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vendredi 27 février 2015

Macron dénonce un "foyer infectieux" parmi les "fainéants" du PS

Clone de Valls, le ministre de l'Economie laisse éclater sa rancoeur sur sa loi

Issu de la société civile, Emmanuel Macron déteste-t-il la représentation nationale ?

Ils ont le même coiffeur,
raie à droite
La loi Macron aurait été victime de "logiques politiciennes", selon le ministre de l'Economie, mère porteuse du projet Montebourg, père naturel qui fustige en effet un texte "trop atténué, sans courage." 

Macron se plaint dans un entretien au Monde daté de vendrediSelon lui, son rejeton a été "pris en otage ou, en tout cas, qu'il a été pris dans des logiques politiciennes, indépendamment du travail du fond qui avait été accompli", Macron , se plaint dans un entretien au Monde daté de vendredi.

"Un foyer infectieux" au Parti socialiste 

"La logique partisane, en particulier à l'approche des élections départementales, a été telle que seuls ceux qui n'avaient rien à perdre ont eu le courage de la dépasser", a reconnu le ministre. "Beaucoup de gens au centre-droit et à droite pouvaient se reconnaître dans ce texte; ils le disaient d'ailleurs", reconnaît le ministre de Valls 
"Les autres se sont pliés à la discipline de parti,"  accuse-t-ilCe qui ne manque pas de sel, quelques jours après l'appel de Manuel Valls à "l'ordre républicain" à propos de la législative partielle du Doubs, quelques heures après le musellement des ministres et des parlementaires à l'approche du congrès du PS et à quelques heures de la comparution du député Gérard Bapt devant la commission de discipline du PS...

Rappelant les vives réserves, dès le début, de son camp sur l'extension du travail du dimanche, il souligne qu' "ils ont justifié leur vote, ce qui est assez inédit, par tout ce que la loi ne contenait pas, la suppression des 35 heures par exemple. C'est ce que j'appelle le bovarysme parlementaire", a commenté ce trentenaire marié à une professeure quinquagénaire encore activité dans l'enseignement privé. 

Emmanuel Macron pointe aussi la direction de Bruno Le Roux

"Sur cette position initiale du parti s'est greffé un foyer infectieux qui ne s'est pas éteint", selon Emmanuel Macron. 
Sévère à l'égard du groupe des député PS mené par Bruno Le Roux, il révèle qu' "au cours de la dernière nuit de discussion à l'Assemblée, j'ai été saisi de voir à quel point certains députés étaient dans un débat théorique et à quel point ils perdaient le réel".

Emmanuel Macron désigne le virus Benoît Hamon, l'un des porte-voix des "frondeurs" du PS.
Selon Macron, "qu'un ancien ministre, alors que beaucoup de dispositions de la loi consommation qu'il avait portées et qui n'avaient pu aboutir figurent dans ce texte, méconnaisse les avancées sociales, précisément sur la question de la compensation et justifie ainsi un vote contre le gouvernement, laisse à penser que l'on a perdu de vue la réalité des choses ou qu'on a perdu de la culture politique".

L'amer Macron fait ainsi allusion au dilettantisme et aux insuffisances de Benoît Hamon (sous-ministre de Pierre Moscovici à l'Économie sociale et solidaire) qui méconnaissait à  ce point ses dossiers qu'il faisait repousser les débats pour se les faire présenter. Risée des enseignants, n'a-t-il pas d'ailleurs préféré abandonner le ministère de l'Education après 4 mois ,...

Et l'ex-banquier de conclure son dézingage: "Il avait simplement besoin d'un prétexte pour installer son vote contre. Tout le reste n'est que littérature".


vendredi 12 septembre 2014

Duflot accuse Valls de "hold-up" sur la majorité

Europe Ecologie-Les Verts se révèle clairement extrémiste à la fête de l'Humanité

