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dimanche 5 mars 2017

200.000 sympathisants ont manifesté leur soutien au projet LR de Fillon à Paris le 5 mars 2017

Au Trocadéro, les Français ont répondu présent sous la pluie et dans le vent, ce 5 mars 2017

Principal candidat de la droite républicaine à la présidentielle française,
François Fillon s'en est remis à la foule immense de ses partisans

Photo de l'hebdomadaire L'Obs, le 5 mars 2017 au Trocadéro

Le candidat désigné de la primaire a aussi fait appel à la conscience des responsables de la droite et du centre lors d'un discours prononcé au Trocadéro, à Paris, en plein harcèlement médiatico-judiciaire de la presse anarcho-révolutionnaires  le Canard enchaîné et Mediapart - et de la justice, obligée de donner suite aux soupçons.

Devant 200.000 soutiens rassemblés dans la pluie et le vent, le vainqueur de la primaire de novembre 2016 n'a pas renoncé à aller jusqu'au bout de sa campagne.
"La France se réveillera et elle se redressera. C'est animé par cette conviction qui est aussi la vôtre que je veux à présent m'adresser, avec vous, aux responsables politiques de la droite et du centre", a-t-il déclaré.
"Mon examen de conscience, je l'ai fait", a-t-il dit après avoir admis des erreurs, notamment dans sa communication depuis les premières accusations dans l'affaire des emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille.

"Aux hommes politiques de mon camp, je dirai à présent ceci : il vous revient maintenant de faire le vôtre. Laisserez-vous les passions du moment l’emporter sur les nécessités nationales ?", a-t-il encore interrogé.

"Laisserez-vous les intérêts de factions et de carrière et les arrière-pensées de tous ordres l'emporter sur la grandeur et la cohérence d'un projet adopté par plus de quatre millions d'électeurs ? Vous laisserez-vous dicter par l'écume des choses ce choix décisif qu’une part de notre peuple a remis entre vos mains", a poursuivi l'ex-Premier ministre.

François Fillon n'a pas enfoncé le clou sur le zèle de la justice

Un temps pluvieux n'a pas découragé les braves
Il s'est interdit d'abonder dans le sens de ses détracteurs qui présentaient le rassemblement du Trocadéro comme dirigé contre les juges et il en est resté à sa dénonciation devant la presse d'un "assassinat politique" datée de mercredi.

Mais il a fustigé les Juppéistes dont la cabale orchestre "la fuite en canard d'un camp vers l'autre", "la désertion assumée sans honte et aussi sans orgueil", allusion transparente aux nombreuses défections de proches revanchards du maire de Bordeaux arrivé deuxième à la primaire depuis que les trois juges menés par Serge Tournaire ont annoncé sa possible future mise en examen à la mi-mars, à deux jours du dépôt officiel des parrainages de candidats au Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius.

Rassembleur, Fillon a ménagé les uns et les autres

Intox du site Huffington Post - danseuse perverse du journal Le Monde et du banquier Pigasse -
qui diffuse cette photo du rassemblement
montrant l'arrière de la tribune : complot médiatique ?

"Je dois écouter cette foule immense qui me pousse vers l'avant mais je dois aussi m'interroger sur ceux qui doutent et qui fuient le navire. Leur responsabilité est immense, la mienne aussi", a-t-il ajouté, manifestant son écoute des diverses parties et balançant entre critique et auto-critique.
"J'ai commis la première erreur autrefois, je vous l'ai dit, en demandant à ma femme de travailler pour moi (...) Et j'ai commis la seconde en hésitant sur la manière d’en parler."

Fillon est fort de "plus de 200.000 personnes" rassemblées sur le parvis des Droits de l'homme, selon Bruno Retailleau.
La préfecture de police n'a pas souhaité communiquer d'estimation de l'affluence.
"Je ne lis pas le discours de quelqu'un sur le point de jeter l'éponge. Au contraire, il a regonflé à bloc les personnes qui étaient au rassemblement", a jugé le député centriste (UDF et UDI) du Loir-et-Cher Maurice Leroy, ancien soutien et porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même analyse d'un proche (anonyme) d'un poids lourd (tout aussi anonyme) des Républicains: "Fillon a montré une résistance impressionnante et confirmé qu'il ne va pas être facile à dégommer. Il n'a pas laissé la porte ouverte."

