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vendredi 8 février 2019

Gilets jaunes :France info mène une enquête soupçonnant à priori la droite ultra d'infiltration

La radio de service publique mène-t-elle aussi l'enquête sur une possible infiltration de l'ultra-gauche ?

Radio France cherche à corroborer les accusations de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"

Comparer aux années 30 et à la montée du nazisme le rejet actuel de l'Europe par un nombre grandissant de ses peuples est une vieille habitude à laquelle a sacrifié Macron, bien que le trentenaire ait promis la construction d'un "monde nouveau".
Ainsi Hollande, au moment des européennes de 2014, n’évoqua-t-il les "heures sombres" de l’entre-deux-guerres à propos du Front national. Intellectuel paresseusement, imprégné de l'idéologie gauchiste dominante, Macron ressort les mêmes poncifs, sans fondement historique dans une Europe apaisée, mais avec le même réflexe reptilien de dramatisation des enjeux du XXIe siècle par le biais de ce parallèle archaïque et usé, dans un entretien avec Ouest France, avec, hier comme aujourd’hui, une logique de bouc émissaire. Dans ce contexte d'élections européennes en mai, Macron joue avec les peurs, et après lui, Darmanin qui, en écho sur le même sujet, évoqua la "peste brune" en novembre dernier, ou le journaliste Matthieu Gorisse-Mondoloni qui traque aujourd'hui les "Gaulois réfractaires" revêtus de jaune et susceptibles d'être des héritiers des "chemises brunes".

Mondoloni mène l'enquête sur Google. Cet ancien de Rue89 n'est pas mécontent que ce méchant GAFA tourne pour lui... 

Devant son écran, le journaliste d'investigation se rabat sur un chiffre publié par l’Ifop, dont il admet qu' ''il nécessite d’être nuancé : 41% des Français seraient tentés par un régime "autoritaire", "quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement". Par ses attaques visant les contre-pouvoirs et le peu de cas qu’il fait de ses oppositions et du Parlement en général, le pouvoir actuel [Macron, pour ne pas le nommer] ne nourrit-il pas lui aussi ce terreau ? Déjà, la notion de "terreau" révèle ce journaliste : génération après génération et hors des jardineries, le mot est récurrent pour évoquer les racines de la droite contemporaine, à ont vu, commencer par le "populisme" dont la gauche s'exclut. 

Plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni. 
Le mot "groupuscule" est également révélateur, car s'il évoque des petits nombres inorganisés et mouvants (comme, d'ailleurs, ceux de l'ultra-gauche antifa, notamment), parce qu'il trahit, pour le moins, du mépris, et plus certainement, une haine très répandue dans les milieux bobos, autoproclamés intellos et classés dans l'élite, dont les journalistes se revendiquent modestement.

Les "gilets jaunes" organisent une nouvelle manifestation samedi 9 février, ce sera la 13e semaine de mobilisation. Ce mouvement est convoité, infiltré même, par l’ultradroite française, c’est ce que révèle notre enquête franceinfo. 
On sent venir l'enquête à charge - vous savez, les "relents" attachés à l'antisémitisme, l'homophobie et l'ultra-droite - , car les observateurs les moins avertis ont gardé en mémoire les reportages et vidéos prouvant la même infiltration par la gauche, et ont vu, s'ils font du terrain, les contre-exemples locaux nombreux qui jettent la suspicion sur ce travail en chambre.

Une infiltration théorisée il y a maintenant trois semaines, le 19 janvier, lors d’une réunion à Rungis, sur le thème : "Gilets jaunes ou la révolution qui vient !". Dans une salle, devant 400 personnes, des figures bien connues de l’extrême droite et de l’ultradroite française se retrouvent. Sur scène, il y a notamment Alain Soral, d’Egalité et Réconciliation, Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites et Yvan Benedetti (en gilet jaune dans la video), ancien du Front national et ancien président de l’Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013.

PaSiDupes a lu L'Humanité, comme le journaliste d'investigation Mondoloni

Le journal communiste publie son article le 6 février et France Info, le 8, à la mi-journée. L'illustration est commune (ci-dessus)...
L'enquête de France Info ressemble fort à du plagiat.
On y relève des similitudes, temporelles floues : "Dès la naissance des gilets jaunes, les mouvements d’extrême droite avaient tenté de les structurer," contre "plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni". Or, le 19 janvier, date de la fameuse réunion de l'ultra-gauche à Rungis, où s'étend le MIN, Marché d'Intérêt National de Rungis (Val-de-Marne), on n'est plus franchement "dès la naissance des gilets jaunes", ni au "début des manifestations", même "quasiment"...

