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samedi 12 octobre 2019

Des militants écologistes d'Extinction Rebellion bloquent le coeur de Paris

Ces activistes de l'écologie radicale bloquent l'accès à l'Assemblée nationale

Après Italie Deux, symbole capitaliste, le siège de la démocratie
Des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion bloquent un pont menant à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2019.
Occupation de la voie publique par des activistes du mouvement écologiste Extinction Rebellion, ici, sur un pont menant à l'Assemblée nationale à Paris, le 12 octobre 2019
Il a fallu l'intervention de la police pour avoir raison de la chienlit - pacifiste - écolo et dégager certains de ces manifestants, mais le blocage continuait samedi en fin de matinée.
Après le centre commercial Italie 2, la place du Châtelet ou encore la rue de Rivoli, quelques centaines de militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont bloqué les accès à l'Assemblée nationale, samedi 12 octobre. Malgré l'intervention des forces de l'ordre, d'habitude particulièrement énergiques en France, les entraves à la circulation perduraient en l'absence des députés qui sont supposés être dans leurs circonscriptions le samedi: seuls les Parisiens et les touristes ont donc subi ces obstructions à la circulation sur la voie publique.

Les activistes ont débuté leur blocage peu après 10h du matin. 
Des militants du mouvement écologistes Extinction Rebellion ont bloqué la célèbre rue de Rivoli à Paris, le 10 octobre 2019.
Rue de Rivoli, rue morte : les commerçants osent-ils se plaindre ?
Des meules de foin et des gros bidons noirs ont été déversés sur les quais devant le Palais Bourbon, et des manifestants ont fait un sit-in sur la chaussées dans plusieurs rues autour du bâtiment, dans le 7e arrondissement de Paris. La police ne réussit pas à les disperser.

Le pacifisme des écolos, vertu ou chienlit ?

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Des pacifistes comme ça, en voulez-vous dans votre environnement ?
Cette nouvelle opération inspirée de l'étranger s'inscrit dans le cadre d'une semaine mondiale de désobéissance civile organisée par Extinction Rebellion pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique. Ils ont notamment occupé pendant cinq jours la place du Châtelet et le pont au Change, dans le 1er arrondissement. 
Les militants d'Extinction Rebellion ont commencé à bloquer l'aéroport de London City jeudi 10 octobre au matin
Et Extinction Rebellion (XR) va bloquer l’aéroport de London City pendant trois jours,  ci-dessus, au prétexte d’un projet d’extension, que les activistes jugent incompatibles avec l’urgence climatique : une réplique à Notre-Dame-des-Landes contre l'aéroport Ayrault à Nantes ?
Installation d\'Extinction Rebellion, à Paris, le 8 octobre. 
Les extrémistes d'Extinction Rebellion ont décidé de 
déplacer une partie de leur campement à Paris, vendredi 11 octobre
Alors que la Préfecture de police de Paris n'avait pas dispersé le campement de la place du Châtelet, à la surprise des militants eux-mêmes, les forces de l'ordre ont pris la mesure de la menace écologiste : elles sont intervenues samedi contre ce nouveau blocage. Elles ont dû traîner les corps inertes des manifestants assis par terre pour rendre la voie publique à la circulation, une scène notamment filmée par le journaliste Remy Buisine.


Mais nos pacifistes vertueux, exemplaires et respectueux de la planète ont poursuivie leur prise d'otage de ses habitants, réoccupant un peu plus loin, l'espace public.

vendredi 24 mai 2019

Européennes : Claire Nouvian (PP-PS) déchire Macron et les socialistes

Tir à boulets rouges de Claire Nouvian sur les bilans de Hollande, Mitterrand et Macron

Ecologiste radicale de la liste Place publique-PS, l'écologiste a démonté la loi Travail de Macron et la politique migratoire de Hollande,
entre autres, suscitant la colère de plusieurs socialistes.


