POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est libération conditionnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est libération conditionnelle. Afficher tous les articles

lundi 25 mars 2019

Militante d'Attac blessée à Nice : Macron prend de haut une septuagénaire qui pourrait être sa femme

Le blanc-bec fait la leçon de morale de trop à une retraitée blessée dans une charge de police 

La polémique enfle autour des propos tenus par Macron à une "victime collatérale" de la répression policière lors de l'Acte XIX en région

Résultat de recherche d'images pour "LEGAY au sol"

Les conditions dans lesquelles une militante altermondialiste de 73 ans a été blessée samedi lors d'une charge des forces de l'ordre ne sont pas élucidées.
Ce qui n'empêche pas Macron d'attiser le scandale, estimant notamment que sa  fragilité présumée due à l'âge aurait dû inspirer à cette femme de rester à la maison - à faire du tricot, avec la bénédiction de la Madelon Schiappa - plutôt que de manifester dans un périmètre interdit. Car c'est nouveau cette semaine, certains espaces en France sont devenus des zones 

Deux jours après les faits, le président de la République a souhaité à la septuagénaire un "prompt rétablissement", avant de lui infliger une double peine, souhaitant par ailleurs à la victime sur son lit d'hôpital "peut-être une forme de sagesse": "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a estimé dans un entretien avec Nice-Matin le quadra qui ne sort seul que la nuit et, le jour, au centre de plusieurs rangs de gardes du corps.

Le maire de Nice propose un "régime de mise à l'épreuve pour tous" durant la durée du mouvement des Gilets jaunes.
Estrosi fait écho à Macron, mais fait de la surenchère. 
"Ça suffit de taper sur la police! Il y avait une interdiction de manifester. Je souhaite un prompt rétablissement à cette dame qui (...) aurait pu parfaitement manifester à 14h00 là où c'était autorisé", a déclaré Christian Estrosi. 
Lorsqu'un salarié est en arrêt de travail, il est prévu des autorisations de sortie, mais il/elle doit être présent(e) à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h (sauf soins ou examens médicaux). Or, les manifestants sont de grands malades, n'est-ce pas monsieur Macron ?
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ?  
Estrosi avait interpellé le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour faire interdire toute manifestation dans sa ville au cours du week-end, après un appel national des Gilets jaunes à se rendre à Nice et en prévision de la venue du président chinois Xi Jinping. 
Aucun journaliste de chaîne commerciale aux mains d'un des huit oligarques médiatiques n'a fait état de la moindre plainte de commerçant qui aurait souffert, du fait de cette restriction à son activité commerciale, d'un manque à gagner colossal...
Samedi, Geneviève Legay, une porte-parole de l'association Attac dans les Alpes-Maritimes, a été grièvement blessée à la tête dans la dispersion d'une manifestation de "gilets jaunes" place Garibaldi, en plein centre de Nice, dans un périmètre interdit par arrêté préfectoral à toute manifestation. 
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ? 
Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément le déroulé des faits qui ont valu à Mme Legay d'être hospitalisée pour de multiples fractures au crâne depuis samedi. 
Sa famille doit déposer plainte à Nice en début d'après-midi, pour "violence en réunion avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique contre personne vulnérable"
Cette plainte visera également le préfet, a annoncé l'avocat de la famille Arié Alimi. 
"Qu'il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu: du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l'ordre était proportionnée, ou pas; et si l'infraction [de la part des policiers] est constituée", a de son côté souligné l'avocat de la famille Legay, Me Alimi.

L'association Attac a également annoncé son intention de déposer une plainte.
Me Alimi a aussi fustigé les propos du président de la République

L'homme de loi les juge "grossiers et indélicats": "Ca me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l'égard de la famille de Malik Oussekine", a-t-il ajouté, dans une référence au ministre délégué à l'Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 au cours desquels le jeune homme avait été tué par des policiers.

"On ne critique par quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital et nos aînés ont le droit d'exprimer leurs convictions politiques", a ajouté Me Alimi. D'autant que Macron exige des retraités des sacrifices qu'il ne peut leur imposer qu'en profitant de leur état de faiblesse.

