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vendredi 12 février 2016

Remaniement catastrophe: le gouvernement des incompatibles

Rivalités notoires, guerre de tranchées, bataille rangée, tout peut arriver... 
L'affrontement Valls-Macron va virer au pugilat

Emmanuel Macron et Manuel Valls se cherchent des noises. Le dernier accroc date du mardi 9 février: avant même que le Premier ministre ne défende à l'Assemblée l'extension de la déchéance de la nationalité, son ministre de l'Economie - symbole du virage social-libéral du quinquennat de François Hollande - avait exprimé ses réserves sur cette mesure emblématique du projet de loi constitutionnelle, mise au vote mercredi par l'autoritaire et  répressif Valls, et seulement adoptée par les députés, en première lecture. "J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique [...], parce que je pense qu'on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale", lâche, mardi, Emmanuel Macron, à une conférence organisée par la fondation France-Israël. Des propos qu'il nuance dès le lendemain, faisant allégeance à Hollande. "Mon souhait le plus profond, c'est que cette réforme puisse se faire comme le président de la République a voulu, parce que je suis loyal", déclare le ministre sur i-télé, avant d'en repasser une couche: "Mais, en pleine sincérité avec mes convictions, (...) je pense qu'il ne faut pas donner plus de sens à ce débat qu'il ne doit en avoir."

Valls a éliminé Taubira, mais Hollande lui a jeté Cosse dans les jambes

La démission de Christiane Taubira aurait pu faire d'Emmanuel Macron le seul électron libre du gouvernement. Mais, l'arrivée de l'altermondialiste Emmanuelle Cosse (EELV) ajoutera désormais une couche épaisse de vulgarité à l'opposition interne.

En fait de
cohérence, l'écologiste radicale d'Europe Ecologie-les Verts n'aura pas à assumer la politique environnementale du pouvoir, mais celle, catastrophique, du Logement, depuis le passage au ministère de sa camarade Cécile Duflot, licenciée par Valls! 
Pour encore plus de clarté et d'efficacité, Cosse, en charge de l'Habitat durable, supportera-t-elle la muselière sur le conflit de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la question en cours de la COP21 ? Outre que Fabius, passé au Conseil constitutionnel, ne veut pas lâcher cette mission "planétaire" de l'ONU, revendiquée par S. Royal, elle est actuellement partagée entre trois: Laurent Fabius, Ségolène Royal, en tant que chargée des relations internationales sur le climat (et  qui stagne au ministère), sa nouvelle secrétaire d'Etat, Barbara Pompili, une écologiste rose.

Ayrault garde un chien de sa chienne à Valls

Le prédécesseur de Valls à Matignon a exigé de Hollande que son périmètre d'activités aux Affaires étrangères ne soit en aucune façon accessible à son antithétique successeur. L'ancien premier ministre a rejoint le groupe des socialistes défavorables au projet de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les binationaux, et eux seuls, condamnés pour terrorisme, prenant encore frontalement le contre-pied de Valls, en décembre 2015.
Jean-Marc Ayrault rappelait en effet que la législation, validée par le Conseil constitutionnel, prévoit déjà une exception au principe d'égalité de tous devant la loi pour... les auteurs d'actes terroristes. En 2010, Jean-Marc Ayrault souhaitait que ce traitement particulier réservé aux seuls terroristes binationaux, prévu par une loi toujours appliquée en 2015, ne soit pas étendu à d'autres criminels. 
 
Sur ce sujet aussi, encore quelques couleuvres supplémentaires à avaler...

Les femmes ministres exclues des fonctions régaliennes

Michèle Alliot Marie (UMP/LR) avait "enchaîné" 3 ministères régaliens (Défense, Justice et Affaires Etrangères). Aujourd'hui, en dépit de ses appels, sans cesse réitérés, à l'égalité des sexes et aux valeurs soi-disant socialistes, ce gouvernement Valls fait régresser les femmes, les cantonnant aux fonctions moins prestigieuses. 

Cinq hommes ont eu la préférence
, Le Drian à la Défense, bien que cumulard, Ayrault aux Affaires étrangères, Urvoas à la Justice, Macron aux Finances et le petit Cazeneuve à l'Intérieur. Alors, de droite, le sexisme ?

Il n'aurait plus manqué que les communistes !

Dans sa cuisine gouvernementale en prévision de la présidentielle,
Hollande a mélangé des ingrédients qui se contredisent. Il a ainsi attiré les arrivistes radicaux, ceux du centre (PRG), et ceux de l'extrême gauche (EELV), dans ses filets. Outre que EELV et le PRG se repoussent, Cosse n'a rien en commune avec Baylet, hormis un peu de presse pour Cosse, ancienne de Têtu, mensuel des homosexuels. 
Fille de kinés parisiens tendance Mao, elle a grandi sous le regard de Che Guevara pour devenir punk (photo ci-contre) et militante de la Fidl et d'Act UpEn 1997, la militante de la communauté homosexuelle signe avec des collectifs de sans-papiers ou de chômeurs une tribune intitulée "Nous sommes la gauche" où elle se place du côté des mouvements sociaux face à la gauche institutionnelle de Jospin. Elle a aussi été la rédactrice en chef de la revue de la gauche alternative "Regards", dirigée par Clémentine Autain, une sectaire du Front de gauche. Autant de hauts faits qui, aux yeux de Hollande, la qualifie au ministère du Logement.
A l'opposé, Jean-Michel Baylet est un fils de... Patron de presse, le groupe La Dépêche, ce franc-maçon a tout reçu de son père, Jean Baylet, député radical et de sa mère, Évelyne Isaac, qui ont assuré successivement la direction du quotidien régional.

Ce qui les rapproche en revanche les disqualifie: l'un est un battu de la départementale en Tarn-et-Garonne et l'autre, qui était conseillère régionale d'Ile-de-France jusqu'en 2015, n'est l'élue de nulle part et personne, en son nom propre.

mercredi 28 décembre 2011

Funérailles du dictateur coréen: culte de la personnalité à la communiste

Totalitarisme: les Coréens pleurent des larmes de communistes

En 2005, à Séoul, des passants regardent une photographie sur les ravages provoqués par les famines en Corée du Nord. Celles-ci avaient fait en 1995 et 1996 deux millions de victimes.


Les photos parlent d'elles-mêmes


Le "Cher Leader" nord-coréen, Kim Jong-il, dernier dictateur stalinien de la planète, est mort
d'une crise cardiaque samedi 17 décembre.

Les photos de ses funérailles parlent d'elles-mêmes...


Kim Jong-Il menait la Corée du Nord d'une poigne de fer depuis 1994, date de la mort de son père Kim Il-Sung, fondateur de la Corée du Nord communiste.
Kim Jong-Un est le troisième représentant de cette dynastie unique au monde. Le pays, très appauvri, peine à nourrir sa population (on parle de famine...), mais possède la bombe atomique.