Résultat de recherche d'images pour "nouvian colere"En apportant leur soutien à la liste de gauche radicale menée par Raphaël Glucksmann, le trotskiste lambertiste (OCI) Lionel Jospin, successeur de Juppé à Matignon, et François Hollande, anciens premier secrétaire du Parti socialiste et président de la République socialistes, ont attisé la fureur de Claire Nouvian contre le Parti socialiste. En meeting le 21 mai à Lomme (Nord), près de Lille, la 78e sur la liste a affiché le vrai visage de la liste "Envie d'Europe" - à majorité socialiste - de Glucksmann et fondatrice de l’association écologiste Bloom. 
Elle s'en est vertement prise à de nombreux aspects des politiques de François Mitterrand et François Hollande : le colonialisme et la Françafrique, "le tournant de la rigueur" (en 1983), les dérégulations, les privatisations des années 1980 pour Mitterrand, " l’abandon des classes populaires, des ouvriers, des exclus de la mondialisation" et "le CICE sans contrepartie, la loi Travail [de Myriam El Khomri et Emmanuel Macron], la politique migratoire de Manuel Valls et l’indigne déchéance de nationalité", comme ne faisant pas partie de "l’idée socialiste".
On note dans la vidéo que si Martine Aubry applaudit, Olivier Faure s’en abstient.

Ces attaques ont vivement fait sursauter plusieurs socialistes ou ex-socialistes. 
Juliette Méadel, ancienne secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes (2016-2017) et ex-porte-parole du PS (2014 à 2016), critique une candidate qui "nie trente ans d’histoire du PS, passe sous silence les conquêtes sociales de la gauche" et cela, "au nom du socialisme qu’elle abhorre".

Plus virulent, François Loncle, ancien secrétaire d’Etat à la Ville, puis au Plan (1992 à 1993) et ancien député, tonne : "Glucksmann et Nouvian, deux imposteurs qui insultent le parti qui leur offre un siège européen. Quel cynisme, quelle crapulerie !"

Jean-Louis Gagnaire, ancien député PS (2007-2017), passé chez LREM, regrette le soutien de Lionel Jospin, François Hollande, Bernard Cazeneuve et Stéphane Le Foll à la liste PS-Place publique. Il pointe Raphaël Glucksmann, grand-père roumain et père maoïste, "qui crache sur l’histoire du Parti socialiste", et "une survivante des frondeurs qui sape de l’intérieur". La râcleuse des fonds marins est la petite-fille de Pierre Péricard, maire RPR de Civaux (Vienne), celui "qui s’est démené pour faire venir la centrale nucléaire dans sa ville !"

"Sur l'ensemble de la liste,
la moitié des noms vient du PS, l'autre moitié a été attribuée à Place Publique et les alliés [Nouvelle Donne, PRG]", se défend-on du côté de Place publique, bien que ses candidats soient effectivement des soutiens de la majorité présidentielle au temps de Hollande.
Cette marée de socialistes sur la liste, où figurent également l’ancienne porte-parole de Génération.s Aurore Lalucq (4e) et l’économiste Nouvelle Donne et ex-PS Pierre Larrouturou (5e), symbolise pour certains l’échec du projet initial. Place publique, qui rêvait d'unir toute la gauche, a finalement vu fuir EELV, Génération. s, et le PCF. Nombre de candidats, à l'origine en situation d'éligibilité, sont des socialistes : la députée européenne Sylvie Guillaume (2e), l’eurodéputé Eric Andrieu (3e), la présidente du groupe PS d’Arles Nora Mebarek (6e), le conseiller régional Christophe Clergeau (7e), Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry et compagnon d'Anne Hidalgo (9e), ainsi que de nombreux autres en 12e, 13e et 14e positions… 
Exemple de membre de la société civile, Jérôme Karsenti, avocat anti-corruption d’Anticor (11e), des lobbyistes qui, en juin 2018, demandèrent au Parquet de Paris d'ouvrir une enquête pour "vérifier la transparence et la probité des comptes de campagne" d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2017... 
"Notre liste, c’est l’embryon de ce qui va reconstituer la gauche dans les années qui viennent", rêvait Raphaël Glucksmann.

L'agitée du bocal relativise ses critiques 

Dans la version intégrale de son discours, "éloge de la social-écologieSur Twitter, Claire Nouvian distribue les bons et les mauvais points. Elle y rend hommage à plusieurs grandes figures, de Jaurès à Badinter en passant par le Front populaire, opposant "le socialisme, [...] génie européen de Jacques Delors, [... ou] le Revenu minimum d’Insertion de Michel Rocard" à tous leurs successeurs

