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mardi 24 octobre 2017

Glyphosate : Ségolène Royal se lâche contre Nicolas Hulot

Cette peste de Royal aurait évidemment fait autrement et mieux...

Sur le  glyphosate, pesticide décrié comme elle, l'ancienne ministre de l'Ecologie a tenu à tacler son successeur

Royal Ségolène, octobre 2017,
après quatre mois de travaux
L'ancienne ministre de l'Ecologie n'a pas retenu ses coups contre Nicolas Hulot dans l'émission Punchline ('Le mot de la fin', en français) animée par Laurence Ferrari sur CNews, lundi 23 octobre.
Lors de la passation de pouvoirs en juin dernier, si Ségolène Royal (PS) avait délivré à Nicolas Hulot, son successeur  un brevet de  "très bon ministre", mais elle avait aussi tiré une "petite sonnette d'alarme, pour l'aider", non sans "paternalisme", sur plusieurs sujets dont la résistance à Bercy - sans compter le ministère de l'Agriculture -, la Guyane et le glyphosate.

Nicolas Hulot est trop mou (plus mou que le "président normal"?)

Depuis, 
Royal a changé de ton.
"Il n'y a pas de raison que la France ramollisse sa position parce que sinon ça sera le château de carte: tout va s'écrouler."

Elle en profite pour vanter sa propre période.  
Résultat de recherche d'images pour "Pacte ecologique Segolene Royal candidats presidentielle"

"Si la France, qui a reçu la COP21, qui est exemplaire dans le domaine environnemental, passe de l'opposition à l'autorisation, même sur une période très courte, c'est un très mauvais signal et les pollueurs chimiques vont en profiter", a notamment mis en garde Ségolène Royal.

En matière de mollesse, Royal est pourtant la reine. Si ses déclarations sont cassantes, elles ne sont pas nécessairement suivies d'effets.
Fin août 2008, alors que le bureau national du PS annonçait son accord avec l'idée d'une taxe carbone, Ségolène Royal se déclara hostile à la contribution climat-énergie et fut alors taclée par les Verts : signataire du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, elle fut alors accusée de manquer à sa parole.
En 2011, elle se déclara pour un arrêt de la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville. "Moi, j'arrête Flamanville", avait juré la candidate à la primaire socialiste, dans l'hypothèse où elle accèderait à l'Elysée, vendredi 23 septembre face à la rédaction de Libération. Celle qui se posait en résistante face à "un lobby EDF qui bloque tous les projets d'énergies renouvelables" accepta de participer au gouvernement de Hollande, bien qu'en 2012, celui-ci, comme candidat, se soit déjà déclaré favorable à la poursuite de sa construction.
En octobre 2014, alors que sa mise en place avait été repoussée à début 2015, Ségolène Royal mit fin à l'écotaxe qu'elle défendait.
Elle reviendra également, fin 2014, sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France.

