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vendredi 18 avril 2014

Cambadélis, rénovateur d'un PS en faillite

Le "gouvernement de combat" impose un "nervi" à la tête du parti présidentiel
Jean-Christophe Cambadélis a hérité, mardi 15 avril, dun poste de premier secrétaire du Parti socialiste en  CDD de dix-huit mois jusqu’au congrès d’octobre 2015. Autrement dit, une mission de sauvetage d’un parti en détresse, qu’Henri Emmanuelli qualifiait récemment de "parc à moutons" en "coma dépassé".

Au lendemain d’un désastre électoral qui, avec la perte de quelque 160 villes de plus de 10 000 habitants, a sapé le socialisme municipal, le diagnostic impitoyable de Michel Rocard en 1994, maître à penser de Manolo Valls, s’impose de nouveau, vingt ans après. L’ancien premier ministre décrivait alors le PS comme "un champ de ruines", "pratiquement vidé de toute idée, de toute force, de toute influence ".

Si l'aile gauche du parti refusait de voter et appliquait ainsi ses menace, le parti n’existerait plus, alors que les socialistes ont encore tous les pouvoirs (Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, régions, majorité des départements). Mais pour combien de temps?  Attendons-nous à ce qu'elle rentre dans le rang, au prétexte d'une menace del'extrême droite... Le PS est devenu un astre mort. Les premiers symptômes du mal ne sont pas apparus avec l’élection de François Hollande. Ils remontent loin.

En 1995, Lionel Jospin n'était pas parvenu à faire le ménage nécessaire dans les baronnies locales d’un appareil de plus en plus sclérosé. Il avait favorisé un certain renouveau idéologique, dit-on Son successeur, François Hollande, a développé une opposition systématque au gouvernement pendant la cohabitation de 1997 à 2002, mais il n’a pas rénové le PS, introduisant un laisser-aller général à l'intérieur du PS. Il favorisa une poussée du FN en 2002, à l'éjection de son candidat au second tour de la présidentielle et à la réélection de Jacques Chirac. Depuis le 21 avril 2002 fatal,  ce parti dérive sans boussole, sans autre stratégie que la reconquête du pouvoir, sans renouvellement de sa doctrine. A partir de 2008, Martine Aubry a développé un méchant état d'esprit marqué par des comportements agressifs faits d'invectives et d'insultes qui a fini de pourrir le PS et lui attirant le ressentiment de la population stupéfaite de tant d'injustice et de méchanceté. La presse a commencé pris parti éhontément sous les yeux des Français ravis d'assister à des débats truqués, façon matches de catch, des joutes rappelant les mises à mort des arènes de Néron. 

Jusqu’au séisme municipal de 2014, le PS s’est satisafit de sa supériorité et s'est paresseusement replié sur son seul rôle de machine électorale. Depuis 2002, en dehors de vagues considérations sur "un nouveau modèle de civilisation" et de velléités de "rénovation", le PS n’a accouché de rien.  Pour la présidentielle de 2012, il s'est inspiré de l'étranger et a certes adapté la procédure démocratique, mais envahissante, de la primaire. Elle a conduit à des frictions longues et irritantes qui ont laissé des susceptibilités à vif et une désignation par défaut, la pire qui pouvait être. Et depuis, sa machine tourne sourdement à vide.  
Avec les législatives, ont émergé des parlementaires arrogants dont l'insolence tient lieu de réflexion. L'Assemblée nationale rose horizon de lendemain qui chante faux a d'abord voté tous les textes qui lui étaient présentés, histoire de manifester leur toute puissance retrouvée après une aussi longue traversée du désert. Chacun a vécu comme un triomphe personnel le vote de la loi transgressive sur le mariage entre personnes du même sexe, une jouissance extrême de damer le pion des maîtres d'hier, tandis que, pendant qu'ils avaient la tête ailleurs,  le chômage et les déficits publics grimpaient en flèche. Le Conseil Constitutionnel a bien tenté de ramener gouvernement, élus et militants à la raison, retoquant plusieurss textes entérinés les yeux fermés. Le Conseil d'Etat en a sanctionnés quelques-uns, sans qu'ils voient venir le danger.   
Le PS s’est montré incapable de formuler des idées neuves, soit pour aider l’action gouvernementale, soit pour préparer l’avenir, soit pour redéfinir ce qu’est le socialisme en 2014. Depuis douze ans – et le phénomène s’est aggravé avec la calamiteuse gouvernance d’Harlem Désir –, il est en panne de tout, pensée, âme et morale.