La réaction du locataire de l'Elysée a également suscité des critiques indignées dans le monde politique

La France insoumise (LFI) et le Parti communiste (PCF) critiquent notamment son "mépris". 
"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet.

Le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'
"avec Macron, nos retraités sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Un rassemblement de soutien doit se tenir à Nice lundi en fin d'après-midi.

dimanche 2 avril 2017

Surpopulation carcérale: la directrice de la prison de Villepinte refuse d'accueillir de nouveaux détenus

Hollande et Urvoas étaient venus à Villepinte, vanter la politique pénitentiaire de Taubira...

Les 190 détenus du bâtiment E de la prison de Villepinte ont une clé qui leur permet de fermer leur cellule quand ils sortent

Façade arborée de la prison de Villepinte,
lors de la visite de Hollande

L'arbre qui cache la forêt. 

Le président de la République et le ministre de la Justice avaient fait un passage à la maison d’arrêt de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Cette prison enferme plus de 1.100 prisonniers pour une capacité initiale de 587 places. Mais c'est un module très particulier que le président François Hollande et le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, ont fait la promotion au cours de leur déplacement de propagande : le module Respect lancé en septembre à titre expérimental auprès d’un peu moins de 200 prisonniers sous l’impulsion de la directrice, Léa Poplin. 

Le ministère de la Justice a passé un deal avec certains détenus.
Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Les détenus volontaires sont sélectionnés et s’engagent à participer à un programme d’activités chaque jour. En contrepartie, leur cellule est ouverte la journée et ils en détiennent la clé, en journée, le matin ou l’après-midi. Les écarts de conduite sont sanctionnés par un retour en détention normale. Villepinte est la première maison d’arrêt de France à tenter l’expérience de ce module sur le modèle de l'Espagne depuis plusieurs années.

La prison de Villepinte, remplie à 201%, ne peut plus accueillir de détenus

L'envers du décor
A la vérité, les incidents ne cessent de se multiplier et empirer, selon les syndicats, alors que certains détenus dorment par terre ou que des adultes sont logés dans le quartier des mineurs.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
La maison d'arrêt de Villepinte, dont le taux d'occupation a atteint le record de 201%, n'est tout simplement plus en mesure "physiquement" d'accueillir de nouveaux détenus, a prévenu sa directrice dans une lettre adressée aux magistrats.
"La directrice a sollicité la Justice pour qu'on trouve des solutions, et la nécessité faisant loi, cette directrice n'a rien trouvé de mieux que de proposer des libérations conditionnelles ou des aménagements de peine" (bracelets électroniques, etc.).
Il ne s'agit pas d'une décision prise sur un coup de tête ou d'un signe de rébellion, car la maison d'arrêt de Villepinte héberge 1.132 détenus est saturée.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Il s'agit "d'accélérer le processus judiciaire pour ceux qui le méritent, fait valoir la littérature gouvernementale et évidemment pas d'ouvrir grand les portes de Villepinte", a assuré cette source qui a préféré garder l'anonyme, précisant toutefois, très loquace, que depuis mardi, le TGI de Bobigny "n'envoie plus personne à Villepinte". 
Le courriel de la directrice a été adressé mardi aux présidents et procureur des tribunaux de Grande Instance de Bobigny et Paris, qui orientent des prévenus en attente de procès et des condamnés à des peines inférieures à deux ans vers cet établissement.

Des conditions de détention indignes

Les magistrats assurent - et ce serait nouveau - qu'ils excluent d'"abaisser la réponse pénale" aux actes de délinquance ordinaire et se disent mis dans l'embarras, car ils ne veulent pas aggraver la situation déjà critique à la maison d'arrêt. Leur soutien politique au gouvernement et leur silence de cinq longues années a conduit le système pénitentiaire dans l'impasse qu'ils déplorent aujourd'hui, à l'heure de l'alternance. 