Mondoloni poursuit imperturbablement son enquête d'investigation tendancieuse
"Yvan Benedetti est un des premiers à prendre la parole, avec sur le dos un gilet jaune : "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire." Une période révolutionnaire durant laquelle tous espèrent jouer un rôle prédominant. Certains intervenants ajoutent qu’ils sont "prêts à mourir pour les 'gilets jaunes' et pour renverser le système" et cela passe notamment par les manifestations." Une synthèse mondolonienne qui vaut ce qu'il vaut lui-même...
A vous de vérifier que les propos sur lesquels il ironise ont bien été tenus:

"Ces groupuscules sont présents quasiment depuis le début dans ces manifestations. Ils sont là, mais discrètement : ils ne s’affichent pas comme des membres de l’extrême droite ou de l’ultradroite. Ils se sont illustrés, comme Ryssen ou Benedetti, notamment en s’en prenant à des journalistes lors des manifestations." Crime de lèse-majesté, Etat dans l'Etat ? La république des juges n'est pas un fantasme; celle des journalistes en est-elle un ?

"Une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"

Image associéeAu total, selon une source policière et Mondoloni, ils seraient environ 200, régulièrement présents avec leurs gilets jaunes sur le dos. Pour certains (l'investigation ne dit pas qui...), ils ont même réussi à noyauter le service d’ordre du mouvement, qui s’est mis en place le 12 janvier - le début des manifestations date "quasiment" d'un mois - lors de la manifestation parisienne et dans lequel on retrouve un certain Victor Lenta, ancien parachutiste, béret rouge sur la tête et médailles accrochées à son gilet jaune [voir la photo qui alimente la thèse commune à L'Humanité et à Radio France]. 
Victor Lenta donne des interviews à certains médias en se faisant appeler "Anthony", poursuit Mondoloni, sauf qu'il est un militant bien connu de l’ultradroite, passé par le Bloc identitaire et les Jeunesses nationalistes. Le mardi 5 février, avant le journaliste de France Info, France Soir l'a résumé en un "paramilitaire d'extrême droite qui tente de manipuler les Gilets jaunes". Victor Lenta a aussi été mercenaire aux côtés des pro-russes dans la région ukrainienne du Donbass en 2014. C'est un homme connu des services de renseignement français. Une source policière [le secret des sources permet d'éviter de livrer son identité] le décrit comme quelqu’un avec "une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"L'affirmation est grave mais rappelle l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, ce qui ne fait pas très sérieux et s'apparente à la rumeur. En termes d'investigation, c'est douteux et malsain.

Victor Lenta a justement fait parler de lui samedi dernier, lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes", à Paris. 
Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"Il se présente alors toujours comme membre du service d’ordre. Quand des échauffourées entre manifestants éclatent en tête de cortège, il déclare dans une vidéo postée sur internet : "Nous sommes obligés d'évacuer monsieur Jérôme Rodrigues, apparemment les black blocs ont émis des menaces contre lui, ils ont apparemment chargé le service d'ordre mais la foule a complètement repoussé les black blocs et ils ne sont plus acceptés chez les 'gilets jaunes'". Jérôme Rodrigues, l’une des meneurs des "gilets Jaunes", est alors effectivement exfiltré, dans la précipitation. La menace venait des Black bloc, groupuscules qui ne retiennent pas l'attention de Mondoloni, France Soir et L'Humanité : ils glissent sur les violences de l'ultra-gauche.

Mais ce n’est en rien une attaque des black blocs, c’est en fait une tentative de manipulation de Victor Lenta, assure Mondoloni
Pour preuve, "ce militant antifasciste parisien, présent lors de plusieurs manifestations depuis le 17 novembre. Mondoloni ne prend même pas la peine d'affubler ce quidam d'un nom d'emprunt...: "En aucune façon, Jérôme Rodrigues était ciblé par les black blocs ou les antifas, ce n'est pas dans les pratiques. [Qui peut croire ça ?] Les gens qui étaient visés, c'était les militants d'extrême droite, qui justement agressent les gens qui appartiennent aux mouvements sociaux et mouvements de gauche et qui cherchent aussi à manipuler les 'gilets jaunes', à infiltrer les mouvements." Non seulement la présence de Black bloc est admise, mais elle est justifiée !

"Lenta, politiquement je ne sais pas s'il a un projet derrière, mais pour lui c'est une façon d'apparaître et de se recréer une image et une position au sein de l'extrême droite française", explique un militant antifasciste digne de foi pour franceinfo...

Il souhaite apparaître comme un leader dans son propre camp, comme chez les "gilets jaunes", car la famille ultradroite est parfois divisée. Alors les idéologues comme Ryssen, Benedetti ou Lenta dans une moindre mesure, espèrent fédérer autour d’eux les plus jeunes, qui sont aussi les plus violents. C’est le cas d’un groupuscule d’extrême droite qui se fait appeler les Zouaves, présents dans toutes les manifestations depuis le 17 novembre. Ce sont une soixantaine de membres ultra-violents qui se sont notamment illustrés lors de la manifestation du 1er décembre près de l’Arc de Triomphe. Six avaient été interpellés à cette occasion, condamnés à des peines de prison avec sursis pour cinq d’entre eux. Cela ne les a pas empêchés d’agresser des militants du NPA il y a quinze jours dans la manifestation parisienne des "gilets jaunes".