La sexagénaire ressort ses 
sacs plastique sur la voie publique

Elle avait alors peiné à imposer les sacs biodégradables sur le marché et prétend aujourd'hui qu'elle les aurait fait progressivement passer dans les moeurs dès juillet 2016
Le gouvernement espérait le remplacement des sacs en plastique par les sacs biosourcés, c'est-à-dire composés de matières végétales, à 30 % en 2017, 40 % en 2018, 50 % en 2019 et 60 % en 2025. Mais, ce n'est pas le cas et par chance.
Or, les impacts environnementaux de la fabrication d’un sac biodégradable sont plus importants que ceux d’un sac plastique. A base notamment d'amidon de maïs, ils sont liés aux cultures agricoles (soumises aux contraintes d'approvisionnement en eau, aux aléas climatiques ou à l'épandage de pesticides, etc.), alors que les impacts environnementaux des sacs plastiques sont liés au pétrole. Or utiliser des ressources liées à la nourriture humaine peut poser des problèmes et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut de grandes surfaces agricoles, des engins de récolte, des silos de stockage, etc. Enfin, dans une filière d’incinération, les sacs biodégradables brûlent moins bien et apportent moins d’énergie lors de la combustion.
Depuis le 1er janvier 2017, sont néanmoins interdits, sur les marchés, chez le primeur, le fromager ou le poissonnier, y compris dans les grandes surfaces, les sacs plastique ultrafins à usage unique utilisés dans les rayons fruits et légumes, en application de la loi sur la transition énergétique, dont l'amère Royal fait grand casIronie de cette alternative écolo, les sacs biosourcés sont à 32% de fécule de pomme de terre... Et il en faut des étendues. Sans OGM, de surcroît !
Dans la pratique, "nous écoulons nos stocks de sacs plastique avant de mettre les nouveaux en place," ont commencé à opposer les commerçants sous la pression de leurs clients. Plutôt que les sacs homologués 'Royal', d'autres sont passés aux sacs en papier kraft. Mais certains rechignent: "les sacs biodégradables, nous les payons 1,20 euro le paquet de 50 contre 1 euro les 100 pour les sachets de base, c'est une grosse différence...", soit 7 centimes l'unité, a calculé une commerçante.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal marquer sa différence avec Nicolas Hulot :
L'écologie punitive, ça fait se lever un "vent de révolte"
En février 2008, l'amère Royal sentait se lever un "vent de révolte"; en 2017, elle ne sent plus rien.
Plusieurs mesures répressives ont été prises par l’Etat pour limiter la commercialisation de sacs à usage unique en plastique. Et le pouvoir socialiste n'a rien à envier à Bruxelles en matière de réglementation pointilleuse et irritante. Depuis le 1er juillet 2016, seuls des sacs plastique réutilisables, d’une épaisseur de plus de 50 microns, ou composés d’autres matières que le plastique (papier, tissu…) peuvent être distribués en caisse. Et depuis le 1er janvier 2017, cette interdiction s’applique aussi aux autres sacs mis à disposition dans les lieux de vente (rayons fruits et légumes, fromagerie, boucherie…). Pour ces derniers, seuls restent autorisés les sacs en plastiques compostables en compostage domestique et biosourcés, avec une teneur minimale en matière végétale qui augmente dans le temps, on l'a vu, le reste provenant toujours de dérivés du pétrole.En définitive, les sacs en plastique sont donc toujours présents et aucune étude ne montre que leur distribution aurait été significativement réduite depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.Selon le ministère de l'Écologie, 17 milliards de sacs plastiques sont encore utilisés chaque année en France. 100 milliards en Europe. Quant aux coton-tiges de Ségolène Royal, c'est comme le string qu'elle interdisait à l'école... 
Il n'empêche qu'elle ressasse toujours ses propres déconvenues en tentant de les faire passer pour des réussites.

Royal a la tête dans le sac. Les "fact checkers" pourraient le lui retirer mais, si libres et indépendants soient-ils, les journalistes sont soucieux de conserver leur abattement fiscal de 7.650 euros, à l'heure du harcèlement fiscal des classes moyennes, des fonctionnaires ou des retraités. 
Outre que le transformation du sac "biodégradable" perturbe le compost naturel (il met entre 6 et 12 mois), lors de la Journée mondiale sans sac plastique du 3 juillet, l'association France Nature Environnement s’est interrogée sur le bilan des interdictions françaises mises en œuvre depuis 1 an dans les lieux de distribution.

On aura en outre noté que l'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique a dû consacrer plus de temps à la chirurgie esthétique qu'aux bébés phoques, pendant ces quatre derniers mois. En effet, Royal combat les effets de la nature sur elle et elle s'est visiblement faite retendre les chairs et sià l'automne (de sa vie), elle paraît dix ans de moins qu'au printemps dernier, elle ne peut plus sourire. Une fonction dont la grincheuse n'abuse pas.
A Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline ce lundi 23 octobre, Ségolène Royal a révélé avoir été confrontée à un cas de harcèlement. Evidemment au ...sein de son ministère. Que du bio, mais dégradant.

mardi 13 juin 2017

Ségolène Royal abandonnera le pédalo socialiste en perdition

Le parti présidentiel draine  et héberge  les égarés du paysage politique

Segolène Royal révèle sa trahison : elle a voté En Marche!