Et d'affirme, répondant à sa question "Qui nous fait vibrer aujourd’hui ?": "Pour ma part, ce sont des femmes. Le socialisme aujourd’hui, c’est Alexandria Ocasio-Cortez [une américaine dans la lignée de Bernie Sanders], Christiane Taubira [qui, par sa candidature, contribua à la débâcle socialiste à la présidentielle de 2007], Anne Hidalgo [proche de Martine Aubry et frondeuse durant le quinquennat Hollande] à Paris, Nathalie Appéré [soutien de François Hollande lors des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste en 2011, puis d'Olivier Faure au congrès du PS à Aubervilliers] à Rennes et Johanna Rolland à Nantes [dont le mentor fut Jean-Marc Ayrault), qui portent la rencontre du social et de l’écologie sur leurs territoires. Jugement binaire et palmarès militant de féministe. Et vous, chère Martine Aubry, […] 
"Le socialisme et la social-démocratie ont permis les plus grandes conquêtes sociales en France et en Europe. Le grand enjeu de notre décennie est désormais d’articuler socialisme et écologie."
Un discours agressif et clivant qui abat des pans entiers de murs socialistes et sert la liste Loiseau (qui ne figure pourtant pas au nombre des gloires du socialisme) et  le "monde nouveau" voulu par Macron.

vendredi 12 octobre 2018

Mairie de Paris : un adjoint d'Anne Hidalgo pète un cable

Christophe Najdovski n'a pas su garder ses nerfs

Confronté aux conditions de travail des employés de Streeteo par un journaliste du service public
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l'élu EELV n'est pas resté zen et s'est emporté.


Soumis à l'Inquisition du service public de télévision, au sujet de la sous-traitance du contrôle au stationnement par un journaliste de l'équipe totalitaire d'Elise Lucet, animatrice agressive d'"Envoyé Spécial" sur France 2, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge des transports à la mairie de Paris, Christophe Najdovski a disjoncté.

Confronté à des témoignages sur le harcèlement des employés - poussés à faire du chiffre - de Streeteo, une des deux entreprises en charge des infractions au stationnement payant sanctionnées par FPS (forfait post-stationnement) dans la capitale, l'élu EELV a tenus des propos d'une inqualifiable vulgarité.


Après avoir appris que les employés de l'entreprise ont reçu des SMS en pleine nuit pour leur reprocher des performances insuffisantes, Christophe Najdovski s'est même emporté. "Evidemment que je ne peux pas être au courant de tout. Enfin merde quoi, vous faites chier !"


L'ayatollah de l'écologie radicale à Paris a mal encaissé le retour du boomerang…
Il n'a pas mieux supporté qu'à la démission de Bruno Julliard le poste de premier adjoint à l'Andalouse lui échappe !

vendredi 6 avril 2018

Oxfam France : Duflot, drôle de choix pour redorer son blason souillé !

Duflot quitte la politique pour prendre la tête d’Oxfam France 

Oxfam offre un point de chute à la très contestée altermondialiste Cécile Duflot, alors que l'écologiste Jean-Vincent Placé vient d'être mis en garde à vue et que les électeurs l'ont rejetée.

Ce n'est pas Duflot qui abandonne la  politique, mais la politique qui abandonne Duflot.
Les électeurs ne lui ont pas renouvelé leur confiance et l'ancienne ministre doit renoncer. "J’ai jugé que le moment était venu de m’engager différemment et d’ouvrir une nouvelle étape de ma vie", a déclaré l'écologiste radicale jeudi dans un entretien au Monde. "Je quitte la politique avec beaucoup de sérénité; j’ai pris ma part de l’engagement et des difficultés," a-t-elle ajouté, avec une brin d'amertume. 
Le 20 août 2016, elle avait annoncé sa candidature à la primaire organisée par Europe Ecologie Les Verts. Mais, alors qu'elle était donnée favorite du scrutin, elle se fit éliminer dès le premier tour, arrivant en troisième position du premier tour, avec 24,41 % des voix derrière Yannick Jadot et Michèle Rivasi, Jadot choisit alors le mauvais cheval, le socialiste Benoît Hamon.
Le couperet tomba lors de la législative de 2017 
Nawel Oumer (PS) qui était investie par les militants socialistes en vue des élections législatives de juin fut la première victime de l’accord conclu entre Benoît Hamon (PS) et Yannick Jadot (EELV) et dû s’effacer devant Cécile Duflot (EELV) dans la 6e circonscription (XIe et XXe) : promesse de cette circonscription en échange du retrait de Jadot de la course à l’Elysée et de son ralliement à Benoît Hamon. L’accord provoqua la colère d’élus socialistes et d’Anne Hidalgo qui n’avait pas digéré ce parachutage en 2012, avec l’appui de Martine Aubry, alors à la tête du PS. 
Mais cette cuisine électorale, pas 'bio' du tout, ne profita pas à la plaie du corps politique. Comme en 2012, déjà sous l'étiquette commune Europe-Ecologie-les Verts et PS, en juin 2017, Cécile Duflot se fit refouler dès le premier tour à Paris, avec le score infamant de 14,6%, derrière Pierre Person (LREM 39,42 %) et Danielle Simonnet (LFI 18,8%).

