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vendredi 18 janvier 2019

Benalla, mis en examen pour l'usage abusif de ses ...quatre passeports

"Exclusivement" pour l'usage abusif de ses passeports, précise son avocate

L'ancien proche de Macron faisait un 
usage abusif de ses divers passeports
, d'août à décembre 2018, malgré son limogeage de l'Elysée

Résultat de recherche d'images pour "passeports Benalla"

Son client a été mis en examen pour "usage public et sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle", annonce Me Jacqueline Laffont, 53 ans, à qui Benalla a confié sa défense, en partage avec l'autre pénaliste, Pierre Haïk, 68 ans, depuis le départ de Me Laurent-Franck Liénard. Ce couple marié a déjà plusieurs grands dossiers politico-judiciaires à son CV, dont l'affaire Elf, Bettencourt, celle des emplois fictifs à la mairie de Paris, la défense du directeur de cabinet de Laurent Fabius, Louis Schweitzer, dans l'affaire du sang contaminé, ou encore, plus récemment, des écoutes de Nicolas Sarkozy.

L'ex-collaborateur de l'Elysée avait été placé en garde à vue jeudi matin dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 29 décembre sur l'usage de ces passeports diplomatiques, qui avait été étendue mercredi à un possible faux en écriture pour un passeport de service à la suite de l'audition du directeur de cabinet de l'Elysée, Patrick Strzoda, par la Commission des lois du Sénat. 

Patrick Strzoda, l'ex-directeur de cabinet du président Macron, a aussi révélé que Benalla a utilisé "presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement, entre le 1er août et le 31 décembre.
Le Parquet de Paris avait requis le placement sous contrôle judiciaire de l'ancien homme-clé du dispositif de sécurité de l'Elysée.

"Les accusations portées par M. Stzroda devant la commission du Sénat ont été jugées insuffisantes", a également déclaré l'avocate.
Les magistrats instructeurs vont désormais poursuivre les investigations préliminaires et peuvent décider de le mettre en examen ultérieurement s'ils réunissent des indices graves et concordants.


Alexandre Benalla devra encore  rendre  des comptes sur les accusations  d'usage de faux documents administratifs

A l'issue de 24 heures de garde à vue, Benalla comparaissait devant un juge d'instruction saisi par le Parquet d'une information judiciaire ouverte également pour "abus de confiance", "faux et usage de faux document administratif" et "obtention indue de document administratif".
Pour ces trois qualifications, plus lourdes, "il a été laissé sous le statut de témoin assisté", intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen, a ajouté Me Laffont (ci-contre avec Me Haïk, lequel débuta en association avec Me Thierry Herzog). "Donc, nous sommes très très contents ce soir", a-t-elle conclu devant la presse au tribunal de Paris. 

Le chargé de mission d'Emmanuel Macron n'est pas poursuivi à ce stade pour les accusations de faux documents administratifs formulées par le directeur de cabinet de l'Elysée devant la commission d'enquête du Sénat.

Devant les sénateurs, le directeur de cabinet de l'Elysée, aujourd'hui à la retraite, Patrick Strzoda, a pourtant affirmé mercredi que la demande d'un second passeport de service avait été faite par Alexandre Benalla au ministère de l'Intérieur, alors dirigé par Gérard Collomb, grâce à une lettre à en-tête du chef de cabinet de l'Elysée, mais "dactylographiée" et non signée.

En clair, "nous soupçonnons une falsification faite par M. Benalla", avait déclaré P. Strzoda, révélant avoir saisi le Parquet de Paris. Celui-ci avait le jour-même étendu à ces nouveaux faits son enquête préliminaire sur l'usage abusif des passeports.

Selon Me Jacqueline Laffont,  l'ex-coordinateur de différents services lors des déplacements officiels et privés du président de la République, 27 ans, Benalla, doit être entendu à nouveau par la commission d'enquête du Sénat lundi, où se reposera la question de la limite du champ d'investigation des sénateurs compte tenu de l'enquête judiciaire en cours.

mercredi 12 septembre 2018

Benalla a-t-il falsifié sa lettre de licenciement ?

