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dimanche 30 juin 2019

Grenoble : les militants du burkini interpellent les passants

Y a-t-il atteinte à l'ordre public ?

La pression musulmane pousse le pouvoir à se saisir du problème




Une semaine après leur baignade en maillot couvrant de la tête aux pieds à la piscine municipale, les membres de l’association Alliance citoyenne ont récidivé, en y retournant dimanche, pour discuter avec les usagers.

A Grenoble ce dimanche, l’opération burkini dans les deux piscines municipales n’a pas eu lieu. Lien PaSiDupes "Grenoble : prosélytisme de musulmanes en burkini dans une piscine publique La ville écolo se prêtait à cette opération coup de poing"
La contre-opération "Tous à poil" non plus. 
Image d'illustration Facebook de l'événement Tous à poil. DR

Une atteinte intolérable à la liberté de pratiquer la natation selon nos usages.
Après plusieurs provocations dans les bassins et la fermeture des lieux à la demande des agents de la ville, les habitants n'ont pas pu se baigner "tranquillement" (en présence de CRS avec matraque et gaz lacrymogène à portée de main) à la piscine en plein-air Jean-Bron, comme à celle des Dauphins. En revanche, chacun a dû vider son sac à l’entrée devant des vigiles (en nombre pour l’occasion: + 50% à Jean-Bron, +25% aux Dauphins, selon la mairie), avec pour obligation de montrer son maillot de bain. La police municipale était aussi là, de l’entrée jusqu’aux bassins de Jean-Bron, avec un petit renfort ponctuel de la police nationale. Et il a fallu ranger serviettes et maillots plus vite que d’habitude, puisque les deux établissements municipaux fermaient à 14 heures, au lieu de 19 heures au plus tôt en temps normal.

Ils sont une quinzaine de perturbateurs, ce dimanche midi, réunis pour cette "opération burkini" à quelques pas de Jean-Bron : certains membres de l’Alliance citoyenne de Grenoble - non, ce n'est pas une ONG, mais un collectif qui sévit dans trois ou quatre villes de gauche, singulièrement communistes - , d’autres venus en soutien clairement politique plutôt que religieux, sans pour autant afficher clairement leurs couleurs. Certains ressemblant à des nervis... 
Parmi eux, trois femmes voilées seulement. Elles savent qu’elles ne vont pas pouvoir se mettre en burkini, le réglement de la Ville ne l'autorisant pas. 
L'objectif est de déranger en payant son ticket d’entrée, ce qui implique pourtant le respect du règlement intérieur, mais qui est détourné en droit sans aucun devoir. Et d'interpeller les autres clients avant les bassins, c’est-à-dire dans les vestiaires, à un moment qui devrait être un temps de détente. Tous ne sont pas d’accord, d'autant que le choix du dimanche n'est pas anodin. 

Leur manifestation sera donc minimaliste, si le prosélytisme religieux peut être pris à la légère. Provoquer le débat avec les passants sur la voie public est-il respectueux des lois de la République?  Rien n'est d'ailleurs laissé au hasard: ils doivent se préparer, avec des jeux de rôle. 
Extraits des dialogues, par les femmes voilées: 
"Nous, on ne peut pas aller à la piscine", se victimisent-elles.
"On nous oblige à mettre des maillots deux pièces", ajoute l'une.
"Ce n’est pas normal, on est dans un état laïc," argumente une autre. Car l'islam leur laisse leur libre-arbitre...
Il est presque 13 heures quand l’équipée se décide à partir à pied pour la piscine. Dans les rangs, on parle de Tariq Ramadan, de la différence entre laïcité et laïcisme, eux protégeant la première, quand l’autre est le fait de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. 
Les premiers arrivés n'ont pas raison...

Les musulmans de France vont-ils enfin laisser la société en paix ?

