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vendredi 8 février 2019

Gilets jaunes :France info mène une enquête soupçonnant à priori la droite ultra d'infiltration

La radio de service publique mène-t-elle aussi l'enquête sur une possible infiltration de l'ultra-gauche ?

Radio France cherche à corroborer les accusations de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"

Comparer aux années 30 et à la montée du nazisme le rejet actuel de l'Europe par un nombre grandissant de ses peuples est une vieille habitude à laquelle a sacrifié Macron, bien que le trentenaire ait promis la construction d'un "monde nouveau".
Ainsi Hollande, au moment des européennes de 2014, n’évoqua-t-il les "heures sombres" de l’entre-deux-guerres à propos du Front national. Intellectuel paresseusement, imprégné de l'idéologie gauchiste dominante, Macron ressort les mêmes poncifs, sans fondement historique dans une Europe apaisée, mais avec le même réflexe reptilien de dramatisation des enjeux du XXIe siècle par le biais de ce parallèle archaïque et usé, dans un entretien avec Ouest France, avec, hier comme aujourd’hui, une logique de bouc émissaire. Dans ce contexte d'élections européennes en mai, Macron joue avec les peurs, et après lui, Darmanin qui, en écho sur le même sujet, évoqua la "peste brune" en novembre dernier, ou le journaliste Matthieu Gorisse-Mondoloni qui traque aujourd'hui les "Gaulois réfractaires" revêtus de jaune et susceptibles d'être des héritiers des "chemises brunes".

Mondoloni mène l'enquête sur Google. Cet ancien de Rue89 n'est pas mécontent que ce méchant GAFA tourne pour lui... 

Devant son écran, le journaliste d'investigation se rabat sur un chiffre publié par l’Ifop, dont il admet qu' ''il nécessite d’être nuancé : 41% des Français seraient tentés par un régime "autoritaire", "quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement". Par ses attaques visant les contre-pouvoirs et le peu de cas qu’il fait de ses oppositions et du Parlement en général, le pouvoir actuel [Macron, pour ne pas le nommer] ne nourrit-il pas lui aussi ce terreau ? Déjà, la notion de "terreau" révèle ce journaliste : génération après génération et hors des jardineries, le mot est récurrent pour évoquer les racines de la droite contemporaine, à ont vu, commencer par le "populisme" dont la gauche s'exclut. 

Plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni. 
Le mot "groupuscule" est également révélateur, car s'il évoque des petits nombres inorganisés et mouvants (comme, d'ailleurs, ceux de l'ultra-gauche antifa, notamment), parce qu'il trahit, pour le moins, du mépris, et plus certainement, une haine très répandue dans les milieux bobos, autoproclamés intellos et classés dans l'élite, dont les journalistes se revendiquent modestement.

Les "gilets jaunes" organisent une nouvelle manifestation samedi 9 février, ce sera la 13e semaine de mobilisation. Ce mouvement est convoité, infiltré même, par l’ultradroite française, c’est ce que révèle notre enquête franceinfo. 
On sent venir l'enquête à charge - vous savez, les "relents" attachés à l'antisémitisme, l'homophobie et l'ultra-droite - , car les observateurs les moins avertis ont gardé en mémoire les reportages et vidéos prouvant la même infiltration par la gauche, et ont vu, s'ils font du terrain, les contre-exemples locaux nombreux qui jettent la suspicion sur ce travail en chambre.

Une infiltration théorisée il y a maintenant trois semaines, le 19 janvier, lors d’une réunion à Rungis, sur le thème : "Gilets jaunes ou la révolution qui vient !". Dans une salle, devant 400 personnes, des figures bien connues de l’extrême droite et de l’ultradroite française se retrouvent. Sur scène, il y a notamment Alain Soral, d’Egalité et Réconciliation, Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites et Yvan Benedetti (en gilet jaune dans la video), ancien du Front national et ancien président de l’Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013.

PaSiDupes a lu L'Humanité, comme le journaliste d'investigation Mondoloni

Le journal communiste publie son article le 6 février et France Info, le 8, à la mi-journée. L'illustration est commune (ci-dessus)...
L'enquête de France Info ressemble fort à du plagiat.
On y relève des similitudes, temporelles floues : "Dès la naissance des gilets jaunes, les mouvements d’extrême droite avaient tenté de les structurer," contre "plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni". Or, le 19 janvier, date de la fameuse réunion de l'ultra-gauche à Rungis, où s'étend le MIN, Marché d'Intérêt National de Rungis (Val-de-Marne), on n'est plus franchement "dès la naissance des gilets jaunes", ni au "début des manifestations", même "quasiment"...

