POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est homicide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est homicide. Afficher tous les articles

mercredi 30 juillet 2014

Nice: poignardé pour avoir refusé de "partager sa copine"

Ce que la France est devenue

Tout se consomme, tout se partage !
C'est le motif pour lequel un jeune homme a été agressé samedi, selon  le quotidien Nice Matin...

Alors qu'il disait au revoir à sa petite amie en l'embrassant, un jeune homme de 19 ans a été agressé dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes), dans la rue de Paris, dans le quartier du commissariat Foch, samedi 26 juillet. 
nice - homme poignardéSelon Nice Matin, mardi, "quatre individus se sont approchés du couple et, pas gênés, ont demandé [au jeune homme] s’ils pouvaient aussi 'profiter' de sa copine". Le ton étant alors monté et le couple se sentant en danger, il a pris la fuite à pied en courant.
Les jeunes gens ont été rattrapés par l'un des quatre "individus"armé d'un couteau. Ce dernier a frappé le jeune homme dans le bas du dos. "Les agresseurs sont activement recherchés par la brigade des atteintes aux personnes de la sûreté départementale", ajoute le quotidien régional, qui précise que la victime "va mieux".

Un anonymat lourd de sens

Le "bon goût" du bio
Le partage imposé des femmes comme marchandises serait-il une pratique nouvelle en pleine expansion? Mais ce niçois qui a refusé la proposition de "profiteurs" exigeant des échanges intimes avec sa copine, n'a toujours pas la satisfaction que justice lui soit rendue: la brigade cherche encore et l'agresseur court toujours.

L'auteur de la tentative d'homicide reste un "individu" lambda. Evaporé dans la nature, son identité reste inconnue, mais s'il était de type caucasien, Nice Matin serait autorisé à le préciser...

. 

mercredi 7 mai 2014

Violences familiales en augmentation, constate Vallaud-Belkacem

Qui sont les conjoints auteurs de 121 meurtres de femmes en 2013 ?

Les violences conjugales ont fait 146 morts en 2013


Les victimes sont des femmes, au nombre de 121. Les 25 autres sont quantité négligeable selon la presse. Elle n'en fait pas cas, parce que le ministère qui mobilise aujourd'hui les media est celui des Droits des femmes et que le cinquième occulté est constitué d'hommes, lesquels ne sont donc pas seulement des bourreaux haïssables, selon une étude publiée mercredi 7 mai par les services de Najat Vallaud-Belkacem, conjointement à ceux de l'Intérieur qui semble craindre les féministes et s'efface derrière leur battage.

Peut-on en outre prétendre honnêtement que ces chiffres sont "en baisse par rapport à l'année précédente", comme le clame avec audace une dépêche de l'AFP soumise à NVB et que reprennent en choeur les organes de presse assujettis à l'une comme à l'autre ?  
Les pouvoirs socialistes font dire ce qu'ils veulent aux chiffres comme aux mots. En 2012, 148 femmes et 26 hommes avaient succombé à des violences conjugales, soit une baisse de ...deux, en 2013Encore en 2012 étaient dénombrées 540.000 victimes, dont plus de 400.000 femmes.

Les exploits de Najat Vallaud-Belkacem sautent-ils aux yeux?
Ou l'AFP intoxique-t-elle ses confrères comme la population?




Les victimes de la violence conjugale ont représenté près de 20% des homicides de toute nature répertoriés 
au cours de l'année écoulée, selon cette étude du ministère de l'Intérieur. 

"Dans plus de trois quarts des cas, les agresseurs ont utilisé une arme, blanche ou à feu", et "dans 50% des cas, la victime avait déjà subi des violences sous diverses formes au sein du couple".

Mais dans plus de la moitié des cas, "la présence de substances (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) susceptibles d'altérer le discernement de l'auteur ou de la victime au moment des faits" a été constatée.

L'étude souligne également que 13 enfants ont été victimes de violences mortelles exercées par leur père ou leur mère (contre 9 en 2012), ce qui ne corrobore pas le jugement hâtif d'une baisse et que 23 enfants ont été témoins d'un tel crime (contre 20 en 2012).