"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres,"
un précepte étranger aux musulmans intégristes et à leur supporteurs. 
A la différence de la laïcité, en effet, "le religieux n’a pas sa place dans une piscine", ni dans la rue? où les activistes religieux imposent leur problématique.
Sur place, à l’entrée de Jean-Bron, les échanges houleux ne se font pas attendre. "Vous allez détruire notre liberté!", leur lance, fâché, un passant. "Et la liberté de conscience alors?" lui rétorque une sympathisante du mouvement. La liberté s'arrête "Oui, mais pas en l’imposant aux autres!3 poursuit le passant en s’en allant. "Oh ça va, à chaque coin de rue y’a une église, on t’entend pas gueuler!, lance une provocatrice mal-embouchée qui ne veut pas entendre que les églises ne sont pas une importation récente, mais un voeu ancestral.

Conseiller régional du groupe Socialiste et démocrate d’Auvergne-Rhône-Alpes, Stéphane Gemmani a lui aussi tenté le dialogue, reprochant aux militants leur appellation des 'Rosa Parks musulmanes', qui amalgame plusieurs notions et instrumentalise l'Histoire, mais suggérant que la demande des musulmans n'est pas déconnectée des luttes raciales et anticolonialistes. "Le religieux n’a pas sa place dans une piscine", conclut-il. Provisoirement.

Des activistes dans le déni : "On ne vous parle pas de religion mais de liberté" !

Les Rosa Parks musulmanes, c’est quoi, cette invention? C’est bien une revendication religieuse. Je trouve que vous poussez à la discrimination. C’est grave ce que vous faites. Vous ne représentez pas la majorité des musulmans, mais vous attirez l’attention de tout un tas de personnes, notamment les franges les plus extrêmes." L'enjeu de ces intégristes de l'islam en en fait clairement d'une déstabilisation politique. 

"Le règlement de la piscine exclut des gens, raconte plus tard une militante qui assimile personne et habillement.
Non, tranche l’élu. Vous avez le droit d’y aller en respectant le règlement!
Mais pourquoi vous voulez nous imposer votre maillot?" 
La discussion ne mène à rien. 

"Vous et la sphère facho de Grenoble...", lâche une militante qui se dévoile. Piqué, Gemmani répond: "Vous êtes en train de me traiter de facho? Parce qu’on n’est pas d’accord?"
Etre facho, c'est aussi simple que ça !...

lundi 24 juin 2019

Gauche et extrême gauche, OK avec le burkini en France

Ils font le jeu de Marine Le Pen

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont en revanche exprimé lundi leur opposition au port du burkini

Une opération sexiste, condamnée des féministes 
La gauche progressiste, permissive et internationaliste n'a pas réagi.
Il aura donc fallu que les droites s'opposent à l'islamisation de la France par les intégristes. Car les gauches ne mélangent pas intégrisme catholique qu'ils combattent et intégrisme musulman qu'ils tolèrent et instrumentalisent contre le premier... 
La provocation prosélyte d'un collectif radical de femmes encadrées d'hommes ne les à pas sortis de la canicule, bien qu'il ait mené une opération coup de poing à Grenoble en faveur de ce maillot de bain couvrant et pudique, comme au temps de nos (arrières-)grands-mères, mais interdit dans les piscines publiques, au même titre que les caleçons.

Le burkini n'a "pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme," a fait valoir le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

"Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France, c'est renoncer à la République. Je ne l'accepterai jamais", a insisté sur Twitter le président de la commission d'investiture de LR.

"Il ne faut aucun accommodement avec le burkini", a estimé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui avait rejoint l’équipe de Jacques Chirac, alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe socialiste de Lionel Jospin après les législatives de 1997, la jugeant déjà socialo-compatible, et qui a d'ailleurs démissionné récemment de LR. Sur Radio Classique, elle dénonce pour sa part "la provocation" des femmes qui ont fait irruption dans une piscine de Grenoble dimanche avec cette tenue.
Faisant de la pédagogie en direction de cette population exogène qui, de surcroît, crache couramment sur la voie publique, elle a insisté :  "On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", puisque c'est un jugement négatif porté sur les femmes en maillots à l'occidentale. Sachant en outre que le bikini n'est pas autorisé aux femmes.

"Si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle martelé.