Oxfam France  se choisit une vielle ganache pour directrice générale  

L'ONG ne fait pas elle-même l'annonce : "Je rejoins une organisation internationale formidable”, annonce l'ex-ministre déchue, assurant qu'elle n'a pas quémandé la place et qu’Oxfam l’a sollicitée pour poser sa candidature. Dans un communiqué, le conseil d’administration d’Oxfam France précise que Mme Duflot prendra ses fonctions de "directrice générale" de l’ONG "en juin". 

"J’ai toujours dit que la vie politique ne pouvait pas être éternelle. Chacun doit aussi pouvoir se ressourcer, avoue la politicienne au bout du rouleau. C’est aussi une forme de remise en question”, assure-t-elle, précisant qu’elle va "continuer à agir, mais différemment" :  début d'auto-critique ?

"Je m’engage avec Oxfam dans la durée”, prévient-elle, renonçant à être candidate aux élections européennes de 2019 ou encore à la présidentielle de 2022 ! Ses chantiers prioritaires à la tête d’Oxfam France seront "le développement de l’organisation, le renforcement de l’impact de (ses) propositions, et l’intégration dans Oxfam international". "Si l’on veut faire reculer la pauvreté et les inégalités, il faut agir politiquement au sens noble du terme", explique-t-elle sans rire. 
Résultat de recherche d'images pour "duflot cantat"
Questionnée sur le scandale sexuel qui a secoué l’organisation en Haïti,  Duflot rappelle être "engagée de longue date contre les violences faites aux femmes". Peut-on toutefois rappeler à cet égard que son compagnon est Xavier Cantat, frère de Bertrand Cantat, membre du groupe Noir Désir et assassin de sa compagne, Marie Trintignant, en 2003 Lituanie ?

La polytraumatisée du suffrage populaire se flatte de son nouveau parachutage. 
"La réponse qu’apporte Oxfam après ce traumatisme est à la hauteur, estime-t-elle. Interrogée sur les regrets qu’elle peut avoir sur sa vie politique, l’ancienne secrétaire nationale des Verts admet avoir échoué à ce que "la prise de conscience écologique soit plus vive et que notre pays s’engage enfin dans une autre logique". "Je suis aussi très inquiète de la montée de la parole et des actes de haine racistes et antisémites dans mon pays," a ajouté l'ayatollah de l'écologie. 
Et Duflot de se féliciter d'être patronne d'Oxfam France à la tête "d’une équipe de 42 personnes, forte du soutien de près de 700 bénévoles" et "dotée d’un budget annuel de 4 millions d’euros”. 
Claire Fehrenbach, actuelle directrice générale d’Oxfam France, "salue l’arrivée de Cécile Duflot, une femme connue et reconnue pour son courage politique et pour son engagement en faveur de la lutte contre le changement climatique, les inégalités et les droits humains en général".

Oxfam France se dit association non partisane et non confessionnelle.
Elle est pourtant politique, puisqu'elle revendique sa lutte contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux qui, selon l’association altermondialiste, "menacent la stabilité financière et l’économie, sapent les systèmes fiscaux et les budgets des États, et creusent les inégalités dans le monde entier."
Oxfam France est d'ailleurs membre de la confédération internationale Oxfam. Or, outre que celle-ci a été mise en cause en 2018 par The Times pour un rapport dénonçant l'action du directeur régional de l’organisation à Haïti, elle est critiquée pour le mercantilisme de sa politique de commerce équitable, ainsi que son manque de transparence et traçabilité et son inefficacité sur le terrain. L'ancienne ministre du logement y a donc toute sa place...

