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lundi 19 février 2018

Les féministes Schiappa et de Haas s'emplâtrent

'Fact checking' de la ministre : un homme sur deux est un agresseur"? 

"Non", réplique la ministre à la manipulatrice Caroline de Haas

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Agressive et arrogante, Haas porte sa sottise sur son visage
Invitée à commenter la désinformation de la "militante féministe" Caroline De Haas, qui avait jugé qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur sexuel, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa s’est inscrite en faux.

"Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a taclé Schiappa, en lieu et place des 'fact checkeurs' de la presse partisane, Antoine Krempf (Radio France), Désintox de Libération ou Decodex du journal Le Monde qui épargnent les activistes…

Qui du père ou du frère de Caroline de Haas est un harceleur ?

"D’aucune manière ça ne peut être un homme sur deux. Cela voudrait dire qu’il y a plus d’agresseurs sexuels que de femmes violées, ironise-la sous-ministre. Que tous les viols survenus seraient à chaque fois des viols en réunion. Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a-t-elle ainsi 

"C’est inopérant et contre-productif de jeter en l’air des chiffres […]. Ou on a une parole construite étayée par des études et des recherches, ou alors on lance des interrogations et un grand débat public sur comment on peut quantifier […] Mais là, je trouve ça dangereux et cela brouille le message qu’on veut faire passer", a-t-elle enfin indiqué.

Ces commentaires ont le mérite d'exister, mais de
Haas ne s'arrêtera pas là ? Ceux et celles qui connaissent cette activiste savent qu'elle n'est pas fiable et ne lui accordent aucun crédit.
Le seul ennui avec elle, c'est qu'elle est haineuse et nuisible: il faut donc que  ses agissements soient dénoncés et qu'elle disparaisse des media. Or, les media  - fact checkeurs et décrypteurs - ne jouent pas leur rôle...

mercredi 11 octobre 2017

Hulot, ministre suspect de noyautage de la médiation sur Notre-Dame-des-Landes

Ministre d'Etat interpellé sur les liens de sa fondation avec l'aéroport de N-D-des-Landes

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, avait affirmé vouloir "remettre les choses à plat"

Des médiateurs ont jusqu'à la fin de l'année 2017 pour donner au gouvernement leur expertise sur la pertinence écologique de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Pour l'heure, il apparaît que les trois experts seraient unanimement en faveur de l'option alternative à l'aéroport Ayrault : l’adaptation de l'aéroport de Nantes. 
Mais, lors de la séance de questions au gouvernement du mardi 10 octobre le député UDI de la Mayenne Yannick Favennec (Les Constructifs, juppéiste) a interpellé Nicolas Hulot au sujet des membres de cette médiation et surtout des partenaires qu'ils choisissent, dont certains sont proches de la Fondation Hulot. 


"Monsieur le ministre, quand allez-vous arrêter de nous embrouiller sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?" demanda Yannick Favennec.
"Les médiateurs que vous avez nommés ont demandé à la société Carbone 4 une expertise complémentaire sur le bilan carbone des deux options possibles [...]. Or, deux des dirigeants de cette société sont des personnalités que vous connaissez très bien. Au même titre qu'un des trois médiateurs, Jean-Marc Jancovici siège au comité stratégique de la Fondation Hulot. Alain Grandjean siège quant à lui au conseil scientifique de votre fondation. Vous lui avez d'ailleurs remis la légion d'honneur. [...] 
L'appartenance de ces deux personnalités à la Fondation Hulot créé la suspicion sur l'indépendance de leurs futures conclusions. Si on y ajoute que messieurs Grandjean et Jancovici ont pris des positions personnelles contre Notre-Dame-des-Landes, alors, monsieur le ministre, Notre-Dame-des-Landes, réelle médiation ou véritable manipulation ? 

Le ministre d'Etat Nicolas Hulot a répondu avec mépris

Le numéro 2 du gouvernement n'a pas apprécié la question et a répliqué "peu importe" à l'élu, lui qui n'est l'élu de nulle part et qui, comme le président Macron, appartient à la société civile. 
Nicolas Hulot, 62 ans, n'arrive d'ailleurs pas à cacher son embarras, au point d'écorcher le nom du député Les Constructifs. "Monsieur le Président, Mesdames Messieurs les députés, Monsieur le député Favenne... ['Favennec', entend-on dans l'hémicycle] Peu importe. [Nicolas Hulot est hué].