Qu'a rajouté à la main l'homme de confiance de Macron sur sa lettre de licenciement ?

BFMTV s'est procuré le document qui éclaire sur la fin de la collaboration entre Benalla et l'Elysée. 

L'intégralité du reportage est dans Grand Angle ce mardi soir à partir de 22h30.

lundi 12 décembre 2016

Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l'Intérieur, a truqué son CV

De quoi susciter des vocations de fraudeurs exemplaires ?

Bruno Le Roux se présente sur son site internet comme un ancien élève de l'Essec ET de HEC. 

Ce qu'il n'a jamais été.
C'est ça, une tête bien faite :
un espoir pour tous les lourdauds,
la casquette sur les yeux
Depuis des années, le tout nouveau ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux s'affiche sur Internet comme un ancien élève de grandes écoles françaises dans lesquelles il n'a jamais été admis. C'est ce qu'a révélé mercredi le site Atlantico, complété ce vendredi par Marianne. 
"Il est ancien élève de HEC et de l'Essec", pouvait-on lire sur son site internet jusqu'à un démenti  publié  dans la presse. 

Pourtant, cet élément de biographie a ensuite été repris sur le site du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Toutes les références à cette biographie ont depuis été supprimées. 

Contacté par Marianne, l'entourage du ministre confirme... "une erreur" 

On jure que Bruno Le Roux n'a jamais validé cette biographie. Juste une faute vénielle par omission... Selon son cabinet, une erreur d'interprétation aurait été commise à partir du fait que le ministre est (ou serait) titulaire d'un DEA de stratégie et management délivré par une université amie, l'Université Paris-X, "en partenariat avec HEC et l'Essec". Subtil ?

De son côté, le groupe socialiste avoue ne pas avoir vérifié l'information avant de la relayer sur son site : tous paresseux mais bardés de diplômes. Ne lui donnerait-on pas le bon dieu sans confession au chanoine laïc du PS ?
Combien d'autres DESS et DEA maison décernés en fonction de l'appartenance politique et le degré de militantisme "politiquement correct" ?

La peine infligée à un quidam pour falsification de diplôme ?

Elle peut aller jusqu’à la prison.... Ca dégagerait le terrain, direz-vous.
Mais ne vous réjouissez pas si vite:  l'homme politique a droit au sursis...

Vous aviez aimé l'étonnant doctorat de sociologie de Cambadélis obtenu à Jussieu alors qu’il n’avait pas les diplômes requis... 
Vous avez été bluffés par le double doctorat supposé de Christine Taubira (lien video)

Et pour ceux dont la vue a souffert de longues études:
Parce qu'elle les vaut bien ?
Vous n'êtes donc pas surpris que ce bourrin de Pruno Le Roux, le nouveau ministre de l'Intérieur de Hollande, se flatte d'être sur-diplômé...
De quoi en effet épater les Benoît Hamon et Manuel Valls, bac +6 à eux deux.

jeudi 9 juin 2016

Euro 2016 : des failles dans l'embauche des agents de sécurité

L'émission "Pièces à conviction" a fait le constat et BFMTV au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France


Durant l'Euro, ce seront des agents de sécurité privée qui assureront la surveillance à l'entrée des fan-zones. 
Comment sont-ils recrutés ? Qui vérifie leur formation et leur carte professionnelle ? Peut-on se faire embaucher sans être contrôlé ? "Pièces à conviction" du 8 juin a tenté l'expérience.

Pour être embauché par une société de sécurité, il faut normalement être contrôlé par le Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité). Cet organisme public vérifie les identités judiciaires des candidats. Si quelqu'un est fiché par la police, il sera normalement écarté et n'obtiendra pas sa carte professionnelle.

