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samedi 15 février 2020

Municipales 2020: LREM, un si mauvais départ

Dissidences, refus de porter l'étiquette ou défection au bureau exécutif: peut-on pire ?


“Les municipales, ça va être un sacré bordel"




Voilà comment - dès la mi-novembre dernier - un parlementaire En Marche évoquait déjà le scrutin de mars 2020, bien avant la cacophonie des deux candidats LREM pour la seule mairie de Biarritz ou l'affaire sordide des films porno de Benjamin Griveaux, candidat en mauvaise posture pour la mairie de Paris, masturbateur actif et harceleur impuni de jeune femme par sextos, pris en flagrant délit, présenté comme "victime" d'un complot russe

L'activité sexuelle de Griveaux aurait porté un coup à la démocratie!
La diffusion de ses sex-tapes aurait ébranlé LREM - "une déflagration", selon Stanislas Guerini, tête du parti présidentiel, crâne dégarni comme... Comme quoi, au fait? -   , sans toucher Macron, aurait pu dire Chirac... 

Le baptême du feu de LREM est un feu d'artifices pour le parti présidentiel ! Mais ses premières élections municipales depuis la grande recomposition politique créée par la candidature du pilleur de nids, le coucou Macron, en 2017 s’annonçaient déjà compliquées il y a trois mois et même quatre, depuis la dissidence de Cédric Villani (LREM). 
Entre dissidences dans des villes symboliques comme Paris ou Lyon, candidats qui ne veulent plus de l’étiquette En Marche!  comme à Lille ou cas locaux qui font bondir des poids lourds du parti, comme à Chelles (Seine-et-Marne), le parti du président ne s'est jamais mis en marche et l'élection intermédiaire de 2020 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. 

A quatre mois du scrutin, le HuffPost dressait un tableau pitoyable.

Le cas Villani fait tache d'huile
A Paris, ville symbolique que Macron aimerait ravir à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo a donné le signal de la retraite dès la rentrée de septembre. La dissidence de Cédric Villani qui n’a pas accepté la décision de l'Elysée d’investir son rival Benjamin Griveaux a fait chanceler la stratégie du président jupitérien  dans la capitale. 
Divisé, le parti n'a cessé de peiner à rattraper la maire sortante dans les sondages: le candidat officiel de l'Elysée n'arrive que 3e, voire 4é, selon les enquêtes sur les intentions de vote. 
Une stratégie perdante qui n'a pas tardé à faire des petits. A Lyon, Metz ou Sens, dès septembre, des candidatures dissidentes surgissant et ce n’était pas fini: en février, quatorze députés (dont de nombreuses femmes) avaient pris leurs distances avec LREM.... Combien de femmes se sentant souillées par les sex-tapes de Griveaux vont-elles faire gonfler la liste?

Les ex-socialistes de LREM refusent le rôle de supplétifs

A Montpellier, par exemple, le député LREM Patrick Vignal assure  qu’il se présentera quoiqu’il arrive à l’Hôtel de Ville, même sans l’investiture de son parti qui doit se pencher sur le cas de la ville jeudi 14 novembre.
"J’incarne les valeurs d’En marche!, avançait-il imprudemment... je n’ai pas quitté le PS pour enfiler des perles. J’irai jusqu’au bout”, avait très tôt lancé ce soutien de Macron à l’Assemblée nationale, avant d’ajouter dans un sourire: "S’ils me virent, c’est leur problème, mais ils ne virent pas...".
“Dans l’ancien monde, Cédric Villani aurait été exclu”, répond, à propos du cas parisien, le jeune secrétaire d’Etat Gabriel Attal, invité du “Grand rendez-vous” sur Europe1 et CNews le 10 novembre, mais on croit encore qu’un rassemblement est possible”, assurait cet ancien membre d’un cabinet ministériel socialiste.

Les candidats s'émancipent et avancent masqués.
Outre son absence d'assise populaire locale - que Bayrou propose de tenter de pallier par d'âpres négociations - l’un des problèmes du parti présidentiel, c'est le manque de discipline consentie, qui menace de s'amplifier sous la loupe des 36.000 scrutins locaux. Par exemple, nombreux sont ceux qui prennent l’étiquette En Marche! pour s’en débarrasser juste après, selon la presse. 
La vérité, c'est que l'exécutif a en fait recommandé à ses candidats de dissimuler leur appartenance: en cultivant le flou, Macron espère tromper l'électorat, comme il l'a fait en floutant jusqu'au dernier moment son projet de réforme des retraites.

Ce fut le cas à Lille où la candidate LREM, Violette Spillebout, s’est empressée de prendre ses distances avec le parti macronien devant la presse quelques mois après avoir reçu l’investiture officielle. L’ex-directrice de cabinet de Martine Aubry a déclaré en novembre ne pas vouloir être "le soldat d’un président de la République tout-puissant". Elle a précisé que "les logos vont disparaître” de ses affiches et tracts, après avoir reçu le sceau LREM par la commission nationale d’investiture (CNI).
"Tous ils font ça”, se désole Patrick Vignal. “Il y a quand même une politique de faux cul dans nos élus: je prends la marque pour la contenir et dès que j’ai la marque je deviens ‘citoyen’", moque ce vieux singe de la politique à qui on n'apprend pas à faire des grimaces. 