Une menace "minimisée" par les autorités, selon France Info 

Parfois, Radio France n'est pas aussi laxiste que l'assure la rumeur...
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La "peste brune" d'ultra droite est-elle noire ?
Face à ce phénomène, les autorités se disent officiellement [Mondoloni en douterait-il ?] très préoccupées.  le secrétaire d’Etat auprès du demi-ministre de l’Intérieur, était d’ailleurs auditionné, jeudi 7 février à l’Assemblée nationale. Devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il [Laurent Nuñez] a parlé d’un "fléau", qui utilise aujourd’hui les manifestations des "gilets jaunes" pour se répandre. "Il renvoie d’ailleurs dos à dos ultradroite et ultragauche, qui s’affrontent depuis quelques semaines dans les cortèges," concède incidemment Mondoloni. L'infiltration des Gilets jaunes par l'ultra-gauche fera-t-elle l'objet d'un prochain volet de la fresque mondolonienne ?

Image associée
C'était lors des mobilisations de l'extrême gauche
 contre la Loi Travail...
Mais selon une source policière qui souhaite rester anonyme [si ça peut servir la thèse développée par ce journaliste "libre et indépendant"], la menace n’est pas assez prise au sérieux : "Cela fait un moment qu’on alerte nos autorités, mais c’est minimisé. Au ministère de l’Intérieur, on nous dit que c’est la guerre des boutons, alors que c’est de plus en plus violent. Nous, ce qu’on craint, c’est une nouvelle affaire Méric, - un petit jeune homme malade mais, anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), ce qu'on fait de mieux en matière de valeurs républicaines - qu’un membre de l’ultragauche ou de l’ultradroite meure sous les coups lors d’une manifestation des 'gilets jaunes'." Un policier porte-parole de l'ultra-gauche n'apparaît pas suspect à cette belle âme de Mondoloni...

Du côté des "gilets jaunes" eux-mêmes, a-t-on conscience de ce jeu de pouvoir au sein des manifestations ?, s'inquiète Mondoloni ! 
Il a justement trouvé l'un de ces inquiets sans nom... "Le mouvement appartient au mouvement, appartient au peuple, appartient aux 'gilets jaunes', il n'appartient à personne et personne ne le récupérera, répond Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement, celui qui a justement été évacué samedi dernier lors de ces affrontements. Ce n'est pas une bande de bras cassés qui croient en des idées que je ne cautionne pas du tout, moi j'ai quand même un passif où j'ai deux arrière-grands-pères qui ont atterri dans des camps de concentration avec le pyjama rayé. Donc comprenez bien que ces gens-là, moi je ne peux pas les supporter." Jérôme Rodrigues  a reçu ce qui semble être une balle de "flash ball" dans l'oeil. Or, les lanceurs (LBD40) sont confiés aux forces de l'ordre. Mondoloni suggère-t-il que cet oeil probablement perdu à la cause du pouvoir d'achat sera due à l'ultra-droite ?

L’ultradroite qui veut prendre le pouvoir, l’ultragauche qui s’y refuse et au milieu, un mouvement dont la position apolitique est "intenable", assure une source policière (tout aussi anonyme que le plus grand nombre des témoins de Mondoloni), qui ajoute : "A un moment, les 'gilets jaunes' seront obligés de choisir". Et Macron, dans l'affaire ?

Philippe Martinez, CGT : "avec les 'gilets jaunes', on a fait connaissance"... 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi 5 février, partout en France
, à l'appel principalement de la CGT et avec la participation de Gilets jaunes. Infiltrés ?
300.000 personnes ont manifesté mardi partout en France, à l'appel principalement de la CGT, syndicat d'extrême gauche, proche du PCF, et avec la participation de Gilets jaunes marchant côte à côte.

Il existe "des contacts" entre son syndicat et le mouvement des "gilets jaunes," a confirmé sur Europe 1 le patron de la CGT, Philippe Martinez.

La CGT a-t-elle fini par infiltrer la contestation sociale qui se poursuit depuis près de trois mois pour la défense du pouvoir d'achat et des libertés publiques? Bien qu'il ait des témoins sous le coude, nous ne demanderons pas à Mondoloni. Longtemps laissée ou restée en marge du mouvement des "gilets jaunes", la centrale espère désormais y conserver un pied. "Il y a des contacts depuis un certain temps", a expliqué le leader du syndicat, Philippe Martinez, sur Europe 1 mardi matin. "On a fait connaissance." Trois jours plus tard, le grand reporter Mondoloni n'en a toujours pas eu vent... 
"Aujourd’hui, c’est un succès qui en appelle d’autres", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Et, comme chacun sait, la CGT n'est pas de ceux qui militent pour la prise du pouvoir par le peuple et "favorable à un coup d’Etat"...

