POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est meurtre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est meurtre. Afficher tous les articles

samedi 13 juillet 2019

Meurtre antisémite de Sarah Halimi : le suspect bientôt déclaré ..."déséquilibré"

Le meurtrier pourrait être reconnu irresponsable

La faute à pas de chance : 
la sexagénaire juive Sarah Halimi assassinée en 2017 est tombée sur un gentil antisémite dérangé...
Résultat de recherche d'images pour "Kobili Traoré"
Les juges ont le sentiment que la thèse de l'abolition du discernement du meurtrier de Sarah Halimi est plausible au moment des faitsLe criminel pourrait être déclaré irresponsable des faits qui lui sont reprochésUne telle appréciation est synonyme d'irresponsabilité pénale et d'abandon des poursuites. Donc Kobili Traoré, après un service de réhabilitation dans un département de psychiatrie. Et il serait rendu à sa famille ? 

Le suspect du meurtre de la sexagénaire juive Sarah Halimi va t-il échapper à un procès ? L'hypothèse des juges, signifiée vendredi dans une ordonnance, a relancé la crainte des parties civiles que le suspect musulman Kobili Traoré, 29 ans, ne soit jamais jugé, alors que le parquet de Paris avait réclamé le 17 juin son renvoi devant une cour d'Assises pour "homicide volontaire" à caractère antisémiteCette perspective a provoqué vendredi 12 juillet la colère des parties civiles.

Comme le prévoit la loi, les magistrats vont saisir la chambre de l'instruction "pour apprécier les suites médicales et juridiques" à donner à cette affaire, qui a déclenché il y a deux ans un vif débat médiatique.
Des avocats de parties civiles ont annoncé qu'ils feront appel de l'ordonnance des juges, devant cette même chambre de l'instruction.
De son côté, "le Parquet analyse cette ordonnance afin de déterminer s'il fait ou non appel", a-t-il indiqué.

"Bouffée délirante" après une forte consommation de cannabis


Le cannabis "récréatif" va-t-il être dépénalisé et légalisé ?

Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris, Kobili Traoré, pris d'une "bouffée délirante", selon les experts, s'était introduit chez sa voisine Lucie Attal - aussi appelée Sarah Halimi -, âgée de 65 ans, au troisième étage d'un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, après avoir traversé l'appartement d'une famille d'amis qui s'étaient barricadés dans une chambre.

Résultat de recherche d'images pour "sarah halimi Traoré"
Aux cris d'"Allah Akbar", entrecoupés d'insultes et de versets du coran, ce  musulman adulte l'avait rouée de coups sur son balcon, avant de la précipiter dans la cour. "Nous attendons cette audience qui devrait conclure à ce que l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré soit définitivement reconnue", a réagi son avocat, Me Thomas Bidnic.
Cet avocat pourrait par ailleurs obtenir la libération de 13 braqueurs pour une erreur de ...syntaxe du juge. Soupçonnés de vols de fret en série, notamment de sacs de luxe, ils avaient, selon les enquêteurs, dérobé le contenu d'un poids-lourd plein d'accessoires Louis Vuitton. Un beau coup, selon la presse, pour un montant du butin de 1 million d'euros. Non seulement ils pourraient échapper à toute sanction mais les objets volés et leurs armes pourraient leur être ...restituées. C'est incroyable, mais c'est le droit français. 
Et pourtant, la Chambre de l'instruction près la cour d'Appel de Paris vient de décider (avril 2015) d'annuler toute la procédure. Un des suspects, incarcéré, a été remis en liberté. Un autre, en cavale, n'est désormais plus considéré comme en fuite. Leurs complices présumés, mis en examen, voient leur contrôle judiciaire interrompu. 
Tant qu'ils ne s'en prennent pas à des femmes ou des homosexuels, rien n'a d'importance... 
Au final,
les suspects se sont vu restituer les objets saisis chez eux lors des perquisitions : sacs Vuitton et Hermès, d'importantes sommes d'argent en liquide, ainsi que tout l'attirail classique des équipes de braqueurs : des dizaines de téléphones portables, des plaques d'immatriculation, des brouilleurs et des détecteurs d'ondes... Seules les armes à feu saisies restent entre les mains de la justice. N'est-ce pas trop sévère ?...Et de l'identité des 13 malfrats, ni les "sources bien informées", ni la presse n'en disent rien, pour ne pas nuire à leur réputation et leur faire du tort... 
Au terme de l'enquête pour crime anti-sémite, trois expertises psychiatriques concordent pour dire que le "jeune homme", sans antécédent psychiatrique, ne souffre pas de maladie mentale mais qu'il a agi lors d'une "bouffée délirante" provoquée par une forte consommation de cannabis. Elles divergent cependant sur la question de l'abolition ou de l'altération du discernement du "jeune homme", toujours hospitalisé. 