Peut-on contourner cette procédure ? Arnaud, le stagiaire de "Pièces à conviction", tente l'expérience. Il s'est procuré une vraie carte professionnelle. En quelques minutes, il parvient à se fabriquer un faux document : pour les terroristes que ça intéresse, il a lui suffit de changer le nom inscrit pour mettre le sien. Il décroche alors un rendez-vous dans une agence de sécurité et s'y présente avec sa carte falsifiée, un CV et des expériences professionnelles inventés de toutes pièces.

Embauché avec une fausse carte professionnelle
L'entretien est succinct et les vérifications inexistantes. Le responsable de l'agence de sécurité ne semble pas examiner avec attention le CV d'Arnaud… Quelques jours plus tard, avec sa fausse carte, Arnaud est embauché. Il peut désormais travailler sur l'Euro 2016. La société de sécurité n'a pas vérifié l'authenticité de sa carte professionnelle. Comment s'assurer que tous ceux qui travailleront dès le 10 juin sur les fan-zones ne sont pas inscrits au fichier des personnes recherchées ?

VOIR et ENTENDRE cet extrait de "Sécurité : faut-il avoir peur de l'Euro 2016 ?", vu dans "Pièces à conviction" sur France 3,  le 8 juin: 

Euro 2016 : le dispositif de sécurité du Stade de France "a cédé", admet le préfet
Plusieurs départs de feu dans la tribune réservée aux fans olympiens

Après les débordements du samedi 21 mai dans les tribunes du Stade de France lors de PSG-OM, Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis a concédé un échec et promis du changement.
Un mur de deux mètres de haut autour du Stade de France et un triple contrôle des spectateurs mis en place lors de la finale de la Coupe de France PSG-OM (4-2) devait condamner l'accès du stade sans être fouillé des pieds à la tête, assurait le préfet de Seine-Saint-Denis avant la rencontre. Devant le nombre de fumigènes allumés durant la rencontre dans l’antre dionysienne, Philippe Galli, interrogé ce lundi sur Europe 1, était placé devant le fait accompli.
Les réseaux sociaux se sont faits l’écho en images de plusieurs départs de feu dans les tribunes, dès le coup de sifflet final et il a dès lors fallu que BFMTV, 'première chaîne' d'intox fasse état de "quelques sièges calcinés", et que les autorités, par la voix du commissaire Antoine Boutonnet, patron de la lutte anti-hooligan en France, annoncent des sanctions.
"Le dispositif sera recalibré"
"Les fouilles n'ont pas été effectuées comme elles auraient dû l'être (…) et des objets sont passés au-dessus de la barrière ou au moment de la fouille, a admis le préfet à trois semaines du début de l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet). Le dispositif a cédé sur un certain nombre de points auxquels on va remédier. Le dispositif sera recalibré."

Des failles de sécurité constatées au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France

La finale de Coupe de France, qui devait être une simple répétition générale au niveau sécuritaire en vue de l'Euro 2016, a été un fiasco. 
La rencontre entre l'OM et le PSG a été le théâtre de nombreux ratés, suscitant une inquiétude particulière dans les rangs du gouvernement. Certaines constatations faites samedi dernier au Stade de France appellent légitimement à la vigilance. Outre des fumigènes et des débuts d'incendies dans les tribunes, on a aussi retrouvé des casques de motos, des bouteilles en verre et des tuyaux en PVC, révélant que le dispositif n'était pas au point pour l'Euro. 

Des violences ont par ailleurs éclaté à la fin du match, obligeant les forces de police à user de gaz lacrymogènes. 
VOIR et ENTENDRE l'émission Grand Angle  du lundi 23 mai 2016, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV, avec Florent Germain, correspondant de RMC Sport à Marseille, et Stanislas Gaudon, délégué du syndicat Alliance Police Nationale:
VOIR et ENTENDRE aussi ce reportage de Public Sénat:

jeudi 14 janvier 2016

Cazeneuve réécrit l'Histoire, dénonce Wikipedia

Wikipédia sanctionne le ministère de l'Intérieur 

L'encyclopédie en ligne reproche à des fonctionnaires de la Place Beauvau d'avoir "défiguré" certaines de ses notices. 

