et professionnellement ça ne me pose pas de problème", a-t-elle affirmé.

"Le travail de prise de conscience fait par les associations de lutte contre le racisme est légitime, mais ne doit jamais être fait de façon provocatrice d'autant que si l'accès est vraiment restreint, cela devient en plus illégal", a critiqué Noémie Michelin, responsable de l'antenne rémoise de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).
"Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour", a fait savoir la Ville de Reims, qui siège au conseil d'administration du centre de séjour et s'est entretenue avec l'organisation de ce stage aux "intentions discutables", selon la LICRA.

Interpellée sur la tenue d'un camp d'été par le député Bernard Debré le 27 avril à l'Assemblée nationale, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait condamné des initiatives "inacceptables", estimant qu'elles confortent "une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre".
Mais elle n'a fait que parler, sans se faire entendre de sa corelégionnaire marocaine.

lundi 27 juin 2016

A Grenoble, l'art justifie les attaques contre la police

Le maire se défend contre la polémique soulevée par une fresque hostile à la police

La mairie EELV de Grenoble a autorisé une fresque publique, dans le cadre d'un festival. 
Goin, artiste subventionné, est supposé utiliser des supports recyclés

On y voit deux policiers, armés d'une matraque, frapper Marianne, avec un drapeau français, à terre. Interpellé par Bernard Cazeneuve, Eric Piolle, le maire altermondialiste de Grenoble, ne voit pas le problème.

Légende : "L'Etat matraquant la liberté"
Cette fresque de six mètres sur trois a outragé les forces de police, dans le cadre d'un festival. Le maire de Grenoble ne trouve rien à redire à la représentation de deux policiers, armés chacun d'une matraque et l'un d'entre eux d'un bouclier sur lequel est inscrit "49.3". Ils frappent, à terre, une représentation de Marianne - une "femme" selon le Huffington Post, comme si c'était un moindre mal ! - , drapeau français à la main.  A côté, une inscription provocante déclare que "l'Etat matraquant la liberté".

Les policiers de la ville ont découvert cette oeuvre de 'street art' au hasard d'une patrouille, vendredi matin. "C'est honteux, la République nous la défendons, nous ne lui tapons pas dessus," a expliqué Yannick Biancheri, membre du syndicat SGP Police à Grenoble, à France 3 Alpes.
Que disent de Goin, les baba-cool
Goin, street artiste au style épuré pour un message fort [et flouté]
Malgré les ressemblances avec Banksy, isoler Goin comme copieur serait bien réducteur. Les références sont bien là, la réactivité et l’objectivité est pertinente et soutenu [quel est l'accord grammatical?] par une culture solide et un trait efficace. Le tout permet vite d’oublier l’artiste d’outre manche. Prêt à parcourir les pays et côtoyer la difficulté du peuple grec, l’hypocrisie de l’ONU et de Genève. Goin crée là où son soutien sera le plus apprécié.
Dans ses choix de représentation, on distinguera les grandes puissances du cac40 ou du G20, les démunis, les acculés et leur quotidien social, la mal bouffe, la télé-poubelle, l’argent roi, la relation dominant/dominé, les armes, la guerre… Nos fléaux sont définitivement son inspiration pour nous inviter à réfléchir sur nos votes, nos choix de vie et d’idéal. Il voyage et partage des idées, il découvre et est témoin d’énormité qui le feront peindre des messages plein de sensibilité et d’espérance pour des peuples qui aujourd’hui ne vivent que la corruption et la dictature.
Goin détourne les icones [icônes ?], les slogans qui sont devenu [devenus?] des repères. Ronald terroriste, Poutine en pussy riot: “Putty riot” et lady gaza, statut de la liberté (ci-contre) revisitée [à Lyon] pour traiter des actualités étrangère [étrangères ?] ramené [là, j'abandonne !] à notre culture occidentale. Goin éduque [sic] autant qu’il critique et c’est la [!] aussi que l’équilibre est bien trouvé. Toutes ses créations partent d’une vérité plus ou moins cachée. Les Danaïdes de Fukushima [ci-dessus à gauche, récupérées par l'extrême gauche anti-nucléaire] exprime malheureusement bien le travail infini que va représenter les centrales de Fukushima.
"C'est le but de l'art, affirme le maire écolo"

SpaceJunk à Bayonne
L'organisateur du festival ("Grenoble Street Art Fest"), Jérôme Catz (SpaceJunk), argue que l'artiste a voulu stigmatiser l'Etat et pas la police. Cette œuvre, c’est une allégorie à l’Etat actuel et à l’emploi du 49-3 pour faire passer la loi travail. Si une œuvre d’art fait réagir, c’est bien. C’est aussi le but de l’art", défend-il dans les colonnes du Dauphiné Libéré.

Sur Twitter, Jean-Pierre Barbier (LR), le président du Conseil départemental de l'Isère demande au maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV) de prendre ses responsabilités. 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a également pris position.
Les "regrets" ne sont manifestement pas naturels au maire de Grenoble. 



Un maire EELV responsable inviterait-il un artiste subversif sans le connaître ?

Voici la présentation que donne le festival de l'artiste urbain en question: 

Interrogé lundi par France 3 Alpes, Eric Piolle a affirmé ne "pas comprendre cette polémique". 
"On comprend bien sûr l'émoi [sic] de la police. Mais comprendre cet émoi ne veut pas dire s'assoir [s'asseoir ?] sur les textes fondateurs de la République." L'altermondialiste (ci-contre) a, de surcroît, fait la leçon: "la liberté d'expression fait partie des bases fondamentales de la République. Nous sommes dans la liberté d'expression artistique [ci-contre, à Lyon]. Cette même liberté d'expression derrière laquelle nous avions défilé pour Charlie Hebdo."

Revendiquant "un art subversif et engagé", Goin, l'artiste anar auteur de l'œuvre, a défendu son travail auprès du HuffPost. "Le son des bottes, nous ne voulons plus l'entendre, nous en avons marre, nous sommes fatigués… Nous rêvons simplement d'un monde meilleur ou ce que je peins n'existerait plus."

Cette fresque, conçue il y a six mois, "est une allégorie de l'Etat", a souligné Goin, artiste anonyme. Autant dire encagoulé comme un "casseur" de l'ultra gauche, un jour de manif CGT.

Le graffiti controversé trouve d'ailleurs son public...

Lundi encore, la fresque provoquait encore de saines réactions. 
Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, fustigeait ainsi "l'indécence" du maire. Les défenseurs de l'œuvre, de leur côté, invoquaient la liberté d'expression.

L'ancien maire (PS) de Grenoble est sur la même ligne:

Le député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, en charge des questions de police et de sécurité au parti Les Républicains, a condamné cette expression de "haine anti-flics subventionnée par Éric Piolle", appelant Bernard Cazeneuve à porter plainte.

Et que compte faire Valls, premier ministre, à ce qu'on dit ?
C'est pourtant l'occasion rêver de piquer une nouvelle crise et faire sa gueule des mauvais jours, pour un ancien ministre de l'Intérieur.

Pour mémoire, le 16 avril 2016, 
le syndicat Info'com CGT a publié cette affiche incitant à la haine. 

Deux syndicats d'officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c'est une "affiche de la honte". "C'est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction", a-t-il écrit, ajoutant se réserver le "droit de porter plainte". 
Synergie (second syndicat) a évoqué un "appel abject à la haine" et à la "violence" contre les forces de l'ordre. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre cette campagne calomnieuse".

Peines maximales pour incitation à la haine
Propos publics
Propos non publics
Type d'infraction
Peine de prison
1 an
Aucune
Amende
45 000 €
1 500 €