"J'ai plutôt le sentiment qu'il a commencé à prendre la mesure de la responsabilité qui est la sienne", a pour sa part jugé le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le versatile Jean-Christophe Lagarde. "Pour la première fois, on l'a entendu dire qu'il ne pouvait pas faire de ça seulement une affaire personnelle et que c'était aussi de la responsabilité de sa famille politique."

A la tribune, sont montés de nombreux cadres du parti les Républicains restés fidèles : outre Bruno Retailleau (coordinateur de la campagne ), Jérôme Chartier, Luc Chatel, François Baroin, Eric Ciotti, Valérie Boyer, Jean-Christophe Fromantin le député des Français de l'étranger Thierry Mariani, le sénateur de la Meuse Gérard Longuet ou Christian Jacob (président de groupe à l'Assemblée), Pierre Danon, président du Conseil national de la société civile pour la campagne, mais également l'épouse de François Fillon, Penelope ou le philosophe Raphaël Glucksmann.

Les Juppéistes et leurs suiveurs, qui le pressent de se désister au profit du maire de Bodeaux, malgré plusieurs condamnations en justice, ont intensifié ces derniers jours les discussions en coulisses afin de trouver une sortie de crise.

Le député de Paris doit s'exprimer ce dimanche au journal de 20h de France 2.
Alain Juppé s'exprimera, quant à lui, depuis Bordeaux dans la matinée de lundi. Certains considèrent que l'animateur de la cabale anti-Fillon pourrait renoncer à être le "plan B" de la droite républicaine. Dans cette hypothèse, il serait responsable d'un énorme gâchis.


vendredi 11 mars 2016

Préconisée par Hollande, la surtaxe des CDD ne satisfait personne

"Une très mauvaise nouvelle pour les entreprises et les salariés" 

La dernière du pouvoir socialiste, sous la contrainte


Sous la pression de la gauche en révolte contre son projet de loi Travail, Hollande fait gronder les entrepreneurs.  
Le gouvernement veut répondre à la révolte contre l'ex-loi El Khomri, rebaptisée loi Travail, par une surtaxation plus forte des CDD au risque d'ouvrir un nouveau front du côté des créateurs d'emplois.

La piste n'est certes pas encore officielle, mais le gouvernement qui menaçait de passer en force, avec l'article 49.3, est entré de force dans la négociation et par les acteurs politiques de gauche et par la rue, au lendemain d'une mobilisation de lycéens et étudiants.

Hollande recule et Valls envisage une piste nouvelle: surtaxer davantage les CDD 

L'exécutif mise sur la surtaxe des CDD de courte durée pour les rendre moins attractifs. Il pense inciter ainsi les entreprises à recruter en CDI. "C'est sorti du chapeau du gouvernement hier (mercredi 9), réagitla CGPME. Je ne comprends pas très bien pourquoi le gouvernement vient mettre les pieds dans ce sujet, qui relève de la négociation sur l'assurance chômage menée actuellement par les partenaires sociaux," souligne François Asselin.

"Le sujet a toute sa place dans les débats," selon la ministre du Travail 
"Cette question est posée sur la table. La proposition existe. C'est en corrélation avec le projet de loi", a-t-elle confirmé, toujours aussi déphasée, jeudi 10 mars sur France Info
La surtaxation des contrats courts existe déjà depuis 2013 et la loi de sécurisation de l'emploi : plus le CDD est d'une durée réduite (moins d'un mois), plus les cotisations sont élevées (+3%). 
Mais le gouvernement semble vouloir aller plus loin. 
Pour François Asselin, cette piste est une erreur. "J'y vois une très mauvaise nouvelle pour les entreprises et pour les salariés, poursuit-il. Ce n'est pas comme ça, en augmentant le coût du travail, qu'on va signer plus de CDI, croyez-moi, fait valoir cet homme de terrain face aux technocrates de Bercy. 
"Il y a des activités purement saisonnières ou avec des pics d'activité qui nécessitent des contrats à durée déterminée, explique-t-il. Les taxer encore plus ne conduira pas au CDI mais à la sous-traitance," met-il en garde.

Dans un communiqué, le syndicat des petites et moyennes entreprises,
la CGPME, fustige même "la foire aux idées qui semble ouverte pour dénaturer ce texte". 