La crise existentielle du PS est si profonde qu’on se demande à quoi il sert

Formé à la double école du trotskisme et du jospinisme, Cambadélis est un apparatchik coupé des réalités de la vie.  Il n'a jamais rien fait de ses dix doigts, sinon pour taper sur l'adversaire. Il a une stature physique, un aplomb et une connaissance du milieu fermé de la politique suffisants pour empêcher "le bateau ivre" de couler. Mais son aptitude aux magouilles de parti ne lui ont pas permis de s'imposer contre Désir et son arrivée à la tête du PS n'est nullement la réussite d'un stratège, puisque Hollande joue tout bêtement au jeu des chaises musicales. Au secrétariat général de l'Elysée, il enlève Lamas pour y mettre Jouyet et le place à la Caisse des Dépôts laissée vide. L'arrivée de Cambadélis Rue de Solférino n'est pas non plus le résultat d'une tir à trois bandes. 
Camba-le-Grec n'est ni un penseur, ni un stratège, mais un pion. 
"L’enjeu pour le Parti socialiste, a-t-il déclaré, c’est la glissade ou le renouveau, la dispersion ou le sursaut." Outre un entourage fort et fidèle, il lui faudra beaucoup d’énergie pour remettre à flot un parti dont les militants sont désemparés au point de se détourner de leur président et une aile gauche en lutte ouverte contre Valls, un premier ministre autoritaire et répressif.  

Bien qu'interimaire,  
Cambadélis se fixe pour ambitieux objectif de "reformuler idéologiquement le socialisme pour qu’il soit à nouveau une doctrine vivante, capable de transformer le monde et pas seulement de le gérer". Les "think tank" socialistes vont devoir carburer à plein régime. A cette condition seulement, le nouveau "patron" de transition du PS pourrait être davantage qu’un  syndic de faillite.
Pour commencer, la démission d'Aquilino Morelle, collaborateur de Hollande accusé de conflit d'intérêts, s'est faite au-dessus de sa tête...


mardi 17 décembre 2013

Européennes: le PS désigne Edouard Martin, le syndicaliste de la CFDT, tête de liste

Non, le syndicalisme n'est pas politique...  

Edouard Martin, le meneur syndical CFDT d'ArcelorMittal à Florange,conduira la liste PS dans la circonscription du Grand Est  aux élections européennes de 2014.

Il prétend qu'il ne "s'engage pas en politique" et raconte qu'il a "simplement envie de continuer le combat". Il était aux avant-postes médiatiques dans la destruction de l'activité d'ArcelorMittal à Florange, en Moselle, et conduira pourtant la liste socialiste aux élections européennes de 2014 dans la circonscription du Grand Est.

Le syndicalisme mène à tout 
Le traitre à la cause ouvrière
A certains, les échecs donnent des ailes à gauche. Et celui-ci a le sentiment qu'il pourra faire mieux " à un autre niveau, au niveau européen, car c'est là que se prennent toutes les décisions qui nous impactent", ajoute l'élégant titulaire d’un CAP d’électromécanicien. Né en Espagne, il est l'un des rares salariés à profiter de la fermeture des aciéries de Lorraine.

Edouard Martin a une nouvelle envie, celle de "continuer le combat"  

Il avait joué le rôle de critique syndical du pouvoir socialiste
Après avoir accusé le gouvernement d'abandon de Florange, le syndicaliste récuse avoir changé de camp. "Je ne renie rien et je n'enlève rien à ce que nous avons dit et fait", a-t-il lancé sur France 2 mardi soir, prêt à recommencer.
Il avait lâché prise, appelant les ouvriers de Florange à se "tourner vers l'avenir", après la fermeture des hauts fourneaux en avril dernier, et l'annonce de la création d'un centre de recherche. Mais il a préféré ne pas participer à cette mascarade-là.

Sans états d'âme, Martin va maintenant devoir assumer les choix de l'exécutif, souligne Nadine Morano, probable tête de liste UMP dans le Grand Est.
Paradoxalement, la girouette socialiste va notamment devoir assumer "les heures supplémentaires qui ont été défiscalisées, supprimées aux ouvriers. Il faudra qu'il explique que rien n'a été fait pour Florange, qu'il défende l'abaissement du plafond du quotient familial...", a-t-elle insisté.