Abolition ou altération du discernement

Image associée
"Nous haïssons les Juifs
plus que nous n'aimons nos enfants"
L'assassin présumé n'a pas coupé en quatre les cheveux de sa victime, mais les juges, si ! Sur ce point, les juges estiment finalement qu'il y a des "raisons plausibles" de conclure à l'abolition du discernement de Kobili Traoré, selon les termes de leur ordonnance  confirmée par une source judiciaire anonyme.
Le premier expert avait d'abord conclu que le discernement du suspect devait être considéré comme "altéré", mais pas "aboli", "du fait de la consommation volontaire et régulière de cannabis" dont il ne pouvait ignorer les effets, engageant ainsi sa propre responsabilité.
La contre-expertise, menée par trois médecins, concluait au contraire à l'abolition de son discernement, synonyme d'abandon des poursuites.
La juge avait alors sollicité un nouveau collège d'experts dont l'avis, moins tranché, penche "plutôt classiquement vers une abolition du discernement" de Kobili Traoré, ci-contre, car "au moment des faits, son libre arbitre était nul". 

"Cette dernière thèse sur laquelle se sont basés les juges dans leur ordonnance m'apparaît pour le moins contestable", a estimé Me Francis Szpiner, avocat, avec Me Caroline Toby, des enfants de Sarah Halimi, qui réclame un "débat contradictoire" aux Assises.

Selon une source proche du dossier (!), les juges sont également allés à l'encontre du Parquet à propos d'un autre aspect sensible du dossier en écartant comme circonstance aggravante le "caractère antisémite" du meurtre. "Je suis nullement étonné par la décision des juges", a déploré l'avocat du beau-frère de la victime, Me Gilles-William Goldnadel, dénonçant une instruction "erratique"

Les quartiers métissés rendent la justice en France

Ce dossier avait relancé un débat sur l'antisémitisme dans certains quartiers populaires sous l'effet d'un islam que l'on dit "identitaire", pour réduire  à la marge la haine raciale des musulmans, mais omniprésent dans les faits. 
Controverse d'ailleurs ravivée un an plus tard par le meurtre d'une octogénaire juive à Paris, Mireille Knoll, sans faire bouger les lignes de la "pensée unique" internationaliste pro-palestinienne. La qualification antisémite de ce crime avait donné lieu à un bras-de-fer entre la juge, qui s'était refusée à la retenir au départ, et le Parquet de Paris qui la réclamait, soutenu par les représentants de la communauté juive.

L'affaire avait pris une tournure politique quand le président Macron avait réclamé à la justice "toute la clarté" sur les faits, mais c'était pour se faire valoir en présence du premier ministre israélien en visite à Paris en juillet 2017.

vendredi 12 juillet 2019

Indignation après les exactions d'Algériens lors de la victoire de leur équipe de foot

S'ils sont Franco-Algériens, sont-ils respectueux de la France ?

N'auraient-ils pas avantage à s'intégrer dans une société civilisée ?

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"
Pour être considéré, il faut être respectueux
Les mécréants attendent d'eux des signes de leur capacité à s'intégrer.
Un véhicule qui fauche une famille à Montpellier, des magasins pillés près des Champs-Elysées et au total 74 interpellations : les rassemblements jeudi soir pour fêter la victoire de l'équipe de foot d'Algérie ont été ternis par des "débordements", qualifiés d'"inacceptables" par le gouvernement et la droite. La gauche accepte !

