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mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

jeudi 2 février 2017

Penelopegate : la presse a retrouvé l'un des contrats de travail

Policiers et magistrats ont désormais la preuve que des contrats de travail existent bel et bien.

Deux media publient l'un des contrats de travail de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire qu'ils sont parvenus à se procurer. 

Alors que la presse entretient le feuilleton ouvert par des media d'extrême gauche et faisant peser des accusations d'emploi fictif sur l'épouse de François Fillon, le Parquet national financier et la police disposent désormais des exemplaires saisis au service dit de "gestion financière" lors d’une perquisition menée mardi 31 janvier.
Pour autant, le document, en date du 7 avril 1998, soulève des questions.
Intégralement publié sur le site du journal Le Parisien, il confirme l'embauche de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire à la permanence de la droite, qui était encore le RPR.

Le contrat avait été établi pour une durée de quatre ans, soit jusqu'en 2002.
A l'époque, François Fillon occupait le poste de député et de président du conseil départemental de la Sarthe, avant de prendre la tête du conseil régional des Pays de la Loire.
Le contrat fait partie des papiers que les enquêteurs recherchaient lors de la perquisition qui a eu lieu mardi 31 janvier à l'Assemblée nationale.
Comment cette pièce du dossier est-elle arrivée dans la presse ?
Une surcharge suspecte


 -
Dans ce contrat, une précision, notée à la main, intrigue les enquêteurs. Deux adresses figurent sur le document, ou plutôt deux villes. En effet, Penelope Fillon était censée travailler à la permanence du RPR, située au Mans, mais la ville de Sablé-sur-Sarthe est également mentionnée, sans adresse précise. 

Au Mans, malgré ses efforts (!), L'Obs n'a pas trouvé de militants du RPR qui fréquentaient la permanence et qui, 18 ans après, se souviennent avoir vu Penelope Fillon. "A cette époque [1998], si Fillon recevait, c'était à la mairie de Sablé-sur-Sarthe. Le Mans est à 50 kilomètres de Sablé", souligne d'ailleurs l'un d'eux.


Une simple erreur de formulation, selon l'avocat de François Fillon

L'avocat de François Fillon, Antonin Lévy, explique qu'il n'a jamais été question que l'épouse Fillon travaille au Mans. C'est bien à Sablé-sur-Sarthe qu'elle exerçait ses fonctions. "Cette adresse (au Mans), qui figure sur le contrat, a été ajoutée, d'une écriture qui n'est pas reconnue", a-t-il expliqué à L'Obs.

"Cette adresse, en plus, n'est pas celle de la permanence du député mais celle du parti, du RPR, donc ce n'est pas la sienne. Nous n'avons pas d'explication sur les raisons pour lesquelles figure cette mention rajoutée. 
La ville de "Sablé-sur-Sarthe" a en revanche été inscrite par François Fillon. C'est bien cette adresse-là qui est la bonne", a-t-il expliqué.

A noter que, depuis le 20 juin 2012, le député de la Sarthe où est situé le canton de Sablé-sur-Sarthe était ...Stéphane Le Foll.

1998-2002: Le Foll est alors chargé de cours à l'université de Nantes, avec un BTS agricole avéré, opportunément renforcé d'une maîtrise et d'un DEA d'économie en 1988, pendant les années Mitterrand (1981-1995), et à l'université de Nantes où Jérôme Kerviel, Claude Sérillon et Jean-Marc Ayrault ont également été détenteurs d'une carte d'étudiant.

2002 est l'année où Le Foll est battu pour la première fois aux élections législatives, dans la 4e circonscription de la Sarthe, par François Fillon.

Résultat de recherche d'images pour "le foll cabinet noir"Ministre de l'Agriculture et compagnon de route de Hollande, comme porte-valise durant ses onze années Rue de Solférino, Stéphane Le Foll, est soupçonné de l'animation d'un "cabinet noir" lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy dont Fillon fut pendant les cinq années le premier ministre. Ce cabinet noir était chargé de comploter contre le pouvoir, manoeuvrant dans l'ombre, avec la complicité de certains media, Le Monde en tête, notamment les journalistes Davet et Lhomme que le président Hollande recevra - nuitamment et pour son malheur -  pour que sortent ses confidences désastreuses.

lundi 29 juin 2015

mardi 5 novembre 2013

De Mitterrand à Hollande, une lignée du mensonge socialiste

La fourberie constitutive de François Hollande en trois vidéos:

1 -Quand Hollande était au ...RPR !