Dotée d'une armée estimée à 1,2 million d’hommes pour une population de 24 millions d'habitants, Pyongyang représente toujours une menace pour ses alliés asiatiques. Le tir d’essai d’un missile à courte portée au large des côtes orientales nord-coréennes auquel Pyongyang a procédé lundi est venu opportunément le rappeler…

Devoir de mémoire : totalitarisme communiste


VOIR et ENTENDRE les funérailles de Mao (septembre 1976):

On estime à 20 à 40 millions le nombre de morts résultant directement du "Grand Bond en avant" et les estimations de certains historiens tournent autour de 50 à 70 millions de morts pour l'ensemble des ravages du système maoïste.
Quelques maoïstes français, repentis ou non: Serge July, Gérard Miller, Marin Karmitz, André Glucksmann, Robert Linhart (professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII), Christian Jambet (islamologue), Daniel Rondeau (journaliste à Paris Match et Le Monde),...

VOIR et ENTENDRE
les funérailles de Staline (1953):

Quel est le prochain tyran ?

samedi 26 février 2011

Action directe, les années sanglantes, pour ceux qui auraient oublié

Terrorisme: la poudre et l'allumette



Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, deux chefs de file du groupe armé d'extrême gauche Action Directe (photo non datée)



1982.
L'Express consacrait un article à la résurgence de groupes comme Action directe (lien Wikipedia), avec l'aide d'un historien, Xavier Raufer, auteur d'un livre où il donnait de nouvelles perspectives sur le terrorisme.

Le 27 mai, au début de l'après-midi, une voiture roule à très (trop?) vive allure sur l'autoroute A1 en direction de Paris. Près de la sortie de Compiègne (Oise), son conducteur en perd le contrôle; embardée, tête-à-queue, tonneaux, le véhicule termine sa course folle contre le bas-côté droit. A bord de l'épave, une passagère grièvement blessée, Nathalie Ménigon, 25 ans.

Pour la police, elle n'est pas une inconnue. Pasionaria du groupe Action directe, elle a participé, au côté son compagnon Jean-Marc Rouillan, à diverses opérations de ce réseau terroriste dont il est le leader.

Libérée, le 17 septembre 1981, pour raison médicale, elle est venue occuper un immeuble du quartier de la Goutte-d'Or (Paris XVIIe), "squattérisé" au profit d'immigrés turcs.
Au moment de son accident, elle revenait de Belgique avec un stock de 15000 affichettes appelant à une "manifestation armée" contre la venue du président américain Ronald Reagan au Sommet de Versailles : une silhouette en tenue de combat brandissant un pistolet-mitrailleur. L'appel est signé Action directe. Il dit: "Le terroriste Reagan, voyageur de l'impérialisme U.S., ennemi des peuples, doit être accueilli par la haine, devant des poings levés et des armes chargées."

Détail important: ce texte est rédigé en français, en turc et en arabe, tout comme le tract de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (Farl) diffusé, le 7 avril dernier, par des militants d'A.d., tract qui revendiquait l'assassinat quatre jours plus tôt du diplomate israélien Yaakov Barsititllatov.

La résurgence d'un tel groupe risque de démentir l'analyse rassurante des autorités françaises [PS]. A la recrudescence du terrorisme international, contre lequel il tient de véritables conseils de guerre depuis le sanglant attentat de la rue Marbeuf (22 avril 1982 - lien Wikipedia vers les attentats meurtriers en France), le pouvoir socialiste oppose souvent la baisse des violences politiques d'origine intérieure, une baisse de 40 %.

Distinguo simpliste aux yeux d'un observateur professionnel comme
Xavier Raufer. Exerçant dans l'enseignement supérieur privé, cet historien de 36 ans, qui a longtemps animé l'étude des mouvements révolutionnaires à l'Institut d'histoire sociale, publie cette semaine le fruit de ses travaux: Terrorisme: maintenant la France? (Editions Garnier). Au moment même où se tiennent à l'Institut de criminologie de Paris les Journées d'étude sur le terrorisme.

Raufer se méfie du terme trop générique de terrorisme, qui masque la hiérarchie réelle des périls guettant notre société. Ainsi la diminution des attentats à l'explosif depuis le 10 mai 1981 n'est-elle due qu'à la trêve corse, alors que l'actualité montre une tendance à la radicalisation de l'extrême gauche, bien plus dangereuse sur le plan national.

A l'
escalade de la violence banalisée (on est passé en vingt ans du cocktail Molotov au lance-roquettes) s'ajoute une dimension internationaliste: "la recherche d'une classe ouvrière de substitution". D'où interactions entre terrorisme importé et terrorisme indigène, des attentats d'origine étrangère provoquant, par contagion, l'émergence de structures de guérilla urbaine sous couvert de lutte anti-impérialiste.

"Voilà le péril majeur, nous dit Raufer. D'un côté, des viviers de jeunes ballottés entre le chômage et les emplois précaires, dépourvus de toute perspective, se constituent à la périphérie des grandes villes : c'est le tonneau de poudre. Et, de l'autre, la boîte d'allumettes : ces groupuscules - heureusement fort réduits, et jusqu'ici efficacement marqués par la police - qui se veulent des partis communistes combattants, en lutte armée contre leur propre Etat."

Paradoxe souligné par Raufer: c'est en France qu'a été théorisé le recours aux armes en démocratie, alors que notre pays s'est trouvé épargné plus longtemps que nos voisins. En 1963, l'ex-avocat du F.L.N. algérien Jacques Vergès est le premier à formuler la doctrine du "pouvoir au bout du fusil", qui sera intellectualisée par le philosophe Louis Althusser et popularisée par les groupes "maos" avec la caution de Jean-Paul Sartre, légitimant la violence au service des "bonnes causes".

Ces groupes se tiennent à l'écart du "happening" de Mai 1968 pour fonder, sur ses décombres,
la Gauche prolétarienne (G.P., militants marxistes-léninistes à l'origine nanterriens, Hauts-de-Seine - lien Wikipedia), puis constituer son bras armé, la Nouvelle Résistance, premier embryon d'un parti communiste combattant. A son apogée, en 1970-1971, l'ex-G.P. passe très près de la lutte armée : rapts du député gaulliste Michel de Grailly et d'un cadre de Renault [Georges Besse, cf. libellé, ci-dessous], etc.

Mais, au dernier moment, un sursaut moral retient les "maos" de basculer de l'action symbolique à la violence meurtrière. Refusant de "se substituer aux masses", ils vont se disperser dans des militantismes sectoriels: dans l'écologie, le féminisme, l'antipsychiatrie, la défense des prisonniers et des droits de l'homme, la fondation du quotidien Libération, etc.