Tout avait commencé par une immense liesse dans de nombreuses villes de France: après la victoire de l'Algérie sur la Côte d'Ivoire en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN)des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour fêter la qualification des Fennecs pour les demi-finales. 

Mais en fin de soirée, des violences ont éclaté notamment dans le secteur des Champs-Elysées à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"

A Montpellier, un supporter qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille, tuant la mère et blessant grièvement son bébé, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier. Le conducteur, âgé de 21 ans, a été placé en garde à vue, après avoir fait des allées et venues avec dérapages (in)contrôlés.
La mère de famille, âgée de 42 ans, circulait à pied avec son bébé d'un an et sa fille de 17 ans. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital.
La garde à vue du conducteur se poursuit, a indiqué Christophe Barret, le procureur de la République, qui ne parle pas encore de "déséquilibré", mais qui précise que l'individu est entendu pour "homicide involontaire et blessures involontaires", ainsi que "manquement délibéré à des obligations de prudence" !

A Paris40 personnes ont été placées en garde à vue, dont 10 mineurs, pour des feux et des jets de projectiles, selon le parquet.
Dans un communiqué, le Syndicat de police Alliance a dénoncé le "laxisme" de l'Etat qui a permis un "carnage" à Paris.

Une dizaine de commerces ont été dégradés, dont certains pillés, dans le secteur des Champs-Elysées où 3.000 personnes s'étaient rassemblées. Des vols ont été commis dans cinq magasins, selon un premier bilan de la Préfecture de police (PP).

Les forces de l'ordre ont également dû faire usage de gaz lacrymogène, notamment autour de la place de l'Etoile, pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles. Cinq personnes, dont deux membres des forces de l'ordre, ont été blessées dans ces heurts, a indiqué la Préfecture de police.

Au total, 74 personnes ont été interpellées en France et 73 placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur, à la suite de "dégradations et incidents inacceptables", selon Christophe Castaner.
"Le foot, ça n'est pas ça. (...) Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois les valeurs du sport, les valeurs du football, mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire dans ce match", a commenté le ministre, minimisant les exactions par de la "langue de bois". En déplacement à Nîmes, il a promis "des sanctions et des moyens renforcés pour que ces comportements soient systématiquement neutralisés et que nous puissions poursuivre les auteurs".Le fêtard n'a pas envisagé d'anticiper ces débordements, un comportement pourtant habituel des Algériens en ces circonstances.
'Tolérance zéro' ? Encore !

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"Vendredi matin sur l'avenue de la Grande-armée, à quelques pas de la place de l'Etoile, Parisiens et touristes s'arrêtaient devant les vitrines brisées pour observer les dégâts.
"Ils ont renouvelé l'épisode du 1er décembre qu'on a déjà connu avec les Gilets jaunes. C'est la deuxième fois en sept mois", déplore le responsable d'une boutique de la marque de motos Ducati, pillée pendant la nuit. Une référence tendancieuse puisque ce comportement primitif est une constante chez ces supporteurs-là.
Venu sur place vendredi matin, le préfet de police, Didier Lallement a lui aussi fait un parallèle avec une manifestation des "gilets jaunes" qui avait dégénéré en décembre estimant qu'il fallait que "ce genre de comportements irresponsables s'achèvent".

Geoffroy Boulard (LR), le maire du XVIIe arrondissement, "en colère" après ces scènes de "pillages inadmissibles", a estimé qu'il y a  eu "à l'évidence un problème de sécurité".
Inquiet pour le prochain match de l'Algérie prévu dimanche (21h00), il affirme avoir eu des garanties pour que la surveillance [?] soit "renforcée". 

A Marseille, près de 9.000 personnes se sont rassemblées, sans aucune interpellation. Il a fallu toutefois déloger 600 individus regroupés sur le Vieux-Port.