Le PS paie ses "divisions" et il va sans doute y avoir une "recomposition" à gauche, a prédi mardi Ségolène Royal, sur RMC (groupe BFM) qui a voté pour une candidate En Marche! au premier tour des législatives.

L'ex-ministre de l'Environnement a ajouté être en contact avec les ministres Nicolas Hulot et Jean-Yves Le Drian pour continuer à travailler sur le climat.
"Je vais continuer le combat climatique; je mettrai mes compétences au service de ce combat et du gouvernement", a-t-elle raconté.

Le président Emmanuel Macron l'aurait, selon elle, appelée au moment de composer le gouvernement, pour lui dire qu'elle n'en ferait pas partie, mais lui a demandé son aide sur le dossier climat, a-t-elle affirmé, comme si Nicolas Hulot, ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, n'était pas à la hauteur. Il "m'a appelée très tard; j'ai été la variable d'ajustement", assure celle qui fut un temps tête de gondole du PS.

Ségolène Royal, qui après la COP21 avait oeuvré à pousser les ratifications de l'accord de Paris, a monté une association, "Manifeste pour une justice climatique".

L'ampleur de la défaite du PS révèle "un système politique qui arrive à épuisement"

Le coeur du PS bat-il encore ?
Le diagnostic de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 est cruel : "L'alternance verrouillée droite/gauche ne répond plus forcément aux problèmes qui se posent", estime l'ex-concubine de François Hollande qui a présidé au déclin du PS de 1997 à 2008 et à l'affaiblissement de la France de 2012 à 2017.

Ce qui est responsable de l'effondrement du PS, "ce sont les divisions. Les gens ne supportent plus cela". Et "il y a division quand il n'y a pas assez de travail idéologique" autour des mutations de la société, insiste-t-elle.

Brigitte Macron et Ségolène Royal 
ont toutes les deux 64 ans en 2017
Selon Royal, "il y a eu [dans la société] un épuisement général, le 49-3, les attentats... une saturation, et un besoin d'apaisement, d'accalmie. D'où le fait de choisir un courant centriste".

Ségolène Royal, qui dit avoir voté Macron à la présidentielle, ajoute avoir également opté pour la candidate En Marche! dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Car "c'était une bonne candidate", dit-elle au sujet de Christine Heintz, qui a devancé de peu au premier tour Delphine Batho (PS), une ancienne proche de S. Royal. 

Royal prépare les esprits à son largage du PS
A la question de sa fidélité au PS, Ségolène Royal a répondu "je ne sais pas". 
Faut-il la tondre ?
"Vous pourriez changer?", a insisté Jean-Jacques Bourdin. "Oui, bien sûr, parce qu'il va y avoir sans doute une recomposition. En tout cas, il faut que quelque chose se passe qui continue à porter les questions de justice sociale et d'émancipation par l'école (...)". "Le Parti socialiste a perdu les raisons de ses combats et de sa création, a-t-elle accusé. Or, ces raisons ne sont pas périmées", selon elle.

"Il n'y a pas de danger démocratique", juge-t-elle, à propos de l'hégémonie parlementaire annoncée pour la 'République en marche'. Mais "cet énorme groupe parlementaire va rendre obligatoire une réforme" du fonctionnement de l'Assemblée, notamment pour renforcer l'initiative parlementaire, a-t-elle néanmoins souhaité, trahissant ainsi une crainte certaine
"Il va falloir trouver une utilité à ces députés, qu'ils ne soient pas que des godillots à lever la main".

