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mercredi 24 août 2016

Organisation d'un camp d'été "décolonial" non-mixte, avec le soutien de l'extrême gauche

Quand l'antiracisme dissimule de la subversion par le racisme

Un séminaire de formation à l'antiracisme réservé aux seules victimes du "racisme d'Etat",
 
Une minorité exclut la majorité:
halte à la discrimination des Blancs de France
excluant ainsi les personnes blanches de peau, se déroule du 25 au 28 août au Centre international de séjour de Reims, suscitant un début de scandale sur l'autorisation de sa tenue.
"Le camp s'inscrit dans la tradition des luttes d'émancipation décolonniale anti-capitalistes et d'éducation populaire", affiche le site internet de l'événement.

180 participants s'y sont inscrits, a confirmé  Sihame Assbague, co-organisatrice de l'événement au côté de la militante féministe radicale Fania Noël et connue par ailleurs pour être la porte-parole du collectif "Stop au contrôle au faciès", dont est membre le PCF.
Marocaine d'origine, Sihame Assbague a exploité le statut d'étudiante jusqu'à la corde, avant de se faire embaucher à la mairie socialiste du XIVe arrondissement par Pascal Cherki (SOS Racisme, porte-parole de la campagne municipale d'Anne Hidalgo, proche d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon et député PS d'une partie du XIVe). Elle s'est faite connaître en s'opposant à la loi sur la laïcité à l’école, puis lors la mort de Zyed et Bouna en 2005. Depuis, elle s’est impliquée dans le mouvement contre la loi Travail portée par sa compatriote El Khomri en 2016. France 2 a invité Sihame Assbague sur le plateau de Des paroles et des actes, le 2 octobre 2014, pour apporter la contradiction à Alain Juppé, auquel elle dénie la légitimité à se présenter à l’élection présidentielle française de 2017, en tant que... "bourreau des principes républicains". Ses opposants la jugent communautariste et raciste anti-blanc.
Fania Noël, Noire de 28 ans, ne fait pas dans la dentelle; elle assume son extrémisme : "Je suis afroféministe (collectif Mwasi, créé en 2014 par des Africaines et Afrodescendantes contre les discriminations liées à la classe, au genre, à la sexualité, à la santé, la religion et contre l’institutionnalisation des dominations... hétéropatriarcales dans le système capitaliste hégémonique blanc), anticapitaliste anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité…" Bref, anti-tout et n'importe quoi.
En choisissant d'ouvrir leur camp d'été uniquement aux victimes de "racisme structurel", les organisatrices excluent de facto les personnes blanches, sans racisme explicite"Quels que soient les groupes sociaux dominés concernés, il nous semble que oui, la non-mixité est une nécessité politique", écrivent les organisatrices sur leur site internet.

Le programme comprend des formations, ateliers et tables rondes pour "construire des résistances", allant de la "lutte anti-négrophobie" au "féminisme décolonial" en passant par la désobéissance civile.

La tenue de ce camp a suscité de vives réactions sur Twitter

La gauche modérée trouve soudain à ce réseau social des aspects positifs, quand ça l'arrange, et sa presse fait état de plusieurs utilisateurs qui se sont émus de ce "racisme anti-Blancs".

Le séminaire n'interfère pas avec les principes de non-discrimination défendus par son établissement, soutient en revanche, Martine Solczanski, directrice du centre de séjour, le CIS (Centre international de séjour) de Reims, commune dont le maire, avant de passer aux Républicains fut Adeline Hazan, une magistrate que Hollande a recasée au poste de contrôleur général des lieux de privation de liberté. "Nous avons traité leur demande de réservation comme tous les groupes et professionnellement ça ne me pose pas de problème", a-t-elle affirmé.

"Le travail de prise de conscience fait par les associations de lutte contre le racisme est légitime, mais ne doit jamais être fait de façon provocatrice d'autant que si l'accès est vraiment restreint, cela devient en plus illégal", a critiqué Noémie Michelin, responsable de l'antenne rémoise de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).
"Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour", a fait savoir la Ville de Reims, qui siège au conseil d'administration du centre de séjour et s'est entretenue avec l'organisation de ce stage aux "intentions discutables", selon la LICRA.