Pourquoi cette autodissolution ? D'abord, leurs guides intellectuels ont, après la phase initiale de fascination, joué un rôle salutaire de garde-fou. Ensuite, la dénonciation des « méthodes fascistes » de l'O.A.S. était encore présente dans tous les esprits.

Enfin, deux faits ont contribué à bloquer l'engrenage terroriste: une rencontre avec
Andréas Baader (lien Wikipedia vers le groupe terroriste "la bande à Baader"), qui apparut aux responsables "maos" français comme un dangereux psychopathe; et le massacre des athlètes israéliens aux Jeux de Munich, en septembre 1972.

Mais, au moment précis où les "maos" français renoncent à suivre les modèles italien et allemand, des rescapés de réseaux antifranquistes catalans créent dans le midi de la France des Groupes d'action révolutionnaire internationalistes (Gari), qui, de février à juillet 1974, vont perpétrer une dizaine d'attentats, de rapts et surtout de hold-up. Avec une telle maladresse que la police rafle la dizaine d'activistes - dont J.-M. Rouillan déjà - qui forment l'équipe dirigeante.

Une troisième tentative n'aura guère plus de longévité: celle des Noyaux armés pour l'autonomie populaire (Napap), fondés, en 1977, par les laissés-pour-compte de l'ex-G.P. surnommés les "veuves maos". En neuf mois, une douzaine d'arrestations met fin à une série d'actions non sanglantes commencée pourtant par un meurtre: celui d'un vigile de Renault, Jean-Antoine Tramoni, lui-même meurtrier du militant "mao" Pierre Ovemey.

Deux ans plus tard, les rescapés des Gari et des Napap, forts de l'expérience de la clandestinité, fusionnent dans Action directe. Les "branquignols" font place à du professionnel, les intellectuels de l'ex-G.P. à des militants au profil plus fruste, mais aussi plus proche de celui des brigadistes italiens et des desesperados allemands.

De 1979 à 1981, Action directe ne revendique pas moins de vingt attentats immobiliers et financiers: la revendication devient plus importante que l'acte lui-même, encore que le butin des différents hold-up dépasse les 100 millions. La logistique se développe : pas moins de quarante planques d'armes et de faux papiers, de caches pour fugitifs dans la seule région parisienne. Les connexions internationales aussi.

Pratiquement démantelés en 1980, les groupes d'Action directe se sont reconstitués depuis l'automne de 1981 en véritables noyaux armés branchés sur les filières terroristes de Beyrouth. Ils transforment les "squats" en une sorte de "piste Hô-Chi-Minh", à mi-chemin entre délinquance et politique.

Plus d'encadrement intellectuel, de garde-fou, plus d'issues non plus, de solutions de repli dans une société dont les capacités d'intégration se sont affaiblies. Mais un isolement croissant, avec, à terme, une menace complémentaire : celle de voir la décomposition d'une structure de ce type fournir, cette fois, des mercenaires aux groupes internationaux, style Carlos, pour lesquels la France a cessé d'être un sanctuaire.

Menace qui n'a rien de fatal: il est encore temps, selon Xavier Raufer, d'enrayer la formation d'un parti communiste combattant. A condition de la prendre au sérieux et de ne pas se tromper d'adversaire.

(Article de L'Express, par Jacques Déroguy, publié le 11/05/1982)

dimanche 24 octobre 2010

Georges Frèche (PS) serait mort

Une grande gueule socialiste s'est tue





Le décès

cet après-midi


par arrêt cardiaque


à 72 ans


a été rendu

officiel

ce soir.




L'emplacement - laissé vide - parmi les grands hommes et dictateurs de ce temps, sera-t-il bientôt comblé ?

Le Machiavel héraultais tire maintenant des éléphants socialistes des larmes de crocodiles .

lundi 28 décembre 2009

Identité nationale: plusieurs socialistes insultent Besson

A chacun ses collabos

On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.
Il faut donc être inconscient, amnésique ou cynique pour remuer le passé des autres, hommes, familles et peuples.


Les élus Français sont-ils plus capables de débattre que les autres ?


Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Paul Huchon (ci-contre à gauche) ont insulté Eric Besson (lire PaSiDupes)

Ils sont quelques-uns à proclamer, tel Dominique de Villepin, qu' "il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale. Lorsque, dans une démocratie, des élus d'opposition et des journalistes engagés se révèlent plus que jamais incapables de débattre sereinement, et dans le respect des responsables politiques et surtout des personnes, lorsque la rumeur ne leur suffit plus et qu'ils lancent des insultes frontales sur les plateaux de télévision et de radio, le microcosme politique, si minoritaire mais influent soit-il, donne la nausée aux petit peuple des travailleurs laborieux encore soucieux de la belle ouvrage et du respect de soi.

Ne faut-il pas plutôt arrêter les délires ?
Les égarements auxquels nous assistons actuellement sont en effet de nature à surprendre jusqu'à l'ex-socialiste Nono Mamère qui s'imaginait jusqu'à présent que si la France était une "république bananière", ce serait du fait de ses adversaires. Or, à défaut d'effets de manches, Maître Mamère se bave sur la bavette et se livre à des bras d'honneur à la Chambre l'Assemblée Nationale, lorsque le Viagra bio de Greenpeace met dans les meilleures dispositions et redonne à ce Verts un semblant de verdeur, tandis que d'autres opposants éructent des insanités et démontrent que le nombre d'heures d'histoire en classe de terminales ne fait rien à l'affaire, lorsque les profs de la la FSU faussent les cerveaux.
En 2007, le PS offrait le spectacle télévisuel de "débats participatifs" truqués où les participants étaient tous du même avis. Mais en 2009, les socialistes confirment qu'ils n'ont jamais pratiqué que le mensonge, la rumeur et l'insulte. Aujourd'hui, plutôt que de mourir de mort lente mais dignement, à l'exemple du PCF, le PS se roule dans la fange de l'histoire telle que la FSU la leur a servie, expurgée et partiale. Dès lors, toutes les infamies deviendraient possibles.

La maturité politique, l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité morale de certains de nos ténors tolérants de la politique -et des vertueux media, dans leur sillage, quand ils ne leur montrent pas la voie- est si gravement en cause que la démocratie est très sévèrement malmenée par la gauche et singulièrement par un PS battu, éclaté et haineux.

Quelques collabos staliniens

Henri Barbusse est-il trop bien pour Eric Besson ?
Lui aussi est un collabo. Mais stalinien et mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'Histoire, fermant les yeux sur ses abominations. Sa biographie idolâtre de "Staline", que Jean-François Kahn ne semble pas avoir lue, est pourtant une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste, ses crimes, les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. En France, ce collabo du crime communiste a pourtant des rues, des places à son nom et des écoles à Malakoff, Ivry-sur-Seine, Alfortville ou Bagneux, pour aider les petits enfants au « devoir de mémoire ».

