POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bretagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bretagne. Afficher tous les articles

vendredi 1 février 2019

Le "maître des horloges" ne fait pas arriver les trains à l'heure

Mieux vaudraient des infrastructures en état plutôt que des bons d'achat à chaque retard de train

Panne à Montparnasse: la SNCF demande aux voyageurs de reporter leurs trajets en TGV sur l'arc Atlantique...


La SNCF lancera des TGV « low-cost » l’an prochain.

Le trafic TGV est très perturbé depuis jeudi matin, vers et à partir de la gare Montparnasse à Paris, avec des retards pouvant atteindre jusqu'à 4 heures.

Un incident électrique est d'abord survenu à 08h45 en Gare de Paris Montparnasse. Il a entraîné une interruption des circulations sur deux voies.


Des passagers incriminés. L'alimentation a été rétablie un quart d'heure plus tard, mais, alors que le trafic était déjà désorganisé par l'incident, des voyageurs sont descendus d'un train arrêté en pleine voie, entraînant l'immobilisation de toutes les circulations à proximité, pour des raisons de sécurité.

Les
 voyageurs qui devaient se déplacer jeudi en TGV entre Paris et l'arc Atlantique ont été invités à reporter leur trajet, à la suite d'incidents qui ont provoqué d'importants retards à la gare Montparnasse, ce jeudi.
Cette incitation concerne les voyageurs qui ont fait confiance à la SNCF entre Paris et les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest de la France, pas loin de la moitié de la France. La SNCF demanda à ces personnes de reporter leur voyage "à demain" vendredi.

Par ailleurs,
le trafic à destination et en provenance du Sud-Ouest est transféré de gare Montparnasse vers la gare d'Austerlitz. Plus précisément, les TGV entre la capitale et Tours, La Rochelle, Poitiers, Bordeaux, et les gares au-delà de Bordeaux "seront départ et arrivée Austerlitz à partir de 15h27", a indiqué la SNCF.
Tous les trains Ouigo ou tous les autres TGV à destination de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire "demeurent départ et arrivée Paris Montparnasse", a précisé un porte-parole.
De nouveaux problèmes électriques sont en outre apparus. 
"On a encore des alimentations électriques qui disjonctent", a expliqué un porte-parole.
La presse n'évoque que les "nombreux" usagers qui ont patienté calmement malgré le froid sur les quais de la gare Montparnasse en milieu d'après-midi. Pourtant, les  trains affichaient de 40 minutes à 4 heures de retard.

Un TGV Paris-Lille arrive à destination avec 6 heures de retard

Parti de Paris vers 22 heures jeudi soir, un TGV est arrivé à destination vendredi matin, peu avant 6 heures.
En cause, cette fois, une panne sur le système de freinage.

Les 328 passagers de ce TGV Paris-Lille sont restés bloqués, sans eau ni nourriture, durant toute la nuit
du jeudi 31 janvier au 1er février, rapportent France Info et La Voix du Nord. Le train a mis plus de 7 heures pour parcourir un trajet qui prend seulement une heure, habituellement.



Parti de la gare du Nord, à Paris, vers 22h20 jeudi, le convoi était attendu dans la capitale des Flandres à 23h40, mais il n'est arrivé que vendredi matin, peu avant 6 heures. 
Le train est en fait resté immobilisé sur les voies durant une grande partie de la nuit, en raison d'une panne.


Le TGV s'est d'abord arrêté pendant deux heures pour un premier souci technique sur le système de freinage. 
Résultat de recherche d'images pour "panne SNCF"
"On nous a annoncé un problème, un cheminot a dû descendre sur les voies pour vérifier", a raconté un voyageur présent à bord, cité par La Voix du Nord. Le train est reparti, mais s'est de nouveau immobilisé quelques instants plus tard, en gare d'Arras, toujours pour un problème de freins.

A Arras, la situation s'éternise. "Des techniciens de la SNCF sont venus, mais on avait l'impression qu'ils ne savaient pas quoi faire", rapporte un autre passager. A bord, une personne fait un malaise. Les pompiers interviennent et l'emmènent à l'hôpital. Les voyageurs sont finalement regroupés dans l'une des deux rames qui composent le train. "Il y avait des femmes enceintes, des gens malades à l'avant du train", indique un jeune homme de 25 ans, cité par France Info. "On n'avait ni eau ni nourriture; on nous donnait des infos au compte-goutte, et je n'ai jamais vu passer les agents de la SNCF dans les wagons."