Première victime du nouveau combat de Martin
Cette désignation est  un coup bas porté à Catherine Trautmann, 62 ans, 
actuelle chef de la délégation socialiste au Parlement européen et ancien ministre de la Culture (1997-2000)  de Lionel Jospin.
En début d'après-midi du samedi 16 novembre 2013, le député Philippe Bies a publié le tweet suivant:



Un mois plus tard, Paris décide de virer Trautmann, ancien député-maire de Strasbourg, au profit du meneur syndical qui, il y a sulement un an, dénonçait la " trahison" de François Hollande à propos de l’extinction programmée des deux hauts-fourneaux de Florange, mais qui est aujourd'hui présenté comme un représentant de la société civile.

20 millions d'euros de prime de Noël pour le gouvernement: une folle rumeur ?

Le cumul des enveloppes distribuées aux 21 ministres au titre des ISP 2012 s'élève à plus de 20 millions d'euros

Pas de fumée sans feu,
selon la sagesse populaire
La "gauche sociale"
n'aime pas les riches

Sur les blogs et les forums, les réseaux sociaux et ici ou là  sur Internet, qui empêche la république des copains et des coquins de tourner rond, la rumeur gonfle d'une prime de Noël secrète d'un montant de 20 millions d'euros pour les membres du gouvernement et leurs collaborateurs"La rumeur d'une prime de 20 millions d'euros est infondée", assène Sud Ouest, d'entrée de jeu. Voyons quels éléments de preuve apporte le quotidien qui annonce un "décryptage"...  







Sud Ouest s'inscrit péremptoirement en faux contre Mediapart qui laisse publier la liste par ministèresur son site: 

Les données concernent la fin d'année 2012.
AYRAULT 
Budget primes: 5 850 000 €
>Nbre de membres de son équipe: 456
> Soit un taux de 58% du budget total
> Soit 12 829 € en moyenne par personne

Vals 
Budget primes: 1 547 532 €
> Nbre de membres de son équipe: 252
> Soit un taux de 60% du budget total
> Soit
6 141 € en moyenne par personne

Taubira
Budget primes: 983 000 €
> Nbre de membres de son équipe: 169
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 5 817 € en moyenne par personne 
  
TOURAINE
> Budget primes: 878 408 €
> Nbre de membres de son équipe: 64
> Soit 13 725 € en moyenne par personne
Si certains au sein de leur entreprise vont devoir se contenter de 20 ou 30 euros, à peine de quoi acheter une bouteille de mousseux, pour les sans-emploi, l'état va débourser un peu plus de 150 euros par individu. Pas vraiment le Pérou (ni le Chili...)!
MONTEBOURG
Budget primes: 679 058 €
> Nbre de membres de son équipe: 57
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 11 913 € en moyenne par personne

BELKACEM 
Budget primes: 552 001 €
Nbre de membres de son équipe: 47
> Soit un taux de 72% du budget total
> Soit 11 745 € en moyenne par personne

MOSCOVICI
Budget primes: 730 304 €
> Nbre de membres de son équipe: 67
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 10 900 € en moyenne par personne

FABIUS
Budget primes: 1 091 082 €
> Nbre de membres de son équipe: 150
> Soit un taux de 60% du budget total
> Soit 7 274 € en moyenne par personne

DUFLOT
Budget primes: 580 950 €
> Nbre de membres de son équipe: 57
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 10 192 € en moyenne par personne

PEILLON 
Budget primes: 616 000 €
> Nbre de membres de son équipe: 61
> Soit un taux de 66% du budget total
> Soit 10 098 € en moyenne par personne

Lebranchu 
Budget primes: 543 636 €
> Nbre de membres de son équipe: 55
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 9 884 € en moyenne par personne
 
Fioraso  
Budget primes: 564 000 €
> Nbre de membres de son équipe: 58
> Soit un taux de 63% du budget total
> Soit 9 724 € en moyenne par personne

Lurel
Budget primes: 552 347 €
> Nbre de membres de son équipe: 63
> Soit un taux de 54% du budget total
> Soit 8 767 € en moyenne par personne

Aurélie Filippetti  
Budget primes: 642 710 €
> Nbre de membres de son équipe: 91
> Soit un taux de 59% du budget total
> Soit 7 063 € en moyenne par personne

Sapin
Budget primes: 500 291 €>Nbre de membres de son équipe: 75
> Soit un taux de 63% du budget total
> Soit 6 671 € en moyenne par personne

FOURNEYRON
Budget primes: 541 770 €
> Nbre de membres de son équipe: 53
> Soit un taux de 50% du budget total
> Soit
10 222 € en moyenne par personne

Batho
Budget primes: 900 720 €
> Nbre de membres de son équipe: 173
> Soit un taux de 62% du budget total
> Soit 5 206 € en moyenne par personne