Il traite à leur tour avec mépris les élus de la nation qui le corrigent alors : 
"Peu importe parce que votre propos est lourd d'insinuation. 
Pardon de vous le dire, mais je vous demanderai de faire la démonstration que j'ai, en quoi que ce soit, participé de près ou de loin, non seulement à la nomination des experts, mais à la demande de ces experts de désigner Carbone 4 pour faire cette évaluation. [...] Pour tout vous dire, je l'ai découvert en ayant connaissance de votre question. [...] Je me plierai à la décision du gouvernement qui sera consécutive au travail de cette médiation, qui a pour vocation d'étudier en toute indépendance, et je peux le garantir, toutes les alternatives."
Nicolas Hulot s'est toujours clairement opposé à ce projet d'aéroport, persuadé qu'il existe "d'autres alternatives". La médiation "en fera la démonstration" avait-il assuré en mai dernier.

Deux médiateurs sont des mentors de Nicolas Hulot

Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant, 
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collabora (2001-2010) avec l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, établissement public à caractère industriel et commercial) placé sous la tutelle des ministres chargés de la recherche, de l'écologie et de l'énergie, pour la mise au point du bilan carbone dont il est le principal développeur.

En 2001, il entre au comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, puis en 2005 au comité stratégique de cette même fondation. Il y est coauteur du Pacte écologique, signé par les différents candidats à la présidentielle de 2007.

En 2007, il participe en tant que personne morale associée au groupe 1 du Grenelle Environnement : "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie".
En 2007, il fonde également le cabinet Carbone 4 avec Alain Grandjean, avec lequel il publie.

Il est membre du conseil scientifique du Service de l'Observation et des Statistiques (SOES) du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer.
Il est constamment invité à participer à des débats de radio et de télévision, en qualité d'expert, sans précisions de ses liens avec le pouvoir depuis environ six ans. 


Alain Grandjean, fondateur et associé de Carbone 4 
Alain Grandjean - 2009.jpg
(cabinet de conseil et d'études sur le carbone), est membre du comité de veille écologique et du comité stratégique de la fondation Nicolas-Hulot depuis 2005.


Il a participé à la rédaction de la partie 'Taxe carbone' du 'pacte écologique' de Nicolas Hulot.

Il fut le représentant de la fondation Hulot à l’atelier 1 (Énergie-climat) du 'Grenelle de l’environnement'. 

Accessoirement, avec Pascal Canfin et Gérard Mestrallet, il co-présida la "mission sur le prix du carbone au niveau européen" commandée par Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement et présidente de la COP.


Mais Hulot garantit qu'il n'avait pas connaissance de leur participation à la médiation.

mercredi 16 novembre 2016

Mediapart (re)dit que Takieddine a dit avoir remis de l'argent libyen à Sarkozy

Le site trotskiste ressort une vieille diffamation à la veille du 1er tour de la primaire à droite

Agit-prop anti-Sarkoziste
Plenel, accusateur public
L'homme d'affaires Ziad Takieddine relance son accusation sur le site Mediapart d'Edwy Plenel (ci-contre, connu pour son complotisme et ses campagnes contre des personnalités de premier plan). Il prétend avoir remis trois mallettes d'argent libyen à Claude Guéant et à Nicolas Sarkozy avant la campagnes présidentielle de 2007, ce que l'ancien chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne démentent formellement.
Dénonçant une "manipulation" politique à l'heure du premier tour de la primaire de la droite, les avocats des deux cibles de la gauche révolutionnaire ont annoncé des poursuites contre l'intermédiaire franco-libanais.
Le nom de l'accusateur a souvent été mêlé à des affaires politico-financières. Ainsi, à l'été 2011, alimenta-t-il le journal trotskiste en ligne Mediapart qui le mis en vedette dans plusieurs dossiers impliquant des responsables ministériels français. Mais le site est connu pour son activisme révolutionnaire, tapant à droite comme à gauche, lançant l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010, dans laquelle Nicolas Sarkozy bénéficia d'un non-lieu et Éric Woerth de la relaxe, ou celle de la fraude fiscale du ministre du Budget de Hollande, Jérôme Cahuzac (2012-2013), lequel fut mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de ses fraudes fiscales. Le 5 septembre 2016, lors de l'ouverture de son procès, Cahuzac révéla que le premier de ses comptes en Suisse avait été ouvert en 1992 en vue du "financement [occulte] d'activités politiques" au profit de l'ex-premier ministre PS Michel Rocard, que celui-ci aurait ignoré jusqu'à sa mort, justement survenue deux mois plus tôt (juillet 2016)...
Plaintes en diffamation

