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mercredi 24 août 2016

Organisation d'un camp d'été "décolonial" non-mixte, avec le soutien de l'extrême gauche

Quand l'antiracisme dissimule de la subversion par le racisme

Un séminaire de formation à l'antiracisme réservé aux seules victimes du "racisme d'Etat",
 
Une minorité exclut la majorité:
halte à la discrimination des Blancs de France
excluant ainsi les personnes blanches de peau, se déroule du 25 au 28 août au Centre international de séjour de Reims, suscitant un début de scandale sur l'autorisation de sa tenue.
"Le camp s'inscrit dans la tradition des luttes d'émancipation décolonniale anti-capitalistes et d'éducation populaire", affiche le site internet de l'événement.

180 participants s'y sont inscrits, a confirmé  Sihame Assbague, co-organisatrice de l'événement au côté de la militante féministe radicale Fania Noël et connue par ailleurs pour être la porte-parole du collectif "Stop au contrôle au faciès", dont est membre le PCF.
Marocaine d'origine, Sihame Assbague a exploité le statut d'étudiante jusqu'à la corde, avant de se faire embaucher à la mairie socialiste du XIVe arrondissement par Pascal Cherki (SOS Racisme, porte-parole de la campagne municipale d'Anne Hidalgo, proche d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon et député PS d'une partie du XIVe). Elle s'est faite connaître en s'opposant à la loi sur la laïcité à l’école, puis lors la mort de Zyed et Bouna en 2005. Depuis, elle s’est impliquée dans le mouvement contre la loi Travail portée par sa compatriote El Khomri en 2016. France 2 a invité Sihame Assbague sur le plateau de Des paroles et des actes, le 2 octobre 2014, pour apporter la contradiction à Alain Juppé, auquel elle dénie la légitimité à se présenter à l’élection présidentielle française de 2017, en tant que... "bourreau des principes républicains". Ses opposants la jugent communautariste et raciste anti-blanc.
Fania Noël, Noire de 28 ans, ne fait pas dans la dentelle; elle assume son extrémisme : "Je suis afroféministe (collectif Mwasi, créé en 2014 par des Africaines et Afrodescendantes contre les discriminations liées à la classe, au genre, à la sexualité, à la santé, la religion et contre l’institutionnalisation des dominations... hétéropatriarcales dans le système capitaliste hégémonique blanc), anticapitaliste anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité…" Bref, anti-tout et n'importe quoi.
En choisissant d'ouvrir leur camp d'été uniquement aux victimes de "racisme structurel", les organisatrices excluent de facto les personnes blanches, sans racisme explicite"Quels que soient les groupes sociaux dominés concernés, il nous semble que oui, la non-mixité est une nécessité politique", écrivent les organisatrices sur leur site internet.

Le programme comprend des formations, ateliers et tables rondes pour "construire des résistances", allant de la "lutte anti-négrophobie" au "féminisme décolonial" en passant par la désobéissance civile.

La tenue de ce camp a suscité de vives réactions sur Twitter

La gauche modérée trouve soudain à ce réseau social des aspects positifs, quand ça l'arrange, et sa presse fait état de plusieurs utilisateurs qui se sont émus de ce "racisme anti-Blancs".

Le séminaire n'interfère pas avec les principes de non-discrimination défendus par son établissement, soutient en revanche, Martine Solczanski, directrice du centre de séjour, le CIS (Centre international de séjour) de Reims, commune dont le maire, avant de passer aux Républicains fut Adeline Hazan, une magistrate que Hollande a recasée au poste de contrôleur général des lieux de privation de liberté. "Nous avons traité leur demande de réservation comme tous les groupes et professionnellement ça ne me pose pas de problème", a-t-elle affirmé.

"Le travail de prise de conscience fait par les associations de lutte contre le racisme est légitime, mais ne doit jamais être fait de façon provocatrice d'autant que si l'accès est vraiment restreint, cela devient en plus illégal", a critiqué Noémie Michelin, responsable de l'antenne rémoise de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).
"Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour", a fait savoir la Ville de Reims, qui siège au conseil d'administration du centre de séjour et s'est entretenue avec l'organisation de ce stage aux "intentions discutables", selon la LICRA.

Interpellée sur la tenue d'un camp d'été par le député Bernard Debré le 27 avril à l'Assemblée nationale, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait condamné des initiatives "inacceptables", estimant qu'elles confortent "une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre".
Mais elle n'a fait que parler, sans se faire entendre de sa corelégionnaire marocaine.

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