Le Premier ministre aurait"dépouillé" la majorité de 2012
Mélenchon (Parti de gauche),
Cécile Duflot (EELV),
Martine Aubry (PS)
et Pierre Laurent (PCF)
Ancienne ministre écologiste de Hollande, l'ex-patronne des Verts radicaux continue de critiquer Valls, sa ligne et son équipe. Invitée à la fête de l'Humanité vendredi 12 septembre, Cécile Duflot a dénoncé un "hold-up d'une ligne politique", celle de Manuel Valls, "sur la majorité qui a gagné en 2012".
"Manuel Valls a décidé de mener la politique qui était celle qu'il a défendue pendant la primaire, qui a remporté dans mon souvenir 5% des suffrages", a-t-elle lancé à la presse en marge d'un débat sur le logement à la fête de l'Humanité. Elle juge "inouï" en effet l'abandon par Manuel Valls de l'encadrement des loyers, une promesse de campagne de François Hollande qui ne sera finalement appliquée qu'à Paris, "à titre expérimental".
"On a forcément un problème, il y a une sorte de hold-up d'une ligne politique sur une majorité qui a toujours envie de travailler. Ce que je veux réaffirmer ici c'est que la majorité qui a gagné en 2012, la majorité de la gauche et des écologistes elle n'a pas disparu", a-t-elle affirmé.

"Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique"

"Elle existe toujours.  Simplement elle a été dépouillée de ce qui faisait le cœur de son engagement et je souhaite qu'on retrouve les voies du rassemblement", a insisté l'électron-libre de la gauche. 
Et la députée EELV de Paris - par la volonté du peuple de Martine Aubry - de menacer. "Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique. Nous sommes en 2014, les choses ne sont pas terminées et
je souhaite ardemment travailler à ce que la politique du gouvernement soit réorientée, soit conforme à nos engagements".

Une amertume mêlée de fiel
"J'ai travaillé dix ans dans l'opposition pour faire gagner la gauche et les écologistes et je n'admets pas qu'on se résigne à la situation actuelle qui parait aussi facteur de danger politique pour notre pays", a-t-elle prévenu. "Il faut un sursaut démocratique et je n'attends pas la défaite de 2017. Je ne suis pas Cassandre. Je veux travailler à retisser les fils de la majorité pour qu'on mène une politique de gauche écologiste", a encore mis en garde une Cécile Duflot égocentrique.

vendredi 29 août 2014

Frustré, Montebourg souligne l'ingratitude du président Hollande

Cible de l'ex- ministre redresseur: François Hollande

Arnaud Montebourg a épuisé son capital des primaires

Le flambeur a visiblement mal vécu l'échec de son coup de poker avec François Hollande. Alors qu'il était encore ministre de l'économie avant de se faire évincer lundi 25 août, il s'était confié à la caméra d' "Envoyé spécial", qui a diffusé ce reportage jeudi 28 août.
Dans un extrait, l'ancien candidat à la primaire socialiste  revient sur son soutien à Hollande lors de l'entre-deux-tours où, fort de ses 17 % du premier tour, Montebourg avait déclaré voter "à titre personnel" pour l'actuel président de la République plutôt que pour Martine Aubry :
"J'ai fait 17 % des voix au premier tour. Sans moi, François Hollande n'était pas là où il est aujourd'hui. Je lui ai dit."
Mais un faible récompensé par le hasard n'entend pas que sa bonne fortune lui soit rappelée. 

Dans un autre extrait, où il dément être l'auteur du surnom "Flanby"qui colle depuis des années à François Hollande,
le ministre se plaint de ne pas être assez pris en considération :
"Je suis allé dans les cantons, j'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France, ce qu'il ne fait pas assez. Je lui dis tout. Il ne m'écoute pas mais ce n'est pas grave, il fait ce qu'il veut."

Que reste-t-il des promesses de dialogue et de concertation? 

VOIR et ENTENDRE
l'amer Arnaud:
Un corps étranger au gouvernement

Des accusations ressassées par Montebourg. Le 27 juin 2014, lors d'un entretien avec le journaliste Valentin Spitz que celui-ci a retranscrit dans un livre titré "Montebourg, moi président", le ministre se déclare même en cohabitation :
"J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation. Le président préside, mais nous, on fait. (...) Avec François Hollande, on ne peut plus discuter. Donc, on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques, mais inutiles. Depuis que je suis ministre de l'Economie, je ne vais plus discuter avec lui à l'Elysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs, j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Elysée."
Au vu de ses dernières déclarations, la rupture semblait inévitable à terme avec le président de la République. Pourtant, Montebourg s'était pris pour une pièce maîtresse du dispositif gouvernemental. En 2012, il avait été nommé ministre du "redressement productif", un titre à la manière soviétique qu'il avait imposé. Un portefeuille créé sur mesure pour ce chantre de la démondialisation puis du "made in France" devenu ministre de l'Economie après avoir participé à l'éviction de Jean-Marc Ayrault après les municipales du printemps 2014.