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"Dès le début des manifestations", le mercredi matin 21 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a légitimé le mouvement des Gilets jaunes, à la papeterie UPM Chapelle d'Arblay
Récupération et infiltration par l'extrême gauche

Le syndicaliste radical a obtenu "des défilés communs, côte à côte, l'un derrière l'autre", lors de la grève et de la manifestation du 5 février à l'appel de la CGT, et ce, dans de nombreux départements. 
Alors que Mélenchon se déclare "fasciné" par certaines figures du mouvement, Martinez le dit : "je suis intéressé par le mouvement des 'gilets jaunes' quand il porte des revendications sociales", soulignant que cela n'avait pas toujours été le cas. "Les 'gilets jaunes' ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef. Quelques jours après, on a vu des revendications sociales. Je suis moins fasciné par une minorité qui porte autre chose qui ne sont pas les valeurs de la CGT." Mondoloni a donc sombré dans la désinformation en faisant, au côté de L'Humanité, le procès d'une minorité qu'il a présentée comme la totalité du mouvement, infiltré et mené par l'extrême droite.

En estimant par ailleurs qu'il est nécessaire de diversifier les modes d'action pour faire entendre les revendications sociales, en visant aussi les patrons, Martinez confirme sa volonté de main mise sur le mouvement. 

Philippe Martinez : La CGT souhaite notamment changer les jours de mobilisation. "Le samedi, c'est bien; la semaine c'est mieux", a-t-il martelé. Parce que c'est le meilleur moyen de pénaliser les entreprises. "Les 'gilets jaunes' attaquent beaucoup le gouvernement, et Emmanuel Macron a sa part de responsabilité. Mais qui augmente les salaires dans l'entreprise ? Ce sont les patrons. On dit aux 'gilets jaunes' qu'eux aussi [les patrons] sont responsables de leur situation." 

vendredi 13 juillet 2018

Finale du Mondial : des députés se donnent en spectacle dans le sillage des Bleus

Des députés récupèrent l'événement en réalisant une vidéo de soutien des Bleus

Plus populistes, tu meurs, mais Les Insoumis n'en sont pas ! 


Les Insoumis grognons n'ont pas souhaité participer à cette vidéo, observent les journalistes présents sur place. "On ne va pas être sur la photo quand même", aurait déclaré l'un d'eux. Ils ne jouent pas collectif...

Le drapeau tricolore semble avoir un effet repoussoir sur les camarades de Mélenchon.

Quelques minutes avant la fin de la séance matinale à l'Assemblée nationale, vendredi 13 juillet,
une cinquantaine de députés et de collaborateurs se sont réunis pour tourner une vidéo de soutien aux joueurs de l'équipe de France.
A deux jours de la finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet entre la France et la Croatie, d'autres députés n'ont pas craint de pécher par excès d'enthousiasme en récupérant cet exploit inattendu. A l'initiative François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale, ceux de la région parisienne se sont rassemblés dans la cour d'honneur du Palais Bourbon, peu avant la fin de la séance matinale consacrée au projet de réforme constitutionnelle.

Les "godillots" entraînés à applaudir l'exécutif se sont livrés à un "clapping" 

"La Coupe du monde, c'est un moment de grâce", lance à la cantonade Philippe Gosselin, avant d'entonner un "Atchik, atchik, atchik, aïe, aïe aïe", repris en chœur par ses collègues. Une cinquantaine d'élus et de collaborateurs, dont Yaël Braun-Pivet (La République en marche, Yvelines), Marc Fesneau (MoDem, Loir-et-Cher) ou encore Philippe Gosselin (Les Républicains, Manche) et Sylvia Pinel (Parti radical de gauche, ex-ministre de Hollande, Tarn-et-Garonne), ont participé à cette vidéo. 

Erwan Balanant (MoDem, Finistère) a ensuite lancé un "clapping" les bras en l'air, tandis que la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui était auparavant au banc sur le projet de révision constitutionnelle, les prend en photo. Selon les journalistes présents sur place, les Insoumis n'auraient pas participé : "on ne va pas être sur la photo quand même", aurait déclaré l'un d'eux.


Les Insoumis grognons n'ont pas souhaité participer à cette vidéo, observent les journalistes présents sur place.
"On ne va pas être sur la photo quand même", aurait déclaré l'un d'eux. Ils ne jouent pas collectif...
Le drapeau tricolore semble avoir repoussé les camarades de Mélenchon.

Les Insoumis manquent de suite dans les idées
François Ruffin avec le maillot de l'Olympique Eaucourtois, le 7 décembre, à l'Assemblée nationale.