Les avocats des deux diffamés ont annoncé des poursuites contre le marchand d'armes franco-libanais. Sans nommer l'extrême gauche révolutionnaire, ils dénoncent une "manipulation".
En 1994, alors que François Mitterrand était président de la République et Édouard Balladur, Premier ministre, Takieddine fut mandaté par la France pour négocier deux importantes ventes d'armes: l'opération Sawari II avec l'Arabie saoudite portant sur la livraison de frégates et le contrat Agosta portant sur la vente de sous-marins au Pakistan, pour 5,4 milliards de francs. Dès lors, le marchand d'armes en Libye, en Arabie Saoudite et au Pakistan est soupçonné d'avoir tenté de financer une partie de la droite française.En avril 2012, Ziad Takieddine dut faire face à une nouvelle mise en examen : il est accusé de "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995 remportée par Jacques Chirac.En septembre 2012, Takieddine porta plainte contre l'ex-Premier ministre Édouard Balladur devant la Cour de justice de la République pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de cette affaire.
Le site d'opinion Mediapart a réalisé un entretien filmé des accusations de Ziad Takieddine, diffusé mardi. Takieddine, déjà mis en examen dans d'autres dossiers, assure que, dans le dossier Agosta, le montant total de ces remises d'argent s'élevait à 5 millions d'euros.
Aujourd'hui, le Druze franco-libanais s'en prend violemment à l'ancien chef de l'Etat, au moment cette fois où il est candidat à la primaire présidentielle de la droite pour 2017, dont le premier tour aura lieu dimanche prochain. 

Mediapart agite le drapeau rouge Takiéddine à des fins politiques

"Pourquoi et comment se fait-il qu'un type comme celui-là puisse prétendre encore une fois à la présidence de la République ?" interroge le marchand d'armes.
 
"Le peuple français doit réagir, ça va exploser", lance Takieddine dans cet entretien enregistré le 12 novembre chez lui à Paris par le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci (KM Productions, propriété de l'italien Zodiak Media et lié à Canal+ avec "Le Grand Journal" et plusieurs soirées événementielles) et une équipe de l’agence de presse télévisuelle Premières Lignes. Or, à l’initiative d’Elise Lucet en 2011, cette agence dite "indépendante", mais dirigée par les journalistes militants Luc Hermann et Paul Moreira, est responsable du magazine Cash Investigation sur France 2, à la satisfaction de la gauche radicale.

Ziad Takieddine 
déclare avoir remis de l'argent à deux reprises en 2006 à Claude Guéant
, lorsque ce dernier était directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur qu'était Nicolas Sarkozy, dans son bureau de la place Beauvau, puis une troisième fois, en janvier 2007, au candidat à la présidence en personne, dans l'appartement privé du ministre.

"Nicolas Sarkozy oppose un démenti formel à ces nouvelles allégations", déclare son avocat, Me Thierry Herzog
, dans un communiqué. "Des poursuites judiciaires seront donc engagées en réponse à cette manipulation grossière", ajoute-t-il. A son communiqué, le défenseur a joint deux extraits d'un procès-verbal d'audition de Ziad Takieddine après une précédente plainte en diffamation à l'encontre de Nicolas Sarkozy, dans laquelle l'accusateur précisait n'avoir rencontré l'ancien chef d'Etat qu'à deux reprises, en 2002 et 2003.

L'avocat de Claude Guéant a lui aussi démenti les propos de l'homme d'affaires
et annoncé le dépôt d'une plainte en diffamation. "Claude Guéant a toujours été très clair. Il n'a jamais de près ou de loin perçu, ou entendu parler du moindre centime d'argent libyen en soutien de la campagne de Nicolas Sarkozy", a dit Me Philippe Bouchez El Ghozi. Il l'a maintes fois répété devant la justice".

Christiane Taubira a couvert une information judiciaire contre X ouverte le 19 avril 2013 par le parquet de Paris sur un éventuel financement libyen de la campagne de l'UMP en 2007. 
Elle porte sur les chefs de "corruption active et passive", "trafic d'influence, faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Depuis trois ans et six mois, la gauche et l'extrême gauche instrumentalise le soupçon, avec l'espoir d'un impact politique sur l'électorat.