Le Foll
Budget primes: 370 457 €
> Nbre de membres de son équipe: 75
> Soit un taux de 56% du budget total
> Soit 4 939 € en moyenne par personne

PINEL 
Budget primes: 466 268 €
>Nbre de membres de son équipe: 39
> Soit un taux de 58% du budget total
> Soit 11 956 € en moyenne par personne

BRICQ

Budget primes: 454 052 €
> Nbre de membres de son équipe: 38
> Soit un taux de 50% du budget total
> Soit 11 949 € en moyenne par personne

Le Drian
Budget primes: 967 238 €
> Nbre de membres de son équipe: 158
> Soit un taux de 60% du budget total
> Soit 6 122 € en moyenne par personne


Sud Ouest défend l'indéfendable
"Des formulations alambiquées et approximatives, s'appuyant sur des chiffres vieux d'un an et relayée par des sites douteux à un moment opportun (un Noël en temps de crise) pour faire naître un sentiment d'indignation," commente le quotidien. "Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne vieille rumeur comme Internet les aime tant", accuse-t-il. On attend toujours le début d'un décryptage.

Que dit précisément cette rumeur ?
La rumeur est relayée, entre autres, sur Radins.com le mercredi 11 décembre, un site nordiste présenté par "La Voix du Nord" comme une "entreprise (...) devenue la référence des bons plans" sur Internet et qui "fédère une communauté qui partage ses trucs". Radins.com cite un article de Journaldunet.com, dont la dernière mise à jour - sur le sujet, précisons-le...- date de mars 2013 et qui décrypte le budget primes du gouvernement Ayrault pour l'année 2012. Sud Ouest s'est donc épargné le travail d'investigation. "Le site nordiste "avance', ministère par ministère, le montant de la prime allouée et le ramène à une somme par collaborateur."
"En ces temps de crise où de plus en plus de Français éprouvent des difficultés à s'en sortir et à s'acquitter de leurs impôts, le gouvernement n'hésite pas à s'arroger la part du lion pour les primes", assène Radins.com, qui a tout pour plaire au départ aux écologistes radicaux et altermondialistes qui se reconnaissent dans la mouvance des casseurs de pub, des freegans (amateurs de gratuit) ou de la décroissance.

Que se cache-t-il derrière les chiffres cités ?
Les cadeaux de Noël sont en réalité des "indemnités pour sujétion particulière", assure le puissant groupe de presse du sud-ouest (GSO), basé à Bordeaux (Gironde) qui arrose la France, de la Charente-Maritime jusqu'à la frontière espagnole. Il n'est en revanche précisé nulle part qu'elles sont versées à Noël. Le seraient-elles à Pâques ou à l'Epiphanie que cela changerait tout au problème déontologique pour les signataire de la Charte vertueuse voulue par Flamby.

Ce qui est un scandale pour Guéant tombe dans la "normalité" pour Ayrault
Des versements reprochés  à l'ancien ministre de l'Intérieur en mai 2013 seraient désormais légitimes, puisque "destinées notamment à compenser le travail de nuit et les horaires décalés des collaborateurs des ministres, et font désormais l’objet d’une dotation ministérielle en bonne et due forme", explique le journal 

Créées en 2002 par Lionel Jospin alors qu'il était Premier ministre, ces indemnités ont remplacé les enveloppes en liquide - non déclarées au fisc - distribuées aux collaborateurs dans les ministères et sont versées en toute transparence - elles sont d'ailleurs imposées. Ce ne sont donc pas des primes. Sont-ce toutefois des quatorzièmes mois?

Comme l'explique le blog des Décodeurs du Monde.fr, "on peut trouver leur montant annuel dans un document budgétaire annexé à la loi de Finances, disponible au public vigilant, et intitulé "Personnels affectés dans les cabinets ministériels" (lien vers le document).
Reste que ni Libération, ni Le Monde et ni le Canard Enchaîné n'en gave ses lecteurs à longueur de semaines.

Sud Ouest poursuit son historique pompeusement intitulé "décryptage"
Les ministres socialistes
millionnaires
font la manche
En mai 2013, le député apparenté socialiste René Dosière, pourfendeur de la gabegie budgétaire et initiateur du contrôle du budget de l'Élysée, indiquait que "le gouvernement Ayrault a bénéficié d’une dotation de 24 millions d’euros pour ces indemnités", pour "environ 2 800 collaborateurs". Ce qui représente une foule de collaborateurs qui ne sont pas soumis à l'obligation de résultats.

