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samedi 6 février 2016

Les "No Border" de Calais, une "poignée" de militants "décriés" ?

Tolérance pour les anarcho-révolutionnaires, intolérance pour les patriotes, dans Le Monde 

Le journal Le Monde fait croire à un 
"tir groupé"  des autorités contre les 'No Border'.
 
150 migrants clandestins prennent un ferry d'assaut,
à Calais le 24 janvier 2016
"Depuis plusieurs jours, les autorités ont pris pour cible ces militants qui luttent pour l’abolition des frontières", estime Le Monde, le journal officieux du PS, mais c'est vraiment peu dire. Est-ce d'ailleurs vrai ? S'ils luttaient pour une noble cause, qui ferait consensus, et dans le respect des lois du pays, sur lequel ils mènent des raids, le journal serait justifié.


Or, ces "militants" sont des activistes de l'espèce non pas "normale" mais violente et la région de Strasbourg (lien PaSiDupes: "Vandales anti-OTAN à Strasbourg - Un militant UNSA-police accuse sa hiérarchie") , à défaut de la journaliste Enora Ollivier, qui tient un blog sur ...Mediapart, a gardé les séquelles des violences des Black Blocs" à l'occasion du sommet de l'Otan. Dans Le Monde, elle prétend que les autorités accuseraient ces "activistes radicaux sans frontières" (selon L'Obs), "entre autres griefs, d’instrumentaliser les migrants présents à Calais et de favoriser les confrontations avec les forces de l’ordre". Le vocabulaire rend peu compte de la réalité: ces militants sont des activistes pour qui "personne n’est illégal"
VOIR et ENTENDRE un autre descriptif de ces activistes "d'extrême gauche" qui "encadrent" les illégaux et "orchestrent ces assauts", selon France 2, en octobre 2015 :

Calais: l'extréme gauche instrumentalise les migrantsEurotunnel à Calais:des 'No border", groupes violents d'extrême gauche, encadrent les intrusions mettant en danger la vie de migrants
Posté par Pasidupes-blog Pasidupes sur dimanche 4 octobre 2015
Le Monde pointait Xavier Bertrand, président Les Républicains (LR) de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui, selon Mlle Ollivier, n’a pas eu, de mots assez durs, le mercredi 3 février sur France Info, contre ceux qu’il a qualifiés "d’agitateurs" et de "provocateurs". L’ancien ministre a réclamé que soient "mis hors d’état de nuire" ces militants qui "viennent activer les migrants et parfois (...) dire à certains 'attaquez les CRS' ". 

La maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), a confirmé, en jugeant nécessaire, dans un entretien au Monde, au lendemain de la manifestation de soutien aux migrants du 23 janvier, qu’on éloigne [de la ville] ceux qui doivent l’être. Y compris les No Border et les activistes". "Il faut que l'armée intervienne", a-t-elle insisté, lors de la visite d'Alain Juppé, alors qu'on attend toujours François Hollande.

"Week-end sous tension à Calais, poudrière de la crise migratoire", titra sobrement Le Monde
Choix d'illustration du Monde
Le gouvernement cherche notamment à éviter que les violences du weekend des 23 et 24 janvier ne se reproduisent: ce jour-là, après une manifestation de migrants (ci-contre), en présence de représentants politiques, comme l’ex-candidat d'extrême gauche à l’élection présidentielle, Philippe Poutou (NPA, trotskiste), ou la députée européenne écologiste (EELV) Karima Delli (ci-dessous placée sous la protection d'Eva Joly),