Le Rassemblement national a dénoncé une "provocation islamiste"

Le RN souligne que cette action médiatisée - à laquelle la presse était convoquée - vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu'est désormais exigée la mise en place d'un communautarisme alimentaire," tente-t-ildans un communiqué, de faire comprendre au Washington Post, El Pais ou die Welt...

"Sous couvert de la défense de droits individuels et d'une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s'infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a développé le RN, qui demande "la dissolution (...) des organisations islamistes affiliées à la confrérie des Frères musulmans".

Une dizaine de femmes vêtues de burkinis, soutenues par l'association Alliance citoyenne (subventionnée?), ont mené une action dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain effrayant les plus petits. Lien PaSiDupes
En mai, des femmes soutenues par le même collectif avaient conduit une action similaire dans une autre piscine de la ville. Sans poursuites.

mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

dimanche 2 octobre 2016

Aux Sables d'Olonne, Sarkozy a dénoncé une infiltration des idées de gauche dans la primaire de la droite et du centre

Nicolas Sarkozy a pourfendu "la pensée molle", samedi aux Sables d'Olonne

Aussi a-t-il mis en garde les Français contre un élargissement de la primaire de la droite à l'idéologie de gauche

Sables d'Olonne, Vendée, 48.000 habitants
Un risque incarné par son concurrent Alain Juppé 
L'enjeu de la  primaire des 20 et 27 novembre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l'ex-chef de l'Etat pointant le projet du maire de Bordeaux qui prépare une "alternance molle" en invitant les "déçus du hollandisme" et les électeurs du centre à voter pour lui.
"La primaire de la droite et du centre, ce n'est pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche", a rappelé samedi l'ancien chef de l'État lors d'une réunion publique aux Sables d'Olonne (Vendée) devant près de 800 militants et sympathisants.

"Regardez les résultats des grandes coalitions en Europe, en Autriche notamment... La confusion, ça amène quoi ? L'explosion des extrêmes" dans le paysage politique, a-t-il souligné. "L'Autriche, capitale intellectuelle de l'Europe au XXe siècle, a donné le deuxième tour de la présidentielle à un bobo écolo et à un leader d'extrême-droite."

Le second tour de l'élection présidentielle en Autriche, le 4 décembre, opposera Alexander Van der Bellen, un indépendant soutenu par les écologistes, et Norbert Hofer, le candidat du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite), pour l'heure favori dans les sondages.

Sarkozy met en garde contre les petits arrangements

Séance de dédicaces aux Sables
"Qui peut dire que, si je n'avais pas pris en main l'UMP et créé Les Républicains, nous ne serions pas aujourd'hui dans une situation analogue ?" à l'Autriche, a interrogé Nicolas Sarkozy. "Nous aurions un débat cadenassé, une gauche et une droite qui n'assument pas leurs convictions, un système politique où règnent le politiquement correct, et par-dessus tout, une pensée molle." 

Nicolas Sarkozy estime par ailleurs qu'un élargissement aux idées de gauche pose un problème de "loyauté", dans la mesure où les électeurs de la primaire seront appelés à signer une charte où ils disent adhérer aux valeurs de la droite et du centre.
"Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera des gages à la gauche, à faire des petits arrangements", a insisté Nicolas Sarkozy.

Sarkozy souhaitant la fin des "débats interdits" et du "tribunal de la pensée autorisée". L'ex-chef de l'Etat a de nouveau promis une loi pour "interdire le burkini sur toutes les plages de France" et a fait la proposition d'un "gigantesque plan Marshall en Afrique" pour inciter les jeunes Africains à rester dans leurs pays.

Il a également fait la promesse de la réintroduction, sous une nouvelle forme, les "peines plancher" abrogées par François Hollande à son arrivée à l'Elysée.
"Tout récidiviste verra sa peine augmentée de 25% au premier coup, de 50% au deuxième et de 100% au troisième", a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy. "Ma stratégie, c'est de tout dire avant, pour pouvoir tout faire après", a-t-il conclu.

vendredi 16 septembre 2016

Sisco, Corse : violences autour du burkini, mais des sursis

Les violences communautaires de Sisco n'étaient que... "malentendu", 
selon Libération

Seul l'initiateur de la rixe de Sisco a été condamné à de la prison ferme.