Interpellée sur la tenue d'un camp d'été par le député Bernard Debré le 27 avril à l'Assemblée nationale, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait condamné des initiatives "inacceptables", estimant qu'elles confortent "une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre".
Mais elle n'a fait que parler, sans se faire entendre de sa corelégionnaire marocaine.

samedi 16 juillet 2016

Deux erreurs de François Hollande ont conduit au carnage de Nice

Les frappes aériennes de Hollande sur la Syrie, suite aux attentats du 13 novembre, n'ont pas empêché les carnages de Paris ou Nice 

Atlantico a interrogé à ce sujet Alexandre del Valle, un géopolitologue et essayiste franco-italien. 


Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme. Il est notamment auteur des livres
Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

Atlantico : En réponse à l'attaque de Nice, François Hollande a affirmé : "Nous allons renforcer nos actions en Syrie et en Irak. Nous allons continuer à frapper ceux qui nous attaquent dans leur repaire". Cette rhétorique guerrière ne sert-elle pas à détourner le problème de sa réalité, à savoir que les auteurs des dernières attaques de nature terroriste en France sont des ressortissants français ?
Alexandre del Valle : On retrouve cette analyse dans l'un des rapports de Malek Boutih, co-fondateur de SOS racisme, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il évoque une haine de type nazifiante, sous couvert d'islamisme, qui grandit dans les banlieues, sans rapport avec la misère - il affirme lui-même que les miséreux n'ont pas le temps de préparer des attentats terroristes.

Cette haine est produite en partie par notre société qui ne sait plus intégrer [où s'en défend pour des raisons idéologiques], transmettre le patriotisme, appliquer les règles. L'Etat a démissionné dans ces zones de non-droit où la haine peut prospérer, tant appuyée par des voyous que par des islamistes [sans compter les associations qui pullulent et s'activent, à l'instar des MJC auxquelles on ne pensent pas en matière de populisme communautariste]. Les théâtres [militaires] syrien et irakien n'ont donc pas une influence fondamentale dans cette haine qui s'est aujourd'hui autonomisée. 
Un véritable chaudron est en train d'exploser dans des zones de non-droit [hexagonales]des ressortissants français, souvent aux origines étrangères [ce qui soulève la question de la binationalité], mais pas toujours, vouent une haine farouche à notre société [en conséquence de l'anticolonialisme rampant et de la culpabilité post-coloniale insufflés par les réseaux et collectifs relayés par la presse de gauche], à tout ce qu'elle représente, et sont prêts à mourir pour cela. 

Sur le dossier syrien, le problème de la communauté internationale, et de la France notamment, réside dans l'absence de vision stratégique consensuelle quant à l'avenir des territoires sous contrôle de l'EI, lorsque celui sera défait. En lieu et place d'envoyer toujours plus de moyens pour frapper l'EI, le gouvernement français ne pêche-t-il pas par cette absence de réflexion et de conviction de ses partenaires dans cette voie ?

