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mercredi 8 juin 2016

A Nice, une serveuse giflée pour avoir servi de l'alcool pendant le ramadan

La gauche au pouvoir ignore ces violences sur une femme musulmane. 
Et les associations féministes ?

Lundi 6 juin, premier jour du ramadan, deux individus ont "violemment agressé" [ils auraient pu l'agresser en douceur, selon l'AFP, reprise en choeur par ses confrères ?] une jeune femme musulmane dans un bar du centre de Nice,
parce qu'elle servait de l'alcool. 
Cet "incident" ["agresser violemment" une femme n'est qu'un détail] a suscité de multiples réactions politiques, mais uniquement sur une partie de l'échiquier politique.

Abel, le propriétaire-gérant de l'établissement situé rue Lamartine a confirmé l'information de Nice-Matin. Cette serveuse, qui présente un hématome important à l'arcade sourcilière, a porté plainte pour agression, de même que le propriétaire de l'établissement, qui a également porté plainte pour menaces, les mêmes individus ayant déjà tenté, trois jours auparavant, de le dissuader de vendre des boissons alcoolisées pendant le mois de jeûne. Une enquête est en cours et a été confiée à la sûreté départementale des Alpes-Maritimes.

La consommation d'alcool est réprouvée en islam, et en particulier pendant ce mois sacré où les musulmans sont invités à jeûner pendant la journée, cela en république laïque. Sur les images vidéo enregistrées par l'établissement, on voit très nettement deux individus, dont l'un serait un étranger en situation irrégulière, bien connu dans le quartier, selon le propriétaire du bar, menacer longuement la serveuse, qui elle-même pratique le ramadan, sur la terrasse du café. 
La serveuse a raconté les circonstances de son agression dans L'Obs : "J'étais toute seule dans le bar quand deux passants ont fait irruption. Ils ont pointé du doigt les bouteilles d'alcool qui se trouvaient derrière le comptoir, puis l'un d'entre eux m'a dit en arabe: 'Tu devrais avoir honte de servir de l'alcool en période de ramadan'. Puis, il a ajouté: ‘Si j'étais Dieu, je t'aurais pendu'." "Tu n'es pas Dieu pour me juger", lui répond sans ambages la jeune femme, qui reçoit des insultes en monnaie de sa pièce.


Les deux hommes ont fait semblant de partir, puis l'un d'entre eux est revenu et a "giflé violemment" [car 'gifler' peut être également fait en douceur] la jeune femme à l'intérieur du bar, laquelle s'est écroulée. 

La jeune femme se dit d'autant plus choquée qu'elle est elle-même musulmane et, qu'à titre privé, elle pratique le ramadan. "Ce n'est pas parce que je sers de l'alcool que je n'accomplis pas mon devoir. Si je le fais, c'est parce que je suis serveuse. En Tunisie, j'exerçais le même métier et je n'ai jamais eu le moindre problème. Je ne pensais pas qu'en France, pays de libertés, je puisse être agressée pour ça"...

Aucune réaction politique indignée à gauche

Ces violences religieuses ont déclenché de nombreuses réactions politiques, sauf à gauche. 
Eric Ciotti, député Les Républicains et président du conseil départemental a estimé que "cette agression s'inscrit dans un contexte national de progression continue du fondamentalisme religieux et de montée du communautarisme". "Aucun acte de cette nature n'est anodin; chaque agression de la sorte porte un coup sévère aux valeurs républicaines", insiste-t-il.

Pour Philippe Vardon, conseiller régional FN, "cette situation est le résultat de la faiblesse des dirigeants politiques, Christian Estrosi et les siens en tête, s'étant empêtrés dans des compromis inacceptables et dangereux". "La France glisse dans l'obscurantisme", a pour sa part réagi le numéro 2 du FN Florian Philippot.