Que dit la propagande gouvernementale


L'école joue-t-elle son nouveau rôle
d'éducation?
La "baisse" officielle serait "le signe d'une prise de conscience de la société"
"Ces chiffres en baisse, insiste la presse aux ordres, sont le signe d'une prise de conscience de la société"On ne s'étonnera pas que, selon le communiqué des ministères de l'Intérieur et des Droits des femmes, ils "encouragent le gouvernement à poursuivre son action". Mais faut-il, en démocratie, que les media reprennent servilement les commentaires ministériels, sans aucune réserve, tandis qu'un plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes a justement été présenté en novembre 2013 ?

Les appels mensuels au 3919, numéro gratuit destiné aux femmes victimes de violences, sont passés de 4 000 à 7 000 en six mois. Sans faire vraiment chuter le nombre des victimes... Depuis le 1er janvier, ce numéro gratuit est accessible 7 jours sur 7.

Le projet de loi pour l'égalité femmes-hommes généralise aussi "le téléphone grand danger", qui permet aux victimes de violences d'accéder rapidement aux forces de l'ordre. Ce dispositif de téléphone portable d'urgence pour les femmes en très grand danger est déjà déployé dans dix départements.

Question éludée


Aucune statistique 
des violences communautaires
Ces chiffres sont sujets à caution, s'il est vrai que les femmes les plus pauvres sont quatre fois plus victimes, que la crise ne faiblit pas et que l'austérité crée une pauvreté grandissante.

Outre que les cas de violences ne sont pas tous déclarés, le tissu social a aussi terriblement évolué et se pose donc la question de l'origine sociale et ethnographique des meurtriers de 2013.

Les départements des Alpes-Maritimes (11 cas), du Nord et de la Seine-Saint-Denis (8 cas chacun) ont été les plus touchés par ces violences, suivis du Pas-de-Calais (7), des Yvelines (6) et des Bouches-du-Rhône, de l'Indre-et-Loire et de la Guadeloupe (5 chacun). 

Quelques exemples ont marqué les esprits, à la décharge des communautés nouvellement arrivées qui ont une culture de domination de la femme par l'homme.

Prenons le monde politique et la gauche moralisatrice arrivée au pouvoir.

Vert pas tendre du tout, Stéphane Pocrain tabassait sa concubine : ses violences conjugales lui valent le sursis: lien PaSiDupes

Yacine Chaouat, adjoint au maire PS du 19e arrondissement de Paris, écroué pour violences conjugales aggravées: condamné en première instance, puis en appel, en septembre 2012 - lien Le Parisien

Et pour la bonne bouche, celle qui au gouvernement se frite avec tous ses collègues un peu masculin, dont Cahuzac. L'ex-compagnon d'Aurélie Filippetti, actuelle ministre de la Culture, l'économiste Thomas Piketty est un grand esprit frappeur: lien PaSiDupes 



vendredi 3 janvier 2014

Montpellier :6 ans ferme après avoir fauché une étudiante de 20 ans

Homicide, délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance: 6 mois

Et la justice de Taubira n'est pas laxiste?


Marche dérisoire
face à une législation inappropriée
Le chauffard qui a tué Charlotte a été condamné jeudi à 6 ans de prison ferme. 
Le tribunal correctionnel de Montpellier fait fort peu cas de l'étudiante fauchée à 18 ans, à la fleur de l'âge, au petit matin, par un chauffard qui roulait à très vive allure et a pris la fuite. Sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, le chauffard anonyme de 34 ans avait "exécuté" l'étudiante à Montpellier en décembre 2012
Les juges n'auraient-ils pas été trop sévères jeudi "à l'encontre de l'homme" en prononçant en outre la confiscation de son véhicule ainsi qu'une interdiction de repasser le permis durant un délai de 5 ans ?...

L'humanité des juges de Montpellier est touchante: elle permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !

Délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance

La condamnation est plus clémente que les réquisitions du procureur, Olivier Decout, qui n'avait pourtant réclamé que 8 ans d'emprisonnement. Le trentenaire, qui roulait sans permis, comparaissait en correctionnelle pour homicide involontaire avec six circonstances aggravantes -délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance- pour avoir fauché, le 22 décembre 2012 devant la cité universitaire la Voie Domitienne à Montpellier, Charlotte Landais, une étudiante en 2e année de pharmacie de 18 ans.

Poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises

Dans la matinée, environ 150 personnes dont la famille de la victime, avaient répondu à l'appel de l'association "Charlotte Mathieu Adan" à manifester dans le centre ville de Montpellier pour réclamer la possibilité de poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises. Mais, au regard de la loi pour échapper aux Assises et à un jury populaire, il suffit aujourd'hui que le meurtrier ne se soit pas levé avec l'intention de tuer... "Si le meurtrier était sorti, bourré et camé, de la discothèque avec un flingue, il serait passé eux Assises": mais dans ce cas, la voiture n’est pas une arme par destination.

"Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut"
Selon certains témoins, le conducteur de la voiture de marque Skoda faisait du rodéo sur l’Avenue Domitienne où s’est produit le drame. Michel (prénom d’emprunt), un veilleur de nuit de la cité universitaire Boutonnet, raconte : "J’ai entendu un énorme bruit. J’ai même cru que c’était un choc entre deux voitures. Mon bureau donne sur la Domitienne. J’attendais la relève de 6 h. Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut et à 7-8 mètres de l’impact. Je l’ai vu retomber. J’ai tout de suite compris. La jeune fille gisait dans son sang." Il estimera la vitesse du véhicule "gris à plus de 100 km/h". Le gardien se rendra au chevet de la victime : "J’ai pris son pouls... On s’est retrouvés à quatre ou cinq personnes sur les lieux, en train d’appeler les secours." Des secours qui seront vains. La jeune étudiante décédera une heure après avoir été transférée aux urgences dans le coma.
Interpellé, le propriétaire de la Skoda a catégoriquement nié avoir percuté et mortellement blessé sa victime et a dit avoir prêté son véhicule à un compagnon de poker dont il ne connaît pas le nom et qui lui aurait ramené le véhicule abîmé, maculé du sang et de cheveux de la jeune victime en lui expliquant qu’un inconnu avait jeté une bouteille sur le pare-brise.

L'humanité des juges de Montpellier est touchante


Il a filtré que le meurtrier est un récidiviste.

L'anonyme a en effet déjà fait l’objet d’ "une mesure judiciaire" à la suite d’une conduite sous l’empire de l’alcool en 2008. "Il encourt dix ans d’emprisonnement, ce qui me permettra de saisir le juge des libertés et de la détention, même si le magistrat instructeur n’était pas d’accord", avait lancé Brice Robin, procureur à Montpellier,  en  décembre 2012 face à un homme ayant fait montre "d’un comportement irrespectueux de toutes les règles de circulation routière".

La compassion des juges
permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !En février 2013,  la garde des Sceaux, Christine Taubira, a désigné Brice Robin, le procureur de Montpellier au moment des faits, au  "poste très exposé" de procureur de la République de Marseille, le troisième tribunal de France. Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a  confirmé le voeu de Christiane Taubira, en toute indépendance.

Le procureur Brice Robin était en charge de l'affaire des paris truqués impliquant des handballeurs de Montpellier, lesquels avaient admis avoir parié contre leur équipe tout en niant avoir triché. La garde à vue de 18 suspects, dont neuf joueurs, avait été prolongée, avant que trois handballeurs -Mickaël Robin, Vid Kavticnik et Wissem Hmam- ne soient relâchés "pour des raisons techniques". Parmi les suspects interpellés après le match PSG-Montpellier, l'icône du hand français Nikola Karabatic, double champion olympique et double champion du monde, était resté en garde à vue. Les défenseurs des handballeurs avaient fustigé une "violation" du secret de l'instruction par le procureur.


L'identité du criminel ne filtrera guère
Technique et sans pathos, le nouveau procureur, Olivier Decout, requiert huit ans d'emprisonnement ferme, insistant sur le caractère involontaire de l'homicide. L'avocat de la défense, Me Cyril Malgras, avait pourtant été affirmatif: "il est coupable de tout. Tout ce qu'il a fait est volontaire. On est loin de la maladresse". Né au Maroc, Oulkouchest finalement condamné à six ans de prison ferme. Son complice Mustapha Bouchane, né à Montpellier, sera libre.