Au milieu de la nuit, le conducteur décide de détacher l'une des deux rames - celle sur laquelle a eu lieu la panne - et de la laisser sur place. Le conducteur et les passagers repartent donc... en marche arrière, la rame immobilisée se trouvant à l'avant. Après avoir changé de voie, le train prend finalement la direction de Lille, où les passagers sont arrivées vers 5h50. 

Youpie ! Leurs billets devraient être remboursés, seulement en partie, rappelle La Voix du Nord.Résultat de recherche d'images pour "remboursement SNCF"

mercredi 27 décembre 2017

Quimperlé: un médecin absent, mais rémunéré pendant 33 ans par l'hôpital public

L'hôpital public de Quimperlé lui a versé les deniers du contribuable

Aucun élu au conseil de surveillance du centre hospitalier ?



Pendant 30 ans, un médecin a été rémunéré par l’hôpital de Quimperlé sans avoir à travailler
Payé à rester les bras croisés
Un médecin du centre hospitalier de Quimperlé a été payé durant trente ans à ne rien faire, a enfin révélé la Chambre régionale des Comptes de Bretagne dans son rapport rendu public jeudi 21 décembre. 
Depuis 1982, les CRTC sont supposées exercer une triple compétence sur les collectivités territoriales et leurs établissements publics : jugement des comptes des comptables publics, examen de la gestion et contrôle des actes budgétaires...

Résultat de recherche d'images pour "centre hospitalier quimperlé"La ville a été gérée par le socialiste Daniel Le Bras de 2001 à 2008. 
Or, il était médecin anesthésiste-réanimateur : comment aurait-il pu savoir ?... Le maire actuel Michaël Quernez, depuis avril 2014, encore un socialiste et conseiller général (depuis 2008) a-t-il agi au bon usage des deniers publics ?

Cet établissement public de santé multi-sites compte 569 lits et 59 places, touchant un bassin de population de 60.000 habitants. Il appartient au territoire de santé n° 3 dont l’hôpital de référence est le centre hospitalier de Bretagne Sud (CHBS) de Lorient, dont Jean-Yves Le Drian (70 ans) fut le maire PS de 1981 à 1998, en même temps que président du Conseil régional de Bretagne (2004-2012 et 2015-2017), tout en étant ministre de la Défense (2012-2017, puis des Armées (depuis 2017).

Un médecin a pourtant indûment coûté 5,5 millions d'euros à l'hôpital de Quimperlé (12.000 habitants, Finistère) pour la seule période 2012-2016, écrit la Chambre régionale des Comptes de Bretagne dans un rapport publié jeudi.
Photo Le Télégramme
Une délégation fut reçue par Michaël Quernez,
maire et président  du conseil de surveillance
de l'hôpital
 de Quimperlé
Le médecin, dont le nom n'est pas cité avait été nommé chef de service en 1984 au centre hospitalier de Quimperlé. "Depuis cette date, plusieurs rapports émanant de diverses instances (...) ont relevé des problèmes quant à la manière de servir de ce médecin, mentionnant par exemple " 'une incompétence avérée' ", ainsi que des problèmes de comportement, tant vis-à-vis du personnel que des patients, incompatibles avec ses fonctions", indique la chambre dans son rapport.  
"Il faisait des diagnostics et des prescriptions loufoques", confie un salarié de l’hôpital à France Bleu, évoquant un homme "dangereux".

Mais ce dernier est néanmoins resté aux effectifs de l'établissement.
 
"Outre un déficit d'image, il en est résulté un coût salarial de 130.000 euros par an et une privation de recettes annuelles estimée à 980.000 euros, soit un coût total de 5,5 millions d'euros entre 2012 et 2016" pour l'hôpital, résume sobrement la Chambre régionale des Comptes. La direction de l'hôpital ne souhaite pas communiquer. 