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vendredi 30 octobre 2015

COP21, sous la menace de Black Blocs qui s’entraînent en France

Les altermondialistes européens ont mené une opération, ce week-end en Bretagne
Black Blocs en action à Strasbourg en 2009
pendant un sommet de l'OTAN


Passée inaperçue, cette action dans le Finistère était pour certains une répétition avant la COP21 


"Ils ont fait une répétition avant de frapper pendant la conférence climat en décembre à Paris". Voilà comment un proche de Manuel Valls analyse cette manifestation du week-end dernier dans le Finistère. 

Rassemblés sous le prétexte d'un hommage à Rémi Fraisse, une centaine de jeunes anarcho-révolutionnaires ont tenté d’envahir la poudrerie Nobel Sport où sont fabriquées des grenades lacrymogènes. Lors d’une manifestation sur le barrage de Sivens dans le Tarn, c’est  une  grenade offensive lancée par un policier qui a atteint le sac à dos du jeune homme. Il s'était enflammé en entrant en contact avec une matière inflammable qu'il contenait, dit-on, causant la mort, il y a un an, de l'activiste d'extrême gauche qui est présenté comme un inoffensif petit biologiste.



L' "usine d'armement" de Pont-de-Buis a été la cible de l'extrême gauche

La mobilisation a commencé sur les ondes, avec radio Poudrière (98,6) qui a diffusé en continu les infos utiles aux activistes,
raconte Mediapart. Cela a commencé, non loin de Carhaix, dans le champ prêté par un habitant - à mi-chemin entre Quimper et Brest - avec d’énormes Dazibao en papier mâché représentant les fameuses armes et munitions avec lesquelles la police mutile et tue (sic). Ils ont organisé des barrages filtrants, en riposte aux routes barrées tenues par les gendarmes qui disposaient d'un hélicoptère pour la journée.

Ils étaient 400 personnes dans le centre de Pont-de-buis (PS), selon les organisateurs. 
Quelques tags : "Face à la police, légitime défiance", "Nobel sport, noble mort"
Quelques slogans : "Les policiers à la vaisselle, les Flash-ball à la poubelle." "Nobel Sport, marchand de mort ".
Et puis une grande, très grande banderole peinte sur lequel on reconnaît le visage de Rémi Fraisse avec l’inscription : "Rémi, présent dans nos luttes."

A l’entrée de l’usine, canon à eau et grille anti-émeute attendent les manifestants. L’assemblée des blessés se tient là, réunissant des "petits biologistes" blessés, par des tirs de Flash-ball et de LBD 40 pour une conférence de presse.

De fait, une interdiction de manifester... pacifiquement
Depuis la mort de Rémi Fraisse, le gouvernement remet régulièrement en cause le droit de manifester, écrit Mediapart, pratiquant des arrestations préventives, en bloquant les manifestants dans de gigantesques nasses, etc. Le préfet dit ne pas avoir interdit la manifestation, mais il a mis tout en place pour empêcher son déroulement, selon les gentils organisateurs.
Lors d'une tentative pour sortir du centre, ils tombent sur un autre... barrage, mais sont repoussés par des gaz lacrymogène et retournent au campement en colonne motorisée. 
Le soir, c'était festnoz.

Parmi les manifestants, ce week-end, il y avait des "pros"


C'est ce que note un élu breton qui précise qu'ils étaient armés d’explosifs, casqués, cagoulés, habillés entièrement de noir et qu’ils n’étaient pas tous Français. Xénophobie ?...

Pour lui, cette action dans le Finistère n’était une répétition avant la COP21. L’exécutif craint que des manifestations dégénèrent à cette occasion. "Il faudra les bloquer aux frontières," conseille ce connaisseur anonyme. "C’est le boulot des services de renseignements et eux aussi ils ont pu s’entraîner ce week-end" conclut le député. Notamment en prenant tous les renseignements utiles sur les manifestants du Finistère.

jeudi 24 septembre 2015

Régionales 2015: Christophe Porquier prend aussi la porte d'EELV

Réactions de rejet du PS en vue des Régionales 2015

L'un des pionniers de l'écologie politique en Picardie 
a décidé de quitter son parti

Christophe Porquier devait mener la liste écologiste dans la Somme mais il n'avait pas rassemblé la gauche avec une alliance de l'extrême gauche, face à la montée du Front National. 