Beaucoup de bruit pour un "malentendu", au tribunal de Bastia, Haute Corse.
L'acteur principal de l'altercation de Sisco a été condamné à deux ans de prison ferme. Le procureur Besson a requis la peine la plus lourde -30 mois de prison, dont 24 mois ferme et une mise à l’épreuve de 2 ans- contre  Mustafa B., le chef de bande, déjà condamné à de multiples reprises et décrit comme l’élément déclencheur des événements: provocation par privatisation de la crique à usage familial pour femmes pudiques et réactions d'indignation de la population locale. 
La censure a été relancée en juillet dernier par un éditorial du journal Le Monde: "Résister à la stratégie de la haine" sous la signature de Jérôme Fenoglio, lequel explique sans rire que pour lutter contre l’islamisme il ne faut pas… publier l’identité des terroristes afin d’éviter leur "glorification posthume". On a ainsi systématisé le camouflage de l’identité des auteurs des barbaries islamistes : un musulman qui veut assassiner "un tas de kouffars" sera rebaptisé 'François' et Fatima deviendra Lucile. Pour plus de sûreté, on se bornera à écrire qu’un individu ou même un "homme" a commis tel égorgement de vieillard en prière dans son église ou tel massacre collectif. ! Mustafa B. s'appelle Bennhadou.

Tous les autres prévenus, dont deux de ses frères -absents à l’audience- sont condamnés à des peines de sursis de 8 mois à 10 mois, au terme d'une audience de treize heures achevée au petit matin.  Un quatrième membre de la fratrie n’a quant à lui jamais été interpellé et n’a pas pu être jugé: il s'est soustrait à la justice en fuyant au bled, le Maroc.

M. Besson a aussi requis un an de prison avec sursis à l’encontre de Lucien Straboni, un boulanger de Sisco déjà condamné dans une affaire d’extorsion, et 8 mois avec sursis à l’encontre de Paul Baldi, employé municipal du village. Les deux hommes étaient aussi poursuivis pour leur implication dans les heurts qui avaient fait quatre blessés et nécessité l’intervention d’une centaine de membres des forces de l’ordre au soir du 13 août.

VOIR et ENTENDRE les témoignages recueillis au moment des violences aujourd'hui occultées par la presse et minimisées au procès:
 

La "rixe de Sisco" n'aura donc été qu'une "lamentable affaire"

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif corse,
Jean-Guy Talamoni, nationaliste indépendantiste,
président de l'Assemblée corse,
et le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, 
étaient au tribunal de Bastia, jeudi,
pour peser sur le procès.
Si c'est le représentant du gouvernement, le procureur de la République de Bastia, Nicolas Bessone, qui le dit... Sur la même ligne, le bâtonnier de Bastia, Jean-Sébastien de Casalta, met en cause les fantasmes locaux et nationaux transfigurés en "grimace détestable". Tous s'accordent pour minimiser, voire ridiculiser, l'affaire du burkini au cap Corse, à la sortie de Sisco (Haute-Corse), samedi 13 août. Une histoire de rétrécissement et d’inflation, de proportions et de perspectives qui varient selon les prismes. Aussi bizarre que puisse apparaître l'interprétation de faits, soutenu par sa presse, le point de vue du gouvernement prévaut.

Les prévenus marocains ne répondent pas à la convocation de la Justice 
Rétrécissement numérique d’abord. Des quatre frères B. (Benhaddou) participants actifs à l'affrontement communautaire, un seul est présent dans le box ce jeudi. C'est que Mustapha, 33 ans, est le seul des cinq prévenus à avoir été incarcéré. Ses frères, Jamal et Abdelilah, ne se sont pas présentés, et le quatrième n’a pas été formellement identifié, même s’il fait peu de doute qu’il s’agisse de Moucine, en situation irrégulière, qui a donné une fausse identité lors de son audition et a disparu dans la nature -retour au Maroc pour échapper à la justice de la République. Mustapha Benhaddou  a tenté de convaincre les juges que le quatrième homme est un quidam rencontré par hasard et venu se joindre à la famille marocaine.

