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lundi 15 juin 2015

Drogue à Marseille: les filets de la police ramassent le chauffeur de Samia Ghali (PS)

Règlement de comptes socialistes après la fusillade lors de la visite de Valls ? 

Outre ce serviteur de la sénatrice entendu, une trentaine d'interpellations

Une trentaine de personnes ont été interpellées lundi matin au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue dans la cité de La Castellane à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le coup de filet, qui visait le trafic situé sur la Place du Mérou, a également permis la saisie d'armes et de cannabis.
"Ce matin il y a une très grosse opération de démantèlement de filière à La Castellane", à Marseille, parce que le trafic de drogue, c'est le début de tous les trafics, ce sont ces trafics qui gangrènent les quartiers", avait brodé Bernard Cazeneuve, dès le début de matinée  sur BFMTV, parce qu'il parle bien...


L'opération a été menée par quelque 400 policiers de la police judiciaire marseillaise, du Raid et des CRS, au petit matin dans une cité du 16e arrondissement des quartiers nord. Les trafiquants étaient tellement tranquilles qu'il aura au préalable fallu "plusieurs mois d'enquête de la brigade des stupéfiants de la PJ de Marseille", précise une "source proche du dossier". Au total, il a été procédé à l'interpellation "d'un peu plus d'une trentaine de personnes". Des armes de poing, des armes longues et "plusieurs kilos" de cannabis ont été saisis, ajoute cette même source, toujours aussi imprécise pour des raisons de discrétion sur les quantités vertigineuses en stocks. "Il faut que l'on sache que j'ai donné instruction aux services pour que partout sur le territoire national, les trafics de drogue soient combattus et les réseaux démantelés", s'est flatté Nanard Cazeneuve au passage.


Des coups de feu lors de la visite de Valls

Située dans le 16e arrondissement de Marseille, dans les quartiers Nord de la ville, la cité de La Castellane est un des hauts lieux du trafic de drogue de la cité phocéenne. Elle avait notamment été au centre de l'actualité le 9 février, lorsque, lors d'une visite du Premier ministre, Manuel Valls, à Marseille, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés aux fusils d'assaut Kalachnikov, visant plusieurs voitures de police.
VOIR et ENTENDRE une couverture émotionnelle des coups de feux de février:



VOIR et ENTENDRE un autre reportage, moins superficiel: 


"Nous avons été 'rafalés'... 
"Le commandant qui était avec moi a vu des impacts à un mètre de lui...", souffle ce haut responsable policier. "Les tireurs voulaient montrer qu'ils ont une puissance de feu importante", indique Laurent Odye, délégué régional UNSA Police Paca.
VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Henri Jibrayel, député PS:

Le scénario aujourd'hui privilégié par les enquêteurs pour expliquer cette fusillade est celui d'une "opération visant à la conquête" d'un territoire du marché de la drogue dans la cité.

Fin mai, 28 personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel de Marseille et devraient être jugées d'ici quelques mois pour leur participation supposée à un important réseau de stupéfiants de La Castellane. La cité est décrite par les enquêteurs de la PJ comme le plus grand lieu de vente de cannabis de Marseille, un 'supermarché' qui, selon le procureur Brice Robin, générerait un chiffre d'affaires quotidien de 40 à 50.000 euros. La publication de tels chiffres peuvent susciter des vocations... Même pas besoin de mouiller la chemise comme un footballeur !

A la mi-mai, une vaste opération policière contre le trafic de drogue avait déjà permis l'interpellation de plus d'une vingtaine de "personnes" dans la cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement.

Ce coup de filet d’ampleur du 15 juin fait écho à celui organisé il y a deux ans pile,
en juin 2013, autour du trafic de la tour K, dans la même cité. A l’époque, une vingtaine de personnes avaient été arrêtées et 6 millions d'avoirs criminels mal acquis" avaient été saisis, en plus de "1,8 tonne de cannabis, 102 kg de cocaïne. "Quelque 216 armes à feu" ont également été récupérées lors de ces différentes opérations.

Mi-mai, c’est une autre descente de police dans la cité des Lauriers, dans le XIIIe arrondissement de Marseille, qui avait permis l’arrestation d’une vingtaine de trafiquants présumés, là encore après plusieurs semaines d’investigations.