Victime d'épuration, Nono a disparu de la photo...
Est-ce à dire que le régime prend un virage, stalinien en politique et "socialo-libéral" en économie? Le "changement", promis par Hollande et produit par GPA, accouche d'un bâtard, un jamais vu paradoxal que Valls devra tenir en vie. 


mercredi 5 septembre 2012

Désirdavenir Royal s'avoue humiliée par sa défaite de La Rochelle

Sa défaite à La Rochelle est-il le coup de grâce ?


L'atterrissage sur le ventre de la parachutée de La Rochelle aux législatives de juin 2012 est une humiliation violente imméritée 


Publié par Le Figaro le 3 septembre, c'est un aveu  de l'amère Royal en Afrique du Sud où elle s'est envolée après avoir raté son arrivée au perchoir de l'Assemblée nationale: Hollande y a placé ce pauvre Bartolone, pour parachever sa vengeance "normale" et "juste", à la fois !  

Sa notion du "juste" n'est pas partagée
"La Rochelle, c'est une injustice. Un crash. Un accident de parcours. Je ne mérite pas ça", assure Ségolène Royal, au congrès de l'Internationale Socialiste du Cap où elle a tenté d'oublier l'affront. "Subir une humiliation comme cela, sous plusieurs angles, c'est violent", dit-elle encore pleurée, un peu assouplie dans ses bottes.
La formule "sous plusieurs angles" vise sa rivale
"La défaite politique a été doublée d'un tweet de soutien à Falorni signé de Valérie Trierweiler". La compagne de François Hollande a en effet interféré dans la campagne en twittant son soutien à Olivier Falorni, le candidat socialiste dissident qui a battu Ségolène Royal. "Ca reste un double choc", explique-t-elle.
"Victime d'une convergence d'intérêts"
Que reste-t-il de la "bravitude" ?
Elle na pas eu le courage de revenir à La Rochelle pour l'université d'été du PS le mois dernier. 
"J'aurais été pourchassée par les media [jusque dans son salon ?] Tout le monde m'aurait guettée, scrutée", assure-t-elle.
Une fois l'instant de surprise passée à l'apparition de la revenante, le risque n'était-il pas plutôt l'indifférence ?
Elle considère qu’elle ne "mérite pas d'être peopolisée comme ça". 
"Je n’ai jamais exhibé ma vie privée (...) Ces récits sont misogynes: on met en scène une sorte de pugilat ". Un peu court, Madame: non seulement vous ressassez, mais vous finissez par croire à vos contre-vérités "justes"...
A propos de sa défaite, Ségolène Royal raconte à qui veut l'entendre qu'elle a été victime d'une "convergence d'intérêts entre la droite et la gauche dissidente" que Maxime Bono, le maire de La Rochelle qui lui a proposé sa circonscription et elle n'avaient pas anticipée. Manque de lucidité avoué, faute totalement pardonnée ... LOL !
"Impensable" d'arrêter la vie politique
Marie-Ségolène n'est pas Michelle Martin
Reconnue coupable de l’une des plus abominables séquestrations de personnes dans les annales judiciaires, la compagne de Marc Dutroux n’aura finalement purgé que la moitié de sa peine, soit seize ans de réclusion sur les trente initialement prévus.
Aujourd'hui, les sœurs miséricordieuses du couvent des Clarisses de Malonne offrent généreusement l'asile à la femme la plus honnie du Royaume de Belgique, peut-être à leurs risques et périls.


Aucune congrégation n'a en revanche offert un refuge à l''ex du président, pas même par charité chrétienne.
 "Je ne vais pas entrer au couvent !", ironise Ségol'haine Royal à propos de son avenir. Mais, dit-elle, "je ne veux pas qu'on parle d'un point de chute, c'est dégradant. (...) Je n'ai pas besoin d'un lot de consolation". 
Que saurait-elle faire d'autre ?
"Arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion".
C'est ballot, cette passion n'est pas partagée par ses électeurs: bah, il lui suffira se délocaliser à nouveau !

vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?