D'où vient cette rumeur ?
Selon le blog des Décodeurs du Monde.fr, cité par Sud Ouest, champion du décryptage copié-collé, la rumeur émanerait du site Wikistrike.fr, par le biais d'un post en date du samedi 7 décembre 2013. Le journal - que gérait Pierre Jeantet avant de devenir directeur général du groupe ...La Vie-Le Monde - accuse le site d'être un "grand propagateur de rumeurs et autres théories conspirationnistes, qui a ressorti cette 'information' ".

Le décryptage des  archivistes de Sud Ouest consiste donc à dénigrer
"Nul doute : il s'agit bien d'une rumeur", conclut Sud Ouest après avoir toutefois admis que des indemnités sont bel et bien versées pour incompétence à des Bricq ou Pinel, tandis que Hollande et sa majorité socialo-écolo n'offiront aux Smicards que la hausse limitée aux mécanismes légaux, sans coup de pouce, comprendre prime...

vendredi 1 novembre 2013

Montebourg s'en prend à tous: Jospin, Valls, Moscovici et Hollande

Nono, le meilleur d'entre les socialistes


Quand Montebourg fait le ménage, ça déménage

Avril 2002, Montebourg flatte Bayrou

2013, les amis de Bayrou sont-ils les amis de Borloo?

2007, pour Montebourg, François Hollande est le pire défaut de la candidate Ségolène Royal. 
La gauche est en ordre de bataille et déjà prête à gouverner...

Récidiviste notoire, Montebourg a repris ses tacles sur Hollande

Nouvelle attaque frontale entre amis de Montebourg sur Hollande
:


Attaque détournée aussi
Le sournois a fait mine de s'attaquer à Laurent Wauquiez pour mieux prendre Hollande par la bande sur le sujet des onéreuses distributions de tablettes électroniques de fabrication étrangère (ipad).  

Or, en matière de protectionnisme, le vertueux Montebourg a signé l'installation d'un centre de stockage et de distribution de produits de l'américain Amazon dans son fief de Saône-et-Loire...

Billet d'humour de Bernard Mabille sur Montebourg et Valls


Bilan de parcours

Arnaud Montebourg n’a jamais pu s’empêcher de taper sur le candidat de son camp.  Soit Arnaud Montebourg est un agent double avec pour mission de faire gagner la droite en faisant perdre la gauche. Sa première femme n'était-elle pas conseillère de Jacques Chirac à l’Elysée? Soit Nono a un ego tellement sur-dimensionné que son objectif est un sain massacre à la tronçonneuse de la concurrence à gauche, indignes de la mission à laquelle il se croit prédestiné.
Dans les deux cas de figure, Arnaud Montebourg a été un boulet pour les trois derniers candidats. 

S'est-il promis d'être pour tous un fardeau ?
Valls assure qu'il aurait viré Montebourg 
Le ministre de l'attente du redressement a déclaré que son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault fait "chier"...


Vincent Peillon règle son compte à Montebourg sur le ring de "On n'est pas couché, mais on ferait mieux" ONPC-MOFM:


dimanche 13 octobre 2013

L'agroalimentaire breton ne veut pas mourir en silence.

L'agroalimentaire breton mobilise contre "l'hécatombe"

L'aéroport de Brest (Finistère) devrait être bloqué l
undi 14 octobre.
Garot appelle les Bretons
à innover et exporter

Des syndicats FO des sociétés Gad et Doux, et de la CGT des sociétés Tilly Sabco et Marine Harvest paralyseront la région, à partir de 8 h 30.
Selon ces syndicats, qui veulent mobiliser pour "défendre l'agroalimentaire breton", ce sont "8 000 emplois directs et indirects qui sont menacés dans les jours et semaines à venir". Devant cette "situation extrêmement urgente", ils appellent la population à se joindre à eux.

Le Finistère, épicentre du séisme breton


Près d'un millier d'emplois vont être supprimés dans les abattoirs de porcs GAD. Le verdict, attendu, a été prononcé par le tribunal de Commerce de Rennes, vendredi 11 octobre. En approuvant le plan de continuation de Gad, placé en redressement judiciaire, le tribunal a prononcé la fermeture de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, mais aussi du siège de Gad, également dans ce département, et d'un autre site à Saint-Nazaire. Seul l'abattoir situé à Josselin, dans le Morbihan, poursuivra son activité. 

