"La moitié sont partis," assure-t-il, sans savoir où...
Le ministre de l'Intérieur assure que les islamistes ont été écartés
Comment identifier les membres infiltrés de l'armée secrète islamiste?
Mais seulement dans "les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante," nuance le locataire de la Place Beauvau...
La tuerie à la préfecture de police de Paris, le coeur du réacteur de la police, a mis au jour le sujet enfoui de la radicalisation parmi les forces de l'ordre. Interrogé par la commission des Lois de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a livré mardi le nombre officiel - une quarantaine - d'individus radicalisés au sein de la police, et suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN.
"Pour tous les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante, ces agents ont été écartés", a-t-il affirmé, en des termes flous empreints de subjectivité. "La moitié sont partis. [Que sont-ils devenus ?]Il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale, mais font l'objet d'une attention particulière", a-t-il ajouté. Aucune anomalie pénale, mais dans l'état actuel d'une législation inadaptée aux risques nouveaux.
Les Dupond-Dupont du ministère cultivent le flou, malgré les promesses de transparence de Macron
Seul pro à la tête de l'Intérieur, son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, a précisé que cette vingtaine de personnes "ne sont pas des individus[fonctionnaires payés par le contribuable] radicalisés". "Ce sont des individus qui ont présenté un signe qui n'est pas caractéristique[les critères d'appréciation sont-ils adéquats ?] d'une radicalisation, mais suscite une pression particulière", a-t-il souligné. Selon Le Parisien, aucun membre d'un service du Renseignement n'est suivi aujourd'hui. Par le passé, l'habilitation secret-défense de certains a été retirée en raison de soupçons de proximité avec des individus radicalisés.
L'exemple tragique du tueur de la Préfecture de police de Paris contredit les déclarations des politiques du gouvernement.
L'auteur de l'attaque, Mickaël Harpon, travaillait au coeur de la Direction des renseignements de la Préfecture de police (DRPP) depuis 2003 et disposait d'une habilitation défense : il avait accès aux informations parmi les plus sensibles.
Malgré sa conversion et des changements comportementaux,il n'a pas été démasqué et il a tué quatre de ses collègues fonctionnaires de policedans l'enceinte même de la préfecture de police...
Le cas Mickaël Harpon peut-il se présenter au ministère de l'Intérieur?
En octobre 2011, le FBI estimait que l'armée américaine était infiltrée par 53 gangs mafieux et, en 2016, les services allemands du contre-espionnage militaire (MAD) ont rendu public un rapport indiquant la possibilité que le groupe djihadiste Etat Islamique ait infiltré l'armée allemande. C'était avant que, pour combler son déficit de main d'oeuvre, Angela Merkel profite de l'aubaine des flux de migrants vers l'Union européenne.
La radio de service publique mène-t-elle aussi l'enquête sur une possible infiltration de l'ultra-gauche ?
Radio France cherche à corroborer les accusations de l'exécutif
Comparer aux années 30 et à la montée du nazisme le rejet actuel de l'Europe par un nombre grandissant de ses peuples est une vieille habitude à laquelle a sacrifié Macron, bien que le trentenaire ait promis la construction d'un "monde nouveau".
Ainsi Hollande, au moment des européennes de 2014, n’évoqua-t-il les "heures sombres" de l’entre-deux-guerres à propos du Front national. Intellectuel paresseusement, imprégné de l'idéologie gauchiste dominante, Macron ressort les mêmes poncifs, sans fondement historique dans une Europe apaisée, mais avec le même réflexe reptilien de dramatisation des enjeux du XXIe siècle par le biais de ce parallèle archaïque et usé, dans un entretien avec Ouest France, avec, hier comme aujourd’hui, une logique de bouc émissaire. Dans ce contexte d'élections européennes en mai, Macron joue avec les peurs, et après lui, Darmanin qui, en écho sur le même sujet, évoqua la "peste brune" en novembre dernier, ou le journaliste Matthieu Gorisse-Mondoloni qui traque aujourd'hui les "Gaulois réfractaires" revêtus de jaune et susceptibles d'être des héritiers des "chemises brunes".
