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jeudi 24 janvier 2019

Grand débat : failles et défaillances des équipes numériques de l'Elysée

Nouvelle négligence au sommet de l'Etat: les prétentieux sont des bras cassées 

Les équipes numériques de l'Elysée n'ont pas déposé les noms voisins du "grand débat national"

Neumann est désormais justifié à raconter que
Macron a entendu la colère du peuple contre la sur-taxe-carburant
Elles ne maîtrisent pas le b.a.-ba et ont ainsi ouvert la porte à plusieurs sites parodiques, rapporte le Canard enchaîné, mercredi 23 janvier. Lancé le 15 janvier dernier pour tenter d'enrayer la crise sociale portée par les Gilets jaunes, le grand débat est un vrai succès, s'est félicité mercredi 23 janvier Edouard Philippe. "Les Français dialoguent; ils disent ce qu'ils veulent", ce qui, sans cette opération, est déjà le cas sur les réseaux... "Ils sont en train de s'approprier le débat", a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat national, avait salué auparavant l'intérêt des Français "à travers les mille réunions locales déjà référencées sur le site granddebat.fr". "Ils nous le montrent dans les 130.000 contributions en ligne que nous avons reçues en une seule journée", mardi, jour de l'ouverture de la possibilité de contribuer sur le site, a-t-elle ajouté, comme si chacune d'entre elles lui était favorable. Cet amalgame augure mal de la synthèse des contributions en fin de consultation...

Mais, sur les 130.000 contributions sur le site granddebat.fr, combien de citoyens ont été involontairement redirigés sur d'autres sites similaires ? Le Canard enchaîné révèle en effet ce 23 janvier que les équipes numériques de l'Elysée ont négligé de protéger le site internet, ainsi que tous les contenus, notamment les noms voisins, en les déposant, ce qui a entraîné la création de nombreux sites parodiques. Plusieurs internautes ont acheté des noms de domaines à l'orthographe proche de celle du site officiel.
Résultat de recherche d'images pour "mahjoubi grand debat"C'est ce que savent faire les géants du web américain : les vrais pro ont pour habitude d’acheter plusieurs noms de domaines similaires ou mal orthographiés (comme googl.com pour Google, ou amazone.fr pour Amazon), une technique qu’auraient bien fait d’appliquer les équipes en charge du lancement du site. Le genre de pauvres types qui négligent de sortir couverts...

Cette technique s’appelle du typosquatting, ou typosquattage. grandebatnational.fr, quant à lui, invite à appeler directement l’Élysée pour faire part de ses réclamations (et c’est le vrai numéro, ce qui risque de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée au cours des prochains jours).

Une erreur déjà relevée par Le Figaro le 15 janvier dernier. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Saint Martin"
Ainsi, sur le site "grandebat.fr", on peut lire une lettre parodique, abusivement attribuée au méprisant Macron. "L'heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d'impatience de lire avec toute l'attention qui leur est due vos analyses macro-économiques affûtées et disruptives", est-il écrit. "Pour finir, je vous en conjure, promettez-moi que, dorénavant, les émeutes, c'est fini. Vos mères méritent mieux que ça", conclut l'auteur de ces lignes, qui signe "votre dévoué Jupiter". 

Image associée
Le site "grandebatnational.fr" propose de participer au "grand ébat national", peut-être avec Marlène Schiappa, star présumée du hard. Il suffit d'appeler directement le Château au numéro indiqué, le vrai, ce qui ne risque pas de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée... 

Enfin, les internautes qui veulent se rendre sur le site "granddébat.fr", avec l'accent, tombent sur la vidéo Youtube d'un maire La France insoumise qui dénonce la "mascarade" du débat animé par Emmanuel Macron à Souillac.

jeudi 9 juin 2016

Euro 2016 : des failles dans l'embauche des agents de sécurité

L'émission "Pièces à conviction" a fait le constat et BFMTV au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France


Durant l'Euro, ce seront des agents de sécurité privée qui assureront la surveillance à l'entrée des fan-zones. 
Comment sont-ils recrutés ? Qui vérifie leur formation et leur carte professionnelle ? Peut-on se faire embaucher sans être contrôlé ? "Pièces à conviction" du 8 juin a tenté l'expérience.

