POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Mondoloni M. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mondoloni M. Afficher tous les articles

jeudi 11 avril 2019

La macronie ose imputer aux Gilets jaunes la hausse de la délinquance depuis cinq mois

Une hausse enregistrée depuis la mobilisation des forces de l'ordre, un jour par semaine, depuis le 17 novembre 2018, précisément

Ils n'ont peur de rien : si les cambriolages sont en hausse de 9% et les vols violents en augmentation de 7%, c'est "la faute à Rousseau"!


Image associée
La présence des militaires de l'opération Vigipirate contribue-t-elle ou non
à la sécurisation des lieux de rassemblement de Gilets jaunes,
participant ainsi à l'allègement des missions de police?

Même pas honte, les élu(e)s qui défilent sur les plateaux des chaînes d'information pour soutenir ces "carabistouilles".
La délinquance augmente depuis novembre 2018 en France, selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, jeudi 11 avril. Cette hausse est à contre-courant de la tendance générale, à la baisse depuis un an. Certains [qui? des noms !] font le lien entre cette augmentation et les manifestations des Gilets jaunes", qui mobilisent une part importante des forces de l'ordre. Elles n'auraient ainsi plus les moyens de lutter efficacement contre la délinquance, explique Matthieu Mondoloni, pour Radio France.

Depuis les premières manifestations des Gilets jaunes", les cambriolages sont en hausse de près de 9%, les vols dans les véhicules de 8%, les vols sans violence de 5%, et les vols violents sont en augmentation de près de 7% d'après les calculs réalisés par franceinfo à partir des données publiques du ministère de l'Intérieur. Une collaboration épatante pour des journalistes "libres et indépendants", qui plus est, jaloux de leur importance et de leur sérieux. Les crimes et délits sont en augmentation quasi générale, insiste Mondoloni.

Le pire, c'est que "ces chiffres ne recensent pas la totalité des infractions commises", notamment parce que toutes les victimes ne se font pas forcément connaître. Le tableau dressé par le service public est donc encore plus noir que noir ! 
La Fédération France Victimes, ex-INAVEM, qui regroupe 130 associations d’aides aux victimes, établit le même constat. "On ressent un poids plus fort des vols, des vols aggravés, des destructions et des dégradations depuis le mois de novembre", assure-t-elle, comme une évidence. Plus qu'un "élément de langage" de la Place Beauvau, un mot d'ordre.

Un lien évident, selon les forces de l'ordre

Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police, rappelle que les Gilets jaunes mobilisent chaque samedi plusieurs milliers de policiers et de gendarmes. "Il y a un transfert des missions qui se fait par rapport à la semaine, avance-t-il. Enormément d’effectifs - disproportionnés, selon la Haute-commissaire des Droits de l'Homme de l'ONU et le Conseil de l'Europe - sont utilisés le samedi, BAC, CRS, compagnies de sécurisation, compagnies d’intervention, sur décision du gouvernement... Ils ne sont pas en mesure d’être sur le terrain, de travailler par exemple le vendredi soir ou le samedi soir." 

Ces missions, ce sont par exemple les patrouilles dissuasives : le fait, pour les forces de l’ordre, de se montrer. Mais c’est aussi tout le travail de démantèlement des réseaux de cambrioleurs, des flagrants délits. C’est le cas, par exemple, dans les Pyrénées-Orientales, où le patron des gendarmes du département, le colonel Guillaume Poumeau de Lafforest, a fait part de ses inquiétudes à France Bleu Roussillon : "Les cambriolages augmentent dans le département de façon extrêmement significative. C’est un domaine dans lequel, jusqu'au 17 novembre, le département, en tout cas pour la zone de gendarmerie, était assez performant."
La grande préoccupation des gendarmes, c’est de pouvoir revenir au plus vite à leur cœur de métier, c’est-à-dire le traitement de la délinquance et l’accompagnement des victimes.Colonel Guillaume Poumeau de Lafforestà France Bleu Roussillon
C'est comme mettre en cause le risque du terrorisme islamiste ! Dans tout le pays, et notamment dans les régions où les "gilets jaunes" sont fortement mobilisés, le constat est le même : la délinquance augmente. 
Un jour, les Gilets jaunes seront tenus pour responsables d'un acte terroriste, du fait du détournement d'éléments de la force Sentinelle pour protéger le Palais présidentiel...