Une "situation irrégulière, liée à une volonté de défense du corps des praticiens hospitaliers" pointée par les magistrats 

Programmée hier à 9 h, puis 11 h, puis midi, la rencontre entre le directeur du CHBS et les élus CGT n'a pas eu lieu.
La CGT de Qimperlé s'est-elle mobilisée pour la bonne cause ?
Les magistrats soulignent que cette connivence du milieu "contrevient à l'intérêt général, aux intérêts du système de santé publique et de protection sociale et altère la pérennité financière de l'établissement". 

Malgré plusieurs procédures, le médecin n’a jamais été licencié. "Les instances médicales et les différents responsables médicaux de l’établissement ont, au cours de ces années, manifesté une volonté individuelle de ne pas travailler avec l’intéressé tout en le protégeant, en raison de sa qualité de praticien hospitalier", expliquent les magistrats.

En 2004, l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH) a même attribué une enveloppe de 124.000 euros par an à l'hôpital pour "compenser le surcoût lié à ce praticien sans affectation ni activité".
En 2010, le directeur de l'hôpital lui a demandé -en vain - de faire valoir ses droits à la retraite. Au 31 octobre 2016, il percevait une rémunération brute de près de 7.400 euros par mois. Il a finalement pris sa retraite en janvier 2017.

mercredi 18 janvier 2017

Valls, récupérateur de la gifle de Lamballe: "On me vise car je suis celui qui peut gagner"

L'extrémiste régionaliste violent est-il un compère ?

L'ancien premier ministre préfère donner les coups plutôt que les recevoir 

Le candidat socialiste a confirmé ce mercredi son intention de porter plainte contre le jeune homme qui l'a giflé mardi lors d'un déplacement en Bretagne. La presse a pourtant parlé de "tentative" ou de "légère gifle"...

Qui sème le vent, récolte la tempête
C'est un nouveau geste de colère dans une campagne aux allures de règlements de comptes de la population. Manuel Valls s'est pris une gifle mardi lors d'une visite de campagne de primaire socialiste à Lamballe, dans les Côtes d'Armor, à l'invitation du cumulard régional, Jean-Yves Le Drian, ministre guerrier de la Défense du susdit et président de la Région Bretagne. Interrogé ce mercredi sur France Inter, l'ancien Premier ministre a confirmé sa décision de porter plainte contre son agresseur, un jeune Breton de 18 ans, priorité du président de la République. 

Valls fait la leçon aux Français qui se sentent maltraités  

"Une société a besoin d'interdits", a-t-il déclaré sur France Inter, tellement coupé de la réalité qu'il est totalement inconscient de la somme des interdictions qu'il a édictées au fil de ses deux années de plomb à Matignon.

"Toute violence est inacceptable en démocratie", a martelé l' "homme fort" du précédent gouvernement, selon la presse dévote, mais candidat humilié par une baffe, après avoir été enfariné le 22 décembre, à l'autre bout de la France, en Alsace. S'il n'avait pas alors engagé de poursuites lorsqu'un citoyen en colère l'avait déjà agressé à Strasbourg, cette fois il ne rit plus jaune en évoquant une délicate "attention" avec de la "farine au gluten"

"Là, c'est un coup qu'on veut [me] porter; on veut [me] faire mal", s'est-il plaint.

Ces quatre jeunes identifient-ils Valls au comique Dieudonné ?
Manuel Valls suppute. Selon lui, l'auteur de la gifle serait "sans doute un militant identitaire de l'extrême droite bretonne, qui s'affiche avec Dieudonné et Soral". Sur sa photo de profil Facebook, il pose en effet en faisant une "quenelle", geste à connotation antisémite véhiculé par l'humoriste. Un connaisseur, puisque Valls prend ci-dessus la pose avec trois jeunes fans du comique.

La video témoin "a compté" dans la décision de l'ex-premier ministre de déposer plainte. Afficher l'image d'origine
"Une société a besoin de règles et d'interdits", a assuré le Catalan qui croit incarner fièrement la France. Une prétention du deuxième débat de la primaire socialiste que le camarade Peillon n'avait pas manqué de dénoncer.

L'ex-chef de gouvernement s'est convaincu que cette agression serait due à son statut de favori de la primaire et à son passage par Matignon. 
"Je suis celui qu'on vise dans cette campagne. J'ai été aux responsabilités, on me vise car je suis celui qui peut gagner.
Afficher l'image d'origine
Des "quenelles" accueillent Manuel Valls en Bretagne
(lien PaSiDupes)
Le candidat SM assure néanmoins: "C'est un plaisir d'aller à la rencontre des Français (...) Je poursuivrai ma campagne."