Cette histoire révèle une incroyable manipulation politique. En 1983, alors que le socialiste François Mitterrand est à l'Elysée depuis 1981, un mystérieux Caton, présenté comme "un grand dirigeant de la droite", jette un pavé dans la mare avec un violent pamphlet contre son propre camp, "De la reconquête" qui obtient un grand succès commercial

L’auteur finit par faire son coming out sur le plateau du socialiste Bernard Pivot. Et surprise, il ne s’agit non pas d’un dirigeant de la droite mais d’André Bercoff, un journaliste alors étiqueté à gauche. Jacques Attali, conseiller de François Mitterrand, reconnaîtra plus tard qu’il s’agissait d’une manœuvre politique orchestrée par sa cellule à l’Elysée. On parlerait aujourd'hui d'un "cabinet noir", comme celui qu'anime  Stéphane Le Foll, plutôt que de faire son métier de ministre de l'Agriculture, pour lequel il est payé et reçoit tous les avantages afférents, à vie.
François Hollande a accepté de prêter sa voix à Caton...
Cette infâmie a resurgi sur le plateau de Canal + quand le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie a révélé les bandes d’un entretien radio donné par le mystérieux Caton. (lien video) André Bercoff n’avait pas souhaité passer sur France Inter, de peur que ses confrères journalistes reconnaissent sa voix. Il envoie donc au front un jeune ambitieux inconnu, membre de la cellule Attali à l’Elysée, un certain François Hollande, dont la moralité s'accommode de la suprecherie…
Cette capacité à se faire passer pour un autre, un responsable RPR, et accabler son propre parti, le PS, était annonciatrice de toutes les compromissions et tromperies suivantes. Depuis, il s'est fait élire président sur la promesse d'une "république exemplaire".


En cela, Hollande est bien dans la lignée de son mentor, François Mitterrand, qui avait simulé un attentat contre sa personne: c'est l'affaire de l'Observatoire.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Le Fouquet's  Lipp avec Georges Dayan, François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, sénateur de la Nièvre, décide de rentrer chez lui, rue Guynemer, vers minuit trente. François Mitterrand, selon sa version, suspecte une autre voiture de le suivre, modifie son parcours, arrête sa 403 au niveau de l'avenue de l'Observatoire, a le temps d'enjamber sans encombre une haie du jardin de l'Observatoire et de se réfugier dans un buisson. Sa voiture vide est alors criblée de 7 balles. Le lendemain de l'affaire, les journaux relatent l'histoire en faisant l'éloge de Mitterrand, qui n'aurait dû son salut qu'à sa rapidité de réaction. Il redevient le leader de la lutte contre l’extrême droite

2 – Quand Hollande jugeait la taxe à 75 % dangereuse
"Autant il est normal d’avoir une progressivité de l’impôt, même un taux qui soit supérieur à 40 %, autant l’image d’un taux confiscatoire sur une toute petite fraction des contribuables n'aura aucun effet ...

Parce qu’alors là, on est sur des effets de délocalisation, et ne produira aucune recette!
Et Hollande a pourtant mis cette taxe en place !

3 – Ce que dit Mélenchon de son ex-collègue Hollande au PS

Mélenchon fournit le témoignage d'un ancien socialiste qui a fui le PS

Le candidat du Parti communiste a néanmoins appelé les Français à voter Hollande au second tour de la présidentielle, 
sans exiger aucune contre-partie.
Grâce au Front de gauche, le socialiste est arrivé à l'Elysée et la France est en situation d'insurrection en Bretagne …

vendredi 14 septembre 2012

Congrès UMP: les gaullistes "tous ensemble"


Une motion commune pour les différentes chapelles gaullistes

Un même credo pour les différentes chapelles gaullistes de l'UMP 

Sous la houlette de l'ancienne ministre et présidente du RPR (Rassemblement pour la République), Michèle Alliot-Marie, et du sénateur Roger Karoutchi, elles vont présenter au congrès UMP de novembre une motion commune a annoncé jeudi ce dernier.

Le document est le fruit du regroupement du "Gaullisme du Renouveau" de Mme Alliot-Marie et du "Rassemblement gaulliste" de M. Karoutchi, proche de Jean-François Copé. 