Nicolas Dumont, maire socialiste d'Abbeville réagit sans surprise

Vice-président du Conseil régional de Picardie, il soutient Christophe Porquier en appelant "au rassemblement dès le premier tour"...
VOIR et ENTENDRE son appel à la raison:


Conseillère régionale EELV et déléguée à la coopération, Michèle Cahu quitte aussi EELV pour continuer à donner du sens à son engagement politique...
"Plus que jamais écologiste, adhérente depuis 8 ans, je ne suis plus en accord avec l'orientation stratégique et politique d'EELV Picardie, sur la forme, alliance PG annoncée avant le vote de l'AG et sur le fond. Je ne peux m'associer à la décision d'EELV de partir divisés au premier tour, avec une alliance exclusive PG et d'arriver "émiettés" au deuxième avec tout ce que cela comporte d'imprévisible et de risque si nous n'avons pas su créer une dynamique de rassemblement à gauche dès le début."
Tête de liste des écologistes pour la grande région Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau,  dénonce de son côté,"une manoeuvre de sabotage complet"

Michel Guiniot, président du groupe FN au Conseil régional de Picardie, annonce dans un communiqué de presse que Christophe Porquier "tente tout simplement de sauver son poste d’élu puisqu’au regard des très mauvais sondages, les Verts devraient tomber dans les oubliettes de la vie politique !


La crise à Europe Ecologie Les Verts dure depuis le 12 septembre 2015. Réactions politiques après la démission de Christophe Porquier

Réunis à Lille le samedi 12 septembre, les militants EELV des deux régions étaient appelés à se prononcer sur la stratégie des écologistes aux prochaines élections régionales en décembre prochain. 
A une écrasante majorité de 74,4%, les militants écologistes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie ont décidé de rejeter toute alliance avec le Parti Socialiste, une motion portée par Sandrine Rousseau.

La député de la Somme, Barbara Pompili, annonce rester à EELV - alors que son mari a claqué la porte - mais qu'elle "ne soutiendra pas le chef de file régionale Sandrine Rousseau" qui lui crée des difficultés pour une éventuelle entrée au prochain gouvernement Valls.

Cette position qui ne fait pas que des heureux du côté picard... 
Christophe Porquier, alors tête de liste de la Somme, n'avait pas souhaité se joindre à la photo de famille des candidats, ne sachant pas s'il resterait dans la campagne...

vendredi 12 septembre 2014

Duflot accuse Valls de "hold-up" sur la majorité

Europe Ecologie-Les Verts se révèle clairement extrémiste à la fête de l'Humanité

Le Premier ministre aurait"dépouillé" la majorité de 2012
Mélenchon (Parti de gauche),
Cécile Duflot (EELV),
Martine Aubry (PS)
et Pierre Laurent (PCF)
Ancienne ministre écologiste de Hollande, l'ex-patronne des Verts radicaux continue de critiquer Valls, sa ligne et son équipe. Invitée à la fête de l'Humanité vendredi 12 septembre, Cécile Duflot a dénoncé un "hold-up d'une ligne politique", celle de Manuel Valls, "sur la majorité qui a gagné en 2012".
"Manuel Valls a décidé de mener la politique qui était celle qu'il a défendue pendant la primaire, qui a remporté dans mon souvenir 5% des suffrages", a-t-elle lancé à la presse en marge d'un débat sur le logement à la fête de l'Humanité. Elle juge "inouï" en effet l'abandon par Manuel Valls de l'encadrement des loyers, une promesse de campagne de François Hollande qui ne sera finalement appliquée qu'à Paris, "à titre expérimental".
"On a forcément un problème, il y a une sorte de hold-up d'une ligne politique sur une majorité qui a toujours envie de travailler. Ce que je veux réaffirmer ici c'est que la majorité qui a gagné en 2012, la majorité de la gauche et des écologistes elle n'a pas disparu", a-t-elle affirmé.

"Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique"

"Elle existe toujours.  Simplement elle a été dépouillée de ce qui faisait le cœur de son engagement et je souhaite qu'on retrouve les voies du rassemblement", a insisté l'électron-libre de la gauche. 
Et la députée EELV de Paris - par la volonté du peuple de Martine Aubry - de menacer. "Le gouvernement s'est éloigné de sa propre politique. Nous sommes en 2014, les choses ne sont pas terminées et
je souhaite ardemment travailler à ce que la politique du gouvernement soit réorientée, soit conforme à nos engagements".