Macron verse dans la tambouille politicienne
"Lille est un cas classique”, abonde un autre député macroniste qui préfère requérir l’anonymat: "lls pensent que l’étiquette LREM n’est pas porteuse aux municipales, alors qu’il faudrait des étiquettes partout!", se lamente cet élu. 
C’est l’un des autres problèmes pour ce scrutin auquel fait face le parti du président sorti de nulle part : le manque de  lisibilité, mais aussi de cohérence dans les alliances passées selon les villes

Pressée par Edouard Philippe et les juppéistes qui font vivre la majorité, LREM a changé de stratégie avant l’été. Sous la pression d’élus et de ténors (tel Bayrou) plus expérimentés ou plus ancrés (MoDem), le parti de Macron s’est résolu à ne plus imposer des candidats LREM partout, mais à soutenir localement des barons locaux sortants "Macron-compatibles", pour sauver la face. Et la circulaire Castaner est assez explicite à cet égard. Lien PaSiDupes : Municipales: la circulaire scélérate de Castaner
Résultat, une stratégie peu lisible où, selon les coins, LREM soutient des maires sortants, qu’ils soient de droite, comme le juppéiste Jean-Luc Moudenc  (LR) à Toulouse ou de gauche, comme Guy Férez (PS) à Auxerre qui se présente sans étiquette, mais qui est soutenu “en même temps” par le PS et LREM.
"Ça crée de l’invisibilité, surtout que les accords se font sans contrepartie", regrette ce même élu, toujours sous couvert d’anonymat - mais en pleine possession de sa liberté d'opinion ! - comme si la critique publique était de plus en plus mal au sommet du parti présidentiel.

Autre risque : "les maires vont nous la faire à l’envers"

Si les électeurs ne sont pas matures (comme le pense Macron, d'expérience), sur le long terme, LREM va créer des déceptions profondes et durables sur le terrain. Dans plusieurs villes, des candidats très implantés n’ont pas été choisis par la direction, ce qui a pu jeter de l’huile sur le feu et, plus grave, des aigreurs.
Comme en Seine-et-Marne à Chelles, où  les marcheurs locaux ne marchent plus depuis la décision de soutenir le maire sortant LR Brice Rabaste, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé. "Comment va-t-on réussir à s’implanter dans la durée si on apporte notre soutien à des maires sans aucune condition?" se lamente l’un des déboussolés. 
Résultat de recherche d'images pour "ghomi Hadrien"
Soutien de son ancien assistant parlementaire Hadrien Ghomi (ci-contre, qu'il a récompensé du poste de secrétaire général du groupe LREM au Sénat)  contre Brice Rabaste, le sénateur François Patriat est excédé. Il a d’ailleurs claqué la porte du bureau exécutif de LREM qui valide les choix de la CNI, le 23 octobre.
“Le problème d’En Marche au niveau local, c’est qu’on nous dit ’vous allez soutenir les maires sortants’ qui n’ont, eux, jamais soutenu En marche à aucune élection et qui, à la prochaine présidentielle vont nous la faire à l’envers en soutenant un autre candidat qu’Emmanuel Macron”, s’agace ce marcheur de Seine-et-Marne qui pourrait soutenir une liste dissidente à Chelles si elle était lancée. 

"On a eu la marque honteuse" (Patrick Vignal, député LREM et candidat à Montpellier)
Mêmes impressions dans le sud de la France. Candidat à Montpellier, le député LREM Patrick Vignal (ci-contre à gauche) n’est pas d’accord avec la stratégie de la facilité consistant à "vouloir beaucoup d’élus locaux, 10.000, en soutenant des maires sortants".
"On n’a pas eu de stratégie concurrente, gagnante", regrette le transfuge du PS. "Nous aurions dû nous compter au premier tour. Il fallait faire comme aux législatives, quand Macron osait faire les choses et mettre des candidats partout", insiste cet élu de 61 ans. "Pour les municipales, on n’a pas osé et on a eu la marque honteuse. C’est l’erreur que nous avons faite: jouer placé au lieu de jouer gagnant", tance le député Vignal, avec la métaphore du tiercé.
 
"LREM est un mouvement très jeune", tente de justifier Gabriel Attal au micros d’Europe1 et de Cnews. "On aborde ces élections avec une forme de page blanche", reconnaît le secrétaire d’Etat qui n'ambitionne pas plus de quatre scrutin et quatre pages à son livre: une nouvelle ! “On est engagés avec des alliés comme le MoDem qui sont ancrés depuis longtemps, donc forcément ça peut frotter quelques fois”, admet-il. 