Des détenus qui "dorment par terre" ou sont logés dans le quartier des mineurs, des personnels "à bout", des incidents qui se multiplient: selon Philippe Kuhn, délégué régional du syndicat de surveillants SPS, affilié à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires et sans cesse attaqué pars l'UGSP-CGT qui serait seul à défendre "des valeurs humanistes et internationalistes" (sic), Villepinte est au bord de la rupture.

La situation dans la maison d'arrêt est explosive, du fait de la surpopulation, de l'accès aux soins, au travail et au sport. "Ce ne sont pas des conditions d'accueil dignes. Comment voulez-vous qu'ils nous respectent?", a encore interrogé le syndicaliste.

jeudi 18 août 2016

Jacqueline Sauvage se dit épuisée mais la condamnée veut rester en prison

Jacqueline Sauvage renonce à faire appel de son maintien en prison  

Condamnée manipulée à des fins politiques

"Épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre", Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour l'assassinat de son mari violent, a renoncé à faire appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle. "Notre cliente a décidé de se désister de l’appel qu’elle allait interjeter contre ce jugement", ont indiqué jeudi les avocates femmes de Jacqueline Sauvage. 

La gauche radicale tente d'empoisonner le Flanby

Elle "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n’est pas dans cet état d’esprit", ont opposé les avocates. 

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à cette femme devenue un symbole des violences conjugales et partiellement graciée par un François Hollande incapable de prendre une décision nette et franche

Sa mère ne "croit plus en la justice," a lancé Carole Marot, une des filles de Jacqueline Sauvage, au micro de BFTMV. "Elle n’en peut plus de se justifier sans arrêt. Elle ne fera plus de demande de libération conditionnelle et attendra la fin de sa peine", a-t-elle ajouté.
Le Parquet, représentant le ministère de la Justice, qui soutenait une libération conditionnelle, ne fera pas non plus appel : une telle démarche était en effet, sur le plan de la procédure, conditionnée à un appel de la défense qui joue le jusqu'au-boutisme politique. Du fait des réductions de peine automatiques, Jacqueline Sauvage pourrait sortir en 2018, a expliqué la procureure de Melun. Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d’assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses enfants. 

Médiatisation féministe

Un cabinet qui ne pratique pas la parité hommes-femmes
Lacondamnation de la sexagénaire avait suscité une vague de mobilisation, singulièrement féministe, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. 
Le chef de l’État lui avait accordé le 31 janvier une grâce "partielle", notamment de la période de sûreté, ce qui lui avait permis de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Depuis trois ans, Janine Bonaggiunta 
et son associée Nathalie Tomasini 
consacrent leur temps à défendre
les femmes battues
Dans sa décision et malgré la manipulation que subit la condamnée instrumentalisée pour la défense d'une cause qui la dépasse, le TAP de Melun a notamment reproché à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s’interroger sur son acte". Il a estimé qu’elle ne peut "prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation [ou politisation] des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire". Une condamnation à peine voilée de l'activisme de son entourage.

Ses avocates avaient dénoncé un "véritable acharnement judiciaire". Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta, avocates de la défense (ci-dessus), mettent en cause les magistrats "qui probablement règlent leurs comptes, car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l’ensemble de la profession".
Or, la presse rapporte que si, en 2010, les deux avocates Me Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se sont trouvées, c'est qu'elles partageaient des rancoeurs similaires qui les portèrent à décider de rattraper vingt ans de retard. "On était mal en point". La dernière sortait d’une longue procédure visant à obliger son ex à reconnaître la paternité de leur fils et la première, Janine Bonaggiunta, traversait une période difficile avec son mari.