Mais tout va bien: ce n'est pas la première fois !
Une telle agression n'est donc pas un fait exceptionnel. Cet acte d'intimidation n'est pas en effet sans rappeler la "mésaventure" d'un boulanger d'origine tunisienne, dans ce même secteur du centre-ville. 
En octobre 2014, en effet, trois hommes, dont le responsable d'un établissement halal baptisé La Nosra, fermé depuis par les services de la préfecture, reprochaient  à ce boulanger de vendre des sandwiches au jambon et l'accusaient de ne pas être "un bon musulman". Ils avaient été condamnés à six mois de prison avec sursis en janvier 2015.
Le 29 octobre, Issam, gérant d'un snack, s'était rendu dans cette boulangerie voisine, accompagné de son cuisinier, fiché par la police comme susceptible de quitter la France pour rejoindre le djihad, ainsi que du frère de ce dernier, régler un différend avec le boulanger. Les trois hommes reprochaient à Loïc, un Français d'origine tunisienne - qui a abandonné son prénom Lotfi lors de sa naturalisation - d'avoir fait des avances sexuelles à une vendeuse qu'ils lui avaient recommandée, des faits pour lesquels cette dernière a d'ailleurs porté plainte, mais ...après l'altercation dans la boulangerie. Dans la foulée, les trois hommes accusèrent Loïc de vendre de la viande non halal et du porc et de consommer de l'alcool. 

Les deux hommes auraient été identifiés, mais non encore interpellés.
"J’ai eu tellement peur. J’ai du mal à comprendre. Pourquoi m’ont-ils insulté ? Pourquoi cette gifle ? Je me suis sentie rabaissée, humiliée, salie. Je ne veux pas que d’autres femmes puissent être victimes d’une telle agression."
Or, ce quartier a déjà connu des intimidations
"Ce n’est la première vague d’intimidation que nous rencontrons dans le quartier. La plupart du temps, la personne est interpellée mais relâchée car elle n’a pas de papiers. Je sais que la police fait son travail, mais cette situation ne peut pas durer", souligne Abel.

Le MRAP, SOS Racisme et la LDH sont absents pour cause de ramadan ?

dimanche 23 août 2015

Frangy: Montebourg et Varoufakis noient ensemble leurs échecs dans le vin de la Fête de la rose

A la fête de la rose de Frangy, A. Montebourg et Y. Varoufakis créent le 'club des battus et ravis' 

L'ex-ministre Arnaud Montebourg et l'ex-ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, montent le club des ministres limogés. 

Ils sont arrivés, sur les coups de midi, à Frangy-en-Bresse, à l'occasion de la 43e Fête de la rose, accueillis par la claque de leurs fans et affidés. Dimanche 23 août, sur les coups de midiArnaud Montebourg et Yanis Varoufakis se sont donné l'illusion de la réussite, fût-elle frelatée, dans l'obscure bourgade de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). Aimablement qualifiés d' "enfants terribles de l’Europe" par leurs semblables,  les deux asociaux se sont pavanés  pendant une vingtaine de minutes pour parcourir une centaine de mètres et rejoindre la mairie, où l’édile de Frangy les attendait pour un "accueil républicain" soigneusement mis en scène. 

Les vidés du pouvoir ont vidé les bouteilles

Benoît Hamon et Arnaud Montebourg trinquant 
à la santé de Ayrault, premier ministre, le 24 août 2014
(Fête de la Rose, Frangy-en-Bresse, Saône-et-Loire)
Un an après la Cuvée du Redressement productif, et son éviction du gouvernement avec sa groupie Aurélie Filippetti, et Benoît Hamon, Arnaud Montebourg entretient vaille que vaille un rituel politique et médiatique archaïque, un copié-collé de l'ascension de la Roche de Solutré par feu François Mitterrand. 
Pour cette 43e Fête de la rose, baptisée "Cuvée européenne de Frangis 2015", Nono Montebourg avait commandé les croissants  500 bouteilles de Chardonnay blanc le Montagny est à 15€, mais à 7€ le... 2012 à CDiscount !) et 300 de rouge de Bourgogne-Côte chalonnaise (entre 20 et 40 € l'unité).
L'invité d'honneur de la manifestation, Yanis Varoufakis, vient à Frangy pour parler de la lutte contre l’austérité en Europe et "envoyer un message à tous les dirigeants européens". En s'affichant avec l’ancien ministre grec, Montebourg tente ainsi de reprendre du poids perdu dans son combat contre l’austérité et le redressement manqué de la courbe de l'emploi.