Mondoloni poursuit imperturbablement son enquête d'investigation tendancieuse
"Yvan Benedetti est un des premiers à prendre la parole, avec sur le dos un gilet jaune : "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire." Une période révolutionnaire durant laquelle tous espèrent jouer un rôle prédominant. Certains intervenants ajoutent qu’ils sont "prêts à mourir pour les 'gilets jaunes' et pour renverser le système" et cela passe notamment par les manifestations." Une synthèse mondolonienne qui vaut ce qu'il vaut lui-même...
A vous de vérifier que les propos sur lesquels il ironise ont bien été tenus:

"Ces groupuscules sont présents quasiment depuis le début dans ces manifestations. Ils sont là, mais discrètement : ils ne s’affichent pas comme des membres de l’extrême droite ou de l’ultradroite. Ils se sont illustrés, comme Ryssen ou Benedetti, notamment en s’en prenant à des journalistes lors des manifestations." Crime de lèse-majesté, Etat dans l'Etat ? La république des juges n'est pas un fantasme; celle des journalistes en est-elle un ?

"Une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"

Image associéeAu total, selon une source policière et Mondoloni, ils seraient environ 200, régulièrement présents avec leurs gilets jaunes sur le dos. Pour certains (l'investigation ne dit pas qui...), ils ont même réussi à noyauter le service d’ordre du mouvement, qui s’est mis en place le 12 janvier - le début des manifestations date "quasiment" d'un mois - lors de la manifestation parisienne et dans lequel on retrouve un certain Victor Lenta, ancien parachutiste, béret rouge sur la tête et médailles accrochées à son gilet jaune [voir la photo qui alimente la thèse commune à L'Humanité et à Radio France]. 
Victor Lenta donne des interviews à certains médias en se faisant appeler "Anthony", poursuit Mondoloni, sauf qu'il est un militant bien connu de l’ultradroite, passé par le Bloc identitaire et les Jeunesses nationalistes. Le mardi 5 février, avant le journaliste de France Info, France Soir l'a résumé en un "paramilitaire d'extrême droite qui tente de manipuler les Gilets jaunes". Victor Lenta a aussi été mercenaire aux côtés des pro-russes dans la région ukrainienne du Donbass en 2014. C'est un homme connu des services de renseignement français. Une source policière [le secret des sources permet d'éviter de livrer son identité] le décrit comme quelqu’un avec "une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"L'affirmation est grave mais rappelle l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, ce qui ne fait pas très sérieux et s'apparente à la rumeur. En termes d'investigation, c'est douteux et malsain.

Victor Lenta a justement fait parler de lui samedi dernier, lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes", à Paris. 
Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"Il se présente alors toujours comme membre du service d’ordre. Quand des échauffourées entre manifestants éclatent en tête de cortège, il déclare dans une vidéo postée sur internet : "Nous sommes obligés d'évacuer monsieur Jérôme Rodrigues, apparemment les black blocs ont émis des menaces contre lui, ils ont apparemment chargé le service d'ordre mais la foule a complètement repoussé les black blocs et ils ne sont plus acceptés chez les 'gilets jaunes'". Jérôme Rodrigues, l’une des meneurs des "gilets Jaunes", est alors effectivement exfiltré, dans la précipitation. La menace venait des Black bloc, groupuscules qui ne retiennent pas l'attention de Mondoloni, France Soir et L'Humanité : ils glissent sur les violences de l'ultra-gauche.

Mais ce n’est en rien une attaque des black blocs, c’est en fait une tentative de manipulation de Victor Lenta, assure Mondoloni
Pour preuve, "ce militant antifasciste parisien, présent lors de plusieurs manifestations depuis le 17 novembre. Mondoloni ne prend même pas la peine d'affubler ce quidam d'un nom d'emprunt...: "En aucune façon, Jérôme Rodrigues était ciblé par les black blocs ou les antifas, ce n'est pas dans les pratiques. [Qui peut croire ça ?] Les gens qui étaient visés, c'était les militants d'extrême droite, qui justement agressent les gens qui appartiennent aux mouvements sociaux et mouvements de gauche et qui cherchent aussi à manipuler les 'gilets jaunes', à infiltrer les mouvements." Non seulement la présence de Black bloc est admise, mais elle est justifiée !