Au MEDEF, on balaie la question. "Ce sujet ne regarde pas le gouvernement mais les partenaires sociaux, qui n'en sont qu'au début de leur négociation, estime-t-on en début d'après-midi.
Sur le fond de la mesure, taxer n'a jamais créé d'emplois et ce n'est pas le moment pour le gouvernement de changer son fusil d'épaule", estime le patronat, qui a déjà opposé une fin de non-recevoir à cette proposition lors des discussions entre partenaires sociaux. "L'enjeu, c'est de débloquer les embauches en CDI et ça ne se fera pas en taxant davantage les contrats à durée déterminée, qui sont liés à un manque de visibilité, à une peur de l'embauche. On ne fera que l'accentuer en brandissant cette menace de surtaxation", selon ce représentant du Medef, qui maintient qu'il ne s'agit pas de la bonne recette. 

Le ton est monté dans la soirée. 
En déplacement au Maroc, Pierre Gattaz a dit tout le mal qu'il pense de cette piste de travail. "Si on veut totalement asphyxier l'économie française, taxons les contrats courts", a-t-il prévenu, invitant plutôt à "baisser la fiscalité sur tous les types de contrats". "Il faut arrêter de penser en France que la solution passe par l'augmentation des taxes, des cotisations. Il faut inciter et non pas démotiver, je ne pense pas que ce soit une bonne solution du tout", a-t-il conclu. 

L'opposition est contre, les syndicats sont (plutôt) pour

Côté syndical, à la tête de tous les autres, la CGT réagit favorablement.
Le syndicat d'extrême gauche le réclame depuis longtemps: la CGT en a fait une de ses propositions phares dans le cadre, d'ailleurs, de la négociation sur la nouvelle convention Unedic.

Le syndicat ouvrier voudrait frapper fort.
La CGT a même proposé une très sévère  sur-cotisation de 12,40%  pour les CDD de moins d'un mois, de 10,40% pour ceux de un à deux mois, et de 8,40% pour les CDD de deux à six mois. En s'attaquant à cette question, le gouvernement outrepasse un peu son champ de compétences, observe Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO). "La surtaxation des CDD, ce n'est pas son problème. Ca relève de la négociation patronat-syndicats qui est en cours, donc ce n'est pas au gouvernement de trancher là-dessus", a-t-il affirmé jeudi 10 mars. 
"Le gouvernement est embêté sur un projet de loi et il cherche une solution qui n'est pas de sa responsabilité, ça montre bien qu'il est un peu gêné aux entournures. Cela fait dix ans qu'on demande qu'il y ait une sur-cotisation patronale quand il y a ce qu'on peut considérer comme un abus d'utilisation de CDD", développe-t-il, plaidant en faveur d'un système de bonus et de malus. "Ce n'est même pas une question financière, à la limite; c'est aussi pour changer les comportements des employeurs. La grande nouveauté, ce sont les CDD très très courts; c'est ça le problème." 

Côté politique, en revanche, les réactions de l'opposition ne sont guère favorables à la mesure. 
Pour Luc Chatel, président du Conseil National du parti Les Républicains, il s'agit même d'un "contresens". 
Un avis partagé par le député des Hauts-de-Seine Jean-Christophe Fromantin. "Cette option ne laisserait (aux entreprises) comme marge de souplesse que le recours à l'intérim qui a le double désavantage d'être une forme de travail très précaire et de leur coûter très cher. Notons enfin que les majorations de cotisations déjà applicables aux CDD n'ont eu aucun effet pour limiter leur développement", estime ce patron d'une société de services et de conseils pour l'import-export qui, avec un groupe de personnalités, Jean-Christophe Fromantin (ex-UDI) a lancé, en mars 2012, la candidature de la France pour l'exposition universelle de 2025 au Grand Palais.

samedi 13 février 2016

Conseil national des Républicains : Luc Chatel élu en remplacement de Jean-Pierre Raffarin

La presse rechigne à y voir un succès de la ligne Sarkozy

Les caciques du parti Les Républicains se réunissent à Paris pour leur conseil national.
 

Un scrutin était destiné à choisir la tête du parlement du parti 
La succession à Jean-Pierre Raffarin à la tête du Parlement était l'enjeu de cette élection qui opposait Luc Chatel à Michèle Alliot-Marie. Luc Chatel vient d'être élu, avec une centaine de voix d'avance", à la porte de Versailles.
A neuf mois de la primaire, Luc Chatel, candidat soutenu notamment par Nicolas Sarkozy, a totalisé 55,3% des suffrages (532 voix sur 962 exprimés, contre 430 suffrages pour Mme Alliot-Marie, 18 blancs et nuls).