Les deux prônent une réorientation de la politique économique européenne

Montebourg tente de se grandir
en s'affichant avec plus petit que lui:
son ego est tombé bien bas !
Dans l'après-midi, Varoufakis et Montebourg ont tenu une conférence de presse commune, longuement retransmise en direct par BFMTV qui trouvait ainsi à remplir sa grille des programmes à bon compte en période creuse de pré-rentrée. 
Les deux refoulés s'en sont pris conjointement aux institutions européennes et à l'Allemagne. "Il y a eu un échec des stratégies d'austérité mise en place par la Commission européenne et quelques Etats, notamment l'Allemagne", a critiqué Arnaud Montebourg, bien qu'il ait exercé le pouvoir dans cette période. "Il n'y a pas une démocratie de l'Europe, il y a une Euro-oligarchie. Nous devons maintenant créer l'Euro-démocratie." Un objectif que Montebourg s'assigne après tant d'autres combats perdus par l'agité du PS. 

Yanis Varoufakis avait commencé par rencontrer Jean-Luc Mélenchon dimanche matin

Ils ont discuté de la tenue d'une conférence sur le "Plan B", il a de nouveau évoqué sa volonté de fonder un "mouvement progressiste européen", pour changer de la multitude de groupes et de sous-partis et courants éphémères qui lui donnent un sentiment fugace d'importance. 
Il a également ajouté : "Mon âme est toujours dédiée à Syriza, mais mon âme est brisée par les divisions du parti".
VOIR et ENTENDRE les déclarations successives des deux trublions sur la touche politique:
L'Allemagne était également au centre de la conférence de presse.
Aucun pays n'est porteur de l'intérêt général européen", a contesté Arnaud Montebourg. "L'Allemagne défend son intérêt national, nous n'avons pas le même. Il va falloir mettre tout ça sur la table à un moment donné." 
Tous ensemble, tous ensemble, contre l'austérité, hic !

Plus tôt dans la journée les deux trublions ont été rejoints par Aurélie Filippetti, 

pour aller manger sous le barnum un morceau lourdement arrosé. Denis Lamard, président de l’association des Amis de la rose, a ensuite remis deux bouteilles de rouge et de blanc à Yanis Varoufakis, ainsi qu’un tablier et un jean "made in France" du top model de fortune (en total contraste avec l'image que Montebourg rêve en fait d'incarner, ci-contre à droite). Au final, le schizophrène a trouvé un employeur dans le meuble de cuisine et non dans la fripe. Avant que tous se lancent dans le rituel du ban bourguignon.


Montebourg n'a plus aucun mandat: il est dans le business

Le Barnum de Montebourg : fête de la rose, Frangy 2015
Dans la matinée, des sympathisants, issus de toute la gauche, sont arrivés sur le stade municipal de Frangy. S’il existe des sensibilités différentes, tous dénoncent la même chose : les politiques austéritaires en Europe. Catherine et Viviane viennent pour la première fois à Frangy et sont surtout là "pour la Grèce et pour voir Yanis Varoufakis". Comme les autres, toutes deux sont des déçues du hollandisme : "On ne s’attendait à rien de sa part, mais il a réussi à nous décevoir" était l'élément de langage dominant. 
A propos de celui qui les régalait une fois de plus, Arnaud Montebourg, elles souhaiteraient qu’il s’engage "pour une vraie politique de gauche, pourquoi pas avec le Front de Gauche. S’il part sous l’étiquette PS, ce n’est pas la peine". 

Autre archétype du fan montebourgeois, Martin vient pour la troisième fois à Frangy-en-Bresse. Plus proche des idées de Martine Aubry, il anime les jeunesses socialistes de la Savoie. Selon lui, faire venir Varoufakis est "une très bonne idée". "Il y a plus d’humilité que l’année dernière. Le projet européen est dans une impasse, tiraillée entre l’austérité et le populisme", regrette-t-il.
Image symbolique du personnage bipolaire : Montebourg se met en scène
sur un Solex R2TRO et dans un parking du Bourget. L'avion redécollera-t-il ?
Concernant l’avenir politique de son hôte prodigue, le jeune socialiste estime qu’
Arnaud Montebourg "a encore un pied en politique. Il incarne un espoir, à lui de le faire vivre."
Aucune fausse note... Juste un important budget alcool que n'a pas affecté l'austérité: elle ne frappe que les défavorisés de la vraie vie.