C'est
un blog de Mediapart qui publie le nom du condamné. 
Il apporte les précisions que ne livre ni Le Monde, ni Libération: "la tempérance n’est pas son fort. Le pack de douze bières partagées avec son pote Mustapha Bouchane, les trois vodkas avalées sur le trottoir d’un bar à shishas, la bouteille de whisky vidée dans une boîte de nuit, un peu de coke et quelques tarpés l’ont mis dans un état "pittoresque", vautré dans la boue devant la discothèque d’où il a été viré. C’est finalement son pote Mustapha Bouchane qui prend le volant jusqu’à son propre domicile, avant de le rendre à Oulkouch. Celui-ci repart donc dans les rues de Montpellier, armé de sa voiture (pour laquelle il n’a ni permis ni assurance). Il entame à grande vitesse un rodéo dans les rues encore ensommeillées de la grande cité héraultaise. Des zigzags à 80/100 km/h, c’est le pied ! Olé ! "


Cette dissimulation est lourde de conséquences en alimentant le soupçon sur l'origine du criminel. Pour des faits de corruption, les noms des Karabatic et de leurs complices n'avaient pas été floutés.

Le nom de Lhoussain Oulkouch sera tu par une large part des media.
La famille Landais a décidé de faire appel.
Mais le législateur n'envisage pas de changer la loi. Comme il a déjà fait un an de préventive, Oulkouch fera moins de trois ans de taule. 
Et pas de peine plancher...

vendredi 5 juillet 2013

Homicide institutionnel: Hollande, des bisous à l'étouffement

Hollande obtient l'annulation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy du Conseil constitutionnel

Complot politique ou stricte application du droit ?
 



Après d'interminables primaires,
son premier grand meeting national 
au Bourget, dès janvier 2012

Au lendemain du rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, les proches de l'ancien président de la République s'insurgent. La droite est d'autant plus remontée que cette affaire plombe les finances de l'UMP, déjà mal en point depuis ses résultats aux dernières législatives, qui va devoir régler une ardoise de 11 millions d'euros

Pour y parvenir,  son président, Jean-François Copé,a annoncé le lancement d' "une grande souscription nationale."

A gauche, on se félicite de cette décision qui sanctionne "un mélange des genres", quand "Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour faire des déclarations de campagne."

Les 9 membres

Jean-Louis Debré, nommé par le Président de la République en février 2007
Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit 
Jacques Chirac, membre de droit 
Nicolas Sarkozy, membre de droit
Renaud Denoix de Saint-Marc, nommé par le Président du Sénat en février 2007 
Guy Canivet, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2007 
Michel Charasse, nommé par le Président de la République en février 2010 
Hubert Haenel, nommé par le Président du Sénat en février 2010 
Jacques Barrot, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2010 
Claire Bazy Malaurie, nommée par le Président de l'Assemblée nationale en août 2010 
Nicole Maestracci, nommée par le Président de la République en février 2013 
Nicole Belloubet, nommée par le Président du Sénat en février 2013.
Tous n'étaient pas présent, notamment les anciens chefs d'Etat.

La majorité présidentielle


Désir, lyncheur : Sarkozy "a ruiné les comptes de la France"

Le premier secrétaire désigné du PS, Désir H., a frontalement attaqué les pratiques lors de la campagne de l'ancien Chef de l'Etat. Sur Radio Classique et Public Sénat, il a estimé que "Nicolas Sarkozy a non seulement ruiné les comptes de la France, mais il a ruiné maintenant les comptes de l'UMP. 
Le Conseil constitutionnel a décidé de suivre l'avis de la commission des comptes de campagne (C.N.C.C.F.P), notamment sur le fait qu'il y aurait eu un mélange des genres pendant toute la période où Nicolas Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour, à l'occasion de déplacements, faire des déclarations de campagne."
Les neufs membres (dont la cadette avait 70 ans en 2012) du CNCCFT, présidé par Jacques Négrier, alors âgé de 81 ans, sont issus du Consei d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des Comptes.

Harlem Désir, le PS et la  C.N.C.C.F.P ignorent superbement la campagne des primaires du parti du président qui a fait campagne partout en France et sur les chaînes de télévision. 
Pour désigner le candidat à l'élection présidentielle française de 2012 la campagne du PS et du parti radical de gauche (PRG) commença et les scrutins de ces primaires dites "citoyennes" ont eu lieu le 9 octobre 2011, et le 16 octobre suivant pour le second tour. La campagne électorale officielle commença le lundi 9 avril 2012.

