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samedi 15 février 2020

Municipales 2020: LREM, un si mauvais départ

Dissidences, refus de porter l'étiquette ou défection au bureau exécutif: peut-on pire ?


“Les municipales, ça va être un sacré bordel"




Voilà comment - dès la mi-novembre dernier - un parlementaire En Marche évoquait déjà le scrutin de mars 2020, bien avant la cacophonie des deux candidats LREM pour la seule mairie de Biarritz ou l'affaire sordide des films porno de Benjamin Griveaux, candidat en mauvaise posture pour la mairie de Paris, masturbateur actif et harceleur impuni de jeune femme par sextos, pris en flagrant délit, présenté comme "victime" d'un complot russe. 

L'activité sexuelle de Griveaux aurait porté un coup à la démocratie!
La diffusion de ses sex-tapes aurait ébranlé LREM - "une déflagration", selon Stanislas Guerini, tête du parti présidentiel, crâne dégarni comme... Comme quoi, au fait? -   , sans toucher Macron, aurait pu dire Chirac... 

Le baptême du feu de LREM est un feu d'artifices pour le parti présidentiel ! Mais ses premières élections municipales depuis la grande recomposition politique créée par la candidature du pilleur de nids, le coucou Macron, en 2017 s’annonçaient déjà compliquées il y a trois mois et même quatre, depuis la dissidence de Cédric Villani (LREM). 
Entre dissidences dans des villes symboliques comme Paris ou Lyon, candidats qui ne veulent plus de l’étiquette En Marche!  comme à Lille ou cas locaux qui font bondir des poids lourds du parti, comme à Chelles (Seine-et-Marne), le parti du président ne s'est jamais mis en marche et l'élection intermédiaire de 2020 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. 

A quatre mois du scrutin, le HuffPost dressait un tableau pitoyable.

Le cas Villani fait tache d'huile
A Paris, ville symbolique que Macron aimerait ravir à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo a donné le signal de la retraite dès la rentrée de septembre. La dissidence de Cédric Villani qui n’a pas accepté la décision de l'Elysée d’investir son rival Benjamin Griveaux a fait chanceler la stratégie du président jupitérien  dans la capitale. 
Divisé, le parti n'a cessé de peiner à rattraper la maire sortante dans les sondages: le candidat officiel de l'Elysée n'arrive que 3e, voire 4é, selon les enquêtes sur les intentions de vote. 
Une stratégie perdante qui n'a pas tardé à faire des petits. A Lyon, Metz ou Sens, dès septembre, des candidatures dissidentes surgissant et ce n’était pas fini: en février, quatorze députés (dont de nombreuses femmes) avaient pris leurs distances avec LREM.... Combien de femmes se sentant souillées par les sex-tapes de Griveaux vont-elles faire gonfler la liste?

Les ex-socialistes de LREM refusent le rôle de supplétifs

A Montpellier, par exemple, le député LREM Patrick Vignal assure  qu’il se présentera quoiqu’il arrive à l’Hôtel de Ville, même sans l’investiture de son parti qui doit se pencher sur le cas de la ville jeudi 14 novembre.
"J’incarne les valeurs d’En marche!, avançait-il imprudemment... je n’ai pas quitté le PS pour enfiler des perles. J’irai jusqu’au bout”, avait très tôt lancé ce soutien de Macron à l’Assemblée nationale, avant d’ajouter dans un sourire: "S’ils me virent, c’est leur problème, mais ils ne virent pas...".
“Dans l’ancien monde, Cédric Villani aurait été exclu”, répond, à propos du cas parisien, le jeune secrétaire d’Etat Gabriel Attal, invité du “Grand rendez-vous” sur Europe1 et CNews le 10 novembre, mais on croit encore qu’un rassemblement est possible”, assurait cet ancien membre d’un cabinet ministériel socialiste.

Les candidats s'émancipent et avancent masqués.
Outre son absence d'assise populaire locale - que Bayrou propose de tenter de pallier par d'âpres négociations -,  l’un des problèmes du parti présidentiel, c'est le manque de discipline consentie, qui menace de s'amplifier sous la loupe des 36.000 scrutins locaux. Par exemple, nombreux sont ceux qui prennent l’étiquette En Marche! pour s’en débarrasser juste après, selon la presse. 
La vérité, c'est que l'exécutif a en fait recommandé à ses candidats de dissimuler leur appartenance: en cultivant le flou, Macron espère tromper l'électorat, comme il l'a fait en floutant jusqu'au dernier moment son projet de réforme des retraites.

Ce fut le cas à Lille où la candidate LREM, Violette Spillebout, s’est empressée de prendre ses distances avec le parti macronien devant la presse quelques mois après avoir reçu l’investiture officielle. L’ex-directrice de cabinet de Martine Aubry a déclaré en novembre ne pas vouloir être "le soldat d’un président de la République tout-puissant". Elle a précisé que "les logos vont disparaître” de ses affiches et tracts, après avoir reçu le sceau LREM par la commission nationale d’investiture (CNI).
"Tous ils font ça”, se désole Patrick Vignal. “Il y a quand même une politique de faux cul dans nos élus: je prends la marque pour la contenir et dès que j’ai la marque je deviens ‘citoyen’", moque ce vieux singe de la politique à qui on n'apprend pas à faire des grimaces. 