 une cinquantaine de migrants avait réussi à s’introduire dans un ferry en partance pour l’Angleterre.
Six illégaux et deux No Border, qui sont également montés sur le bateau, doivent être jugés pour ces faits le 22 février. Sur les quelque 150 personnes qui étaient parvenues à pénétrer dans l’enceinte du port, plusieurs dizaines ont réussi à monter à bord du navire. Les anarchistes titrèrent "La manif en soutien aux migrants part à l’abordage d’un ferry.
Vers 20 h 30, après plus de trois heures de blocage et la fermeture provisoire du premier port de voyageurs de France, les clandestins ont été évacués par la police, qui a dû avoir recours à une passerelle mobile pour faire la jonction avec le bateau. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 24 migrants et 11 militants de l’association No Border (réseau d'activistes anti-européens qui profitent de la détresse des migrants) ont été interpellés sur le ferry et emmenés dans les locaux de la Police de l’air et des frontières (PAF).
Les six migrants et les deux militants de No Border qui devaient être jugés lundi 25 janvier en comparution immédiate pour "infraction au code des transports" ont vu leur procès reporté au 22 février. Ils risquent une amende de 3.750 euros et six mois de prison. 


Pendant le rassemblement, le groupe aurait également tagué d'un 

"Nik la France" la statue du Général De Gaulle et d'Yvonne de Gaulle, érigée dans le centre-ville.

A son tour, mercredi 3 février, le ministre de l’Intérieur,
Bernard Cazeneuve, a dénoncé "l’irresponsabilité" et le "cynisme" des militants de No Border. Il a annoncé l’interdiction temporaire à Calais de toutes les manifestations " susceptibles d’occasionner des troubles à l’ordre public".

"Ils n’ont jamais été plus d’une trentaine," minimise Le Monde

Difficile de décrire cette "mouvance" (sic; en fait, un mouvement d'ultra-gauche)  dont les membres fuient la presse, comme se dissimule la journaliste Enora Ollivier (ci-contre). "Nous préférons nous exprimer nous-mêmes, avec nos propres mots, plutôt que d’être médiatisés et édités par des journalistes", écrivent-ils sur leur blog, en anglais et en arabe, et rejettent tout positionnement politique, raconte la journaliste pour ne pas admettre que la clandestinité est fondamentale dans le mode opératoire de la subversion.
"Etiquetés 'altermondialistes' ou 'anarchistes' "(synonymes, comme les "pacifistes" du réservoir de Sivens?), ils réclament par la force et la violence la fin des frontières, qui empêchent de fuir les victimes de la guerre menée par les rebelles et les islamistes de l'Etat islamique (Daesh)  contre les forces régulières, singulièrement en Syrie, mais aussi en Irak et en Lybie, déstabilisés par les Frères musulmans.

Les No Border avouent leur infiltration de la "jungle de Calais" depuis juin 2009, où ils vivent au plus près des clandestins. Leur propagande s'étale sur leur site :
"Nous réalisons un ensemble d’activités variées qui a pour but de construire la résistance face aux agressions policières, d’éveiller les consciences sur la situation calaisienne, de montrer notre solidarité avec les migrants, et tout simplement d’essayer de rendre la vie des gens un peu plus facile."
En novembre, la préfecture du Pas-de-Calais comptait "entre quarante et cinquante" No Border en semaine à Calais, un chiffre pouvant "doubler le week-end", de l'aveu du ministère de l'Intérieur. Les révolutionnaires de ce réseau transnational de collectifs et d'individus incontrôlables prétendent être "beaucoup moins de cinquante".

L'associatif Philippe Wannesson, décrit par le Secours populaire comme un militant des droits de l'homme, participe à la désinformation en estimant qu' "ils n’ont jamais été plus d’une trentaine". Ce militant estime que, depuis plusieurs mois, "on met derrière le terme 'No Border' beaucoup de gens, y compris des Belges et des Britanniques, qui sont sur le terrain, dans le bidonville, sans qu’ils aient forcément de liens avec le mouvement", ce qui reste à démontrer. Comme chacun sait depuis les attentats de novembre 2015, on peut être Belge et terroriste, voire islamiste.
Pour cet acteur du chaos de la jungle de Calais, les deux Français poursuivis pour l’intrusion sur le ferry le 23 janvier auraient même "découvert l’existence de No Border en garde à vue". D’ici  leur procès, les six migrants "seront maintenus en détention", a précisé le président du tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.