"Montebourg est un planqué"

Et c'est un apparatchik du PS qui le dit: Jean-Christophe Cambadélis, qui n'a jamais travaillé de sa vie ! En juin dernier, le patron du PS a sévèrement critiqué l'ancien ministre socialiste, auteur d'une tribune incendiaire de ce dernieril jugeait "désastreuse" la politique gouvernementale, en plein congrès socialiste, tandis que Cécile Duflot parlait de "Waterloo moral" concernant la politique migratoire.

"Il porte des attaques et se cache sous la cape," accuse Costa
"J'ai connu ça en 2002 : on pense que le PS a un socle de 22%, 24% et allez, on lui tape dessus en essayant de créer des espaces, pour essayer d'exister, parce qu'on sait qu'en étant violent avec le PS, on est davantage repris", a-t-il polémiqué.
Cambadélis vide son sac. "Montebourg est typique : il ne dépose pas de texte au congrès du Parti socialiste, il ne va pas devant les militants de peur de se faire battre, avait accusé le "trotskiste un jour, trotskiste toujours". Après, il attaque au moment du congrès, le dimanche parce que c'est le moment le plus médiatisé, et après il est tranquille. (...) C'est un planqué. Lui, en l'occurrence, il se planque. Il n'est pas dans le débat, il porte des attaques, et se cache sous la cape."

vendredi 19 juin 2015

Gouvernement: Valls ne maîtrise plus ses femmes sur l'alcool et le travail dominical

Les femmes ministres défient le petit coq

Le Premier ministre a dû mettre les pendules à l'heure avec Taubira

"Il y a les 35 heures, mais le temps effectif est de 39 heures," a-t-il indiqué à la grosse aiguille.
Sa ministre de la Justice rêve en effet à voix haute. "J'estime que l'idéal, c'est que les gens puissent travailler 32 heures dans une semaine," a déclaré Christiane Taubira vendredi à RMC et BFMTV. 

La ministre de la Justice a clairement fait savoir qu'elle est opposé au travail dominical. 
"Je rêve d'un monde où on ne travaille pas le dimanche, où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. Je rêve d'un monde où on peut travailler 32 heures", a lancé Christiane Taubira, avant d'expliquer ce que les Français pourraient faire de ce temps de travail en moins. "Aller au musée, à la plage, parler à ses voisins, avoir du temps pour se consacrer aux autres dans des associations, aller au musée, avoir le temps, quand c'est possible, d'aller sur la plage, de déambuler, de marcher, de parler à ses voisins, d'aller en librairie, au cinéma, au théâtre, etc. Voilà la société dont on peut rêver".

Manuel Valls l'a aussitôt reprise de volée depuis le salon du Bourget.
"Les Français, ce qu'ils veulent, c'est du boulot", a estimé le démagogue de Matignon, parlant au nom de la population, malgré ses quelque 36% de satisfaits et un chômage à 10,6% en mars 2015 et 5.590.600 chômeurs, en incluant l’outre-mer que Hollande est allé couvrir de cadeaux. 
Valls a renvoyé sa garde des Sceaux dans les cordes, déclarant en un français d'un médiocre niveau : "vous savez, aujourd'hui, il y a un temps de travail qui existe. Il y a les 35 heures mais le temps effectif est de 39 heures." Et de conclure : "soyons pragmatiques, sortons des dogmes, engageons-nous pour la croissance et le travail pour notre pays. C'est mon action".
VOIR et ENTENDRE Valls réagir et dénoncer... les colères, propos qui blessent et "les comportements qui consistent à crier" (sic):


Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et député les Républicains (LR) de la Haute-Marne,
Luc Chatel, a réagi ce vendredi matin sur le plateau de Parlement Hebdo. "C'est le retour des vieux démons de la gauche. C'est à dire penser que le travail se partage et qu'on va le répartir entre les Français. Ça fait 20 ans que cette théorie a échoué sur le plan économique et qu'elle a bloqué les consciences: on a perdu l'envie de travailler", a-t-il regretté. 

Un argument repris plus tard par le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi: "Quand toutes les entreprises seront en faillite, les Français ‘flâneront'?", a-t-il raillé.

Marisol Touraine l'a également bravé

La ministre de la Santé n'a pas réussi à garder intacte la loi Evin et Marisol Touraine rend responsable le premier ministre qui soutient la loi Macron. Les députés de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, chargée d'examiner le projet de loi Macron, ont voté mardi à une très large majorité un amendement gouvernemental négocié durant la nuit avec les parlementaires. Seuls deux députés socialistes ont voté contre (François Brottes et Dominique Lefebvre) et le rapporteur général du projet de loi, Richard Ferrand, s'est abstenu.