Faut-il introduire une dose de proportionnelle aux législatives? 
"Ce serait plus juste, mais il est toujours scabreux de modifier le mode de scrutin", estime Mme Royal, appelant surtout à se concentrer sur le fond des dossiers, comme par exemple la défense de l'agriculture bio.

mercredi 12 avril 2017

Calamité Ségolène Royal refoulée de l'ONU

Le 'chat noir' socialiste ne prendra pas la tête du Programme des Nations Unies pour le développement

Le poste semblait pourtant promis à une femme

Adieu veau,vache, couvée...
Partout indésirable, la ministre de l'Ecologie et de l’Environnement qui se vantait d'avoir brillé à la COP21 subit un nouvel échec. La sexagénaire croyait perdurer dans le paysage politique, mais, mercredi sur France 5, Ségolène Royal a dû reconnaître qu’elle ne sera pas la prochaine directrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la plus grande agence de l’ONU, basée à New York.
"Je le regrette, bien sûr. Ca ne correspond pas à ce qui avait été dit, mais ça c’est la vie", a affirmé l'ex-concubine de François Hollande, après avoir indiqué qu’un jury s’orientait vers la nomination de l’Allemand Achim Steiner.
  
Achim Steiner-IMG 0837.jpg
Ce diplomate allemand de 56 ans né au Brésil est un expert des politiques environnementales. Directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) depuis juin 2006, il est bilingue allemand-anglais.
Il a été secrétaire général de la Commission mondiale des barrages au Cap en Afrique du Sud, de 1998 à 2001, et ne s'est donc pas découvert de l'intérêt pour l'écologie sur le tard.

"J’ai d’autres pistes, d’autres perspectives"

Elle a aussi jugé "un peu étonnant" que ce soit un homme qui obtienne le poste alors que, selon elle, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui avait fait croire qu’il était "promis à une femme". "C’est pour cela que j’avais posé ma candidature", a-t-elle justifié. "Il semble qu’un homme a été poussé par son pays étant donné que l’Allemagne est un des plus gros contributeurs du Pnud", a-t-elle encore affirmé.
L'amère Royal avait prétendu avoir été "encouragée par beaucoup de pays côtoyés pendant la COP, notamment des pays africains". Peut-être sont-ils trop souvent musulmans pour avoir été sincères sur une candidature de femme...

Un peu d'alternance politique (et des sexes) ne peut nuire
Présent dans 170 pays, le Pnud est dirigé depuis 2009 par l’ex-Première ministre travailliste néo-zélandaise Helen Clark, dont le second mandat s'achève mi-avril. Le directeur de l’agence est désigné, pour quatre ans, par le secrétaire général des Nations unies, nomination qui doit ensuite être confirmée par l’Assemblée générale de l’ONU.

"De toute façon, je trouverai l’opportunité de mettre au service du combat climatique et des enjeux internationaux ma force de conviction", a-t-elle raconté. "J’ai d’autres pistes, d’autres perspectives", a-t-elle encore indiqué
Incapable de commencer une carrière comique à la télévision, façon Bachelot, pourvu qu'elle se consacre à ses petits enfants...

lundi 8 août 2016

"C'est l'été de tous les reculs de l'écologie," dénonce Duflot, ex-ministre de Hollande

Cécile Duflot s'en est prise au gouvernement et à Emmanuel Macron

La députée écologiste de Paris par la grâce du PS et ancienne ministre a pointé un "été de tous les reculs" pour l'écologie
,
Invité de France Info ce lundi matin, Cécile Duflot a dénoncé une "offensive anti-écologistedu  gouvernement, selon elle : "C'est l'été de tous les reculs de l’écologie". "On supprime les trains de nuit, en même temps qu’on développe des bus", regrette notamment la députée EELV de Paris, isolée dans son parti.

"Entre le discours et les actes en matière d’écologie, c’est là qu’existe le gouffre," selon Cécile Duflot. "Nous sommes dans un mode de développement insoutenable" et il existe, dit-elle, des dispositions législatives, comme la loi sur la transition énergétique, pour mieux protéger l’environnement. Mais d’après elle, c’est aujourd’hui "une loi de papier".

Elle a également dénoncé la position du ministre de l'Economie Emmanuel Macron 

Pour lui, le nucléaire "est non négociable et un outil de souveraineté". "On a relancé le projet très coûteux du Lyon-Turin, alors qu’on sait très bien qu’on a des projets beaucoup moins coûteux en matière de ferroviaire", a ajouté l’ancienne ministre du logement.