Alexandre del Valle : On le voit bien en Syrie : le fait de ne pas avoir désigné clairement la nature de la menace - à savoir l'islamisme radical ['islam radical' ne serait pas un pléonasme] - et préférer plutôt désigner Daesh [sur injonction de Laurent Fabius à la presse], a permis d'affaiblir ce dernier dans les zones ciblées par les frappes occidentales, tout en permettant la progression d'autres groupes djihadistes comme al-Nosra, le Front islamique, Jaich al-Islam, etc. En désignant l'islamisme radical, on aurait ainsi pu privilégier l'action contre cet ennemi principal dans son ensemble et trouver une solution de paix en Syrie, évitant ainsi le blocage des pourparlers, car en dehors de l'intransigeance de Bachar al-Assad, ces derniers sont bloqués parce que les Occidentaux, les Turcs, les Saoudiens et les Qataris ont réussi à mettre en place une représentation permanente dite de "l'opposition syrienne" (HCN) qui englobe plusieurs mouvements djihadistes dangereux, dont certains sont très proches sur le terrain d'Al-Qaeda. 
Le fait d'avoir intégré ces mouvements aux rebelles dits "fréquentables" a donné un prétexte à Bachar al-Assad, mais aussi à la Russie, pour dire qu'il n'est pas possible de mettre en place une transition en Syrie pour laquelle on identifie Daesh comme le grand méchant, tout en excluant les autres mouvements djihadistes de cette liste des méchants. C'est là où réside le problème quant au fait de ne pas avoir désigné la nature philosophique de l'ennemi principal et d'avoir cantonné la campagne de bombardements à Daech. 
C'est d'autant plus déstabilisant pour la Syrie qui avait fait du chemin sur la voie de la sécularisation et dans la lutte contre l'islamisme avant 2011 et que ni l’Occident ni les monarchies du Golfe ne peuvent être crédibles quand ils affirment que les djihadistes d’Al-Nosra et de Da’ech doivent être exclus des pourparlers de paix en vue de la transition, mais qu’au contraire d’autres djihadistes aussi barbares, comme Jaich al-Islam, doivent être acceptés comme le noyau-dur de l’opposition sunnite anti-Bachar fréquentable et destinée à prendre les commandes de la Syrie post-Assad… 
De ce point de vue, l’obstination de Moscou à demander que les Nations unies classent Jaich al-Islam ou Ahrar al-Sham dans la liste des organisations terroristes afin de les exclure de la solution de transition en Syrie ne me paraît pas du tout stupide et est bien plus cohérente que la schizophrénie occidentale pro-saoudienne et pro-qatarie

En l'absence de consensus et de vision quant à l'avenir du territoire syrien en cas de défaite de l'EI, qu'apportent concrètement les frappes menées actuellement en Syrie, notamment par la France ? Ne s'agit-il pas d'une erreur stratégique dont nous payons aujourd'hui le prix ?

Alexandre del Valle : Si l'ennemi principal avait été désigné - celui qui a frappé à Nice, au Bataclan, à Bruxelles, aux Etats-Unis, etc. - nous aurions ainsi fait comme les Russes, c'est-à-dire nous aurions bombardé les positions de l'ensemble des mouvements djihadistes précités, et pas seulement de Daesh, même si cela risquait de servir les intérêts du régime syrien. Même s'il nous déplaît, nous aurions également collaboré avec le régime de Damas. Contrairement à ce qu'on nous dit, ce dernier n'est pas responsable des 200 000 à 300 000 morts du conflit annoncés, dans la mesure où près de la moitié sont des membres du régime ou des civils qui en étaient partisans. 
Nous sommes donc en présence d'une vraie guerre civile où il y a autant de morts des deux côtés et où les rebelles "syriens" sont souvent des moujahidines venus du monde entier dont le dernier souci est l’intérêt de la Syrie. La vision occidentale d'un Bachar al-Assad sanguinaire qui aurait fait 200/300.000 morts est donc simpliste et elle n’aide pas à désigner l’ennemi principal, celui qui menace notre civilisation, notre mode de vie, nos intérêts vitaux et notre population, comme on l’a vu à Nice entre autres. 

L'ennemi, c'est celui qui vous menace chez vous, qui menace votre territoire, votre population, votre intégrité même. Aujourd'hui, la Syrie de Bachar al-Assad - comme l'Irak hier - ne menace pas du tout l'Occident, à la différence des islamistes radicaux qui veulent islamiser leur population et à terme toute planète de gré ou de force. Si nous avions hiérarchisé l'ennemi, nous aurions eu la possibilité d'une plus grande entente avec les Russes - et donc d'une plus grande efficacité quant aux frappes menées - et d'une collaboration avec ceux qui connaissent le mieux le terrain, c'est-à-dire le régime syrien lui-même dont nous n’avons aucun droit de violer la souveraineté et à qui nous n’avons aucun droit de déclarer la guerre comme le voulaient les adeptes du régime, pour la bonne et simple raison qu’il ne nous a pas agressé ni menacé. 
De façon selon moi stupide et contre-productive, depuis le début du printemps arabe, toutes les communications ont été rompues avec le régime de Damas, y compris avec nos services de renseignement les plus hauts placés et notre armée. Il ne faut pas oublier que depuis la fin de la Guerre froide, la Syrie collaborait étroitement avec les Occidentaux en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme islamique, de même que la Libye de Kadhafi que nous avons agressée en détournant honteusement une résolution onusienne et là aussi pour complaire à nos étranges "amis" que sont la Turquie et les monarchies du Golfe devant lesquels tous nos hommes politiques s’agenouillent. La stratégie occidentale a ainsi été complètement renversée puisqu'elle a consisté à désigner comme ennemi celui qui ne nous menaçait pas -ou plus - (Syrie et Libye) et à désigner comme allié ceux qui nous menacent objectivement puisqu’ils veulent conquérir-islamiser la planète… 