A Roubaix
, autre commune fortement maghrébine, environ 1.000 supporteurs ont célébré la victoire  dans le nord de la France, où il y a eu 14 interpellations.

S'indignant de "débordements (...) aussi inacceptables qu'insupportables", Annie Genevard, la vice-présidente des Républicains (LR) à l'Assemblée a réclamé "une tolérance zéro" contre les auteurs de ces violences.

Pour le Rassemblement national qui a demandé au gouvernement d'interdire aux supporters d'accéder aux Champs-Elysées, "il s'agit de véritables démonstrations de force dont l'objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France".

Quant à
la réactivité de Génération.s de Benoît Hamon, du PS d'Olivier Faure, de LFI de Mélenchon ou de Ian Brossat pour le PCF à Paris, elle est nulle à cette heure...
Le sujet de la bi-nationalité est sur la table, mais aussi celui de l'interdiction des drapeaux nationaux étrangers sur la voie publique.

jeudi 25 octobre 2018

'Townships" à Paris - Encore un jeune tué dans une rixe, à Sarcelles: deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Les "sauvageons" sont anonymés et leurs âges minorés

Les jeunes retournent-ils à l'état de barbarie ?

Soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d'Oise), deux adolescents de 16 ans sont entendus en garde à vue jeudi matin,  a-t-on appris "de source proche de l'enquête", un floutage insupportable des sources. 

Ces deux individus ont été interpellés mercredi soir et jeudi matin, a précisé cette source anonyme. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de Sarcelles, mardi vers 19h30.

Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale, le XXe arrondissement. Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été interpellées.

Les sources anonymes sont très bavardes

Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit "une source proche de l'enquête". "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

Les ados visent la tête...
L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures.

Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le magistrat. "Un montant de lit en métal" est également en cours d'analyse, selon une "source proche de l'enquête", ouverte pour "homicide volontaire".

Les assassins auraient-ils vraiment tous moins de 16 ans ? 

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents. Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués.

Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département.

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence !", a réagi mercredi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, après ces deux décès qui viennent s'ajouter à une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

mardi 13 mars 2018

Nadine Trintignant demande à l'"indécent" Cantat de s'arrêter "complètement"

La réalisatrice a appelé l'assassin de sa fille à s'arrêter "complètement" de se produire

"Ce n'est pas suffisant que Cantat renonce aux festivals" cet été
,
 
a estimé mardi la mère de Marie Trintignant.

Résultat de recherche d'images pour "Cantat chanteur doigt honneur"
Marie et Nadine Trintignant
"S'il s'arrêtait complètement, ça me conviendrait complètement. Je le trouve indécent, innommable...", a ajouté la réalisatrice, regrettant de surcroît que Bertrand Cantat "n'ait pas eu une condamnation normale, c'est-à-dire vingt ans".

Condamné à huit ans de prison pour coups mortels sur sa compagne Marie Trintignant, Bertrand Cantat avait été libéré en 2007 après avoir purgé un peu plus de la moitié de sa peine et beaucoup moins que s'il avait été jugé en France plutôt qu'en Lithuanie.

Sous la pression d'une contestation populaire grandissante, Cantat a annoncé lundi renoncer à se produire dans les festivals d'été. Il avait commencé par  se déprogrammer au festival Les Escales de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et à l'Ardèche Aluna Festival en juillet.

En revanche, sa tournée entamée le 1er mars à La Rochelle est maintenue jusqu'à son terme prévu les 29 et 30 mai à l'Olympia à Paris.

Plus tard dans la soirée, il a invoqué son "droit à la réinsertion" dans une lettre publiée sur son compte Facebook.
A 54 ans, le chanteur, 15 ans après la mort en 2003 de Marie Trintignant sous ses coups, n'a pas hésité à "renouveler" sa "compassion la plus sincère, profonde et totale à la famille et aux proches de Marie".
Mardi, l'Observatoire de la liberté de création a estimé  que "Bertrand Cantat a le droit de chanter", toute en jugeant "légitime" le débat sur son retour artistique. "Cantat a le droit de chanter (...) chacun est libre d'aller le voir, ou pas. Dans un Etat de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu'un d'autre en dehors de la justice", est-il indiqué dans le communiqué.