Luc Chatel est ainsi porté à un poste stratégique qui consiste à être le Monsieur Loyal du parti. Le président du conseil national est appelé à jouer un rôle de "sage", au-dessus des intérêts personnels : il veille au bon fonctionnement du mouvement et aura vocation à trancher les éventuels contentieux entre les candidats à la primaire. Surtout, le président du conseil national pourrait remplacer le Président des Républicains à la tête du parti, lorsqu’il se lancera dans la campagne officielle de la primaire.

Avant de connaître l’issue du vote, Michèle Alliot-Marie, 69 ans, avait insisté sur sa fibre gaulliste et promis que le conseil national sous sa présidence se réunirait "deux fois par an" et aurait des "sessions décentralisées" pour "montrer que l’on écoute" les militants. Elle était soutenue par Gérard Larcher, président du Sénat, Roger Karoutchi, Patrick Ollier et Henri Guaino.
L'ancien ministre de l'Education a dit préférer "le travail en réseau" et a annoncé qu’il installera dès lundi un bureau de quarante personnes qui respecte "la parité".

La presse de gauche qui porte à bouts de bras le candidat Juppé n'a pas encore bavé sur ce scrutin

"MAM a une bonne image chez les militants. Si elle était élue, ce serait une grosse déconvenue pour Sarkozy", avait rêvé en fin de semaine un ancien ministre LR, anonyme, à moins qu'il ne s'agisse d'une haine politique de journaliste anonyme à l'AFP, de celles qui mobilisent les journalistes partisans, comme Laurent Mouchard, dit Joffrin (Libération), ce soir sur BFMTV, deux organes de presse "indépendants", (co-)propriété du même Patrick Drahi...

Le Conseil national compte quelque 2.000 conseillers nationaux, incluant les nouveaux présidents de fédérations élus pour la première fois par les militants le 30 janvier. Elu en 2007, Jean-Pierre Raffarin est arrivé au bout de son mandat et ne souhaitait pas se représenter. Il devrait par ailleurs annoncer prochainement son choix d'Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre de l'automne 2016.
Avant l’annonce de son élection, Luc Chatel a fait valoir qu'il est "un disciple du rassemblement", qui a "toujours privilégié l’intérêt collectif". Rappelant qu’il n’était "pas candidat à la primaire" en vue de l’élection présidentielle de 2017, le candidat favori de Sarkozy a promis de "présider le conseil national dans un esprit d’apaisement et de rassemblement dans les mois qui viennent", lors de la campagne de la primaire. Le député de Haute-Marne n'a pas eu de peine à convaincre, rappelant la manière dont il a assuré l’intérim à la tête du parti de juin à novembre 2014, après le départ de Jean-François Copé et jusqu’à l’élection de N. Sarkozy.

Ce vote conforte N. Sarkozy et son travail de redressement du parti, au grand dam du PS et de sa presse, d'autant que MAM est une ancienne présidente du Rassemblement pour la République (RPR). Qui de JJ. Bourdin ou Ruth Elkrief va inviter le maire de Bordeaux à son micro? Les deux? Mais Chatel risque de n'être sollicité par aucun d'entre eux... 
En attendant, si les sarkozystes se sont réjouis de la victoire de l’ex-ministre de l’éducation, ses opposants internes ont une autre interprétation du résultat : "Chatel aurait dû faire au moins deux tiers des voix ou les trois quarts. La volonté d’indépendance de [Mme Alliot-Marie] a plu. Cela montre que Nicolas Sarkozy ne tient pas vraiment le parti", estime le député de la Manche, Philippe Gosselin, proche d’Hervé Mariton, candidat à la primaire. 

Un projet commun ou des projets personnels ?
Puissent les Bleus de LR ne pas se précipiter
dans les mêmes errances...
L'autre enjeu du conseil national de ce weekend est aussi d'affermir la ligne politique en vue de la primaire et donc de définir la ligne du parti. C'est l'objectif du patron du parti, son refondateur, Nicolas Sarkozy.
L'ancien président souhaite aussi construire un projet commun qui s'imposerait à tous dans le parti, mais ses rivaux ne souhaitent pas en débattre avant la primaire. Bruno Le Maire, François Fillon, Alain Juppé estiment que chacun des candidats à la primaire construira et aura son projet et que ce sont les électeurs qui trancheront lors de la primaire de la droite et du centre en novembre prochain.