Une manière pour les autorités de "détourner le regard"

Activiste manifestant contre les frontières
(Calais, 9-9-2015)
Contrairement aux associatifs, les élus dénoncent les agitateurs politiques qui squattent des logements et attisent les réactions d'habitants excédés et de groupes de patriotes. Le 14 décembre 2015, le tribunal de Boulogne-sur-Mer a d'ailleurs relaxé un activiste No border de 20 ans, originaire de Saint-Jean d’Angély en Charente-Maritime et porteur d'une carte d'étudiant, poursuivi pour provocation à la rébellion, jets de pierre sur les forces de l’ordre. Le rebelle a en revanche été condamné pour avoir refusé de se soumettre à un test d’ADN et de donner ses empreintes.

Les No border nuisent aux illégaux et aux associations traditionnelles

D'autres témoignages ont aussi resurgi dans la presse, ces derniers jours. Des associatifs se désolidarisent des No Border, les qualifiant de "nuisance" ("ils essaient d'endoctriner les migrants, qui veulent juste aller en Grande-Bretagne", expliquait à l'Obs Dominic, un adhérent de l'association l'Auberge des Migrants), d'agités pleins de haine qui "essaient d’endoctriner les migrants" ou d’étudiants intermittents "tranquilles dans leurs universités" quand ils y réapparaissent et "qui viennent s’encanailler ici pendant les vacances".

"On agite tout l’imaginaire existant autour de l’ultragauche", feint de soupirer Wannesson, en attendant que la presse cesse de ressortir la vérité du terrain. Il craint en revanche pour de vrai que le coup de force du gouvernement "suscite des mesures qui touchent l’ensemble des bénévoles, des témoins sur le terrain" et brise la connivence entre "les associations d’ici qui seraient les gentils et les méchants qui viennent de l’extérieur".

Les extrémistes conservent le soutien des associations qui ont préservé leur image de modération malgré leur communauté de vues. Le très peu ambigu Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France, ci-contre, a choisi son camp. Selon lui, la focalisation actuelle des autorités, tant locales que gouvernementales, sur les No Border ne serait qu’une manière pour les autorités de "détourner le regard" : "On voudrait faire croire que les criminels, ce sont quelques militants qui essaient de mettre la lumière sur une situation intenable pour six mille migrants. C’est incompréhensible et inacceptable. La responsabilité, c’est le gouvernement qui la porte."
L’association fondée par l’abbé Pierre a rompu le dialogue avec le gouvernement sur la situation calaisienne en septembre 2015. Elle estime qu’il faut « entendre ce que disent les No Border » et plaide pour une ouverture des frontières entre la France et la Grande-Bretagne, ainsi que pour une renégociation des accords du Touquet. Signés en 2003, après la fermeture de Sangatte, ces accords ont renforcé les contrôles pour réguler le nombre de migrants cherchant à se rendre au Royaume-Uni via la France, et ont notamment permis à des agents britanniques de procéder à des vérifications à Calais. 

dimanche 29 novembre 2015

COP21 à Paris: une centaine d'interpellations de "green blocs" portant atteintes à l'ordre public ce dimanche

L'extrême gauche parée de vert mobilise les forces de police 

Les policiers ont procédé dimanche à 100 interpellations place de la République

Cette place est le centre névralgique de toutes les manifs et tentatives de subversion 
Depuis deux semaines, comme en janvier, les braves gens ne sont pas les seuls à exprimer leur compassion, de la plus sincère à la plus feinte, et sous tous les prétextes, des plus dignes aux moins glorieux. Le pouvoir socialiste trouve son compte à cette empathie pourtant suspecte parfois, pensant ainsi engranger des dividendes en points d'indices de sondages de popularité du VIP français de la guerre au Proche Orient. 