Le 7 décembre 2017, François Ruffin avait arboré le maillot de l'Olympique Eaucourtois à l'Assemblée nationaleLa sanction du député de la France insoumise a été confirmée. Il sera privé de 1.378 euros de son indemnité parlementaire.


vendredi 15 septembre 2017

J0-2024 : Macron instrumentalise ses aînés, Hollande et Sarkozy

Macron piège Hollande et Sarkozy en les conviant à célébrer les J0-2024 en France

Le récupérateur Emmanuel Macron a tenté de s'accaparer le mérite de cette attribution 

Sarkozy, Hollande, Macron... Trois présidents sur le podium des J.O.
Trois présidents pour un podium
Alors que l’obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 était acquise, suite au retrait de ses concurrents à la candidature et à un marché conclu avec Los Angeles qui préférait les JO d'été en 2028, le président s'est donné de l'importance en réunissant à l’Elysée ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, au milieu de 400 invités des mondes sportif et politique.  
Ce succès officialisé mercredi à Lima, lors d'une 'double attribution' pour les deux prochaines éditions des Jeux d'été, c'est la consécration logique d'une action volontariste sur plusieurs quinquennat : "c’est une histoire de cordée à travers le temps", a raconté le président de la République dans la salle d’honneur de l’Elysée. 
feu d'artifice du 14 juillet 2017 à la tour Eiffel à ParisLe 14 juillet 2017, un feu d’artifice avait été tiré depuis les Bassins du Trocadéro, en face de la tour Eiffel. Un spectacle pyrotechnique grandiose dont le thème portait déjà sur la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. 
La Mairie de Paris tenait les JO-2024 pour un fait acquis : un spectacle pyrotechnique construit autour des grandes valeurs que Paris défend pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024. À travers 
une douzaine de fresques, la dame de fer nous a ainsi permis de découvrir sa ville et partager les valeurs de la France, de Paris et de l’Olympisme !
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Dans un discours très consensuel, le nouveau président - qui ne craint pas de jouer, ci-contre, au paraplégique - a ainsi salué "l’esprit d’unité" qui a prévalu ces dernières années "alors que beaucoup doutaient, étaient sceptiques" face aux chances de la capitale française. "C’est une histoire de passion et d’engagement", a-t-il ajouté, en rendant hommage aux rôles joués par les présidents Hollande, "le premier" à "porter cette ambition", et par Sarkozy, qui “a aidé à convaincre" le Comité international olympique (CIO). 
Il s’agissait pour Hollande de sa première visite à l’Elysée depuis son départ en mai. 

Macron a aussi salué le rôle de premier plan joué par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et leurs prédécesseurs. 
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Macron a reconnu avoir tiré les marrons du feu : "Je n’ai fait que pousser dans l’en-but un ballon qui y était déjà", a-t-il souligné en souriant. 
Ces jeux ont même "réussi à réconcilier Paris et Marseille", alors que la répartition des sites va "mobiliser tout le pays," a en outre relevé Macron, alors que les représentants des collectivités territoriales ne sont pas équitablement placés dans la lumière. 

Il a enfin salué "la place déterminante occupée par les sportifs". 
Ils "ont apporté leur expérience et leur crédibilité", citant en particulier Tony Estanguet, co-président du comité de candidature.  

Mais Macron n'a pas hésité de qualifier les sceptiques de "grincheux".
"Vous avez réussi à faire taire les grincheux, ceux qui disaient que c’était trop cher (…) Il y aura encore des grincheux", a-t-il polémiqué
D’ici à 2024, Macron aura quitté l'Elysée, mais il s'est aventuré à affirmer que "l’Etat tiendra l’ensemble de ses engagements" tout en étant "vigilant" sur "la maîtrise parfaite des budgets, des délais et de l’organisation". 
"Il reste énormément de travail", a-t-il estimé, alors que, grâce aux efforts de ses prédécesseurs, la plupart des infrastructures sont d'ores et déjà en état d'accueillir les Jeux. 

Au-delà, "nous devons réussir l’héritage de ces Jeux, qu’ils laissent leur trace dans les territoires, les esprits et la société", a-t-il encore souhaité, bien que nombre de sites olympiques soient déjà disponibles aux athlètes.


Macron appelle les "fainéants" à ses côtés

Les anneaux olympiques ont été dévoilés sur la place du Trocadéro
et sous la pluie

De nombreux sportifs présents étaient engagés dans cette préparation depuis plusieurs olympiades, avant le président. 
Parmi les 400 invités, figuraient des médaillés des JO et Paralympiques comme le judoka Teddy Riner, "ému et fier", l’ex-athlète Marie-José Perec ou l’ancien nageur Alain Bernard. "C’est une fierté de pouvoir faire parler de la France par le sport", a déclaré ce dernier. 
La nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, a pour sa part espéré que les autorités vont faire en sorte que ces JO "soient une chance pour tous les Français." 

Cette journée de célébration - en attendant les médailles-  s’est achevée avec un grand concert gratuit ouvert à tous, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, avec de nombreux artistes dont Florent Pagny, Kids United, Christophe Willem ou Amir. Cherchez les chanteuses...