Déconnectés des territoires et de la France profonde
Des “frottements” qui font grincer les articulations de la marche dans de nombreux départements. 
A Sens (Yonne), ce n’est pas une alliance avec le MoDem mais avec le Mouvement radical qui a du mal à passer. En septembre, la députée LREM Michèle Crouzet, refusée par la commission d’investiture contre sa rivale radicale, dit tout haut ce que les élus du pouvoir central n'osent dire tout bas, estimant alors publiquement au micro de Europe1 que le président de la commission d’investiture - Alain Richard, cravate rose ci-dessus (photo 1) à gauche (avec Marie Guévenoux, veste rose au centre) - est "déconnecté des territoires" et que les dirigeants d’En Marche ne sont pas assez "à l’écoute" du terrain. Et, cas classique, elle annonce qu’elle sera candidate quand même. 
Depuis, Mediapart a rappelé que Claude Vivier Le Got (qui floute jusqu'à son âge), la candidate choisie par le parti présidentiel pour Sens, a été condamnée à un an d’inéligibilité en 2015 après l’invalidation de ses comptes de campagne des municipales 2014 et met au jour de possibles “détournements d’argent” de son entreprise à des fins personnelles. Une situation locale qui pourrait donc évoluer si les magistrats qui s'occupent du cas Balkany porte leur regard sur ce sujet...

Pendant ce temps-là à Marseille, selon La Provence,
huit candidats potentiels ont été désignés dans les différents secteurs de la ville et un “envoyé spécial” de la CNI, Jean-Marc Borello, est en mission sur place pour trouver la bonne pioche. 
Au milieu de ce grand bazar, pas sûr que les Français devront y retrouver leurs petits. 

mercredi 19 avril 2017

Le Guen avait dénoncé l'illusion Macron

La candidature de Macron est aussitôt apparue comme une imposture dans le milieu socialiste

La candidature d'Emmanuel Macron à la présidence de la République est "celle d'une illusion",

a estimé le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. 

Attendue début décembre, l'officialisation est arrivée prématurément : une "éjaculation précoce" d'un trentenaire impatient, dirait le petit candidat Cheminade. A la veille du dernier débat télévisé pour la primaire de la droite et du centre, l'ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron a ainsi présenté sa candidature à l'élection présidentielle. Et si le fondateur du mouvement En Marche ! a présenté sa décision comme "mûrement réfléchie" et "irrévocable", elle n'a visiblement pas fait l'unanimité dans la classe politique. 

Invité de RTL, jeudi 17 novembre 2017, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen s'est fait l'écho d'une réaction plutôt négative. Dans un français confus trahissant malaise et colère à la fois, Le Guen a exprimé l'avis général au Parti socialiste: "Je crois que sa candidature, là, est celle d'un moment, celle d'une illusion qui est qu'on peut faire le dépassement de la gauche et de la droite [...] en faisant abstraction de la gauche et de la droite. Je ne crois pas que ce soit possible". 

Dans cette candidature hors système, 
Le Guen entrevoyait la crainte du PS qu'"il y a toujours la tentation d'aller chercher ailleurs". "A chaque élection présidentielle [...] quand il n'y a pas encore l'offre politique de la droite, l'offre politique de la gauche et, ce qui est nouveau aujourd'hui, l'offre politique de l'extrême droite", a-t-il tenté de décrypter, malgré son désarroi face à une candidature alternative au vainqueur de la primaire socialiste. Et encore ne savait-il pas encore que ce serait le Don Quichotte Benoît Hamon chevauchant son "Revenu universel"...  

Macron, "c'est un peu California Dream" 

De par sa position de bébé Hollande, l'ancien ministre ne serait d'ailleurs pas le mieux placé pour agir, observait déjà Le Guen : "Je pense qu'il représente une identité de centre-gauche que je crois fertile quand elle est au service de la gauche toute entière," commentait ce membre des gouvernements Valls, puis Cazeneuve. 

"Quand elle se sépare de la gauche, elle est isolée, elle est marginale et elle n'est pas productive", assénait-il. 

Le secrétaire d'État ajouta enfin qu'à son sens, "Emmanuel Macron c'est un peu California Dream si vous voulez. C'est-à-dire, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. [...] Je crois que ça ne correspond en rien à la situation de notre pays".

Et Le Guen n'imaginait pas encore que ce choix de Hollande pour Bercy serait le favori des sondeurs qui se satisfont du
"flou" caractérisant son "programme". Du loup, Macron n'a que le flou. 

jeudi 6 août 2015

Les Mistral confisqués à Poutine: un coûteux dédit de l' "audacieux" Hollande

Bataille de chiffres sur le montant du dédommagement versé par Hollande à Poutine

Le fiasco de la politique de Fabius a un coût pour l'Etat   les Français
Hollande implore le ciel pour la clémence de Poutine
Le pouvoir menteur minimise les pertes pour les finances publiques. Et question transparence, la majorité est une nouvelle fois prise en défaut. 
Il est interdit de nommer le grand Satan avec lequel Hollande a passé un "accord", vanté par la presse et le montant exact de la somme versée par la France à Poutine est tellement minimisé qu'il a créé la polémique. Il "sera communiqué au parlement", dans cinq semaines au plus tôt, a tenté d'éluder le ministre de la Défense. Jean-Yves Le Drian a indiqué que le montant pourrait être inférieur à 1,2 milliards. Mais des élus de l'opposition dénoncent le trucage du calcul de l'indemnité de dédit, du fait d'un Hollande en mal respectabilité, sa fiabilité dût-elle en souffrir. Désormais, la parole du petit politicien rond de l'Elysée est totalement dévaluée, partout où la presse étrangère est libre. 