Seuls deux, parmi la centaine de villageois engagés dans les heurts, sont convoqués à la barre, pour un coup de pied et un coup de poing, alors que dans cette soirée folle du 13 août, on a renversé et brûlé trois voitures et tenté de pousser dans le ravin les fauteurs de troubles étrangers au village. Mais, comme le souligne d’emblée la présidente, Anne David, le tribunal ne juge pas les foules, mais "des actions individuelles". Ce qui ne l’empêche pas de juger que les hommes ont été pris d'une "furie collective" et d'engager leur responsabilité.

Une volonté politique de minimiser les faits 
"On a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises," ce jour-là à Sisco, avait pourtant reconnu le procureur, mais tous s'accordent maintenant pour présenter les faits comme grossis sous l'effet de l’émotion qu'ils ont suscitée dans la population locale et dans l'opinion nationale, jusqu'à l'ampleur excessive prise par le procès. Mot d'ordre: jeter le voile de l'apaisement sur une provocation religieuse à la République.

VOIR et ENTENDRE 
le compte-rendu que "Corsica Sera" consacre le 14 août au "différend" opposant trois familles maghrébines résidant sur Bastia et des villageois corses: 

Des faits d'affrontement communautaire et de violences en réunion jugés à l'aune des 10 jours d’ITT pour le plus touché des cinq blessés,
consignés dans un épais dossier de 300 pages et
considérés comme négligeables: il n'y a pas eu mort d'homme.  Selon Me Philippe Ohayon, l’un des deux avocats de Jamal Benhaddou, ce qui n'aurait dû être qu’une simple "comparution immédiate"  aurait pris une "dimension invraisemblable".
C'est aussi Me Ohayon qui défendit en 2011 deux trafiquants de drogue "nantais" interpellés ("deux hommes" pourtant anonymés) avec 94 kilos de cocaïne et qui conseilla Hocine A., le braqueur d’un camion de cigarettes à Poses aux assises de l’Eure en 2012.

Cet avocat est un parent de la journaliste Danièle Ohayon: journaliste sur le service public de France Info depuis 1988 (le second mandat de Mitterrand), soit 25 années de fonctionnariat sur le service public. Pendant dix-huit mois, elle partagea alors le bureau d'Edwy Plenel, un trotskiste qui tutoie François Hollande, et la vie d’Alain Brossat, un des idéologues de la LCR - père de Ian Brossat, élu communiste né à Fontenay-aux-Roses (comme Stéphane Hessel et où 240 ménages sont redevables de l'ISF), dans les  Hauts-de-Seine, conseiller de Paris et adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement.-très lié à Daniel Bensaïd et donc à Krasny (surnom de Plenel).

Beaucoup de volume pour rien à propos de tensions inter-communautaires ? 

Tellement rien que le gouvernement a renoncé à implanter des centres d'hébergement dans certaines régions
Annoncé le 9 mars par le premier ministre, Manuel Valls, sans autre précision, le premier destiné à la déradicalisation d'islamistes en devenir va ouvrir dans la précipitation et les tâtonnements fin septembre à Pontourny, joli domaine verdoyant et paisible de Beaumont-en-Véron (ci-contre), dans le canton de Chinon, entre Bourgueil et Chinon, à 25 km de Saumur, en Indre-et-Loire. Il dépend de la ville de Paris et la ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande, Marisol Touraine, fut députée de la circonscription. 