Patrick Mennucci, papier gras mais ravi de la crèche parisienne


La dernière petite phrase raciste de Patrick Mennucci, vainqueur de la primaire socialiste à Marseille, avait provoqué l'indignation au-delà des sphères politiques marseillaises. Suite à sa victoire sur Samia Ghali en octobre 2013, Mennucci avait demandé à Bruno Gilles, le sénateur-maire UMP des 4e et 5e arrondissements, de l'applaudir  pour sa victoire, lors d'une séance de l'assemblée de la communauté urbaine de Marseille. Ce dernier avait préféré le rappeler à la décence sur les conditions de son élection, répondant : "Nous allons plutôt scander 'Samia, Samia'". Désormais candidat de Paris à la mairie de Marseille, il avait alors répondu à la boutade de B. Gilles d'un désobligeant: "Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe"...

On l'a compris, entre Mennucci et Ghali, l'un est de trop.
Protégé de Ségolène Royal -dont il a été le factotum- et de l'état-major socialiste parisien, Mennucci multiplie les annonces, avec l'aval de l'exécutif et les crédits hexagonaux: développement du tramway, investissement dans la gare, rénovation d'une cité,... D'autres projets sont encore annoncés, en particulier lors d'un déjeuner avec les chefs d'entreprise des quartiers Nord. Pour S. Ghali, "un Patrick Mennucci avec l'aide de l'Etat, ça change tout !"

A l'inverse, Ghali a défié le pouvoir central
Elle fustigeait l'inaction des pouvoirs publics

Le président et son premier ministre n'ont ni pardonné, ni oublié non plus que Samia Ghali a chahuté Hollande en 2013 !
Dans le QG de Ghali, des sifflets les avaient visés et, sur i-télé/BFM, ses soutiens avaient assuré qu'ils ne voteraient pas Mennucci. Après la clandestine Leonarda qui insultait Hollande, Samia Ghali faisait siffler Hollande et Ayrault à l'origine de son échec face à Mennucci.

Que son chauffeur soit coupable ou innocent, Cazeneuve a veillé à salir Ghali sur son passage.

La sénatrice ne soupçonnait rien... 
Lors de sa première réaction, Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône, s'est dite "choquée" et "stupéfaite" à la révélation dans la matinée que son chauffeur a été interpellé par les forces de l'ordre lors d'un coup de filet dans le quartier marseillais de La Castellane, lundi 15 juin. 
"Je trouve tout à fait normal que ces interpellations aient eu lieu", a faiblement commenté la sénatrice. "On avisera en fonction de ce qu'il sera sorti de tout cela", a-t-elle déclaré

mercredi 23 juillet 2014

SNCF: incendie suspect dans un poste d'aiguillage à Vitry-sur-Seine

Gare d'Austerlitz : le trafic totalement bloqué reprend peu à peu

L
a SNCF avait totalement stoppé le trafic depuis mercredi matin
en raison d'un incendie dans un poste de circulation à Vitry-sur-Seine, sur la "ceinture rouge " de Paris.
Interrompu depuis mercredi matin, le trafic des trains en gare d'Austerlitz a commencé à reprendre en soirée avec la mise en place de quatre trains à destination d'Orléans, a annoncé la SNCF.  "C'est une première éclaircie, on y va très doucement", a-t-il ajouté.

Des navettes ferroviaires ont été mises en place entre Juvisy et Saint-Martin d'Etampes, Juvisy et Dourdan, Juvisy et Versailles-Chantiers et entre Massy-Palaiseau et Pont de Rungis. Des cars sont également prévus entre Choisy-le-Roi et Pont de Rungis, avec la desserte des gares intermédiaires.
Par ailleurs, la SNCF recommande à ses usagers souhaitant se déplacer entre Paris et Juvisy à emprunter la ligne D du RER. Pour aller vers Massy Palaiseau ou Pont de Rungis Aéroport d'Orly, les voyageurs sont invités à prendre les trains de la ligne B du RER.