Après la fessée interdite aux parents d'enfants insupportables, faudra-t-il un recours à l'article 49.3 pour prohiber la gifle aux citoyens français révoltés ?

dimanche 20 novembre 2016

Vents violents dans l'Ouest : 20.000 foyers privés d'électricité en Bretagne

Dommage pour les Normands: ils ne votent pas à gauche, ni contre les centrales nucléaires

33.000 foyers privés d'électricité en Normandie et 19.000 autres en Bretagne après les vents violents qui ont balayé les deux régions, dimanche matin.

Des rafales atteignent jusqu'à 160 km/h, a-t-on appris auprès d'Enedis (ex-ERDF).
Les différentes préfectures faisaient principalement état de chutes d'arbres et de toitures arrachées. Pour l'heure, elles ne signalaient ni victime, ni d'accident sérieux.
Sur son compte Twitter, Enedis, qui gère le réseau de distribution d'électricité, annonce que "suite aux vents violents, 25.000 clients (sont) privés d'électricité à 8 heures sur la Normandie".

Ces coupures touchent principalement le département de la Manche en Normandie. Selon la préfecture, 15.000 à 18.000 foyers en sont victimes.

Côté breton, 9.100 foyers dans le Morbihan, 5.200 dans le Finistère, 2.300 dans les Côtes d'Armor et 2.100 en Ille-et-Vilaine sont privés de courant, soit un total de 18.700, toujours selon la direction régionale d'Enedis.

300 professionnels sont sur le terrain pour rétablir le courant, assure Enedis Bretagne.

Après avoir placé la Bretagne en vigilance orange au cours de la nuit de samedi à dimanche, Météo-France a levé son alerte dimanche matin. Elle a également été levée pour la Mayenne et l'Orne.
Dimanche matin, dix départements du quart nord-ouest et trois du centre-est de la France restaient toutefois placés en alerte orange pour vents violents.

En plus du Calvados, de l'Eure, de la Manche, du Nord, du Pas-de-Calais, de la Seine-Maritime et de la Somme placés dès samedi matin en alerte orange, Météo-France a en revanche élargi ce niveau de vigilance à trois autres départements dimanche matin : la Loire, la Haute-Loire et le Rhône. La fin de l'alerte est prévue au plus tôt lundi à 21h00.

Selon Météo-France, il s'agit d'"une tempête commune en mer, de l'Atlantique à la Manche, et (d'un) fort coup de vent sur le nord-ouest de la France". Il s'agit, précise-t-elle, d'un "événement se produisant trois à quatre fois par an".
"Une nette accalmie a gagné la Bretagne en cette fin de nuit. Elle s'esquisse sur la Mayenne et l'Orne où elle va se confirmer dans les prochaines heures. Sur le reste de la Normandie, il y aura encore de fortes rafales de vent de sud-ouest atteignant 120 à 140 km/h près des côtes, 90 à 100 km/h dans les terres. Sur le littoral, les rafales atteignent 110 à 130 km/h, et pourront même approcher 140 km/h sur les caps en cours de matinée de dimanche", disent les prévisionnistes. 

"Au fil de cette journée de dimanche, le vent de sud va se renforcer de l'est de la Haute Loire au bassin lyonnais, les rafales pourront dépasser les 80 km/h. En soirée et nuit, le vent y deviendra violent : des plateaux de Haute Loire à l'agglomération de Saint-Etienne et à la vallée du Gier et jusqu'au sud de l'agglomération lyonnaise, des rafales dépasseront les 100 km/h, plus ponctuellement 110 à 115 km/h. Cet épisode de vent violent se poursuivra en journée de lundi", toujours selon Météo-France.

mardi 1 novembre 2016

Bretagne et Yvelines: nuit d'affrontements urbains pour Halloween à Rennes, Poissy, Mantes-la-Jolie ou Trappes

Les affrontements avec la police ont duré toute la nuit, prenant fin peu avant 6 heures.

Feux de poubelles, de voitures, pompiers et policiers caillassés, bus attaqués...
 