"Je vais tenir. On va continuer à se battre", fait-on dire à la condamnée

Après cette décision,
les "soutiens" (ou manipulateurs) de Jacqueline Sauvage ont lancé une nouvelle pétition en ligne pour réclamer sa "libération immédiate". Dans le respect de la Justice, bien évidement ! Elle a recueilli à ce jour près de 215.000 signatures. 
L’une des marraines de l’association 'Ni putes ni soumises', la comédienne féministe Eva Darlan (ci-contre, à gauche), a très vite réagi, dénonçant "une justice incroyable," sur France Info
La comédienne a ainsi laissé éclater son indignation: "C'est absolument monstrueux (...) C'est une marque forte de dire qu'on ne touche pas au mec qui cogne". De tout cœur avec Jacqueline Sauvage qu'elle soutient depuis le début de l'affaire, cette habituée de l'émission radiophonique 'Le Tribunal des flagrants délires' décide : "Elle a payé, ça va. Ça fait quatre ans qu'elle est en taule, elle peut sortir," justifiant l'auto-justice. Voulant continuer le combat, elle prévient : "On va recommencer à aller dans la rue, recommencer à faire des pétitions, recommencer à faire du barouf."

Des responsables politiques, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo et François Bayrou (Modem), se sont laissés aller à critiquer une décision de justice "incompréhensible", selon eux.

Abus de faiblesse sur personne vulnérable

Les "shérifs" de ces dames
Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, d’avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d’enfer conjugal. Lors de son procès, ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, entrepreneur d’une société de transport, tué à l’âge de 65 ans. Toutes trois auraient été violées, battues comme l’était leur mère. Leur frère, également victime des violences de son père, s’était suicidé la veille du jour où Jacqueline Sauvage a tiré sur son mari. 

L’avocat général avait estimé que la légitime défense n’est "absolument pas soutenable". Le silence prolongé de cette mère est d'autant moins compréhensible quand l'insoutenable horreur a frappé ses propres enfants sur la durée.


mardi 8 mars 2016

Le terroriste Rouillan fait l'apologie du terrorisme islamiste

Jean-Marc Rouillan, activiste d'Action Directe, a salué le courage des terroristes du 13 novembre

Il a bien mérité sa "libération conditionnelle" !...

Une enquête préliminaire pour 'apologie du terrorisme' est ouverte contre Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, organisation armée d'extrême gauche, indique le Parquet de Paris, ce lundi 7 mars. Dans un entretien, Jean-Marc Rouillan, "ancien" activiste condamné pour assassinats, a salué le courage des islamistes assassins du 13 novembre : "Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait. Ils se sont battus courageusement : ils se battent dans les rues de Paris (alors qu’ils) savent qu’il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d’eux". Le procureur de la République de Paris a été saisi par Samia Maktouf, avocate de familles de victimes du 13 novembre (AFVT, Association française des Victimes du Terrorisme).
L'élection présidentielle s'est déroulée les 22 avril et 6 mai 2012. Taubira a été nommée garde des Sceaux, ministre de la Justice le 16 mai. Le 18, Rouillan bénéficiait de la "libération conditionnelle"... Les lenteurs de la justice de Taubira sont une légende. Et son "laxisme", c'est un mythe ? 
Depuis le 18 mai 2012, Rouillan profite un max de sa liberté conditionnelle 

"AVIS À TOU-TE-S LES INSOUMIS-E-S,
REBELLES ET ARTIVISTES
DE LA RÉGION MARSEILLAISE !
NE RATEZ PAS NOTRE GRANDE TEUF
GRATUITE, CE VENDREDI À MARTIGUES!"

Il a assassiné au nom d'un antifascisme et se livre aujourd'hui à l'apologie du terrorisme dans la presse, mais aussi, selon une lectrice de ce blog, auprès des jeunes, dans les MJC, par exemple, notamment "la joyeuse bande de la MJC Martigues, notamment Michel (Gazi, directeur depuis 1980 et à Martigues depuis 2012), Capucine et Vincent !" de Martigues (PCF Bouches-du-Rhône): les réseaux sociaux ne sont donc pas seuls en cause dans les départs d'adolescents pour le djihad.