Le cas de la capitale

Lieu de rassemblement hebdomadaire des manifestations depuis le 17 novembre, Paris enregistre des chiffres en hausse, assure l’adjointe socialiste à la mairie de Paris, en charge de la sécurité et de la prévention. Cherche-t-elle à se dédouaner des actes de délinquance ordinaire ? "Plus de 7% pour les vols à la tire, près de 10% d’augmentation pour les vols simples dans les locaux ou dans les lieux publics et plus 8,5% pour le recel", précise  Colombe Brossel, une proche de Dominique Sopo. "On voit bien", selon Brossel, qu’on a une augmentation des statistiques, notamment depuis la fin du mois de novembre. Ce serait la même chose si on faisait dire aux statistiques ce qu'il en est en fait depuis juillet. Pour cela, il faut que les manifestations des Gilets jaunes" s’arrêtent, la relaie un policier de l'UNSA.
Tout ça pour en venir à demander plus de moyens : "Aujourd’hui, on a besoin d’effectifs de police en uniforme dans nos arrondissements, dans nos quartiers qui soient stabilisés, qui soient des relais également pour la population", conclut Colombe Brossel. 

Des explications péremptoires qui mériteraient d'être nuancées

Visiblement gêné par les délires de la presse, de syndicats et d'élu(e)s, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance, préfère tempérer. "On ne peut pas lier aussi simplement la hausse de la délinquance au mouvement des Gilets jaunes", nuance Christophe Soullez. "Je ne pense pas que la présence des forces de l’ordre sur la voie publique soit un élément qui permette, aujourd’hui comme hier, d’expliquer les fluctuations à la baisse ou la hausse de la délinquance", assure cet expert. Ce sont des cycles généralement assez déconnectés de tout ce qui est présence, évolution des effectifs sur le terrain. Les causes sont multiples. Il n’y a pas qu’une seule explication," ajoute-il.

Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, plus de 80.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés les samedis de manifestations. Ils étaient parfois plus nombreux que les manifestants et la responsabilité en incombe à Macron qui a paniqué dès décembre : il était allé se réfugier avec sa seniore dans les sous-sols de l'Elysée, se croyant menacés par les "gueux".

Il est compliqué de lier la hausse de la délinquance aux gilets jaunes

Mobilisés les samedis, les forces de l'ordre n'auraient plus le temps d'assurer leurs missions de sécurité quotidienne, faisant grimper la délinquance. Un lien très ténu.


La délinquance augmente, et ce depuis plusieurs mois. C'est ce qui ressort de l'analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de mars, publiée début avril. Sur les trois premiers mois de l'année, la hausse des cambriolages se porte à 5 %, celle des vols sans violence à 4 %, celle des vols de véhicules à 3 % et celle des violences sexuelles à 6 %.


Les policiers moins présents dans les rues ?
C'est une critique récurrente depuis des années et pointer la responsabilité des rassemblements hebdomadaires de Gilets jaunes relève de la malhonnêteté morale.
Pour certains syndicats de police, l'explication est toute trouvée : "c'est l'effet Gilets jaunes", n'hésitait pas à clamer Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, sur LCI en début de semaine, à propos des cambriolages. 
Unité SGP Police accuse-t-il les Gilets jaunes ou les casseurs de l'ultra-gauche anti-capitaliste ? A qui souhaite-t-il adresser la facture des dégâts assurés estimée, à la louche, à 200 millions d'euros ?
"Oui, il y a un lien, même si ça n'explique pas tout", assure à L'Express,  Loïc Lecouplier, secrétaire nationale du syndicat Allianceavec un peu plus de nuance. "Il y a un transfert des missions qui se fait [le samedi] par rapport à la semaine", embraye auprès de Franceinfo, Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police. 