Quelques centaines d'opposants à la conférence sur le climat se sont rassemblés en dépit de l'interdiction de manifester, a déclaré le préfet de police de Paris Michel Cadot. 
Une centaine de personnes ont été interpellées, dimanche 29 novembre, après des heurts avec la police aux abords de la place de la République, à Paris, a annoncé le préfet de police de Paris. Les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité sur 200 à 300 personnes retenues place de la République, a-t-il annoncé à 16h.
"Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles" comme des "bougies voire une boule de pétanque", slon la technique du caillassage, a précisé le préfet de police, ajoutant que personne parmi les manifestants ou les policiers n'a, à cette heure, été blessé.

Les affrontements ont éclaté après la dispersion d'une chaîne humaine pour le climat, qui a réuni plusieurs milliers de sympathisants, dans le calme, au départ. 
Or, dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations pour le climat avaient été interdites. La COP21, la Conférence des nations unies sur le climat, s'ouvre dimanche à 17h00 pour les experts et lundi à Paris pour les représentants des états participants.

Les altermondialistes ont contourné l'interdiction de Cazeneuve
Alors que la marche pour le climat était annulée en raison de l'état d'urgence, les ONG supranationales (et donc illégitimes) ont trouvé des solutions... alternatives pour mobiliser. Une chaîne humaine s'est tenue à partir de 11h30 entre Oberkampf et Nation sur le Boulevard Voltaire - à proximité des lieux d'attentats islamistes -  sur le parcours initialement prévu pour la marche interdite. 

Pour le porte-parole d'Alternatiba Jon Palais, "il était essentiel de maintenir une mobilisation dans la rue, parce qu'on a pris note qu'il y avait un état d'urgence mais
pour nous il y a un état d'urgence climatique. On est à un enjeu historique". Selon lui, "toute une partie de la solution doit être apportée par les citoyens".Un appel déguisé à la subversion populaire.

Les déguisements seraient-ils trompeurs ?

Ca amuse Cazeneuve et les tout- petits...
Plusieurs milliers de militants écologistes "pacifistes" se sont donnés la main dimanche à Paris, à la veille de l'ouverture de la Conférence sur le climat (COP21), malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans le cadre de l'état d'urgence.

Des rassemblements se sont tenus dans le monde entier, de Sydney à Berlin, pour exhorter les dirigeants de la planète à trouver un compromis ambitieux susceptible de réduire le réchauffement climatique.

La semaine dernière, le gouvernement Valls a pris le prétexte des tueries islamistes du 13 novembre, à Paris et à Saint-Denis, pour interdire la marche prévue dans les rues de la capitale "afin d'éviter tout risque supplémentaire". Pas un mot donc sur le motif recevable de l'arrivée des participants étrangers à la COP21...

Monsieur le "président de la jeunesse" est servi !
Mais des "défenseurs de la planète" ont contourné l'interdiction en formant une chaîne humaine entre les places de la République et de la Nation, sur le trottoir du boulevard Voltaire. Cette opération a réuni 4.500 personnes, selon la préfecture de police, et de 9.400 à 11.200, selon l'association Alternatiba ('Alternative', en basque, des "exhausteurs" de rancoeurs face au défi du changement climatique), qui avait appelé avec Attac (altermondialistes anti-capitalistes) et Avaaz (ONG internationale de cybermilitantisme: cf. libellés) à ce rassemblement. A noter que Julien Bayou, conseiller d'Eva Joly, ex-magistrate et ancienne candidate des Verts à la dernière présidentielle est un ancien d'Avaaz, devenu porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts. Il est deuxième, derrière Emmanuelle Cosse, sur la liste EELV aux régionales 2015 en Ile-de-France.
Sous les pavés des bonnes intentions, la plage du pire

D'autres, amateurs de "happenings", étaient venus déposer sur le parvis de la place de la République plusieurs milliers de paires de chaussures censées symboliser les manifestants qui n'ont pu se rassembler.
Parmi les chaussures rangées en lignes droites, figuraient une paire déposée au nom du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui a également laissé un bref texte manuscrit, et une autre au nom du pape François.