Wikipédia est intraitable avec les "trolls" comme le faussaire Cazeneuve. 
Ces vandales du Net qui défigurent les notices de la première encyclopédie en ligne en y introduisant de fausses informations, sont systématiquement sanctionnés. Leur adresse IP (numéro permettant l'identification d'un ordinateur ou d'un serveur) étant facilement identifiable, l'administrateur 'wiki' les bannit purement et simplement de la plateforme pour les empêcher de nuire à nouveau. Non sans les avoir préalablement avertis de ce qu'ils risquent. Et peu importe qu'il s'agisse d'un ministère, même socialiste !

Le ministère de l'Intérieur s'est ainsi fait prendre récemment 

Révélée par Le Monde</ Libération</ Le Canard enchaîné, la sanction infligée par Wikipédia au ministère de l'Intérieur fait un peu tache, en démocratie vertueuse. Cazeneuve est accusé d'avoir laissé remanier à plusieurs reprises les textes de notules touchant à des dossiers policiers. 

Les truqueurs ont ainsi été accusés de "dégradation de Wikipédia", plusieurs agents de la Place Beauvau ont été mis à l'amende par les administrateurs de ce site collaboratif. 
Un premier mail a été adressé aux services de Bernard Cazeneuve. Le 9 décembre dernier, le titulaire de l'adresse IP 212.234.218.196 a été démasqué pour qu'il cesse ces agissements coupables assimilables, dixit la compagnie américaine, à des actes de "vandalisme répété ". 

Faute d'avoir été entendu, la connexion de cet individu
(dont L e Canard affirme qu'il est fonctionnaire de l'Intérieur) a été bloquée
, le 18 décembre, pour... un an. 
Il s'agit d'un nouveau flagrant de hauts fonctionnaires de police découvert par Wikipédia. En 2013, d'autres services de Bernard Cazeneuve avaient été pris la main dans le sac et mis à l'index. Ils étaient intervenus à six reprises en une demi-heure pour tenter de falsifier un passage de la notice biographique de Bernard Boucault, alors préfet de police de Paris (ci-contre, à gauche). Le passage consacré aux démêlés de ce dernier avec des opposants au mariage pour tous avait été remis en ligne dans sa version originelle et authentique par les administrateurs de 'Wiki'. Et l'adresse IP utilisée par la police avait alors été bloquée... temporairement. 
Qui a ordonné cette falsification?

mercredi 4 décembre 2013

Transparence et respect: révélation de l'opération secrète sur la prostate de François Hollande en 2011

Colère d'Ayrault qui la déclare bénigne, sans aucun doigté

France Info contraint le président Hollande à se déboutonner 

Le député Hollande, alors âgé de 56 ans, a dû subir une opération de la prostate à l'hôpital Cochin à Paris, en février 2011, un mois avant de se lancer dans la course à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il n'est encore que président du Conseil général de la Corrèze.
François Hollande a d'abord subi des examens ambulatoires, ce qui lui a permis à l'époque de poursuivre ses déplacements. Puis, il a été hospitalisé une semaine, sans qu'aucune trace n'apparaisse dans son agenda.

"Il faut lui faire confiance mais a-t-on le choix ?", se demande Denis Demonpion. Pour lui, cette affaire pose la question de "l'éternel secret" et "le fait que l'on n'ait pas plus d'informations sur l'entourage médical clinique" des chefs d'Etat français. L'auteur du livre "Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents" demande des bulletins de santé plus explicites. 


Une intervention  "bénigne" entourée de secret

L'Elysée a dû confirmer cette intervention chirurgicale. Il s'agissait d'une "hypertrophie bénigne de la prostate", selon le communiqué publié dans la matinée par la présidence de la République. "A la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire", est-il affirmé.