Certes, plus il y a d'attentats commis en Occident, plus nos dirigeants semblent devenir plus raisonnables ou adoptent un discours plus réaliste sur ce constat. mais il est triste qu’ils sortent du formatage de guerre froide et des erreurs stratégiques uniquement après des attentats terroristes commis sur leur sol que l’on aurait pu éviter, si l’on avait adopté d’autres politiques et stratégies depuis des décennies. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard -même si cela était prévu avant - si John Kerry est allé à Moscou pour mieux coordonner la coopération militaire entre les Etats-Unis et la Russie. 

Les temps changent. Et le coup d’Etat perpétré par l’armée en Turquie hier le 15 juillet 2016 montre bien que l’ennemi principal n’est pas seulement Daesh, mais l’islamisme radical dans son ensemble qui est un tout et dont Erdogan était l’un des leaders au même titre que Khomeyni [Iran], Tourabbi [ancien chef des Frères musulmans soudanais], [Rached] Ghanouchi [islamiste tunisien], Morsi  [Egypte] ou même Bagdadi [djihadiste irakien de État islamique d'Irak], quoi que plus rusé et apparemment moins violent.

Au regard de ces deux constats et des erreurs commises, quelles seraient les réponses appropriées à apporter à une telle situation, aussi bien en France, que sur le terrain syrien ?


Alexandre del Valle : Pour ce qui est de la France, comme le dit Malek Boutih, mais également Samia Ghali (PS), George Fenech, Thierry Mariani, donc les rares politiques lucides de tous bords, il convient d'appliquer la loi sans complexe, sans exceptions communautaires et sans compromission. Si besoin, il ne faut pas hésiter à envoyer l'armée dans certaines banlieues [une requête de Samia Ghali à Marseille] où les premières victimes sont les personnes qui y vivent, ne l’oublions jamais, car elles sont prises en otage et abandonnées par les forces de l’ordre alors qu’elles aussi un droit à la sécurité. 
C'est une extrême minorité qui terrorise ceux qui y habitent. Il est temps que l'Etat français renverse le sens de la peur : comme le disait Charles Pasqua dans les années 1990, il faut que celui qui est dans le camp des terroristes ou de la délinquance ait plus peur des forces de l'ordre que l'inverse. Or, aujourd’hui, hélas c’est largement l’inverse. 

Leur idéologie de haine culpabilise-t-elle les "rouges" de France ?
Quand on parle de répression, il n'est pas question du délit de faciès ou de l'islamophobie, il ne faut plus se laisser impressionner par la manipulation culpabilisante du politiquement correct et de l’antiracisme dévoyé, mais il est question de l'application de la loi, sans exception, et sans plier. Nulle "dérive sécuritaire" dans l’application de la loi, car sans la force qui l’appuie, la loi n’est rien, et sans le règne de la loi et le respect des forces de l’ordre, c'est le retour de la jungle et de la violence privée.

Il convient également de développer une pédagogie, un contre-argumentaire intelligent, afin de ne pas laisser la seule extrême-gauche occuper ce terrain de la communication. Or, c’est ce qui se passe depuis des mois quand des extrémistes gauchistes violents ouvertement hostiles aux lois en vigueur et aux forces de l’ordre ont ridiculisé l’Etat et bloqué des zones publiques en quasi totale impunité, de surcroît en médiatisant des messages révolutionnaires hostiles à la nation. A mon avis, le discours de l'extrême-gauche [anarchiste], révolutionnaire, anti-patriotique, antisioniste, tiers-mondiste, anti-patrons, anti-flics et anti-occidental prépare le terrain à la radicalisation islamiste que l'on observe. En effet, lorsqu'elle désigne les forces de l'ordre comme l'ennemi, comme l'Occident, et au contraire les casseurs, le Tiers-Monde anti-occidental et les terroristes islamistes comme étant des victimes, sur fond de haine de soi et de théories conspirationnistes anticapitalistes, le terrain du discours de haine islamiste et djihadiste est largement préparé. 