La nuit d'Halloween a été émaillée d'affrontements urbains dans plusieurs quartiers de Rennes, a fait savoir mardi 1er novembre les pompiers qui n'ont pas besoin d'un supplément de violences.
Au total, les "soldats du feu" ont recensé 13 feux de poubelles et trois voitures incendiées, ainsi que des dégâts importants sur le mobilier urbain, dans différents quartiers de la ville.

Les pompiers ont indiqué avoir essuyé des violences verbales durant leurs interventions. Interrogé par Ouest-France, l'un d'eux a déclaré que son véhicule a été la cible de jet de projectiles dans le quartier de Villejean, quartier périphérique situé au nord-ouest de Rennes. "On est là pour porter secours aux gens et sauver des vies ! Pas pour se faire caillasser", a-t-il déclaré au quotidien local.
Lundi soir, alors que ses collègues ont sauvé des vies lors d'un incendie d’appartement à Villejean, un pompier s'est en revanche fait caillasser, alors qu’il tentait d’éteindre un feu de poubelle dans le même quartier. Sans motif et sans raison apparente.

Les délinquants ont été également attaqué des bus et bloqué leur circulation. 

Des incidents ont été signalés à Bellangerais, Maurepas, à la Poterie et à Saint-Jacques-de-la-Lande. Des équipes de la brigade anti-criminalité sont intervenues pour protéger les pompiers et faire cesser les destructions.
Les violences ont duré une grande partie de la nuit, se terminant mardi peu avant 06h00. 


22 conteneurs de poubelles ont été incendiées
, dont ceux de l’école Georges-Brassens de Sartrouville, et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de cocktails Molotov à Trappes et à Meulan, où l’éclairage public a été coupé sur un transformateur, vers 23 heures, rue de la ferme du Paradis. Les agresseurs sont parvenus à couper la lumière une seconde fois avant de se disperser. Dans cette dernière ville, PS jusqu'en 2014, les forces de l'ordre ont été prises à partie par une quarantaine de "personnes" (sic) : zone de non-droit ? 
 

Rapport de cause à effet
Des bus ont aussi été caillassés à Poissy, à Mantes-la-Jolie et à Trappes. Il n'y a, fort heureusement, aucun blessé. 

Plus tôt dans la soirée, peu avant 20 heures, une bouteille pouvant contenir de l’acide a été jetée dans la cour du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine. A 1 heure du matin, c’est un policier municipal de Carrières-sous-Poissy qui a été blessé à l’épaule sur jets de pierre.

Cette montée de violence contre les policiers ne devrait pas faire baisser la colère des forces de l'ordre
.
Cette nuit de violence s’inscrit dans un contexte tendu dans les zones sensibles du département. "Le problème de fond, c’est que la police n’est plus respectée", dénonce Cyrille Thiboust, du syndicat de police Unité SGP (Force Ouvrière). Pour Julien Lecam, son collègue d’Alliance, cette forte augmentation des agressions sur les forces de l’ordre est un "déplorable effet de mode", le syndicaliste estimant que les agresseurs agissent pour imiter ceux qui ont attaqué les fonctionnaires de Viry-Châtillon (Essonne), sur fond de communication via les réseaux sociaux.
Les policiers dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de respect de la population, la presse et le gouvernement. 
Sans compter les juges.
Les syndicats de police des Yvelines ont été reçus, mercredi dernier, par le préfet à Versailles, qui a écouté leurs doléances sur le manque d’effectifs et l’exigence d’une réponse pénale plus ferme à l’égard de ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.

vendredi 13 mai 2016

A Rennes, la Bretagne socialiste oppose la violence à la loi Travail

Qu'on ne s'y trompe pas, les "casseurs" sont des activistes politiques

Une salle et des activistes sur le toit évacués à Rennes
Graffiti contre la loi Travail,
Rennes, le 12 mai 2016
Rebaptisée "Maison du Peuple" par ses occupants illégaux, la "salle de la Cité" située dans le centre historique de Rennes avait été investie par des activistes de l'extrême gauche anti-républicaine contre la loi travail.