"Lenta, politiquement je ne sais pas s'il a un projet derrière, mais pour lui c'est une façon d'apparaître et de se recréer une image et une position au sein de l'extrême droite française", explique un militant antifasciste digne de foi pour franceinfo...

Il souhaite apparaître comme un leader dans son propre camp, comme chez les "gilets jaunes", car la famille ultradroite est parfois divisée. Alors les idéologues comme Ryssen, Benedetti ou Lenta dans une moindre mesure, espèrent fédérer autour d’eux les plus jeunes, qui sont aussi les plus violents. C’est le cas d’un groupuscule d’extrême droite qui se fait appeler les Zouaves, présents dans toutes les manifestations depuis le 17 novembre. Ce sont une soixantaine de membres ultra-violents qui se sont notamment illustrés lors de la manifestation du 1er décembre près de l’Arc de Triomphe. Six avaient été interpellés à cette occasion, condamnés à des peines de prison avec sursis pour cinq d’entre eux. Cela ne les a pas empêchés d’agresser des militants du NPA il y a quinze jours dans la manifestation parisienne des "gilets jaunes".

Une menace "minimisée" par les autorités, selon France Info 

Parfois, Radio France n'est pas aussi laxiste que l'assure la rumeur...
Résultat de recherche d'images pour "black bloc Gilets jaunes"
La "peste brune" d'ultra droite est-elle noire ?
Face à ce phénomène, les autorités se disent officiellement [Mondoloni en douterait-il ?] très préoccupées.  le secrétaire d’Etat auprès du demi-ministre de l’Intérieur, était d’ailleurs auditionné, jeudi 7 février à l’Assemblée nationale. Devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il [Laurent Nuñez] a parlé d’un "fléau", qui utilise aujourd’hui les manifestations des "gilets jaunes" pour se répandre. "Il renvoie d’ailleurs dos à dos ultradroite et ultragauche, qui s’affrontent depuis quelques semaines dans les cortèges," concède incidemment Mondoloni. L'infiltration des Gilets jaunes par l'ultra-gauche fera-t-elle l'objet d'un prochain volet de la fresque mondolonienne ?

Image associée
C'était lors des mobilisations de l'extrême gauche
 contre la Loi Travail...
Mais selon une source policière qui souhaite rester anonyme [si ça peut servir la thèse développée par ce journaliste "libre et indépendant"], la menace n’est pas assez prise au sérieux : "Cela fait un moment qu’on alerte nos autorités, mais c’est minimisé. Au ministère de l’Intérieur, on nous dit que c’est la guerre des boutons, alors que c’est de plus en plus violent. Nous, ce qu’on craint, c’est une nouvelle affaire Méric, - un petit jeune homme malade mais, anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), ce qu'on fait de mieux en matière de valeurs républicaines - qu’un membre de l’ultragauche ou de l’ultradroite meure sous les coups lors d’une manifestation des 'gilets jaunes'." Un policier porte-parole de l'ultra-gauche n'apparaît pas suspect à cette belle âme de Mondoloni...

Du côté des "gilets jaunes" eux-mêmes, a-t-on conscience de ce jeu de pouvoir au sein des manifestations ?, s'inquiète Mondoloni ! 
Il a justement trouvé l'un de ces inquiets sans nom... "Le mouvement appartient au mouvement, appartient au peuple, appartient aux 'gilets jaunes', il n'appartient à personne et personne ne le récupérera, répond Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement, celui qui a justement été évacué samedi dernier lors de ces affrontements. Ce n'est pas une bande de bras cassés qui croient en des idées que je ne cautionne pas du tout, moi j'ai quand même un passif où j'ai deux arrière-grands-pères qui ont atterri dans des camps de concentration avec le pyjama rayé. Donc comprenez bien que ces gens-là, moi je ne peux pas les supporter." Jérôme Rodrigues  a reçu ce qui semble être une balle de "flash ball" dans l'oeil. Or, les lanceurs (LBD40) sont confiés aux forces de l'ordre. Mondoloni suggère-t-il que cet oeil probablement perdu à la cause du pouvoir d'achat sera due à l'ultra-droite ?