"C'est un coup dur porté à la santé publique, estime Marisol Touraine
Et glou et glou, ...
Un artiste photographe, une agence de tourisme ou un journaliste, voire un président de la République, pourra bientôt faire référence aux paysages de l'oenotourisme ("made in France"), aux savoir-faire des métiers de la viticulture, sans restrictions de publicité de l'alcool instaurées par la loi Evin il y a près d'un quart de siècle.

Intrônisation de la dinde à Vinexpo
Pour Marisol Touraine, la loi Macron sert à détricoter la loi Evin. La ministère de la santé avait appelé les députés à "ne pas changer la loi", soutenue par son collègue Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. 
Marisol Touraine se dit en colère contre Manuel Valls et "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin. Je veux rappeler que la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool. Il ne fallait pas y toucher."
Le vin ne réjouit le coeur de l'homme,
s'il n'est pas catalan
L'amendement contesté libérera de facto la possibilité de faire de la publicité pour l'alcool "et ce, quasiment sans limite", avait mis en garde Claude Evin, père de la loi de 1991. Les alcoologues avaient déjà lancé un cri d'alarme lors de la précédente tentative. Si l'amendement était voté, écrivaient-ils, au président de la République, "c'est l'ensemble de la population, et notamment les jeunes [priorité du président tant qu'il avait été en campagne], qui serait exposée à une promotion sans limite en faveur de la consommation d'alcool".


L'une comme l'autre a dû subir la loi des machos.


Le président Hollande en campagne distribue des cadeaux

Le chef de l'Etat joue au Père Noël avec nos impôts

Le candidat socialiste multiplie les déplacements et les cadeaux
Le président achète les électeurs
Il emballe son bilan dans du papier-cadeau, à moins de deux ans de la présidentielle. "Quand on se déplace, il faut toujours arriver avec une bonne nouvelle". Le papy-gâteau de l'Elysée a fait sienne cette maxime de François Mitterrand. Au cours de sa tournée aux airs de campagne électorale des dernières semaines, il n'a pas été avare d'annonces et de bonnes nouvelles de toutes sortes: " ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie "! et Le Monde se félicite de l'accueil chaleureux qui lui est réservé.

Il distribue et endort. Ainsi, début mai aux Antilles, François Hollande distribue les rallonges budgétaires et les équipements médicaux comme des petits pains. Hollande s'est efforcé de plaire à la population locale. Ainsi, à Saint-Barthélémy, a-t-il proposé un "compromis" pour régler un contentieux fiscal entre l'Etat et l'île, né d'une situation inédite de dotation négative depuis son indépendance de la Guadeloupe. Selon ce "compromis", l'île ne rembourserait que "la moitie de sa dette, soit un effort de 20 millions d'euros". 
Le chef de l'Etat avait aussi des mesures plein sa hotte pour le reste des Antilles. François Hollande a ainsi annoncé une rallonge de 750.000 euros pour l'université des Antilles, pour faire baisser la pression entre les pôles martiniquais et guadeloupéen, appelant les deux composantes à "faire vivre l'unité". Il a aussi promis samedi que la Martinique et la Guadeloupe seraient dotées chacune d'un cyclotron, équipement de pointe dans le diagnostic du cancer, avec une participation, à définir, de l'Etat dans les deux projets.
Le 20 mai à Carcassonne, il affirme qu'il est "fidèle à mes engagements" et annonce le prélèvement à la source. Samedi dernier au Mans, il réaffirme qu'il n'était pas en campagne électorale et annonce l'ouverture d'un nouveau commissariat, mais il est sifflé aux 24 Heures, lorsque le speaker prononce son nom. Le lendemain à Bordeaux, il rassure les viticulteurs sur la loi Evin, mais les députés ne suivent pas le gouvernement qui demandait la suppression d'un amendement du Sénat faisant la distinction entre information et publicité sur l'alcool.
Cet été, le président de la République ira au festival d'AvignonC'était impensable l'année dernière, tant la relation avec les intermittents était tendue. Mais cette année, la loi Rebsamen pérennise leur régime d'assurance-chômage. François Hollande ira donc s'en féliciter entre deux représentations.