Tristement célèbre pour ses crimes politiques dans les années Mitterrand et notamment les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985 et de Georges Besse, le patron de Renault, qu'on ne peut soupçonner de fascisme, il jouit d'une retraite "normale" sous Hollande. 
La presse diffuse les messages de ce retraité de 63 ans mais éternel extrémiste de la gauche violente vantant le courage des djihadistes coupables de crimes de masse: cet ex-activiste d'Action directe a été relayé par "une radio associative" qu'une certaine presse solidaire ne nomme pas... Dans un entretien au mensuel régional de PACA Le Ravi (comme çà, c'est dit), dédié depuis 10 ans à l’enquête et à la satire, le terroriste politique salue le courage avec lequel se sont battus les terroristes du 13 novembre, dans les rues de Paris en sachant qu’il y avait près de 3 000 flics autour d’eux. Dérapage confidentiel ou provocation d'ampleur quand on sait que l'audience de l'émission "La Grande Tchatche" de ce mensuel libertaire est en fait élargie par les ondes de Grenouille, la radio de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, de tels propos pourraient ramener Jean-Marc Rouillan derrière les barreaux.

Voici le verbatim du portrait que Le Ravi dresse du terroriste : 

"Les lendemains qui chantent sont devant nous"

Un entretien avec Jann-Marc Rouillan, ex-Action Directe
le 7/03/2016
Parler de politique avec des politiques (mais pas que !), tel est le miracle que le Ravi réalise chaque mois sur radio Grenouille. L’émission avec Jann-Marc Rouillan a été enregistrée le 23 février 2016. Elle est maintenant en écoute sur notre site. De larges extraits de l’entretien sont publiés dans le Ravi n°138, daté mars, actuellement chez les marchands de journaux.
"Pourquoi Rouillan ?" Le making-off de l’entretien "polémique" avec l’ex-militant d’Action Directe, c’est en cliquant par ici...
C’est une sacrée ruse de l’Histoire ! Communiste libertaire, farouche partisan de l’action collective, hostile à toute forme de starification, voilà maintenant Jann-Marc Rouillan héros de cinéma où il interprète son propre rôle. Le filmIl faut savoir se contenter de beaucoup lui vaut même les honneurs de la presse « bourgeoise » et d’un portrait élogieux dans Libé. Et le voici aujourd’hui interrogé par un journal gentiment satirique à la ligne idéologique confuse…
Ne lui déplaise, Jann-Marc Rouillan n’est pas un militant ordinaire. Sans doute parce que la mémoire d’Action Directe, ses attentats, son logiciel politique guerrier, reste toujours clivante. Certainement aussi parce que, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour terrorisme, il a passé un quart de siècle en prison dont sept ans en isolement total. Peut-être enfin parce que l’enfer carcéral l’a meurtri mais ne l’a pas brisé : ses livres, écrits derrière les barreaux et après sa libération, en témoignent. Militant révolutionnaire il demeure.
Placé en liberté conditionnelle depuis 2012, il reste sous surveillance étroite. Il est assigné à résidence à Marseille. Il est interdit de séjour dans 38 départements. Il n’a pas le droit d’évoquer les faits pour lesquels il a été condamné. Mais en fin de compte, dans une France aux accents sécuritaires et martiaux, nous sommes peut-être finalement tous en liberté conditionnelle…
M. G.

A noter que les derniers invités du 'Ravi' sont à titre d'exemple représentatif :
- le 26 janvier 2016: Mohamed Bensaada, du collectif "Quartiers Nord, quartiers forts"; Mathieu Laurentin, Attac Marseille, Alternatiba,...
- le 16 décembre 2015: Frédéric Vigouroux, conseiller départemental et maire de Miramas, n°2 de la fédération socialiste du "13",avec Pierre Dharreville, secrétaire de la fédération PCF du,13 et Guy Benarroche, secrétaire régional EELV en Paca,...
- le 24 novembre 2015: Jean-Marc Coppola (PCF), tête de liste "coopérative" (Front de Gauche, EELV,...) pour les élections régionales 2015 en Paca,... 
Et ainsi de suite !