L’ultradroite qui veut prendre le pouvoir, l’ultragauche qui s’y refuse et au milieu, un mouvement dont la position apolitique est "intenable", assure une source policière (tout aussi anonyme que le plus grand nombre des témoins de Mondoloni), qui ajoute : "A un moment, les 'gilets jaunes' seront obligés de choisir". Et Macron, dans l'affaire ?

Philippe Martinez, CGT : "avec les 'gilets jaunes', on a fait connaissance"... 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi 5 février, partout en France
, à l'appel principalement de la CGT et avec la participation de Gilets jaunes. Infiltrés ?
300.000 personnes ont manifesté mardi partout en France, à l'appel principalement de la CGT, syndicat d'extrême gauche, proche du PCF, et avec la participation de Gilets jaunes marchant côte à côte.

Il existe "des contacts" entre son syndicat et le mouvement des "gilets jaunes," a confirmé sur Europe 1 le patron de la CGT, Philippe Martinez.

La CGT a-t-elle fini par infiltrer la contestation sociale qui se poursuit depuis près de trois mois pour la défense du pouvoir d'achat et des libertés publiques? Bien qu'il ait des témoins sous le coude, nous ne demanderons pas à Mondoloni. Longtemps laissée ou restée en marge du mouvement des "gilets jaunes", la centrale espère désormais y conserver un pied. "Il y a des contacts depuis un certain temps", a expliqué le leader du syndicat, Philippe Martinez, sur Europe 1 mardi matin. "On a fait connaissance." Trois jours plus tard, le grand reporter Mondoloni n'en a toujours pas eu vent... 
"Aujourd’hui, c’est un succès qui en appelle d’autres", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Et, comme chacun sait, la CGT n'est pas de ceux qui militent pour la prise du pouvoir par le peuple et "favorable à un coup d’Etat"...

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"
"Dès le début des manifestations", le mercredi matin 21 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a légitimé le mouvement des Gilets jaunes, à la papeterie UPM Chapelle d'Arblay
Récupération et infiltration par l'extrême gauche

Le syndicaliste radical a obtenu "des défilés communs, côte à côte, l'un derrière l'autre", lors de la grève et de la manifestation du 5 février à l'appel de la CGT, et ce, dans de nombreux départements. 
Alors que Mélenchon se déclare "fasciné" par certaines figures du mouvement, Martinez le dit : "je suis intéressé par le mouvement des 'gilets jaunes' quand il porte des revendications sociales", soulignant que cela n'avait pas toujours été le cas. "Les 'gilets jaunes' ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef. Quelques jours après, on a vu des revendications sociales. Je suis moins fasciné par une minorité qui porte autre chose qui ne sont pas les valeurs de la CGT." Mondoloni a donc sombré dans la désinformation en faisant, au côté de L'Humanité, le procès d'une minorité qu'il a présentée comme la totalité du mouvement, infiltré et mené par l'extrême droite.

En estimant par ailleurs qu'il est nécessaire de diversifier les modes d'action pour faire entendre les revendications sociales, en visant aussi les patrons, Martinez confirme sa volonté de main mise sur le mouvement. 

Philippe Martinez : La CGT souhaite notamment changer les jours de mobilisation. "Le samedi, c'est bien; la semaine c'est mieux", a-t-il martelé. Parce que c'est le meilleur moyen de pénaliser les entreprises. "Les 'gilets jaunes' attaquent beaucoup le gouvernement, et Emmanuel Macron a sa part de responsabilité. Mais qui augmente les salaires dans l'entreprise ? Ce sont les patrons. On dit aux 'gilets jaunes' qu'eux aussi [les patrons] sont responsables de leur situation." 

mardi 17 novembre 2015

Privé d'aides de l'Etat à la presse, Valeurs Actuelles porte plainte devant la Commission européenne

L'Etat sectaire continue d'entretenir L'humanité, organe du PCF

L'hebdomadaire Valeurs actuelles, privé des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement, a riposté 

Cette aide d’Etat "procure un avantage sélectif à certaines entreprises"
L'hebdomadaire a porté l'affaire devant l'UE lundi en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.
Le groupe Valmonde a adressé lundi "une plainte formelle" contre la France "pour aide d'Etat incompatible avec le Traité de l'Union Européenne", causant un "préjudice grave, massif et immédiat" à l'hebdomadaire.