Macron verse dans la tambouille politicienne
"Lille est un cas classique”, abonde un autre député macroniste qui préfère requérir l’anonymat: "lls pensent que l’étiquette LREM n’est pas porteuse aux municipales, alors qu’il faudrait des étiquettes partout!", se lamente cet élu. 
C’est l’un des autres problèmes pour ce scrutin auquel fait face le parti du président sorti de nulle part : le manque de  lisibilité, mais aussi de cohérence dans les alliances passées selon les villes. 

Pressée par Edouard Philippe et les juppéistes qui font vivre la majorité, LREM a changé de stratégie avant l’été. Sous la pression d’élus et de ténors (tel Bayrou) plus expérimentés ou plus ancrés (MoDem), le parti de Macron s’est résolu à ne plus imposer des candidats LREM partout, mais à soutenir localement des barons locaux sortants "Macron-compatibles", pour sauver la face. Et la circulaire Castaner est assez explicite à cet égard. Lien PaSiDupes : Municipales: la circulaire scélérate de Castaner
Résultat, une stratégie peu lisible où, selon les coins, LREM soutient des maires sortants, qu’ils soient de droite, comme le juppéiste Jean-Luc Moudenc  (LR) à Toulouse ou de gauche, comme Guy Férez (PS) à Auxerre qui se présente sans étiquette, mais qui est soutenu “en même temps” par le PS et LREM.
"Ça crée de l’invisibilité, surtout que les accords se font sans contrepartie", regrette ce même élu, toujours sous couvert d’anonymat - mais en pleine possession de sa liberté d'opinion ! - comme si la critique publique était de plus en plus mal au sommet du parti présidentiel.

Autre risque : "les maires vont nous la faire à l’envers"

Si les électeurs ne sont pas matures (comme le pense Macron, d'expérience), sur le long terme, LREM va créer des déceptions profondes et durables sur le terrain. Dans plusieurs villes, des candidats très implantés n’ont pas été choisis par la direction, ce qui a pu jeter de l’huile sur le feu et, plus grave, des aigreurs.
Comme en Seine-et-Marne à Chelles, où  les marcheurs locaux ne marchent plus depuis la décision de soutenir le maire sortant LR Brice Rabaste, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé. "Comment va-t-on réussir à s’implanter dans la durée si on apporte notre soutien à des maires sans aucune condition?" se lamente l’un des déboussolés. 
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Soutien de son ancien assistant parlementaire Hadrien Ghomi (ci-contre, qu'il a récompensé du poste de secrétaire général du groupe LREM au Sénat)  contre Brice Rabaste, le sénateur François Patriat est excédé. Il a d’ailleurs claqué la porte du bureau exécutif de LREM qui valide les choix de la CNI, le 23 octobre.
“Le problème d’En Marche au niveau local, c’est qu’on nous dit ’vous allez soutenir les maires sortants’ qui n’ont, eux, jamais soutenu En marche à aucune élection et qui, à la prochaine présidentielle vont nous la faire à l’envers en soutenant un autre candidat qu’Emmanuel Macron”, s’agace ce marcheur de Seine-et-Marne qui pourrait soutenir une liste dissidente à Chelles si elle était lancée. 

"On a eu la marque honteuse" (Patrick Vignal, député LREM et candidat à Montpellier)
Mêmes impressions dans le sud de la France. Candidat à Montpellier, le député LREM Patrick Vignal (ci-contre à gauche) n’est pas d’accord avec la stratégie de la facilité consistant à "vouloir beaucoup d’élus locaux, 10.000, en soutenant des maires sortants".
"On n’a pas eu de stratégie concurrente, gagnante", regrette le transfuge du PS. "Nous aurions dû nous compter au premier tour. Il fallait faire comme aux législatives, quand Macron osait faire les choses et mettre des candidats partout", insiste cet élu de 61 ans. "Pour les municipales, on n’a pas osé et on a eu la marque honteuse. C’est l’erreur que nous avons faite: jouer placé au lieu de jouer gagnant", tance le député Vignal, avec la métaphore du tiercé.
 
"LREM est un mouvement très jeune", tente de justifier Gabriel Attal au micros d’Europe1 et de Cnews. "On aborde ces élections avec une forme de page blanche", reconnaît le secrétaire d’Etat qui n'ambitionne pas plus de quatre scrutin et quatre pages à son livre: une nouvelle ! “On est engagés avec des alliés comme le MoDem qui sont ancrés depuis longtemps, donc forcément ça peut frotter quelques fois”, admet-il. 

Déconnectés des territoires et de la France profonde
Des “frottements” qui font grincer les articulations de la marche dans de nombreux départements. 
A Sens (Yonne), ce n’est pas une alliance avec le MoDem mais avec le Mouvement radical qui a du mal à passer. En septembre, la députée LREM Michèle Crouzet, refusée par la commission d’investiture contre sa rivale radicale, dit tout haut ce que les élus du pouvoir central n'osent dire tout bas, estimant alors publiquement au micro de Europe1 que le président de la commission d’investiture - Alain Richard, cravate rose ci-dessus (photo 1) à gauche (avec Marie Guévenoux, veste rose au centre) - est "déconnecté des territoires" et que les dirigeants d’En Marche ne sont pas assez "à l’écoute" du terrain. Et, cas classique, elle annonce qu’elle sera candidate quand même. 
Depuis, Mediapart a rappelé que Claude Vivier Le Got (qui floute jusqu'à son âge), la candidate choisie par le parti présidentiel pour Sens, a été condamnée à un an d’inéligibilité en 2015 après l’invalidation de ses comptes de campagne des municipales 2014 et met au jour de possibles “détournements d’argent” de son entreprise à des fins personnelles. Une situation locale qui pourrait donc évoluer si les magistrats qui s'occupent du cas Balkany porte leur regard sur ce sujet...