La presse hexagonale relaie les "éléments de langage" officiels
La France et la Russie ont trouvé un "accord" avec Poutine, se félicite-t-elle, dès mercredi soir, en militante protégée par le parrain de l'Elysée.  Sa présentation des faits est biaisée car, selon elle, il n'est jamais question de rupture de contrat: tout au plus, cet accord "met un terme au contrat de vente des deux Mistral", sans que soit identifié celle des deux parties qui ne respecte pas sa signature. 

La presse partisane positive le comportement de Hollande. 
"Paris va donc récupérer "la pleine propriété, après avoir "intégralement" remboursé Moscou. 

Le ministre de la Défense peut mentir sans être contredit. Interrogé sur RTL, Le Drian précise qu'il n'y a plus de contentieux entre les deux pays. "La France remboursera à la Russie l'ensemble des frais engagés pour l'acquisition de ces bateaux. Leur prix initial était de 1,2 milliards d'euros. Le prix de l'accord, qui est le meilleur possible, sera inférieur, puisque la Russie sera remboursée des engagements financiers qu'elle a pu mobiliser", explique-t-il, suggérant que Poutine peine à honorer la facture. Ce n'est plus de la rouerie politicienne ordinaire, c'est -en toute impunité- du mensonge caractérisé à la face des électeurs et des contribuables: cette tromperie de l'opinion est un délit de forfaiture, un crime contre la république. 

La bataille sur la vérité des chiffres a commencé

Un coup de sabot de l'âne au prix du caviar
Plusieurs élus de l'opposition opposent une facture autrement plus salées. Invité de Sud Radio, le député Les Républicains (LR), Eric Ciotti parle d'une "faute absolue", "d'un scandale". Sur Twitter via son compte, il s'interroge même sur le rôle des Etats-Unis : "on a l'impression que dans cette affaire le Président Hollande s'est soumis au dictat américain. #Mistral". 

Egalement député LR, Thierry Mariani a évalué jeudi "l'addition" des navires Mistral non livrés à la Russie à "environ 1,5 milliard à 1,6 milliard" d'euros, soit nettement plus que le chiffre avancé par le gouvernement. "Je pense, sans trop de risque de me tromper, que l'addition sera d'environ 1,5 milliard à 1,6 milliard (...) payés par le contribuable français", s'est-il indigné sur France Inter. "J'aurais voulu un peu plus de transparence", a déclaré Th. Mariani, qui s'est rendu le mois dernier en Crimée pour défendre le choix de la Russie par ses habitants russophones, il y a plus d'un an, contre l'oppression des rebelles ukrainiens au pouvoir à Kiev. Détail de l'histoire que la presse ne peut ignorer: le député est membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale.

"On a eu un communiqué sans aucun chiffre de l'Elysée", a-t-il souligné. "Quel sera le coût final de cette opération?", a interrogé l'ancien ministre des Transports. "Très probablement donc ce chiffre d'1,2 milliard, en gros, remboursé aux Russes. (... ) Ca, c'est l'option minima", explique

La question est donc désormais de savoir à qui la France va pouvoir revendre ses deux Mistral. 
L'ancien ministre fait valoir que pour pouvoir revendre les navires, il faut ajouter à ce chiffre,  le coût de leur "dérussification", soit "200 à 300 millions", une partie des équipements à bord (télécommunications notamment) étant aux normes russes.

Avant de trouver un nouveau propriétaire, il faudra engager des frais d'entretien. 
L'audacieux capitaine de pédalo,
porte hélicoptères de guerre
de la communication
Jean-Yves Le Drian se veut (assez) confiant ce jeudi matin: "Un certain nombre de pays, ils sont nombreux, ont fait connaître leur intérêt pour ces bateaux", a-t-il raconté au micro de RTL. Or, "quand il y a du flou, c'est qu'il y a un loup", a mis en garde la Ch'tite Aubry. "Il est souhaitable de le faire le plus rapidement possible", a-t-il admis. "On ne pouvait pas le faire tant que le contentieux n'était pas réglé avec la Russie,  se justifie-t-il. "C'est le cas (...) Il n'y a plus de contentieux". 

