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vendredi 12 août 2016

La mairie de Cannes interdit le burkini à la plage

Signe religieux ostentatoire, le port du burkini est interdit à Cannes

Un arrêté dispose que "l’accès aux plages et à la baignade sont interdits (…) à toute personne n’ayant pas une tenue correcte,


respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité"… Le 28 juillet dernier, indépendamment de la provocation de la journée burkini en parc aquatique privatisé près de Marseille, Cannes interdit le port du burkini. David Lisnard, maire LR de la ville, a pris cet arrêté municipal interdisant le port de ce maillot qui couvre intégralement le corps sur les plages de Cannes, a indiqué jeudi la Mairie. 

Hygiène et sécurité d'abord

Mieux adapté à la natation
et pour cause d'hygiène:
caleçons de bain, bermudas ou boardshorts 
peuvent en effet être portés toute la journée

Cet arrêté dispose que "l’accès aux plages et à la baignade sont interdits à compter de la signature du présent arrêté jusqu’au 31 août 2016, à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime". 
Maillot de bain dangereux:
inadapté à la natation
L’arrêté ajoute que "le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit". "Toute infraction fera l’objet d’un procès-verbal et sera punie de l’amende" de 1ère catégorie, soit 38 euros, est-il précisé. 
Selon l’arrêté municipal, une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir".

Les associations partisanes n'ont pas tardé à mobiliser les réseaux sociaux contre cet arrêté, notamment Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, une association située à Marseille 10e - à la mosquée En-Nasr de La Capelette et qui ne peut être suspectée de salafisme a priori- et qui ne publie pas son bilan

Cette "enfant de la République" invita Tariq Ramadan à donner une conférence à Carros (Alpes Maritimes)dans une salle privée louée, créant une polémique. Le lieu avait été tenu secret et ne fut révélé qu’aux seuls inscrits. Espérons que les services du Renseignement n'avaient pas été tenus dans la confidence...
Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice savait.
Le 17 mars 2016,
le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête d'un conseiller municipal qui demandait l'interdiction d'une conférence de Tariq Ramadan, un "Frère musulman", le samedi 19 à Carros, commune communiste de 1945 à 1971, puis socialiste de 1971 à 2014, quand elle glissa au centre (UDI): le maire PCF, Charles Scibetta, avait viré sa cuti. Le magistrat s’appuie sur la loi du 30 juin 1881 qui indique que les "réunions publiques peuvent avoir lieu sans autorisation préalable". L'association musulmane, sa porte-parole Feïza Ben Mohammed et l’avocat Sefen Guez Guez pavoisent, se félicitant d' "une décision qui fera jurisprudence et qui est la victoire de l’État de droit, de la liberté d’expression, des valeurs de notre République française."
Ce conférencier sent pourtant le soufre. 
Réputé pour son double langage (la 'taqiya'), Tariq Ramadan a refusé de condamner la lapidation des femmes lors de son entretien avec Nicolas Sarkozy en novembre 2003, ce qui autorise le juge à affirmer encore aujourd'hui qu'"il n’est pas établi qu’à l’occasion de ses nombreuses conférences en France, Tariq Ramadan, qui n’a jamais fait l’objet de poursuites pénales, ait tenu des propos de nature à porter des atteintes graves au respect des valeurs et principes consacrés par la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen et par la tradition républicaine."

VOIR et ENTENDRE en outre Feiza Ben Mohamed de la Fédération des Musulmans du Sud qui se déclare musulmane de  France pour obtenir des subventions mais ne se sent plus que Française en cas d'attentats islamistes par des djihadistes français à Paris
video

Depuis 14 ans,
l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) réunit les musulmans du sud de la France lors d’une "journée de partage, d’échange fraternel, et de découverte." Chaque année depuis 2003 (en mars 2016 au Parc Chanot de Marseille), la RAMS (Rencontre Annuelle des Musulmans du Sud) réunie entre 2.000 et 5.000 personnes de tout le sud de la France (Montpellier, Marseille, Toulon, Alès, Avignon, Nîmes, Nice…) 
En tant que liée aux Frères musulmans, comme Tariq Ramadan, l'UOIF est inscrite depuis novembre 2014 sur la liste des groupes terroristes dont plusieurs restent pourtant légalement actives dans l'Union européenne. Une grande partie des fonds dits d’origine française proviennent en réalité des grands "mécènes" du Golfe persique. 
Ci-dessous en 2003: d




Pour le 25e anniversaire du CBSP (Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, accusé de financer le Hamas), la RAMS proposait de découvrir... la Palestine.
"Il ne s’agit pas d’interdire le port de signes religieux à la plage"
Le directeur général des services de la ville de Cannes, Thierry Migoule, explique l'indécence "des tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre", des tenues que l’on commence à observer à Cannes depuis l’an dernier.

Contacté par Nice Matin, David Lisnard a répondu qu’il "n'[a] ni le temps, ni l’envie de polémiquer" avec les journalistes. "J’ai pris cet arrêté parmi tant d’autres pour
assurer la sécurité de ma ville dans un contexte d’état d’urgence, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'actes terroristes", a-t-il poursuivi, suggérant que la presse ne joue pas un rôle citoyen responsable. 
Hammamet (Tunisie) : hôtel 100% halal et... burkini obligatoire

Le premier magistrat de Cannes souligne qu' "on n'interdit pas le voile, ni la kippa, ni les croix, j'interdis simplement un uniforme qui est le symbole de l'extrémisme islamiste. Il faut arrêter de vouloir caricaturer cet arrêté. Nous vivons dans un espace public commun, il y a des règles à respecter."

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