Nianshou, ou Nian, animal maléfique 
à tête de lion et corps de taureau,
dans le folklore chinois
Députée de Paris sur un siège gagé par le PS, l'élue réclame un changement de modèle en faveur "d’un scénario 100% énergies renouvelables." Il permettrait de créer 800.000 à 900.000 emplois, selon une étude macro-économique de l’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) rendue publique fin juin "dans une relative discrétion", rappelle Cécile Duflot. 

L'écologiste radicale conclut : "Ce quinquennat est en train de devenir un quinquennat gâché pour l'écologie, malgré l'accord de Paris" signé lors de la COP 21.
Bien qu'elle passe pour être l'actuelle ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, Marie-Ségolène Royal serait-elle un monstre de papier, un fantoche ?

vendredi 8 avril 2016

Faillite de Poitou-Charentes: Royal hurle au crime de lèse-majesté

Ministre de l'Ecologie, choquée par un rapport éreintant sa gestion de présidente de région Poitou-Charentes

Emprunts à haut risque, "retards
" de paiement: "phobie administrative"?  'Juste' ?

Le président de nouveau Conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a découvert le pot aux roses. Alain Rousset (PS) a commandé un audit qui a mis en lumière la situation "alarmante" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans (entre 2004 et 2014) par Ségolène Royal. 
Si Alain Rousset souligne les ratios financiers "performants" de la nouvelle région ALPC, il met en lumière de fortes "hétérogénéités" entre les anciennes régions, en particulier une "forte dégradation" de la situation de Poitou-Charentes. 

La ministre de l'Écologie n'a pas manqué de dénoncer des "attaques diffamatoires" de la droite. 
L'opposition évoque en effet une "faillite". Sans la fusion (des trois régions), "nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute de la région" Poitou-Charentes, a affirmé le président de la commission des Finances d'ALPC, Olivier Chartier (Les Républicains), en présentant à la presse les résultats de l'audit mené par Ernst & Young. 

Sur Twitter, le député des Eric Ciotti a ironisé sur le "laboratoire de la faillite budgétaire". 

Le Point a en revanche donné à Ségolène Royal l'occasion de dénoncer "de la basse vengeance", et épingle une "manoeuvre visant "à justifier un arrêt des politiques régionales et une hausse des impôts". 

"Une gestion absolument pas maîtrisée"

Le cabinet relève aussi, parmi les emprunts, "56 millions d'euros à très haut risque" qui nécessiteront un plan de désengagement, et 44 millions d'euros d'emprunts "à risque". Pèsent, enfin, deux crédits-bails pour le renouvellement de TER, obérant la capacité de désendettement. 

"C'est une gestion absolument pas maîtrisée, et qui connaît une accélération de sa dégradation très forte"
depuis 2013, a résumé Florent Boudié. 
Olivier Chartier a déploré un "volontarisme politique" en forme de "fuite en avant, un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement". Il a émis "un sérieux doute sur la sincérité des comptes présentés à l'époque".

Un nouveau rapport à l'automne
La Chambre régionale des comptes, saisie, devrait rendre un rapport à l'automne. C'est au juge des comptes, qu'il reviendra d'apprécier "d'éventuelles responsabilités", et d'engager le cas échéant des procédures, ont indiqué les élus. 
D'ici là, Olivier Chartier a indiqué qu'un complément d'audit, plus poussé, sera engagé, et a estimé qu'il revient à la présidente de Poitou-Charentes de 2004 à 2014, et son successeur Jean-François Macaire "de s'expliquer, d'une façon ou d'une autre, sur la situation".

Colère injuste aussi de Ségolène Royal contre Alain Rousset


Ségolène Royal s'est montrée particulièrement violente suite à l'entretien d'Alain Rousset avec Sud-Ouest et de la Nouvelle République du Centre (ce dernier est dirigé par Olivier Saint-Cricq, 46 ans, successeur de son papa, Jacques Saint-Cricq, père également de Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2 et épouse de Patrice Duhamel). Le président de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes y explique en effet ce matin que ses services ont relevé des dysfonctionnement importants dans le budget de l'ancienne région Poitou-Charentes.