Affrontements Place de la République

La police avait reçu des consignes de ne pas intervenir 
Des "défenseurs de la planète" ?
dans la mesure où les manifestants n'entravaient pas  l'espace public et nei provoquaient pas de débordements, avant de se disperser en milieu de journée.

De brefs affrontements ont en revanche éclaté dans l'après-midi dans le secteur de la place de la République entre la police et un groupe d'environ 200 activistes, dont certaines défilaient derrière une banderole portant une inscription "le bon climat, c'est l'anti-capitalisme", de l'avis de la Confédération nationale du Travail (CNT), des anarcho-syndicalo-révolutionnaires, et pourtant dans la rue manif après manif, sans aucune stigmatisation de la presse des capitalistes socialistes: P. Bergé, X. Niel, M.  Pigasse, B. Ledoux et P. Drahi, mais la liste est longue...

La tenue de ces marches a ouvert une polémique, ainsi que le sort réservés à certains militants écologistes depuis l'instauration de l'état d'urgence, dans la nuit du 13 au 14 novembre.
Hollande a fait assigner à résidence 24 écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l'occasion de la COP21, a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a dit assumer cette décision.

Son collègue Laurent Fabius a salué la tenue de manifestations et autres concerts et promenades à bicyclette à l'étranger.
"C'est très positif" que les différents gouvernements sentent une pression pour agir, a soutenu le ministre français des Affaires étrangères.

Autre riposte, celle de Valls, en paroles, par l'entremise de ses services sur Twitter...

Il faut être vraiment un petit "zizi" à côté de ses pompes pour tenir des discours moralisateurs à distance aux "green blocs" ! Lien PaSiDupes

vendredi 17 juillet 2015

Club des refoulés: Montebourg invite Varoufakis à la fête de la Rose

Le goût amer de la nuisance réunit Varoufakis et Montebourg

L'intérimaire de Habitat repointe son nez

Les deux feront la paire. L'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, qui a fait la guerre aux sauveteurs de la Grèce avant d'être écarté de l'eurogroupe, sera l'invité d'honneur de la 43e Fête de la Rose, organisée chaque été autour d'Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).
"Après une édition 2014 qui avait braqué les projecteurs sur les politiques d'austérité menées en Europe, les Amis de la Rose de Frangy-en-Bresse ont décidé de poursuivre le débat européen en 2015. Aussi Yanis Varoufakis nous fait l'immense honneur d'accepter notre invitation" le 23 août, annoncent jeudi dans un communiqué Cécile Untermaier, députée PS de Saône-et-Loire, et Denis Lamard, président des Amis de la Rose.

L'Europe au coeur du rassemblement

"Cette ouverture sur l'Europe sera la principale innovation de cette édition qui reprendra tous les fondamentaux des années précédentes", ajoute le communiqué. Economiste anti-libéral qui prônait une ligne dure face à la Banque centrale européenne, BCE, Y. Varoufakis avait été démis du gouvernement grec d'Alexis Tsipras, le 6 juillet, au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes.
Critique de l'action de son gouvernement, Valls en l'occurence, Montebourg fut pareillement chassé de ses fonctions avec la démission du gouvernement Valls I, le 25 août 2014. Pour le premier anniversaire de sa chute,  sablera-t-il le champagne avec le Grec, le 23 août 2015, comme avec Hamon en 2014 ?

En 2014, le rassemblement de Frangy avait été l'occasion pour les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon d'adresser de vives critiques à la politique gouvernementale. Le lendemain, le premier ministre Manuel Valls présentait la démission de son gouvernement afin de composer une nouvelle équipe, sans Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filipetti.
Le rassemblement de Frangy est pour Montebourg l'occasion chaque année de mettre à l'honneur un nouvel invité. S'y sont ainsi succédé l'ancien ministre de l'Éducation, Benoît Hamon en 2014, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, en 2013, et la ministre de la Santé Marisol Touraine en 2012.