Un autre écrivain, qui en est revenu -comme les chanteurs Yves Montant (et Simone Signoret) ou Jean Ferrat- a fait le voyage en URSS, alors pourquoi pas une avenue André Gide, puisque Harfleur et Tours ont eu le bon goût de lui dédier des écoles ? Louis Aragon est quant à lui parfaitement bien loti.

Plus ambigüe, Marguerite Donnadieu-Antelme, qui deviendra plus tard l’intraitable résistante Marguerite Duras, l’impitoyable tortionnaire de collabos, puis la militante communiste stalinienne. Mais est-il politiquement correct de rappeler qu'elle avait brillamment débuté dans le contrôle du papier à la commission de la Propaganda Staffel mise en place par un décret du maréchal Pétain, après la préalable aryanisation des maisons d’édition juives (Nathan, Calmann-Lévy), puis prise en main par les nazis ?
Qui croira que cette grande figure des lettres, cette femme forte, incarnation d'une gauche intellectuelle intègre, qui tenait sur un ton tranchant des propos définitifs sur l’avenir politique du monde et portait des jugements sans appel sur tel ou tel, avait fréquenté l’ambassadeur du Troisième Reich à Paris, Otto Abetz, et le Sonderführer Gerhard Heller, qu'elle avait été la maîtresse du gestapiste qui avait fait arrêter et déporter son mari, Robert Antelme, épousé en 1939. Normal : n'était-il pas un proche collaborateur de Pucheu au ministère de l’Intérieur ? Embarrassant, il fallait que le mari disparaisse.

Où finit le devoir de mémoire ?

Si les socialo-communistes férus d'histoire veulent revenir sur le passé, rafraichissons les mémoires.

Le cas de Charles Hernu, puissant ministre socialiste de la Défense dans le gouvernement de François Mitterrand, qui s’illustra dans le lamentable fiasco du Rainbow Warrior, ce navire écolo coulé sur ses ordres par les services de la DGSE et dont l’explosion coûta la vie à un reporter photographe. Héroïque « résistant » aux yeux des électeurs ayant voté pour la gauche en 81, avant qu’on ne découvre, très tardivement, qu’il avait trempé dans la collaboration et qu’on apprenne quelque temps plus tard qu’il était soupçonné d’avoir travaillé pour les services d’espionnage soviétiques.

Et il n'est plus nécessaire de revenir sur la biographie soigneusement toilettée de Mitterrand, ici avec Charles Hernu, par ses proches et par lui-même.

Nos collaborateurs maoistes
Le maoïsme est une idéologie marxiste-léniniste héritée du stalinisme et incarnée par Mao-Zedong.
Après les révélations sur les crimes du stalinisme, l'idéologie maoïste a été parfois considérée comme un recours par certains intellectuels de gauche en Occident et dans des pays du Tiers-Monde.

En France, les groupes maoïstes sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ses organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution !, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusèrent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P"C"F» (sic) de «révisionnisme».
Propagande visant les révisionnistes

Il s'est ainsi constitué un courant politique et culturel des plus étonnants de l'après-guerre qui a séduit des personnalités tels les gardes rouges hexagonaux Jean-Paul Sartre, Jean-Luc Godard, Michel Foucault, Serge July, Gérard Miller ou Philippe Sollers.
Il a influencé les événements de mai 68 et nourrit la “gauche prolétarienne”, provoqué la mort tragique de Pierre Overney en fevrier 1972, et entretenu des prolongements terroristes, des volontés de guerre civile et de sabotages (cf. Tarnac). Son échec est confirmé par la dispersion de ses membres dans le paysage politique, intellectuel et audiovisuel: que de complaisance !

Gardes Rouges et leur Petit Livre rouge


Après la répression de la place Tiananmen, les «ex» se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts. Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme le patron de Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar. Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy. Ils nous assurent de leur honte rétrospective.

L'emblématique parcours d' Alain Geismar (1939) est révélateur
En 1967, cet ex du PSU est élu secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste.
Aujourd'hui, il est un universitaire et inspecteur général honoraire de ...l'Éducation nationale !

Khmers rouges, au Cambodge


Le nombre exact des victimes du régime de Mao est difficile à cerner. Certains auteurs les estiment à 20 ou 40 millions . Il faut songer aux massacres liés à la Révolution culturelle ou à Pol Pot et au génocide cambodgien.

Lire PaSiDupes à propos du tortionnaire khmer, Douch
Consulter aussi ce blog de Libération concernant les procès de Khmers rouges

À la suite d'une guerre civile, des maoïstes ont accédé au pouvoir au Népal.
En Inde, la guérilla maoïste s’est installée dans 20 des 35 États du pays.

Les groupes maoistes actuellement actifs en France :

  • l'Organisation communiste marxiste-léniniste Voie prolétarienne, OMCL VP, qui a adopté une ligne « post-maoïste », plus spontanéiste, (1976-).
    Ses militants, investis dans la CGT ou non, animent les luttes ouvrières ou citoyennes (sans-papiers , Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, etc.)
  • le Parti communiste des ouvriers de France, PCOF, issu de la section de Strasbourg du PCMLF, (1979-)
    En octobre 2009, il participa à un appel Allons ensemble aux régionales!, aux côtés de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de la Gauche unitaire (animée par Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), , des Alternatifs (dont des altermondialistes), du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot (NPA), du Parti communiste français (PCF) et du Parti de gauche de Mélenchon (PG)
  • le Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste, parti se revendiquant de la Gauche prolétarienne (2003-) issu de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.
  • le Parti communiste maoïste de France, publie le journal Drapeau Rouge (2002)
    Que de trous dans le gruyère du « devoir de mémoire »...

    Incidemment, il faut mentionner
    le passé de Jean-Christophe Cambadélis qui adhèra vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, comme Mélenchon et Jospin.
    Cambadélis a conservé des manières de colleur d'affiches. Rappellez-vous combien il peut être menaçant et prêt à faire le coup de poing, jusque dans l'hémicycle: lire PaSiDupes
  • L'OCI, organisation trotskiste, fut très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-id (indépendante et démocratique).
  • Le PCI a donné naissance en 1991 au Parti des travailleurs.
    Depuis est aujourd'hui représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein.