L'ex-présidente de la région Poitou-Charentes et actuelle ministre de l'Ecologie s'est déchaînée contre Alain Rousset.
"C’est lamentable, c’est un règlement de compte… C’est porter atteinte à la réputation de Poitou- Charentes et de ses entreprises !" piaille l'amère Royal.
La ministre de l'Ecologie a riposté en attaquant aussi Jean-François Macaire, qui a assuré l'intérim de sa succession à la présidence du Conseil régional de Poitou-Charentes (avril 2014-décembre 2015), "qui s’est présenté contre Alain Rousset".
En janvier 2016, le socialiste Macaire devient troisième vice-président du conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, chargé... des finances et du budget. Dès février de la même année,
l'intérimaire remet sa délégation au Président de région Alain Rousset, à la suite de la découverte d'un déficit de 132 millions d'euros dans les comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes.

La gestionnaire défaillante élargit la querelle.

"Des procès d'intention sont faits, à l'initiative de nos adversaires politiques. En jouant contre nos intérêts communs [celle de la majorité politique de la nouvelle grande région ALPC], nos adversaires en profitent," assure l'amère Royal.

Elle n'exclut pas de porter plainte pour diffamation. Contre qui et quand ? Elle répondra sans doute à ces questions dans les jours qui viennent.

Ségolène Royal s'est imposée comme présidente de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP 21), une reconnaissance "juste" de ses compétences...

vendredi 12 février 2016

Remaniement catastrophe: le gouvernement des incompatibles

Rivalités notoires, guerre de tranchées, bataille rangée, tout peut arriver... 
L'affrontement Valls-Macron va virer au pugilat

Emmanuel Macron et Manuel Valls se cherchent des noises. Le dernier accroc date du mardi 9 février: avant même que le Premier ministre ne défende à l'Assemblée l'extension de la déchéance de la nationalité, son ministre de l'Economie - symbole du virage social-libéral du quinquennat de François Hollande - avait exprimé ses réserves sur cette mesure emblématique du projet de loi constitutionnelle, mise au vote mercredi par l'autoritaire et  répressif Valls, et seulement adoptée par les députés, en première lecture. "J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique [...], parce que je pense qu'on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale", lâche, mardi, Emmanuel Macron, à une conférence organisée par la fondation France-Israël. Des propos qu'il nuance dès le lendemain, faisant allégeance à Hollande. "Mon souhait le plus profond, c'est que cette réforme puisse se faire comme le président de la République a voulu, parce que je suis loyal", déclare le ministre sur i-télé, avant d'en repasser une couche: "Mais, en pleine sincérité avec mes convictions, (...) je pense qu'il ne faut pas donner plus de sens à ce débat qu'il ne doit en avoir."

Valls a éliminé Taubira, mais Hollande lui a jeté Cosse dans les jambes

La démission de Christiane Taubira aurait pu faire d'Emmanuel Macron le seul électron libre du gouvernement. Mais, l'arrivée de l'altermondialiste Emmanuelle Cosse (EELV) ajoutera désormais une couche épaisse de vulgarité à l'opposition interne.

En fait de
cohérence, l'écologiste radicale d'Europe Ecologie-les Verts n'aura pas à assumer la politique environnementale du pouvoir, mais celle, catastrophique, du Logement, depuis le passage au ministère de sa camarade Cécile Duflot, licenciée par Valls! 
Pour encore plus de clarté et d'efficacité, Cosse, en charge de l'Habitat durable, supportera-t-elle la muselière sur le conflit de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la question en cours de la COP21 ? Outre que Fabius, passé au Conseil constitutionnel, ne veut pas lâcher cette mission "planétaire" de l'ONU, revendiquée par S. Royal, elle est actuellement partagée entre trois: Laurent Fabius, Ségolène Royal, en tant que chargée des relations internationales sur le climat (et  qui stagne au ministère), sa nouvelle secrétaire d'Etat, Barbara Pompili, une écologiste rose.