"Je me sens plus libre que jamais", a déclaré Michèle Alliot-Marie. Une déclaration qui relance l'hypothèse de sa candidature à la primaire. 

jeudi 9 juillet 2015

Crise grecque: Sarkozy recherche homme d'Etat à l'Elysée

Le chef d'Etat a montré qu'il est capable d'apporter "des solutions face aux menaces"

Selon Hollande, l'économie française serait "robuste" et n'aurait "rien à craindre" de la crise grecque !

L'extrême gauche 
anti-libérale grecque

réactive le tonneau des Danaïdes

La Grèce n'a cessé de régresser depuis qu'elle est assistée par l'U.E.
Au-delà du spectre du "Grexit", l'économie grecque toute entière est exsangue et doit se réformer. A une centaine de kilomètres d'Athènes comme dans la capitale, les entreprises doivent réduire leurs effectifs pour survivre. Quant aux consommateurs, ils se font de plus en plus rares dans les magasins.

L'extrême gauche anti-libérale au pouvoir en Grèce bloque l'UE
Après déjà deux plans d'aide, les chefs d'Etat de l'Eurogroupe attendent toujours que la Grèce -introduite en Europe par Giscard d'Estaing- fasse de nouvelles propositions de réformes. Ce préalable est nécessaire et indispensable à toute négociation concernant l'éventuel faveur d'un troisième plan d'aide à la Grèce. 48h après la victoire du "niet" au référendum-surprise (et bidon) de Tsipras, quelles sont les précautions des institutions créancières ? De quels moyens les Grecs disposent-ils pour sortir de la crise ? Qu'est-ce qui les empêche de retrousser les manches comme l'ont fait l'Irlande, l'Espagne ou le Portugal ? L'idéologie  -radicale et populiste- anti-austérité est-elle en train d'achever la Grèce?
           
               

                   

                   

                   

                   

               

                    Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat

La Grèce doit-elle se méfier des mauvais conseilleurs français?
Mercredi 8 juillet, lors de la discussion à perte de vue des députés de la majorité sur les réticences grecques à rendre l'argent de ses créanciers (comme disait M. Thatcher: " I want my money back !") et d’une éventuelle sortie du pays de la zone euro, pendant plus de deux heures, l’idée européenne n'est pas sortie grandie des interventions assez plates des élus présents, les discoureurs professionnels du PS, en présence de rares élus de l'opposition qui déploraient, avec les élus EELV, la privation que leur impose le pouvoir d'un vote final.

L'exécutif socialiste redoute que la Grèce crée un précédent dont la France également endettée pourrait pâtir à son tour: 
VOIR et ENTENDRE Valls refuser que la Grèce sorte de la zone euro, non par esprit de solidarité, mais par crainte d'être entraîné sur la même pente:

Hollande plane et joue l'optimiste et la démagogie
Après avoir longtemps gardé le silence et longuement cherché sa voie politique, Pépère multiplie désormais les déclarations consensuelles.
VOIR et ENTENDRE Hollande nier les risques ("majeurs"!) encourus par la France et "moi je" assurer que "la France se bat" non pas pour elle-même, mais "pour garder la Grèce dans la zone euro":

"L'économie française est
robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans et elle n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire", a insisté 
Flanby lundi, dans la cour de l’Élysée, à l'issue d'un conseil des ministres restreint consacré à cette crise qui,  pourtant, ne l'inquiète pas outre mesure. 
Si la France "agit ce n'est pas parce qu'elle aurait peur ou serait inquiète mais parce que c'est sa responsabilité de le faire", a prétendu le chef de l'Etat. 
ECOUTEZ-le encore...
La crise financière de la Grèce a commencé au printemps 2010 et déclenché une tempête dans toute la zone euro, entraînant plusieurs pays dits "périphériques" (Irlande, Portugal, Espagne...). Le calme relatif qui régnait depuis 2012, grâce en grande partie aux actions de la BCE, a été rompu à l'automne dernier, et la tension a repris de plus belle avec l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement grec dominé par l'extrême gauche  Syriza, fin janvier 2015.