Voir l'image sur TwitterUne intervention de police a débuté vers 6h, vendredi 13 mai 2016, à Rennes (Ille-et-Vilaine), dans cette salle municipale accaparée depuis le 1er mai. A l’aide d’une scie circulaire, des policiers ont ouvert la barricade métallique installée par les occupants et une trentaine de policiers est entrée dans la cour du bâtiment pris à la population rennaise, a indiqué un témoin sur place. 
Peu après 6h30, une douzaine d’excités politiques sont montés sur le toit du bâtiment pour tenter d’éviter l’évacuation, tandis qu'au sol plusieurs dizaines de jeunes et moins jeunes interdisaient l’accès de la rue aux forces de l'ordre.



Action insurrectionnelle de type subversif, voire "révolutionnaire"
Vers 7h un important dispositif policier tenait les manifestants à distance des rues et de la place proches du bâtiment municipal occupé, tandis que plusieurs policiers à bord d'une nacelle suspendue à une grue de chantier, surplombaient la salle et ses squatteurs toujours sur le toit. Les  séditieux communiquaient avec leurs camarades au sol au moyen d’un mégaphone. Le bâtiment, appelé " Salle de la Cité" avait été investi au prétexte du projet de réforme du code du Travail par un groupe d’"étudiants" de Rennes 2 et d’intermittents du spectacle assistés par l'Etat. 
Rebaptisée "Maison du peuple" par ses occupants révolutionnaires, cette salle de la capitale régionale socialiste était devenue le cœur de du mouvement subversif animé par la CGT et le syndicat trotskiste Sud de la NPA, assisté de Solidaires, et tous infiltrés par les militants communistes internationalistes. 
A l'élection présidentielle de 2007, le Parti des travailleurs (PT, trotskistes lambertistes) soutenait Gérard Schivardi, ex-PS, conseiller général de l'Aude, avait obtenu 0,47 % des voix.
Après une première convention de mise à disposition passée le 4 mai, dans un souci d’apaisement, par la mairie socialiste avec les occupants, pour une semaine et sous certaines conditions, la Ville de Rennes avait demandé mercredi à ses occupants de l’évacuer, menaçant d’en appeler à l’État si ceux-ci n’obtempéraient pas. Un huissier était passé signifier cette injonction aux occupants jeudi après-midi, après une nouvelle manifestation contre la loi travail.
VOIR et ENTENDRE cette contribution à BFMTV sur la détermination des "citoyens" d'extrême gauche : 
 


Une église occupée à Rouen. 

Le mouvement Nuit Debout occupe, à Rouen (Seine-Maritime) l’église Saint-Nicaise, depuis jeudi 5 mai. Une cinquantaine de militants a investi le sanctuaire et annoncé sa "réappropriation". Les squatteurs sont installés dans les jardins et le presbytère de ce lieu sacré fondé en 640 et inscrit aux monuments historiques depuis le 23 décembre 1981. "Ce n’est pas un squat, même si, au niveau de la loi, c’est considéré comme un squat. Les gens vivent dans le presbytère, c’est un lieu social, de jeunes, d’étudiants", assurent-ils, ambitionnant de distribuer la soupe populaire et d’accueillir les sans-domiciles. 
La cave et les étages du presbytère étant jugés "inaccessibles", ils occupent uniquement le rez-de-chaussée, bien que la dangerosité des lieux soit établie. "On nettoie, on répare. Et on attend la visite de l’huissier ou l’avis d’expulsion. On a effectué toutes les démarches, comme le raccordement à l’eau et l’électricité", opposent les clandestins. Tout sauf des casseurs, ce sont des activistes organisés, voire chevronnés et bien encadrés.

Le lundi 9 mai 2016, déjà, une trentaine de militants de Nuit Debout avaient investi le conseil municipal de Rouen (Seine-Maritime) et ont interpellé le maire, Yvon Robert.



Crainte de nouveaux incidents samedi 

D'importantes dégradations ont été constatées vendredi soir après des affrontements entre des manifestants contre la loi Travail et les forces de l'ordre. 