Logo de "fainéants" ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron et les faineants"Imaginé par l'agence Dragon Rouge et dévoilé sur les murs de l'Arc de Triomphe mardi 7 février, le logo de Paris ressemble étrangement à celui d'une agence londonienne de consulting.

Ce logo de la candidature de Paris pour les JO de 2024 - un savant mélange de la Tour Eiffel et du nombre 24 (en référence aux JO de 2024 et au centenaire des derniers Jeux organisés dans la capitale) réalisé par l'agence Dragon Rouge. - est-il trop réussi pour être dû à un Français ? Il lui est reproché d'être un quasi-copié-collé depuis qu'un internaute a posté sur son compte Twitter un message dénonçant une troublante ressemblance entre les deux symboles. Celui  de Dragon Rouge, choisi par la ville de Paris, rappelle en effet le 4 Global, une agence de consulting dédiée notamment à des ...événements sportifs.


"Quand je vois le logo effectivement je me dis hum hum hum c'est vraiment très très proche... Vous n'avez même pas besoin de me le notifier pour le coup. Mais je vous assure qu'il n'y a eu aucun partenariat, aucun rapprochement avec 4 Global, aucune volonté de notre part de les copier et de se rapprocher de ce logo-là. C'est aussi simple que ça", a assuré Kheireddine Sidhoum, directeur de la ...création du groupe.

Un sens achevé de la mise en scène

Les acteurs de cette victoire n'ont pu décliner l'invitation du nouveau président. Le chef de l’Etat s'est en effet construit une stature sur les quinquennats précédents, recevant, vendredi 15 septembre, ses ex-homologues à l’Elysée après l’obtention par Paris des Jeux olympiques de 2024.
En chute libre dans les sondages, Macron a fait venir des faire-valoir, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à l’Elysée, le 15 septembre.  

Un président biface

Résultat de recherche d'images pour "personnage biface"
Une semaine auparavant, depuis Athènes, le nouveau président avait défendu son train de réformes en fustigeant l’inaction des "fainéants" et des "cyniques" qui l’avaient précédé au cours des quinze dernières années, ciblant ainsi ses deux prédécesseurs, sans les nommer. 

Vendredi, sur le perron du palais, Macron s’est bien gardé de critiquer ses ex-homologues. Pas de piques contre François Hollande et Nicolas Sarkozy (avec qui il a dîné avec son épouse Brigitte Macron, à l’Elysée, le 5 juillet), mais des sourires, des tapes dans le dos et des félicitations.  Sous les caméras.
Comme si les ringards, selon le trentenaire, approuvaient sa politique. 

Au final de cette opération de com', le président Macron est au coeur d'une nouvelle polémique, du fait des proches d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris.

samedi 10 juin 2017

Macron à Oradour-sur-Glane ou la dimension théâtrale de la présidence

Le masque de l'effroi sur Macron, de retour à Oradour-sur-Glane

Le président de la République est venu présider samedi matin les cérémonies commémoratives du massacre d'Oradour-sur-Glane

Macron à Oradour-sur-Glane, ce 10 juin,
toutes les persécutions et massacres du monde sur son visage
Rien de morbide, rassure son entourage, mais le président Macron est revenu samedi matin 10 juin à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, pour présider les cérémonies du 73e anniversaire du massacre de 642 villageois par la division SS Das Reich qui rejoignait le front de Normandie. S'il ne s'agissait pas de loi Travail, ni d'article 49.3, ni de gouvernance par ordonnances, c'est-à-dire avec carte blanche des députés nouveaux de sa majorité disparate sous l'étiquette le "République en marche", le 10 juin 1944, les troupes nazis étaient ...en marche forcée et sanglante.

Image illustrative de l'article Massacre d'Oradour-sur-Glane
Le chef de l'État a été accueilli par quelques-uns des 500 enfants rassemblés dans le nouveau village d'Oradour-sur-Glane, là où ont été exécutés  pour participer à cette cérémonie. Il a ensuite rejoint l'ancienne église du village où plus de 450 femmes et enfants [selon l'AFP, pour qui chaque vie humaine n'est pas un si lourd tribut, puisqu'ils auraient été 350 : inflation des chiffres dans le sens de l'Histoire ?] avaient été enfermés et brûlés vifs, les hommes, répartis en six groupes, étant abattus dans des granges avant que le village ne soit entièrement incendié.
La veille, la division SS Das Reich du général Lammerding avait pendu 99 otages dans la ville voisine de Tulle.

Promesse non oubliée, à la veille des législatives.
Dans cette église à ciel ouvert, Emmanuel Macron a retrouvé Robert Hébras, 91 ans, dernier rescapé du massacre d'Oradour-sur-Glane, en compagnie duquel il devait ensuite parcourir pendant près d'une heure les rues du village martyr, laissé en l'état depuis sa destruction.
500 enfants rassemblés en 2017 pour 246 femmes et 207 enfants,
dont 6 de moins de 6 mois, brûlés dans cette église, en 1944.
Le 28 avril dernier, en campagne de l'entre-deux-tours, le candidat à la présidentielle avait promis à cet homme de 18 ans lors de la tragédie, mitraillé et laissé pour mort dans un garage d'où il avait réussi à s'échapper malgré l'incendie, de revenir en tant que chef de l'État.