Les salariés de Lampaul  en lutte ont été rejoints par les employés de l'usine de charcuterie voisine Jean-Caby, cédé le 13 mars 2012 par le groupe espagnol Campofrio Food Group, leader européen de la charcuterie, à Foxlease Food, représenté par l’entrepreneur Eric Steiner. Les produits concernés sont les jambons cuits, les jambons secs, les saucisses sèches, les saucisses de Francfort, les pâtés et les plats préparés, vendus sous diverses marques, dont Campofrio, Aoste, Justin Bridou, Cochonou ou Oscar Mayer. Jean-Caby avait tenté de se rapprocher de la société familiale Madrange, alors en difficulté, mais le projet avait échoué, la famille Madrangeas ayant préféré l’offre de rachat du groupe financier Turenne Lafayette. Celui-ci, propriété de Monique Piffaut, détient les jambons Paul Prédault et les cassoulets William Saurin.
Les salariés de l'usine Jean-Caby ont appris, eux aussi vendredi, qu'ils allaient subir une restructuration. L'entreprise veut sous-traiter son activité de désossage, ce qui devrait conduire à une suppression de 80 postes sur un total de 500.

La faillite du volailler Doux a ouvert la liste d'une série noire dans l'agroalimentaire breton
L'entreprise a supprimé un millier d'emplois en juin 2012 et en juin 2013, la société norvégienne Marine Harvest a annoncé la fermeture de deux sites, l'un à Poullaouen, près de Carhaix, dans le Finistère, l'autre à Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine devraient fermer au printemps 2014. Le leader mondial du saumon devrait ainsi supprimer plus de 400 emplois. 

Connue pour sa marque de conserves d'Aucy, mais aussi pour sa viande de dinde ou de porc, pour les oeufs Matines ou la chaîne de jardinerie Gamm Vert, 
la puissante coopérative CECAB, premier actionnaire de Gad, a aussi prévu la fermeture début 2014 d'une usine de transformation de légumes de sa filiale Boutet-Nicolas, à Rosporden (Finistère). Elle emploie 140 salariés permanents et près de 200 saisonniers. "On peut estimer à 3 500 le nombre d'emplois directs menacés dans l'agroalimentaire breton", affirme Jean-Luc Feillant, chargé de l'agroalimentaire à la CFDT Bretagne.

Une lourde dette a plombé le groupe Doux, après avoir mené une stratégie aventureuse et dispendieuse d'expansion en Europe mais surtout au Brésil. Le piège financier s'est refermé et le volailler a dû déposer le bilan.

D'autres sociétés sont dans une situation financière délicate. 
Tilly-Sabco a dû annoncer une réduction de son volume de production de - 40%. Le Tribunal d l'Union européenne a en effet rejeté le référé de Tilly Sabco, 2e producteur européen de poulet à l'export, qui demandait de réintroduire les restitutions, c'est-à-dire des aides européennes à l'exportation, supprimées cet été. Le manque à gagner annuel pour l'entreprise est d'environ 20 millions d'euros pour un groupe qui vend 90% de ses poulets à l'export. Tilly-Sabco abat 300 000 poulets par jour et emploie 332 salariés à Gerlesquin. Tilly-Sabco, le concurrent de Doux sur le marché de la volaille, emploie près de 400 personnes à Guerlesquin, dans le Finistère.
Cette longue litanie de fermetures ou de restructurations recouvre donc des réalités propres à chaque entreprise. 

Le halal met la filière porcine en crise

Un rapport d’analyses a fait état de 
traces de porc dans ces produits 
La dette du groupe CECAB s'élevait à près de 500 millions d'euros fin 2012. 
Les apprentis-sorciers de la coopérative morbihanaise CECAB ont pris le pari de la course à la taille. Mais sa dette s'élève aujourd'hui à plus de deux milliards d'euros. Elle a en effet acheté au prix fort la société GAD, dont elle détient 65 % du capital, au côté de la coopérative porcine Prestor, 3e acteur du marché du porc breton. Une acquisition qui s'est faite par le biais d'un montage financier en "LBO", c'est-à-dire essentiellement par endettement.
La coopérative, confrontée à une situation financière tendue, a dû vendre ses actifs russes à Bonduelle. Puis huit usines de surgelés au groupe belge Pinguin. Et sa part de capital dans les oeufs Matines à Glon (Sofiprotéol). Ses prises de risques ont conduit la coopérative à se lancer dans la restructuration de ses activités de conserverie et a dû déposer le bilan de Gad...

Le contexte économique général contribue aussi aux difficultés. 