Pendant ce temps-là à Marseille, selon La Provence,
huit candidats potentiels ont été désignés dans les différents secteurs de la ville et un “envoyé spécial” de la CNI, Jean-Marc Borello, est en mission sur place pour trouver la bonne pioche. 
Au milieu de ce grand bazar, pas sûr que les Français devront y retrouver leurs petits. 

mardi 21 janvier 2020

Municipales à Paris et dans les capitales régionales: état des lieux

L'heure de rendre des comptes a sonné

Quels sont les candidats déclarés à Paris et dans les principales capitales régionales, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
 

La campagne des élections municipales s'accélère à l'approche du premier tour, le 15 mars prochain.
  
A Toulouse, le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc est candidat à sa succession. Le caméléon trouvera face à lui trois listes de gauche, deux listes de droite, une liste d'extrême-droite et des listes Lutte ouvrière, NPA et Parti animaliste. 
Qu'en est-il ailleurs en France ? Les grandes villes ont-elles autant de listes ? Tour de France des capitales régionales et de la campagne municipale de Paris avec les enjeux et les principaux candidats.
 
A Bordeaux, le maire qu'Alain Juppé s'est choisi pour successeur.
Nicolas Florian compte bien conserver son fauteuil, dans une ville où aucun second tour n'a jamais été nécessaire depuis 1947. 
Fauteuil que convoitent Thomas Cazenave, un haut fonctionnaire investi par LREM et le chef de file historique des écologistes bordelais Pierre Hurmic. Figure de la politique bordelaise, Pierre Hurmic vient de conclure un accord avec le PS, le PCF, le PRG, Génération.s, Nouvelle Donne et Place Publique. Toujours à gauche, Vincent Feltesse, ex-PS, ancien président de Bordeaux Métropole, a finalement jeté l'éponge et Mathieu Rouveyre, leader de l'opposition à la mairie, quitte la vie politique. Un sondage Ipsos/Sud-Ouest/TV7 en décembre donne 33 % à Nicolas Florian, 30 % à Pierre Hurmic et 16 % à Thomas Cazenave au premier tour. Trois autres listes ne dépassent les 10 %. 
 
A Dijon, l'ex-ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen est et veut rester maire de Dijon. 
Le socialiste (associé au PCF et au Modem) ne sera pas, cette fois, allié aux écologistes qui présentent leur propre candidate, actuelle adjointe au maire, Stéphanie Modde. Les Dijonais pourront aussi voter pour Sylvain Comparot (LREM, UDI), Emmanuel Bichot (Agir), FlorenceGauche/Arnaud Guvenatam (LFI), Damien Cantin (Rassemblement national) ou Bruno Louis (sans étiquette).

A Lille, la maire socialiste Martine Aubry est candidate à un quatrième mandat. 
Dans cette terre de gauche, quatre autres listes de gauche présenteront un candidat. : LREM qui a investi l'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, Violette Spillebout, mais aussi Génération.s le parti de Benoît Hamon, Europe écologie les Verts et la France Insoumise. Dans la course au beffroi, il y aura aussi un candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse, un candidat divers droite et un candidat Rassemblement National. Un sondage Ipsos en décembre 2019 donnait 30 % à Martine Aubry au premier tour, 18 % aux Verts et 15 % au parti d'Emmanuel Macron. 

A Lyon, il y aura deux élections en mars : pour la mairie et pour la Métropole.
 
Le maire sortant Gérard Collomb, revenu à la tête de la mairie après son départ du ministère de l'Intérieur en 2018, est le candidat de LREM pour la Métropole de Lyon. Or l'actuel président LREM de l'agglo David Kimelfeld compte bien conserver son fauteuil. 
Pour lui succéder à la mairie, Gérard Collomb compte sur l'ancien gymnaste Yann Cucherat. Les autres candidats à la mairie de Lyon sont : Etienne Blanc (Les Républicains), Grégory Doucet (EELV), Aline Guitard (PCF), Georges Képénékian (LREM dissident), Eric Laffont (100 % citoyens), Denis Broquilier (Les Centristes), Agnès Marion (Rassemblement national), Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun) et Sandrine Runel (PS). 
Un sondage OpinionWay de décembre a placé le candidat EELV à la mairie Grégory Doucet en tête des intentions de vote au premier tour avec 21 % des voix. Pour la Métropole, le sondage crédite Gérard Collomb de 27 % des voix et le Vert Bruno Bernard de 25 % d'intentions de vote au premier tour. LR présente le premier adjoint de Laurent Wauquiez à la région Etienne Blanc.  