Le 
meeting de François Hollande au Bourget en janvier 2012 a été retransmis par 4 chaînes de télévision, à trois mois pile du premier tour de la présidentielle.

Le 
jeudi 15 septembre 2011, les six candidats ont débattu entre eux face aux Français lors d'une première confrontation télévisée sur France 2, neuf mois avant le premier tour de la présidentielle. 
Le PS a monopolisé la scène médiatique pendant des semaines avec ses primaires "citoyennes", au point que le CSA a dû faire un rappel à l’ordre.

Entre juillet et septembre, les chaînes d'info ont largement dépassé le temps de parole du PS.

En octobre 2011, le Conseil Supérieur de l'audiovisuel (CSA) a convoqué les trois chaînes d'informations en continu BFM TViTélé et LCI pour un rappel à l'ordre musclé. La règle du temps de parole édictée par le CSA oblige les chaînes de télévision à accorder à l'opposition parlementaire (le PS), un temps de parole équivalent à 50 % de celui du bloc majoritaire. "C'est un carton jaune. Mais si elles recommencent, alors le CSA sortira un carton rouge et prendra des sanctions," avait prévenu Christine Kelly, membre du CSA.
Par ailleurs,

En octobre 2011, Hollande débuta sa campagne à Madrid (lien Le Point).


Taubira réclame "un effort de dignité"

La garde des Sceaux s'est déclarée "surprise par la mise en cause du Conseil constitutionnel et les accusations de partialité de l'ancien président de la République". Dans un communiqué, Christiane Taubira réclame "un effort de dignité au nom de l'intérêt général", appelant à "l'esprit civique et au sens de la responsabilité".


Touraine : "Un peu de sérénité"
A gauche, ce qui choque aussi, ce n'est pas décision des Sages, mais... la réaction de la droite. "Je suis très choquée d'entendre certains à droite expliquer que ce serait une décision politique. Nous sommes face à une juridiction. Elle se contente de dire ce que sont les règles de droit", a affirmé Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, sur France 2. "Un peu de sérénité s'impose et un peu de distance", a -t-elle estimé, avec légèreté. "La droite a du mal à admettre que la justice est indépendante et le mieux que nous ayons à faire, c'est de ne pas entrer dans des commentaires à l'infini sur ce terrain-là," a-t-elle ajouté, en guise d'incitation en direction de la presse.

L'UMP, sous le coup d'une décision hostile

Hortefeux : "Je suis choqué, heurté" 
Sur Europe 1 comme sur RTL, Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, est monté au créneau ce vendredi matin. Il a tenu le même discours, avec presque les mêmes mots. «Comme beaucoup de ses amis, je suis choqué, heurté par une décision aussi lourde alors qu'l n' y a pas de malversation, pas de détournement naturellement. Il y a un dépassement léger du budget de campagne."-a-t-il dit sur Europe 1. Au micro de RTL, il a expliqué être "stupéfait, heurté, choqué par une décision qui porte sur un dépassement de comptes de campagne de 2%. 98% des comptes ont été validés. Il n y a pas eu de vol, pas de tricherie." 

Et Hortefeux de s'emporter contre ce qu'il estime être une cabale menée contre son ami. "C'est un décision qui s'en prend une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy, la cible de tous les pouvoirs. Faut-il que sa personnalité bouscule et gêne, que sa volonté et son expérience inquiète ?", poursuit-il sur RTL. L'ancien ministre de l'Intérieur le reconnaît: le rejet des comptes fait vaciller son parti.
"C'est une décision qui menace directement et financièrement l'UMP." Selon lui, c'est une "tentative de bâillonnement d'un des piliers de la démocratie". Réagissant à la décision prise par Nicolas Sarkozy de ne plus siéger au Conseil constitutionnel, il a simplement salué sur Europe 1 "une décision courageuse. Cela rappelle que c'est un homme droit, intègre, honnête, un homme courageux."

VOIR et ENTENDRE Brice Hortefeux sur RTL:


Accoyer, simplement "perplexe" 

La décision du Conseil constitutionnel laisse «"perplexe" l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale. Dans un communiqué, Bernard Accoyer estime qu'elle aurait pu être "mieux proportionnée". Selon le député UMP de Haute-Savoie,
la décision des neuf sages "ne manquera pas d'avoir des conséquences lourdes et manifestes sur l'équilibre et la qualité du débat démocratique dans notre pays". Enfin, il appelle "tous ceux qui sont attachés à l'UMP", à «participer à la grande souscription nationale" lancée pour soutenir le parti.