Ayrault garde un chien de sa chienne à Valls

Le prédécesseur de Valls à Matignon a exigé de Hollande que son périmètre d'activités aux Affaires étrangères ne soit en aucune façon accessible à son antithétique successeur. L'ancien premier ministre a rejoint le groupe des socialistes défavorables au projet de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les binationaux, et eux seuls, condamnés pour terrorisme, prenant encore frontalement le contre-pied de Valls, en décembre 2015.
Jean-Marc Ayrault rappelait en effet que la législation, validée par le Conseil constitutionnel, prévoit déjà une exception au principe d'égalité de tous devant la loi pour... les auteurs d'actes terroristes. En 2010, Jean-Marc Ayrault souhaitait que ce traitement particulier réservé aux seuls terroristes binationaux, prévu par une loi toujours appliquée en 2015, ne soit pas étendu à d'autres criminels. 
 
Sur ce sujet aussi, encore quelques couleuvres supplémentaires à avaler...

Les femmes ministres exclues des fonctions régaliennes

Michèle Alliot Marie (UMP/LR) avait "enchaîné" 3 ministères régaliens (Défense, Justice et Affaires Etrangères). Aujourd'hui, en dépit de ses appels, sans cesse réitérés, à l'égalité des sexes et aux valeurs soi-disant socialistes, ce gouvernement Valls fait régresser les femmes, les cantonnant aux fonctions moins prestigieuses. 

Cinq hommes ont eu la préférence
, Le Drian à la Défense, bien que cumulard, Ayrault aux Affaires étrangères, Urvoas à la Justice, Macron aux Finances et le petit Cazeneuve à l'Intérieur. Alors, de droite, le sexisme ?

Il n'aurait plus manqué que les communistes !

Dans sa cuisine gouvernementale en prévision de la présidentielle,
Hollande a mélangé des ingrédients qui se contredisent. Il a ainsi attiré les arrivistes radicaux, ceux du centre (PRG), et ceux de l'extrême gauche (EELV), dans ses filets. Outre que EELV et le PRG se repoussent, Cosse n'a rien en commune avec Baylet, hormis un peu de presse pour Cosse, ancienne de Têtu, mensuel des homosexuels. 
Fille de kinés parisiens tendance Mao, elle a grandi sous le regard de Che Guevara pour devenir punk (photo ci-contre) et militante de la Fidl et d'Act UpEn 1997, la militante de la communauté homosexuelle signe avec des collectifs de sans-papiers ou de chômeurs une tribune intitulée "Nous sommes la gauche" où elle se place du côté des mouvements sociaux face à la gauche institutionnelle de Jospin. Elle a aussi été la rédactrice en chef de la revue de la gauche alternative "Regards", dirigée par Clémentine Autain, une sectaire du Front de gauche. Autant de hauts faits qui, aux yeux de Hollande, la qualifie au ministère du Logement.
A l'opposé, Jean-Michel Baylet est un fils de... Patron de presse, le groupe La Dépêche, ce franc-maçon a tout reçu de son père, Jean Baylet, député radical et de sa mère, Évelyne Isaac, qui ont assuré successivement la direction du quotidien régional.

Ce qui les rapproche en revanche les disqualifie: l'un est un battu de la départementale en Tarn-et-Garonne et l'autre, qui était conseillère régionale d'Ile-de-France jusqu'en 2015, n'est l'élue de nulle part et personne, en son nom propre.

vendredi 5 février 2016

Le refus de l'Ecologie par Hulot barre Royal au Quai d'Orsay

Nicolas Hulot refuse d'entrer au gouvernement 

Les 
ambitieux ne se bousculent pas pour le 
remaniement du gouvernement

Nicolas Hulot refuse d'être ministre de l'Ecologie pour dix-huit mois sur un pédalo en perdition. Alors qu'un remaniement ministériel se profile, le chargé de mission auprès de François Hollande pour préparer en trois ans la COP21 organisée par les Nations Unies vient de couper court aux spéculations. 
La rumeur n'aura pas fait long feu, moins de 36 heures.  Ce jeudi, Nicolas Hulot a publié un tweet pour "clarifier la situation" et annoncer qu'il n'entrera pas au gouvernement. "Il n'y aura pas de commentaires de sa part", a-t-on précisé. Un proche de l'ancien animateur de TF1 avait assuré que ce dernier avait été démarché par le président de la République pour un portefeuille de l'Écologie élargi. Selon Europe1.fr, le chef de l'Etat lui a proposé mercredi matin de remplacer Ségolène Royal à la tête d'un super-ministère de l'Écologie , alors que l'animateur de télévision s'interrogeait depuis plusieurs jours sur son rôle politique dans les prochains mois.  