Et voilà le document audio de l'entretien

Un entretien avec Jann-Marc Rouillan, ancien militant d’Action Directe, écrivain... (émission enregistrée le 23 février 2016)
Pour lire le making-off de l’entretien avec Jann-Marc Rouillan, cliquez ici


Pour écouter l’émission, cliquez sur le player ci-dessous :


Non repenti, l'activiste assume ses propos
Mais il affirme qu'il ne s'agit "pas d'une valorisation du tout" des djihadistes, dont il dit ne pas partager l'idéologie. 
"Ces propos sont une offense à la mémoire des victimes et une blessure supplémentaire pour des familles qui ont déjà beaucoup enduré", a en revanche réagi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, lors de son audition, lundi, par la commission d'enquête parlementaire mise en place après les attentats.

dimanche 25 août 2013

Taubira laisse les juges libres de décider d'une "peine de probation"

Le Syndicat de la Magistrature se réjouit de ce renforcement de l'autonomie des juges 

Taubira favorise les dérives judiciaires 

Déjà libres de leur interprétation de la loi, les juges obtiennent de la garde des Sceaux le renforcement de leur libre arbitre pour désengorger les prisons et limiter la récidive. 

La ministre de la Justice a confirmé, samedi 24 août, la création d'une peine de probation, "la contrainte pénale", qui se substituera à l'incarcération, imposant aux détenus des obligations qui restent non précisées. La mesure, destinée aux prisonniers condamnés à des peines inférieures ou égales à cinq ans, devrait figurer dans le projet de loi pénale en préparation. Marouen R.,  le tueur de Marignane condamné à une peine de quatre mois avec mise à l'épreuve, remplit les conditions, qui ont permis au récidiviste de commencer par braquer un bureau de tabac avant d'abattre un citoyen qui s'interposait.


Comme si c'était fait, et au mépris de l'USM, syndicat majoritaire, elle clame: "nous créerons une peine de probation qui est une peine en milieu ouvert, mais qu'elle présente triomphalement à l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle (Charente-Maritime) comme "restrictive de libertés, qui concernera les délits actuellement punis par le code pénal de peines inférieures ou égales a cinq ans"

Christiane Taubira a aussi annoncé la
création, en 2014, de "plus de 300 postes" de conseillers d'insertion et de probation. Ce qui devrait évidemment grever un peu plus les finances publiques pour plusieurs générations, ce dont la sexagénaire n'a cure.   


VOIR et ENTENDRE le commentaire de France 2, chaîne militante de service public: 

"C'est une peine supplémentaire mise à la disposition du juge" 

La ministre assure encore que ces mesures sont de nature à  désengorger les prisons, mieux accompagner les délinquants et limiter la récidive.
En pouvant bientôt décider d'imposer au délinquant un stage, une formation ou des soins par exemple, à la place de peines de prison, les juges apprécieront de donner libre cours à leur idéologie du laxisme, au péril des prochaines victimes de Marignane et d'ailleurs.

François Hollande devrait rendre d'ici à la fin du mois les arbitrages sur l'ensemble de cette réforme
qui oppose la ministre de la Justice et son homologue de l'Intérieur. De source gouvernementale, l'examen en Conseil des ministres de ce texte à hauts risques, annoncé en septembre, vient d'être repoussé à octobre… 

A peine esquissée,  la "probation" suscite déjà le scepticisme

Manuel Valls a largement souligné les failles de la copie de la garde des Sceaux. 
"Cette peine de probation (…) ne présente pas beaucoup d'avantages par rapport aux peines actuelles", a estimé le ministre dans le courrier confidentiel qu'il a envoyé à François Hollande fin juillet. Et de résumer clairement: "Cette mesure nous paraît manquer sa cible, à savoir la prévention de la récidive et la réduction de la population carcérale…"

Les syndicats de policiers sont très divisés  
Si Alliance rejette cette "énième peine de probation purement symbolique", Unité SGP Police FO prône toujours l'idéologie de la prévention, estimant que "notre société ne peut être impitoyable avec la délinquance et le crime que lorsqu'elle a tout fait pour prévenir leur développement à tous les stades de la construction de l'individu".