Le député UMP Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a confirmé avoir été au courant. 
Mais selon lui, François Hollande n'a pas caché cette événement, à son avis "minime". "Je suis astreint au secret médical. Ca s'est passé à l'hôpital Cochin, dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il répondu. "Je ne vois pas qui a pu faire fuiter... Si, je crois que François Hollande ne s'en est pas caché, parce que certains journalistes l'ont vu".

Ces gouvernants qui nous manquent de respect

"Il n'y avait rien ! C'est comme si on disait : vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans ans. Et alors ?", a minimisé Bernard Debré qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, qui dissimula sa maladie jusqu'au 11 septembre 1992 quand il dut être opéré d'un cancer de la prostate.

Deux bulletins de santé mensongers du président Hollande ont été publiés par l'Elysée depuis son élection en mai 2012. 

Une mascarade de plus. Le premier l'avait été le 5 juin 2012, le second le 6 mars de cette année. Et alors?
"L'examen clinique et para-clinique s'est révélé normal", était-il évidemment écrit dans le communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande s'est engagé à en publier un "tous les six mois". Et pourquoi pas,Le prochain est prévu avant l'été 2014.

Pourquoi faut-il que les politiciens vertueux blessent l'intelligence peuple?  
Dr. Ayrault : "Aucune raison d'être inquiet" 
"Je n'ai pas à donner des informations qui relèvent de la vie privée" du Président de la République. Jean-Marc Ayrault n'avait pas du tout envie d'être interrogé ce mercredi matin sur l'intervention subie deux ans et demi plus tôt par François Hollande. Sur RTL, ce mercredi matin, il a malgré tout confirmé l'information en assurant qu'"il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne."
Mais il a dénoncé avec véhémence "une espèce de dérive", qui consiste à "rendre compte en permanence de tout" et être "toujours obligé d'étaler la vie privée". "En quoi cela a un rapport avec la campagne présidentielle ?", s'est-il emporté, simplement oublieux que la santé défaillante d'un président "a un rapport" certain avec la gouvernance d'un pays. "Je suis surpris qu'on fonctionne comme ça." 

Dès lors, peut-on croire un Premier ministre qui assure qu'il n'y a  "aucune raison d'être inquiet". Quelle crédibilité peut-on accorder à François Hollande qui s'est "engagé à la transparence."  Pour sa part, le Premier ministre a promis qu'il est "en forme". Tout comme François Hollande...
De son côté, François Bayrou, patron du MoDem, a estimé sur  Europe 1 que le "Président de la République, comme toute personne quelle que soit sa profession, a droit au respect de sa vie privée, dés l'instant que cela n'a pas de conséquence sur l'exercice de son mandat." Il s'est dit "étonné devant l'emballement." La solidarité du milieu fonctionne à plein. 
VOIR et ENTENDRE le sombre Ayrault perdre ses nerfs sur l'opacité (aller à 12' 30") 

U
n secret d'Etat mal gardé mis au jour après 18 mois 
Un  fait aussi "bénin" et une maladie aussi "banale" justifient-ils tant d'opacité et d'irritabilité de la gauche ? 
Pire: la gauche vertueuse et donneuse de leçons respecte-t-elle les Français en la maintenant dans l'ignorance?

Une tradition socialiste: F. Mitterrand, maître du mensonge

François Mitterrand restera le président socialiste issu du pétainisme
Occupation allemande - Mitterrand, son parcours vichyssois, ses relations avec l'extrême droite, dont son amitié indéfectible pour René Bousquet, organisateur de la rafle du Vél’ d'Hiv’.