Dans une tribune publiée en commun avec le banquier, homme d'affaires et magnat de la presse socialiste, Mathieu Pigasse, 
en plein congrès du PS à Poitiers, l'ancien ministre de l''Economie avait à nouveau sévèrement critiqué la politique de l'exécutif début juin 2015 et plaidé en faveur d'une "coalition des pays européens" pour une stratégie de "baisse d'impôts en faveur des ménages" et de résorption du déficit "par la croissance mais non par l'austérité". Qui pourrait aller contre?

jeudi 9 juillet 2015

Crise grecque: Sarkozy recherche homme d'Etat à l'Elysée

Le chef d'Etat a montré qu'il est capable d'apporter "des solutions face aux menaces"

Selon Hollande, l'économie française serait "robuste" et n'aurait "rien à craindre" de la crise grecque !

L'extrême gauche 
anti-libérale grecque

réactive le tonneau des Danaïdes

La Grèce n'a cessé de régresser depuis qu'elle est assistée par l'U.E.
Au-delà du spectre du "Grexit", l'économie grecque toute entière est exsangue et doit se réformer. A une centaine de kilomètres d'Athènes comme dans la capitale, les entreprises doivent réduire leurs effectifs pour survivre. Quant aux consommateurs, ils se font de plus en plus rares dans les magasins.

L'extrême gauche anti-libérale au pouvoir en Grèce bloque l'UE
Après déjà deux plans d'aide, les chefs d'Etat de l'Eurogroupe attendent toujours que la Grèce -introduite en Europe par Giscard d'Estaing- fasse de nouvelles propositions de réformes. Ce préalable est nécessaire et indispensable à toute négociation concernant l'éventuel faveur d'un troisième plan d'aide à la Grèce. 48h après la victoire du "niet" au référendum-surprise (et bidon) de Tsipras, quelles sont les précautions des institutions créancières ? De quels moyens les Grecs disposent-ils pour sortir de la crise ? Qu'est-ce qui les empêche de retrousser les manches comme l'ont fait l'Irlande, l'Espagne ou le Portugal ? L'idéologie  -radicale et populiste- anti-austérité est-elle en train d'achever la Grèce?
           
               

                   

                   

                   

                   

               

                    Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat

La Grèce doit-elle se méfier des mauvais conseilleurs français?
Mercredi 8 juillet, lors de la discussion à perte de vue des députés de la majorité sur les réticences grecques à rendre l'argent de ses créanciers (comme disait M. Thatcher: " I want my money back !") et d’une éventuelle sortie du pays de la zone euro, pendant plus de deux heures, l’idée européenne n'est pas sortie grandie des interventions assez plates des élus présents, les discoureurs professionnels du PS, en présence de rares élus de l'opposition qui déploraient, avec les élus EELV, la privation que leur impose le pouvoir d'un vote final.

L'exécutif socialiste redoute que la Grèce crée un précédent dont la France également endettée pourrait pâtir à son tour: 
VOIR et ENTENDRE Valls refuser que la Grèce sorte de la zone euro, non par esprit de solidarité, mais par crainte d'être entraîné sur la même pente:

Hollande plane et joue l'optimiste et la démagogie
Après avoir longtemps gardé le silence et longuement cherché sa voie politique, Pépère multiplie désormais les déclarations consensuelles.
VOIR et ENTENDRE Hollande nier les risques ("majeurs"!) encourus par la France et "moi je" assurer que "la France se bat" non pas pour elle-même, mais "pour garder la Grèce dans la zone euro":

"L'économie française est
robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans et elle n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire", a insisté 
Flanby lundi, dans la cour de l’Élysée, à l'issue d'un conseil des ministres restreint consacré à cette crise qui,  pourtant, ne l'inquiète pas outre mesure. 
Si la France "agit ce n'est pas parce qu'elle aurait peur ou serait inquiète mais parce que c'est sa responsabilité de le faire", a prétendu le chef de l'Etat. 
ECOUTEZ-le encore...
La crise financière de la Grèce a commencé au printemps 2010 et déclenché une tempête dans toute la zone euro, entraînant plusieurs pays dits "périphériques" (Irlande, Portugal, Espagne...). Le calme relatif qui régnait depuis 2012, grâce en grande partie aux actions de la BCE, a été rompu à l'automne dernier, et la tension a repris de plus belle avec l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement grec dominé par l'extrême gauche  Syriza, fin janvier 2015.