Le trafic reste perturbé 

En dehors de ces quatre trains, le trafic reste interrompu dans les deux sens de circulation pour tous les trains du RER C, les trains Intercités et les TER Centre à destination ou en provenance de Paris Austerlitz. L'entreprise tablait sur une reprise de la circulation mercredi après-midi, mais "l'importance des travaux provoqués par l'incendie du poste de circulation de Vitry-sur-Seine conduisent SNCF à prolonger l'arrêt de toutes ses circulations jusqu'en fin de journée au départ et à l'arrivée de Paris Austerlitz", avait-elle expliqué dans un communiqué. 
En attendant la reprise totale du trafic, la SNCF invite les voyageurs à modifier leur voyage ou à utiliser des moyens de substitution. La situation devrait rester très perturbée jeudi.

Un violent incendie

Un important incendie s'est déclaré vers 4h30 dans la nuit de mardi à mercredi au poste d’aiguillage des Ardoines à Vitry-sur-Seine (94), en banlieue sud de Paris. Les dégâts occasionnés ont contraint la SNCF à interrompre totalement le trafic au départ et à l'arrivée de la gare d'Austerlitz, ainsi que le trafic du RER C dans les deux sens de circulation entre Paris-Austerlitz et Juvisy (Essonne) et entre Paris-Austerlitz et Massy-Palaiseau (Essonne).

Le 12 juillet 2013, le jour du déraillement à Brétigny-sur-Orge, la SNCF a été confrontée à un acte de malveillance sur le même axe Paris-Limoges. 
En cause: le démontage d’une "éclisse", le même type de pièce qu’à Brétigny-sur-Orge. Une locomotive du groupe nucléaire Areva, qui circulait à vitesse réduite, a déraillé à proximité du lieu-dit du Pradelet, à 30 km au nord de Limoges, où Areva entrepose de l’uranium appauvri provenant de Pierrelatte, où se trouve une partie du complexe nucléaire de Tricastin. L’uranium appauvri y est transporté dans des conteneurs acheminés en train. Un mystérieux groupe antinucléaire avait revendiqué le sabotage dans un communiqué envoyé au quotidien "Populaire du Centre". Au moment du déraillement, aucun transport d’uranium n’était toutefois en cours. La SNCF avait déposé plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et Areva avait  pour sa part déposé une plainte contre X pour sabotage. Dans l’affaire de Brétigny-sur-Orge, une éclisse est également à l’origine du drame qui a fait 6 morts et une trentaine de blessés.
Le 23 décembre 2013 à Drancy (Seine-Saint-Denis), un train qui transportait également des matières radioactives a déraillé dans la gare de triage de Drancy.

Or, en 2008, un petit livre vert de 125 pages, sorte de bréviaire anarchiste, a été découvert par des enquêteurs chez des activistes présumés de l'ultra-gauche dans le cadre de l'enquête sur les dégradations des voies ferrées. Publié en mars 2007 "L'Insurrection qui vient" est signé d'un "collectif invisible" qui se présente comme "une tendance de la subversion présente"
 

jeudi 27 mars 2014

Taubira est-elle vraiment aussi diplômée qu'elle le prétend ?

Docteur en sciences économiques, licenciée en sociologie? Mon oeil !

Le marché des vrais-faux diplômes explose,

que ce soit dans des universités en Chine ou des pays anglo-saxons, ou sur le Net où l’on peut tout acheter. Avis aux nanti(e)s!
Après Toulon où, en 2009, des étudiants chinois de l’Institut d’administration des entreprises de l’université avaient acheté leur diplôme à Lyon, l’université aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds dans la ville. Une enquête interne a été ouverte. Un enseignant aurait conclu un faux partenariat. De fait, hormis une histoire semblable dévoilée à Perpignan en 2009, ce type de fraudes internes apparaît comme rare en France.

Les faux diplômes se trouve surtout sur Internet, sur des sites comme France163.com ,récemment fermé, qui proposent à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises. Les faux étaient disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1000 yuans, soit 122 euros.

Christiane Taubira serait bardée de diplômes

La ministre de la Justice s'est déclarée titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris. Elle est également titulaire d'un doctorat d'agro-alimentaire du Centre Français de la Coopération Agricole.