Ziad Takieddine avait déjà accusé Nicolas Sarkozy devant la justice ou la presse d'avoir bénéficié de largesses de Tripoli mais le marchand d'armes n'a jamais donné du poids à ses accusations en précisant avoir lui-même livré de l'argent. Le Druze est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours dans la montagne libyenne. Avec Mediapart, l'un de ses avocats, Jean-Claude Guidicelli, juge évidemment ses déclarations crédibles. Il a le sentiment que "ça ne s'invente pas." Et de juger, en attendant les preuves, qu'"il se met lui-même dans de sales draps [en avouant avoir transporté l'argent] et on peut considérer qu'il a pesé le pour et le contre", a-t-il raconté à la presse assoiffée de racontars. 
En mars 1995, Me Jean-Claude Guidicelli, avocat au barreau de Toulon, qui avait été suspendu pour un an pour avoir fait transmettre les photocopies du dossier d'instruction d'un client détenu, Lucien Ferri, accusé d'avoir tué Yann Piat, députée FN (puis UDI) du Var, le 25 février 1994, a bénéficié d'une grâce présidentielle sur décision du président François Mitterrand.
Sans aucun élément nouveau, la volonté de nuire est avérée
Mediapart relance Takiéddine avec une demande d'entretien où l'ex-homme de l'ombre livre un luxe de détails. L'intermédiaire dit avoir "découvert des choses qui ne méritent plus d'être cachées" et avoir remis un mémoire à la Justice, raison pour laquelle il se sent "libre de parole". Si tel était le cas, ne serait-il pas tenu au devoir de réserve le temps que l'affaire suive son cours ?  

Incité à dire si Nicolas Sarkozy savait ce que contenait la mallette d'argent que l'entremetteur avait déposée dans son bureau, il répond "bien sûr" et ajoute qu'ils avaient parlé de l'affaire des infirmières bulgares (1999-2007) détenues en Libye et libérées au tout début du mandat de l'ancien président. 
Une action humanitaire bulgare était venue en aide à plus de 400 enfants soignés à l'hôpital de Benghazi à la suite de transfusions sanguines infectées par le VIH. Lors d’un des procès, les infirmières bulgares et le médecin palestinien dénoncèrent leurs conditions de détention et la pratique de la torture par leurs gardiens. D'abord condamnées à mort, leurs peines furent commuées en prison à vie mais les cinq infirmières et le médecin furent finalement extradés vers la Bulgarie après de longues tractations menées par l'Union européenne et rapatriés dans un avion français ou se trouvaient la femme du Président français, Cécilia, et Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée.
Les faits allégués par Ziad Takieddine ont déjà été évoqués en 2012
Mediapart rappelle que l'ancien chef des services de renseignement et beau-frère de feu le dirigeant libyen Kadhafi, Abdallah Senoussi, a également porté des accusations lors de son audition par le procureur général libyen à la demande de la Cour pénale internationale.
L'ancien proche du dictateur libyen y aurait affirmé avoir "personnellement supervisé le transfert" d'une somme de 5 millions d'euros qui auraient été dégagés "pour la campagne du président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007", écrit le site du trotskiste Edwy Plenel.
Pendant les années 1980, Abdallah Senoussi était responsable de la sécurité intérieure de la Libye du dictateur, à une période où nombre d'opposants au régime étaient exécutés. En février 2011, au début de la révolte contre le régime de Kadhafi, il mena une répression violente contre le soulèvement de Benghazi, une tuerie qui fait l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale, qui aboutit le 27 juin 2011 à un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité à l'encontre de l'interlocuteur de Mediapart. Le 17 mars 2012, le témoin de moralité, selon E. Plenel, est arrêté à l’aéroport de Nouakchott (Mauritanie) en provenance de Casablanca avec un faux passeport malien. Le 5 septembre 2012, il est remis par la Mauritanie aux autorités libyennes.
Le Libyen alla jusqu'à préciser que ce transfert avait été réalisé "via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur", donc Claude Guéant, et "un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d'origine libanaise installé en France". 