La manifestation de ce samedi a été annulée, "une manifestation de casseurs", selon Bernard Cazeneuve. "Rennes et Nantes n'ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs violents, animés par la haine de l'État et de la République." Le ministre de l'Intérieur a prévenu: les violences en marge des manifestations contre la loi Travail doivent cesser et être sactionnées. A la veille du rassemblement prévu ce samedi à Rennes et annulé par la préfecture d'Ille-et-Vilaine, de nombreux incidents se sont produits.
Les tensions ont été ravivées après l'évacuation, à l'aube vendredi, de la salle municipale, rebaptisée "Maison du peuple", après douze jours d'occupation. 
Dans la soirée, plusieurs centaines de révolutionnaires avaient défié les forces de l'ordre après un appel au rassemblement à 20 heures place Sainte-Anne. De nombreux équipements publics, agences bancaires et magasins dans le centre-ville ont été dégradés. "Nous avons eu affaire à des actions commando très violentes préparées, avec des manifestants très mobiles qui se divisaient parfois en plusieurs groupes", a indiqué le préfet délégué de la zone de défense et de sécurité ouest Patrick Dallennes, précisant que deux personnes avaient été interpellées. "On oublie complètement les revendications contre la loi travail, c'est de la violence contre l'économie, les institutions". 

La mairie attaquée et endommagée

Dans une premier temps, un face à face calme a débuté entre quelque 200 jeunes et des forces de l'ordre qui les empêchaient de réinvestir les lieux dont ils ont été délogés. Puis, vers 21h30, alors que le groupe des protestataires, dont nombreux étaient cagoulés, avait beaucoup grossi, certains ont commencé à s'en prendre à des caméras de surveillance et aux palissades du chantier du métro. 
Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, et les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville, certains commettant de nombreuses dégradations sur leur passage.

Les vitres d'un commissariat ont été brisées, les palissades en bois mises en place pour protéger plusieurs agences bancaires ont été arrachées, les vitres brisées à l'aide de poutres, l'intérieur saccagé. Des boutiques de vêtements, le local du PS ont aussi eu leurs vitrines brisées. Un commissariat a également été pris pour cible. 

Quand la mairie socialiste a été à son tour attaquée, les forces de l'ordre sont intervenues pour éloigner ces manifestants casseurs. 

Est-on un "casseur" quand on s'attaque aux emblèmes de la République ?

Les actions de casse ont cessé peu après 23h00, certains groupes enlevant leurs vêtements sombres pour les dissimuler dans des sacs avant de se disperser en ville, rapporte la presse. 
"Plus les manifestations sont clairsemées,
plus elles sont violentes",
souligne Alain Duhamel
Ce rassemblement intervient alors que la préfecture d'Ille-et-Vilaine a interdit la tenue samedi d'une manifestation non déclarée contre les "violences policières". Une initiative saluée par le ministre de l'Intérieur, écrit l'AFP - bien qu'il n'y soit pas étranger pour avoir adressé ses instructions à ce représentant du gouvernement ! - alors que la maire PS de Rennes a réclamé "après des paroles fortes", "des actes forts" de l'Etat. "Je mettrai à la disposition du préfet le renfort nécessaire de forces de l'ordre pour que toute infraction à cette interdiction de manifester donne lieu à interpellation et que les auteurs soient mis à disposition de l'autorité judiciaire", a insisté Bernard Cazeneuve. 
Le ministre de l'Intérieur, invité du 20 heures de France 2, alors que F. Hollande y est également à nouveau annoncé, a ajouté - comme à son habitude en pareilles circonstances - que "les casseurs [s'il y tient !] doivent être interpellés et ils doivent être jugés"

Le locataire de la place Beauvau a fait l'amalgame entre "casseurs", ou délinquants de droit commun,  et "activistes", ou révolutionnaires politiques
Il a en effet qualifié la manifestation de samedi "pour ce qu'elle est, c'est une manifestation de casseurs, ce sont des groupes extrémistes, des activistes dont on connaît les intentions", a admis le ministre. 


La ville de Rennes -en état de siège- sera barricadée 


Samedi matin, les habitants et commerçants de Rennes n'ont pu que déplorer les dégâts. "Vous arrivez le matin déjà avec la boule au ventre, s'agace Fabienne, coiffeuse dans le centre-ville. Moi je sors du parking, je regarde à droite, à gauche. Il y en a plein qui sont enivrés, il y a des papiers partout, il y a le bazar partout, il y des tags qui sont là. Et quand tu ouvres ta porte, tu regardes qu'il n'y a personne derrière toi." 

Une situation qui fait craindre le pire pour la journée de samedi. Même si la manifestation a été interdite, 500 CRS ont été déployés dans la ville dès le début de matinée. De nombreux commerçants resteront fermés et ont déjà tenté de protéger leurs vitrines avec des panneaux de bois.