Les critiques les plus vives viennent souvent des courants de gauche. 
Chercheur spécialisé dans la démographie carcérale et qui n'a jamais fait mystère de son antisarkozysme, Pierre-Victor Tournier milite depuis 2006 en faveur d'une "contrainte pénale".
Et il s'inquiète déjà des ajustements réalisés au mois de juillet. Une peine de probation qui n'engloberait pas les mesures déjà existantes, et deviendrait un simple échelon supplémentaire, lui semble une "ineptie". Loin de simplifier l'échelle des peines, de la rendre plus lisible, l'idée va selon lui à l'encontre de la philosophie initiale. "Personne n'y comprend rien: on est en train de créer un second SME [sursis avec mise à l'épreuve], une seconde libération conditionnelle…" Sous forme de sursis avec mise à l'épreuve, la probation existe en effet depuis 1958. D'une durée de un à cinq ans, le SME prévoit le respect, contrôlé régulièrement, de la recherche d'un emploi, d'un traitement médico-psychologique, de l'indemnisation des victimes… En tant qu'alternative au SME, la "probation" de la Chancellerie fait figure de rupture rhétorique. 

Mais le SM se prête à cette mascarade

La présidente du Syndicat de la magistrature (SM) se déclare a priori "satisfaite" de cette annonce. Elle est pourtant dans l'expectative: "la question sera de voir quel va être le sort réservé à cette nouvelle peine", poursuit Françoise Martres. "Est-ce qu'elle va se rajouter à tout ce qui existe déjà, ou est-ce qu'elle va venir remplacer d'autres peines ?"

"Nous pensons qu'il faut une réforme globale de la justice pénale", explique la magistrate, et des moyens pour la mettre en oeuvre. Au diable les finances publiques...

Olivier Caquineau, du syndicat Snepap-FSU, craint également qu'
on se contente d'ajouter à la liste des outils existants une mesure aux contours incertains. Conséquence, selon lui: "Les magistrats vont se diriger vers une peine qu'ils connaissent." Une garantie d'échec pour les uns, donc, et un effet d'annonce pour les autres.

Quant à l'USM, majoritaire,elle s'est exprimée:


Besoin d'une rénovation en profondeur
Les Services pénitentiaires d'insertion et de probation (Spip) sont à la fois chargés du travail de réinsertion en "milieu fermé" (pour les détenus), mais surtout du "milieu ouvert" (pour les condamnés qui ne sont pas écroués) qui compte pas moins de 180.000 dossiers. Les conseillers se retrouvent ainsi fréquemment avec 110 à 120 dossiers, voire plus de 200. Or, le Conseil de l'Europe, lui, estime à 60 dossiers le seuil d'efficacité des mesures de probation. Au Québec, c'est 30 dossiers par conseiller. "La loi pénitentiaire de 2009 prévoyait un renfort de 1000 personnes, souligne Marcel Ajolet, conseiller de probation et conseiller technique de la CFTC-SLJ (Syndicat Libre Justice) des personnels de justice. La ministre vient d'annoncer 300 créations de postes. Ce n'est pas suffisant. Sans une meilleure prise en charge, la probation est un leurre."

Quand on aime les délinquants, on ne compte pas 
"Il faut économiser sur la détention, lance Thierry Sidaine. Le président de l'Association nationale des juges d'application des peines (Anjap) est dans une démarche comptable: "À terme, on économisera: au Canada, un dollar dépensé pour la prévention fait économiser 8 dollars…
Une vision "libertaire", tempérée par Pierre-Victor Tournier: "Avec certains “clients” des services d'insertion un peu costauds, il faut un suivi mais aussi absolument le concours des forces de l'ordre pour surveiller, faire du renseignement, sous l'autorité d'un juge. Ça se fait déjà mais ce n'est pas du tout théorisé", note le chercheur qui appelle à "l'indispensable concours de la police dans la lutte contre la récidive"
Valls compte bien faire entendre sa voix au chapître...