Lien Philippe Bilger
Philippe Bilger a mené l'enquête.
Sans doute saisi par l'aplomb de la dame qui nie devant la presse être informée des écoutes sur Sarkozy, tout en bradissant les documents l'accusant de mensonge, ce malicieux magistrat honoraire est allé à la pêche aux preuves de la reconnaissance universitaire des mérites de Taubira. 
Ph. Bilger rappelle d'abord que la future garde des Sceaux avait sollicité de Marylise Lebranchu qui occupait son poste en 2001 l'annulation d'une condamnation de l'un de ses fils. Cette démarche aurait pu la disqualifier aux yeux du père-la-vertu qui loge à l'Elysée, mais non point! En outre condamnée elle-même  pour "harcèlement moral", elle avait gagné ses galons de ministre de la lutte contre Sarkozy et c'est ainsi qu'elle atterrit Place Vendôme, plutôt qu'à Bercy auquel ses diplômes la prédisposaient, et que son Cabinet se vida rapidement de bon nombre de ses collaborateurs les plus respectables.
Le CV de Taubira valorise-t-il en revanche la notion de méritocratie républicaine? 
Modestement, la garde des Sceaux évoque à son propos "un lot de diplômes..." "Là où il y a un flou, il y a un loup", prévient sa camarade Martine Aubry,  qui n'a pas de leçon à recevoir sur la question. Taubira a laissé dire qu'elle possédait deux docorats, pas moins, soit tout de même une quinzaine d'années d'études universitaires, mais les journalistes d'investigation se sont satisfaits de tant de précisions. Au final, les recherches ne donnent rien: ni preuve, ni le plus petit indice. Quand Pujadas fait état de ses deux doctorat le 5 septembre 2013, elle opine modestement, entretenant le mythe. Sur le site du gouvernement, elle est la seule dont le cursus fait défaut. Enfin, la faculté d'Assas qui aurait délivré l'un de ses supposés doctorats n'a gardé aucune trace d'un si valeureux passage.
Taubira ne ment jamais. 
Dans ce personnage il n'y a bien que cela qui soit clair et net, selon certains.

Il serait temps que les ministres et leurs sous-fifres, présentent les justificatifs des diplômes qu'ils se sont attribués...

Les déclarations de patrimoine, pourquoi pas, mais les attestations de niveau de compétence, ce serait plus éclairant...Etant entendu qu'il sera difficile de démonter que certains DESS (master actuel) ont été décernés par copinage militant, complaisance et favoritisme! 
C'est ainsi que le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici est probablement détenteur d'une licence d'histoire, mais la question s'était posée de sa qualification universitaire lorsqu'en octobre 2008, il passa de membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure, à enseignant des organisations internationales et des processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé, en septembre 2009. Lien


mercredi 18 décembre 2013

Trafic de viande de cheval: filière prise la main dans le caddie de la ménagère

Coup de filet dans onze départements 

Une vingtaine de personnes a été interpellée ce lundi matin dans le
cadre 
d'une enquête sur un trafic de viande dans le sud de la France.

Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi dans le sud de la France lors d’une vaste opération de gendarmerie visant un nouveau trafic de viande de chevaux, revendus pour la consommation après avoir servi dans l’industrie pharmaceutique, notamment chez Sanofi-Pasteur, filiale du géant pharmaceutique, Sanofi, selon des sources proches de l’enquête.

Environ 200 chevaux utilisés en laboratoire d'expérimentation,
a priori pour produire des sérums, se seraient ainsi retrouvés dans l’assiette du consommateur après falsification des documents vétérinaires. Un site de Sanofi à Alba-la-Romaine (DvG), en Ardèche, les aurait cédés entre 2010 et 2012 à un marchand de chevaux du Gard, qui les aurait ensuite vendus à un négociant de Narbonne, soupçonné d’être l’organisateur du trafic, ont indiqué ces sources, qui ne révèlent pas les identités des interpellés.