Le charismatique maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas pour un cinquième mandat 

Une femme sera candidate des Républicains, à la succession de Jean-Claude Gaudin.  
Martine Vassal a fait ses preuves à la présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Un candidat LR dissident, le sénateur Bruno Gilles, joue toutefois les trouble-fêtes. 
LREM a investi Yvon Berland, ancien président de l'université d'Aix-Marseille.
Le PS, la France Insoumise et le PCF partent groupés derrière Michèle Rubirola. Le président de l'opposition au conseil municipal de Marseille Benoît Payan renonce finalement à sa candidature.
Il y a de multiples candidatures à gauche : un candidat EELV, un candidat de l'union des écologistes, la sénatrice PS Samia Ghali et une candidate divers gauche. Stéphane Ravier, le sénateur Rassemblement National, est candidat. 
Selon un sondage Ipsos France Bleu/la Provence, publié la semaine dernière, la LR Martine Vassal arrive en tête des intentions de vote du premier tour avec 23 %, talonnée par le Rassemblement National Stéphane Ravier avec 22 %, la liste d'union de Michèle Rubirola est à 16 %, les Verts à 14 %. Le candidat LR dissident est à 7 %. 

Elu en 2014, le maire divers-gauche de Montpellier Philippe Saurel compte bien conserver son fauteuil 

Même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat, il fait des envieux. Tout d'abord Mohed Altrad le président de la société du même nom - leader mondial des services industriels - et du MHR, le club de rugby de Montpellier. Il est candidat sans étiquette. Face à eux, ils trouveront aussi le député Patrick Vignal, investi la semaine dernière par LREM. Autres candidats : le PS Mickaël Delafosse, Clothilde Ollier qui avait gagné la primaire d'Europe écologie les Verts mais à qui EELV a retiré son soutien le week-end dernier, le vert Jean-Louis Roumegas, le LR Alex Larue et le Rassemblement national Olaf Rokvam. 
Un sondage Harris Interactive/Europe écologie les Verts, publié la semaine dernière avant le coup de théâtre chez les Verts, place Clothilde Ollier en tête avec 19 % d'intentions de vote, 18 % au maire sortant divers gauche Philippe Saurel et 10 % aux candidats Mohed Altrad, Alenka Doulain (LFI), Mickaël Delafosse (PS) et Olaf Rokvam (RN). 
 
La maire sortante de Nantes, la socialiste Johanna Rolland, se représente
 
Elle trouve face à elle de nombreuses femmes prêtes à ravir le fauteuil de maire : une candidate LREM Valérie Oppelt, une candidate Verte Julia Laernos (actuellement vice-présidente de la Métropole), une candidate LR Laurence Garnier, une candidate du jeune mouvement "Nantes en commun" Margot Medkour et une candidate Rassemblement national Eléonore Revel. Le NPA, Lutte ouvrière et l'UPR veulent aussi monter des listes. 
Un sondage Ifop commandé en juin dernier par le PS indique que Johanna Rolland serait réélue. Elle obtiendrait 33 % des voix au premier tour contre 23 % à Europe Ecologie les Verts, 15 % à la liste Les Républicains, 14 % à LREM et 8 % au Rassemblement national. Lors d'un débat organisé entre les quatre principales candidates le 14 janvier, le thème de la sécurité est apparu comme central. 

Christian Estrosi veut conserver son fauteuil de maire de Nice pour un troisième mandat

L'élu les Républicains trouvera néanmoins sur sa route de nombreux candidats prêts à séduire les Niçois : Cédric Roussel (LREM), Patrick Allemand (PS), Mireille Damiano (Union de la gauche), l'ex-premier adjoint de Chritian Estrosi à la mairie Benoît Kandel (candidat de la droite et des indépendants), Jean-Marc Governatori (écologistes), Jean-Marc Chipot (Debout la France) et Philippe Vardon (Rassemblement national).
 
Un sondage Ifop CNews paru en décembre donne un net avantage à Christian Estrosi avec 49 % des voix, suivi par Philippe Vardon (RN) à 19 %, Jean-Marc Governatori (écologistes) à 13 % et Patrick Lallemand (PS) à 7 %. 


Le maire sortant d'Orléans, Olivier Carré, est candidat à sa succession

LREM lui a apporté son soutien. Il trouve sur sa route l'homme à qui il avait ravi le fauteuil de maire en 2014, le candidat les Républicains Serge Grouard ; Nathalie Kerrien, candidate de centre-gauche (ex-adjointe à la Culture du maire sortant) ; le Vert Jean-Philippe Grand ; le PS Baptiste Chapuis ; le PCF Dominique Tripet. Le Rassemblement national pourrait aussi présenter un candidat. 

 
A Paris, la maire PS Anne Hidalgo brigue un second mandat dans la capitale
 
Venue du 15e, elle se présentera cette fois dans le 11e arrondissement avec le soutien de Génération.s, le parti de Benoît Hamon et de la plateforme "Paris en commun". 
Les principaux autres candidats sont en campagne depuis plusieurs mois : l'exporte parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour LREM, Cédric Vilani (LREM dissident + PRG le Centre gauche), Rachida Dati pour les Républicains et le Vert David Belliard. Le candidat dissident LR Pierre-Yves Bournazel a rejoint Benjamin Griveaux il y a quelques jours. L'ex-conseiller communication de François Hollande à l'Elysée Gaspard Gantzer maintient sa candidature. 
Selon un sondage Ifop/JDD publié ce dimanche, Anne Hidalgo, la maire sortante, arriverait en tête du premier tour avec 25 % des voix. Elle devancerait la LR Rachida Dati à 19 %, le candidat LREM Benjamin Griveaux à 15 %, l'écologiste David Belliard à 14 % et le dissident LREM Cédric Villani à 13 %. 