Cette certitude pour expliquer
le lien de causalité n'est pas assénée pour incriminer le terrorisme islamiste qui mobilise toujours les effectifs militaires nombreux de la force Sentinelle dans Vigipirate: les forces de l'ordre affectées au maintien de l'ordre lors des différents actes des Gilets jaunes ne peuvent pas être au four et au moulin, ce qui se fait donc au détriment des tâches du quotidien et de la lutte contre les cambriolages, les vols et les agressions en tout genre. La prochaine campagne des syndicats, media et élus de la majorité présidentielle réunis comptent-ils incriminer bientôt les Gilets jaunes dans les suicides de militaires également en hausse ?

Comme toujours avec les statistiques de la délinquance, l'interprétation nécessite la plus grande prudence : les chiffres sont faits pour être manipulés. "L'explication concernant la hausse de ces chiffres nécessite de prendre du recul, met en garde auprès de L'Express Laurent Mucchielli, sociologue spécialiste des questions de délinquance et directeur au CNRS. Il peut y avoir une hausse à un moment donné, suivie d'une baisse. Les analyses à court terme, ce n'est jamais bon".
Le sociologue rappelle 
par ailleurs que les chiffres de hausse de la délinquance rapportés par la place Beauvau ne correspondent pas à un comptage des faits qui se sont produits - ce qui est impossible à faire -, mais un décompte de ceux portés à la connaissance des forces de l'ordre, policiers ou gendarmes. "En l'occurrence, la hausse des violences sexuelles [un bon de 13%] peut s'expliquer, depuis 2017, par une libération de la parole" dans le sillon de l'affaire Weinstein et des mouvements #Balancetonporc et #MeToo...

On est loin d'un hypothétique impact des Gilets jaunes, ce que concède volontiers Loïc Lecouplier - "on ne peut pas leur imputer ça", dit-il - tout en maintenant son analyse. Si les cambriolages sont en hausse, le lien de causalité est, pour lui, établi, puisque la lutte contre la criminalité serait dédiée depuis le début du mouvement des Gilets jaunes aux opérations de maintien de l'ordre. Le ministère de l'Intérieur suggère ainsi qu'en participant à un rassemblement de Gilets jaunes, vous vous exposez à un cambriolage !

Le ministère de l'Intérieur se défend de toute manipulation maligne: "ce n'est pas l'analyse que nous avons, on ne tient pas ce discours", évacue-t-on dans les couloirs de la place Beauvau. 


Ni imputer, ni évacuer l'effet des Gilets jaunes

Le manque de recul nécessaire à une analyse pertinente est également pointé du doigt par Christophe Soullez, responsable de l'Observatoire national de la délinquance. Contacté par L'Express, il assure que l'analyse des données policières "n'est pas opportune sur le court terme". "Par ailleurs, l'analyse de la criminalité est polyfactoriel [polyfactorielle]: les Gilets jaunes à eux seuls ne peuvent pas l'expliquer entièrement. On ne peut pas évacuer un impact, mais on ne peut pas l'imputer totalement !"


Les deux experts retoquent enfin l'argument qui voudrait que les policiers sont moins dans la rue
et tournés uniquement vers les manifestations des Gilets jaunes. "Les services de police judiciaire ne sont pas tous dans la rue, ils continuent de travailler ; il y a encore des policiers de la BAC - la brigade anticriminalité - qui tournent, tout comme la police municipale", rectifie Christophe Soullez, de peur que cette campagne de discrédit du mouvement social soit un signal lancé aux cambrioleurs ! "Les CRS ou encore les gendarmes mobiles ne constituent pas le coeur des effectifs de la sécurité publique", insiste Laurent Mucchielli.

vendredi 8 février 2019

Gilets jaunes :France info mène une enquête soupçonnant à priori la droite ultra d'infiltration

La radio de service publique mène-t-elle aussi l'enquête sur une possible infiltration de l'ultra-gauche ?