La LDH accuse la ministre de la Culture de manque à ses devoirs
La Ligue des droits de l'homme (LDH) s'en mêle.
Qu’il y ait un débat sur ce que représente Bertrand Cantat sur scène est parfaitement légitime. On peut aussi considérer qu’il y a une certaine hypocrisie à ne contester que sa tournée et pas ses disques, comme si le concert était le lieu de toutes les sacralisations. [Une manifestation dans l'espace public a-t-elle la même portée symbolique et morale qu'en privé ?]
En tout état de cause, ce débat change de nature quand il se transforme en demande d’annulation de sa tournée.
Cantat a le droit de chanter, les programmateurs sont libres de le programmer et chacun est libre d’aller le voir, ou pas. [Appel au boycottage : remarquable hypocrisie ! ]

Dans un Etat de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la justice.
Les demandes, directes ou indirectes, de censure ou d’annulation de son spectacle, qu’elles soient portées par des associations comme Osez le féminisme ! ou par des personnes hors réseaux associatif [discrimination entre citoyens et associations, comme si ces dernières offraient toutes des garanties avérées], les pressions diverses et variées des élus, les retraits de subventions aux festivals ou structures qui le programment contreviennent à la lettre et à l’esprit de la loi. [les délibérations réglementaires peuvent être contestées devant le Conseil d'Etat : qu'elles le soient !] 
Il semble nécessaire de rappeler aux uns et aux autres [comme si la LDH avait reçu mandat de garantir le respect de la loi] les dispositions légales [pour ça, la LDH, une association, a-t-elle autorité sur les citoyens ?]. La loi de 2016 dispose dans son article 2 que la diffusion de la création artistique est libre, et l’article 431-1 du Code pénal réprime le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d’un an d’emprisonnement et de quinze mille euros d’amende.
D’autre part, [la LDH faisant la leçon au pouvoir] l’Etat (c’est l’article 3 de cette loi), à travers ses services centraux et déconcentrés, et les collectivités territoriales doivent mettre en œuvre la politique en faveur de la création artistique, laquelle poursuit notamment comme objectif le soutien de l’existence et le développement de la création artistique sur l’ensemble du territoire, en particulier la création d’œuvres d’expression originale française et la programmation d’œuvres d’auteurs vivants, et doit garantir la liberté de diffusion artistique en développant l’ensemble des moyens qui y concourent. L’Etat doit encore promouvoir la circulation des œuvres sur tous les territoires, la mobilité des artistes et des auteurs et entretenir et favoriser le dialogue et la concertation entre l’Etat, l’ensemble des collectivités publiques concernées, les organisations professionnelles, le secteur associatif, les acteurs du mécénat et l’ensemble des structures culturelles et leurs publics.
En prenant des positions qui ne sont pas à la hauteur des exigences légales à propos de la tournée de Bertrand Cantat, et en gardant un silence inquiétant sur la plupart des affaires récentes d’atteinte aux libertés de création et de diffusion des œuvres, la ministre de la Culture manque aux devoirs relevant de son titre et de son domaine d’intervention.
L’Observatoire de la liberté de création regrette que l’artiste, sous la pression, ait renoncé à tourner dans les festivals cet été et s’inquiète qu’en France, en 2018, certains soient plus tentés par les réflexes de censure que par le respect des libertés et par le débat démocratique qu’ils réclament, paradoxalement, de leurs vœux.
Paris, le 13 mars 2018
L'Observatoire de la liberté de création pointe ainsi le rôle de la ministre de la Culture.  
Françoise Nyssen avait esquivé la semaine passée sur France Inter, estimant que si elle n'a "pas à intervenir sur la programmation" des festivals, "ça n'empêche pas les programmateurs d'agir en responsabilité".