 A Rennes, la maire Nathalie Appéré brigue un second mandat


Elle est soutenue par le PS, le PC, Génération.s, le PRG et Place publique. Europe écologie les Verts fait bande à part avec la candidature de Mathieu Theurier. Les autres candidats : Carole Gandon (LREM), Charles Compagnon (droite et centre-droit), Enora Lepape (LFI), Emeric Salmon (Rassemblement national) et le candidat régionaliste Franck Darcel (Rennes Bretagne Europe). 

Qui succédera à Yvon Robert à la mairie de Rouen ? 

Une seule femme est candidate, Marine Caron (UDI), déjà vice-présidente du département. Le maire sortant soutient Nicolas Mayer-Rossignol, ex-président de la région Haute-Normandie. Les Normands auront le choix entre les candidatures de Jean-Louis Louvel (LREM, Modem, Agir), Jean-François Bures (Les Républicains, battu de 1600 voix en 2014), Jean-Michel Bérégovoy (Europe écologie les Verts), Lionel Descamps/Farida Madjoub ("Rouen notre commune") et Guillaume Pennelle (Rassemblement national). 

A Strasbourg, Roland Ries, maire PS depuis 2008, laisse son fauteuil

Son premier adjoint actuel Alain Fontanel (déserteur du PS au profit de  LREM, Modem) est candidat. Un second adjoint actuel, chargé de l'Animation, Mathieu Cahn, a été investi par le PS. Une 3e adjointe, Chantal Cutajar, mènera la liste "Citoyens engagés". 
Les Strasbourgeois auront le choix avec les candidatures de Jeanne Barseghian (les Verts), Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Hombeline du Parc (Rassemblement national) ou Kevin Loquais (LFI, Génération.s). 

Et Le Havre ?
Mairie réservée à Edouard Philippe ? 
A suivre...
 

samedi 7 septembre 2019

Acte 43 des Gilets jaunes : des milliers en France ont fait leur rentrée

Les contestataires tenaces, mais des heurts à Montpellier ou Rouen et 400 manifestants à Bordeaux

La presse observe la consigne élyséenne d'occultation de ce mouvement au long cours

  
“Gilets jaunes” : des milliers de manifestants pour la rentrée – Le tour des manifestations
Les media ont 
passé au quasi silence plusieurs manifestations organisées ce samedi avec l'intention de ne pas participer à la relance du mouvement de contestation de la politique du président Macron. 

Les Gilets Jaunes avaient voulu des retrouvailles de rentrée avec plusieurs rassemblements organisés en France, le 43e depuis novembre dernier, le mouvement souhaitant relancer la mobilisation qui s'était relâchée dans la période estivale caniculaire, tout en se poursuivant, ici ou là, par des actions ponctuelles. 

La presse ne retient que les heurts, notamment à Montpellier ou encore à Rouen, tandis qu'à Bordeaux, ville dont le maire fut Juppé - traître notoire à a famille politique - et où les drames sociaux de Blanquefort ou les intempéries ou les incendies ont fait des victimes, les forces de l’ordre étaient massivement mobilisées contre les mécontents en colère, bien décidés à investir le centre-ville.

A Bordeaux, la présence policière a exacerbé le mécontentement
Dans la capitale girondine, l’organisation du campus de rentrée du parti de la majorité présidentielle LREM avait galvanisé les troupes. Plusieurs dizaines de gilets jaunes ont ainsi été verbalisés et repoussés ce samedi aux abords du parc des expositions où était organisé le forum.
Moreau Florence@flohmoreau [Journaliste à Sud Ouest]
Bordeaux: un cortège d’une centaine de gilets jaunes part de la place de la Bourse. ⁦@SO_Bordeaux⁩ ⁦@sudouest⁩
Plusieurs centaines de manifestants ont tenté et réussi à pénétrer dans le centre-ville, dans l’après-midi. Le  cortège a défilé dans la Rue Sainte-Catherine, malgré la présence des forces de l’ordre censées bloquer les manifestants aux abords. Les forces antagonistes ont provoqué l’arrêt du tramway sur les lignes A et B du tramway dans le centre-ville.
Au total, six personnes ont été interpellées et cinq placées en garde à vue pour dissimulation de visage ou pour un jet de pierre sur les forces de l’ordre, rapporte Sud-Ouest.

A Montpellier, entre 1.500 (préfecture) et 3.000 manifestants (organisateurs),
Résultat de recherche d'images pour "Toulouse "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas""
l'Est républicain ou Libération et Le Monde n'hésitent pourtant pas à titrer: "une rentrée sans grande ampleur"... Les opposants à la politique anti-sociale de Macron se sont rassemblés en nombre samedi dans le centre de Montpellier après un appel "national" des Gilets Jaunes, ville dans laquelle la mobilisation est particulièrement forte chaque samedi depuis le début du mouvement, n'en déplaise à la presse de Bolloré ou Drahi (BFMTV, etc). 
Comme à Bordeaux, la présence policière très visible dans la ville socialiste a été la cause d'incidents avec les forces de l’ordre. Des heurts se sont produits face à la gare, avec des jets de projectiles par des manifestants contrariés dans leur défilé.