Début novembre, au titre du pluralisme d'opinions, le ministère de la Culture a étendu à une cinquantaine de titres, allant du Monde Diplomatique à Témoignage Chrétien, les aides à la presse jusqu'ici réservées aux quotidiens.
Deux conditions: ne pas dépasser les 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années.
Cette dernière condition exclura notamment Valeurs Actuelles, un des dix grands magazines généralistes français, condamné pour provocation à la haine contre les Rom en mars.
Ou encore des publications moins importantes comme Minute, condamné en 2014 pour incitation à la haine homophobe, ou Rivarol, condamné pour provocation à la haine antisémite, deux publications marquées à l'extrême-droite.
Aide au maintien du pluralisme de la presse en langue française.
L'État accorde plusieurs aides aux éditeurs de presse: aide aux quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires, qui peut bénéficier aux périodiques paraissant au moins 5 fois par semaine et à 250.000 exemplaires maximum, si leurs recettes publicitaires ne dépassent pas 25 % des recettes totales (cerfa n°13689*01 avant le 31 mai),
aide aux quotidiens régionaux à faibles ressources de petites annonces
,
qui concerne les titres régionaux, départementaux ou locaux, d'information générale, qui paraissent au moins 5 fois par semaine, dont les recettes provenant des petites annonces sont inférieures à 5 % ou à 15 % des recettes globales (cerfa n°12732*01 avant le 31 août) ,
aide à la presse hebdomadaire régionale
(qui peut être publiée dans une langue régionale en usage en France), qui s'adresse aux hebdomadaires régionaux ou locaux d'information politique et générale, paraissant entre 1 et 3 fois par semaine, qui font l'objet d'au moins 50 éditions différentes par an, inscrits à la CPPAP (cerfa n°13346*01 avant le 30 avril).
Cet aide d'Etat "procure un avantage sélectif à certaines entreprises" 

Elle "faussera gravement la concurrence du fait de la fragilité du secteur de la presse politique", selon la lettre envoyée par Valmonde au commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager. 
Cette "star de Bruxelles" est membre de la... Gauche radicale. 
Bon courage à VA !

 
En 2013, Le monde était le quotidien le plus subventionné.

L'Humanité, La Croix et... Libération, quotidiens les plus aidés par l'Etat en 2014

L'Equipe, Le Télégramme et Le Canard enchaîné figurent parmi les titres les moins aidés, à hauteur de 2 cts par exemplaire. Quotidien payant le plus vendu, Ouest-France est lui aussi situé en bas du classement (3 cts). 

En termes d'aide par exemplaire, L'Humanité était l'an dernier en tête du classement des titres les plus aidés, avec 59 centimes d'aides pour chaque numéro imprimé, devant La Croix et Libération (27 cts tous les deux), selon les chiffres du ministère de la Culture. Comme en 2013.


Depuis 2014,
les principaux actionnaires de Libération sont l'homme d'affaires multimillionnaire Bruno Ledoux et le magnat de la presse Patrick Drahi (Altice Media, consortium... luxembourgeois). 


L'aide de l'Etat à Libération a-t-elle financé l'hébergement de Charlie hebdo, cible des djihadistes français qui ont frappé Paris, une première fois, en janvier 2015 ? Suite à l'attentat la situation économique précaire de 'Charlie Hebdo' avait été mise en lumière et la ministre de la Culture s'était engagée à élargir le système des aides à la presse afin d'en faire bénéficier des hebdomadaires et mensuels. Mais Charlie hebdo a bénéficié de dons en masse au point de créer des appétits et des tensions au sein de l'entreprise qui continue de recevoir pourtant l'aide de l'argent public pris aux contribuables.

Un rapport de la Cour des Comptes est venu rappeler, en septembre 2013, que
les aides à la presse demeurent un véritable maquis, d’un coût total de 300 millions d’euros par an pour les 200 titres les plus aidés, aux "résultats décevants".