"
Hollande fait de la synthèse molle dans le dossier grec",
 dénonce Luc Chatel.

VOIR et ENTENDRE quelle est en effet l'ampleur des réformes grecques nécessaires:

               

                   

                   

                   

                   

               

                               Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat
             
 Nicolas Sarkozy ne crédite la Grèce d'aucune excuse

L'ancien président de la République ne s’est pas montré tendre avec les margoulins que les Grecs ont porté au pouvoir et conforté dans leur refus d'assumer la responsabilité d'une économie ravagée par la fraude institutionnalisée par l'absence de cadastre et la démagogie. Depuis le "niet" au référendum de dimanche sur les conditions imposées par les pays créanciers, ils se sont exposés à une sortie de la zone euro. Voire de l'Union européenne, si l'extrême gauche s'entête dans le populisme et le jusqu'au-boutisme.

Invité du 20 heures de TF1, le chef de file des Républicains a listé les défaillances du peuple grec, à commencer par l'erreur d'avoir porté à sa tête un gouvernement extrémiste anti-libéral. "Si la Grèce est aujourd’hui au bord de la faillite, c’est malheureusement parce qu’elle n’a pas d’administration digne de ce nom pour percevoir les impôts et parce qu’elle a fait un certain nombre de choix fiscaux, économiques et étatiques qui ne correspondent en rien aux exigences qui sont celles d’un grand pays de 10 millions d’habitants, membre de l’Union européenne", analyse-t-il. 

Un peu plus tôt dans son intervention, l’ancien président de la République estimait aussi que "la Grèce n’a pas fait les réformes que les autres pays européens ont faites. Les fonctionnaires grecs partent à la retraite à 57 ans, à 56 ans pour certains d’entre eux. On ne paie pas d’impôts sur les îles grecques… "

"Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France"
Nicolas Sarkozy a aussi sorti des chiffres : "Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France. C’est 2.300 euros par famille.

Le gouvernement Tsipras réclame un rééchelonnement du paiement de sa dette? Un effacement, digne de pays africains ? "D’ores et déjà, la dette grecque est étalée jusqu’à 2055," a-t-il porté à la connaissance des Hollande, Valls ou Mélenchon. 
Au regard des sommes en jeu et comme l'ensemble de la classe politique, " tout doit être fait pour trouver un compromis", il a estimé en préambule. "Mais il y a une ligne rouge à ne pas dépasser : le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 17 autres pays membres de la zone euro […]. La plus mauvaise des solutions serait de demander aux pays de la zone euro de prêter de nouveau à la Grèce sans condition."

Pessimiste, François Bayrou tacle Hollande qui s'est tu face à l'opinion inquiète

VOIR et ENTENDRE le maire de Pau dénoncer les "voeux pieux" de la gauche, de Hamon à Valls, contredire Hollande et annoncer "une onde de choc":


mercredi 18 mars 2015

Francfort: la BCE attaquée par des activistes d'extrême gauche

Violences de la gauche radicale autour de l'inauguration de la nouvelle BCE

L'extrême gauche anti-libérale a convergé sur Francfort 

Francfort était mercredi " le théâtre de heurts", selon les termes de l'AFP. Il n'y aurait pourtant pas eu d'affrontements sans les actions anti-républicaines des activistes de l'ultra gauche avec laquelle composent Merkel, Hollande, Valls et leurs alliés, François Bayrou (MoDem) et Alain Juppé (UMP).