    Eric Besson demande justice
    :
    sera-t-elle assez impartiale ?
  • De plus, qu'ont-ils à dire, Cambadélis et Huchon, aux trois premiers socialistes, socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol, qui se sont prononçés en faveur du bannissement pur et simple de la burqa dans l'espace public et ses services mais aussi sur l'ensemble de la voie publique ?
    Lire PaSiDupes

    dimanche 24 mai 2009

    Le NPA, la LCR des neo-trotskistes bobos

    Au NPA, entre trotskistes et déçus du PS, on ne s’y retrouve plus !

    Les téléspectateurs de Vivement dimanche ne marchent plus dans la combine

    Et il n’est pas facile de faire cohabiter des gens venus de LO (Lutte ouvrière), du PCF, des altermondialistes, des unitaires bovéistes, des staliniens, des trotskistes, des bourrins du syndicat SUD, des écologistes radicaux et des libertaires, avec des Kurdes maoïstes et des Maoïstes turcs ! D'autant que si la volonté commune est de tout faire péter, c'est fédérateur, mais peu constructif... Il paraît même que les cocktails (molotov ou non), ça donne des maux de tête…

    Problème ?
    Une activiste allumée des
    Jeudi Noir, qui se bat contre le mal logement à Paris, récuse le concept de lutte des classes et confesse qu’elle s’est égarée. D’autant que l'assassin Jean-Marc Rouillan, co-fondateur de l'organisation terroriste Action directe, veut adhérer, a-t-on appris. De quoi indisposer les 'barrés' les plus gentils .
    «C’est une honte, on nous exclut d’un parti qui n’existe pas encore.» Tiens, une militante du
    CRI (groupe Communiste révolutionnaire internationaliste) qui s’insurge contre l’expulsion de deux de ses camarades d’une cellule NPA dans le XIIIème arrondissement de Paris. Un ange passe!. Est-ce Clémentine Autain, la gueule d’ange damné qui rôde au fond de la salle ? Apparentée communiste en mal de mandat, elle fait savoir aux journalistes qu’on ne fera pas ce nouveau parti avec uniquement des «héros du quotidien» et propose de «faire la passerelle» entre différentes mouvances de gauche. Elle ne tapine pas : elle cherche seulement à se caser. D'autres craignent un entrisme des lambertistes... Tous craignent d’ailleurs quelque chose. Un peu partout, s’agitent des jeunes de vingt à trente ans, révoltés à la fois par la mollesse du PS et par l’exercice du pouvoir sarkozyste, amers, fiévreux et agités…
    Sans visage, on les reconnaît pourtant partout «Le profil type du nouveau militant, ce sont des gens nés autour de 1977, fils de profs ou classes moyennes», explique une militante de la LCR depuis quelque douze années, après autant passées au PCF. Des petits bourgeois gâtés et privilégiés qui doivent lutter pour rompre avec des parents protecteurs, quitter leur cocon et prendre leur envol. Ces nouveaux idéalistes actifs sont séduits par l’écologie, révoltés par les inégalités et persuadés de pouvoir faire mieux que leurs parents.
    Le NPA attire même de plus jeunes égarés dans ce bas monde plus capitaliste que matérialiste, mais ils expliquent qu’ils ne seront jamais encartés à la LCR «parce que ça fait peur». Très méfiants vis à vis des partis installés, ils avaient certes envie de s'engager à gauche, mais «si le PS, c’est Delanoë, non merci !». Depuis que c'est Aubry, ça ne fait pas de différence. Les habits neufs de la LCR leur offre l'espoir -ou l'illusion- de participer à la création d'un mouvement vierge, prometteur. Pourtant, ils sont modérés, plus démocrates que révolutionnaires, voire purs. Ils aimeraient bien d'ailleurs que le mot «socialisme» figure dans le nom de la nouvelle formation, «parce qu’en fait on n’est pas d’extrême gauche, on est de gauche», ce qui donne la migraine également Rue de Solférino. C’est la génération de l’apparence et ils se laissent prendre au look jeans-baskets du 'lider maximo'.

    Au NPA, on trouve de tout
    Ils se veulent supérieurs différents de la masse abrutie par la culture libérale dont ils cherchent à s’extraire. Alors, certains se fouettent en espérant trouver la rédemption au stand de la librairie, dans du Lafargue ou du Trotski...
    Et puis comme le facteur manque de lettres, il a choisi d’appâter plus sûrement avec des polars de Fred Vargas.
    NPA ? Ou NPAS ?
    "Que faire de cette grande soupe, populaire, idéologique", comme dirait Lénine ? «Il faut créer», répond Olivier Besancenot, radical et impatient à l’approche du test des Européennes. Plus pragmatique, Alain Krivine, avec recul, se satisfait du «nécessaire flottement» à cette longue étape intermédiaire de la naissance du Nouveau parti. «La Ligue va proposer une plate-forme, une base sur laquelle on pourra élaborer ensemble le programme. Et puis on organisera des ateliers de formation quand le Parti sera constitué, pour donner quelques outils idéologiques aux nouveaux adhérents», détaillait Krivine il y a un an. Le formatage a-t-il commencé?
    Le réseau très structuré de la LCR parviendra-t-il à encadrer la spontanéité des uns et la radicalité des autres ? Pour Alain Krivine, l'essentiel est que «la Ligue ne fasse plus peur aux jeunes». De ce point de vue, l’opération séduction de départ a réussi, avec le temps fort de l’émission de Michel Drücker.

    La crise économique internationale est venue donner de l’élan au parti en devenir. Il a trouvé un laboratoire aux Antilles, mais le syndicat SUD et LKP ont un peu écorné l’image que Besancenot voulait donner du NPA et son profil glabre s’est couvert de balafres avec les prises d’otages de patrons et les récupérations de conflits d’usines frappées par la crise.

    Les trotskistes se sont enfoncés dans la brèche des licenciements que le PS en crise, comme le PCF moribond, lui abandonnaient. Le NPA ne prend pas la peine de débrancher le PCF placé sous assistance respiratoire, mais, dans ses interventions, il fait alterner les cris plaintifs sous les coups bas du PS et les baffes à la «gauche libérale».
    Mais si le NPAS (Nouveau Parti Anti-Socialiste) sait qui est l’ennemi privilégié, il reste au NPA à définir ce qu’il veut.
    Et depuis sa création officielle en janvier, il louvoie sans cesse et cherche toujours sa ligne. Une ligne brisée par un recrutement hétérogène, voire hétéroclite.

    mardi 19 août 2008

    Pro-tibétaines ou anti-américaines, les manifestations contre la Chine?

    La cible des pro-tibétains n’est pas seulement la Chine comme on le croit…

    Coca Cola et les démocrates révolutionnaires
    Une dizaine de manifestants pro-tibétains a récemment envahi le toit du siège de la firme Coca-Cola France à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour dénoncer les "sponsors des Jeux Olympiques de la honte", a « constaté » un journaliste de l'agence de presse française.
    Celle-ci a d’ailleurs fait plus et mieux. Son opposition militante ne se satisfait plus de comptes-rendus de faits d’actualité en cours, à chaud.