C'est ainsi que Closer, comme l'ensemble des titres non IPG, soit 80 % de la presse magazine française, ne semble recevoir aucune aide publique. Il figure néanmoins dans une liste publiée annuellement recensant les "aides" que constitue l'application d'un tarif postal dit "préférentiel", justifiant selon La Poste une dotation publique annuelle de 130 M€. Cette somme est versée à La Poste, et non aux titres de presse.


vendredi 12 septembre 2014

Duflot accuse Valls de "hold-up" sur la majorité

Europe Ecologie-Les Verts se révèle clairement extrémiste à la fête de l'Humanité

Le Premier ministre aurait"dépouillé" la majorité de 2012
Mélenchon (Parti de gauche),
Cécile Duflot (EELV),
Martine Aubry (PS)
et Pierre Laurent (PCF)
Ancienne ministre écologiste de Hollande, l'ex-patronne des Verts radicaux continue de critiquer Valls, sa ligne et son équipe. Invitée à la fête de l'Humanité vendredi 12 septembre, Cécile Duflot a dénoncé un "hold-up d'une ligne politique", celle de Manuel Valls, "sur la majorité qui a gagné en 2012".
"Manuel Valls a décidé de mener la politique qui était celle qu'il a défendue pendant la primaire, qui a remporté dans mon souvenir 5% des suffrages", a-t-elle lancé à la presse en marge d'un débat sur le logement à la fête de l'Humanité. Elle juge "inouï" en effet l'abandon par Manuel Valls de l'encadrement des loyers, une promesse de campagne de François Hollande qui ne sera finalement appliquée qu'à Paris, "à titre expérimental".
"On a forcément un problème, il y a une sorte de hold-up d'une ligne politique sur une majorité qui a toujours envie de travailler. Ce que je veux réaffirmer ici c'est que la majorité qui a gagné en 2012, la majorité de la gauche et des écologistes elle n'a pas disparu", a-t-elle affirmé.

"Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique"

"Elle existe toujours.  Simplement elle a été dépouillée de ce qui faisait le cœur de son engagement et je souhaite qu'on retrouve les voies du rassemblement", a insisté l'électron-libre de la gauche. 
Et la députée EELV de Paris - par la volonté du peuple de Martine Aubry - de menacer. "Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique. Nous sommes en 2014, les choses ne sont pas terminées et
je souhaite ardemment travailler à ce que la politique du gouvernement soit réorientée, soit conforme à nos engagements".

Une amertume mêlée de fiel
"J'ai travaillé dix ans dans l'opposition pour faire gagner la gauche et les écologistes et je n'admets pas qu'on se résigne à la situation actuelle qui parait aussi facteur de danger politique pour notre pays", a-t-elle prévenu. "Il faut un sursaut démocratique et je n'attends pas la défaite de 2017. Je ne suis pas Cassandre. Je veux travailler à retisser les fils de la majorité pour qu'on mène une politique de gauche écologiste", a encore mis en garde une Cécile Duflot égocentrique.

samedi 19 juillet 2014

Les pro-palestiniens défient les interdictions du gouvernement, de la préfecture et du tribunal, à Paris

40 interpellations parmi les pro-Hamas 
et 15 blessés chez les forces de l'ordre

En dépit de l'interdiction de Hollande, des centaines de pro-palestiniens ont défilé contre les Israéliens, provoquant des heurts entre manifestants pro-Hamas et policiers, boulevard Barbès à Paris. Six députés socialistes avaient protesté vendredi contre l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne samedi à Paris, et avaient appelé le gouvernement à revenir sur cette décision
Manifestants pro-palestiniens rassemblés à Paris,
malgré Hollande, Valls et Cazeneuve,
et l'interdiction préfectorale, le 19 juillet 2014 
Samedi 19 juillet, alors que des milliers de personnes ont défilé pacifiquement partout  en Europe et dans d'autres villes de France, mais le rassemblement pro-palestinien a dégénéré à Paris.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et euro-député PCF-FDG 
s'affiche -en républicain?- dans la manif pro-Hamas "interdite" à Paris
Condamné par Hollande invoquant de nouveaux "risques pour l'ordre public", aussitôt interdit la veille par la préfecture de police de Paris, puis, en toute indépendance de la Justice, par le tribunal administratif de Paris qui a statué dans le sens du gouvernement, le rassemblement a de nouveau  tourné à l'affrontement entre des dizaines de sectaires et d'extrémistes de gauche et les forces de l'ordre. Au moins 40 personnes ont été interpellées et 15 policiers blessés, selon la préfecture.


Des centaines d'activistes bravent l'interdiction


Les manifestants n'ont tenu aucun compte des interdictions du président de la République et du préfet de police de Paris. "Ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité", martela François Hollande depuis le Tchad. Malgré tout, dès le début d'après-midi, des centaines d'extrémistes se sont rassemblées autour du métro Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris.