Mais il n’y a rien en face. La gauche la plus extrême est si banalisée et tellement légitimée depuis des décennies, qu’aucun discours ne parvient ou n’ose la remettre en cause [voire diabolisée et étiquetée 'fasciste']. A l'inverse, l'Etat et la nation doivent d’urgence produire un discours d'amour de la collectivité nationale plutôt que de laisser des idéologues subversifs haineux qui prônent la désobéissance de la loi, l'agression des policiers et la haine de la Nation fanatiser nos jeunes et légitimer indirectement les kamikazes. Il ne faut pas oublier non plus le contrôle des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui la caisse de résonance principale des recruteurs djihadistes mais qui sont presque totalement hors contrôle.

Pour ce qui est de la Syrie, il est temps de désigner l'ennemi principal (lien Atlantico). L'ennemi principal n'est pas celui qu'on n'aime pas ou qui n'a pas nos valeurs, mais celui qui vient vous menacer concrètement chez vous. Aujourd'hui, Bachar al-Assad ne représente pas une menace pour l'Occident. De même que nous avions fait le choix de la collaboration avec les communistes pour défaire les nazis - soit le choix d'un moindre mal pour vaincre un plus grand mal - il faut désormais ne pas hésiter à collaborer avec certaines dictatures arabes, comme l'Egypte - injustement vouée aux gémonies, selon moi, lorsque le maréchal al-Sissi a pris le contrôle du pays - l'Algérie, les Emirats Arabes Unis ou la Syrie qui ont le même ennemi islamiste (Frères musulmans) commun [Ayons également une pensée pour Ben Ali, en Tunisie]. Face à l'ennemi principal, malheureusement, nous n'avons pas le choix, nous devons collaborer avec tous les Etats qui ont le même ennemi si leur collaboration s’avère être précieuse. Qu'on le veuille ou non, ceux qui agressent les populations civiles pro-régime en Syrie et veulent renverser Assad par le djihad sont les mêmes que ceux qui commettent des attentats en Occident. Ceux qui ne jouent pas le jeu comme la Turquie d’Erdogan, le Qatar ou l'Arabie saoudite, doivent être sanctionnés, car notre amitié et notre alliance sont conditionnés par le respect de nos intérêts vitaux que ces Etats violent depuis des décennies en armant, formant et appuyant ceux qui veulent clairement notre perte en tant que civilisation judéo-chrétienne européenne. 

Le pétrole n'est pas le seul moyen de pression qui existe; nous disposons également de moyens de pression à l'encontre de ces pays, à commencer par nos bases militaires et accords de défense qui maintiennent en vie les dynasties en place incapables de gérer une armée et qui auraient été balayées depuis longtemps sans notre protection militaire. Nous ne pouvons pas accepter que nos alliés, protégés par nous, proposent à la fois des coalitions contre le terrorisme tout en finançant et instruisant les djihadistes anti-occidentaux. 
Prenons l'exemple du Koweït, Etat en faveur duquel nous sommes intervenus militairement contre le régime de Saddam Hussein 1990 : sous ses apparences pro-occidentales, celui-ci constitue le plus grand contributeur financier pour les mouvements terroristes. Sa façon d’être notre "allié" et de nous rendre la pareille a consisté à financer les djihadistes qui nous combattent… avec des amis comme ceux-là, pas besoin d’ennemis !

