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mercredi 4 décembre 2013

Transparence et respect: révélation de l'opération secrète sur la prostate de François Hollande en 2011

Colère d'Ayrault qui la déclare bénigne, sans aucun doigté

France Info contraint le président Hollande à se déboutonner 

Le député Hollande, alors âgé de 56 ans, a dû subir une opération de la prostate à l'hôpital Cochin à Paris, en février 2011, un mois avant de se lancer dans la course à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il n'est encore que président du Conseil général de la Corrèze.
François Hollande a d'abord subi des examens ambulatoires, ce qui lui a permis à l'époque de poursuivre ses déplacements. Puis, il a été hospitalisé une semaine, sans qu'aucune trace n'apparaisse dans son agenda.

"Il faut lui faire confiance mais a-t-on le choix ?", se demande Denis Demonpion. Pour lui, cette affaire pose la question de "l'éternel secret" et "le fait que l'on n'ait pas plus d'informations sur l'entourage médical clinique" des chefs d'Etat français. L'auteur du livre "Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents" demande des bulletins de santé plus explicites. 


Une intervention  "bénigne" entourée de secret

L'Elysée a dû confirmer cette intervention chirurgicale. Il s'agissait d'une "hypertrophie bénigne de la prostate", selon le communiqué publié dans la matinée par la présidence de la République. "A la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire", est-il affirmé.

Le député UMP Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a confirmé avoir été au courant. 
Mais selon lui, François Hollande n'a pas caché cette événement, à son avis "minime". "Je suis astreint au secret médical. Ca s'est passé à l'hôpital Cochin, dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il répondu. "Je ne vois pas qui a pu faire fuiter... Si, je crois que François Hollande ne s'en est pas caché, parce que certains journalistes l'ont vu".

Ces gouvernants qui nous manquent de respect

"Il n'y avait rien ! C'est comme si on disait : vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans ans. Et alors ?", a minimisé Bernard Debré qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, qui dissimula sa maladie jusqu'au 11 septembre 1992 quand il dut être opéré d'un cancer de la prostate.

Deux bulletins de santé mensongers du président Hollande ont été publiés par l'Elysée depuis son élection en mai 2012. 

Une mascarade de plus. Le premier l'avait été le 5 juin 2012, le second le 6 mars de cette année. Et alors?
"L'examen clinique et para-clinique s'est révélé normal", était-il évidemment écrit dans le communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande s'est engagé à en publier un "tous les six mois". Et pourquoi pas,Le prochain est prévu avant l'été 2014.

Pourquoi faut-il que les politiciens vertueux blessent l'intelligence peuple?  
Dr. Ayrault : "Aucune raison d'être inquiet" 
"Je n'ai pas à donner des informations qui relèvent de la vie privée" du Président de la République. Jean-Marc Ayrault n'avait pas du tout envie d'être interrogé ce mercredi matin sur l'intervention subie deux ans et demi plus tôt par François Hollande. Sur RTL, ce mercredi matin, il a malgré tout confirmé l'information en assurant qu'"il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne."
Mais il a dénoncé avec véhémence "une espèce de dérive", qui consiste à "rendre compte en permanence de tout" et être "toujours obligé d'étaler la vie privée". "En quoi cela a un rapport avec la campagne présidentielle ?", s'est-il emporté, simplement oublieux que la santé défaillante d'un président "a un rapport" certain avec la gouvernance d'un pays. "Je suis surpris qu'on fonctionne comme ça." 

Dès lors, peut-on croire un Premier ministre qui assure qu'il n'y a  "aucune raison d'être inquiet". Quelle crédibilité peut-on accorder à François Hollande qui s'est "engagé à la transparence."  Pour sa part, le Premier ministre a promis qu'il est "en forme". Tout comme François Hollande...
De son côté, François Bayrou, patron du MoDem, a estimé sur  Europe 1 que le "Président de la République, comme toute personne quelle que soit sa profession, a droit au respect de sa vie privée, dés l'instant que cela n'a pas de conséquence sur l'exercice de son mandat." Il s'est dit "étonné devant l'emballement." La solidarité du milieu fonctionne à plein. 
VOIR et ENTENDRE le sombre Ayrault perdre ses nerfs sur l'opacité (aller à 12' 30") 

U
n secret d'Etat mal gardé mis au jour après 18 mois 
Un  fait aussi "bénin" et une maladie aussi "banale" justifient-ils tant d'opacité et d'irritabilité de la gauche ? 
Pire: la gauche vertueuse et donneuse de leçons respecte-t-elle les Français en la maintenant dans l'ignorance?

Une tradition socialiste: F. Mitterrand, maître du mensonge

François Mitterrand restera le président socialiste issu du pétainisme
Occupation allemande - Mitterrand, son parcours vichyssois, ses relations avec l'extrême droite, dont son amitié indéfectible pour René Bousquet, organisateur de la rafle du Vél’ d'Hiv’.

1956 - 1957 :
 garde des Sceaux, il signe l'exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre civile en Algérie

1959 -
Faux attentat de l'Observatoire, dont Mitterrand se dit victime

1983 - 1986 -
Affaire des écoutes téléphoniques illégales par la cellule antiterroriste de l’Élysée: les victimes reconnues sont l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel (Mediapart), en pointe dans l'affaire Greenpeace, l'avocat Antoine Comte, défenseur des Irlandais de Vincennes, Jean-Edern Hallier (décédé) ainsi que sa famille (son fils, sa fille et son frère) à propos de l'ent cachée du président, et Joël Galipapa, collaborateur de Charles Pasqua, alors que 22 autres plaintes sont jugées infondées dont celles des journalistes Hervé Brusini (France 2) et Michel Cardoze (PCF, L'Humanité, France Inter et France 2) et celle de l'actrice Carole Bouquet.

1987 - 1989 :
Affaire Urba qui porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du Parti Socialiste. Condamnations d'Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, pour "recel et complicité de trafic d'influence, reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et condamné en décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.)

1992 -
Hospitalisation en France de Georges Habache: vives réactions dans le monde politique français, Israël proteste contre l'accueil en France d'un "chef terroriste aussi cruel".

1993 -
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, soupçonné de corruption dans une affaire polémique de prêt1994 (7 avri) - suicide à l'Élysée d'un ami proche du Président, François de Grossouvre qui menaçait de révéler des secrets

1994 (1er mai)- soutien de F. Mitterrand au régime Hutu à l'origine du génocide au Rwanda

A partir du printemps 1983 - entretien financier de sa fille adultérine par l’État, Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent avec François Mitterrand, dans un appartement de fonction d'un immeuble affecté à la Présidence de la République du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit "super-gendarmes" de la République veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.


La maladie du président Mitterrand fut l'un des secrets les mieux gardés de l'Etat,sous les deux septennats du premier président socialiste de la Ve République, avec l'existence d'une enfant cachée, Mazarine Pingeot. C'est devenu depuis le symbole de la très grande discrétion des politiques sur leur état de santé. En 1992, dans un communiqué officiel, l’Elysée annonce que François Mitterrand doit être opéré d’un cancer de la prostate. Son médecin personnel révélera après sa mort, le 8 janvier 1996, que le candidat Mitterrand se savait atteint dès septembre 1981, avant son éléction du 10 mai 1981. 

Les bulletins de santé qu'il s'était engagé à publier tous les six mois étaient en fait falsifiés.
"Il est normal que la presse s'intéresse à la santé du président de la République", déclare pourtant François Mitterrand lors d'un entretien en décembre 1981 (voir la vidéo ci-dessous). Il mentait mêmeles yeux dans les yeux déjà, assurant même qu'il n'avait "jamais eu affaire, pour des choses sérieuses, à la médecine". 
En octobre 2012, son ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, assurera sur Europe 1 avoir été informé dès 1980 du mal dont souffrait le futur président. "Voilà, j'ai un cancer de la prostate. Mais je vais en sortir", aurait alors déclaré le candidat à la présidentielle de 1981.
Moins le régime est démocratique, plus la santé du chef est camouflée 
Le culte du secret autour de la maladie d'un chef d'Etat est particulièrement vrai des régimes les moins démocratiques, nous montre une analyse publiée par Slate l'an dernier. Le site d'info en ligne s'attarde notamment sur les cas du Vénézuélien Hugo Chavez, décédé d'un cancer démenti à de nombreuses reprises, ou encore du Chinois Xi Jinping, un ancien "présidentiable" soudain disparu de la circulation pour raisons de santé. Selon ce site, la fragilisation d'un leader en autocratie est bien souvent l'opportunité que saisissent les élites pour bousculer le pouvoir en place et lancer une révolution. Et l'article de citer en exemple le Zaïrois Mobutu Sese Seko, défait par Kabila en 1997 après avoir publiquement exposé sa maladie.Le site étaye sa démonstration avec des exemples plus récents, ceux des révolutions ayant conduit aux chutes de Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie, et Ali Abdallah Saleh au Yémen. Une analyse qui permet également de voir d'un autre oeil les récurrentes mises en scène sportives et viriles de Vladimir Poutine... 
Pourtant, Slate va vite en besogne. Saleh a pris le risque d'annoncer en janvier 2012 qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il est toujours à la tête du Yemen. Quant à Moubarak, il fut hospitalisé après sa déchéance et lors de son procès.  Dans le cas de Ben Ali, le président est soupçonné d'une maladie supputée en 2003 pour affaiblir son pouvoir: comme Moubarak (85 ans), il est toujours en vie à 77 ans.
Tabou sociétal, omerta politique et fuitage politicien.
Pourquoi le président trompe-t-il délibérément notre confiance en promettant la transparence, alors qu'il est déjà entré dans la spirale du flou et du mensonge ? 
Le paraître des acteurs politiques  politiciens est une insulte à la démocratie, un manque de respect envers le peuple souverain. Peu lui chaut la prostate du président si elle est plus saine que sa moralité.

Aucun des protecteurs solidaires du président, membre du gouvernement ou simple militant, de gauche comme de droite, en défendant le mensonge, ne sort grandi et ne gagne le respect.
VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé dans le rôle de Mlle Cunégonde nous dire que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" du mensonge et  nous lancer, non sans audace, "Circulez, y a rien à voir":

Si la dame est enrhumée, qu'elle se mouche !

VOIR et ENTENDRE le double jeu de France Info, révélateur de la cachotterie mais critique de la fouille de la vie privée des grands de ce monde, dont notre sort dépend pourtant largement: 

Santé des présidents : faut-il tout dire ? par FranceInfo


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