Dans une moindre mesure, le trafic concernerait aussi
des chevaux achetés à des centres équestres ou à des particuliers. Il s’étendrait à l’Espagne où l’abattoir de Gérone a été perquisitionné

Impossible de dire encore si ce trafic a mis en péril la santé des consommateurs
, a dit le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garotun incapable qui ne sert que d'escort boy dans les déplacements de Ayrault et qui n'a donc pas vu monter le mouvement des Bonnets rouges bretons contre l'écotaxe, bien qu'il ait été élu de Laval... Cependant, "cette affaire est potentiellement plus malsaine" que l’affaire Spanghero, avec laquelle elle n’a pourtant aucun rapport, a estimé une source proche de l’enquête, mais anonyme.

Le géant pharmaceutique Sanofi a indiqué avoir collaboré à l’enquête et avoir été interrogé il y a quelque temps en qualité de témoin et souligné qu'aucun des collaborateurs n’a pas été mis en cause. L’enquête et les auditions des interpellés au cours de leur garde à vue serviront à établir quand et comment les documents vétérinaires ont été falsifiés et dans quelle mesure Sanofi ignorait de tels agissements, a-t-elle dit.

Interpellations à l'heure des huissiers

A table et bon appétit !
Parmi les personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent le négociant de Narbonne et au moins un proche, plusieurs autres négociants en viande, des vétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence.

Les gendarmes se sont ainsi rendus au petit matin chez le négociant de Narbonne pour l’interpeller, puis se rendre avec lui à l’abattoir municipal. Là, ils ont procédé à des fouilles et emporté des documents. Ils ont ensuite saisi de la viande dans une boucherie de Narbonne, qui pourrait appartenir au mis en cause anonyme, avant de la charger dans un camion frigorifique.
Une centaine de gendarmes a ainsi été mobilisée dans l’Aude, le Gard, l’Hérault, les Alpes-de-Haute-Provence, le Cantal, la Haute-Loire le Puy-de-Dôme, la Drôme ou le Tarn-et-Garonne, pour procéder aux interpellations et mener des perquisitions dans des bureaux ou des abattoirs.

Une dénonciation anonyme

"Nous n’y sommes pour rien", a assuré la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice, que la presse n'a ni anonymée, ni rebaptisée. Le négociant placé en garde à vue n’était qu' "un usager de l’abattoir", a-t-elle dit. "Il y louait des bureaux et des frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d’inspecteurs vétérinaires".

C’est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à la direction audoise de la protection des populations qui a déclenché l’enquête, aujourd’hui confiée à la section de recherches de Montpellier dans le cadre d’une information judiciaire dirigée par un juge du pôle santé de Marseille.

Sanofi Pasteur a précisé avoir revendu autour de 200 chevaux depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels. Les bêtes, "identifiées avec des puces électroniques, pour la traçabilité", ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe. Il est précisé dans leur certificat de vente "que ces animaux ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu’il y a un danger mais par mesure de précaution", a-t-il expliqué.
Ces chevaux n’étaient pas utilisés pour des tests de laboratoire, mais pour fabriquer des médicaments, des "sérums équins purifiés" servant ensuite d’anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux, souligne Sanofi Pasteur.

L'évocation du précédent Spanghero cache-t-elle une filière halal ? 

Cette affaire risque d’éprouver à nouveau la filière de viande de cheval. Celle-ci avait été durement touchée par la révélation, début 2013 qu’une entreprise de l’Aude, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du bœuf. Cette viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Certains observateurs estiment que cette multiplication des affaires autour de la viande pourrait être la conséquence de l'explosion du marché halal qui pèse désormais près de cinq milliards d'euros. Ces chiffres sont d'ailleurs contestés notamment par la Grande mosquée de Paris, qui les jugent surévalués. Mais à mesure qu'il grandit et que ses acteurs se multiplient, le marché échappe toujours à une réglementation incontestée, malgré les consignes édictées par les trois plus grandes mosquées de France (Paris, Lyon et Evry).