vendredi 11 octobre 2013

F. Hollande, boute-en-train des sommets internationaux

Quand Roland Dumas se paye François Hollande
Roland-Dumas



Nouvelliste.
Dans une remarquable émission de Radio Courtoisie intitulée « Guerre contre la Syrie : où en est-on ? », en présence notamment de Dominique Jamet, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, Roland Dumas, brossait un savoureux portrait de son complice socialiste, et néanmoins va-t-en-guerre, le président Hollande dans le contexte syrien.
M. Dumas nous explique avoir été contacté par les membres d’un comité officieux restreint (américano-anglo-francais) œuvrant activement et en cachette il y a deux ans déjà à la déstabilisation de la Syrie. Concernant la position actuelle de la France, Roland Dumas remarque que non seulement les pouvoirs publics semblent pousser à la guerre contre la Syrie mais, dit-il, « ce qui est intéressant de voir aussi, [...] est que ce n’est pas simplement les pouvoirs français officiels, c’est aussi toute la génération des bien-pensants, et notamment des médias, quand je vois les articles du journal Le Monde, quand j’écoute la télévision [...] ».
Roland Dumas me rappelle tout de même un peu ces auteurs de braquages dissimulés parmi les otages de la banque pour mieux prendre la poudre d’escampette : ces bien-pensants sont les enfants de Mitterrand, à qui nous devons par exemple un antiracisme résolument dévoyé très bien illustré par certains ministres actuels (Mme Duflot, par exemple) et dont l’insignifiance historique n’égale, hélas, que la capacité de nuisance. Ce sont vos enfants, Monsieur Dumas, assumez-les.
Voici donc le truculent portrait de François Hollande par Roland Dumas. « La position de monsieur Sarkozy n’est pas différente de celle de monsieur Hollande. Celle de monsieur Hollande, c’est encore plus fort. Elle est plus forte et si je devais [...] essayer de qualifier cette diplomatie, je l’emprunterais plutôt à l’agriculture. Vous allez comprendre. C’est plutôt la politique du boute-en-train [on dit aussi agaceur" ou "souffleur". Terme qui désignait encore un oiseau (tarin) qui servait à faire chanter les autres]. On le met devant, le boute-en-train, vous savez ce que c’est, tous les agriculteurs le savent [...] c’est-à-dire qu’il y a quelqu’un qui passe devant pour exciter la partenaire et qu’on retire au dernier moment. C’est pas agréable, comme situation. Je parle du boute-en-train (rires). Vous remarquerez que la position de la France est exactement celle-ci depuis le début. Je suis indigné, moi, par cette position. »
 [A noter que la race du Charentais a disparu...]
Moi aussi, Monsieur Dumas, je suis indigné. Nous sommes certes en démocratie, mais je n’aurais jamais voté pour le boute-en-train socialiste François Hollande. Et vous ?
Silvio Molenaar, dans Boulevard voltaire

dimanche 1 juillet 2012

"De l'urgence d'être réactionnaire", essai de Ivan Rioufol

Le " néoréac " est en résonance avec la société civile qui a décidé de reprendre son destin en main



Cet essai s’inscrit dans le débat sur la présidentielle. Il est à classer dans les ouvrages politiquement incorrects. 
Derrière la provocation du titre, il veut ouvrir la réflexion sur la discordance entre le discours dominant et ce qui s’entend et se lit sur internet, devenu le grand forum de libre expression de la société civile. La thèse du livre est de soutenir que cette société civile, ce nouveau cinquième pouvoir, est devenue plus lucide et experte que le pouvoir politique ou le pouvoir médiatique qui sont dépassés par l’accumulation des désastres nés des idéologies portées par les Trente calamiteuses. Cette société civile a aussi l’avantage de s’être libérée du carcan intellectuel du conformisme, qui empêche les élites de penser les réalités. Le livre invite ces dernières à suivre la réactivité de la France silencieuse.


Les réactionnaires (littéralement : ceux qui prêtent leurs concours à une réaction politique) sont dans ses rangs. Mais ils sont moins nostalgiques du passé que désireux de défendre une modernité menacée par une confusion entre le progrès et la fuite en avant. Ce sont des réactionnaires de progrès. Ils peuvent être issus de la droite comme de la gauche. Ils estiment notamment que la culture européenne est menacée, à terme, par l’oubli de soi et le relativisme. Le livre soutient qu’ils ont aujourd’hui à jouer un rôle d’aiguillon et d’éveilleur, afin d’aider les dirigeants à s’extraire du politiquement correct et à combattre Marine Le Pen sur le terrain des réalités.