1956 - 1957 :
 garde des Sceaux, il signe l'exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre civile en Algérie

1959 -
Faux attentat de l'Observatoire, dont Mitterrand se dit victime

1983 - 1986 -
Affaire des écoutes téléphoniques illégales par la cellule antiterroriste de l’Élysée: les victimes reconnues sont l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel (Mediapart), en pointe dans l'affaire Greenpeace, l'avocat Antoine Comte, défenseur des Irlandais de Vincennes, Jean-Edern Hallier (décédé) ainsi que sa famille (son fils, sa fille et son frère) à propos de l'ent cachée du président, et Joël Galipapa, collaborateur de Charles Pasqua, alors que 22 autres plaintes sont jugées infondées dont celles des journalistes Hervé Brusini (France 2) et Michel Cardoze (PCF, L'Humanité, France Inter et France 2) et celle de l'actrice Carole Bouquet.

1987 - 1989 :
Affaire Urba qui porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du Parti Socialiste. Condamnations d'Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, pour "recel et complicité de trafic d'influence, reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et condamné en décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.)

1992 -
Hospitalisation en France de Georges Habache: vives réactions dans le monde politique français, Israël proteste contre l'accueil en France d'un "chef terroriste aussi cruel".

1993 -
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, soupçonné de corruption dans une affaire polémique de prêt1994 (7 avri) - suicide à l'Élysée d'un ami proche du Président, François de Grossouvre qui menaçait de révéler des secrets

1994 (1er mai)- soutien de F. Mitterrand au régime Hutu à l'origine du génocide au Rwanda

A partir du printemps 1983 - entretien financier de sa fille adultérine par l’État, Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent avec François Mitterrand, dans un appartement de fonction d'un immeuble affecté à la Présidence de la République du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit "super-gendarmes" de la République veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.


La maladie du président Mitterrand fut l'un des secrets les mieux gardés de l'Etat,, sous les deux septennats du premier président socialiste de la Ve République, avec l'existence d'une enfant cachée, Mazarine Pingeot. C'est devenu depuis le symbole de la très grande discrétion des politiques sur leur état de santé. En 1992, dans un communiqué officiel, l’Elysée annonce que François Mitterrand doit être opéré d’un cancer de la prostate. Son médecin personnel révélera après sa mort, le 8 janvier 1996, que le candidat Mitterrand se savait atteint dès septembre 1981, avant son éléction du 10 mai 1981. 

Les bulletins de santé qu'il s'était engagé à publier tous les six mois étaient en fait falsifiés.
"Il est normal que la presse s'intéresse à la santé du président de la République", déclare pourtant François Mitterrand lors d'un entretien en décembre 1981 (voir la vidéo ci-dessous). Il mentait mêmeles yeux dans les yeux,  déjà, assurant même qu'il n'avait "jamais eu affaire, pour des choses sérieuses, à la médecine". 
En octobre 2012, son ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, assurera sur Europe 1 avoir été informé dès 1980 du mal dont souffrait le futur président. "Voilà, j'ai un cancer de la prostate. Mais je vais en sortir", aurait alors déclaré le candidat à la présidentielle de 1981.
Moins le régime est démocratique, plus la santé du chef est camouflée 
Le culte du secret autour de la maladie d'un chef d'Etat est particulièrement vrai des régimes les moins démocratiques, nous montre une analyse publiée par Slate l'an dernier. Le site d'info en ligne s'attarde notamment sur les cas du Vénézuélien Hugo Chavez, décédé d'un cancer démenti à de nombreuses reprises, ou encore du Chinois Xi Jinping, un ancien "présidentiable" soudain disparu de la circulation pour raisons de santé. Selon ce site, la fragilisation d'un leader en autocratie est bien souvent l'opportunité que saisissent les élites pour bousculer le pouvoir en place et lancer une révolution. Et l'article de citer en exemple le Zaïrois Mobutu Sese Seko, défait par Kabila en 1997 après avoir publiquement exposé sa maladie.Le site étaye sa démonstration avec des exemples plus récents, ceux des révolutions ayant conduit aux chutes de Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie, et Ali Abdallah Saleh au Yémen. Une analyse qui permet également de voir d'un autre oeil les récurrentes mises en scène sportives et viriles de Vladimir Poutine... 
Pourtant, Slate va vite en besogne. Saleh a pris le risque d'annoncer en janvier 2012 qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il est toujours à la tête du Yemen. Quant à Moubarak, il fut hospitalisé après sa déchéance et lors de son procès.  Dans le cas de Ben Ali, le président est soupçonné d'une maladie supputée en 2003 pour affaiblir son pouvoir: comme Moubarak (85 ans), il est toujours en vie à 77 ans.
Tabou sociétal, omerta politique et fuitage politicien.
Pourquoi le président trompe-t-il délibérément notre confiance en promettant la transparence, alors qu'il est déjà entré dans la spirale du flou et du mensonge ? 
Le paraître des acteurs politiques  politiciens est une insulte à la démocratie, un manque de respect envers le peuple souverain. Peu lui chaut la prostate du président si elle est plus saine que sa moralité.