La crise de la filière porcine, avec la chute de production de cochons en France et la concurrence des abattoirs allemands à faible coût de main-d'oeuvre, n'a pas facilité la tâche de Gad. De même, la décision prise par Bruxelles, en juillet, de stopper net les restitutions, ces aides à l'exportation de poulets dont bénéficiaient Doux et Tilly-Sabco, fragilise les deux entreprises.
Doux, qui tente de négocier la sortie du redressement judiciaire, se serait bien passé de cette suppression qui modifie son plan d'affaires. Quant à Tilly-Sabco, il a réduit son activité de moitié et estime ne pas pouvoir tenir au-delà de la fin de l'année dans les conditions actuelles... Les deux sociétés, qui exportent vers l'Arabie saoudite, sont confrontées à une concurrence brésilienne d'autant plus féroce qu'elle bénéficie de la dévaluation du real.

Peut-on parler de crise du "modèle breton" ?
"L'agroalimentaire en Bretagne s'est développé dans les années 1960-1970, passant de l'artisanat à l'industrie. Maintenant, une page se tourne. Face à la mondialisation, des zones comme le Finistère ne sont pas prêtes", affirme le journaliste Christian Troadec, maire Divers gauche de Carhaix. Il fustige la société Marine Harvest, qui "affiche des bénéfices et préfère investir en Pologne où les salaires sont moins chers". "Ils se conduisent comme des requins", ajoute cet activiste, fondateur du MBP (Mouvement-Bretagne-Progrès,  autonomiste et indépendant du PS).
Sa commune a tout fait pour accueillir le chinois Synutra, qui a signé un accord d'approvisionnement en lait breton auprès de la coopérative Sodiaal et s'apprête à construire deux tours de séchage.  Troadec milite pour un modèle plus souple et plus réactif avec de plus grands pouvoirs donnés aux régions. "Le vieux carcan de l'Etat français est dépassé", déclare l'indépendantiste, maoïste nostalgique.

Des manifestations annoncées

Le mécontentement contre l'Etat centralisé se cristallise dans un front commun d'élus, de salariés comme d'agriculteurs ou de transporteurs
pour rejeter l'écotaxe poids lourds en Bretagne
En 1999, le gouvernement de Lionel Jospin avait tenté d'instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais le projet avait été invalidé par le Conseil Constitutionnel.

Dans le cadre de l'achat d'une voiture, à partir de 141 g. d'émission de CO2 par kilomètre parcouru, le consommateur doit payer une surtaxe. Il s'agit dans ce cas d'une volonté de sensibiliser les consommateurs à une démarche d'achats durables.
Depuis juin 2013, la taxe poids-lourds concerne tous les pollueurs. Cette "redevance" est portée par Europe Ecologie-les Verts (EELV) depuis de nombreuses années dans les débats sur la mobilité.


Des manifestations sont prévues, le 12 octobre, sur les lieux d'implantation des portails censés permettre de prélever cette taxe.

Nadine Hourmant, déléguée FO de Doux, s'interroge "sur le mutisme des pouvoirs publics alors que l'hécatombe continue".

Auto-censure de la presse
libre mais militante 
Le Premier Sinistre, Jean-Marc Ayrault, sifflé par les salariés de ces entreprises et par les éleveurs lors de sa visite au salon de l'agriculture destiné aux pros de l'agrobusiness, inquiets "notamment" de la fin de subventions européennes, incriminait en septembre Libération, qui soulignait en revanche que le gouvernement avait élaboré "un plan spécifique pour la Bretagne", formalisé ..."d'ici à la fin de l'année" lui aussi .

Le vent de fronde qui souffle sur la Bretagne ne fléchit pas, face aux plans sociaux à répétition et au projet d'écotaxe.

samedi 24 août 2013

La Joly Eva (EELV) dénonce le "populisme" et le "funambulisme idéologique" de Valls

Tir de barrage des écolos radicaux détracteurs de Valls 

Eva Joly ajoute sa voix au choeur des amis de Taubira

L'ex-candidate écologiste à la présidentielle accuse Manuel Valls de "populisme" et de "funambulisme idéologique," rejoignant ainsi le concert de critiques contre le ministre de l'Intérieur.  
Les ministres "écolos", Cécile Duflot et Pascal Canfin, ont ouvert un front radical contre leur collègue Valls, créant une fracture idéologique dans l'exécutif au côté de Christiane Taubira sur les questions de migration et de justice pénale.
L'ancienne magistrate fustige notamment les positions de Manuel Valls sur la réforme de la loi pénale préparée par Christiane Taubira. 