"Quelle belle journée !", a déclaré ce survivant au président, malgré le souvenir de cette journée tragique. Il s'est dit très troublé par la présence des enfants autour du président, se souvenant avec émotion du destin funeste qu'ont subi ses petits camarades à l'époque. "Il y a 73 ans, c'était une journée ensoleillée comme celle-ci. C'était un samedi comme aujourd'hui et ma mémoire va à ceux qui ont disparu. Merci monsieur le président d'être parmi nous." Très ému, il a ensuite appelé tous les officiels et les citoyens présents à se recueillir pour une minute de silence.

"On a mis le feu sur nous"
Hebras, à la gauche du député PCF 
André Chassaigne, à Oradour
Face aux enfants et au président, le nonagénaire a retracé le déroulé de cette atroce journée. "A un moment, un des soldats a fait le tour du groupe. Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur, il nous a fait signe. On s'est levés. Le temps qu'il revienne à l'entrée de la grange, il y a une détonation dans le village et c'est la fusillade", a-t-il raconté.
"On tombe les uns sur les autres. Pourquoi je suis là? Je ne sais pas. Ce sont les autres qui m'ont sauvé la vie", s'est-il remémoré avant de poursuivre : "Après, il y a eu le coup de grâce. Ils nous ont couvert de tout ce qui pouvait brûler et on a mis le feu sur nous. Quand le feu m'a atteint, je n'avais pas le choix, où je mourais brûlé vif, ou je savais que j'allais mourir quand même, parce que pour moi les soldats étaient devant la porte. Quand je suis sorti de dessous les autres, il n'y avait que des morts et des mourants.

Visage hyper-tendu, Emmanuel Macron a écouté le reste de son histoire. "Quand je suis sorti de dessous les autres, les soldats n'étaient plus là. J'ai tenté de m'enfuir par la porte juste ici, mais c'était une cour sans issue, donc je suis revenu dans la fumée, sur les autres. Et je me suis caché dans une de ces granges, a expliqué R. Hébras. J'étais seul, je me suis caché dans une étable et j'ai attendu. Et à un moment j'ai entendu parler français."

Un récit qui évoque d'autres massacres aussi horribles. Sans remonter à la Terreur quand 1.500 à 1.600 prisonniers vendéens furent fusillés par les Républicains, citons (sans prétention à l'exhaustivité) :

la répression de l'insurrection de Lyon (1867 morts) ou les massacres du Mans (10.000 à 15.000 morts) en 1793 également, les Colonnes infernales (20.000 à 50.000 morts) en 1794, sous la Terreur;

les massacres de 1804 en Haïti (3.000 à 5.000), 
le massacre de chrétiens maronites par des druzes au Mont-Liban (8.000 à 10.000 en 1860,

le massacre de 200 Sioux de Wounded Knee par l'armée américaine (1890), 
le massacre d'ouvriers italiens par des villageois et ouvriers d'Aigues-Mortes en 1893 (10 morts), 

les massacres de 30.000 Arméniens de Cilicie par les Turcs en 1909, 
le génocide de 1.200.000 Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc ottoman. (1915-16),
la Terreur rouge russe par les Bolcheviks (environ 140.000 personnes), les Terreurs rouge puis blanche hongroises, 
les massacres de la Terreur blanche chinoise et exactions commises par les Nationalistes du Kuomintang pendant la Guerre civile chinoise (2.645.000 morts entre 1927 et 1950), 

le génocide de 220.000 à 500.000 Tziganes en Europe sous le Troisième Reich (1936-1945),
les Grandes Purges de Staline pour éliminer toute opposition (entre 680.000 et 2.000.000 morts), 
le massacre de Katyń (20.000 à 28.000 officiers et membres de l’élite polonaise fusillés par le NKVD, police politique soviétique) en avril 1940,
le massacre du bois d'Eraine, à Cressonsacq en France (en plus de celui de Chasselay, durant la bataille de France, quand les Allemands du régiment Grossdeutschlandl de la 10e Panzerdivision, massacrent la totalité des Africains de la 4e division d'infanterie coloniale et du 24e régiment de tirailleurs sénégalais fait prisonniers, en juin 1940, dans l'indifférence du CRAN et du très compassionnel président Macron !
La Shoah ou 'Solution Finale' ou encore 'Holocauste', génocide de la population juive d'Europe pendant le Troisième Reich par les camps d'extermination, les camps de concentration et les marches de la mort.(1941-1945), 5.100.000 à 5.500.000;