Aucun des protecteurs solidaires du président, membre du gouvernement ou simple militant, de gauche comme de droite, en défendant le mensonge, ne sort grandi et ne gagne le respect.
VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé dans le rôle de Mlle Cunégonde nous dire que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" du mensonge et  nous lancer, non sans audace, "Circulez, y a rien à voir":

Si la dame est enrhumée, qu'elle se mouche !

VOIR et ENTENDRE le double jeu de France Info, révélateur de la cachotterie mais critique de la fouille de la vie privée des grands de ce monde, dont notre sort dépend pourtant largement: 

Santé des présidents : faut-il tout dire ? par FranceInfo


mercredi 19 décembre 2012

Marseille : le halal n'était pas sain

Prison avec sursis pour les bouchers trafiqueurs de viande


Sept gérants et vendeurs de boucheries halal ont été condamnés à des peines allant de 6 mois à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille lundi
Ils avaient "régénéré" de la viande avariée avec du bisulfite de soude.

De six à douze mois avec sursis avaient été requis fin novembre par le procureur à l'encontre de ces bouchers, situés à Marseille, Port-de-Bouc et Martigues et jugés pour "falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé et tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme".Lien PaSiDupes : " Tout le monde se met au halal, à Martigues  "

Trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis, ainsi que 10 000 euros d'amende, ont par ailleurs été prononcés (une peine conforme aux réquisitions) contre le fournisseur du produit chimique utilisé dans l'escroquerie.

Un petit chimiste redonnait de la couleur à la viande

C'est lui qui livrait aux bouchers du bisulfite de soude, un "additif alimentaire" que l'on trouve légalement notamment dans des jus d'orange ou des alcools et qui limite l'oxydation des produits, rendant à la viande hachée avariée, celle des merguez notamment, la couleurs d'un produit comestible.
Sans antécédent judiciaire, ce Marseillais d'origine libanaise de 61 ans comparaissait pour "complicité de falsification de denrées alimentaires nuisibles à la santé, complicité de vente de denrées alimentaires falsifiées nuisibles à la santé, tromperie sur des marchandises entraînant un danger pour la santé de l'homme et exécution d'une activité dissimulée".
Lien PaSiDupes : " Halal: le kebab tue une adolescente "

Un trafic qui durait depuis plusieurs années

Il avait été mis en examen en avril 2009, après avoir été dénoncé en 2006 par son épouse avec qui il était alors en instance de divorce.

L'enquête, menée par la section de recherches de la gendarmerie de Marseille, avait permis d'établir que le trafic durait depuis plusieurs années. Plaidant que l'ingestion de la viande trafiquée avait été préjudiciable à leur santé, deux clients, ainsi que l'association UFC-Que choisir, s'étaient portés parties civiles. Un neuvième prévenu a été relaxé.

Supplément:
Echec au trafic de fausse viande halal à Rungis

Trafic de viande halal dans les prisons françaises