L'oncle de Amal Alamuddin - la femme de George Clooney - et défenseur de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks ou de la milliardaire et ancienne Premier ministre ukrainien Ioulia Tymochenko, Ziad Takieddine a été mis à plusieurs reprises en examen en France, notamment dans le volet financier de l'affaire Karachi pour laquelle le parquet général de Lyon a requis le 5 novembre son renvoi en correctionnelle avec cinq autres personnes.

jeudi 18 août 2016

Jacqueline Sauvage se dit épuisée mais la condamnée veut rester en prison

Jacqueline Sauvage renonce à faire appel de son maintien en prison  

Condamnée manipulée à des fins politiques

"Épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre", Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour l'assassinat de son mari violent, a renoncé à faire appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle. "Notre cliente a décidé de se désister de l’appel qu’elle allait interjeter contre ce jugement", ont indiqué jeudi les avocates femmes de Jacqueline Sauvage. 

La gauche radicale tente d'empoisonner le Flanby

Elle "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n’est pas dans cet état d’esprit", ont opposé les avocates. 

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à cette femme devenue un symbole des violences conjugales et partiellement graciée par un François Hollande incapable de prendre une décision nette et franche

Sa mère ne "croit plus en la justice," a lancé Carole Marot, une des filles de Jacqueline Sauvage, au micro de BFTMV. "Elle n’en peut plus de se justifier sans arrêt. Elle ne fera plus de demande de libération conditionnelle et attendra la fin de sa peine", a-t-elle ajouté.
Le Parquet, représentant le ministère de la Justice, qui soutenait une libération conditionnelle, ne fera pas non plus appel : une telle démarche était en effet, sur le plan de la procédure, conditionnée à un appel de la défense qui joue le jusqu'au-boutisme politique. Du fait des réductions de peine automatiques, Jacqueline Sauvage pourrait sortir en 2018, a expliqué la procureure de Melun. Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d’assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses enfants. 

Médiatisation féministe

Un cabinet qui ne pratique pas la parité hommes-femmes
Lacondamnation de la sexagénaire avait suscité une vague de mobilisation, singulièrement féministe, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. 
Le chef de l’État lui avait accordé le 31 janvier une grâce "partielle", notamment de la période de sûreté, ce qui lui avait permis de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Depuis trois ans, Janine Bonaggiunta 
et son associée Nathalie Tomasini 
consacrent leur temps à défendre
les femmes battues
Dans sa décision et malgré la manipulation que subit la condamnée instrumentalisée pour la défense d'une cause qui la dépasse, le TAP de Melun a notamment reproché à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s’interroger sur son acte". Il a estimé qu’elle ne peut "prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation [ou politisation] des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire". Une condamnation à peine voilée de l'activisme de son entourage.

Ses avocates avaient dénoncé un "véritable acharnement judiciaire". Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta, avocates de la défense (ci-dessus), mettent en cause les magistrats "qui probablement règlent leurs comptes, car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l’ensemble de la profession".
Or, la presse rapporte que si, en 2010, les deux avocates Me Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se sont trouvées, c'est qu'elles partageaient des rancoeurs similaires qui les portèrent à décider de rattraper vingt ans de retard. "On était mal en point". La dernière sortait d’une longue procédure visant à obliger son ex à reconnaître la paternité de leur fils et la première, Janine Bonaggiunta, traversait une période difficile avec son mari.

"Je vais tenir. On va continuer à se battre", fait-on dire à la condamnée

Après cette décision,
les "soutiens" (ou manipulateurs) de Jacqueline Sauvage ont lancé une nouvelle pétition en ligne pour réclamer sa "libération immédiate". Dans le respect de la Justice, bien évidement ! Elle a recueilli à ce jour près de 215.000 signatures. 
L’une des marraines de l’association 'Ni putes ni soumises', la comédienne féministe Eva Darlan (ci-contre, à gauche), a très vite réagi, dénonçant "une justice incroyable," sur France Info
La comédienne a ainsi laissé éclater son indignation: "C'est absolument monstrueux (...) C'est une marque forte de dire qu'on ne touche pas au mec qui cogne". De tout cœur avec Jacqueline Sauvage qu'elle soutient depuis le début de l'affaire, cette habituée de l'émission radiophonique 'Le Tribunal des flagrants délires' décide : "Elle a payé, ça va. Ça fait quatre ans qu'elle est en taule, elle peut sortir," justifiant l'auto-justice. Voulant continuer le combat, elle prévient : "On va recommencer à aller dans la rue, recommencer à faire des pétitions, recommencer à faire du barouf."

Des responsables politiques, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo et François Bayrou (Modem), se sont laissés aller à critiquer une décision de justice "incompréhensible", selon eux.