Mondoloni mène l'enquête sur Google. Cet ancien de Rue89 n'est pas mécontent que ce méchant GAFA tourne pour lui...
Devant son écran, le journaliste d'investigation se rabat sur un chiffre publié par l’Ifop, dont il admet qu' ''il nécessite d’être nuancé : 41% des Français seraient tentés par un régime "autoritaire", "quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement". Par ses attaques visant les contre-pouvoirs et le peu de cas qu’il fait de ses oppositions et du Parlement en général, le pouvoir actuel [Macron, pour ne pas le nommer] ne nourrit-il pas lui aussi ce terreau ? Déjà, la notion de "terreau" révèle ce journaliste : génération après génération et hors des jardineries, le mot est récurrent pour évoquer les racines de la droite contemporaine, à ont vu, commencer par le "populisme" dont la gauche s'exclut.
Plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni.
Le mot "groupuscule" est également révélateur, car s'il évoque des petits nombres inorganisés et mouvants (comme, d'ailleurs, ceux de l'ultra-gauche antifa, notamment), parce qu'il trahit, pour le moins, du mépris, et plus certainement, une haine très répandue dans les milieux bobos, autoproclamés intellos et classés dans l'élite, dont les journalistes se revendiquent modestement.
Les "gilets jaunes" organisent une nouvelle manifestation samedi 9 février, ce sera la 13e semaine de mobilisation. Ce mouvement est convoité, infiltré même, par l’ultradroite française, c’est ce que révèle notre enquête franceinfo.
On sent venir l'enquête à charge - vous savez, les "relents" attachés à l'antisémitisme, l'homophobie et l'ultra-droite - , car les observateurs les moins avertis ont gardé en mémoire les reportages et vidéos prouvant la même infiltration par la gauche, et ont vu, s'ils font du terrain, les contre-exemples locaux nombreux qui jettent la suspicion sur ce travail en chambre.
Une infiltration théorisée il y a maintenant trois semaines, le 19 janvier, lors d’une réunion à Rungis, sur le thème : "Gilets jaunes ou la révolution qui vient !". Dans une salle, devant 400 personnes, des figures bien connues de l’extrême droite et de l’ultradroite française se retrouvent. Sur scène, il y a notamment Alain Soral, d’Egalité et Réconciliation, Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites et Yvan Benedetti (en gilet jaune dans la video), ancien du Front national et ancien président de l’Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013.
PaSiDupes a lu L'Humanité, comme le journaliste d'investigation Mondoloni
Le journal communiste publie son article le 6 février et France Info, le 8, à la mi-journée. L'illustration est commune (ci-dessus)...
L'enquête de France Info ressemble fort à du plagiat.
On y relève des similitudes, temporelles floues : "Dès la naissance des gilets jaunes, les mouvements d’extrême droite avaient tenté de les structurer," contre "plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni". Or, le 19 janvier, date de la fameuse réunion de l'ultra-gauche à Rungis, où s'étend le MIN, Marché d'Intérêt National de Rungis (Val-de-Marne), on n'est plus franchement "dès la naissance des gilets jaunes", ni au "début des manifestations", même "quasiment"...
Mondoloni poursuit imperturbablement son enquête d'investigation tendancieuse
"Yvan Benedetti est un des premiers à prendre la parole, avec sur le dos un gilet jaune : "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire." Une période révolutionnaire durant laquelle tous espèrent jouer un rôle prédominant. Certains intervenants ajoutent qu’ils sont "prêts à mourir pour les 'gilets jaunes' et pour renverser le système" et cela passe notamment par les manifestations." Une synthèse mondolonienne qui vaut ce qu'il vaut lui-même...