les massacres, famines et persécutions politiques, ethniques et religieuses commises par le régime des Khmers rouges (régime dictatorial communiste d'inspiration maoïste) dirigé par Pol Pot: 740.000 à 2.200.000 de Cambodgiens morts entre 1975 et 1979,

exécution de prisonniers politiques, majoritairement des membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, après la guerre Iran-Irak, sur ordre de Khomeini (1988), guide spirituel de la révolution islamique de 1979 qui renverse le shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, après avoir été accueilli en France : entre 4.482 à 30.000 morts,

massacre de Tian'anmen (1989) : répression de la manifestations de la place Tian'anmen par l'armée chinoise fit entre 300 à 3.000 morts, selon les sources,

ou le génocide au Rwanda, 1988, quand des Hutus massacrèrent des Tutsis et certains Hutus considérés comme traîtres : 880.000 morts,

les massacres de la guerre civile au Darfour (2003-inachevés) ont d'ores et déjà fait plus de 200.000 morts depuis 2007, notamment par les milices janjawids avec l'appui de l'armée soudanaise,

les djihadistes de l'État islamique assassinent des civils yézidis (pratiquants d'une religion kurde) et en enlèvent au moins 4.000, principalement des femmes et des enfants. Ces derniers sont convertis de force ou réduits en esclavage,

attaque de l'université de Garissa (avril 2015, Kenya) par un commando de djihadistes qui massacrèrent 148 étudiants, majoritairement chrétiens,

tueries d'Egyptiens coptes (10% de la population), des Chrétiens : 28 ont été assassinés par des hommes masqués, en mai 2017. Des groupes de défense des droits de l'homme ont signalé une "intolérance religieuse grandissante" et des violences sectaires contre la communauté copte d'Égypte, ainsi que l'échec du gouvernement égyptien à enquêter et à sévir contre les auteurs de ces attaques...
En avril 2010, 17 membres du Congrès américain expriment leurs inquiétudes sur les femmes coptes, victimes "de violences physiques et sexuelles, de captivité, d'exploitation par de la servitude domestique forcée ou de commerce sexuel".
C'est à Cuba, pendant la guerre d'indépendance de Cuba (1897) que les premiers camps de concentration sont expérimentés. Ainsi doit-on au général Valeriano Weyler, gouverneur militaire espagnol à Cuba, l'usage du fil de fer barbelé jusqu'alors utilisé dans les Grandes Plaines américaines au milieu du siècle, pour parquer les troupeaux de bovins et protéger les champs de leur passage, qu'il appliqua aux humains pour constituer des "camps de concentration" pour les paysans rebelles cubains.
La récupération de Macron
Un des six rescapés du massacre, Robert Hébras, la victime qui fascine autant Macron, n'est pas blanc-blanc.
Il a été condamné le 14 septembre 2012 à un euro symbolique de dommages et intérêts et à 10.000 euros de frais de justice pour avoir émis
des doutes sur le caractère forcé de l’enrôlement d’Alsaciens dans les Waffen SS dans un livre. Il y dénonçait, "parmi les hommes de main, quelques Alsaciens enrôlés soi-disant de force dans les unités SS". A la suite des protestations des Associations des évadés et incorporés de force (Adeif) du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui demandaient le retrait du livre des librairies, il avait nuancé ce propos dans les éditions suivantes, mais, dans un nouveau retirage en 2009, il avait réitéré ses accusations initiales...
La cour d’Appel de Colmar a estimé que Robert Hébras "a outrepassé les limites de la liberté d’expression en mettant en doute le caractère forcé et non volontaire de l’incorporation de force de jeunes Alsaciens dans les unités allemandes de Waffen SS." Elle a estimé par ailleurs que "Robert Hébras ne pouvait pas se prévaloir de la qualité de témoin, car, à l’époque du massacre, "il n’avait pas distingué les Allemands nazis des Alsaciens, portant tous le même uniforme" et qu’il était "encore moins témoin de l’incorporation de force des Alsaciens dans les unités allemandes". L’incorporation de force, estime la Cour d’appel, est une "vérité historiquement et judiciairement établie." Mais le président Macron a-t-il en quoi que ce soit affaire avec l'Histoire et la culture ?
Le chef de l'État a également tenu un discours, s'adressant plus particulièrement aux jeunes générations, pour les appeler à "se souvenir" de la barbarie nazie et à en tirer des enseignements pour le présent. "Oradour, ce n'est pas seulement un drame de guerre. 
Oradour est un scandale absolu", a déclaré le trentenaire, ajoutant que "ce qui se produisit ce jour-là [il y a 73 ans] est exactement ce que la France a toujours voulu combattre".

Et de poursuivre, une cellule d'assistance psychologique disponible à courte distance: "Le monde était dangereux et il l'est encore aujourd'hui. La barbarie se reforme et ne change pas" mais "la vie, à la fin, l'emporte"...
Une nouvelle prorogation de l'état d'urgence est justifié ?