Cette presse qui, par le passé, pointait les mesures d'interdiction du port de cagoules et de capuches lors des rassemblements de foule, signale aujourd'hui les casques et les masques, et les vêtements noirs des anarchistes. Force lui est désormais de mentionner des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre déployés aux abords de la gare pour en interdire l’accès et la libre expression populaire.
 "Un véhicule en feu" le samedi dans le centre-ville
de Montpellier, c'est un véhicule de la police. 
Or, "selon la préfecture de l'Hérault, qui a compté 500 "black blocks" environ dans le cortège, ce sont des manifestants qui ont ouvert la porte du véhicule de police et y ont jeté un cocktail molotov," rapporte Arte.
"Gilets jaunes": une "rentrée" marquée par des violences
L'inscription 'ACAB' des activistes d'extrême gauche,
en français, signifie 'Tous les flics sont des salauds'
La préfecture a fait état de deux interpellations pour "jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux". Dans le centre-ville, plusieurs commerces étaient fermés et des devantures  protégées par des panneaux de bois, malgré le manque d'"ampleur" de la contestation affirmée par CNews. Vers 15h, alors que les tensions entre les forces en présence devenaient palpables, des cafés sur la place de la Comédie ont préféré replier leurs terrasses dans l’urgence après des jets de projectiles, alors que le cortège remontait vers la préfecture, traditionnel lieu d’affrontement depuis le début du mouvement.



A Rouen, ville socialiste depuis 1995 
Plusieurs heurts ont éclaté samedi à Rouen à l’occasion de la manifestation soutenue par la CGT de Seine-maritime, qui dispose pourtant d'un service d'ordre aguerri. Deux interpellations sont confirmées par la préfecture. Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10h00 à 22h00, comme c’est le cas depuis le début du mouvement, "pour protéger les commerces".
"Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Des sommations ont été faites et il y a eu l’utilisation de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles, les manifestants ont été éconduits et remis à l’extérieur du périmètre", a-t-il ajouté, le représentant du gouvernement refusant de préciser le nombre de manifestants présents samedi à Rouen. Selon la même source, il y a eu 21 verbalisations et deux interpellations en flagrant délit pour des "actes caractérisés" contre les forces de l’ordre. 

Ailleurs en France : "Et ça va être de pire en pire!"

Résultat de recherche d'images pour "Gilets jaunes Toulouse banderole  "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas""
A Toulouse, le cortège, de plusieurs centaines de Gilets Jaunes, selon un journaliste de l'AFP, était bien plus important que les derniers samedis, traduisant selon de nombreux manifestants une "reprise" de la mobilisation. "C’est normal qu’il y ait plus de monde, c’est une reprise du mouvement qui n’a jamais été mort", a commenté Francis, un retraité toulousain de 66 ans. "Et ça va être de pire en pire!", prédit-il. Sur une des portes de l’Hôtel de ville, un homme a collé un carton sur lequel on pouvait lire : "Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous on lâchera pas". 

A Lille, quelque 650 manifestants selon une source policière (seule source citée par Arte), 1.500 selon des représentants des "gilets jaunes", défilaient eux dans une ambiance bon enfant, derrière une banderole annonçant la "rentrée sociale" et la "convergence des luttes" des gilets "jaunes", "rouges", "roses" et "verts".
"On est tous ensemble, on veut que le gouvernement change clairement de politique et (…) un changement radical ne peut passer que par la démission du gouvernement et la mise en place d’une alternative politique", a déclaré Alexandre Chantry, figure des Gilets jaunes lillois.
A Strasbourg, environ 350 Gilets Jaunes, selon la préfecture manifestaient depuis la mi-journée dans le centre-ville.
Des « gilets jaunes » le 7 septembre à Montpellier.
Le 7 septembre, à Montpellier
A Paris, épicentre des premières manifestations des Gilets Jaunes qui n'était pas un lieu national de rassemblement,  quelques dizaines de manifestants ont tenté de se rassembler sur les Champs-Elysées, qui restent interdits aux manifestations. Les forces de l’ordre déployées dans le quartier ont verbalisé 55 personnes, dont Eric Drouet, l’un des initiateurs du mouvement.

Cas unique, Arte signale qu'
"à Dijon, la manifestation déclarée en préfecture, qui a rassemblé 250 personnes, s'est déroulée sans incident"...

mercredi 17 juillet 2019

Football africain: Castaner, dépassé par les Algériens en France

Une victoire de l'Algérie et c'est le désordre; une victoire de la Tunisie et la France ne peut que s'en féliciter

Tensions sur les Champs-Elysées après la qualification de l'Algérie en finale de la CAN 2019

Après la victoire de l'équipe d'Algérie en demi-finale de la CAN, des supporters se sont réunis sur les Champs-Elysées.
Les drapeaux algériens ont-ils leur place sur les Champs-Elysées ?
62 véhicules incendiés et 169 interpellations à Paris et en petite couronne après la victoire de l'Algérie de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Il y a eu également 202 vidéo-verbalisations dressées. Mobilisées en nombre pour parer aux incidents que créent à chaque fois les (Franco-)Algériens - donnant ainsi la preuve qu'ils ne se reconnaissent pas Français, puisqu'en Algérie ils respecteraient leur pays - les forces de l’ordre ont dû fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises pour disperser la foule. Aucun magasin n’a été pillé mais quelques devantures ont été dégradées. Environ 160 jets de projectiles, dont une partie contre les forces de l’ordre ou du mobilier urbain, ont été constatés, indique la préfecture de police. Soixante-deux véhicules ont été incendiés à Paris et dans les départements adjacents. Dans les rues bordant les Champs-Elysées, des scooters ont également été renversés

Le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée a pointé un ministre de l'Intérieur "totalement dépassé par la situation" 

 "On est dans des actes de violence où l'autorité de l'Etat est bafouée. Où était le ministre de l'Intérieur ? Il y a un vrai sujet, ce n'est pas la première fois où on a un ministre de l'Intérieur qui est totalement dépassé par la situation", a déclaré mardi Christian Jacob sur RMC,  après les incidents du 14 juillet, du Panthéon et ceux liés aux victoires de l'Algérie en Coupe d'Afrique des nations.et BFMTV.