"
Hollande fait de la synthèse molle dans le dossier grec",
 dénonce Luc Chatel.

VOIR et ENTENDRE quelle est en effet l'ampleur des réformes grecques nécessaires:

               

                   

                   

                   

                   

               

                               Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat
             
 Nicolas Sarkozy ne crédite la Grèce d'aucune excuse

L'ancien président de la République ne s’est pas montré tendre avec les margoulins que les Grecs ont porté au pouvoir et conforté dans leur refus d'assumer la responsabilité d'une économie ravagée par la fraude institutionnalisée par l'absence de cadastre et la démagogie. Depuis le "niet" au référendum de dimanche sur les conditions imposées par les pays créanciers, ils se sont exposés à une sortie de la zone euro. Voire de l'Union européenne, si l'extrême gauche s'entête dans le populisme et le jusqu'au-boutisme.

Invité du 20 heures de TF1, le chef de file des Républicains a listé les défaillances du peuple grec, à commencer par l'erreur d'avoir porté à sa tête un gouvernement extrémiste anti-libéral. "Si la Grèce est aujourd’hui au bord de la faillite, c’est malheureusement parce qu’elle n’a pas d’administration digne de ce nom pour percevoir les impôts et parce qu’elle a fait un certain nombre de choix fiscaux, économiques et étatiques qui ne correspondent en rien aux exigences qui sont celles d’un grand pays de 10 millions d’habitants, membre de l’Union européenne", analyse-t-il. 

Un peu plus tôt dans son intervention, l’ancien président de la République estimait aussi que "la Grèce n’a pas fait les réformes que les autres pays européens ont faites. Les fonctionnaires grecs partent à la retraite à 57 ans, à 56 ans pour certains d’entre eux. On ne paie pas d’impôts sur les îles grecques… "

"Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France"
Nicolas Sarkozy a aussi sorti des chiffres : "Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France. C’est 2.300 euros par famille.

Le gouvernement Tsipras réclame un rééchelonnement du paiement de sa dette? Un effacement, digne de pays africains ? "D’ores et déjà, la dette grecque est étalée jusqu’à 2055," a-t-il porté à la connaissance des Hollande, Valls ou Mélenchon. 
Au regard des sommes en jeu et comme l'ensemble de la classe politique, " tout doit être fait pour trouver un compromis", il a estimé en préambule. "Mais il y a une ligne rouge à ne pas dépasser : le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 17 autres pays membres de la zone euro […]. La plus mauvaise des solutions serait de demander aux pays de la zone euro de prêter de nouveau à la Grèce sans condition."

Pessimiste, François Bayrou tacle Hollande qui s'est tu face à l'opinion inquiète

VOIR et ENTENDRE le maire de Pau dénoncer les "voeux pieux" de la gauche, de Hamon à Valls, contredire Hollande et annoncer "une onde de choc":


vendredi 19 juin 2015

Gouvernement: Valls ne maîtrise plus ses femmes sur l'alcool et le travail dominical

Les femmes ministres défient le petit coq

Le Premier ministre a dû mettre les pendules à l'heure avec Taubira

"Il y a les 35 heures, mais le temps effectif est de 39 heures," a-t-il indiqué à la grosse aiguille.
Sa ministre de la Justice rêve en effet à voix haute. "J'estime que l'idéal, c'est que les gens puissent travailler 32 heures dans une semaine," a déclaré Christiane Taubira vendredi à RMC et BFMTV. 

La ministre de la Justice a clairement fait savoir qu'elle est opposé au travail dominical. 
"Je rêve d'un monde où on ne travaille pas le dimanche, où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. Je rêve d'un monde où on peut travailler 32 heures", a lancé Christiane Taubira, avant d'expliquer ce que les Français pourraient faire de ce temps de travail en moins. "Aller au musée, à la plage, parler à ses voisins, avoir du temps pour se consacrer aux autres dans des associations, aller au musée, avoir le temps, quand c'est possible, d'aller sur la plage, de déambuler, de marcher, de parler à ses voisins, d'aller en librairie, au cinéma, au théâtre, etc. Voilà la société dont on peut rêver".