Abus de faiblesse sur personne vulnérable

Les "shérifs" de ces dames
Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, d’avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d’enfer conjugal. Lors de son procès, ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, entrepreneur d’une société de transport, tué à l’âge de 65 ans. Toutes trois auraient été violées, battues comme l’était leur mère. Leur frère, également victime des violences de son père, s’était suicidé la veille du jour où Jacqueline Sauvage a tiré sur son mari. 

L’avocat général avait estimé que la légitime défense n’est "absolument pas soutenable". Le silence prolongé de cette mère est d'autant moins compréhensible quand l'insoutenable horreur a frappé ses propres enfants sur la durée.


mardi 26 janvier 2016

Sur l'emploi, Hollande, pas mieux que sa ministre el-Khomri sur le CDD ?

Hollande s'est planté sur la durée de l'indemnisation chômage: bourde ou manipulation ?

La presse militante n'a pas ébruité la boulette commise par le chef de l'État lors de la présentation de son plan pour l'emploi, lundi 18 janvier.
Vers une indemnisation du chômage raccourcie 
et son montant amputé ?
Le 'bras cassé' avait pourtant préparé son discours ! C'était rédigé... Il avait bien pesé chaque mot. Le texte a bien dû être lu et relu une bonne dizaine de fois par plusieurs de ses éminents collaborateurs, experts et analystes de haute volée. 

Mais, tout porte à croire que l'"audacieux" foudre de guerre et "protecteur des Français" s'est malgré tout planté. L'erreur,  supposée ou réelle, officiellement propagée lundi 18 janvier sous les ors de l'Elysée, a aussitôt été minimisée en "approximation". "Je rappelle qu'en France, la durée d'indemnisation (du chômage) est la plus longue d'Europe", a-t-il clamé lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi. 

En fait, ce que raconte Hollande est faux. 

Dans notre pays, cette durée pour les moins de 50 ans est de vingt-quatre mois (et jusqu'à 36 mois d'indemnisation pour les plus de 50 ans), comme en Espagne ou au Danemark. Au Pays-Bas, elle court jusqu'à trente-huit mois.  
VOIR et ENTENDRE non pas le lapsus, mais la bourde présidentielle:



Hollande : « En France, la durée d... par publicsenat

Quoi qu'en pensent les services "compétents de l'Elysée, c'est donc aux Pays-Bas que la durée d'indemnisation chômage est la plus longue
. En France, comme au Danemark (état-providence) et en Allemagne, cette durée peut aller jusqu'à 24 mois). En Belgique, la durée d'indemnisation est illimitée (le chômeur touche une allocation dégressive pendant 48 mois, puis une aide forfaitaire sans durée).

Quant au montant de l'aide aux chômeurs, il ne permet pas davantage au socialiste Hollande de vanter les vertus de sa politique sociale, si on considère le taux de remplacement net. Il s'agit en substance de la part de son ancien salaire que touche un demandeur d'emploi. Dans les premiers mois de chômage, cette part atteint 90% au Danemark, 75% aux Pays Bas, l'Espagne ou la Belgique font aussi mieux que la France, où le taux est plafonné à 57% de l'ancien salaire.

Ca sert à quoi que le service public emploie Antoine Krempf à "scruter, décortiquer et vérifier la parole publique" dans son 'Vrai du Faux' sur France Info, si il n'ergote que sur les propos de l'opposition.

Le président est en fait pris en flagrant délit de mensonge 

Il a une mauvaise intention derrière la tête. 
Pour favoriser le retour à l’emploi, Macron veut modifier les règles d'indemnisation chômage et à Davos Manuel Valls a souhaité une "réforme ambitieuse" de l'indemnisation chômage.

Le ministre des Relations avec le parlement, Jean-Marie Le Guen, a parlé d'une nécessité de se montrer courageux face à la question des allocations Paul Emploi (comprendre Pôle Emploi). "Un peu pour des raisons financières, mais aussi pour mobiliser plus de moyens pour la formation des chômeurs, il est assez vraisemblable qu'il faut un petit peu changer les paramètres de notre assurance chômage", a-t-il déclaré sur la chaîne Public Sénat mardi 12 janvier. Cette idée avait déjà été évoquée par Manuel Valls il y a un an.
VOIR et ENTENDRE Jean-Marie Le Guen assurer qu' il faut "un p'tit peu changer les paramètres":

Hollande joue-t-il à l'idiot du village ?