L'anonymat qui entoure les interpellés accrédite la thèse d'une filière halal suspecte. La montée du sectarime altermondialiste encourage un engouement nouveau. "Chacun son travail, chacun son métier. Vous n'imaginez pas, dans la filière bio, qu'un éleveur certifie lui-même sa viande", se défend Mustafa Mahmoud, qui dirige un organisme de certification en Eure-et-Loir, et qui milite pour que le label halal devienne incontestable. "Il faut des organismes indépendants et un cahier des charges unique, comme pour le 'label rouge'", qui atteste de la qualité supérieure d'un produit en France, ajoute-t-il.
Pour la sociologue Dounia Bouzar, les consommateurs sont victimes du succès du marché halal. "On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit", explique l'universitaire, qui déplore que le qualificatif "halal" soit aujourd'hui accolé à toutes sortes de produits alors qu'il devrait être réservé à la viande. Depuis une dizaine d'années, elle constate également "une surenchère identitaire" à laquelle les écologistes radicaux ne sont pas étrangers: des jeunes qui ne respectent aucune autre obligation musulmane et qui, par exemple, boivent de l'alcool, exigent de manger strictement halal.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a insisté pour distinguer la nouvelle affaire du scandale Spanghero. 
Hamon le prouve.
Pas de cheval au gouvernement:
que des bourrins à la réforme
"C’est différent: là il pourrait s’agir d’un problème sanitaire", a-t-il banalisé sur RTL. "Nous avons depuis le début de l’année mis sous surveillance la filière viande et la filière poisson en France" pour rétablir la confiance, a-t-il assuré. Le ministre totalitaire met en évidence son propre échec
"La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu’elle nous donne le feu vert, je l’espère en janvier prochain", s'est félicité le ministre.
Avec le résultat que déplorent les consommateurs dont il est censé assurer la protection sanitaire...

 

mercredi 19 décembre 2012

Marseille : le halal n'était pas sain

Prison avec sursis pour les bouchers trafiqueurs de viande


Sept gérants et vendeurs de boucheries halal ont été condamnés à des peines allant de 6 mois à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille lundi
Ils avaient "régénéré" de la viande avariée avec du bisulfite de soude.

De six à douze mois avec sursis avaient été requis fin novembre par le procureur à l'encontre de ces bouchers, situés à Marseille, Port-de-Bouc et Martigues et jugés pour "falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé et tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme".Lien PaSiDupes : " Tout le monde se met au halal, à Martigues  "

Trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis, ainsi que 10 000 euros d'amende, ont par ailleurs été prononcés (une peine conforme aux réquisitions) contre le fournisseur du produit chimique utilisé dans l'escroquerie.

Un petit chimiste redonnait de la couleur à la viande

C'est lui qui livrait aux bouchers du bisulfite de soude, un "additif alimentaire" que l'on trouve légalement notamment dans des jus d'orange ou des alcools et qui limite l'oxydation des produits, rendant à la viande hachée avariée, celle des merguez notamment, la couleurs d'un produit comestible.
Sans antécédent judiciaire, ce Marseillais d'origine libanaise de 61 ans comparaissait pour "complicité de falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, complicité de vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé, tromperie sur des marchandises entraînant un danger pour la santé de l'homme et exécution d'une activité dissimulée".
Lien PaSiDupes : " Halal: le kebab tue une adolescente "

Un trafic qui durait depuis plusieurs années

Il avait été mis en examen en avril 2009, après avoir été dénoncé en 2006 par son épouse avec qui il était alors en instance de divorce.

L'enquête, menée par la section de recherches de la gendarmerie de Marseille, avait permis d'établir que le trafic durait depuis plusieurs années. Plaidant que l'ingestion de la viande trafiquée avait été préjudiciable à leur santé, deux clients, ainsi que l'association UFC-Que choisir, s'étaient portés parties civiles. Un neuvième prévenu a été relaxé.

Supplément:
Echec au trafic de fausse viande halal à Rungis

Trafic de viande halal dans les prisons françaises


lundi 3 décembre 2012

Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ?

Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi

Chronologie des faits
Décembre 2007: à N'Djamena au Tchad, les six bénévoles français de l'Arche de Zoé sont tous condamnés à " huit ans de travaux forcés " avec 4,12 milliards de francs CFA, soit 6,3 millions d'euros,  de dommages et intérêts qu'ils auront à régler. Nadia Merimi, l'infirmière, s'effondre. Alain Péligat, le logisticien, est hébété. Fidèles à eux-mêmes, les véritables instigateurs de l'aventure humanitaire,  Eric Breteau et sa compagne, Emilie Lelouch, restent imperturbables dans leur gilets Children Rescue. La presse prend alors leur parti et assure que les condamnés paient au prix fort leur amateurisme, leur méconnaissance de l'Afrique et leur ..."messianisme humanitaire". Au Tchad en revanche, la " bonne foi " et " l'absence d'intention frauduleuse " plaidées par leurs avocats n'ont pas convaincu et l'avocat général a dénoncé " les manoeuvres frauduleuses " de " Breteau et ses compagnons ", les accusant d'avoir, " en fait d'humanitaire, basculé dans l'inhumanitaire ".

Tout a commencé le 28 avril 2007 

L'Arche de Zoé annonce  une opération (d'envergure) pour transférer " 10 000 orphelins du Darfour " vers l'Europe et les Etats-Unis, dont 1 000 en France.
Elle s'adresse à des " familles d'accueil " qu'elle parvient à recruter sur Internet, en diffusant l'information notamment sur des forums de discussions d'associations spécialisées dans l'adoption. Eric Breteau, qui a créé l'ONG
en 2005 après le tsunami pour intervenir en Indonésie et qui cherche un nouveau terrain d'action, a eu l'idée de cette " évacuation " après un voyage au Soudan début 2007. Il multiplie les réunions.

Le 5 mai
, l'association Enfance et famille d'adoption initie la méfiance envers l'initiative de l'Arche de Zoé en invitant les familles " à la plus grande prudence ". "Comme dans tous les cas de conflits (...),
rien ne prouve que tous ces enfants soient sans famille ", rappelle-t-elle. Médecins du monde et France Terre d'Asile feront de même.

Le 4 juillet, Eric Breteau est reçu au Quai d'Orsay par un conseiller du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à propos de son projet de " rapatrier vers la France des enfants du Darfour ". Le ministère lui indique " qu'il s'embarque dans un truc pas raisonnable ".

Le 9 juillet, le ministère des Affaires étrangères décide de porter l'affaire devant la justice et saisit le procureur de la République de Paris. Certains soupçonnent un projet d'adoption d'ampleur et en contradiction avec les conventions internationales sur le sujet. Deux semaines plus tard, une information judiciaire est ouverte contre l'Arche de Zoé pour " exercice illicite d'activité d'intermédiaire en vue d'un placement ou d'adoption d'enfants ".

Le 31 juillet, Rama Yade hérite du dossier. Des parlementaires, notamment des élus de la Marne, se renseignent sur Eric Breteau pour se faire une opinion, après avoir été contactés par des familles d'accueil inquiètes. Le 10 août, Breteau est entendu par la brigade des mineurs. Il lui dissimule l'existence de Children Rescue, le nom de son association au Tchad. Pendant ce temps, à Abéché, au Tchad, une vingtaine de logisticiens de Children Rescue montent un orphelinat et un centre médical pour y accueillir des enfants tchadiens. Cinq pompiers professionnels et un pompier volontaire d'Argenteuil en font partie.

A Paris, le 23 octobre, des familles d'accueil inquiètes font remonter des informations à quelques parlementaires. Mais personne n'a fait le lien entre l'Arche de Zoé et Children Rescue. 

A Khartoum au Soudan, le conseiller de Bernard Kouchner, Eric Chevallier, et Rama Yade apprennent par un magistrat travaillant à la Direction des Français de l'étranger qu'une famille en France se plaint que son chèque de 2 500 € versé à l'Arche de Zoé ait été débité !

Le 24 octobre, un premier convoi s'organise, tandis que l'ambassadeur de France au Tchad prévient les autorités tchadiennes qui surveillent l'aéroport de N'Djamena. Mais personne ne s'occupe d'Abéché où les 103 enfants sont rassemblés, avec l'aide du pilote belge Jacques Wilmart, à la frontière du Soudan. 

Le 25 octobre, la supercherie éclate. 

A l'aéroport de Vatry, dans la Marne, des familles d'accueil arrivent par dizaines, mais la sous-préfecture de Vitry-le-François n'arrive pas à obtenir d'informations fiables sur l'arrivée ou non des enfants. Au Tchad, l'équipe d'Eric Breteau, qui a procédé à un simulacre d'évacuation sanitaire en posant de faux bandages et de la Bétadine sur les enfants - pourtant en bonne santé - est interpellée. La folle entreprise se termine en prison.