Ses deux autres premiers signataires sont fillonistes: l'ancien président du Sénat Gérard Larcher et l'ex-ministre Patrick Ollier, président de l'Amicale gaulliste de l'Assemblée nationale.

"Nous qui nous réclamons du gaullisme voulons faire vivre ses valeurs afin qu'elles orientent le projet de l'UMP. Nous souhaitons que, tous ensemble, nous nous battions pour une société plus juste et plus solidaire dont l'Homme doit être le souci premier, dont l'Etat soit un élément d'équité, de justice, d'équilibre des territoires, dont l'autorité soit garante de sécurité. Nous entendons que la France compte et pèse dans une Europe des Etats-Nations qui, par sa force et sa détermination deviendra essentielle pour l'équilibre du monde multipolaire", peut-on y lire.

Le congrès de l'UMP va entériner la création des courants, ce qui est prévu dans les statuts fondateurs de l'UMP en 2002 mais jamais appliqué.

Comme pour les candidatures à la présidence de l'UMP, les promoteurs d'un "mouvement" ont jusqu'au 18 septembre pour déposer leur motion en vue de la soumettre au vote des militants le 18 novembre. 
La motion doit être parrainée par 10 parlementaires issus d'au moins 10 fédérations.

mercredi 15 février 2012

François Hollande vient-il du RPR ou du FN ?

François Hollande, candidat du changement(sic), se revendiquait de droite

Quand le candidat socialiste voulait se débarrasser de la gauche



Le caméléon vient d'ailleurs d'affirmer à "la finance de la City" qu' il n'y a pas de communistes en France"! Ses alliés du second tour apprécieront...


Pour rassurer les lecteurs du journal 'The Guardian , centre gauche intello: ''Il n'y a pas de craintes à avoir''.

Avec les communistes, c'est clair; avec Mélenchon, c'est à voir; mais avec Hollande, c'est tout vu !...

VOIR et ENTENDRE comment Hollande maltraitait déjà la gauche, avant de prendre le train socialiste en marche, lors de l'arrivée de François Mitterrand en gare, station Elysée:




Le père de François Hollande était déjà de droite
Il fréquentait Jean-Louis Tixier-Vignancour.
Lien PaSiDupes

dimanche 28 novembre 2010

Municipale: le socialiste Valls se laisse intimider à Corbeil-Essonnes

Valls soutenait le candidat PCF de l'union de la gauche

La version partisane des faits

Manuel Valls, a été «violemment agressé verbalement» et «menacé physiquement par un bande de voyous», affirme le candidat socialiste aux primaires de son parti en vue de la prochaine présidentielle. Il était venu samedi soutenir la gauche sur un marché de Corbeil-Essonnes à une semaine d'une élection municipale tendue. Il a assuré qu'il déposerait plainte.

Un raid socialiste

Le député-maire PS (Essonne), Manuel Valls, était venu d'Evry, ville nouvelle à quelques kilomètres, au marché des Tarterêts, un quartier sensible de la commune, avec deux élus, Francis Chouat (vice-président socialiste du Conseil général de l'Essonne, premier adjoint au maire ...d'Evry et secrétaire national adjoint chargé de la coordination) et Michel Nouaille (ancien candidat PCF à Corbeil), soutenir la liste de Bruno Piriou (PCF), « toujours fidèle aux méthodes de Staline » et tête de liste d'union de la gauche pour cette élection, la troisième depuis 2008.
Vers 11 heures, «une quinzaine d'individus nous ont bousculés», s'est-il plaint.

Le contexte politique

Corbeil-Essonnes est confrontée aux enjeux du renouvellement urbain, de l’insécurité persistante dans certains quartiers difficiles et des difficultés économiques d’organismes privés comme publics.
Des «insultes et menaces de mort» ont été proférées, et des oeufs ont également été jetés (ont-ils atteint leur objectif?), a précisé l'élu d'Evry. Visiblement montant les 'menaces' en épingles (à tricoter une polémique), il s'est plaint. «On a reçu une demande express de quitter le quartier des Tarterêts». C'est d'une violence inuoïe ! «On n'interdit à personne, un citoyen comme un député, de venir dans un lieu public !», a-t-il pontifié.
L'union de la gauche n'est pas irréprochable: lien PaSiDupes