Cette offre est provoquée par le départ de Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, pour le Conseil constitutionnel.  Des conditions préalables a priori " pas compatibles" avec une entrée au gouvernement  Nicolas Hulot aurait posé des "conditions préalables" ne semblaient "pas compatibles" avec une entrée au gouvernement. L'abandon du projet de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, des garanties sur la négociation en cours du traité de libre échange transatlantique, ou encore des engagements sur la mise en place d'une fiscalité écologique, ont notamment été évoqués. 
Le 28 janvier, Nicolas Hulot avait reconnu être "cerné par des gens de bonne volonté qui voudraient qu'(il) prenne une initiative", mais il avait dit avoir "besoin de répit". 

Hulot n'a pas exclu de se présenter à l'élection présidentielle de 2017
Mais la star du moment avait refusé tout net de participer à des primaires. 
L'offre du président et ses exigences ont provoqué quelques aigreurs sur Twitter. 
Ainsi, le porte-parole des Républicains, Guillaume Larrivé, a raillé le favori du président:
De même que le sénateur LR Roger Karoutchi, qui met les préoccupations présidentielles en perspective: 
Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale, qui avait  cru voir lui échapper le maroquin, a extériorisé ses brûlures d'estomac en taclant celui qui était candidat à la primaire d'Europe Ecologie Les Verts pour la présidentielle de 2012.

"Ségolène Royal, bientôt ministre des Affaires étrangères," avait anticipé Paris Match

L'ex-concubine s'y voyait déjà
Une "écologiste" pour accueillir ...
Raul Castro: cohérent ?
Annoncé autour du 15 février, le prochain et dernier remaniement devait permettre à l’ex-candidate battue à plate couture à la présidentielle de 2007 de tenir sa revanche en devenant numéro deux du gouvernement pour parader en république des Ségollande

Ségolène Royal avait tanné son ex et accepté la proposition du président de devenir ministre des Affaires étrangères. A moins de dix jours de ce qui est annoncé comme l’ultime remaniement du quinquennat, un  anonyme de l'entourage de la ministre de l’Ecologie assure que la décision était actée. 
Hollande étoffa la stature internationale
de S.Royal en voyage officiel  en Inde 
Pour remplacer Laurent Fabius, promis à une sieste prolongée au Conseil constitutionnel, François Hollande devait trouver un nouveau locataire au Quai d’Orsay. Le président avait évoqué l’idée avec la mère de ses enfants avant la conférence sur le climat et confirmé sa proposition lors de son voyage officiel en Inde, le 26 janvier dernier, puisqu'elle faisait partie de l'escorte présidentielle. " Il a besoin de pouvoir faire d’ici à décembre 2016 un bilan de ce qui a été mis en œuvre suite à la COP21", raconte cette source imaginaire, qui fantasmait une "forte stature internationale" de Ségolène Royal, " sa crédibilité sur l’environnement", quoiqu'elle l'eût abandonné sans regrets, et "sa très grande proximité avec le chef de l’Etat", bien que séparée...

Le chef de l’Etat ayant besoin de réintroduire un peu de parité dans la distribution des postes régaliens, le nom du secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, le binational franco-allemand Matthias Fekl, 38 ans et si insignifiant qu'il soit, avait été évoqué à ce poste. Le nom de l’ex-garde des Sceaux Elisabeth Guigou, 70 ans, était aussi régulièrement cité, à n'importe quel poste d'ailleurs. " Ça fait 'Retour vers le futur' ", rigole-t-on sous cape dans le microcosme socialiste.