Radio France cherche à corroborer les accusations de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"

Comparer aux années 30 et à la montée du nazisme le rejet actuel de l'Europe par un nombre grandissant de ses peuples est une vieille habitude à laquelle a sacrifié Macron, bien que le trentenaire ait promis la construction d'un "monde nouveau".
Ainsi Hollande, au moment des européennes de 2014, n’évoqua-t-il les "heures sombres" de l’entre-deux-guerres à propos du Front national. Intellectuel paresseusement, imprégné de l'idéologie gauchiste dominante, Macron ressort les mêmes poncifs, sans fondement historique dans une Europe apaisée, mais avec le même réflexe reptilien de dramatisation des enjeux du XXIe siècle par le biais de ce parallèle archaïque et usé, dans un entretien avec Ouest France, avec, hier comme aujourd’hui, une logique de bouc émissaire. Dans ce contexte d'élections européennes en mai, Macron joue avec les peurs, et après lui, Darmanin qui, en écho sur le même sujet, évoqua la "peste brune" en novembre dernier, ou le journaliste Matthieu Gorisse-Mondoloni qui traque aujourd'hui les "Gaulois réfractaires" revêtus de jaune et susceptibles d'être des héritiers des "chemises brunes".

Mondoloni mène l'enquête sur Google. Cet ancien de Rue89 n'est pas mécontent que ce méchant GAFA tourne pour lui... 

Devant son écran, le journaliste d'investigation se rabat sur un chiffre publié par l’Ifop, dont il admet qu' ''il nécessite d’être nuancé : 41% des Français seraient tentés par un régime "autoritaire", "quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement". Par ses attaques visant les contre-pouvoirs et le peu de cas qu’il fait de ses oppositions et du Parlement en général, le pouvoir actuel [Macron, pour ne pas le nommer] ne nourrit-il pas lui aussi ce terreau ? Déjà, la notion de "terreau" révèle ce journaliste : génération après génération et hors des jardineries, le mot est récurrent pour évoquer les racines de la droite contemporaine, à ont vu, commencer par le "populisme" dont la gauche s'exclut. 

Plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni. 
Le mot "groupuscule" est également révélateur, car s'il évoque des petits nombres inorganisés et mouvants (comme, d'ailleurs, ceux de l'ultra-gauche antifa, notamment), parce qu'il trahit, pour le moins, du mépris, et plus certainement, une haine très répandue dans les milieux bobos, autoproclamés intellos et classés dans l'élite, dont les journalistes se revendiquent modestement.

Les "gilets jaunes" organisent une nouvelle manifestation samedi 9 février, ce sera la 13e semaine de mobilisation. Ce mouvement est convoité, infiltré même, par l’ultradroite française, c’est ce que révèle notre enquête franceinfo. 
On sent venir l'enquête à charge - vous savez, les "relents" attachés à l'antisémitisme, l'homophobie et l'ultra-droite - , car les observateurs les moins avertis ont gardé en mémoire les reportages et vidéos prouvant la même infiltration par la gauche, et ont vu, s'ils font du terrain, les contre-exemples locaux nombreux qui jettent la suspicion sur ce travail en chambre.

Une infiltration théorisée il y a maintenant trois semaines, le 19 janvier, lors d’une réunion à Rungis, sur le thème : "Gilets jaunes ou la révolution qui vient !". Dans une salle, devant 400 personnes, des figures bien connues de l’extrême droite et de l’ultradroite française se retrouvent. Sur scène, il y a notamment Alain Soral, d’Egalité et Réconciliation, Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites et Yvan Benedetti (en gilet jaune dans la video), ancien du Front national et ancien président de l’Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013.

PaSiDupes a lu L'Humanité, comme le journaliste d'investigation Mondoloni

Le journal communiste publie son article le 6 février et France Info, le 8, à la mi-journée. L'illustration est commune (ci-dessus)...
L'enquête de France Info ressemble fort à du plagiat.
On y relève des similitudes, temporelles floues : "Dès la naissance des gilets jaunes, les mouvements d’extrême droite avaient tenté de les structurer," contre "plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni". Or, le 19 janvier, date de la fameuse réunion de l'ultra-gauche à Rungis, où s'étend le MIN, Marché d'Intérêt National de Rungis (Val-de-Marne), on n'est plus franchement "dès la naissance des gilets jaunes", ni au "début des manifestations", même "quasiment"...