Valls s'en est pris aux témoins de la scène

Manuel Valls a monté la rencontre en neige. Il en outre nommément accusé « une cinquantaine de militants de la campagne de Jean-Pierre Bechter (maire UMP, candidat à sa succession) qui n'ont pas bougé.»
Joint par téléphone, Jean-Pierre Bechter, qui n'était pas présent sur le marché, s'est déclaré «consterné». «Je déplore vivement ces incidents. Ce n'est pas normal».
Quant à une éventuelle absence de réaction des militants, en fait, « il semble que personne n'ait réagit», note le maire, aussi bien à gauche qu'à droite. « Cela aurait pu m'arriver de la même façon », a-t-il fait valoir.

Valls stigmatise le «climat» de la campagne

Le socialiste fait des généralités
Dans un communiqué relatant l'incident, Manuel Valls considère que « ces actes intolérables révèlent une nouvelle fois, le climat régnant sur cette ville ».

Or, le député-maire socialiste n'est pas étranger à la radicalisation de la campagne, puisque il est venu en voisin soutenir la liste d'opposition au maire UMP sortant et que les élus de gauche multiplient les coups contre le «système Dassault» qu'ils veulent abattre à Corbeil.

La gauche est dans la reconquête

Commune relativement « populaire » et traditionnellement industrielle, Corbeil-Essonnes est réputée à gauche. Or, en 1995, avec 55% des voix, Serge Dassault prit pourtant la ville au PCF (successeur de la SFIO en 1959).

- Élections municipales de 2001 : 51,63 % pour Serge Dassault (RPR) élu au premier tour, 19,53 % pour Bruno Piriou (PCF), ? % de participation.
- Élections municipales de 2008 :50,65 % pour Serge Dassault (UMP), 49,35 % pour Bruno Piriou (PCF), 63,48 % de participation.
- Élections municipales partielles de 2009 : 50,13 % pour Jean-Pierre Bechter (UMP), 49,87 % pour Michel Nouaille (PCF), 50,70 % de participation.
Lien PaSiDupes: 2009 - Corbeil conserve son équipe UMP
Lien PaSiDupes

Trois listes s'affrontent pour le scrutin prévu les 5 et 12 décembre 2010 :
- la liste UMP, dirigée Jean-Pierre Bechter, avec Serge Dassault en dernière position,
- celle de la gauche unie derrière Bruno Piriou (PCF),
- et une troisième conduite par Jean-François Bayle (sans étiquette). Le troisième homme est en fait un dissident, ancien adjoint au maire Serge Dassault (1995-2010), puis Jean-Pierre Bechter, maire sortant (élu en 2009 mais dont l’élection a été invalidée: le maire Jean Delannoy, n'est que le président de la délégation spéciale), dont il est l'adjoint chargé des transports, de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement (1996-2010).

Valls n'est ni neutre ni désintéressé

Refus d'absorption
« Les corbeil-essonnois ne veulent pas que leur ville devienne secondaire », déclara Jean-François Bayle à Essonne-ville, du 16 novembre 2010, refusant tout projet qui diluerait sa ville dans le giron d’...Évry.
La campagne ne fait donc que commencer. »
Manuel Valls était venu à Corbeil-Essonnes faire son marché politique.

dimanche 31 janvier 2010

Clearstream: MAM soutient le procureur face à Villepin

Une leçon de loyauté professionnelle, à contre coeur

Rappel à la vertu politique d'une Chiraquienne à la gauche vertueuse

Dénonçant le goût de certains pour la "théorie du complot" (et ses travaux pratiques: lire PaSiDupes), la ministre de la Justice a appelé l'ancien Premier ministre à faire passer "l'intérêt général" de la majorité devant les considérations "politiciennes".
Dominique de Villepin, qui se pose en "alternative" à Nicolas Sarkozy à droite, "est un homme politique qui doit exprimer ses idées" mais "j'espère que ses idées ne se limitent pas à des attaques contre le président de la République", a déclaré l'ancienne présidente du RPR sur Europe 1. Elle en a probablement autant pour le PS, mais la polémique n'est pas le fort de ce serviteur discret de l'Etat.
"L'intérêt général, j'y suis particulièrement attachée", a-t-elle souligné, et le gaullisme, dont se réclame Dominique de Villepin, "cela correspond à certaines idées, convictions,
comportements".