A vous de vérifier que les propos sur lesquels il ironise ont bien été tenus:
"Ces groupuscules sont présents quasiment depuis le début dans ces manifestations. Ils sont là, mais discrètement : ils ne s’affichent pas comme des membres de l’extrême droite ou de l’ultradroite. Ils se sont illustrés, comme Ryssen ou Benedetti, notamment en s’en prenant à des journalistes lors des manifestations." Crime de lèse-majesté, Etat dans l'Etat ? La république des juges n'est pas un fantasme; celle des journalistes en est-elle un ?
"Une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"
Au total, selon une source policière et Mondoloni, ils seraient environ 200, régulièrement présents avec leurs gilets jaunes sur le dos. Pour certains (l'investigation ne dit pas qui...), ils ont même réussi à noyauter le service d’ordre du mouvement, qui s’est mis en place le 12 janvier -le début des manifestations date "quasiment" d'un mois - lors de la manifestation parisienne et dans lequel on retrouve un certain Victor Lenta, ancien parachutiste, béret rouge sur la tête et médailles accrochées à son gilet jaune [voir la photo qui alimente la thèse commune à L'Humanité et à Radio France].
Victor Lenta donne des interviews à certains médias en se faisant appeler "Anthony", poursuit Mondoloni, sauf qu'il est un militant bien connu de l’ultradroite, passé par le Bloc identitaire et les Jeunesses nationalistes. Le mardi 5 février,avant le journaliste de France Info, France Soir l'a résumé en un "paramilitaire d'extrême droite qui tente de manipuler les Gilets jaunes". Victor Lenta a aussi été mercenaire aux côtés des pro-russes dans la région ukrainienne du Donbass en 2014. C'est un homme connu des services de renseignement français. Une source policière [le secret des sources permet d'éviter de livrer son identité] le décrit comme quelqu’un avec "une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire". L'affirmation est grave mais rappelle l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, ce qui ne fait pas très sérieux et s'apparente à la rumeur. En termes d'investigation, c'est douteux et malsain.
Victor Lenta a justement fait parler de lui samedi dernier, lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes", à Paris.
Il se présente alors toujours comme membre du service d’ordre. Quand des échauffourées entre manifestants éclatent en tête de cortège, il déclare dans une vidéo postée sur internet : "Nous sommes obligés d'évacuer monsieur Jérôme Rodrigues, apparemment les black blocs ont émis des menaces contre lui, ils ont apparemment chargé le service d'ordre mais la foule a complètement repoussé les black blocs et ils ne sont plus acceptés chez les 'gilets jaunes'". Jérôme Rodrigues, l’une des meneurs des "gilets Jaunes", est alors effectivement exfiltré, dans la précipitation. La menace venait des Black bloc, groupuscules qui ne retiennent pas l'attention de Mondoloni, France Soir et L'Humanité :ils glissent sur les violences de l'ultra-gauche.
Mais ce n’est en rien une attaque des black blocs, c’est en fait une tentative de manipulation de Victor Lenta, assure Mondoloni
Pour preuve, "ce militant antifasciste parisien, présent lors de plusieurs manifestations depuis le 17 novembre. Mondoloni ne prend même pas la peine d'affubler ce quidam d'un nom d'emprunt...: "En aucune façon, Jérôme Rodrigues était ciblé par les black blocs ou les antifas, ce n'est pas dans les pratiques. [Qui peut croire ça ?] Les gens qui étaient visés, c'était les militants d'extrême droite, qui justement agressent les gens qui appartiennent aux mouvements sociaux et mouvements de gauche et qui cherchent aussi à manipuler les 'gilets jaunes', à infiltrer les mouvements." Non seulement la présence de Black bloc est admise, mais elle est justifiée !
"Lenta, politiquement je ne sais pas s'il a un projet derrière, mais pour lui c'est une façon d'apparaître et de se recréer une image et une position au sein de l'extrême droite française", explique un militant antifasciste digne de foi pour franceinfo...