"La ministre de la Culture manque aux devoirs relevant de son titre et de son domaine d'intervention en prenant des positions qui ne sont pas à la hauteur des exigences légales à propos de la tournée de Bertrand Cantat, et en gardant un silence inquiétant sur la plupart des affaires récentes d'atteinte aux libertés de création et de diffusion des œuvres", écrit l'organisme l'association actuellement présidée depuis 2017 par Malik Salemkour.

Qui est Malik Salemkour ?
Résultat de recherche d'images pour "racisme art soviétique"

Élu le 5 juin, à 51 ans, le nouveau président de la Ligue des droits de l’homme lutte contre les discriminations faites aux minorités, Roms, prostitués ou  LGBT… avec pour priorité de combattre la dérive sécuritaire. "Ces causes sont moins faciles à défendre que d’autres. Parce que ça choque, les gens ne comprennent pas. C’est notre travail d’en parler, de mobiliser."  

Malik Salemkour alerte aussi les citoyens sur des terrains plus politiques comme la dangerosité du projet du gouvernement de faire entrer des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun. 
Résultat de recherche d'images pour "extermination Roms stalinien"
Déportation des Rom par l'armée roumaine soviétique
Né à Alger, il arrive en France à l’âge de 6 ans, pour s’installer dans le Val-de-Marne où il fait ses premières armes, bien que son milieu familial ne soit "pas du tout engagé". Après une formation en droit grâce au bon fonctionnement d'échelle sociale pas plus raciste que cela, il s'oriente vers les mouvements progressistes et communautaristes. Entré à la LDH en 1987, le militant associatif a fondé et présidé Romeurope de 1999 à 2013, participé à la création de la Haute Autorité contre les discriminations (Halde), animé un collectif police/citoyens… avec toujours cet intérêt aigu pour l’engagement collectif. 
Tout commence
en 1989 à Ivry, avec un groupe de SDF. "La Mairie [PCF], à l’époque, considérait qu’ils n’étaient pas des SDF d’Ivry mais de Paris, puisqu’ils venaient par le métro. J’ai trouvé ce raisonnement absurde et j’ai voulu faire quelque chose." Quelques mois plus tôt, le régime roumain de Nicolae Ceausescu était tombé et les premières familles roms arrivaient en France.
A la tête de la LDH, Malik Salemkour entend cultiver un optimisme pragmatique. Directeur juridique au syndicat mixte Autolib’et Vélib’­Métropole, après avoir été directeur de cabinet dans les mairies populistes de Saint-Ouen [PCF jusqu'en 2014] (Seine-Saint-Denis) et d’Herblay [PS jusqu'en 2001] (Val-d’Oise), il établit son fonds de commerce, l’état d’urgence. Il explique : "On touche au socle de l’État de droit, au contrat social et à l’équilibre des pouvoirs", énumère-t-il, à la manière d'un Frère musulman de Libye ou d'Egypte. Il se projette : "Ce sera quoi, l’étape d’après ? Au prochain attentat, on suspend la République ? On applique l’article 16 en donnant les pleins pouvoirs au président ? On est dans la folie…"
Résultat de recherche d'images pour "antisemitisme stalinien"
Pogrom stalinien de Kichinev
L’autre combat de Malik Salemkour sera de lutter contre les tentations de repli identitaire, et de parvenir à dépasser les divisions actuelles du mouvement antiraciste.
Le racisme dans l'art aura-t-il droit de cité ?

jeudi 18 août 2016

Jacqueline Sauvage se dit épuisée mais la condamnée veut rester en prison

Jacqueline Sauvage renonce à faire appel de son maintien en prison  

Condamnée manipulée à des fins politiques

"Épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre", Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour l'assassinat de son mari violent, a renoncé à faire appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle. "Notre cliente a décidé de se désister de l’appel qu’elle allait interjeter contre ce jugement", ont indiqué jeudi les avocates femmes de Jacqueline Sauvage. 

La gauche radicale tente d'empoisonner le Flanby

Elle "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n’est pas dans cet état d’esprit", ont opposé les avocates. 