Manuel Valls l'a aussitôt reprise de volée depuis le salon du Bourget.
"Les Français, ce qu'ils veulent, c'est du boulot", a estimé le démagogue de Matignon, parlant au nom de la population, malgré ses quelque 36% de satisfaits et un chômage à 10,6% en mars 2015 et 5.590.600 chômeurs, en incluant l’outre-mer que Hollande est allé couvrir de cadeaux. 
Valls a renvoyé sa garde des Sceaux dans les cordes, déclarant en un français d'un médiocre niveau : "vous savez, aujourd'hui, il y a un temps de travail qui existe. Il y a les 35 heures mais le temps effectif est de 39 heures." Et de conclure : "soyons pragmatiques, sortons des dogmes, engageons-nous pour la croissance et le travail pour notre pays. C'est mon action".
VOIR et ENTENDRE Valls réagir et dénoncer... les colères, propos qui blessent et "les comportements qui consistent à crier" (sic):


Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et député les Républicains (LR) de la Haute-Marne,
Luc Chatel, a réagi ce vendredi matin sur le plateau de Parlement Hebdo. "C'est le retour des vieux démons de la gauche. C'est à dire penser que le travail se partage et qu'on va le répartir entre les Français. Ça fait 20 ans que cette théorie a échoué sur le plan économique et qu'elle a bloqué les consciences: on a perdu l'envie de travailler", a-t-il regretté. 

Un argument repris plus tard par le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi: "Quand toutes les entreprises seront en faillite, les Français ‘flâneront'?", a-t-il raillé.

Marisol Touraine l'a également bravé

La ministre de la Santé n'a pas réussi à garder intacte la loi Evin et Marisol Touraine rend responsable le premier ministre qui soutient la loi Macron. Les députés de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, chargée d'examiner le projet de loi Macron, ont voté mardi à une très large majorité un amendement gouvernemental négocié durant la nuit avec les parlementaires. Seuls deux députés socialistes ont voté contre (François Brottes et Dominique Lefebvre) et le rapporteur général du projet de loi, Richard Ferrand, s'est abstenu.

"C'est un coup dur porté à la santé publique, estime Marisol Touraine
Et glou et glou, ...
Un artiste photographe, une agence de tourisme ou un journaliste, voire un président de la République, pourra bientôt faire référence aux paysages de l'oenotourisme ("made in France"), aux savoir-faire des métiers de la viticulture, sans restrictions de publicité de l'alcool instaurées par la loi Evin il y a près d'un quart de siècle.

Intrônisation de la dinde à Vinexpo
Pour Marisol Touraine, la loi Macron sert à détricoter la loi Evin. La ministère de la santé avait appelé les députés à "ne pas changer la loi", soutenue par son collègue Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. 
Marisol Touraine se dit en colère contre Manuel Valls et "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin. Je veux rappeler que la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool. Il ne fallait pas y toucher."
Le vin ne réjouit le coeur de l'homme,
s'il n'est pas catalan
L'amendement contesté libérera de facto la possibilité de faire de la publicité pour l'alcool "et ce, quasiment sans limite", avait mis en garde Claude Evin, père de la loi de 1991. Les alcoologues avaient déjà lancé un cri d'alarme lors de la précédente tentative. Si l'amendement était voté, écrivaient-ils, au président de la République, "c'est l'ensemble de la population, et notamment les jeunes [priorité du président tant qu'il avait été en campagne], qui serait exposée à une promotion sans limite en faveur de la consommation d'alcool".


L'une comme l'autre a dû subir la loi des machos.