Une amertume mêlée de fiel
"J'ai travaillé dix ans dans l'opposition pour faire gagner la gauche et les écologistes et je n'admets pas qu'on se résigne à la situation actuelle qui parait aussi facteur de danger politique pour notre pays", a-t-elle prévenu. "Il faut un sursaut démocratique et je n'attends pas la défaite de 2017. Je ne suis pas Cassandre. Je veux travailler à retisser les fils de la majorité pour qu'on mène une politique de gauche écologiste", a encore mis en garde une Cécile Duflot égocentrique.

vendredi 27 juin 2014

Interdit écologique: Royal part en croisade contre les sacs plastiques

Diktat écolo: Royal veut bannir les sacs plastiques non dégradables: 
quid des emballages?

Le sac plastique sera biodégradable ou ne sera pas en 2016, selon Ségolène Royal


Cachez ces sacs plastique
que le ministre de l'Economie 

PS  ne saurait voir !
La ministre de l'Écologie a déposé un amendement adopté mercredi soir qui propose de remplacer les sacs par des cabas ou des chariots à roulettes. Les représentants commerçants ne décolèrent pas et demandent le retrait du texte.

Après trois mois au gouvernement, Ségolène Royal continue sur la voie de l'écologie de l'interdit.
La "remise à plat" de l'écotaxe, l'opposition au gaz de schiste et la sortie du nucléaire, toutes les décisions de la nouvelle ministre de l'Écologie agitent l'opinion. Elle relâche le vieux serpent de mer de l'interdiction  des sacs plastiques non réutilisables dans les magasins dès 2016.

Un amendement déposé par la ministre a été adopté mercredi en soirée 
en Commission du développement durable à l'Assemblée lors de l'examen du projet de loi sur la biodiversité. 

La consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est déjà tombée de 10,5 milliards à 700 millions de 2002 à 2011. Un nombre qui devait de toute façon continuer à baisser, avant même la mise en place, le 1er janvier dernier, d'une taxe d'environ six centimes par sac. Mais "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. 
À la place des sacs plastiques, l'amendement propose donc des "sacs réutilisables quelle que soit leur matière" ou "d'autres modes de transport des marchandises, comme par exemple des cabas ou des chariots".
Les points de vente se voient donc interdire la distribution aux Français des sacs à usage unique, qu'ils soient gratuits ou payants, distribués en caisse ou en magasin.




VOIR et ENTENDRE   Pascal Durand, député européen EELV, estimer que  "l'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle":


Cette annonce Royal coûterait environ 300 millions d'euros aux commerçants

La ministre renonce en effet à la prévention par la pédagogie et suscite l'irritation de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution et l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs à propos des 144 millions pour les sacs de fruits et légumes, 100 millions pour les sacs de caisse et 40 millions pour les sacs comptoir. 
"Cette mesure entraînera une hausse des prix, notamment des fruits et des légumes. Une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité est un frein supplémentaire à la consommation", expliquent les deux organisations qui appellent le Parlement à supprimer cette mesure. "Entamer encore le pouvoir d'achat des Français, dans le contexte économique actuel, est irresponsable", ajoutent-elles.

"On attaque enfin le gras du problème"
(Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie 
et environnement de l'UFC-Que choisir)



A l'inverse, la mesure a été bien accueillie par les associations de consommateurs. 
"On attaque enfin le gras du problème, répond Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement de l'association de consommateurs, l'UFC-Que choisir, très marquée à gauche, qui, dès 2003, avait réclamé -et obtenu- des mesures drastiques pour réduire le nombre de sacs plastiques non dégradables. Même si les mentalités ont changé depuis le début des années 2000 sous l'impulsion des pouvoirs publics soutenus par certaines groupes comme Leclerc ou Carrefour, il existe encore des poches de résistance de la part des acteurs de la grande distribution. Tous les produits bioplastiques ne sont, par exemple, pas biodégradables. Et ceux biodégradables ne sont pas forcément écologiques".

Ségolène Royal fait de la surenchère sur Bruxelles 

Fin novembre, la Commission européenne avait adopté une proposition visant à imposer aux États membres de l'Union européenne de réduire fortement leur consommation de sacs plastique jetables. Ségolène Royal ne fait donc qu'aller plus loin. L'UFC-Que choisir espère désormais qu'il en sera de même pour les prospectus publicitaires. "Ce sera plus compliqué à faire passer auprès des sociétés», déclare Nicolas Mouchnino.


VIDÉO - «L'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle», juge Pascal Durand, député européen EELV.