Mais deux navires de guerre à quai coûtent cher. Entre l'entretien et les places dans le port de Saint-Nazaire, la facture s'élève à un peu moins de 5 millions d'euros par... mois, selon les informations d'Europe 1. Le gouvernement Valls a donc tout intérêt à les vendre rapidement. Les Français ont quant à eux tout intérêt à ce que Hollande ne les brade pas...

Une question taraude pourtant les citoyens vigilants: 
pourquoi la Russie aurait-elle renoncé à réclamer 1,2 milliards d'euros à la France pour les deux Mistral non-livrés? 
Quelle contrepartie secrète Poutine a-t-il arrachée à l' "audacieux" Hollande pour ce compromis? "Audacieux" ne veut-il pas aussi dire "hasardeux"? 

samedi 27 décembre 2014

Noël: si les lieux de vacances des ministres de Valls vous intéressent...

L'actualité tourne au ralenti et il faut meubler !

Des millions de Français ont bien mérité leurs vacances, mais les membres du gouvernement en prendront pourtant eux aussi...


La réforme territoriale élargit le cercle
des zones de vacances de ministres
Si la plupart des membres du gouvernement resteront en France, certains s'envoleront à la recherche du soleil à l'occasion des fêtes de fin d'année. Des vacances studieuses pour l'image, mais parfois des destinations floues malgré les promesses de transparence.

Chacun d'entre eux a déjà posé ses dates de congés et sa destination à l'Elysée. L'effet de langage habituel, c'est que les ministres doivent rester joignables 24/24 et 7/7j, selon la consigne de Matignon adressée à tous les ministères.

Vous serez bien avancés de savoir que François Hollande donnera (évidemment) l'exemple dès son retour de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le chef de l'Etat réveillonnera à l'Elysée avec ses enfants, d'après les informations d'Europe 1. Après un séjour officiellement cantonné à sa résidence de la Lanterne au château de Versailles, le président socialiste sacrifiera ensuite à la tradition de l'allocution du 31 décembre à la télévision.

Manuel Valls, quant à lui, passera les fêtes en famille à Paris. Le Premier ministre s'accordera une courte trêve avant de reprendre ses déplacements la semaine prochaine en se rendant à Montpellier, selon 20 Minutes. Une autre fédération socialiste, également très meurtrie, après celle du Pas-de-Calais, recevra le Premier ministre, en préparation des cantonales, dans trois mois, en mars prochain.

Christiane Taubira en Guyane

D'après Europe 1, de nombreux ministres regagneront leurs circonscriptions à l'instar de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics qui sera dans l'Indre.

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, chaussera ses bottes pour aller prendre le pouls des paysans de la Sarthe.

Le jeune Macron est sur son lieu de vacances, Le Toquet. Le mardi 23, le ministre de l'Economie est allé se montrer aux côtés des professionnels du marché de Rungis dans le Val-de-Marne et, le mercredi 24 décembre, le ministre de l’Economie était dans le Pas-de-Calais également,  en visite au siège de la cristallerie d’Arc International à Arques, pour annoncer lui-même que l’entreprise est "sauvée", non pas par ses oeuvres, mais grâce à sa reprise par un fonds américain qui doit lui verser près de 60 millions d’euros.  Ca ne peut nuire à sa prochaine campagne électorale, la première,... Sauf que 550 emplois seront, malgré tout, supprimés. Il a ses limites !

Seuls deux ministres sont autorisés à s'envoler hors hexagone: la ministre de la justice Christiane Taubira qui séjournera sur sa terre natale, la Guyane, et Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, qui - sans raison, ni lien apparent - a choisi la Guadeloupe pour célébrer cette fin d'année 2014.

Vacancière honteuse, Ségolène Royal en profite pour se faire mousser

Si d'aucuns n'hésitent pas à la transparence sur leur programme de vacances, d'autres restent plus secret. Ainsi, 
Laurent Fabius et Najat Vallaud-Belkacem entretiennent-ils le mystère: qu'ont-ils à cacher? Ils ont refusé de communiquer leur destination, mais ils assurent tous qu'ils sont des ministres exemplaires et resteront disponibles.

Il semble donc qu'elle a fait une croix sur la Région Poitou-Charentes, àmoins que ce ne soit plutôt l'inverse. 

La ministre de l'Environnement s'étale

Ségolène Royal, elle a publié à LCI qu'elle reste en France pour des congés studieux. Elle sera en famille pour "travailler, lire et faire du sport..." Crédible ? La verra-t-on jogger au Bois de Boulogne ou à la pétanque à Mougins ?  La ministre de l'Ecologie concède toutefois qu'elle va aussi " se reposer, profiter de [ses ] enfants".

Mais il en est qui ne pourront pas goûter au repos hivernal compte-tenu de l'actualité conséquence de la politique de Hollande. Ainsi Bernard Cazeneuve est-il d'astreinte. Le ministre de l'Intérieur doit assumer le laxisme du gouvernement et a dû, dès lundi, se rendre à Dijon sur le lieu de l'aggression par un islamiste présenté comme un "déséquilibré" qui a blessé une dizaine de passants. Et tué un jeune mécréant de 25 ans qui pour le coup était vraiment apprécié de tous et - par ses dons d'organes - a redonné vie à six personnes en attente. Le "chauffard" qui avait pris soin de préparer sa dose de médicaments en cas de garde à vie ou de mise en examen avait-il fait un don préalable des siens ?

La ministre de la Santé passera un Noël tranquille, dans un total mépris de la grève des médecins généralistes et spécialistes: Marisol Touraine a prévenu qu'elle n'engagera pas le dialogue avant la rentrée... ne sera pas de tout repos puisqu'elle devra gérer la grève des personnels de santé pendant les vacances.
Le dialogue, oui, mais les jours ouvrables.

Hollande croise les doigts: assez de mensonges déjà mis au jour

En espérant sûrement qu'aucun de ses ministres actuels ne gaffe comme Dominique Voynet. En charge de l'Environnement, mais en vacances à la Réunion
pendant la marée noire de l'Erika, l'écologiste avait lâché : "Que je sois avec un ciré et des bottes sur place, cela ne sert à rien."

Et aussi une autre écologiste, la future ministre du Logement de Ayrault,  Cécile Duflot (EELV), alors secrétaire nationale des Verts et chef de file d'Europe Ecologie aux régionales en Ile-de-France, avait voulu clore la polémique sur ses vacances aux Maldives, "un cadeau personnel, une surprise" de son compagnon, un écologiste que la production de CO2 n'effraie pas. Mais dans la famille Cantat, on n'a peur de rien... Elle adressa un bras d'honneur à ses détracteurs, revendiquant "d’être une femme normale", zappant parfois son bilan carbone, qui a le droit "de rêver aussi de partir en tête-à-tête" sur des îles paradisiaques.

Et encore l'ineffable Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, qui après avoir nié en janvier 2013 des vacances à l'Île Maurice, alors que les ministres avaient reçu de Hollande l'injonction de passer Noël à moins de deux heures de Paris, la Lorraine a reconnu la vérité après publication par le magazine people Voici d'une série de preuves photographiques avec un patron de club de foot, qui plus est UMP et noble...

jeudi 27 mars 2014

Taubira est-elle vraiment aussi diplômée qu'elle le prétend ?

Docteur en sciences économiques, licenciée en sociologie? Mon oeil !

Le marché des vrais-faux diplômes explose,

que ce soit dans des universités en Chine ou des pays anglo-saxons, ou sur le Net où l’on peut tout acheter. Avis aux nanti(e)s!
Après Toulon où, en 2009, des étudiants chinois de l’Institut d’administration des entreprises de l’université avaient acheté leur diplôme à Lyon, l’université aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds dans la ville. Une enquête interne a été ouverte. Un enseignant aurait conclu un faux partenariat. De fait, hormis une histoire semblable dévoilée à Perpignan en 2009, ce type de fraudes internes apparaît comme rare en France.

Les faux diplômes se trouve surtout sur Internet, sur des sites comme France163.com ,récemment fermé, qui proposent à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises. Les faux étaient disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1000 yuans, soit 122 euros.

Christiane Taubira serait bardée de diplômes

La ministre de la Justice s'est déclarée titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris. Elle est également titulaire d'un doctorat d'agro-alimentaire du Centre Français de la Coopération Agricole.

Lien Philippe Bilger
Philippe Bilger a mené l'enquête.
Sans doute saisi par l'aplomb de la dame qui nie devant la presse être informée des écoutes sur Sarkozy, tout en bradissant les documents l'accusant de mensonge, ce malicieux magistrat honoraire est allé à la pêche aux preuves de la reconnaissance universitaire des mérites de Taubira. 
Ph. Bilger rappelle d'abord que la future garde des Sceaux avait sollicité de Marylise Lebranchu qui occupait son poste en 2001 l'annulation d'une condamnation de l'un de ses fils. Cette démarche aurait pu la disqualifier aux yeux du père-la-vertu qui loge à l'Elysée, mais non point! En outre condamnée elle-même  pour "harcèlement moral", elle avait gagné ses galons de ministre de la lutte contre Sarkozy et c'est ainsi qu'elle atterrit Place Vendôme, plutôt qu'à Bercy auquel ses diplômes la prédisposaient, et que son Cabinet se vida rapidement de bon nombre de ses collaborateurs les plus respectables.
Le CV de Taubira valorise-t-il en revanche la notion de méritocratie républicaine? 
Modestement, la garde des Sceaux évoque à son propos "un lot de diplômes..." "Là où il y a un flou, il y a un loup", prévient sa camarade Martine Aubry,  qui n'a pas de leçon à recevoir sur la question. Taubira a laissé dire qu'elle possédait deux docorats, pas moins, soit tout de même une quinzaine d'années d'études universitaires, mais les journalistes d'investigation se sont satisfaits de tant de précisions. Au final, les recherches ne donnent rien: ni preuve, ni le plus petit indice. Quand Pujadas fait état de ses deux doctorat le 5 septembre 2013, elle opine modestement, entretenant le mythe. Sur le site du gouvernement, elle est la seule dont le cursus fait défaut. Enfin, la faculté d'Assas qui aurait délivré l'un de ses supposés doctorats n'a gardé aucune trace d'un si valeureux passage.
Taubira ne ment jamais. 
Dans ce personnage il n'y a bien que cela qui soit clair et net, selon certains.