La stratégie électorale est à l'emballage du bilan sous papier-cadeau

C'est la politique des petites graines semées partout en France. A l'Elysée, on assume. "C'est le bon moment car une fois happés par la présidentielle, on ne pourra plus parler du bilan", explique un conseiller anonyme. "Mais il faut qu'il y ait un souvenir de ce qui a été fait [offert], et ce souvenir, on le construit maintenant". On le fabrique.

Et il ne s'arrêtera pas là. Le président a prévu de tenir d'autres discours très politiques pour défendre son bilan, courant septembre. Avant que de suspendre, contraint et forcé, la distribution, une fois engagée la campagne des élections régionales de décembre.

Vinexpo: Hollande ne sait plus ce qu'il dit

Premier dommage collatéral de l'assouplissement de la loi Evin par la loi Macron

Le  président de la République ne parle pas la même langue que nous

Hollande, en état d'ivresse à Bordeaux
Dimanche 14 juin 2015, François Hollande s'est rendu à Bordeaux pour inaugurer le salon Vinexpo. Comme de bien entendu, le président français a fait le tour des stands et dégusté différents vins, mais sans conscience de ses capacités limitées dans ce domaine comme dans les autres. 
A la fin de sa tournée et plusieurs verres d'alcool, il a eu des velléités de discours, comme prévu. François Hollande était serein, mais peu lucide et autant dire carrément pompette: il avait du mal à articuler certains mots, comme l'a signalé Bertrand Chameroy dans l'émission "Touche pas à mon poste !" sur D8.
VOIR et ENTENDRE le président socialiste:

Le gouvernement a précisément choisi d'assouplir la loi qui réglemente strictement la promotion de l'alcool 



Dans l'entourage de Marisol Touraine, on reconnaît avoir perdu la bataille.

Les députés ont modifié
dans la nuit de mercredi à jeudi la loi Evin en refusant de revenir sur un amendement du Sénat distinguant information et publicité sur l'alcool, contre l'avis du gouvernement. Lors de l'examen en commission en seconde lecture du projet de loi Macron, les députés n'ont pas suivi le gouvernement qui avait demandé la suppression de cet amendement du sénateur Gérard César (Les Républicains, ex-UMP) adopté début mai par la Haute Assemblée.

Le vin comme rince-bouche...
La ministre de la Santé, Marisol Touraine tout comme le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avaient appelé lundi les députés à "ne pas changer la loi" Evin encadrant la publicité pour l'alcool.

C'est l'une des très nombreuses mesures de la loi Macron, sur laquelle Manuel Valls a engagé mardi la responsabilité du gouvernement en
violant les "consciences" (?) de sa propre majorité socialiste à l'Assemblée par le biais de l'article 49.3. La loi Evin sera en effet assouplie par un amendement du gouvernement visant à la... "clarifier": sémantique fallacieuse socialiste ! Une satisfaction pour les filières viticoles et une défaite pour les professionnels de santé.

L'exécutif cherche ainsi à clore une bataille interne qui a éclaté la semaine dernière, après l'adoption par les députés d'un amendement sénatorial sur la distinction ténue entre information et promotion de l'alcool. Les professionnels de santé étaient montés au créneau, ainsi que la ministre de la Santé Marisol Touraine: instantané ci-dessus, au grand dam de Valls, visiblement inquiet de se donner à l'opposition le spectacle des divisions de la majoritéjusqu'au coeur de son gouvernement. Touraine en "colère" dénonce "un coup dur".

La dinde, ci-contre, était de la virée...

jeudi 11 juin 2015

Favorable aux salles de shoot, Marisol Touraine "en pétard" contre les élus de régions viticoles


Marisol Touraine "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin" !
La loi Macron, plus fourre-tout que prévu

Les salles de shoot,
c'est pas pour les alcoolos
La ministre de la Santé a regretté que "la loi Macron serve à détricoter la loi Evin". Elle a laissé éclater sa "colère" après la modification par les députés  d'une disposition contrôlant la publicité pour l'alcool.

"Le vote de cette nuit est un coup dur porté à la santé publique. Je regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin", a déclaré la ministre à son arrivée au congrès de la Mutualité française à Nantes, en ajoutant son souhait que "la suite du débat parlementaire permette de rétablir la loi Evin". 