Le député de Seine-et-Marne, candidat à la présidence de son parti, a également jugé Edouard Philippe "anormalement absent" et "anormalement silencieux". 
Jeudi, "dans le cadre de la Coupe d'Afrique des nations avec la victoire de l'Algérie, on a, dans plusieurs villes de France, parce qu'on parle de Paris, Lyon ou Marseille mais c'est aussi le cas à Saint-Chamond, à Roubaix où des voitures brûlent, des policiers sont caillassés, agressés. (...) Ça touche à son comble à Montpellier ou une femme mère de famille perd la vie, son bébé est dans une situation grave", a énuméré Christian Jacob.  

"Le lendemain, ça continue, dans un autre cadre, cette fois-ci c'est le Panthéon qui est occupé par des sans-papiers. (...) Le 14 juillet ça continue, on a à nouveau des dérapages à nouveau sur les Champs-Elysées, dans la plupart des grandes villes de France. On ne peut pas vivre à ce rythme-là", a-t-il poursuivi. 

"Il y a un certain nombre de dérapages et d'actes de violence qu'il était tout à fait possible d'anticiper", avec "une police qui fonctionne, des réseaux d'information qui fonctionnent", a insisté Christian. Jacob qui demande "que l'autorité de l'Etat soit rétablie. Ça veut dire un ministre à l'action qui passe peut-être un peu moins de temps sur son compte Twitter et un peu plus de temps auprès des policiers".


vendredi 12 juillet 2019

Indignation après les exactions d'Algériens lors de la victoire de leur équipe de foot

S'ils sont Franco-Algériens, sont-ils respectueux de la France ?

N'auraient-ils pas avantage à s'intégrer dans une société civilisée ?

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"
Pour être considéré, il faut être respectueux
Les mécréants attendent d'eux des signes de leur capacité à s'intégrer.
Un véhicule qui fauche une famille à Montpellier, des magasins pillés près des Champs-Elysées et au total 74 interpellations : les rassemblements jeudi soir pour fêter la victoire de l'équipe de foot d'Algérie ont été ternis par des "débordements", qualifiés d'"inacceptables" par le gouvernement et la droite. La gauche accepte !

Tout avait commencé par une immense liesse dans de nombreuses villes de France: après la victoire de l'Algérie sur la Côte d'Ivoire en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour fêter la qualification des Fennecs pour les demi-finales. 

Mais en fin de soirée, des violences ont éclaté notamment dans le secteur des Champs-Elysées à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"

A Montpellier, un supporter qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille, tuant la mère et blessant grièvement son bébé, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier. Le conducteur, âgé de 21 ans, a été placé en garde à vue, après avoir fait des allées et venues avec dérapages (in)contrôlés.
La mère de famille, âgée de 42 ans, circulait à pied avec son bébé d'un an et sa fille de 17 ans. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital.
La garde à vue du conducteur se poursuit, a indiqué Christophe Barret, le procureur de la République, qui ne parle pas encore de "déséquilibré", mais qui précise que l'individu est entendu pour "homicide involontaire et blessures involontaires", ainsi que "manquement délibéré à des obligations de prudence" !

A Paris, 40 personnes ont été placées en garde à vue, dont 10 mineurs, pour des feux et des jets de projectiles, selon le parquet.
Dans un communiqué, le Syndicat de police Alliance a dénoncé le "laxisme" de l'Etat qui a permis un "carnage" à Paris.

Une dizaine de commerces ont été dégradés, dont certains pillés, dans le secteur des Champs-Elysées où 3.000 personnes s'étaient rassemblées. Des vols ont été commis dans cinq magasins, selon un premier bilan de la Préfecture de police (PP).

Les forces de l'ordre ont également dû faire usage de gaz lacrymogène, notamment autour de la place de l'Etoile, pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles. Cinq personnes, dont deux membres des forces de l'ordre, ont été blessées dans ces heurts, a indiqué la Préfecture de police.

Au total, 74 personnes ont été interpellées en France et 73 placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur, à la suite de "dégradations et incidents inacceptables", selon Christophe Castaner.
"Le foot, ça n'est pas ça. (...) Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois les valeurs du sport, les valeurs du football, mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire dans ce match", a commenté le ministre, minimisant les exactions par de la "langue de bois". En déplacement à Nîmes, il a promis "des sanctions et des moyens renforcés pour que ces comportements soient systématiquement neutralisés et que nous puissions poursuivre les auteurs".Le fêtard n'a pas envisagé d'anticiper ces débordements, un comportement pourtant habituel des Algériens en ces circonstances.
'Tolérance zéro' ? Encore !