A la tête des 2,32 % des voix PRG qui ont fait échouer Jospin à la présidentielle de 2002, l'ancienne magistrate est passée à l'attaque jeudi dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. "
"Alors que nous avons des magistrats intègres et dévoués, Valls ne veut pas leur faire confiance", estime-t-elle. "Sarkozy les méprisait et Valls marche dans ses pas en recherchant l'inflation pénale", assure celle qui en décembre 2010 proclama son soutien à Arnaud Montebourg à la primaire du PS de 2011 pour l'élection présidentielle de 2012.

Les ministres d'Europe Ecologie-les Verts se liguent contre Valls  

La première charge est venue de Cécile Duflot, ministre du Logement qui prend, dans Libération le contre-pied de son collègue de la place Beauvau. L'ancienne patronne d'Europe Ecologie Les Verts cible deux points : la réforme de la politique pénale qui a récemment opposé Manuel Valls à Christine Taubira et la question du regroupement familial que le premier flic de France a dit vouloir remettre sur la table.
"En matière de justice, il n'y a qu'une ligne de gauche. Elle est très bien portée par Christiane Taubira", explique tout d'abord la totalitaire, sous-entendant ainsi que la ligne Valls est plus proche de celle défendue par la droite.
Et l'écologiste d'ajouter sur la politique d'immigration : "la question ne se pose même pas: le droit à vivre en famille ne souffre pas d’exception", estime la stalinienne.
VOIR et ENTENDRE comment, sur France Inter, Duflot appelle Valls à rentrer dans le rang, au risque de disparaître de la photo:

Son collègue Pascal Canfin, ministre délégué au Développement, soulève le problème de l'exclusion:
 "Sincèrement, je ne vois pas comment, si Manuel Valls était Premier ministre, nous pourrions participer au gouvernement", lance-t-il sur le site du JDD où il accuse le ministre de l'intérieur d'avoir "déclenché le désordre".

Une éventuelle sortie des écologistes du gouvernement "n'est plus un tabou", selon Joly

Fauteur de troubles, l'indépendantiste guyanaise - et néanmoins gardienne des Sceaux - estime par ailleurs que c'est "parce que le cap global n'est pas le bon: le gouvernement tarde à engager la transition écologique."
Elle est présente aux journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui se sont ouvertes jeudi à Marseille.

Les altermondialistes
 EELV caillassent Valls

Egalement présent à Marseille, José (Joseph, comme Staline)
Bové a parlé "de fracture entre Manuel Valls et la majorité", avant d'ajouter que "le discours très ambigu sur le regroupement familial est une faute politique majeure".
Le député écologiste de Gironde, Noël Mamère, a annoncé mercredi qu’il ne participera pas aux journées d’été d’EELV de Marseille, sous le mot d’ordre "L’an 2 du quinquennat, vers un changement de cap ?" Il n'envisage pas de claquer la porte d'EELV, mais indique ne pas "avoir envie de perdre son temps". "Je ne suis pas convaincu que les journées d’été seront centrées sur les questions essentielles, sur la fiscalité écologique", explique le député-maire de Bègles Mamère. "Elles seront plutôt centrées sur le prochain congrès où chacun va montrer sa motion. Les problèmes internes passeront devant et les jeux sont déjà faits", estime le grincheux dans un entretien à Sudouest.fr. 
Les attaques de la ministre écologiste Cécile Duflot contre son collègue du gouvernement trouve grâce aux yeux globuleux de l'amer Mamère. "Il était important qu’elle intervienne pour combattre les propos de Manuel Valls, qui sont aux antipodes des valeurs que défendaient le candidat Hollande durant la présidentielle". 

Le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, a asséné de son côté que le ministre de l’Intérieur a "mis beaucoup de désordre depuis dix jours"
"Je trouve assez paradoxal que celui qui veut, en plus, incarner l’ordre républicain au sein du pays - et il y en a bien besoin - crée à la rentrée un tel désordre au sein du gouvernement et dans sa communication", a déclaré le sénateur de l’Essonne sur BFM-TV/RMC. 
"Il a mis beaucoup de désordre depuis dix jours avec la polémique avec Christiane Taubira", la ministre de la Justice, à propos du projet de réforme pénale, a-t-il insisté, évoquant notamment la "nécessité absolue de supprimer les peines planchers" instaurées pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

D
e son côté, Philippe Martin (ci-dessus avec Duflot), le nouveau ministre PS de l'Ecologie, tente de ramener le calme. Une tâche délicate, vu le parcours du combattant  dans lequel il 
va enfin devoir s'engager, face à des "militants exigeants": directive européenne sur les OGM, contribution climat-énergie, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ou budget de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) maintenu au même niveau en 2014, attendent l’ancien député du Gers, volontariste et bavard, qui se veut le "ministre des actes".