Il souhaite apparaître comme un leader dans son propre camp, comme chez les "gilets jaunes", car la famille ultradroite est parfois divisée. Alors les idéologues comme Ryssen, Benedetti ou Lenta dans une moindre mesure, espèrent fédérer autour d’eux les plus jeunes, qui sont aussi les plus violents. C’est le cas d’un groupuscule d’extrême droite qui se fait appeler les Zouaves, présents dans toutes les manifestations depuis le 17 novembre. Ce sont une soixantaine de membres ultra-violents qui se sont notamment illustrés lors de la manifestation du 1er décembre près de l’Arc de Triomphe. Six avaient été interpellés à cette occasion, condamnés à des peines de prison avec sursis pour cinq d’entre eux. Cela ne les a pas empêchés d’agresser des militants du NPA il y a quinze jours dans la manifestation parisienne des "gilets jaunes".
Une menace "minimisée" par les autorités, selon France Info
Parfois, Radio France n'est pas aussi laxiste que l'assure la rumeur...
La "peste brune" d'ultra droite est-elle noire ?
Face à ce phénomène, les autorités se disent officiellement [Mondoloni en douterait-il ?] très préoccupées. le secrétaire d’Etat auprès du demi-ministre de l’Intérieur, était d’ailleurs auditionné, jeudi 7 février à l’Assemblée nationale. Devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il [Laurent Nuñez] a parlé d’un "fléau", qui utilise aujourd’hui les manifestations des "gilets jaunes" pour se répandre. "Il renvoie d’ailleurs dos à dos ultradroite et ultragauche, qui s’affrontent depuis quelques semaines dans les cortèges," concède incidemment Mondoloni. L'infiltration des Gilets jaunes par l'ultra-gauche fera-t-elle l'objet d'un prochain volet de la fresque mondolonienne ?
C'était lors des mobilisations de l'extrême gauche
contre la Loi Travail...
Mais selon une source policière qui souhaite rester anonyme [si ça peut servir la thèse développée par ce journaliste "libre et indépendant"], la menace n’est pas assez prise au sérieux : "Cela fait un moment qu’on alerte nos autorités, mais c’est minimisé. Au ministère de l’Intérieur, on nous dit que c’est la guerre des boutons, alors que c’est de plus en plus violent. Nous, ce qu’on craint, c’est une nouvelle affaire Méric, - un petit jeune homme malade mais, anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), ce qu'on fait de mieux en matière de valeurs républicaines - qu’un membre de l’ultragauche ou de l’ultradroite meure sous les coups lors d’une manifestation des 'gilets jaunes'." Un policier porte-parole de l'ultra-gauche n'apparaît pas suspect à cette belle âme de Mondoloni...
Du côté des "gilets jaunes" eux-mêmes, a-t-on conscience de ce jeu de pouvoir au sein des manifestations ?, s'inquiète Mondoloni !
Il a justement trouvé l'un de ces inquiets sans nom... "Le mouvement appartient au mouvement, appartient au peuple, appartient aux 'gilets jaunes', il n'appartient à personne et personne ne le récupérera, répond Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement, celui qui a justement été évacué samedi dernier lors de ces affrontements. Ce n'est pas une bande de bras cassés qui croient en des idées que je ne cautionne pas du tout, moi j'ai quand même un passif où j'ai deux arrière-grands-pères qui ont atterri dans des camps de concentration avec le pyjama rayé. Donc comprenez bien que ces gens-là, moi je ne peux pas les supporter." Jérôme Rodrigues a reçu ce qui semble être une balle de "flash ball" dans l'oeil. Or, les lanceurs (LBD40) sont confiés aux forces de l'ordre. Mondoloni suggère-t-il que cet oeil probablement perdu à la cause du pouvoir d'achat sera due à l'ultra-droite ?
L’ultradroite qui veut prendre le pouvoir, l’ultragauche qui s’y refuse et au milieu, un mouvement dont la position apolitique est "intenable", assure une source policière (tout aussi anonyme que le plus grand nombre des témoins de Mondoloni), qui ajoute : "A un moment, les 'gilets jaunes' seront obligés de choisir". Et Macron, dans l'affaire ?
Philippe Martinez, CGT : "avec les 'gilets jaunes', on a fait connaissance"...
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi 5 février, partout en France, à l'appel principalement de la CGT et avec la participation de Gilets jaunes. Infiltrés ?