Pour être embauché par une société de sécurité, il faut normalement être contrôlé par le Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité). Cet organisme public vérifie les identités judiciaires des candidats. Si quelqu'un est fiché par la police, il sera normalement écarté et n'obtiendra pas sa carte professionnelle.

Peut-on contourner cette procédure ? Arnaud, le stagiaire de "Pièces à conviction", tente l'expérience. Il s'est procuré une vraie carte professionnelle. En quelques minutes, il parvient à se fabriquer un faux document : pour les terroristes que ça intéresse, il a lui suffit de changer le nom inscrit pour mettre le sien. Il décroche alors un rendez-vous dans une agence de sécurité et s'y présente avec sa carte falsifiée, un CV et des expériences professionnelles inventés de toutes pièces.

Embauché avec une fausse carte professionnelle
L'entretien est succinct et les vérifications inexistantes. Le responsable de l'agence de sécurité ne semble pas examiner avec attention le CV d'Arnaud… Quelques jours plus tard, avec sa fausse carte, Arnaud est embauché. Il peut désormais travailler sur l'Euro 2016. La société de sécurité n'a pas vérifié l'authenticité de sa carte professionnelle. Comment s'assurer que tous ceux qui travailleront dès le 10 juin sur les fan-zones ne sont pas inscrits au fichier des personnes recherchées ?

VOIR et ENTENDRE cet extrait de "Sécurité : faut-il avoir peur de l'Euro 2016 ?", vu dans "Pièces à conviction" sur France 3,  le 8 juin: 

Euro 2016 : le dispositif de sécurité du Stade de France "a cédé", admet le préfet
Plusieurs départs de feu dans la tribune réservée aux fans olympiens

Après les débordements du samedi 21 mai dans les tribunes du Stade de France lors de PSG-OM, Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis a concédé un échec et promis du changement.
Un mur de deux mètres de haut autour du Stade de France et un triple contrôle des spectateurs mis en place lors de la finale de la Coupe de France PSG-OM (4-2) devait condamner l'accès du stade sans être fouillé des pieds à la tête, assurait le préfet de Seine-Saint-Denis avant la rencontre. Devant le nombre de fumigènes allumés durant la rencontre dans l’antre dionysienne, Philippe Galli, interrogé ce lundi sur Europe 1, était placé devant le fait accompli.
Les réseaux sociaux se sont faits l’écho en images de plusieurs départs de feu dans les tribunes, dès le coup de sifflet final et il a dès lors fallu que BFMTV, 'première chaîne' d'intox fasse état de "quelques sièges calcinés", et que les autorités, par la voix du commissaire Antoine Boutonnet, patron de la lutte anti-hooligan en France, annoncent des sanctions.
"Le dispositif sera recalibré"
"Les fouilles n'ont pas été effectuées comme elles auraient dû l'être (…) et des objets sont passés au-dessus de la barrière ou au moment de la fouille, a admis le préfet à trois semaines du début de l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet). Le dispositif a cédé sur un certain nombre de points auxquels on va remédier. Le dispositif sera recalibré."

Des failles de sécurité constatées au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France

La finale de Coupe de France, qui devait être une simple répétition générale au niveau sécuritaire en vue de l'Euro 2016, a été un fiasco. 
La rencontre entre l'OM et le PSG a été le théâtre de nombreux ratés, suscitant une inquiétude particulière dans les rangs du gouvernement. Certaines constatations faites samedi dernier au Stade de France appellent légitimement à la vigilance. Outre des fumigènes et des débuts d'incendies dans les tribunes, on a aussi retrouvé des casques de motos, des bouteilles en verre et des tuyaux en PVC, révélant que le dispositif n'était pas au point pour l'Euro. 

Des violences ont par ailleurs éclaté à la fin du match, obligeant les forces de police à user de gaz lacrymogènes. 
VOIR et ENTENDRE l'émission Grand Angle  du lundi 23 mai 2016, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV, avec Florent Germain, correspondant de RMC Sport à Marseille, et Stanislas Gaudon, délégué du syndicat Alliance Police Nationale:
VOIR et ENTENDRE aussi ce reportage de Public Sénat: