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mardi 29 mars 2016

Hollande et Valls, plus impopulaires que jamais

Les locataires de l'Elysée de Matignon sont au plus bas dans les sondages de mars

81% des sondés répondent par la négative à la question "Diriez-vous que François Hollande est un bon président de la République?"


Le "p'tit zizi" au "gros col roulé"
et le "p'tit joufflu" "tout mou"
Seuls 18% répondent "oui", selon une étude réalisée par Odoxa pour France Inter, L'Express et Presse régionale.
C'est pour François Hollande, le plus bas niveau de satisfaction enregistré par cet institut depuis novembre 2014 où il obtenait 16% d'opinions favorables. L’embellie dans les sondages, liée à la situation d'attentats visant la France, n'a donc pas résisté à sa politique de promesses et de dépenses sans effets.

Hollande tire Valls vers son plus bas

Manuel Valls est logiquement associé à la déconfiture de la politique présidentielle. L'"homme fort" n'échappe pas à l'insatisfaction générale à l'égard du "président mou".

Manuel Valls recueille 68% de "non" à la question de savoir s'il est un bon Premier ministre. Seulement 31% de sondés répondent "oui". C'est le record d'insatisfaction de Manuel Valls depuis octobre 2014 et la création de ce baromètre. 

Les personnalités politiques qui recueillent le plus d'opinions positives sont les invisibles

Alain Juppé perd 2 points (42%) et François Bayrou, 4 (29%), selon cette même étude.

Emmanuel Macron n'en gagne qu'un, mais dépasse son chef du gouvernement avec 37%.

Sondage réalisé selon la méthode des quotas sur internet auprès d'un échantillon de "1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus" interrogés les 24 et 25 mars.

vendredi 28 novembre 2014

Hollande a dissimulé le conflit d'intérêts de la famille Kader Arif, accuse Mediapart

Hollande savait qu'une société du frère de Kader Arif travaillait pour lui

La crédibilité de "Moi, président" est ébranlée par une affaire de surfacturation


Le trésorier de campagne de François Hollande a surpayé des prestations de la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif pour la campagne des primaires du Parti Socialiste.
Or, le président Hollande savait depuis trois mois et a délibérément choisi de maintenir son secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants jusqu'au 11 novembre, pour l'exfiltrer sans faire de vagues après les commémorations.

L'entourage trouble de François Hollande
Kader Arif, contraint de quitter le gouvernement suite à des soupçons de favoritisme pour l'attribution de marchés publics, aurait fait pression pour que les sociétés de son frères soient préférées, sans appels d'offres, de gré à gré, en dépit de la réglementation. Selon Mediapart, l’entreprise de communication d’Aissa Arif, qui a récemment travaillé pour le ministère de la Défense et la région socialiste Midi-Pyrénées, a également eu droit aux largesses de François Hollande en 2011 et 2012, alors candidat : l’actuel président aurait versé plus de 700 000 euros à AWF Music, l’entreprise du frère de Kader Arif.

Acte I des malversations de François Hollande: les primaire du PS
Entre juillet et octobre 2011, lors des primaires PS, une grosse dizaine de factures ont été réglées à AWF Music par… le micro-parti de François Hollande, "Répondre à gauche". En l'espèce, le montant avoisine les 160.000 euros, selon Mediapart.

Acte II : la campagne des présidentielles de 2012
Toujours selon le site trotskiste d’information, AWF Music a continué de travailler pour François Hollande en 2012, pour des montants allant jusqu’à 550 000 euros. Les prestations sont variées : organisation de meetings, connexions internet…
"Répondre à gauche" était la pompe à fric du candidat socialiste. Ce micro-parti de Hollandiens est un micro-parti, ou "parti de poche", dont les structures associatives de circonstance pouvent servir à contourner légalement la loi sur le financement des partis politiques. Le mardi 10 juillet 2012, Stéphane Le Foll, qui fut le bras droit de François Hollande au PS onze ans durant, continua à réunir les Hollandiens au ministère de l'Agriculture, 80 ministres et parlementaires affichant leurs appétits respectifs, dont Kader Arif. L'agitation ambiante est à la mesure des ambitions de chacun: "Kader Arif, aussi remonté que Stéphane le Foll, prépare la succession de Martin Malvy à la tête de la région Midi-Pyrénées. Il veut se renforcer face au député du Gers Philippe Martin, qui a les mêmes ambitions", raconte un ministre.

Acte III : rupture brutale de contrat, l’Elysée, dans l’embarras, ne fait aucun commentaire
Selon Mediapart, à un mois du premier tour en 2012, l’équipe de campagne de François Hollande décide de rompre ses contrats avec l’entreprise. Une rupture qui va coûter cher, en termes de dédommagement : environ 85.000 euros, non pas réglés par le candidat Hollande, mais … par le Parti Socialiste. Or, cette somme n’a pas été intégrée aux comptes de campagne de François Hollande.Une enquête judiciaire est toujours en cours. L’enquête se focalise également sur une société détenue par un autre membre de la famille de Kader Arif, dont aurait bénéficié la région socialiste de Toulouse. Coût des contrats ? Plus de deux millions d’euros. 
Acte IV : Le Drian avait informé Hollande et Valls en ...août

Quand une enquête préliminaire visant les sociétés du frère de Kader Arif qui ont obtenu les marchés de 2011 et  de 2012 sans appels d'offres entraîne la démission du secrétaire d'Etat, la collaboration a déjà cessé en pleine campagne, affirme Mediapart jeudi. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu'une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.

"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne. Pourquoi avoir continué à travailler avec cette société si celle-ci n'avait pas donné satisfaction lors des primaires? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté à Mediapart le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier.

Cette fin prématurée de collaboration avec AWF Musique, société créée par Aissa Arif, frère de Kader Arif, aurait donné lieu à un "dédommagement", réglé non pas par le candidat, mais par le PS, après l'élection de François Hollande, selon Mediapart. L'ancien trésorier du PS, le député Régis Juanico, a confirmé au site d'information "avoir décaissé 85.000 euros à ce titre".
L'entourage de François Hollande élude le problème, se bornant à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n'y a donc aucun commentaire à faire". 

La presse militante néglige cette affaire d'Etat
Pris dans la nasse, François Hollande et Manuel Valls ne sont pourtant pas inquiétés par la presse. L'affaire a coûté deux millions d’euros de contrats avec une collectivité territoriale, la région Midi-Pyrénées, celle de Martin Malvy et de Kader Arif, où une enquête pour favoritisme est en cours.
Selon le Point, le 6 novembre, les enquêteurs ont aussi découvert une facture de 50.000 euros hors taxe pour diverses prestations datant de 2013, dont une de media training au profit du secrétaire d'Etat de Ayrault, assurées par des entreprises gérées par le frère et les neveux de… Kader Arif.
Le Point confirme les dires de Mediapart: c'est le 22 août que des fonctionnaires du ministère ont retrouvé cette facture. 
Le président de la République et le Premier ministre sont alors alertés. 

Côte à côte Kader Arif et Manuel Valls commémorent la bataille de la Marne, le 12 septembre 2014
Décision est alors prise de se séparer de Kader Arif. Le secrétaire d'État est convoqué. Il prend acte de cette décision le 29 août. Pour ne pas faire de "vagues", il est prévu qu'Arif quittera ses fonctions après les différentes commémorations liées à la Première Guerre mondiale. Après le 11 novembre dans l'Hexagone, le souvenir de 14-18 est aussi commémoré en Australie. Kader Arif a quitté ses fonctions vendredi 21 novembre, rejoignant la longue liste des ministres salissants écartés - Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud, en passant par Yamina Benguigui et aussi le conseiller Aquilino Morelle -  en  seulement deux ans.


Une situation d’autant plus gênante que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ministre de tutelle de Kader Arif, a été alerté dès le 22 août 2014 par ses services de l’existence du contrat. Manuel Valls et François Hollande ont été informés dans la foulée.

Mais Kader Arif a démissionné trois mois plus tard, sous l'effet des révélations de la presse.
Pour Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart et co-auteur des révélations sur Kader Arif, le cas de Kader Arif n’a pas été aussi bien et aussi vite géré que le prétendent des responsables socialistes :

Ce jeudi, Mediapart souligne que François Hollande a accepté d'avoir recours à une société gérée par des proches de Kader Arif, alors que lui-même est un ami intime de François Hollande. Mathieu Magnaudeix pose la question : " Est-ce que Kader Arif a beaucoup insisté pour que ses proches travaillent pendant la campagne ?" 




La rupture du contrat entre François Hollande et AWF Music par François Hollande en pleine campagne présidentielle, à un mois du premier tour, soulève aussi la question du paiement du dédommagement de 85.000 euros non pas par l’association de financement de la campagne de François Hollande "Réponse à gauche" gérée par un autre ministre, Stéphane Le Foll, mais par le Parti socialiste.

Le journaliste de Mediapart se refuse à toute analogie avec l'affaire Bygmalion

Sept mises en examen dans l'affaire Bygmalion; aucune dans l'affaire Arif...

Acte V : La question de l'indépendance de la justice va-t-elle à nouveau se poser ?
Outre les conflits d'intérêts présumés frappant le membre des gouvernements Ayrault et Valls, peut-on parler de surfacturation dans le cas présent de prestations de faible qualité ?
Y a-t-il eu tromperie de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) par le candidat Hollande ?

vendredi 18 avril 2014

Cambadélis, rénovateur d'un PS en faillite

Le "gouvernement de combat" impose un "nervi" à la tête du parti présidentiel
Jean-Christophe Cambadélis a hérité, mardi 15 avril, d’un poste de premier secrétaire du Parti socialiste en  CDD de dix-huit mois jusqu’au congrès d’octobre 2015. Autrement dit, une mission de sauvetage d’un parti en détresse, qu’Henri Emmanuelli qualifiait récemment de "parc à moutons" en "coma dépassé".

Au lendemain d’un désastre électoral qui, avec la perte de quelque 160 villes de plus de 10 000 habitants, a sapé le socialisme municipal, le diagnostic impitoyable de Michel Rocard en 1994, maître à penser de Manolo Valls, s’impose de nouveau, vingt ans après. L’ancien premier ministre décrivait alors le PS comme "un champ de ruines", "pratiquement vidé de toute idée, de toute force, de toute influence ".

Si l'aile gauche du parti refusait de voter et appliquait ainsi ses menace, le parti n’existerait plus, alors que les socialistes ont encore tous les pouvoirs (Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, régions, majorité des départements). Mais pour combien de temps?  Attendons-nous à ce qu'elle rentre dans le rang, au prétexte d'une menace del'extrême droite... Le PS est devenu un astre mort. Les premiers symptômes du mal ne sont pas apparus avec l’élection de François Hollande. Ils remontent loin.

En 1995, Lionel Jospin n'était pas parvenu à faire le ménage nécessaire dans les baronnies locales d’un appareil de plus en plus sclérosé. Il avait favorisé un certain renouveau idéologique, dit-on Son successeur, François Hollande, a développé une opposition systématque au gouvernement pendant la cohabitation de 1997 à 2002, mais il n’a pas rénové le PS, introduisant un laisser-aller général à l'intérieur du PS. Il favorisa une poussée du FN en 2002, à l'éjection de son candidat au second tour de la présidentielle et à la réélection de Jacques Chirac. Depuis le 21 avril 2002 fatal,  ce parti dérive sans boussole, sans autre stratégie que la reconquête du pouvoir, sans renouvellement de sa doctrine. A partir de 2008, Martine Aubry a développé un méchant état d'esprit marqué par des comportements agressifs faits d'invectives et d'insultes qui a fini de pourrir le PS et lui attirant le ressentiment de la population stupéfaite de tant d'injustice et de méchanceté. La presse a commencé pris parti éhontément sous les yeux des Français ravis d'assister à des débats truqués, façon matches de catch, des joutes rappelant les mises à mort des arènes de Néron. 

Jusqu’au séisme municipal de 2014, le PS s’est satisafit de sa supériorité et s'est paresseusement replié sur son seul rôle de machine électorale. Depuis 2002, en dehors de vagues considérations sur "un nouveau modèle de civilisation" et de velléités de "rénovation", le PS n’a accouché de rien.  Pour la présidentielle de 2012, il s'est inspiré de l'étranger et a certes adapté la procédure démocratique, mais envahissante, de la primaire. Elle a conduit à des frictions longues et irritantes qui ont laissé des susceptibilités à vif et une désignation par défaut, la pire qui pouvait être. Et depuis, sa machine tourne sourdement à vide.  
Avec les législatives, ont émergé des parlementaires arrogants dont l'insolence tient lieu de réflexion. L'Assemblée nationale rose horizon de lendemain qui chante faux a d'abord voté tous les textes qui lui étaient présentés, histoire de manifester leur toute puissance retrouvée après une aussi longue traversée du désert. Chacun a vécu comme un triomphe personnel le vote de la loi transgressive sur le mariage entre personnes du même sexe, une jouissance extrême de damer le pion des maîtres d'hier, tandis que, pendant qu'ils avaient la tête ailleurs,  le chômage et les déficits publics grimpaient en flèche. Le Conseil Constitutionnel a bien tenté de ramener gouvernement, élus et militants à la raison, retoquant plusieurss textes entérinés les yeux fermés. Le Conseil d'Etat en a sanctionnés quelques-uns, sans qu'ils voient venir le danger.   
Le PS s’est montré incapable de formuler des idées neuves, soit pour aider l’action gouvernementale, soit pour préparer l’avenir, soit pour redéfinir ce qu’est le socialisme en 2014. Depuis douze ans – et le phénomène s’est aggravé avec la calamiteuse gouvernance d’Harlem Désir –, il est en panne de tout, pensée, âme et morale.

La crise existentielle du PS est si profonde qu’on se demande à quoi il sert. 

Formé à la double école du trotskisme et du jospinisme, Cambadélis est un apparatchik coupé des réalités de la vie.  Il n'a jamais rien fait de ses dix doigts, sinon pour taper sur l'adversaire. Il a une stature physique, un aplomb et une connaissance du milieu fermé de la politique suffisants pour empêcher "le bateau ivre" de couler. Mais son aptitude aux magouilles de parti ne lui ont pas permis de s'imposer contre Désir et son arrivée à la tête du PS n'est nullement la réussite d'un stratège, puisque Hollande joue tout bêtement au jeu des chaises musicales. Au secrétariat général de l'Elysée, il enlève Lamas pour y mettre Jouyet et le place à la Caisse des Dépôts laissée vide. L'arrivée de Cambadélis Rue de Solférino n'est pas non plus le résultat d'une tir à trois bandes. 
Camba-le-Grec n'est ni un penseur, ni un stratège, mais un pion. 
"L’enjeu pour le Parti socialiste, a-t-il déclaré, c’est la glissade ou le renouveau, la dispersion ou le sursaut." Outre un entourage fort et fidèle, il lui faudra beaucoup d’énergie pour remettre à flot un parti dont les militants sont désemparés au point de se détourner de leur président et une aile gauche en lutte ouverte contre Valls, un premier ministre autoritaire et répressif.  

Bien qu'interimaire,  
Cambadélis se fixe pour ambitieux objectif de "reformuler idéologiquement le socialisme pour qu’il soit à nouveau une doctrine vivante, capable de transformer le monde et pas seulement de le gérer". Les "think tank" socialistes vont devoir carburer à plein régime. A cette condition seulement, le nouveau "patron" de transition du PS pourrait être davantage qu’un  syndic de faillite.
Pour commencer, la démission d'Aquilino Morelle, collaborateur de Hollande accusé de conflit d'intérêts, s'est faite au-dessus de sa tête...


mercredi 4 décembre 2013

Transparence et respect: révélation de l'opération secrète sur la prostate de François Hollande en 2011

Colère d'Ayrault qui la déclare bénigne, sans aucun doigté

France Info contraint le président Hollande à se déboutonner 

Le député Hollande, alors âgé de 56 ans, a dû subir une opération de la prostate à l'hôpital Cochin à Paris, en février 2011, un mois avant de se lancer dans la course à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il n'est encore que président du Conseil général de la Corrèze.
François Hollande a d'abord subi des examens ambulatoires, ce qui lui a permis à l'époque de poursuivre ses déplacements. Puis, il a été hospitalisé une semaine, sans qu'aucune trace n'apparaisse dans son agenda.

"Il faut lui faire confiance mais a-t-on le choix ?", se demande Denis Demonpion. Pour lui, cette affaire pose la question de "l'éternel secret" et "le fait que l'on n'ait pas plus d'informations sur l'entourage médical clinique" des chefs d'Etat français. L'auteur du livre "Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents" demande des bulletins de santé plus explicites. 


Une intervention  "bénigne" entourée de secret

L'Elysée a dû confirmer cette intervention chirurgicale. Il s'agissait d'une "hypertrophie bénigne de la prostate", selon le communiqué publié dans la matinée par la présidence de la République. "A la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire", est-il affirmé.

Le député UMP Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a confirmé avoir été au courant. 
Mais selon lui, François Hollande n'a pas caché cette événement, à son avis "minime". "Je suis astreint au secret médical. Ca s'est passé à l'hôpital Cochin, dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il répondu. "Je ne vois pas qui a pu faire fuiter... Si, je crois que François Hollande ne s'en est pas caché, parce que certains journalistes l'ont vu".

Ces gouvernants qui nous manquent de respect

"Il n'y avait rien ! C'est comme si on disait : vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans ans. Et alors ?", a minimisé Bernard Debré qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, qui dissimula sa maladie jusqu'au 11 septembre 1992 quand il dut être opéré d'un cancer de la prostate.

Deux bulletins de santé mensongers du président Hollande ont été publiés par l'Elysée depuis son élection en mai 2012. 

Une mascarade de plus. Le premier l'avait été le 5 juin 2012, le second le 6 mars de cette année. Et alors?
"L'examen clinique et para-clinique s'est révélé normal", était-il évidemment écrit dans le communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande s'est engagé à en publier un "tous les six mois". Et pourquoi pas,Le prochain est prévu avant l'été 2014.

Pourquoi faut-il que les politiciens vertueux blessent l'intelligence peuple?  
Dr. Ayrault : "Aucune raison d'être inquiet" 
"Je n'ai pas à donner des informations qui relèvent de la vie privée" du Président de la République. Jean-Marc Ayrault n'avait pas du tout envie d'être interrogé ce mercredi matin sur l'intervention subie deux ans et demi plus tôt par François Hollande. Sur RTL, ce mercredi matin, il a malgré tout confirmé l'information en assurant qu'"il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne."
Mais il a dénoncé avec véhémence "une espèce de dérive", qui consiste à "rendre compte en permanence de tout" et être "toujours obligé d'étaler la vie privée". "En quoi cela a un rapport avec la campagne présidentielle ?", s'est-il emporté, simplement oublieux que la santé défaillante d'un président "a un rapport" certain avec la gouvernance d'un pays. "Je suis surpris qu'on fonctionne comme ça." 

Dès lors, peut-on croire un Premier ministre qui assure qu'il n'y a  "aucune raison d'être inquiet". Quelle crédibilité peut-on accorder à François Hollande qui s'est "engagé à la transparence."  Pour sa part, le Premier ministre a promis qu'il est "en forme". Tout comme François Hollande...
De son côté, François Bayrou, patron du MoDem, a estimé sur  Europe 1 que le "Président de la République, comme toute personne quelle que soit sa profession, a droit au respect de sa vie privée, dés l'instant que cela n'a pas de conséquence sur l'exercice de son mandat." Il s'est dit "étonné devant l'emballement." La solidarité du milieu fonctionne à plein. 
VOIR et ENTENDRE le sombre Ayrault perdre ses nerfs sur l'opacité (aller à 12' 30") 

U
n secret d'Etat mal gardé mis au jour après 18 mois 
Un  fait aussi "bénin" et une maladie aussi "banale" justifient-ils tant d'opacité et d'irritabilité de la gauche ? 
Pire: la gauche vertueuse et donneuse de leçons respecte-t-elle les Français en la maintenant dans l'ignorance?

Une tradition socialiste: F. Mitterrand, maître du mensonge

François Mitterrand restera le président socialiste issu du pétainisme
Occupation allemande - Mitterrand, son parcours vichyssois, ses relations avec l'extrême droite, dont son amitié indéfectible pour René Bousquet, organisateur de la rafle du Vél’ d'Hiv’.

1956 - 1957 :
 garde des Sceaux, il signe l'exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre civile en Algérie

1959 -
Faux attentat de l'Observatoire, dont Mitterrand se dit victime

1983 - 1986 -
Affaire des écoutes téléphoniques illégales par la cellule antiterroriste de l’Élysée: les victimes reconnues sont l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel (Mediapart), en pointe dans l'affaire Greenpeace, l'avocat Antoine Comte, défenseur des Irlandais de Vincennes, Jean-Edern Hallier (décédé) ainsi que sa famille (son fils, sa fille et son frère) à propos de l'ent cachée du président, et Joël Galipapa, collaborateur de Charles Pasqua, alors que 22 autres plaintes sont jugées infondées dont celles des journalistes Hervé Brusini (France 2) et Michel Cardoze (PCF, L'Humanité, France Inter et France 2) et celle de l'actrice Carole Bouquet.

1987 - 1989 :
Affaire Urba qui porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du Parti Socialiste. Condamnations d'Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, pour "recel et complicité de trafic d'influence, reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et condamné en décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.)

1992 -
Hospitalisation en France de Georges Habache: vives réactions dans le monde politique français, Israël proteste contre l'accueil en France d'un "chef terroriste aussi cruel".

1993 -
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, soupçonné de corruption dans une affaire polémique de prêt1994 (7 avri) - suicide à l'Élysée d'un ami proche du Président, François de Grossouvre qui menaçait de révéler des secrets

1994 (1er mai)- soutien de F. Mitterrand au régime Hutu à l'origine du génocide au Rwanda

A partir du printemps 1983 - entretien financier de sa fille adultérine par l’État, Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent avec François Mitterrand, dans un appartement de fonction d'un immeuble affecté à la Présidence de la République du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit "super-gendarmes" de la République veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.


La maladie du président Mitterrand fut l'un des secrets les mieux gardés de l'Etat,, sous les deux septennats du premier président socialiste de la Ve République, avec l'existence d'une enfant cachée, Mazarine Pingeot. C'est devenu depuis le symbole de la très grande discrétion des politiques sur leur état de santé. En 1992, dans un communiqué officiel, l’Elysée annonce que François Mitterrand doit être opéré d’un cancer de la prostate. Son médecin personnel révélera après sa mort, le 8 janvier 1996, que le candidat Mitterrand se savait atteint dès septembre 1981, avant son éléction du 10 mai 1981. 

Les bulletins de santé qu'il s'était engagé à publier tous les six mois étaient en fait falsifiés.
"Il est normal que la presse s'intéresse à la santé du président de la République", déclare pourtant François Mitterrand lors d'un entretien en décembre 1981 (voir la vidéo ci-dessous). Il mentait mêmeles yeux dans les yeux,  déjà, assurant même qu'il n'avait "jamais eu affaire, pour des choses sérieuses, à la médecine". 
En octobre 2012, son ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, assurera sur Europe 1 avoir été informé dès 1980 du mal dont souffrait le futur président. "Voilà, j'ai un cancer de la prostate. Mais je vais en sortir", aurait alors déclaré le candidat à la présidentielle de 1981.
Moins le régime est démocratique, plus la santé du chef est camouflée 
Le culte du secret autour de la maladie d'un chef d'Etat est particulièrement vrai des régimes les moins démocratiques, nous montre une analyse publiée par Slate l'an dernier. Le site d'info en ligne s'attarde notamment sur les cas du Vénézuélien Hugo Chavez, décédé d'un cancer démenti à de nombreuses reprises, ou encore du Chinois Xi Jinping, un ancien "présidentiable" soudain disparu de la circulation pour raisons de santé. Selon ce site, la fragilisation d'un leader en autocratie est bien souvent l'opportunité que saisissent les élites pour bousculer le pouvoir en place et lancer une révolution. Et l'article de citer en exemple le Zaïrois Mobutu Sese Seko, défait par Kabila en 1997 après avoir publiquement exposé sa maladie.Le site étaye sa démonstration avec des exemples plus récents, ceux des révolutions ayant conduit aux chutes de Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie, et Ali Abdallah Saleh au Yémen. Une analyse qui permet également de voir d'un autre oeil les récurrentes mises en scène sportives et viriles de Vladimir Poutine... 
Pourtant, Slate va vite en besogne. Saleh a pris le risque d'annoncer en janvier 2012 qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il est toujours à la tête du Yemen. Quant à Moubarak, il fut hospitalisé après sa déchéance et lors de son procès.  Dans le cas de Ben Ali, le président est soupçonné d'une maladie supputée en 2003 pour affaiblir son pouvoir: comme Moubarak (85 ans), il est toujours en vie à 77 ans.
Tabou sociétal, omerta politique et fuitage politicien.
Pourquoi le président trompe-t-il délibérément notre confiance en promettant la transparence, alors qu'il est déjà entré dans la spirale du flou et du mensonge ? 
Le paraître des acteurs politiques  politiciens est une insulte à la démocratie, un manque de respect envers le peuple souverain. Peu lui chaut la prostate du président si elle est plus saine que sa moralité.

Aucun des protecteurs solidaires du président, membre du gouvernement ou simple militant, de gauche comme de droite, en défendant le mensonge, ne sort grandi et ne gagne le respect.
VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé dans le rôle de Mlle Cunégonde nous dire que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" du mensonge et  nous lancer, non sans audace, "Circulez, y a rien à voir":

Si la dame est enrhumée, qu'elle se mouche !

VOIR et ENTENDRE le double jeu de France Info, révélateur de la cachotterie mais critique de la fouille de la vie privée des grands de ce monde, dont notre sort dépend pourtant largement: 

Santé des présidents : faut-il tout dire ? par FranceInfo


vendredi 29 mars 2013

Sondages: les Français déçus de Hollande, voire mécontents, comme jamais

Alors que Hollande n'a parlé que de lui, avec Pujadas, hier sur France 2

François Hollande a le "cuir dur", tant mieux

C'est bien la seule qualité qu'il a pour la circonstance. Les instituts de sondages situent en mars la côte de popularité du président socialiste entre 30 % (TNS Sofres) et 35 % (BVA), et il fait même tomber la barre  sous les 30 %, comme en Provence-Alpes-Côte d'Azur (29 %).

Le président François voit en un temps record s'effondrer les espoirs qu'il a fait naître par le mensonge et le matraquage médiatique.
"Jamais, après dix mois de mandat, un président n'avait été aussi impopulaire," explique Éric Bonnet, directeur d'études chez BVA Opinions. L'enquête qu'il a conduite pour la presse quotidienne régionale auprès d'un échantillon de 6 468 personnes dans 21 régions de la Métropole (la Corse n'a pas été testée) entre le 25 février et le 5 mars s'arrête d'abord sur cette moyenne nationale. Avec 35 % de satisfaits, le socialiste élu en mai 2012 à l'Élysée fait pire que Jacques Chirac en mars 1996 (38 %), et Nicolas Sarkozy, en mars 2008 (37 %).

La moitié ouest reste toutefois un peu longue à la détente. 
L'analyse régionale effectuée par BVA montre qu'une partie de la France, le grand Sud-Ouest pour simplifier, est moins pessimiste qu'ailleurs. François Hollande obtient même 41 % d'opinions favorables dans son fief du Limousin. En revanche, le Nord-Est est particulièrement sévère: en Alsace, il exaspère 75 % de la population. Après Dijon, voilà une destination de rêve, pour ses prochaines 48 heures en région...

"Ses propres partisans sont déçus"

Le Pays de la Loire, et du "sombre Ayrault",
fait tache, non ?
François Hollande a été élu en niant la crise au moment où le chômage explosait. Etait-il donc le mieux adapté à la tâche pour résoudre les problèmes ? Dilettante, impréparé et idéologue rêveur, c'est logiquement que le fameux état de grâce a peu duré. 

Il a d'ailleurs précipité le processus de passage à la phase où les électeurs venus d'autres horizons regrettent leur choix dicté par les media lors de la présidentielle. "Nous sommes même maintenant dans la troisième phase, celle où ses propres partisans sont déçus, doutant de sa capacité à mener une politique différente de celle de Nicolas Sarkozy", souligne Éric Bonnet.

Le constat ronge les plus convaincus. 
Ainsi le député PS de Paris Pascal Cherki qui a tapé dur sur son leader, mardi. "Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général d'un canton (...) Il faut arrêter ces discours que personne ne comprend." Un constat de mauvais augure, si on songe que, dans le jeu de cartes territorial, c'est le département qui devrait le premier s'écrouler !

Il ne peut plus compter que sur le Mali pour resserrer les liens de l'Hexagone et faire reluire son étoile...