Il serait temps que les ministres et leurs sous-fifres, présentent les justificatifs des diplômes qu'ils se sont attribués...

Les déclarations de patrimoine, pourquoi pas, mais les attestations de niveau de compétence, ce serait plus éclairant...Etant entendu qu'il sera difficile de démonter que certains DESS (master actuel) ont été décernés par copinage militant, complaisance et favoritisme! 
C'est ainsi que le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici est probablement détenteur d'une licence d'histoire, mais la question s'était posée de sa qualification universitaire lorsqu'en octobre 2008, il passa de membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure, à enseignant des organisations internationales et des processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé, en septembre 2009. Lien


mardi 21 janvier 2014

Pacte de responsabilité: les précisions de Hollande restent dans le flou

Méfiance de mauvais augure des acteurs du pacte

FO a refusé d’entrer dans la logique de François Hollande. 

Hollande au pays des moulins à vent
Le MEDEF estime que "le flou perdure", mais CFDT en tête, des syndicats demandaient mardi à voir quelle concertation sur le "pacte de responsabilité" pourrait s'ouvrir, exigeant des contreparties claires du patronat.

Sans surprise, " la CFDT est prête à rentrer dans la discussion. 
"Elle est prête à assumer ses responsabilités, mais elle ne le fera pas si le patronat ne le fait pas," assure Laurent Berger, proche du PS, comme Edouard Martin, le syndicaliste médiatisé de Florange (Moselle) qui se porte aujourd'hui candidat du PS aux élections européennes de 2014 dans le Grand Est.  
Exprimant sa méfiance du patronat plutôt que du gouvernement qui tarde pourtant à apporter de réelles précisions, "il est hors de question que d’un côté il y ait des allègements de charges et de l’autre rien du tout", lance L. Berger. "C’est une question de confiance. Il faut que les entreprises passent de l’objectif à l’engagement, il faut que les engagements soient définis branche par branche avec des objectifs en termes d’embauches, en termes de contreparties pour le dialogue social et d’insertion des jeunes. C’est cela qui fera que le pacte de responsabilité, qui a du sens, pourra réussir ". 
La CFDT  s'accommode en revanche du flou persistant de Hollande, notammant du nouvel objectif   lancé par un  Montebourg illuminé. 
Le ministre du Redressement productif a en effet monté la barre des exigences du gouvernement en réclamant jeudi au patron du MEDEF, Pierre Gattaz, la création de 2 millions d’emplois en cinq ans dans le cadre du pacte de responsabilité. (lien Les Echos)

La CGT 
n’a pas souhaité s’exprimer à l’issue de la séance de vœux du président, mais dans un communiqué diffusé dans l'après-midi, elle a accusé François Hollande de "répondre aux voeux du MEDEF" et d’ "accentuer des choix qui ont pourtant fait la preuve de leur nocivité". "Le recul de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises et les exonérations massives de cotisations sociales n'ont pas permis de créer des emplois, ni empêché l'installation d'un chômage massif". "Ces politiques ont incité les entreprises à s'opposer à la hausse des salaires et à recruter de plus en plus au niveau du SMIC ", estime le syndicat. 
La CGT a dénoncé à nouveau la fin annoncée des cotisations familiales qu'elle qualifie de "cadeau supplémentaire au patronat de 30 milliards d'euros". " C'est une attaque de grande ampleur contre la protection sociale qui remet en cause le pacte républicain, les moyens du service public et notre modèle social », selon la confédération de Thierry Lepaon.

Dans l'ombre de la CGT, la FSU (enseignants) estime que " le président de la République prend un pari et peut-être un risque. Les craintes que nous pouvons avoir, c’est que le retour à l’emploi ne soit pas automatique (!) La FSU rentrera dans ces discussions. Je demande au président de la République de mettre les services publics dans une dynamique de confiance et de redressement. On a besoin de la fonction publique aussi dans la bagarre sur l’emploi" a affirmé Bernadette Groison.

Jean-Claude Mailly (FO) : " Le Pacte de responsabilité, FO n’y sera pas.
C’est une question de principe. On ne mélange pas les genres. FO n’est pas en charge de l’intérêt général. Encore heureux qu’on ne soit pas obligés de signer. On dira ce qu’on a à dire, on donnera notre avis si on nous le demande, mais il n’y aura pas de la part de Force ouvrière de logique d’unité nationale. FO gardera sa liberté de comportement. On ne va pas prendre des vessies pour des lanternes. Je ne crois pas aux contreparties en termes d’emploi."