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à cette femme devenue un symbole des violences conjugales et partiellement graciée par un François Hollande incapable de prendre une décision nette et franche

Sa mère ne "croit plus en la justice," a lancé Carole Marot, une des filles de Jacqueline Sauvage, au micro de BFTMV. "Elle n’en peut plus de se justifier sans arrêt. Elle ne fera plus de demande de libération conditionnelle et attendra la fin de sa peine", a-t-elle ajouté.
Le Parquet, représentant le ministère de la Justice, qui soutenait une libération conditionnelle, ne fera pas non plus appel : une telle démarche était en effet, sur le plan de la procédure, conditionnée à un appel de la défense qui joue le jusqu'au-boutisme politique. Du fait des réductions de peine automatiques, Jacqueline Sauvage pourrait sortir en 2018, a expliqué la procureure de Melun. Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d’assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses enfants. 

Médiatisation féministe

Un cabinet qui ne pratique pas la parité hommes-femmes
Lacondamnation de la sexagénaire avait suscité une vague de mobilisation, singulièrement féministe, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. 
Le chef de l’État lui avait accordé le 31 janvier une grâce "partielle", notamment de la période de sûreté, ce qui lui avait permis de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Depuis trois ans, Janine Bonaggiunta 
et son associée Nathalie Tomasini 
consacrent leur temps à défendre
les femmes battues
Dans sa décision et malgré la manipulation que subit la condamnée instrumentalisée pour la défense d'une cause qui la dépasse, le TAP de Melun a notamment reproché à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s’interroger sur son acte". Il a estimé qu’elle ne peut "prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation [ou politisation] des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire". Une condamnation à peine voilée de l'activisme de son entourage.

Ses avocates avaient dénoncé un "véritable acharnement judiciaire". Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta, avocates de la défense (ci-dessus), mettent en cause les magistrats "qui probablement règlent leurs comptes, car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l’ensemble de la profession".
Or, la presse rapporte que si, en 2010, les deux avocates Me Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se sont trouvées, c'est qu'elles partageaient des rancoeurs similaires qui les portèrent à décider de rattraper vingt ans de retard. "On était mal en point". La dernière sortait d’une longue procédure visant à obliger son ex à reconnaître la paternité de leur fils et la première, Janine Bonaggiunta, traversait une période difficile avec son mari.

"Je vais tenir. On va continuer à se battre", fait-on dire à la condamnée

Après cette décision,
les "soutiens" (ou manipulateurs) de Jacqueline Sauvage ont lancé une nouvelle pétition en ligne pour réclamer sa "libération immédiate". Dans le respect de la Justice, bien évidement ! Elle a recueilli à ce jour près de 215.000 signatures. 
L’une des marraines de l’association 'Ni putes ni soumises', la comédienne féministe Eva Darlan (ci-contre, à gauche), a très vite réagi, dénonçant "une justice incroyable," sur France Info
La comédienne a ainsi laissé éclater son indignation: "C'est absolument monstrueux (...) C'est une marque forte de dire qu'on ne touche pas au mec qui cogne". De tout cœur avec Jacqueline Sauvage qu'elle soutient depuis le début de l'affaire, cette habituée de l'émission radiophonique 'Le Tribunal des flagrants délires' décide : "Elle a payé, ça va. Ça fait quatre ans qu'elle est en taule, elle peut sortir," justifiant l'auto-justice. Voulant continuer le combat, elle prévient : "On va recommencer à aller dans la rue, recommencer à faire des pétitions, recommencer à faire du barouf."

Des responsables politiques, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo et François Bayrou (Modem), se sont laissés aller à critiquer une décision de justice "incompréhensible", selon eux.

Abus de faiblesse sur personne vulnérable

Les "shérifs" de ces dames
Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, d’avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d’enfer conjugal. Lors de son procès, ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, entrepreneur d’une société de transport, tué à l’âge de 65 ans. Toutes trois auraient été violées, battues comme l’était leur mère. Leur frère, également victime des violences de son père, s’était suicidé la veille du jour où Jacqueline Sauvage a tiré sur son mari. 