B. Debré : un retour de Sarkozy "serait un peu tôt"

Seule voix dissonante à droite, celle de 
Bernard Debréfrère du président du Conseil constitutionnel. Le député UMP de Paris a estimé vendredi qu'un retour de Nicolas Sarkozy en politique,  "ce se serait un peu tôt". "Je ne suis pas sûr que ce soit en tous les cas le moment." A ses yeux, un retour dans ces conditions "serait dramatique parce que si on revient simplement en politique pour se venger d'une sanction du Conseil constitutionnel, ce n'est pas une bonne chose." Vengeance et justice, un thème que l'UMP ne devra pas réserver aux candidats au bac.

Le Pen : "si l'UMP meurt demain ce sera par manque d'idées"

A l'extrême droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé vendredi que
"si l'UMP meurt demain ce ne sera pas par manque d'argent mais par manque d'idées." Elle a fait valoir que son parti, "confronté en 2007 à des difficultés financières bien plus graves que celles de l'UMP au regard de son actif, a survécu, et a su rebondir plus haut que jamais parce qu'il a un projet solide à proposer aux Français, des idées patriotes que personne d'autre ne défend dans la classe politique française". Après sa déception électorale à la présidentielle (10,44%) et aux législatives (4,29) de 2007, le FN avait vu sa dotation publique annuelle passer de 4,5 à 1,8 millions d'euros et avait dû vendre son siège historique, le "Paquebot", à Saint-Cloud, pour s'installer dans des locaux plus modestes à Nanterre. Cette expérience du FN est un gage d'espoir pour l'UMP. Hollande apprendra aussi à ses dépens que ce coup bas sera surtout un coup d'épée dans l'eau.

Henri Guaino : "Un acharnement sans précédent"

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, H. Guaino, a lui aussi vertement critiqué sur Europe 1 cette "décision de droit", prise "en toute subjectivité" par le Conseil constitutionnel. "Tous ceux qui ont à rendre une décision juridictionnelle, doivent la prendre avec toutes les retenues", ce que n'ont pas fait selon les Sages, souligne-t-il. 

Les membres du Conseil ont mal jugé certains événements, comme le 
meeting de Toulon
, le 1er décembre 2011, considéré par ses adversaires comme un discours de campagne. "Ce n'était pas un discours de campagne, mais, un discours de président. On était en pleine crise de l'euro. Avec une autre répartition des dépenses du meeting de Villepinte et sans le discours de Toulon, on est dans les clous", fait-il valoir. 
Si Sarkozy avait remporté la bataille, les choses auraient été bien différentes, estime-t-il. "C'est la vieille histoire de Brennus et malheur aux vaincus... Sarkozy élu, ses comptes n'auraient pas été annulés, on aurait fait bouger le curseur. La démocratie ne peut pas continuer à fonctionner comme ça." 

Henri Guaino pointe alors à ceux qui voudraient abattre l'ancien président
 de la République. "J'observe un acharnement sans précédent contre un président sortant qui pourrait jouer un rôle à l'avenir."

VOIR et ENTENDRE Henri Guaino sur Europe 1:

VOIR et ENTENDRE J.-F. Copé annoncer le lancement d'une souscription nationale:





VOIR et ENTENDRE développer l'idée d'un retour de Sarkozy ?




VOIR et ENTENDRE Goujon confirmer que cette annulation de l'aide de l'Etat aura "un impact considérable" :




Rue89 laisse libre cours à sa cruauté 
Le site socialiste minimise et ricane: l'UMP 'perd' 10 millions d'euros d'argent public", et non pas 11. "Oui, il rejoint un club très fermé où il devra côtoyer Jacques Cheminade."


La décision du Conseil constitutionnel a été publiée
à la veille du grand départ des Français en vacances.



lundi 5 novembre 2012

Amiante: l'ancienne patronne de PS pourrait-elle être mise en examen ?

Le laxisme de la justice s'appliquera-t-il à Martine Aubry ? 