300.000 personnes ont manifesté mardi partout en France, à l'appel principalement de la CGT, syndicat d'extrême gauche, proche du PCF, et avec la participation de Gilets jaunes marchant côte à côte.
Il existe "des contacts" entre son syndicat et le mouvement des "gilets jaunes," a confirmé sur Europe 1 le patron de la CGT, Philippe Martinez.
La CGT a-t-elle fini par infiltrer la contestation sociale qui se poursuit depuis près de trois mois pour la défense du pouvoir d'achat et des libertés publiques? Bien qu'il ait des témoins sous le coude, nous ne demanderons pas à Mondoloni. Longtemps laissée ou restée en marge du mouvement des "gilets jaunes", la centrale espère désormais y conserver un pied. "Il y a des contacts depuis un certain temps", a expliqué le leader du syndicat, Philippe Martinez, sur Europe 1 mardi matin. "On a fait connaissance." Trois jours plus tard, le grand reporter Mondoloni n'en a toujours pas eu vent...
"Aujourd’hui, c’est un succès qui en appelle d’autres", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Et, comme chacun sait, la CGT n'est pas de ceux qui militent pour la prise du pouvoir par le peuple et "favorable à un coup d’Etat"...
"Dès le début des manifestations", le mercredi matin 21 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a légitimé le mouvement des Gilets jaunes, à la papeterie UPM Chapelle d'Arblay
Récupération et infiltration par l'extrême gauche
Le syndicaliste radical a obtenu "des défilés communs, côte à côte, l'un derrière l'autre", lors de la grève et de la manifestation du 5 février à l'appel de la CGT, et ce, dans de nombreux départements.
Alors que Mélenchon se déclare "fasciné" par certaines figures du mouvement,Martinez le dit : "je suis intéressé par le mouvement des 'gilets jaunes' quand il porte des revendications sociales", soulignant que cela n'avait pas toujours été le cas. "Les 'gilets jaunes' ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef. Quelques jours après, on a vu des revendications sociales. Je suis moins fasciné par une minorité qui porte autre chose qui ne sont pas les valeurs de la CGT." Mondoloni a donc sombré dans la désinformationen faisant, au côté de L'Humanité, le procès d'une minorité qu'il a présentée comme la totalité du mouvement, infiltré et mené par l'extrême droite.
En estimant par ailleurs qu'il est nécessaire de diversifier les modes d'action pour faire entendre les revendications sociales, en visant aussi les patrons, Martinez confirme sa volonté de main mise sur le mouvement.
La CGT souhaite notamment changer les jours de mobilisation. "Le samedi, c'est bien; la semaine c'est mieux", a-t-il martelé. Parce que c'est le meilleur moyen de pénaliser les entreprises. "Les 'gilets jaunes' attaquent beaucoup le gouvernement, et Emmanuel Macron a sa part de responsabilité. Mais qui augmente les salaires dans l'entreprise ? Ce sont les patrons. On dit aux 'gilets jaunes' qu'eux aussi [les patrons] sont responsables de leur situation."
La CGT et Mélenchon feront de la récup' sur les Champs-Élysées samedi 1er décembre avec les "gilets jaunes"
La CGT s'infiltre
Alors que continuent les occupations de ronds-points et de centres stratégiques pour la défense du pouvoir d'achat et contre la hausse des taxes sur les carburants, après quinze jours, l'organisation syndicale d'extrême gauche appelle "tous les citoyens" à manifester le 1er décembre pour défendre le pouvoir d'achat.
Sortant de sa réserve, la CGT cherche à mettre la main sur le combat social des Gilets jaunes. Mardi, la première organisation syndicale dans le secteur public a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" qui ne l'étaient pas déjà, avant elle, à manifester le 1er décembre pour exiger "des réponses immédiates et précises" du gouvernementauquel le syndicat marxiste ajoute le patronat. La CGT formule ses propres revendications, exigeant notamment une hausse du SMIC à 1800 euros, une prise en charge des transports par les employeurs, une TVA réduite à 5,5% pour les "produits de première nécessité", ainsi qu'une "fiscalité juste, tenant compte des revenus".