L’avocat général avait estimé que la légitime défense n’est "absolument pas soutenable". Le silence prolongé de cette mère est d'autant moins compréhensible quand l'insoutenable horreur a frappé ses propres enfants sur la durée.


lundi 28 septembre 2015

Isère, département criminogène: encore un mort par balles près de Grenoble

Taubira: plus ils sont de morts, moins les prisons sont encombrées ?

La victime était 
connue des services de police

L'homme était connu des services de police pour association de malfaiteurs et avait lui même été mis en cause dans des règlements de compte entre malfaiteurs. Son frère avait été tué lors d'un règlement de comptes en 2007, selon la même source. La police judiciaire était présente sur les lieux du crime lundi matin.

Agé de 29 ans, le repris de justice était en liberté quand il a été tué par balles lundi matin à Saint-Martin-d'Hères
Au printemps 2012, des jeunes d’un quartier 
de St-Martin d’Hères sont au centre d'une enquête 
sociologique sur leur... imaginaire 
commune communiste (depuis 1945) de 38.000 habitants, limitrophe de Grenoble, ville écolo où, depuis plusieurs mois, s'amoncellent les victimes de mort violente comme pesticide sur la salade. Cette riante agglomération de Grenoble possède deux mosquées, outre une grande mosquée en construction (ci-dessous), compte tenu de la forte communauté musulmane.
Le Dauphiné Libéré précise que la victime a été tuée en pleine rue, au volant de sa voiture, alors qu'elle se rendait vraisemblablement à sa salle de sports.
Les mosquées en France sont près de 3.000, un nombre croissant 
qui s’explique par une pratique de plus en plus élevée chez la jeune génération

Une ville agitée d'affrontements inter-communautaires

Le 11 septembre dernier à Saint-Martin-d’Hères, des Rom ont été délogés par des riverains hostiles. 
Des habitants d'un quartier de Saint-Martin-d'Hères ont forcé une famille rom à quitter, sous les cris et les insultes, la maison inoccupée qu'ils squattaient depuis trois jours. Cette famille avait été évacuée fin juillet du bidonville d'Esmonin, à Grenoble, où elle vivait avec 300 autres personnes. La famille est installée depuis plusieurs années dans la région, où les enfants sont scolarisés.

La scène s'est déroulée vendredi 11 septembre.
Si les altercations entre Rom et riverains ne sont pas inhabituelles, notamment lors d'évacuations de campements, cette expulsion s'est déroulée dans une atmosphère particulièrement tendue et en dehors de tout cadre légal. La présence d'une caméra ne calme pas la colère de la foule.

A l'appel du propriétaire du bâtiment squatté, quelques dizaines de personnes se sont réunies devant la maison,
avenue Romain-Rolland. Elles secouent le portail, lèvent les poings, hurlent – "on veut rentrer !" Certains tentent de s'opposer à la foule mais le dialogue est impossible. Les insultes fusent.

Quinze jours plus tard, une rafale de balles
Une dizaine de coups de feu aurait été tirée. L'homme a été atteint par trois (voire quatre) projectiles et est mort sur le coup, son véhicule Scénic continuant à reculer sur quelques mètres. Selon Le Dauphiné, huit balles auraient été tirées lors de ce règlement de comptes.
Cette affaire, qui n'est pas liée aux règlements de comptes enregistrés ces dernières semaines dans l'agglomération de Grenoble, mais plutôt à la guerre des gangs qui avait ensanglanté le milieu grenoblois en 2007, notamment.

Toni Musulin
 a fait la 'renommée' de la ville

Ce convoyeur de fonds d'origine yougoslave avait effectué un chargement à la Banque de France au cours de sa tournée, avant de disparaître dans la nature, laissant ses deux collègues convoyeurs sur place. Il avait détourné 11,6 millions d'euros à Lyon. Des internautes lui consacrèrent une dizaine de sites internet et de groupes Facebook en le présentant comme un 'héros', face aux banques qu'ils jugeaient responsables de la crise financière: on est en 2009. L'affaire a inspiré un téléfilm...

Il n'est pas exclu que le maire communiste de la commune accueille des migrants syriens.