L'ancien Premier ministre, qui comparaissait pour complicité de dénonciation calomnieuse, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris jeudi matin. Mais le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a annoncé qu'il faisait appel de cette décision vendredi. Cet appel n'ouvre pas -comme l'affirme la presse d'opposition- la voie à un nouveau procès, courant 2011: il s'ajoute à la décision antérieure des deux condamnés, à 15 mois ferme pour Gergorin et Lahoud.

Dominique de Villepin, qui se dit victime de "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy, affirme que la décision de faire appel a été prise lors d'une réunion à l'Elysée jeudi après-midi -- une "allégation mensongère" selon l'entourage du chef de l'Etat. Le procès devait être ouvert en tout état de cause, du seul fait de la volonté des condamnés en première instance. Le reste est amertume et polémique politicienne qui, ajoutée au coup médiatique de Vincent Peillon-la-honte à l'endroit (mais surtout à l'envers) du service public de télévision, risque fort de démobiliser l'électorat aux régionales de mars prochain.

Michèle Alliot-Marie, ministre de devoir

La Garde des Sceaux a confirmé dimanche 31 que le procureur a pris sa décision seul et "en pleine cohérence" avec ses réquisitions - LIRE PaSiDupes . Il avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende.
"Il l'a dit lui-même et c'est la vérité: le procureur a pris sa décision sans qu'il y ait ni instruction ni incitation de quelque nature que ce soit", a déclaré Michèle Alliot-Marie sur Europe 1. "Je ne laisserai pas faire des choses contraires aux règles et attaquer un magistrat", a-t-elle souligné.

Michèle Alliot-Marie dément formellement la rumeur
A la question: "Nicolas Sarkozy a-t-il donné instruction de faire appel?", Michèle Alliot-Marie -chiraquienne- a été affirmative : "Non, je le dis très clairement."
Elle a en outre précisé qu'elle avait été informée de l'intention de Jean-Claude Marin de faire appel jeudi soir "par les services de la chancellerie".
"Je n'accepte pas qu'on instrumentalise à des fins politiciennes ou des revendications à des fins syndicales la décision du procureur", a insisté Michèle Alliot-Marie.

La compétition Villepin-Sarkozy, que les proches exacerbent par media interposés à quelques semaines d'élections régionales et dans la perspective de la présidentielle, est suicidaire.

Baroin demande à Sarkozy d'interférer dans l'exercice de la justice !

Le député UMP de l'Aube, François Baroin, proche de Dominique de Villepin, a dit espérer un geste d'apaisement et de rassemblement de Nicolas Sarkozy. "Il est inenvisageable que cette situation perdure", a-t-il dit sur Canal+.
"Il faut que le président tourne la page sans attendre (le procès en appel)", a-t-il suggéré, considérant implicitement que le procureur ne serait pas apte à décider seul et en conscience. Persistant dans cette optique insultante, il conseille benoîtement "qu'ils se voient, qu'ils se parlent. C'est au président de la République de faire ce geste de rassemblement. On ne peut pas arriver in fine six mois avant la présidentielle avec un sujet de cette importance qui ne soit pas purgé", a-t-il estimé, appelant la majorité à "faire revenir dans le jeu" Dominique de Villepin. Drôle de jeu !
  • Sur Radio J, le maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a en revanche dénoncé la "mauvaise manière" faite par Dominique de Villepin à l'UMP et lui a lui prédit un échec face à Nicolas Sarkozy.
    "Toutes les divisions à droite de tous temps ont toujours été rejetées. A droite, tous ceux qui ont voulu se présenter contre le leader naturel ont été punis par l'électorat", a rappelé le député UMP des Hauts-de-Seine
    .

    Il est plus que jamais nécessaire que le nouveau procès détermine clairement les responsabilités. Puisque l'opposition a intérêt à dresser les deux rivaux l'un contre l'autre, attendons-nous à ce qu'elle tire le meilleur parti possible de cet affrontement, quitte à ce que la recherche de la vérité en soit perturbée et qu'elle perde un peu de ce qui reste de son crédit-vertu.
  • jeudi 7 janvier 2010

    Philippe Seguin n’est plus

    Avec lui s’en va un peu de la dignité en politique
    Philippe Séguin avait incarné une haute idée du service public.