Côté patronat

Pierre Gattaz (Medef) : "Un point d’inquiétude, voire de forte inquiétude" perdure. "Ca reste complètement flou sur la fiscalité et la baisse des charges et des taxes sur les entreprises". "Et donc on reste assez flou sur la baisse des dépenses publiques". "C’est un point extrêmement important pour nous". 
"La baisse des finances publiques est la clé de voûte de ce pacte de responsabilité". "Si nous avons ce point d’objectif de réduire le différentiel de compétitivité des entreprises françaises et allemandes, appuyons-nous là-dessus". 
"L’objectif ultime c’est de baisser de 50 milliards les charges sur les entreprises par rapport aux Allemands ". "Donnons-nous un objectif qui soit entre 0 et 50 dans les prochaines années. Je crois que ça n’a pas du tout été précisé". 

Jean-François Roubaud (CGPME)
: "Le chef de l’Etat a confirmé la stratégie qu’il veut mettre en place, une stratégie de l’offre. Cela veut dire que les entreprises vont avoir des facilités, donc la baisse de charges qui a été annoncée est confirmée". "C’est important parce que c’est la seule stratégie qui permettra de créer de l’emploi dans les années à venir". "Malheureusement, il n’y a pas de relation directe entre la baisse de charges et la création d’emplois". "Il faut du temps mais tout cela est bien accepté par l’ensemble de nos partenaires ". "Il faut du temps et de la croissance". Il a appelé à une baisse des charges " le plus rapidement possible de façon à ce que nos entreprises soient libérées, reconstituent leurs marges et, à partir de là, (...) puissent investir à nouveau". Les chefs d’entreprises sont "beaucoup plus optimistes" depuis les annonces présidentielles début janvier, avec la mise en place d’un pacte de responsabilité. " On a l’impression d’être enfin compris et j’espère que dans les semaines qui viennent, les décisions qui seront prises de manière plus pragmatique confirmeront cet optimisme et nous permettront enfin de rebondir".

Côté politiques

Thierry Mandon, un des porte-paroles des députés PS,
commence par une contre-vérité, de l'avis de l'aile guache même du PS. Il a en effet le sentiment que la politique d’aide aux entreprises de François Hollande est "pleinement une politique de gauche". Comme lors de sa conférence de presse du 14 janvier, François Hollande a " su montrer comment la compétitivité économique, la plus grande efficacité rejoignait l’intérêt des salariés du pays", a-t-il encore positivé. "C’est pleinement une politique de gauche aux yeux des élus socialistes {et encore pas tous!], d’abord parce qu’elle va permettre de relancer un puissant mouvement de dialogue social, et ensuite parce qu’aider les entreprises, les rendre plus fortes dans la compétition internationale, c’est aider les salariés de ses entreprises", a-t-il présumé, avant de sortir une lapalissade à tiroir: "on n’a jamais vu un chômeur trouver un travail dans une entreprise qui perd des marchés, jamais vu un salarié se porter bien quand son entreprise se porte mal". Mandon a bien parlé ! Comme un socialiste aux affaires...

Philippe Vigier, porte-parole de l’UDI : La conférence économique et sociale au printemps annoncée par François Hollande pour arrêter les termes du pacte de responsabilité est trop tardive face à l’urgence " absolue". " L’urgence, ce n’est pas dans deux mois; attendre, c’est perdre de la compétitivité". "Il faut baisser massivement les charges des entreprises ". "Si François Hollande change de pied et prend le chemin que nous avons tracé, nous serons là. La situation est trop grave pour une posture politicienne ".

Christian Jacob, chef de file des députés UMP : "Il faut vraiment arrêter d’emmerder les Français et les entreprises". Le président "se préoccupe des contraintes avant de dire clairement quelles sont les baisses de dépenses, quelles sont les baisses de charges". "Elles sont où? Aucune aujourd’hui n’est précisée". 
François Hollande doit "d’abord se concentrer sur ce sujet", d’autant "qu’il est en perte de crédibilité totale" sur le budget de l’Etat. "Il y a 15 milliards d’euros d’écart entre la loi de Finances initiale et l’exécution budgétaire" en 2013. "On est en face d’un véritable scandale, d’un mensonge budgétaire"

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : "Les grands perdants de ces annonces sont, une fois encore, les salariés qui vont payer le hold-up patronal sur la solidarité nationale". " François Hollande n’a qu’un seul partenaire, le Medef". " Le président a ainsi confirmé les 30 milliards sur 3 ans de baisse des cotisations familiales pour les employeurs, une refonte de la fiscalité pour l’aligner sur les pays européens pour 2020, et la simplification, a posteriori, des démarches administratives des entreprises"
"Quant aux contreparties", il "a noyé le poisson". "Toujours aucun objectif chiffré, notamment en terme de création d’emplois. L’observatoire des contreparties est mort-né. Il est devenu l’observatoire du néant". 
"D’ores et déjà, la mobilisation pour le 6 février s’annonce comme cruciale pour empêcher ce mauvais coup fait au monde du travail".