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"Vendredi matin sur l'avenue de la Grande-armée, à quelques pas de la place de l'Etoile, Parisiens et touristes s'arrêtaient devant les vitrines brisées pour observer les dégâts.
"Ils ont renouvelé l'épisode du 1er décembre qu'on a déjà connu avec les Gilets jaunes. C'est la deuxième fois en sept mois", déplore le responsable d'une boutique de la marque de motos Ducati, pillée pendant la nuit. Une référence tendancieuse puisque ce comportement primitif est une constante chez ces supporteurs-là.
Venu sur place vendredi matin, le préfet de police, Didier Lallement a lui aussi fait un parallèle avec une manifestation des "gilets jaunes" qui avait dégénéré en décembre estimant qu'il fallait que "ce genre de comportements irresponsables s'achèvent".

Geoffroy Boulard (LR), le maire du XVIIe arrondissement, "en colère" après ces scènes de "pillages inadmissibles", a estimé qu'il y a  eu "à l'évidence un problème de sécurité".
Inquiet pour le prochain match de l'Algérie prévu dimanche (21h00), il affirme avoir eu des garanties pour que la surveillance [?] soit "renforcée". 

A Marseille, près de 9.000 personnes se sont rassemblées, sans aucune interpellation. Il a fallu toutefois déloger 600 individus regroupés sur le Vieux-Port.

A Roubaix
, autre commune fortement maghrébine, environ 1.000 supporteurs ont célébré la victoire  dans le nord de la France, où il y a eu 14 interpellations.

S'indignant de "débordements (...) aussi inacceptables qu'insupportables", Annie Genevard, la vice-présidente des Républicains (LR) à l'Assemblée a réclamé "une tolérance zéro" contre les auteurs de ces violences.

Pour le Rassemblement national qui a demandé au gouvernement d'interdire aux supporters d'accéder aux Champs-Elysées, "il s'agit de véritables démonstrations de force dont l'objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France".

Quant à
la réactivité de Génération.s de Benoît Hamon, du PS d'Olivier Faure, de LFI de Mélenchon ou de Ian Brossat pour le PCF à Paris, elle est nulle à cette heure...
Le sujet de la bi-nationalité est sur la table, mais aussi celui de l'interdiction des drapeaux nationaux étrangers sur la voie publique.

samedi 15 juin 2019

Acte 31 des Gilets jaunes : encore 20.400 participants en France, selon le Nombre jaune

7.000 participants en France, selon l’Intérieur,
sans attendre 16h00...

Des heurts ont éclaté à Paris à l’arrivée du cortège, ainsi qu’à Toulouse en tout début de manifestation

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C’est le 31e samedi de manifestations pour les Gilets jaunes et le septième mois de contestation, en perte de vitesse, selon la presse officielle qui trouve négligeable que 20.000 participants continuent de se mobiliser après sept mois de lutte.
La préfecture de police assure que les contestataires n'étaient que 7.000 participants en France, dont 950 à Paris. Le ministère de l’Intérieur en avait dénombré 10.300 participants, dont 1.100 en Ile-de-France, la semaine dernière, sans que les media mettent pas en doute ces estimations partisanes.

Le "Nombre jaune" oppose pourtant un nombre respectable de participants que méprisent les media inféodés refusant de faire état d'une constance de la mobilisation.

La désinformation entretient la colère

Affrontements à Toulouse ce samedi après-midi
entre forces de l’ordre et Gilets jaunes

A Toulouse (Haute-Garonne), capitale de l’acte XXXI de ce mouvement social, le millier de Gilets jaunes a commencé la manifestation à 14 heures, ce samedi 15 juin. Quelques minutes après le départ, les premiers jets de projectiles et de gaz lacrymogènes ont eu lieu, note La Dépêche, propriété de la famille Baylet. Or, Jean-Michel Baylet fut ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales dans le gouvernement Manuel Valls.
"On avançait joyeusement, on chantait, et d’un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège", raconte Bastien, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré un récit similaire. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants. Certains magasins et terrasses de bar ont été aspergés de peinture jaune.
La manifestation a ainsi été dispersée dès son départ et des groupes de Gilets jaunes se sont rassemblés dans plusieurs endroits de la ville. Selon La Dépêche, au moins neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

500 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés ce samedi où plusieurs événements ont eu lieu, outre la mobilisation fluo : la finale du Top 14 entre le Stade toulousain et l’ASM Clermont-Auvergne doit être diffusée sur la place du Capitole alors que des centaines de fans de Johnny Hallyday sont réunis pour l’inauguration d’une place à son nom.


A Paris, le cortège est parti de la place de la Bastille en fin de matinée en direction du XVIIe arrondissement et de la place du Maréchal Juin.
Plusieurs heurts ont eu lieu à l’arrivée, près de la porte de Champerret. Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ont repoussé les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des tirs de grenades GLI-F4. 

Une autre vidéo montre des policiers chargeant des manifestants dans la fumée des gaz lacrymogènes.

A Montpellier (Hérault), la mobilisation avait été forte, la semaine dernière (entre 2.000 et 5.000 personnes, soit une estimation large avec un écart de 50% !) et émaillée de violents heurts entre plusieurs centaines de black blocks et les forces de l’ordre. 


En milieu d’après-midi, le cortège a défilé dans le calme.