"La responsabilité du gouvernement" dans la situation actuelle est "énorme", souligne la CGT, qui estime que le "surnom de président des riches" donné à Emmanuel Macron est "bien justifié".
Le syndicat critique également la politique fiscale sur les carburants, et considère, à l'instar d'autres personnalités comme l'ancienne ministre socialiste de l'Environnement, Ségolène Royal, que le gouvernement "instrumentalise les enjeux environnementaux" au profit du redressement de ses comptes publics.Sans pour autant les nommer, le communiqué de la CGT revient ainsi sur la "colère légitime" exprimée par les 'gilets jaunes" depuis avant le 17 novembre dernier !
Mais le syndicat radicalise le mouvement en appelant les citoyens à "ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes". Le texte de l'organisation reprend en cela les craintes exprimées par le passé par son secrétaire général, Philippe Martinez, qui s'inquiétait de voir le mouvement soutenu par le Rassemblement National, son équivalent à l'extrême gauche. Pointant du doigt les risques de "récupérations" politiques, le secrétaire général avait notamment déclaré que les déclarations du maire de Béziers, Robert Ménard, en soutien aux manifestants était "absolument [scandaleuses]". A la "peste brune" répond le "choléra rouge"...
La centrale communiste entend investir le terrain des "gilets jaunes".
Accusant ses adversaires d'animer le mouvement citoyen, Philippe Martinez avait jugé vendredi qu'il était "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front National" à l'occasion des mobilisations du deuxième weekend, le 24 novembre. Pour le syndicat marxiste, la question des taxes sur les carburants reste mineure: "le fond du fond, c'est les salaires", avait-il expliqué, tentant d'attirer le mouvement citoyen sur son terrain en ajoutant que seules des "augmentations de salaires" permettraient aux Français de se doter de véhicules propres.
Pour l'heure,l'appel de la CGT n'a pas encore rencontré le soutien d'autres organisations syndicales.Les militants de la 25e heure s'ingèrent dans le mouvement à quelques jours seulement des élections professionnelles dans la fonction publique, prévues le 6 décembre. En récupérant le mouvement apolitique des Gilets jaunes, la CGT cherche donc à défendre sa position syndicale dans la fonction publique face à ses concurrents comme FO ou Solidaires. L'organisation tentera de résister à l'influence croissante de la CFDT, qui lui a déjà ravi la première place dans le secteur privé en 2017.
Jeudi 22 novembre, dans les Bouches-du-Rhône, près de la ville communiste de Martigues, le dépôt de bio-carburant de La Mède était bloqué par des "gilets jaunes" et des salariés du site en grève à l'appel de la CGT.
L'extrême gauche politique tente aussi de noyauter le mouvement des Gilets jaunes
Alors que RFI titre sur l'engagement "solitaire de François Ruffin aux Gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon (LFI) a affirmé jeudi qu'il manifestera - discrètement (car il pourrait en être éjecté) - samedi sur les Champs-Elysées aux côtés des "gilets jaunes". "Oui mais je m'arrange pour que ma présence soit la plus efficace possible, c'est-à-dire que j'évite les concentrations de caméras autour de moi", a minaudé Mélenchon.
Le politicien a aussi souhaité une mobilisation sans violences, après celles qui ont émaillé la manifestation du 24 novembre sur la célèbre avenue parisienne et que Castaner, demi-ministre bouffon de l'Intérieur, a attribuées à "l'ultra-droite", alors qu'aucun des interpellés n'y appartient.
Si Mélenchon était entendu, la preuve serait faite à nouveau que ces violences de rue - visant les commerces de luxe comme Dior - sont bien provoquées par l'extrême gauche anarchiste que la presse qualifie d'ultra-gauche pour ne pas impliquer le PCF et LFI.