    Il y avait consacré sa vie. Reste une génération de carriéristes fielleux : des Royal, des Cambadélis, des Mamère ou des Hamon, des vaines prétentions à la bassesse, de l’indigence intellectuelle au vide moral et du populisme à la haine.

    Philippe Séguin, c’était quelqu'un

    Né en avril 1943 à Tunis, il n’a pas connu son père, mort à 22 ans au champ d’honneur. Il est lui-même mort jeudi matin dans les honneurs, comme Premier président de la
    Cour des comptes. Il a succombé à une crise cardiaque à son domicile du XVe arrondissement parisien et son décès vers 7h20 a été constaté par les pompiers appelés sur place.

    Pupille de la nation, Philippe Séguin avait accédé à l'ENA par son seul mérite, pour entrer au secrétariat général de l'Elysée sous la présidence de Georges Pompidou, puis au cabinet du premier ministre Raymond Barre dans les années 1970. Il sera député des Vosges de 1978 à 1986 et maire d'Epinal (1983-1997). Philippe Séguin fut notamment ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement de Jacques Chirac entre 1986 et 1988 et président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997. Philippe Séguin fut l'un des inspirateurs de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995, avant de prendre quelques distances avec l'ancien chef de l'Etat.

    Considéré comme un grand républicain, célèbre pour sa voix caverneuse et ses emportements
    , Philippe Séguin a aussi été le président du Rassemblement pour la République (RPR, père de l'UMP), de 1997 à 1999, date à laquelle il en avait démissionné de manière retentissante, en pleine campagne des Européennes en 1999. Nicolas Sarkozy et Alain Madelin achevèrent la campagne.
    Candidat à la mairie de Paris en 2001, il fut battu par Bertrand Delanoë. Depuis 2004, il était premier président de la Cour des comptes, c'est-à-dire chargé de contrôler l'ensemble des budgets publics.

    Sa droiture et son libre arbitre

  • En 1981, il se mobilise à l'Assemblée nationale pour l'abolition de la peine de mort et sera -avec Jacques Chirac- l’un des rares députés d'opposition à soutenir cette réforme emblématique du Président François Mitterrand. Le PS actuel s’enorgueillit en revanche d’une politique d’obstruction systématique.
  • En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin prend un tournant : il s'engage pour le « non » au traité de Maastricht. Fidèle à la tradition gaulliste, il estime que le traité européen est une menace pour l'indépendance de la France. C'est alors qu’en distinguant de la majorité de son camp qu'il a acquis sa stature de leader de premier plan.

    Aussitôt connu, son décès a provoqué
    de nombreuses réactions

    Le regard de Ph. Séguin, homme ombrageux, de haute stature et de forte corpulence, laissait paraître aussi bien de profondes blessures qu’une immense malice et de petits sourires silencieux. Homme de culture porté sur le cinéma, le sport et l'histoire, il était aussi un admirateur de
    Napoléon III, premier président de la République élu au suffrage universel puis empereur des Français (1852-1870), dont il écrira une biographie. Il est par ailleurs l'auteur de plusieurs ouvrages politiques, dont « Itinéraire dans la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs » (2003). Mais il était également grand amateur de football.

    Le chef de l'Etat s'est recueilli une quinzaine de minutes ce soir au funérarium du cimetière des Batignolles (Paris XVIIe) où repose la dépouille mortelle du premier président de la Cour des Comptes, foudroyé par une crise cardiaque. Il avait été précédé dans ce petit cimetière parisien par l’ancien Président de la République, Jacques Chirac, et par l’actuel Premier Ministre, François Fillon, resté sur place une vingtaine de minutes.

    Sa disparition provoque un vif émoi dans toute la classe politique, qui regrette la perte d'un « exceptionnel serviteur de l'État »
  • Dans l’opposition

    - Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a dit avoir apprécié "ses engagements gaullistes et son ouverture d'esprit, au-delà de nos différences politiques". "Ces dernières années, grâce à son travail admirable à la Cour des comptes, il était devenu pour la République un sage, dont la voix était une référence et une boussole".
    - Le député PS, François Hollande, a jugé sur i>télé que M. Séguin "avait une indépendance de pensée et de caractère. Il n'était pas soumis à son parti, à l'humeur du temps: il disait ce qu'il pensait, ce qui était très rare dans la vie politique française". Comme premier président de la Cour des comptes, "il a montré, y compris dans les derniers rapports qui ont été faits, une grande intransigeance, donc c'est une perte pour la République".
    - Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et natif de Tunis comme lui, dit avoir eu "l'occasion d'éprouver la droiture de cet acteur politique pendant la campagne municipale parisienne de mars 2001", perdue par M. Séguin. "J'en conserve le souvenir d'un adversaire toujours attaché à la dignité et à la loyauté de l'échange démocratique".
    - Le collectif Banlieues Respect a salué dans un communiqué un homme à la "forte personnalité et beaucoup de courage", qui "n'avait pas hésité à critiquer en tant que président de la Cour des comptes, les retards dans le versement des subventions aux associations et le désengagement de l'Etat dans ces quartiers sensibles".
    => L’extrême gauche se tait, de Mélenchon à Buffet, et c’est ce qu’elle peut faire de mieux.
    Désirdavenir Royal n’a pas encore desserré les lèvres.
  • Dans la majorité

    - Nicolas Sarkozy a noté que "tous ceux qui l'ont connu (...) garderont le souvenir d'un homme particulièrement attachant, d'un homme à l'intelligence rare, d'un homme au tempérament chaleureux et généreux, d'un homme entier et absolument passionné. Passionné par le sport et l'histoire politique dont il était l'un des plus fins connaisseurs. Passionné surtout par la France, sa République et son Etat, il a consacré toute sa vie, toute l'étendue de ses talents et la force exceptionnelle de ses convictions à la chose publique."
    - Le Premier ministre François Fillon, très ému, a dit perdre "un ami et la France perd l'un de ses plus grands serviteurs et l'une des ses plus belles voix politiques. Une voix tonitruante, profonde, toujours féconde, une voix aussi parfois tourmentée". "Philippe était fier et inclassable mais il était fidèle aux valeurs du gaullisme, comme on est fidèle à une épopée qui exige de tout donner", il "avait la passion de la France".
    - Jacques Chirac a souligné qu'à "Epinal comme à l'Assemblée nationale, au gouvernement, comme à la tête de la Cour des comptes, Philippe Séguin aura toujours su batailler pour faire triompher ses fortes convictions, en ayant toujours à coeur d'améliorer la situation des plus fragiles et de renforcer le poids et la grandeur de notre pays. Avec lui, les mots de République, de Nation et d'Etat prenaient tout leur sens".
    - Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a dit de son prédécesseur que "c'était un homme d'une immense valeur, respecté et estimé de tous, avec bien sur son caractère entier, parfois colérique, mais extraordinairement attachant, un homme bon et honnête". Il fut "un grand président de l'Assemblée nationale. Il a profondément modifié le travail de l'Assemblée, il a créé la session unique".
    - Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, a estimé sur i>télé que Philippe Séguin avait été "un excellent et remarquable président de l'Assemblée (...), un excellent président de la Cour des comptes, parce qu'il était passionné". "Il avait des amitiés, des convictions mais il voulait rester libre et indépendant". Il avait "une haute idée du combat politique, il respectait ses adversaires comme ceux-ci le respectaient".
    - Alain Juppé, maire de Bordeaux, a avoué sur Europe-1 avoir "eu parfois des divergences fortes, (...) mais cela ne diminuait pas la très profonde estime que j'avais pour lui, parce que c'était un homme d'une très grande intelligence, qui avait le sens de l'Etat, beaucoup de hauteur de vue, une très grande exigence morale". "Il avait très certainement la stature, la compétence, l'intelligence, le caractère pour assumer les plus hautes fonctions".
    - Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a salué "la mémoire d'une des plus grandes figures du gaullisme social". "Attaché au rayonnement de l'université et de la recherche française en Europe et dans le monde, il a notamment oeuvré pour améliorer l'organisation de la recherche française", a-t-elle souligné, rappelant "le soutien qu'il lui a apporté tout au long de la réforme des universités".
    - Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a jugé que "la Lorraine perd un compagnon fidèle et dévoué, les gaullistes un chef de file convaincu et intransigeant, la France un homme d'Etat et un monument". "Philippe Séguin s'est toujours démarqué par son exigence, son caractère et son charisme, au-delà des clivages politiques", a-t-elle souligné, rappelant qu'il fut "l'un des premiers à avoir soutenu l'abolition de la peine de mort en 1981".
    - Roger Karoutchi, député UMP et ancien proche collaborateur, a jugé sur France Info que "la République est orpheline ce matin d'une de ces plus grandes voix, et d'un de ses plus grands défenseurs". Philippe Séguin "était décrit comme méditerrannéen, avec un caractère très fort, c'est vrai", mais il était "un homme de conviction, il n'y en a plus beaucoup, un homme de rigueur".
    - L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a estimé sur RTL que Philippe Séguin "aurait pu encore avoir un rôle de tout premier plan. (...) mais c'était un homme qui n'avait pas une ambition personnelle, il avait une ambition pour la France, il voulait servir." Il "aurait été certainement un excellent Premier ministre et il avait l'étoffe d'être un chef de l'Etat".
    - L'ex-président Valéry Giscard d'Estaing a jugé sur France Info qu'il "était très actif à la tête de la Cour des comptes où il avait introduit un langage nouveau. On l'avait entendu s'exprimer sur des sujets sensibles avec beaucoup d'honnêteté (...) C'est un homme de talent, un esprit libre, ce qui est rare (...) Il appartenait à la culture du gaullisme social". Par ailleurs, il a "marqué très fortement" la fonction de président de l'Assemblée nationale, où il a prononcé des "discours remarquables".