Le montant de l'allocation est compris entre 57 et 75% du salaire brut et c'est trop, selon le patronat qui réclame notamment une dégressivité progressive des aides. "Cela peut inciter les demandeurs d'emploi à rentrer plus vite sur le marché du travail. Tous les pays en Europe qui ont mis en place un système incitatif, à savoir dégressif, retrouvent une mobilité au niveau du marché", selon François Asslin, président de la CGPME. 

La proposition est rejetée par les syndicats alors qu'une réforme des assurances chômage doit être négociée au printemps.
Le 18 janvier, Hollande manipulait donc l'opinion en présence des acteurs économiques satisfaits et avec la complicité des analystes proches du pouvoir et des décrypteurs sourds et muets de la presseL'indemnisation du chômage va-t-elle être revue à la baisse?

vendredi 11 septembre 2015

Où en est l'affaire de la petite Chloé, enlevée, tuée et violée à Calais ?

Au point mort, l'affaire rebondit: on accuse les vigilants de demander des comptes...

Le meurtre d'une fillette instrumentalisé par des "anti-migrants"?

Ils sont accusés de manipulation pour avoir appelé un chat un chat
Depuis mercredi, les internautes relaient un article datant d'avril dernier sur le meurtre de Chloé, 9 ans, à Calais, par un Polonais de 38 ans, Zbigniew Huminski, nouvellement arrivé de son pays situé dans l'espace Schengen. Cinq mois après le crime, est-il juste de s'inquiéter de savoir si la justice suit bien son cours? Il semble pourtant que le lecteur de France 3 Nord Pas-de-Calais doive rester à sa place, celle de consommateur passif et manipulé. Il fait en effet problème à la chaîne que des citoyens vigilants ont modifié le titre "pour créer un amalgame avec les réfugiés", selon l'accusation. La faute des accusés aurait été, à leur décharge, de réclamer un suivi de la justice qui est rendue au nom du peuple, et à leur charge, d'assimiler un assassin polonais, à des migrants syriens, irakiens, érythréens ou afghans dont nul ne sait vraiment s'ils sont d'authentiques réfugiés politiques, de vrais rebelles ou de dangereux terroristes islamistes.  La seule faute des citoyens vigilants est d'avoir conservé la référence à la chaîne d'information dont ils ont modifié le titre -pour le rendre plus explicite, à leurs yeux-, avant de le poster sur Facebook.

L'actualité souligne la dérisoire susceptibilité de France 3.  En effet, l'ONU fustige justement Hollande qui, dans le même temps, expulse des Rom, mais accueille des Syriens à bras ouverts. Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, appelle Valls à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive"...

Les annonceurs ne doivent pas se leurrer
La rédaction web de France 3 Nord Pas-de-Calais s'est émue mercredi d'un pic d'audience inespéré sur son site. "On a pensé au début qu'il s'agissait d'un article du jour sur la prise d'otage en prison [de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais]. On est tombés des nues quand on a découvert que l'audience provenait d'un article datant du 16 avril dernier, sur le meurtre de la petite Chloé. Il cumulait à lui seul 80.000 vues en une journée", confie à BFMTV.com l'un des journalistes, qui préfère manifestement garder l'anonymat.

La question est de savoir si, une fois tombée dans le domaine public, une  info appartient ou non à tous

Le sens exacerbé de la propriété peut surprendre venant du SNJ
Passé l'effet de surprise, les journalistes ont voulu comprendre pourquoi cet article refaisait surface, cinq mois après sa publication, écrit Alexandra Gonzalez, pour BFMTV. "En tapant quelques mots-clés sur les réseaux sociaux, on a fini par tomber sur une capture d'écran d'un post Facebook", poursuit le journaliste du service public.
"L'article a en effet été publié sur le réseau social, mais son titre a été sciemment modifié", répète  BFMTV, derrière son confrère anonyme. "La nuance est subtile, mais suffisante pour attiser la haine des anti-migrants", assure Alexandra Gonzalez qui, pour étayer son accusation, fournit un lien faisant état de "252 attaques contre des centres d'hébergement... en Allemagne, soit plus d'une par jour. Ce qui participe à l'augmentation des violences anti-migrants: "Dans la grande majorité des cas, on ne sait pas qui met le feu à un centre d'hébergement, qui tire dessus, qui fait des graffitis avec des croix gammées", a expliqué à BFMTV Robert Lüdecke, de la fondation Amadeu Antonio contre le racisme. Question 'amalgame', la jeune stagiaire  journaliste depuis 8 ans, et BFMTV ont-ils des leçons  à donner ?