Le gouvernement ne contrôle plus rien 

Occupé à sauver le footballeur catalan de Matignon, l'exécutif s'est fait déborder à l'Assemblée. On savait le premier ministre envahi par l'ivresse du pouvoir qui conduit au fossé, comme ce fut le cas avec sa virée familiale à Berlin en jet gouvernementale aux frais de la princesse pour la finale de la Ligue des champions qui opposait la Juventus au Barça. 

Marisol Touraine a soutenu que "la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool". "Cet équilibre entre les intérêts de santé publique et les intérêts économiques fonctionnait bien. Il ne fallait pas y toucher", a-t-elle estimé, en évoquant les "50.000 personnes qui meurent chaque année des conséquences d'une consommation excessive d'alcool", en dépit de la loi Evin.

La ministre Marisol Touraine n'a pas dissimulé son échec en souhaitant, lors du congrès de la Mutualité française à Nantes, que "la suite du débat parlementaire permette de rétablir la loi Evin". Lors d'une nouvelle lecture du projet de loi Macron en commissiondans la nuit de mercredi à jeudi, pour glisser subrepticement un renforcement du contrôle, les députés ont en effet modifié la loi Evin (1991), en refusant de revenir sur un amendement du Sénat distinguant information et publicité sur l'alcool. Le gouvernement avait demandé la suppression de cet amendement du sénateur Gérard César (Les Républicains, ex-UMP de Gironde).

A force d'ajouts et de retraits, souvent de nuit,
personne ne sait plus ce que contient ce flacon Macron.

vendredi 3 janvier 2014

Montpellier :6 ans ferme après avoir fauché une étudiante de 20 ans

Homicide, délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance: 6 mois

Et la justice de Taubira n'est pas laxiste?


Marche dérisoire
face à une législation inappropriée
Le chauffard qui a tué Charlotte a été condamné jeudi à 6 ans de prison ferme. 
Le tribunal correctionnel de Montpellier fait fort peu cas de l'étudiante fauchée à 18 ans, à la fleur de l'âge, au petit matin, par un chauffard qui roulait à très vive allure et a pris la fuite. Sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, le chauffard anonyme de 34 ans avait "exécuté" l'étudiante à Montpellier en décembre 2012
Les juges n'auraient-ils pas été trop sévères jeudi "à l'encontre de l'homme" en prononçant en outre la confiscation de son véhicule ainsi qu'une interdiction de repasser le permis durant un délai de 5 ans ?...

L'humanité des juges de Montpellier est touchante: elle permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !

Délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance

La condamnation est plus clémente que les réquisitions du procureur, Olivier Decout, qui n'avait pourtant réclamé que 8 ans d'emprisonnement. Le trentenaire, qui roulait sans permis, comparaissait en correctionnelle pour homicide involontaire avec six circonstances aggravantes -délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance- pour avoir fauché, le 22 décembre 2012 devant la cité universitaire la Voie Domitienne à Montpellier, Charlotte Landais, une étudiante en 2e année de pharmacie de 18 ans.

Poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises

Dans la matinée, environ 150 personnes dont la famille de la victime, avaient répondu à l'appel de l'association "Charlotte Mathieu Adan" à manifester dans le centre ville de Montpellier pour réclamer la possibilité de poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises. Mais, au regard de la loi pour échapper aux Assises et à un jury populaire, il suffit aujourd'hui que le meurtrier ne se soit pas levé avec l'intention de tuer... "Si le meurtrier était sorti, bourré et camé, de la discothèque avec un flingue, il serait passé eux Assises": mais dans ce cas, la voiture n’est pas une arme par destination.

"Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut"
Selon certains témoins, le conducteur de la voiture de marque Skoda faisait du rodéo sur l’Avenue Domitienne où s’est produit le drame. Michel (prénom d’emprunt), un veilleur de nuit de la cité universitaire Boutonnet, raconte : "J’ai entendu un énorme bruit. J’ai même cru que c’était un choc entre deux voitures. Mon bureau donne sur la Domitienne. J’attendais la relève de 6 h. Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut et à 7-8 mètres de l’impact. Je l’ai vu retomber. J’ai tout de suite compris. La jeune fille gisait dans son sang." Il estimera la vitesse du véhicule "gris à plus de 100 km/h". Le gardien se rendra au chevet de la victime : "J’ai pris son pouls... On s’est retrouvés à quatre ou cinq personnes sur les lieux, en train d’appeler les secours." Des secours qui seront vains. La jeune étudiante décédera une heure après avoir été transférée aux urgences dans le coma.
Interpellé, le propriétaire de la Skoda a catégoriquement nié avoir percuté et mortellement blessé sa victime et a dit avoir prêté son véhicule à un compagnon de poker dont il ne connaît pas le nom et qui lui aurait ramené le véhicule abîmé, maculé du sang et de cheveux de la jeune victime en lui expliquant qu’un inconnu avait jeté une bouteille sur le pare-brise.

L'humanité des juges de Montpellier est touchante


Il a filtré que le meurtrier est un récidiviste.

L'anonyme a en effet déjà fait l’objet d’ "une mesure judiciaire" à la suite d’une conduite sous l’empire de l’alcool en 2008. "Il encourt dix ans d’emprisonnement, ce qui me permettra de saisir le juge des libertés et de la détention, même si le magistrat instructeur n’était pas d’accord", avait lancé Brice Robin, procureur à Montpellier,  en  décembre 2012 face à un homme ayant fait montre "d’un comportement irrespectueux de toutes les règles de circulation routière".

La compassion des juges
permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !En février 2013,  la garde des Sceaux, Christine Taubira, a désigné Brice Robin, le procureur de Montpellier au moment des faits, au  "poste très exposé" de procureur de la République de Marseille, le troisième tribunal de France. Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a  confirmé le voeu de Christiane Taubira, en toute indépendance.

Le procureur Brice Robin était en charge de l'affaire des paris truqués impliquant des handballeurs de Montpellier, lesquels avaient admis avoir parié contre leur équipe tout en niant avoir triché. La garde à vue de 18 suspects, dont neuf joueurs, avait été prolongée, avant que trois handballeurs -Mickaël Robin, Vid Kavticnik et Wissem Hmam- ne soient relâchés "pour des raisons techniques". Parmi les suspects interpellés après le match PSG-Montpellier, l'icône du hand français Nikola Karabatic, double champion olympique et double champion du monde, était resté en garde à vue. Les défenseurs des handballeurs avaient fustigé une "violation" du secret de l'instruction par le procureur.


L'identité du criminel ne filtrera guère
Technique et sans pathos, le nouveau procureur, Olivier Decout, requiert huit ans d'emprisonnement ferme, insistant sur le caractère involontaire de l'homicide. L'avocat de la défense, Me Cyril Malgras, avait pourtant été affirmatif: "il est coupable de tout. Tout ce qu'il a fait est volontaire. On est loin de la maladresse". Né au Maroc, Oulkouchest finalement condamné à six ans de prison ferme. Son complice Mustapha Bouchane, né à Montpellier, sera libre.

C'est
un blog de Mediapart qui publie le nom du condamné. 
Il apporte les précisions que ne livre ni Le Monde, ni Libération: "la tempérance n’est pas son fort. Le pack de douze bières partagées avec son pote Mustapha Bouchane, les trois vodkas avalées sur le trottoir d’un bar à shishas, la bouteille de whisky vidée dans une boîte de nuit, un peu de coke et quelques tarpés l’ont mis dans un état "pittoresque", vautré dans la boue devant la discothèque d’où il a été viré. C’est finalement son pote Mustapha Bouchane qui prend le volant jusqu’à son propre domicile, avant de le rendre à Oulkouch. Celui-ci repart donc dans les rues de Montpellier, armé de sa voiture (pour laquelle il n’a ni permis ni assurance). Il entame à grande vitesse un rodéo dans les rues encore ensommeillées de la grande cité héraultaise. Des zigzags à 80/100 km/h, c’est le pied ! Olé ! "


Cette dissimulation est lourde de conséquences en alimentant le soupçon sur l'origine du criminel. Pour des faits de corruption, les noms des Karabatic et de leurs complices n'avaient pas été floutés.

Le nom de Lhoussain Oulkouch sera tu par une large part des media.
La famille Landais a décidé de faire appel.
Mais le législateur n'envisage pas de changer la loi. Comme il a déjà fait un an de préventive, Oulkouch fera moins de trois ans de taule. 
Et pas de peine plancher...