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mardi 23 août 2016

Duflot déclare sa volonté d'être candidate à la présidentielle... et aux législatives 2017

Combien de ses ex-ministres en travers du chemin de Hollande, président sortant ?

Elle s'est cherché des parrainages

En ne se présentant pas, Nicolas Hulot a laissé la voie libre à l'ancienne ministre du Logement.
L'hypothèse d'une candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle de 2017 suscitait plus d'enthousiasme que celle de Cécile Duflot, écologiste rouge et répressive. Le renoncement de son collègue modéré d'EELV a créé un appel d'air et, bien que détestée dans et hors de son milieu, elle  est pourtant entrée dans la course. "Il n'y a aucune urgence" à se décider maintenant", assurait-il fin juin au micro de RTL.

A 11 mois de l'élection, alors qu'elle n'atteignait pas 3% des intentions de vote, l'ancienne ministre du Logement, a lancé le lundi 27 juin un site internet pour obtenir soutien financier et parrainages à sa candidature écologiste.  Le site internet portait sa signature et apparaissait d'entrée de jeu comme son jouet, d'autant qu'elle s'était auto-désignée responsable éditoriale. "Je souhaite que l'écologie soit majoritaire. Moi je vais lancer un site internet parce que je veux que ces idées et ce projet soient représentés. Tout le monde se positionne sur des questions personnelles, moi je veux faire campagne pour l'écologie. Je serai peut-être candidate ou peut-être pas, mais je veux faire campagne pour l'écologie parce que ces valeurs-là ces idées-là on doit les défendre aujourd'hui," avait-elle expliqué au micro de France Inter.

"Vous êtes pour l'écologie ? Alors dites-le," exhortait l'ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault, désormais farouche opposante à Manuel Valls, qui veut créer une "dynamique collective". Sans se dévoiler, elle lança un appel à des chèques en blanc.  "Dans notre système électoral, la participation à la présidentielle est conditionnée par l'obtention de 500 parrainages d'élu-e-s. En pratique, les maires sont les plus nombreux.Si vous en connaissez un ou une qui pourraient parrainer une candidature écologiste, indiquez-le nous !" lançait-elle. "On verra s'il y a des centaines, des milliers, des centaines de milliers de gens qui ont envie que l'écologie soit présente dans le débat de l'année qui vient" avait-elle fait valoir sur France Inter. 

Cécile Duflot peut-elle se pousser et nuire à Hollande ? Une hypothèse seulement valable en cas d'absence de Nicolas Hulot, derrière lequel elle annoncé qu'elle se rangerait. Selon une motion votée fin 2015, les élus locaux écologistes devront s'engager à parrainer le ou la candidate qui sera désigné(e) par le parti pour l'élection présidentielle, afin de réduire les difficultés liées à la quête des 500 parrainages.

L'écologie, vecteur de ses ambitions personnelles

Avec son compagnon, Xavier Cantat,
frère de Bertrand Cantat
Désormais officiellement candidate à la candidature à la présidentielle depuis le 20 août, Cécile Duflot est prête à faire le don de sa plantureuse personne, avec cette particularité que,
par conviction pour ses chances de réussite, elle est également candidate aux législatives. Ce dimanche, elle rappelait vouloir également concourir pour... les législatives ! Un acte de candidature déjà posé en février et auquel elle ne renonce pas malgré ses ambitions élyséennes. Elle veut inverser le calendrier électoral avec des législatives précédant la présidentielle.  C'est dire que sa participation à la primaire est un test grandeur nature de sa capacité de nuisance.  Une double candidature qui s'inscrit dans sa volonté de transfert du pouvoir réel de la présidence de la République au Parlement. En d'autres termes, le transfert du chaos d'EELV à l'Etat: la VIe République ! 
Outre "le retour au calendrier électoral dans lequel les législatives précèdent la présidentielle", un septennat "non renouvelable".

Les difficultés chroniques du parti écologiste à percer, élection après élection, l'ont convaincue que 
Les camarades MG. Buffet (communiste),
M. Aubry (frondeuse socialiste) et
 Cécile Duflot 
(écologiste radicale)
le système électoral de la Ve République ne laisse que peu de chances aux partis sans impact sur l'électorat. C'est pourquoi, les groupes politiques subalternes décrètent que  "la Ve République est épuisée" et que "le présidentialisme est en train de tuer la démocratie"
Cécile Duflot veut passer à la... "démocratie augmentée". En clair, l'ancienne patronne d'EELV milite pour "l’instauration d’une proportionnelle qui permette de dégager une majorité (ce que le système majoritaire ne parvient déjà que trop bien à faire, pour le bien de la stabilité politique du pays) et de construire une coalition de projets". 
Cécile Duflot et Eva Joly,
la tendresse
Or, la construction de coalitions de gouvernement  soulève souvent  de gros problèmes et rend le pays ingouvernable: il  suffit d'avoir une culture historique et politique qui remontant seulement aux années 50 et au désordre institutionnel. 
Elle veut également "une constituante pour l’Europe". C'est ainsi qu'elle justifie sa candidature.

Il y aurait nécessité de lier ces deux élections, selon l'ancienne ministre du Logement. "Si c’est dans la présidentielle que se cristallise la politique, c’est au Parlement que doit s’exercer le pouvoir." Dans le courrier adressé aux adhérents d'EELV le 20 août et dans lequel elle officialise sa candidature, Cécile Duflot développe :
Le "parlementarisme" n'est pas une innovation: les Français en ont fait les frais. Mais Duflot maintient que cette question du rôle du parlement est centrale. Et, une fois encore nous ne devons pas oublier que l’élection présidentielle et les élections législatives qui suivront participent d’une même séquence politique. Ma candidature s’inscrit aussi dans cette logique : créer des passerelles entre les deux campagnes pour s’inscrire avec force dans le cycle qui s’annonce. La présidentielle ne doit pas aspirer toutes les énergies du mouvement au détriment des régions et des élections législatives.
Évoquant dans le JDD un "quinquennat raté pour l'écologie", Cécile Duflot ne veut pas "céder au renoncement" qu'elle dit avoir "vu de l'intérieur", dans une référence à peine voilée au départ d'Emmanuelle Cosse pour le gouvernement et aux nombreuses autres défections au sein d'Europe Écologie-Les Verts. 

Duflot évoque un "chemin" à prendre, "pas à pas." "Il faudra un jour un parlement écologiste, un président de la République écologiste", maintient la députée de Paris. Autrement dit un régime écologiste totalitaire. Dans un parti passé maître dans l'art de saborder ses têtes d'affiche, la voie de l'écologie ne sera pas un long fleuve tranquille.

1 commentaire :

  1. Et aux législatives 2017 surtout aux législatives 2017...................elle a gouté aux avantages financiers et de toutes sortes........pas folle la grosse guêpe!

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