Une bijouterie Dior a été dévastée et pillée lors des affrontements avec les forces de l'ordre. Les dégradations sur le magasin dépassent le million d'euros
"Je suis pour une orientation absolument, radicalement, totalement, et dans tous les cas, non violente. La violence ne nous a jamais servis. Elle sert de prétexte à nos adversaires et c'est tout", a déclaré le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône. Il sera d'ailleurs sur les Champs-Elysées et non pas sur la Canebière à Marseille...
Il a condamné l'approche biaisée des media, soulignant que "ce n'est pas une bonne idée de (se) focaliser sur quelques violences que tout le monde déplore", comme l'ont pesamment fait CNews et LCI, ainsi que, dans une moindre mesure, BFMTV. Samedi, "on va entendre sur toutes les chaînes d'info 'le mouvement s'essouffle' et si quelqu'un brûle un cageot, il y aura dix caméras autour pour le prendre au 1er plan", a déploré Mélenchon. Et le même cageot brûlera d'ailleurs toute la journée, toutes les sept minutes...
Des porte-parole de la "délégation" officielle des "gilets jaunes" doivent être reçus vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de "l'acte 3" de leur mobilisation, sur les Champs-Élysées et en régions, le 1er décembre.
Mais les Français n'en attendent pas davantage que de l'entretien pour rien avec Rugy.
Infiltration : le danger islamiste est à l'intérieur
Une candidate en turban avait créé un malaise Le constructeur Volkswagen est à l'origine d'un scandale industriel et sanitaire appelé 'dieselgate' , lié à l'utilisation, de 2009 à 2015, de différentes techniques visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes. TF1 va-t-il devoir prononcer la démission de l'une de ses candidates déterminée à polluer la sérénité d'une émission familiale à forte audience, l'émission The Voice ? Avec sa reprise du standard 'Hallelujah' - sur les thèmes de la religion et du sexe - du juif Leonard Cohen, Mennel Ibtissem a ébloui le public et les jurés, passant les auditions à l'aveugle haut la main samedi soir. Mais, le sur-lendemain, cette révélation de la nouvelle saison de The Voice sur TF1 fait polémique quand on apprend que la douce jeune fille a écrit des tweets conspirationnistes sur l'attentat de Nice.
D'origine syrienne, la jeune artiste aux beaux yeux bleus a dû se défendreaprès l'exhumation de messages partisans postés sur les réseaux sociaux après l'attentat terroriste meurtrier de Nice, rapporte Le Parisien.
"Depuis hier, je lis beaucoup de choses qui sont sorties de leur contexte. On me prête des intentions qui ne sont pas les miennes et qui ne reflètent aucunement ma pensée, a-t-elle rétro-pédalé sur son compte Facebook. Je suis née à Besançon, j'aime la France, j'aime mon pays.Je condamne bien évidemment avec la plus grande fermeté le terrorisme. C'était la raison de ma colère. Comment imaginer défendre l'indéfendable !".
Les internautes ont fait ce que la presse d'investigation a omis
On l'a vu aussi poser avec Hajer Zennou, une militante pro-hijab qui a assimilé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à Adolf Hitler:
La journaliste Françoise Laborde, ancienne membre du CSA, a réagi : "On attend une réaction de The Voice, Ara Aprikian (DGA de TF1) et Nikos Aliagas (Présentateur de l’émission) après les révélations sur le profil de cette chanteuse… Toujours les mêmes officines Lallab qui promeuvent la soumission des femmes."
L'association « Lallab », qui se présente elle-même comme « une association dont le but est de faire entendre les voix des femmes musulmanes qui sont au coeur d'oppressions racistes et sexistes », fait en réalité partie de ces associations que sécrète l'islamisme et qui sont les façades respectables de la diffusion de leur idéologie inégalitaire, obscurantiste et mortifère.Proche des frères musulmans et des indigénistes, cette association qui prône un féminisme islamiste est opposée à la loi de 2004 contre le voile et n'a de cesse de conspuer le féminisme blanc. L'adjectif « blanc » a ici pour objet de dévaloriser la dimension universelle de ce combat mais il démontre surtout à quel point la race est l'obsession de toute cette mouvance.