Mondoloni poursuit imperturbablement son enquête d'investigation tendancieuse
"Yvan Benedetti est un des premiers à prendre la parole, avec sur le dos un gilet jaune : "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire." Une période révolutionnaire durant laquelle tous espèrent jouer un rôle prédominant. Certains intervenants ajoutent qu’ils sont "prêts à mourir pour les 'gilets jaunes' et pour renverser le système" et cela passe notamment par les manifestations." Une synthèse mondolonienne qui vaut ce qu'il vaut lui-même...
A vous de vérifier que les propos sur lesquels il ironise ont bien été tenus:

"Ces groupuscules sont présents quasiment depuis le début dans ces manifestations. Ils sont là, mais discrètement : ils ne s’affichent pas comme des membres de l’extrême droite ou de l’ultradroite. Ils se sont illustrés, comme Ryssen ou Benedetti, notamment en s’en prenant à des journalistes lors des manifestations." Crime de lèse-majesté, Etat dans l'Etat ? La république des juges n'est pas un fantasme; celle des journalistes en est-elle un ?

"Une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"

Image associéeAu total, selon une source policière et Mondoloni, ils seraient environ 200, régulièrement présents avec leurs gilets jaunes sur le dos. Pour certains (l'investigation ne dit pas qui...), ils ont même réussi à noyauter le service d’ordre du mouvement, qui s’est mis en place le 12 janvier - le début des manifestations date "quasiment" d'un mois - lors de la manifestation parisienne et dans lequel on retrouve un certain Victor Lenta, ancien parachutiste, béret rouge sur la tête et médailles accrochées à son gilet jaune [voir la photo qui alimente la thèse commune à L'Humanité et à Radio France]. 
Victor Lenta donne des interviews à certains médias en se faisant appeler "Anthony", poursuit Mondoloni, sauf qu'il est un militant bien connu de l’ultradroite, passé par le Bloc identitaire et les Jeunesses nationalistes. Le mardi 5 février, avant le journaliste de France Info, France Soir l'a résumé en un "paramilitaire d'extrême droite qui tente de manipuler les Gilets jaunes". Victor Lenta a aussi été mercenaire aux côtés des pro-russes dans la région ukrainienne du Donbass en 2014. C'est un homme connu des services de renseignement français. Une source policière [le secret des sources permet d'éviter de livrer son identité] le décrit comme quelqu’un avec "une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"L'affirmation est grave mais rappelle l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, ce qui ne fait pas très sérieux et s'apparente à la rumeur. En termes d'investigation, c'est douteux et malsain.

Victor Lenta a justement fait parler de lui samedi dernier, lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes", à Paris. 
Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"Il se présente alors toujours comme membre du service d’ordre. Quand des échauffourées entre manifestants éclatent en tête de cortège, il déclare dans une vidéo postée sur internet : "Nous sommes obligés d'évacuer monsieur Jérôme Rodrigues, apparemment les black blocs ont émis des menaces contre lui, ils ont apparemment chargé le service d'ordre mais la foule a complètement repoussé les black blocs et ils ne sont plus acceptés chez les 'gilets jaunes'". Jérôme Rodrigues, l’une des meneurs des "gilets Jaunes", est alors effectivement exfiltré, dans la précipitation. La menace venait des Black bloc, groupuscules qui ne retiennent pas l'attention de Mondoloni, France Soir et L'Humanité : ils glissent sur les violences de l'ultra-gauche.

Mais ce n’est en rien une attaque des black blocs, c’est en fait une tentative de manipulation de Victor Lenta, assure Mondoloni
Pour preuve, "ce militant antifasciste parisien, présent lors de plusieurs manifestations depuis le 17 novembre. Mondoloni ne prend même pas la peine d'affubler ce quidam d'un nom d'emprunt...: "En aucune façon, Jérôme Rodrigues était ciblé par les black blocs ou les antifas, ce n'est pas dans les pratiques. [Qui peut croire ça ?] Les gens qui étaient visés, c'était les militants d'extrême droite, qui justement agressent les gens qui appartiennent aux mouvements sociaux et mouvements de gauche et qui cherchent aussi à manipuler les 'gilets jaunes', à infiltrer les mouvements." Non seulement la présence de Black bloc est admise, mais elle est justifiée !