    Les obsèques auront lieu lundi dans un lieu encore indéterminé, a-t-on appris auprès de la Cour des comptes.
  • dimanche 19 avril 2009

    Hadopi: rappelez-vous à gauche le couac socialiste sur le PACS !

    L'UMP n' a pas le monopole des couacs parlementaires

    Le couac de la majorité sur la loi "Création et internet" a des précédents

    Le guet-apens dans lequel est tombée la majorité à l'Assemblée Nationale, jeudi 9 avril, est plutôt rare dans une Ve République où le gouvernement a très souvent disposé d'une majorité absolue des députés. Ainsi, les socialistes étaient-ils majoritaires au Palais Bourbon lors des débats sur le Pacs. Et pourtant...
    Revenons sur l'un de ces antécédents où, pour reprendre le mot de Jean-Louis Debré lors du débat sur le Pacs en 1998, "l'opposition est devenue majoritaire et la majorité minoritaire".

    9 octobre 1998 : le PS mis en minorité sur le Pacs

    C'était déjà un vendredi, jour où les députés rentrent traditionnellement passer le week-end dans leur circonscription...
    Or, ceux du RPR, qui tiennent leurs journées parlementaires à Paris ce week-end là. Une bonne occasion pour déposer une exception d'irrecevabilité, portée par Jean-François Mattéi (DL), sur un projet de loi qui suscite un enthousiasme modéré même au sein du PS. Le président de séance, Yves Cochet, ne procédera même pas à un décompte des voix tant la supériorité numérique de la droite est apparente dans l'hémicycle, où une grosse centaine de députés sont présents.
    Le Pacs sera néanmoins voté un an plus tard, comme le sera sans doute à la fin avril 2009 la loi Hadopi portée par Denis Olivennes (ex-patron de la FNAC et toujours patron du Nouvel Observateur, magazine ancré à gauche).

    A la différence du PS, le RPR (UMP) avait le style

    En 1998, le RPR avait eu la manière que le PS n'a pas eue en 2009.

  • Ceux qui n'étaient pas encore l'UMP ne s'étaient pas abaissés à une entourloupette de Grand Guignol. Les journées parlementaires RPR à Paris étaient en effet une raison honnête de rester dans la capitale et à l'Assemblée Nationale. L'opposition n'avait pas eu alors besoin de se dissimuler derrière un rideau pour tromper la majorité et surgir dans l'hémicycle au moment du vote.
  • Au cours de la journée des dupes du 9 avril 2009, l'opposition socialiste actuelle a trompé la confiance de la majorité. Le PS a reçu d'elle les renseignements sur le nombre de députés UMP encore présents dans l'hémicycle et pour pouvoir leur opposer juste un peu plus d'élus d'opposition que nécessaires pour rejeter le projet de loi Hadopi.

    C'était bas

    Mais la presse éthique, que l'on dit toute acquise à la majorité, s'en est gargarisée !
    Les bassesses parlementaires réjouissent les anti-parlementaires de la gauche, qu'elle soit anti-démocratique ou ...républicaine.