Dommage collatéral

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a renvoyé la demande de dommages et intérêts de l'Etat tchadien contre le Dr Philippe van Winkelberg, médecin de l'Arche de Zoé. Le Tchad, représenté par l'"Association tchadienne pour le bien-être des enfants", réclame6,3 millions d'euros de dommages et intérêts au médecin . Or, cette somme correspond à la condamnation prononcée au Tchad contre les six membres de l'Arche de Zoé qui devaient payer "solidairement" les familles de 103 enfants, présentés comme des orphelins du Darfour, qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France fin 2007.

La Cour, qui a demandé au Tchad la production de certaines pièces en original, rendra sa décision le 18 décembre 2012.
Les inculpés se sont mis à l'abri en Afrique du Sud

Le président de l'association l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne Emilie Lelouch,   ne seront pas présents à leur procès qui s'ouvre lundi 3 décembre à Paris. Ils ont fait savoir qu'ils ne seront ni présents ni représentés devant le tribunal correctionnel.

Les accusés n'ont pas confiance en la Justice de leur pays

Dans un entretien publié il y a une semaine par lexpress.fr, l'avocate expliquait que ses clients "ont le sentiment de ne pas avoir été écoutés jusqu'ici, ni par les media ni par la justice" et "craignent que le même phénomène se reproduise devant le tribunal".

Le couple vit actuellement en Afrique du Sud où Eric Breteau loue des chambres d'hôtes, tandis qu'Emilie Lelouch a créé une compagnie de cirque avec des artistes locaux.

Mais quatre autres prévenus seront jugés


Le médecin Philippe van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, la journaliste Agnès Pelleran et Christophe Letien, un membre de l'association qui était resté en France. Ils sont poursuivis pour escroquerie, exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption et aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France ayant pour effet de les éloigner de leur milieu familial ou de leur environnement traditionnel.

La peine encourue pour ce dernier délit est de 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende.

Les membres de l'Arche de Zoé seront jugés cinq ans après leur sombre entreprise au Tchad, où le 27 octobre 2007, dans une région frontalière du Darfour soudanais, ils faisaient embarquer, affublés de faux pansements, 103 enfants qu'ils comptaient exfiltrer en France.


L'adoption homosexuelle est-elle pénalisée ?

jeudi 22 novembre 2012

SNCF: des contrôleurs cessent le travail après l'agression d'un agent

Des contrôleurs SNCF font valoir leur droit de retrait 

Une agression sur un TER perturbe les usagers ce matin

Un contrôleur de la SNCF a été agressé ce matin vers 10h30 dans un TER entre Bellegarde et Genêve. Il a été insulté avant de recevoir un coup de poing alors qu'il procédait,sur le territoire suisse, au contrôle d'une jeune femme qui n'avait pas de titre de transport et dont l'identité n'est pas révélée. Le contrôleur est rentré aussitôt après l'agression, sans être hospitalisé.Son agresseur a été interpellé en garde de Genêve. La SNCF a porté plainte.


Les contrôleurs de la région de Lyon ont appelé immédiatement à cesser le travail au nom du droit de retrait. 

Dans un communiqué, SUD-Rail Lyon a annoncé que le trafic SNCF est "suspendu" 

Tandis que des réunions de travail avaient lieu dans la matinée entre la direction et les syndicats pour retrouver au plus tôt un fonctionnement normal sur réseau, le syndicat d'extrême gauche révolutionnaire soulignait que cette agression vient "s'ajouter à la longue liste d'agressions touchant les contrôleurs SNCF". "L'ensemble des contrôleurs a aussitôt fait usage de son droit de retrait,entraînant une suspension du trafic ferroviaire sur la région", a affirmé SUD-Rail. Les contrôleurs réclament notamment "davantage de contrôleurs sur les trains", selon ce syndicat trotskiste (Union syndicale Solidaires) non représentatif jusqu'en 2006SUD Rail représentait 2,69 % aux élections du CE en 2009).