    Travail soigné de pros ou zèle partisan ?
    L’agence en question (c’est le moins qu’on puisse dire) accompagne l’événement au plus près ! Ainsi, sa video (ci-dessous) prend-elle le coup de pub des activistes depuis le départ. On appréciera sa couverture avant même que le public puisse l’observer et que leurs confrères soient alertés.

    Les manifestants internationalistes français, regroupés au sein du collectif "Ré-action-citoyenne", ont déployé vers 17h50 sur la façade de l'immeuble de 9 étages une banderole "Liberté au Tibet", une autre proclamant "China lies" (la Chine ment) et des drapeaux tibétains. L’agence de presse était présente au départ de l’action…
    Les gauchistes ont été délogés vers 18h15 par la police qui a enlevé les banderoles.

    VOIR et ENTENDRE : Après un verre préalable de Coca Cola de pub ordinaire et libérale :
    Des banderoles pro-tibétaines sur le siège de Coca-Cola France
    Des banderoles pro-tibétaines sur le siège de Coca-Cola France


    Depuis le début des Jeux, le collectif "Ré-action-citoyenne" a en fait multiplié les actions spectaculaires à Paris et en banlieue sous prétexte de défense de la liberté au Tibet.

    Pour le Tibet ? Ou contre les Américains ?

    Les excités anti-libéraux ont pris la Chine pour prétexte à l’expression de leur anti-américanisme.
    Jugez plutôt de la mascarade politicienne à laquelle se prête le PS, en faisant en fait bien peu cas des Tibétains et de leur oppression par le pouvoir chinois actuel, lequel est nettement plus démocratique que la Chine de la Révolution culturelle des maoïstes, que soutenait cette gauche éclairée. D’Jack Lang a depuis retiré ses vestes à col mao et renouvelé sa garde-robe.
    Le Parisien, sport.fr et tempsreel.nouvelobs.com n’ont pas manqué de rendre compte d’un haut fait de ce collectif de plus. Tous dans les mêmes termes exacts : une analyse bizarrement unanimiste !


    McDo et les démocrates révolutionnaires
    Description Metrofrance, le 07-08-2008:
    Les activistes du collectif Ré-actions citoyennes investissent le McDo de la place des Halles, à Paris, jeudi après-midi, la veille de l'ouverture des JO de Pékin. Ils dénoncent, sous une pluie battante, le non respect des droits de l'homme en Chine. McDo est visé en tant que sponsor des J.O.
    VOIR et ENTENDRE
    Ciquer sur le lien ci-contre: McDo réaction citoyenne - Voila

    Les Tibétains doivent manifestement se méfier de leurs meilleurs amis

    samedi 9 août 2008

    Robert Ménard insulte Nicolas Sarkozy et le président du CIO

    Les propos excessifs de Ménard sont nuls et non avenus

    Robert-le-Terrible fait sa terreur
    mais perd toute crédibilité

    A la manière de son acolyte, Dany-le-Rouge, Ménard s’est répandu en insultes
    Selon la vedette médiatique de Réseau Sans Frontières, en ménageant la Chine, Nicolas Sarkozy participerait à une "coalition de lâches" qui compte dans ses rangs le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge, a affirmé le secrétaire général de RSF.
    A quatre jours de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, Robert Ménard a accusé le président français d'avoir fait passer les questions économiques avant les droits de l'homme. Et l’emploi, donc le chômage en France.

    Quant au président du CIO, il ne bénéficie pas d’un régime de faveur et partage la même charrette. Selon l’hystérique petit reporter, il n'aurait pas tenu son engagement de peser sur la Chine dans ce domaine.
    "Jacques Rogge est un Ponce Pilate, un lâche et un salopard dans cette histoire", a déclaré Robert Ménard sur France 2.

    La politique sort-elle grandie de cette diarrhée verbale?
    La crédibilité des journalistes est sévèrement mise en cause par ce journaliste hargneux dont l'objectivité donne un petit aperçu de celle de ses confrères.
    "Vous l'avez entendu, Jacques Rogge, depuis sept ans ? Il n'a pas levé le petit doigt", a accusé l’histrion des media.

    Jacques Rogge n’a pas fait cas de l’excité de la gauche parisienne et le petit bonhomme en est fort marri ; alors, il éructe.

    "On lui a donné des listes de gens, vous croyez qu'il les a présentées ? Vous croyez qu'il a plaidé leur cause ? Vous croyez qu'il s'est mobilisé ?", a poursuivi l’énergumène de RSF.

    Que Robert-le-Terrible ne va-t-il manifester en Chine ?...
    Le tolérant Ménard, qui accuse tous ceux qui ne pensent pas comme lui, ne devrait-il pas démontrer sa bravoure plutôt que d’en parler. Que celui qui n’a pas peur du gros milliard de Chinois aille donc les braver sur leur territoire ! La justice chinoise que nous vante Sa Cynique Majesté Royal trouverait à s’exprimer et recueillerait à nouveau l’approbation de l’amère battue de la présidentielle. "Comme les hommes politiques, à l'image de Nicolas Sarkozy, ont tellement peur des autorités chinoises, ont tellement peur de perdre une part de marché, ont tellement peur de les fâcher, vous avez une coalition de lâches qui donne la situation aujourd'hui", a aboyé Robert-Sans-Peur, de loin, de peur de connaître les geôles chinoises. Ménard ne semble pas avoir le goût du martyre: seulement celui des aboiements.
    Au journaliste qui expliquait que le chef de l'Etat français s’évertue à essayer de faire comprendre aux sectaires violents qu'"on ne peut pas faire avancer les droits de l'homme en humiliant un peuple et ses dirigeants", Robert Ménard a rétorqué : "Je lui dis qu'il se fout du monde, est-ce que quelqu'un parle du peuple chinois ? On parle des dirigeants chinois."

    Le sauveur attendu par le peuple chinois n’aborde que les sujets qui l’arrangent.
    Mais si on parlait de Mao et des ravages de la révolution culturelle que Ménard a soutenus ?

    Cohn-Bendit : la Chine actuelle, ce serait l’Allemagne nazie !

    Le Verts Dany-le-Rouge suscite l’indignation par ses débordements verbaux
    Vendredi matin sur … France Inter, mais çà aurait pu être sur France-Info, Daniel Cohn-Bendit, réitérait son opposition à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des JO. Dany-le-Rouge s'est interrogé: "Etait-il juste en Allemagne en 1936 d'aller serrer la pince à Hitler?"