Pour cette association, la femme appartient d'abord à sa communauté et son seul combat est de l'assigner à résidence dans cette appartenance. Comme l'indique l'enquête rigoureuse de Mathilde Lambert disponible sur le site Ikhwan Info: « Lallab, laboratoire du féminisme islamiste », la femme exemplaire que Lallab prend pour modèle, Asma Lamrabet, est un pur produit de l'idéologie des Frères musulmans. Dans le livre phare de l'égérie de l'association, « Musulmane tout simplement », l'enquêtrice d'Ikhwan Info relève de savoureux passages où Asma Lamrabet, en bonne propagandiste, fustige l'hystérie des femmes et défend le droit du mari de frapper sa femme. (...)
Finalement, du combat féministe, les militantes de Lallab rejettent le droit à disposer de son corps, la liberté sexuelle, le droit à l'avortement, le refus d'être réduite à une fonction biologique, l'égalité femmes/hommes... Pour Lallab, le féminisme sauce islamiste, c'est le soutien aux injonctions machistes, obscurantistes et patriarcales sous couvert de défense des libertés : le cœur de son combat est la soumission de la femme sous le coup des injonctions intégristes mais cela passe mieux en l'appelant « liberté de porter le voile ». Le pire est que cela marche... Dans la tourmente, la chanteuse voilée de "The Voice" s'est défendue en prétendant que ses tweets avaient été sortis de leur contexte :
Mennel ne se contente pas d'assurer sa défense; elle prend l'offensive : "Les vrais terroristes, c'est notre gouvernement"
Mennel répondait par cette accusation à la publication sur internet de captures d'écran de messages qu'elle aurait posté le 15 juillet 2016, au lendemain de l'attentat de Nice, qui a coûté la vie à 86 personnes. "C'est bon, c'est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le "terroriste" prend avec lui ses papiers d'identité. C'est vrai que quand on prépare un sale coup on n'oublie surtout pas de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons", aurait-elle ainsi posté.
Et quinze jours plus tard : "Les vrais terroristes, c'est notre gouvernement."
"Je prône un message d'amour, de paix et de tolérance, la preuve en est mon choix de changer Hallelujah de Leonard Cohen,assure-t-elle dans son message posté lundi sur Facebook.Cette chanson illustre parfaitement le message que je souhaite faire passer en tant qu'artiste."
beurfm.net adopte une ligne communautariste, solidaire de la jeune islamiste "The Voice 7 - Mennel Ibtissem, victime d'une cabale pour la faire exclure du jeu"...
Cette radio tente de discréditer les opposants à cet étalage de prosélytisme :
"Quelques heures plus tard, ses tweets et vidéos postées sur les réseaux sociaux étaient écumés... Très rapidement, des internautes lui ont reproché certains de ses messages postés au lendemain de l'attentat de Nice, ses positions en faveur du peuple palestinien ainsi que le fait d'avoir partagé une vidéo de Tariq Ramadan.
"Egalement, certains médias n'ont pas hésité à s'emparer du sujet [c'est leur fonction !], à l'instar de Valeurs Actuelles ou encore de Cyril Hanouna [un media à lui tout seul?] durant son émission de divertissement TPMP. L'exemple d'Hanouna est d'ailleurs malencontreux, car il affichait sa désapprobation : des efforts vains auprès des faiseurs-euses d'embrouilles !
Ainsi, la chroniqueuse Isabelle Morini-Bosc affirme que Mennel n'aurait pas du "chanter en arabe par les temps qui courent":
C'est drôle, pendant 5min les chroniqueurs de #TPMP nous ont expliqué qu'à 17 ans, #Mennel aurait dû mesurer le poids de ses propos.
Mais Isabelle Morini-Bosc à 61 ans, ne mesure pas le racisme de sa phrase :
Au vu de cette polémique et du déchaînement des musulmans radicaux sur les réseaux, on imagine mal comment cohabiter avec des djihadistes de retour au bercail, quand des réfugiés syrien(ne)s de dix-sept ans nous cherchent querelles.