"Lenta, politiquement je ne sais pas s'il a un projet derrière, mais pour lui c'est une façon d'apparaître et de se recréer une image et une position au sein de l'extrême droite française", explique un militant antifasciste digne de foi pour franceinfo...

Il souhaite apparaître comme un leader dans son propre camp, comme chez les "gilets jaunes", car la famille ultradroite est parfois divisée. Alors les idéologues comme Ryssen, Benedetti ou Lenta dans une moindre mesure, espèrent fédérer autour d’eux les plus jeunes, qui sont aussi les plus violents. C’est le cas d’un groupuscule d’extrême droite qui se fait appeler les Zouaves, présents dans toutes les manifestations depuis le 17 novembre. Ce sont une soixantaine de membres ultra-violents qui se sont notamment illustrés lors de la manifestation du 1er décembre près de l’Arc de Triomphe. Six avaient été interpellés à cette occasion, condamnés à des peines de prison avec sursis pour cinq d’entre eux. Cela ne les a pas empêchés d’agresser des militants du NPA il y a quinze jours dans la manifestation parisienne des "gilets jaunes".

Une menace "minimisée" par les autorités, selon France Info 

Parfois, Radio France n'est pas aussi laxiste que l'assure la rumeur...
Résultat de recherche d'images pour "black bloc Gilets jaunes"
La "peste brune" d'ultra droite est-elle noire ?
Face à ce phénomène, les autorités se disent officiellement [Mondoloni en douterait-il ?] très préoccupées.  le secrétaire d’Etat auprès du demi-ministre de l’Intérieur, était d’ailleurs auditionné, jeudi 7 février à l’Assemblée nationale. Devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il [Laurent Nuñez] a parlé d’un "fléau", qui utilise aujourd’hui les manifestations des "gilets jaunes" pour se répandre. "Il renvoie d’ailleurs dos à dos ultradroite et ultragauche, qui s’affrontent depuis quelques semaines dans les cortèges," concède incidemment Mondoloni. L'infiltration des Gilets jaunes par l'ultra-gauche fera-t-elle l'objet d'un prochain volet de la fresque mondolonienne ?

Image associée
C'était lors des mobilisations de l'extrême gauche
 contre la Loi Travail...
Mais selon une source policière qui souhaite rester anonyme [si ça peut servir la thèse développée par ce journaliste "libre et indépendant"], la menace n’est pas assez prise au sérieux : "Cela fait un moment qu’on alerte nos autorités, mais c’est minimisé. Au ministère de l’Intérieur, on nous dit que c’est la guerre des boutons, alors que c’est de plus en plus violent. Nous, ce qu’on craint, c’est une nouvelle affaire Méric, - un petit jeune homme malade mais, anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), ce qu'on fait de mieux en matière de valeurs républicaines - qu’un membre de l’ultragauche ou de l’ultradroite meure sous les coups lors d’une manifestation des 'gilets jaunes'." Un policier porte-parole de l'ultra-gauche n'apparaît pas suspect à cette belle âme de Mondoloni...

Du côté des "gilets jaunes" eux-mêmes, a-t-on conscience de ce jeu de pouvoir au sein des manifestations ?, s'inquiète Mondoloni ! 
Il a justement trouvé l'un de ces inquiets sans nom... "Le mouvement appartient au mouvement, appartient au peuple, appartient aux 'gilets jaunes', il n'appartient à personne et personne ne le récupérera, répond Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement, celui qui a justement été évacué samedi dernier lors de ces affrontements. Ce n'est pas une bande de bras cassés qui croient en des idées que je ne cautionne pas du tout, moi j'ai quand même un passif où j'ai deux arrière-grands-pères qui ont atterri dans des camps de concentration avec le pyjama rayé. Donc comprenez bien que ces gens-là, moi je ne peux pas les supporter." Jérôme Rodrigues  a reçu ce qui semble être une balle de "flash ball" dans l'oeil. Or, les lanceurs (LBD40) sont confiés aux forces de l'ordre. Mondoloni suggère-t-il que cet oeil probablement perdu à la cause du pouvoir d'achat sera due à l'ultra-droite ?