    La Chine actuelle connaît-elle la terreur stalinienne ?
    En comparant les Jeux Olympiques de Pékin à ceux de Munich de 1936 sous l'ère nazie, l'eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit a suscité l’indignation de l'UMP, même s'il a été rejoint par un parlementaire de la majorité, Henri Plagnol, un ancien secrétaire d'Etat. Il faut préciser que le député UMP Henri Plagnol est également porte-parole de la "Société internationale pour les droits de l'Homme". Il était missionné et, en copiant-collant servilement la formule de Daniel Cohn-Bendit, il a choisi la propagande grossière contre la vérité et l’ouverture.
    "Comme en 1936 à Berlin et comme en 1980 à Moscou, les Jeux Olympiques vont se dérouler dans un pays où règne une dictature de type totalitaire", a répété l'élu du Val-de-Marne après l’ex-maoïste.

    Dany-le-Rouge a des raccourcis médiatiquement frappants, mais historiquement douteux
    .
    Premier à réagir, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a estimé que Daniel Cohn-Bendit n'en était "plus à une énormité près", ajoutant que "tout ce qui est exagéré est insignifiant".

    "1936 n'est pas 2008", sauf pour le député franco-allemand.
    "La guerre mondiale ne menace pas, les Etats nazis et soviétiques se sont effondrés" et "le dalaï lama fait la Une de l'actualité". Pour compenser les lacunes que Daniel Cohn-Bendit a creusées dans les années 60, et singulièrement en 68…, ajoutons que, tandis que l’Allemagne nazie s’annexa les pays voisins par la force, la Chine actuelle n’est pas conquérante et ne menace pas d’envahissement les états libres environnants. Elle s’efforce simplement de préserver son unité, comme le fait la France avec la Corse ou l’Espagne avec l’ETA. Tandis que le Tibet est pacifiste, RSF recourt à des moyens illégaux.
    Patrick Devedjian lui explique, une nouvelle fois, mais sans illusion, que "la Chine s'ouvre au monde et se transforme sous l'influence des démocraties", grâce aux JO et à la présence à Pékin de représentants de familles régnantes et de chefs d’états. Quand Cohn-Bendit s'ouvrira-t-il?

    Dany-le-Rouge, collabo de Mao
    Chantal Brunel opère chez Dany-le-Rouge un petit rafraîchissement salutaire de mémoire. Cette porte-parole de l’UMP a été plus incisive et plus cruelle: "Je l'ai personnellement vu à l'oeuvre en mai 1968 à Nanterre. Cherche-t-il à faire oublier qu'il était alors compagnon de route des maoïstes?".

    Autre porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a dit leur fait à Daniel Cohn-Bendit mais aussi à Robert Ménard, dont l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) a faiblement piraté vendredi une fréquence FM à Pékin pendant une poignée de minutes pour évoquer la liberté d'expression en Chine.
    Les impudiques "MM. Ménard et Cohn-Bendit sont des agitateurs sur le retour, qui ne trouvent rien d'autre pour exister à nouveau, que de prendre en otage la question du Tibet". Le maoïste Cohn-Bendit a-t-il viré sa cuti et s’est-il converti ? Ce laïc et athée ose prendre fait et cause pour un chef religieux pacifiste, au-delà de ce que peut supporter le dalaï-lama, un opposant, par l’amour, à la haine, telle que celle qui anime Dany-le Rouge.

    Soucieux de cohérence et de décence, le secrétaire d'Etat aux Collectivités locales, Alain Marleix, a noté que "les JO de Pékin auront au moins eu le mérite de permettre à quelques ‘gauchistes’ de mettre enfin à jour leur doctrine politique". Marleix est optimiste !

    dimanche 13 avril 2008

    Mélenchon se démarque du troupeau des pro-tibétains

    Mélenchon a le talent de plaider contre les causes qu'il défend.
    L'analyse du brave soldat Mélenchon est aussi partisane que pitoyable, nulle et sans effet.
    Il est regrettable que son argumentation ne mette pas en évidence le ridicule de la réaction absurde de tous ceux qui s'enflamment à la moindre rumeur ou au premier mouvement d'opinion téléguidé. Ils sortent dans la rue en pensant être utiles et marquer à jamais l'histoire de leur empreinte. "J'y étais!", ont-ils la vanité de vouloir dire un jour à leurs enfants qui n'ont eux-mêmes d'autre ambition que d'être vus à la télé !
    Sur le site du socialiste Jean-Luc Mélenchon (1951) ancien trotskiste 'lambertiste', comme Jospin,, on trouve çà, en effet:
    (que nous avons assorti de nos réactions (entre crochets)
    Je ne suis pas communiste chinois [dont acte, mais ce préambule annonce le parti-pris qui s’en suit et dont –conscient- le socialiste se défend d’emblée]. Je ne le serai jamais c’est en effet passé de mode, mais on ne peut jurer de rien]. Mais je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott[age] des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Ménard contre les jeux olympiques de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï-lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott [‘boycottage’, en français, une bonne fois pour toutes] des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l’on voulait mettre en cause le régime de Pékin, il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux [exact !]. Il ne fallait pas permettre à la Chine d’être candidate [plus discutable]. Il fallait le dire en Chine [et en son temps]. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi, il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite ! [le mot ‘racisme’ est certainement inapproprié]