VOIR et ENTENDRE les manifestants s'opposer aux forces de l'ordre:

Les heurts entre manifestants anti-austérité mobilisés par milliers et forces de l'ordre ont fait des blessés au abords de la Banque centrale européenne (BCE) qui inaugurait son nouveau siège.

VOIR et ENTENDRE une autre version des faits:

mardi 17 juin 2014

Duflot reprend la parole pour tacler le gouvernement Valls

"Le gouvernement s'est éloigné de sa majorité", accuse Duflot (EELV) 
La pastèque EELV, verte à l'extérieur,
rouge à l'intérieur
(
Francis Lalanne, 2009)
En s'éloignant de sa majorité, le gouvernement a de nouveau mis en doute l'efficacité du pacte de responsabilité, a estimé mardi Cécile Duflot, députée altermondialiste et ancienne catastrophique ministre du Logement du gouvernement Ayrault.

Elle s'estime "complètement dans la majorité", mais c'est "aujourd'hui le gouvernement [qui] s'est éloigné de sa majorité", a accusé  C. Dufflot mardi sur RMC et BFMTV. Question: comment celle qui n'était pas toujours "complètement" dans le gouvernement quand elle était ministrepourrait-elle être encore dans la majorité, si le gouvernement s'en est éloignée?  
"Une majorité a été élue il y a deux ans pour porter un projet. Ce projet est aujourd'hui amputé d'une grande partie de ce qui faisait le coeur de sa force", a-t-elle dénoncé. En guise de rapprochement?

La députée de Paris a de nouveau mis en question l'efficacité du pacte de responsabilité. 

"Quand on donne de l'argent sans contrepartie, c'est-à-dire des exonérations de charges, est-ce que cela va créer de l'emploi ? Ce n'est pas du tout certain. Des gouvernements précédents l'ont fait, le gouvernement de Fillon l'a fait à hauteur de 4 milliards et là on parle de 41 milliards dont approximativement 3 milliards vont aller vers la grande distribution et 1 milliard vers les banques," a développé l'altermondialiste

Duflot promet que ça va charcler au Palais Bourbon...
"On va préparer des amendements, on en a déjà déposé, on va faire en sorte que le débat ait lieu à l'Assemblée nationale pour montrer que l'on peut faire autrement (...) On peut décider que l'on veut davantage de solidarité et davantage d'investissement. Si on n'investit pas dans les entreprises pour les adapter, notamment à l'évolution du prix de l'énergie qui pèse sur un certain nombre de productions, on n'y arrivera pas", a également expliqué  Mme Duflot .

 "C'est une bonne chose de réunifier RFF et la SNCF"

Interrogée sur la grève des cheminots, la député de Paris, par la grâce de Martine Aubry, a par ailleurs distribué des bons points, estimant que "c'est vrai que le système auquel aboutit la réforme est un peu compliqué parce que les règles européennes imposent cette situation donc ce n'est pas satisfaisant, il faudrait mieux retrouver un seul établissement public". Mais "dans le cadre possible, c'est une bonne réforme," n'en déplaise à la CGT et SUD-rail.

Elle n'a pas manqué de donner un coup d'archer sur le violon du populisme, en déclarant comprendre"l'authentique galère" que vivent les usagers des transports depuis une semaine. Mais "quand des gens se privent de leur salaire, ils expriment quelque chose et on ne peut pas les mépriser."

Au sujet des intermittents du spectacle

Le gouvernement "a tort" s'il valide la nouvelle convention d'assurance chômage. "On ne peut pas aggraver la précarité des intermittents. Il y a sûrement des abus. D'ailleurs les intermittents eux-mêmes sont prêts à ce que l'on travaille sur ceux qui sont de fait en CDI pour qu'ils sortent du régime de l'intermittence. Mais la culture dans notre pays, c'est une chance, une vraie vivacité culturelle et c'est ce système-là qui le permet", a-t-elle soutenu.