Les maires des communes environnantes ont appris la nouvelle par la Matinale de France Inter... "Nous n'étions pas du tout informés, assure le maire divers droite de Beaumont. J'ai appris ça ce matin en buvant ma tasse de thé. Passé l'émoi, j'ai appelé le préfet pour savoir ce qu'il en était: il n'était pas plus au courant. Le pilotage du dossier, c'est le cabinet du premier ministre", m'a-t-il dit.
"Le préfet Pierre N'Gahane est venu il y a quelques semaines. De nombreuses pistes étaient ouvertes pour le devenir de ce centre. Nous devions nous revoir mi-avril. Et là, on apprend ça, comme ça. Le maire de Beaumont est comme moi : sous le choc. Il a été brutalement surpris. Le gouvernement assumera", s'indigne Jean-Luc Dupont, maire de Chinon.Et la gérante du château d'Isoré, situé à 2 kilomètres de Pontourny, de commùenter: "la centrale nucléaire de Chinon à 2 km, ça ne peut pas être pire."
Pontourny n’est "pas une prison," ni même une caserne.
Alors, le château est-il un établissement de cure ou un centre de vacances ? C’est un "établissement médico-social", où interviendront des psychologues, des enseignants ou chercheurs de l’Education nationale, et des éducateurs. Outre les prestataires extérieurs, le centre compte une trentaine de salariés, pour 25 pensionnaires au maximum. Un seuil de remplissage qui sera atteint début 2017. 
Le directeur du centre, Olivier Chasson, raconte comment, quand il parle au téléphone avec eux, ses futurs "volontaires" manifestent "l’envie de sortir de ce qu’ils sont": "ils parlent d’eux, je parle de moi, on parle de la vie, on se dit des mots simples", assure le GO (Gentil Organisateur), voix posée, crâne rasé et barbe de trois jours. Jusqu’à l’an dernier, Pontourny était un centre d’éducation pour les mineurs étrangers isolés. Que deviendront ces jeunes de l'aide sociale à l'enfance ?

Les jeunes radicalisés sont une aubaine... pour le centre de Beaumont-en-Véron.
 
Le 15 avril dernier, la maire Anne Hidalgo (PS) a brutalement annoncé  la prochaine fermeture du centre éducatif et de formation professionnelle de Pontourny. Il pouvait héberger une quarantaine de jeunes mineurs isolés, mais le seul et unique CEPF qui propose des contrats d'apprentissage aux jeunes qu'il héberge devait fermer ses portes en juin dernier et près de 50 emplois étaient en jeu. 

Il ne pourra plus accueillir que vingt-cinq jeunes en voie de perdition islamiste (avant l'été, il devait être une quarantaine de jeunes à problèmes), mais les jeunes djihadistes en herbe sauveront des emplois : qui a dit qu'ils ne sont pas une chance pour la France ?

Pas d'emplois à sauver en Corse ?
Mais, pas plus que l'Ile-de-France, la Corse ne participera pas à la solidarité régionale. 
Aucun centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté n'est implantable dans l'Ile de Beauté.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) pointe en effet le caractère raciste de la violence qui atteindrait un niveau supérieur à celui des autres régions françaises. Six mois après l’annonce de l’ouverture de centres de déradicalisation –officiellement, centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté– dans les régions françaises, l'état socialiste a exclu la Corse de la liste de ses implantations.

L'ouverture du CPIC suscite de fortes résistances
Les habitants de Beaumont-en-Véron, où s'ouvre le premier centre de déradicalisation, 
ont manifesté à Chinon, samedi 28 mai 2016:
racistes ou fachos ?
Plusieurs dizaines de riverains de l'association "Radicalement digne de Pontourny" ont déjà manifesté devant l'allée menant au site. "Nous sommes plutôt rassurés en ce qui concerne les personnes qui seront à l'intérieur... Mais ce centre va être une cible pour Daesh", s'inquiète le président de l'association, Michel Carrier.
 
"Les mesures de sécurité sont tout à fait insuffisantes", renchérit un riverain, Frédéric Château qui pointe une clôture "défoncée qui ne peut empêcher ni les intrusions extérieures, ni les fuites de l'intérieur".
Dix-huit caméras surveilleront le site et ses abords 24 heures sur 24, un système infrarouge protégera l'enceinte et les gendarmes pourront intervenir "en quelques minutes" si nécessaire, rassurent les représentants de l'Etat... sans toutefois parvenir à rassurer.  