L’ultradroite qui veut prendre le pouvoir, l’ultragauche qui s’y refuse et au milieu, un mouvement dont la position apolitique est "intenable", assure une source policière (tout aussi anonyme que le plus grand nombre des témoins de Mondoloni), qui ajoute : "A un moment, les 'gilets jaunes' seront obligés de choisir". Et Macron, dans l'affaire ?

Philippe Martinez, CGT : "avec les 'gilets jaunes', on a fait connaissance"... 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi 5 février, partout en France
, à l'appel principalement de la CGT et avec la participation de Gilets jaunes. Infiltrés ?
300.000 personnes ont manifesté mardi partout en France, à l'appel principalement de la CGT, syndicat d'extrême gauche, proche du PCF, et avec la participation de Gilets jaunes marchant côte à côte.

Il existe "des contacts" entre son syndicat et le mouvement des "gilets jaunes," a confirmé sur Europe 1 le patron de la CGT, Philippe Martinez.

La CGT a-t-elle fini par infiltrer la contestation sociale qui se poursuit depuis près de trois mois pour la défense du pouvoir d'achat et des libertés publiques? Bien qu'il ait des témoins sous le coude, nous ne demanderons pas à Mondoloni. Longtemps laissée ou restée en marge du mouvement des "gilets jaunes", la centrale espère désormais y conserver un pied. "Il y a des contacts depuis un certain temps", a expliqué le leader du syndicat, Philippe Martinez, sur Europe 1 mardi matin. "On a fait connaissance." Trois jours plus tard, le grand reporter Mondoloni n'en a toujours pas eu vent... 
"Aujourd’hui, c’est un succès qui en appelle d’autres", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Et, comme chacun sait, la CGT n'est pas de ceux qui militent pour la prise du pouvoir par le peuple et "favorable à un coup d’Etat"...

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"
"Dès le début des manifestations", le mercredi matin 21 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a légitimé le mouvement des Gilets jaunes, à la papeterie UPM Chapelle d'Arblay
Récupération et infiltration par l'extrême gauche

Le syndicaliste radical a obtenu "des défilés communs, côte à côte, l'un derrière l'autre", lors de la grève et de la manifestation du 5 février à l'appel de la CGT, et ce, dans de nombreux départements. 
Alors que Mélenchon se déclare "fasciné" par certaines figures du mouvement, Martinez le dit : "je suis intéressé par le mouvement des 'gilets jaunes' quand il porte des revendications sociales", soulignant que cela n'avait pas toujours été le cas. "Les 'gilets jaunes' ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef. Quelques jours après, on a vu des revendications sociales. Je suis moins fasciné par une minorité qui porte autre chose qui ne sont pas les valeurs de la CGT." Mondoloni a donc sombré dans la désinformation en faisant, au côté de L'Humanité, le procès d'une minorité qu'il a présentée comme la totalité du mouvement, infiltré et mené par l'extrême droite.

En estimant par ailleurs qu'il est nécessaire de diversifier les modes d'action pour faire entendre les revendications sociales, en visant aussi les patrons, Martinez confirme sa volonté de main mise sur le mouvement. 

Philippe Martinez : La CGT souhaite notamment changer les jours de mobilisation. "Le samedi, c'est bien; la semaine c'est mieux", a-t-il martelé. Parce que c'est le meilleur moyen de pénaliser les entreprises. "Les 'gilets jaunes' attaquent beaucoup le gouvernement, et Emmanuel Macron a sa part de responsabilité. Mais qui augmente les salaires dans l'entreprise ? Ce sont les patrons. On dit aux 'gilets jaunes' qu'eux aussi [les patrons] sont responsables de leur situation."