"On va tenter de partir en cortège et de négocier avec les forces de l'ordre un parcours sécurisé", avait détaillé Alain Pojolat, révolutionnaire et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), parmi les organisateurs. "Nous sommes tous des Palestiniens" ou "Palestine vivra, Palestine vaincra", scandaient les manifestants, sous l'œil attentif de très nombreux CRS positionnés aux alentours.

Des activistes s'en prennent aux policiers 

La presse prétend que les plus violents sont des casseurs, sachant que ce sont des militants d'extrême gauche. 
Heurts entre manifestants et policiers boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014. 
Scène de heurts entre manifestants  pro-Hamas et policiers,
boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014
Un journaliste de Libération assure même que le service d'ordre de la manifestation aurait épaulé la police pour encadrer les manifestants ! Une assertion de sympathisant anonyme que contredit l'inefficacité d'une supposée collaboration ponctuelle. 
Une centaine de fanatiques s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.
Pavés et chaises prises aux terrasses de cafés -comme le weekend précédent devant la synagogue- , 
et même revêtement de  la chaussée, comme ci-contre, les activistes ont saisi tout ce qu'ils pouvaient lancer, dans un grand nuage de gaz lacrymogènes tirés par les policiers. Ils ont aussi déclenché des feux de poubelles.


Des dizaines d'interpellations et trois policiers blessés

Selon une source policière, 38 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage.

Par ailleurs, quatorze policiers ont été blessés, selon cette source, outre les dégâts sur le mobilier urbain parisien et le matériel policier de la République






jeudi 30 janvier 2014

Théorie du genre: quand L'Humanité lance une accusation floue des "réacs"

Ecole: les réacs lancent la "rumeur du genre" 

Le ministre Peillon et L'Huma jouent avec les mots et les faits

"Il n'y a pas d'enseignement de la théorie du genre à l'école"a affirmé mardi le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, histoire d'embobiner les parents, après un appel à boycotter l'école un jour par mois.
Pas d'enseignement, mais tout de même une "éducation à l'égalité fille-garçon"..., a nuancé le tripoteur de la réalité 
dans les académies de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Corse, Guadeloupe, Lyon, Montpellier, Rouen, Toulouse et Nancy-Metz, laquelle est stigmatisée comme si ses enfants n'étaient pas exposés à la différence de ceux de Paris et Ile-de-France, centre du monde de la presse nationale.

Une théorie du genre fantasmée. "La" théorie du genre n’existe pas. En revanche, il existe des «études de genre». Le terme remonte aux années 1950 et désigne, selon l’Institut du genre, «tout ce qui, dans la construction de l’identité sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d’ordre social et culturel». Ces études ne nient pas les différences biologiques entre personnes, mais réfutent l’idée qu’elles se traduisent en différences psychologiques et comportementales. (L'Humanité)

    L'expérimentation en cours inquiète les réacs vigilants 
    Les éléments de langage se répandent plus vite que les eaux du gave de Pau, dans l'indifférence de Bayrou, un ex-ministre vivant de l'Education. "Tous les enseignants animant ces modules, en partant de leur matière (français, EPS), ont été formés. Sont cadrés. Evalués. Les parents consultés. Et le programme ne sera étendu que si les retours sont bons. Un sondage IFOP pour "Lyon Mag" affirmait en tout cas récemment que 71% des Français étaient "pour cet enseignement de l’égalité". Mais, faut-il le dire à la place du Parisien défaillant, que le fondateur de Lyon Mag est un militant SNJ-CFDT-CGT. Le portail pédagogique qui détaille les ABCD n'assume pas les mots "LGBT", "homosexuel", "éducation sexuelle" qui n'apparaissent jamais. Quant au mot "genre", il n’est cité qu’une fois. 
    Idéologie masquée? L'Humanité ne répond pas et préfère s'en prendre aux comploteurs qu'il connaît si bien et qui ne peuvent être que d'extrême droite. Bien que la communauté musulmane intégriste soit démasquée, le journal d'extrême gauche accuse nommément "Béatrice Bourges" qui avance selon lui "à visage découvert". "La présidente du Printemps français, est la quatrième signataire de la pétition initiée par Farida Belghoul. Et le seul parti dont le site Internet conspue ces ABCD est le Parti... antisioniste", écrit L'Humanité.