L'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation

Face à la montée de l'islamisme radical, l'ouverture de ce premier centre pionnier paraît dérisoire face aux 11.811 cas qui ont été signalés. Soit 70 % de plus en sept mois.
Face à la montée de l'islamisme radical, l'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation. Selon un dernier bilan, près de 12.000 Français ont été identifiés comme des menaces intérieures potentielles sur l'ensemble du territoire du fait d'un présumé repli identitaire apparent, d'une apologie assumée du terrorisme ou de leur hostilité affichée aux institutions de la république laïque. Un bond de 69,8 % des signalements par rapport à février dernier. Le contingent a quadruplé depuis mars 2015, où l'on détectait 3.100 cas. Face à cet effet de masse, conjugué au spectre des inévitables retours en France de combattants français enrôlés par Daesh, la machine à déradicaliser démarre cahin-caha avec l'ouverture du premier Centre de prévention et d'insertion par la citoyenneté (CPIC). 

Le site expérimental du domaine de Pontourny accueillera en chambre individuelle
une vingtaine de "têtes retournées" volontaires, âgées de 18 à 31 ans, garçons et filles mélangés. Ce centre expérimental suscite évidemment peur et colère chez les riverains dans un contexte où les tentatives de déradicalisation donnent peu de satisfaction. Au coeur des prisons, l'agression de surveillants par un détenu de l'unité de prévention de la radicalisation de la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise) a illustré les failles existantes. Plus généralement, le sociologue Gérald Bronner, qui fera partie des intervenants du Centre de Beaumont-en-Véron qu'il qualifie fièrement de "première mondiale", reconnaît tranquillement que "personne n'a pour le moment trouvé LA bonne méthode".
La radicalisation de jeunes "déséquilibrés", comme ces barbares potentiels sont qualifiés dès lors qu'ils sont passés à l'acte, est désormais prise en compteun an après les attentats du 13 novembre 2015 en France, revendiqués par l'organisation terroriste État islamique. Les équipes mises en place par le gouvernement essaient, tâtonnent et placent beaucoup d'espoir dans la réussite de cette expérience. Compromis entre rigueur et permissivité, le séjour de 10 mois (pourquoi dix et pas neuf) à Pontourny recèle encore des zones d'ombre avant même l'accueil des premiers pensionnaires dans des chambres claires et spacieuses aménagées dans les communs du château et ressemblant à s'y méprendre à celles de résidences pour étudiants.
Vêtus de tenues qui leur seront fournies par l'administration, les résidents disposeront du parc planté d'arbres centenaires, de salles de réunion, d'un foyer et d'une salle de sport.

Les "volontaires" assisteront une fois par semaine au lever des couleurs après leur réveil quotidien fixé à 6h45. "Nous voulons faire un travail avec les symboles de la République et le drapeau en est un", explique Pierre Pibarot, le directeur du Groupement d'intérêt public "Réinsertion et citoyenneté". "C'est une démarche visant à susciter le débat. Il s'agit de développer ou de re-développer leur esprit critique", insiste le ré-éducateur.
Au programme du centre: religion, histoire, philosophie, éducation aux media internet (avec ou sans les sites djihadistes ?]... Chaque "volontaire" bénéficiera d'un accompagnement médical, social et psychologique. Ils devront également s'inscrire à des activités sportives ou créatives et s'investir dans la préparation de leur réinsertion sociale et professionnelle. "La pratique religieuse sera libre pendant le temps personnel", précise Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).
Vingt-cinq jeunes en rupture de société pour 2.700 ruraux. 