lundi 18 mai 2015

"La réforme du collège ne verra jamais le jour", assure Jean-Paul Brighelli

Le gouvernement a braqué les acteurs éducatif de gauche comme de droite

Jean-Paul Brighelli a démonté la réforme de Najat Vallaud-Belkacem

Enseignant de terrain à la différence de Najat Vallaud-Belkacem ou de Florence Robine, ex-rectrice qui dirige la direction générale de l'enseignement scolaire, J.-P. Brighelli s'est engagé comme délégué national à l'instruction publique de Debout la France, et ne croit pas du tout à l'aboutissement de l'actuelle réforme du collège. "De toutes façons, cette réforme ne verra jamais le jour pour une raison simple: on est seulement en train de créer des commissions sur le latin-grec, l'allemand, l'histoire qui devront rendre leur conclusion en octobre", a-t-il observé lundi, durant une conférence de presse.
Calendrier à la main, Jean-Paul Brighelli estime qu'une fois engagé (ces jours-ci) et écoulé le temps des discussions portant sur ces commissions, on sera en décembre et les éditeurs n'auront plus le temps matériel de concevoir les nouveaux manuels dans de bonnes conditions. Il pense également que les conseils départementaux, chargés de financer les ouvrages et dont beaucoup sont passés à droite aux élections départementales, pourraient hésiter à considérer ces éditions comme une nécessité absolue. Sans compte que l'adoption des manuels dépendrait in fine de la bonne volonté des enseignants. "Entre-temps nous serons arrivés en janvier ou février 2017", prévient-il enfin, avant de prévoir que les priorités auront changé.

Plus incapables qu'idéologues

Réforme ou pas, Brighelli a dénoncé avec force les artisans du projet.
"Plus que des idéologues, ce sont des incapables", a-t-il souligné en ironisant au passage sur la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. "Elle a finalement atteint son niveau d'incompétence très jeune", a-t-il raillé. Quant au premier ministre, l'enseignant n'a pas été plus tendre: "Que Manuel Valls se soit laissé avoir par cette réforme en dit long sur l'amateurisme absolu en matière d'éducation de tous ces gens-là."

Nicolas Dupont-Aignan a annoncé deux initiatives de son mouvement. 
Le président de Debout La France n'est pas dans l'opposition stérile. Avant même la manifestation nationale prévue mardi 19 à Paris, le président de DLF avait déjà demandé un arrêt immédiat de cette réforme dans une lettre adressée à tous les enseignants de France, pour dénoncer les contresens d'une réforme qui ne fera qu'accentuer la dérive continuelle de l'enseignement, ainsi qu'une liste de vingt propositions pour une nouvelle politique pour l'école, du primaire au collège.

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Cette manifestation, j'en suis convaincu, prendra date dans l'histoire de ce quinquennat parce que quand on touche à l'instruction publique, creuset de la République, les Français se sentent concernés", a estimé le président de DLF en annonçant sa participation au mouvement de protestation mardi. 
Dans sa lettre "sentimentale" adressée aux enseignants, Nicolas Dupont-Aignan insiste sur l'urgence d'une mobilisation contre le projet gouvernemental. «Aujourd'hui, l'heure est grave. Le gouvernement propose une réforme du collège qui va accroître davantage encore le fossé entre les élèves les plus démunis et les autres", a mis en garde le député de l'Essonne avant de conclure: "On ne vient pas en classe comme on se rend au supermarché. On y va pour se construire une culture et un avenir."

Les syndicats enseignants de gauche sont opposés à la réforme Peillon/Vallaud-Belkacem 

La réforme sera abrogée en cas de victoire de l'UMP en 2017,
a annoncé l'ancien ministre de l'Education, Luc Chatel.

Il serai toutefois caricatural de donner à croire que la droite est seule contre
Certes deux syndicats (SE-Unsa et Sgen-CFDT) soutiennent le projet de Vincent Peillon-Benoît Hamon-Najat Vallaud-Belkacem, mais ils ne représentent que 20% des professeurs, et ils ne sont suivis que par les syndicats majoritaires de l'enseignement privé qui leurs sont proches (FEP-CFDT, Spelc et CFTC Snec).
La fédération de parents d'élèves (FCPE), à la différence de la PEEP, et les organisations lycéenne (UNL) - à la différence la Fidl (François Delapierre, Front de gauche, est l'un de ses ex-présidents) - et étudiante (UNEF), où le PS est dominant, ne descendront pas non plus dans la rue. 
L'UNI-Lycée et l'UMP Lycées seront présents.

Une intersyndicale très représentative appelle les professeurs à descendre dans la rue mardi 19 mai. A Paris, le défilé rassemblera le Snes-FSU, dominant dans l'enseignement secondaire, le Snep-FSU, le SNALC (classé à droite)FO, la CGT et Sud.
Ils partiront du Luxembourg en début d'après-midi. 
Une vingtaine de défilés seront organisés dans de nombreuses grandes villes à travers la France, à Marseille, Bordeaux, Toulouse et Nice.
Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs.

Bien que chassé du pouvoir avec l'arrivée de Valls à Matignon, Vincent Peillon, tente un retour pour voler au secours de la ministre ou plutôt de son enfant défiguré par ses successeurs.