    Des organisations d’extrême droite appellent à des "journées de retrait de l’école", selon L'Humanité
      
    pour dénoncer une "prétendue" introduction de la théorie du genre dans les classes.

    Et à l'école primaire Binet de Meaux (Seine-et-Marne), 40% des enfants étaient absents lundi, pour soutenir le boycottage de cette mise en oeuvre sournoise de cette théorie du genre. Or, "les écoliers absents sont musulmans", précise le journal Le Parisien. Ce qui n'empêche pas le journal communiste de s'en prendre, bille en tête à l'extrême droite.

    Alors, allons-y ! 
    Le quotidien totalitaire chatouille la sensibilité de ses rares lecteurs avec des phrases non sourcées, autant dire des propos du café du commerce: "L’éducation sexuelle est prévue en maternelle avec démonstration" ; "Ils vont apprendre aux élèves à se masturber" ; " Ce sont les enseignants qui décideront si vos enfants seront filles ou garçons"... Ce qui autorise à pointer "des" organisations "proches de" l’extrême droite et, pourquoi pas de la Manif pour tous  font courir -"depuis des mois"- les plus folles rumeurs sur l’introduction dans les programmes scolaires d’une prétendue théorie du genre. Cette théorie est pourtant bien la seule réalité de ce tissu d'approximations et d'inventions. "Une propagande délirante", juge  L'Humanité, qui vise "les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes", lâche enfin le canard qui a le sentiment qu'ils sont destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle... 

    Cette mobilisation "virulente" vient d’inaugurer un nouveau mode opératoire : les "journées de retrait de l’école " (JRE). 

    L'Humanité s'émeut de toute action qui échappe à la CGT. 
    Mais les sectaires d'extrême gauche ont en l'occurrence bien tort de ne pas lire le Huff’ Post qui précise que le directeur d’une école strasbourgeoise, située en ZEP, témoigne de l’affolement des parents, " principalement issus des communautés turque, gitane, maghrébine, qui ont toutes trois la particularité de vivre un peu repliées sur elles-mêmes." Voilà qui ne va pas bien dans le sens de la propagande communiste, mais qui rend justice à La Manif pour Tous, voire à l'extrême droite.

    La semaine dernière, de nombreux parents de l’Est de la France ont reçu, par SMS ou ­e-mails "sauvages", une invitation à ne pas mettre leur enfant en classe le 24 janvier, en signe de protestation, explique L'Humanité. "Résultat ? Dans certaines écoles de la banlieue de Mulhouse et de Strasbourg, on a dénombré jusqu’à un tiers d’absents ! En région parisienne, un même appel a été lancé pour aujourd’hui (27 janvier, mais le torchon n'en a pas parlé la veille...). "Avec un certain écho", concède le journal d'opinion. Comme dans cette maternelle d’un quartier populaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). "Cela a créé une grande confusion chez les parents, témoigne Claudine, la directrice (d'une école anonyme, voire imaginaire). Un papa nous a même demandé s’il était vrai qu’un sexologue allait venir dans les classes ce lundi!" Une précision de nature à faire authentique... 

    Les recteurs se veulent rassurants

    L’appel national à ces JRE remonte au 18 décembre 2013. Il est l’œuvre de la romancière et cinéaste Farida Belghoul, figure historique de la Marche des Beurs dans les années 1980 et désormais proche d’Égalité et Réconciliation. Sur le site Internet dédié à cette initiative, une musulman de convictions, Farida Belghoul, "dans des vidéos à fort relent conspirationniste", d'après les mêmes communistes, ­dénonce la "propagande LGBT" destinée à "apprendre l’homosexualité" aux élèves ou encore appelle à "protéger la pudeur et l’intégrité de nos ­enfants ".

    Le SNUipp-FSU, syndicat des instituteurs de gauche dominant le primaire, a dénoncé le collectif auprès du ministère de l’Éducation nationale. Dans une colère noire, V. Peillon a intimé l'ordre aux recteurs et inspecteurs d’académie de transmettre aux écoles des "outils d’information", voire d'enfumage, à distribuer aux parents d’élèves afin de les faire rentrer dans le rang.

    L'Humanité réclame moins de ...laxisme
    Bien que la FCPE se soit vite portée au secours du fauteur de troubles de l'Education nationale, les totalitaires font à leur tour de l'escalade" Suffisant pour tordre le cou à la rumeur ?" interpellent-ils.