Dans ces élément les plus polémiques, l’auteur analyse notamment l’idéologie antiraciste, qu’il accuse d’avoir racialisé les rapports humains et d’avoir fait émerger une Nouvelle France sensée se substituer aux Français de souche. Il dénonce, exemples à l’appui, l’esprit moutonnier des médias. Il porte une critique sans concession contre l’islam politique en France, tout en soutenant l’aspiration démocratique du printemps arabe. Il dénonce la chape de plomb du conformisme sur l’analyse de l’immigration de peuplement, sujet qui crispe l’opinion. L’auteur appelle à l’urgence d’un sursaut des hommes politiques



Citation - Extrait chapitre "Les nouveaux corsaires de la République" page 99 

"Cela s'adresse à vous, dirigeants, représentants, conseilleurs, commentateurs, animateurs, prêcheurs, imposteurs, flagorneurs, dénonciateurs. A vous les démolisseurs, qui n'avaient pas mis trente ans pour mettre la France plus que millénaire dans cet état de dépression et de dévastation. C'est bien là votre seule performance. Parce qu'il fallait être dans l'air du temps, vous vous êtes acharnés à détruire et à faire disparaître plutôt qu'à consolider et à rebâtir ce qui méritait de l'être, en vous présentant comme généreux, tolérants, ouverts, branchés, modernes, futés et futuristes. En voulant faire le bonheur des autres malgré eux, vous avez blessé la civilisation, la démocratie, la liberté."  

Extrait chapitre "Les nouveaux corsaires de la République" page 101

"Le temps est venu de déconstruire les déconstructeurs, de sermonner les sermonneurs, de juger les juges, de mettre le nez des sociologues, des démographes et des journalistes militants sur ce qu'ils ne veulent pas voir, de passer outre les oukases des maîtres-censeurs, ces combattants d'arrière-garde qui n'ont cessé de jouer sur la confiance des gens en se faisant passer pour vertueux." 


"Vous lisez chaque semaine les chroniques d'Ivan Rioufol dans le Figaro, vous le suivez à RTL chez Christophe Hondelatte ?

Je signale son essai tonique, énergique et stimulant - déjà un grand succès - pendant cette dernière ligne droite de la présidentielle 2012, pour vous tenir compagnie et raffermir vos convictions s'il en était besoin !

Extrait - p. 56

"Stéphane Hessel, onctueux pape déjà béatifié par le boy-scoutisme contemporain, est là pour défendre un moralisme puéril [...]

"L'incroyable succès de son petit livre mièvre et médiocre ( "Indignez-vous "! ) cette morale à 3 €"...


Extrait - p. 102

"Face à la barbarie qui vient, dont l'appauvrissement du langage, la violence au coeur même de l'école primaire et la recrudescence des sentiments anti-juifs sont les premières alertes, les néo-réacs sont même devenus impatients d'en découdre [ ...] 

" Mais, avant d'aller plus loin, je dois vous dire merci, messieurs les bousilleurs : à cause de votre obsession de tout effacer de ce qui pouvait ressembler à la France ou à l'Europe familière, vous avez réveillé en moi l'envie de m'affirmer Français et Européen. J'ai le sentiment que ce que j'éprouve est partagé par un certain nombre de mes semblables"...

Extrait - Chapitre "Vers une insurrection civique", page 118

"Nombreux sont les Français qui en ont plus qu'assez de se faire malmener, ridiculiser, enfumer par des démocrates qui n'aiment pas le peuple, des humanistes qui n'aiment pas les gens, des journalistes qui n'aiment pas les faits, des antiracistes qui n'aiment pas les Blancs, des progressistes qui aiment tellement les pauvres qu'ils sont prêts à en faire venir toujours davantage." 

Quand Ivan Rioufol se sent "l'âme celte", quand il écrit aimer Xavier Grall, qu'il cite, et Nolwen Leroy, cela me touche.[...]

Ils se battaient pour l'argent - mais les Chouans, eux, pour l'honneur !

Ivan RIOUFOL - DE L'URGENCE D'ETRE REACTIONNAIRE -Editions PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE -189 p - 18 € - Collection "Perspectives critiques "- avec une bibliographie de l'auteur

France FOUGERE ( Tous droits réservés )"
On lui souhaite davantage d'interventions à la TV.