    UN PRETEXTE
    Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n’est pas celui du sport qui est un moment d’ouverture et de fraternisation [c’est précisément dans cette perspective que le CIO avait retenu la candidature chinoise]. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance [facile et peu original]? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n’entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l’on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois [et pourquoi ne pas le faire ?], pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion [le respect ?]? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s’appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a-t-on demandé quelque chose ? Quoi ? Qu’a-t-il répondu ? [la gauche ne dialogue pas, elle manifeste] Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaître son nom ?) a-t-il été interpellé ? L’ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s’en soucie ? [La ‘république du respect’ ne s’exporte pas plus qu’elle ne s’applique sur son territoire] Avec une morgue ressemblant à du racisme [notion passe-partout], on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants [leurs noms importent moins que leurs actes], et dont on fait comme s’il n’existait pas. Pourquoi sinon parce qu’on pense par devers soi qu’il n’en est pas vraiment un [la morale de la gauche arrogante frappe exclusivement les autres]. La superbe occidentale nie jusqu’au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cent millions de personnes que l’on croit assez veules pour être maîtrisé par une simple police politique [les Français seraient-ils plus veules encore que Mélenchon dénonce leur gouvernement ?]! D’une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l’écho du mépris des colons [analogie très tendance mais dépassée et abusive] qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les chinois de faire le commerce de l’opium (la Chine, vue comme une éternelle victime ?]! Si la volonté est d’affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n’est de nature à modifier quoi que ce soit d’autre que l’opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet. [Ce serait faire l’impasse sur l’engouement maoïste des années soixante- et soixante-dix en France: dans les années quatre-vingt, Lang était frisotté et portait encore le col Mao]
    Donc les événements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l’usage d’un public conditionné par la répétition d’images qui visent à créer [de toutes pièces] de l’évidence davantage que de la réflexion [mais pourquoi Mélenchon s’emporte-t-il sur un procédé auquel ses amis et lui-même recourt habituellement ?]. Exemple : seule
    l’enquête « d’Arrêt sur images » rapporte que les « événements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains » [sans que la Chine n’ait aucune visée sur le territoire ? La réalité évoquée par Mélenchon n’a-t-elle donc pas été exploitée par la Chine comme ‘prétexte' ?]. Dans quel pays au monde de tels événements restent-ils sans suite répressive ? La vie d’un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l’assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l’amitié pour les tibétains n’est qu’une variante nauséabonde du racisme [bis] contre les chinois [l’inverse –et pire encore- est également vrai]. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l’ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être [‘peut-être’?] avéré. Comment l’apprécier ? Les seuls chiffres rabâchés sont ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j’ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu’il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n’importe quelles circonstances ont essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l’enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l’époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu’il avait alors une politique de main dure face aux banlieues [Mélenchon s’égare ici comme souvent : le transfo était un refuge habituel bien connu des malfrats de la zone]. Personne n’oserait avancer une bêtise aussi infâme [Mélenchon l’a fait !]. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde [Que dire des violences et de l’opacité au-delà du rideau de fer ?]. Tout cela n’excuse rien [Il n’est pas davantage excusable à Mélenchon d’avoir cette mémoire sélective qui met à bas sa démonstration partisane]. Mais cela permet de mettre des événements en relation de comparaison. [vous n’avait rien oublié, Mélenchon?]
    UN PERSONNAGE SUSPECT
    J’exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises [qu’il organise est une chose, mais qu’il soit suivi en est une autre]. A présent, à propos du Tibet et des Jeux Olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans Frontières ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard [il fallait le dire, car les co-fondateurs de RSF l’ont tour à tour abandonné à ses délires médiatiques]. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de [l’autoritaire] monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Ménard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux exprimaient des réserves marquées sur les méthodes [terroristes] du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements [CIA, par le biais de la NED, National Endowment for Democracy]. Quoi qu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty [International] et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama [qui trouve grâce sur ce point auprès de Mélenchon]. Robert Ménard milite pour le boycott des Jeux, ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les Jeux [le Dalaï-lama est avant tout un Chinois !]. Robert Ménard est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocats ? Robert Ménard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

    LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE
    A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un événement à l’intérieur de la révolution chinoise [tout de même !]est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru [Mais que disent les indépendantistes Corses, selon Mélenchon ?]? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner [avait-il donc, M. Mélenchon, des raisons ?]. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n’évoque pas le statut des femmes sous ce régime là [le rêve encore sous le régime actuel?]. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence, ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens [les violences communistes en tout genre les dépassent largement et la comparaison n’est pas favorable au régime communiste]. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes [et c’était le début de la belle vie ?]. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% aux temps bénis des traditions [il a progressé partout dans de meilleures proportions !]. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans (une vérité quasi universelle !]. En foi de quoi l’anéantissement des tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi [c’est ignorer sciemment les créations de lignes de chemins de fer pour créer des colonies de peuplement chinois au Tibet!]. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection [de toutes parts], plus de respect pour les chinois [sans oublier les Tibétains] que les clichés ridicules que colportent des gens [surtout s’ils sont laïcs ?] qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet [et aussi violent que celui du président dictateur chinois]. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil (ce que ce brave soldat Mélenchon n’a jamais vu en Chine, en URSS ou à Cuba, et il faut qu’il ait la vue bien basse]. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut [bien !] et à ses partisans de même [parfait !]. Mais je m’accorde [c’est plus sûr !] le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique [nous y voilà : Mélenchon préfère les systèmes laïcs, quels que soit leurs exactions]. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères [çà lui va mieux dans les brigades rouges de Mao, de Pol Pot et autres dictateurs]. Je suis opposé à l’existence du servage [en tous lieux ?]. Je suis laïque [sic] partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux [c’est obsessionnel], même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été ["Tintin chez les Soviets" est-il à sa convenance ?]. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels [n’est-ce pas pourtant Mélenchon qui écrivait quelques lignes plus haut : « Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut» ? D'ailleurs la liberté des 'gays' est en Chine inégalée!]. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique [à démontrer !]. Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran [le parallèle n’est-il pas quelque peu excessif, ne serait-ce qu’au plan de la « non-violence » ?]. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas [c’est son problème !], ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve (il peut –au point où il en est– préférer le régime des droits de l’homme en Chine !] ni dans ses tentatives cecessionistes [sic : ‘sécessionniste’ - Mélenchon fut correcteur d'imprimerie...] que je condamne. Je demande: pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat [c’est bientôt le tour du pape de trinquer !]? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ? [la notion de religion chez Mélenchon est étroite et son analyse réductrice devrait s’élargir à la religion communiste dont les grands prêtres Staline ou Mao ont laissé des souvenirs sanglants.]

    FAUTEUR DE GUERRE
    En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans [un brin alarmiste, le camarade !]. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu’à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s’agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos [mais Mélenchon, cette grande conscience internationale, veille à éclairer le monde]. Rien n’indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent à l’enthousiasme pro tibétain que l’indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d’histoire et de culture chinoise. [Au secours, je suis perdu dans son galimatias! Ma flamme s’est éteinte et Mélenchon pourrait bien y être pour quelque chose] J’ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l’inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas qu’ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun (formule aussi hautaine qu’obsolète à prendre au troisième degré…] comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international [tiens, nous voilà à nouveau d’accord, malgré les précédents égarements]. Souvenons-nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d’Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu’il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit: "le Kosovo est serbe" [Mais Mélenchon se garde bien d’accorder son onction à cette sanction : il se retient !]. Cela fera-t-il jurisprudence ? [en revanche,les poings levés aux Jeux de sont sortis de sa mémoire sélective et ne le ravissent donc plus, transposés à la Chine : je cherche sa logique imparable !] Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux [que les têtes tombent !]? Bien sûr que non [sigh !]! Puisque le but c’est justement que le Tibet soit au[x] chinois ce que le Kosovo a été aux Serbes. Mais comme cela n’a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l’ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs [à confus, confus et demi : Mélenchon m’épuise !]. Je le souhaite [mince, çà nous avait échappé ettout lui est donc permis ?]. Je suis un ami de la Chine [Et nous ne sommes pas pressé d’en être !] je sais que l’intérêt de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l’on voudrait les entraîner [on aimerait qu’elles le fussent davantage de l’autre !].