Elément de langage officiel: marche-arrière toute, la médiatisation du procès serait disproportionnée
 
Pas moins de huit avocats se sont mis sur les rangs pour plaider pendant près de quatre heures.
"Arrêtez de photographier [la crique réquisitionnée par les familles maghrébines pour les bains de mer des femmes musulmanes], je vais monter et en crever un": selon des témoins, c’est "une banale altercation", avec menace de mort, qui a dégénéré à Sisco le 13 août, week-end de l'Ascension, et pour laquelle trois des Marocains en Corse sont jugés à Bastia.
Citant des témoins, l’avocat d’une partie civile, Gilles Antomarchi, rappelle que tout est parti de quelques photos prises depuis le bord de la route. Installé avec sa famille depuis le matin dans une petite crique, Mustapha Benhaddou n’apprécie pas les photos du paysage et le fait savoir bruyamment. Jeudi, le détenu est le seul membre de sa famille présent devant la cour: ses deux frères ne se sont pas présentés, faisant passer par leurs avocats le message qu’ils ne sentent pas en sécurité en FranceMustapha Benhaddou reste flou dans ses réponses, mais assure que des jeunes qu’il interpellait pour qu’ils ne prennent pas de photos leur auraient lancé "Rentrez chez vous, vous n’avez rien à faire ici, les Arabes".

Jiri Neumann, 18 ans, partie civile dans le dossier, le dément fermement. Mustapha Benhaddou dit regretter de l’avoir un peu "secoué et giflé", mais nie tout usage d’un couteau, d’une machette ou d'un fusil-harpon. La rixe s'envenime, quand des villageois alertés descendent porter secours aux jeunes " secoués". Deux d’entre eux ont comparu libres: Lucien Straboni, 50 ans, et Pierre Baldi, 22 ans, employé de la mairie de Sisco.

"Aux armes !", mais rien de grave...
Devant le palais de justice, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour les soutenir, portant pour beaucoup un tee-shirt blanc barré d’une tête de Maure, emblème de la Corse, et de l’inscription "Siscu – Simu tutti a fianc’ a voi" ('Sisco – Nous sommes tous à vos côtés").

Pas de quoi fouetter un chat
Le parti indépendantiste Corsica Libera du président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait appelé à ce rassemblement, dénonçant "la prétention grandissante des petits caïds de quartiers" – des termes visant directement les trois frères marocains que le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait accusés d’avoir provoqué des échauffourées.

Dépaysement refusé
Appelant à la " sérénité des débats", la " sûreté des prévenus" et dénonçant "l’immixtion du politique" dans l’affaire, si anodine qu'elle soit, les avocats d’un des frères marocains avaient demandé le dépaysement du procès, une demande qu’a rejetée le procureur général de Bastia et dont ils ont pris acte sans déposer de recours.
Quelques mois après l’agression de pompiers par des Maghrébins dans un quartier populaire d’Ajaccio le soir de Noël, qui avait été suivie d’une manifestation émaillée de slogans racistes et du saccage d’une salle de prière musulmane, les affrontements inter-communautaires de Sisco avait ravivé les tensions sur l’île et ne pouvaient être tenus pour négligeables.

Le 16 août, le maire de Sisco avait interdit le burkini dans sa commune 
– une décision aussitôt validée ensuite par le tribunal administratif de Bastia, qui a pris le contre-pied du Conseil d’Etat et mis en avant les risques d'affrontements pour justifier sa décision.
On nous assure aujourd'hui que rien de tel ne s'est déroulé et que le maire, le tribunal administratif de Bastia et le Conseil d'Etat se sont égarés. 
Personne n'a vu la trace d'un burkini à Cisco. Une hallucination collective. 
Le burkini, la machette de 30 cm "minimum", une femme seins nus ou le fusil-harpon ne sont qu'élucubration de Marseillaise à peine majeure. "Celle qui en a beaucoup rajouté", décrète le représentant du gouvernement, à la satisfaction de Jean-Sébastien de Casalta, dernier avocat de Mustapha Benhaddou: "Dans cette affaire aussi sensible que confuse, la rumeur a contaminé les témoignages"...

Au final, une tension palpable, mais une cohabitation "sans heurt"
C'est la parole des résidents contre celle des indigènes corses. Non, non, les Benhaddou n'ont pas sorti une batte de baseball d’un coffre de voiture et les fusils-harpons, ils ne savent pas à quoi ça ressemble.  Quant aux journalistes "déséquilibrés" - convertis récents au libéralisme et aux privatisations du domaine public - ils se seraient faits retourner la tête... De futurs pensionnaires volontaires des centres de déradicalisation ?