La Première secrétaire du parti du Président de la République est convoquée 

Déjà Le Point met en relief que les faits qui lui sont reprochés remontent à plus de 25 ans, en qualité d'ex-haut fonctionnaire du ministère du Travail.

Martine Aubry, convoquée mardi par la justice, pourrait être mise en examen pour homicides involontaires dans une des enquêtes sur le drame de l'amiante.

Aussitôt, avant même d'exposer les faits, Le Point saute au ressenti de l'ancienne patronne du PS. La maire de Lille a déjà fait savoir qu'elle demanderait, le cas échéant, à la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel d'annuler sa mise en examen. Elle la jugerait par avance "incompréhensible", au motif qu'elle aurait oeuvré durant sa carrière à la protection des salariés et de la population, selon elle. Sans doute fait-elle allusion aux 35 heures qu'elle a imposées et qui ont en effet affaibli la compétitivité des entreprises et provoqué des destructions d'emploi et des fermetures d'usines.  

Le caractère cancérigène de l'amiante est connu depuis les années 1950 

Or, entre 1989 et 1991, la fille Delors trouva à s'employer au sein du groupe industriel Pechiney (production et transformation d'aluminium), électrométallurgie, emballage, chimie, et combustible nucléaire) et ne peut rien ignorer des problèmes de santé au travail.

Massivement utilisée dans le secteur de la construction, l'amiante est à l'origine de nombreux problèmes de Santé au travail. 
En juin 2010, le Conseil des prud'hommes d'Albi a d'ailleurs indemnisé 21 ex-salariés de l'usine d'Eternit à Albi.Joseph Cuvelier, le patron d'Eternit à Thianqui dirigea le groupe français Eternit de 1971 à 1994, a été mis en examen en 2009, à Paris, pour " homicides et blessures involontaires ". Il était accusé de n'avoir pas mis en place les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l'exposition aux fibres d'amiante dans cinq usines du groupe Eternit à Vitry-en-Charollais (Saône-et-Loire), Valenciennes-Thiant (où un monument aux victimes de l'amiante a été inauguré en 2003), Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine).

Le premier décret réglementant son usage en France date de 1977, et son interdiction, de 1997. 
Or, Martine Aubry, née Delors, fut directrice des relations du travail (DRT) du ministère du Travail entre 1984 et 1987.
En 2005, un rapport sénatorial avait tardivement accablé l'État pour sa "gestion défaillante" de l'amiante, jugée responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20 % des cancers du poumon et qui pourrait provoquer 100 000 décès d'ici à 2025.

Convoquée par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy  le 6 novembre 2012

Martine Aubry, ex-militante de la CFDT, sera entendue en qualité d'ancienne haut fonctionnaire (DRT) du ministère du Travail. 
Dans le cadre de l'enquête sur l'université de Jussieu, la magistrate du pôle santé publique de Paris enquête notamment sur l'action des pouvoirs publics à partir des années 1970 jusqu'à l'interdiction de l'amiante. Elle a déjà entendu des dizaines de fonctionnaires, mais aussi des scientifiques et des industriels, et a prononcé plusieurs mises en examen. Elle s'intéresse en particulier à l'influence prêtée dans les années 1980 et 1990 au Comité permanent amiante (CPA), sur lequel l'association de victimes (Andeva) attire l'attention de la Justice. Ce lobby des industriels aurait efficacement défendu "l'usage contrôlé" de l'amiante pour retarder au maximum son interdiction.

"Bonne foi", malgré le décret de 1977 réglementant l'usage de l'amiante en France  ?

Interrogée par les policiers en janvier 2010, Martine Aubry avait plaidé la bonne foi, expliquant que jusqu'en 1994 - année où serait, selon elle, intervenue la nécessité d'interdire l'amiante - elle était convaincue que les décrets de 1977 et 1987 permettaient de protéger efficacement la santé des salariés. 

Martine Aubry met en cause deux ministères
"Aucune alerte n'est venue de la CNAM, du ministère de la Santé, d'autres acteurs ou des chercheurs pour nous dire que ce n'était pas le cas", avait-elle dit. 
Or, la CNAM est un établissement public national à caractère administratif qui agit sous la double tutelle du ministère s'occupant de la Sécurité sociale (ministère des Affaires sociales et de la Santé de Marisol Touraine) et du ministère de l'Economie et des finances (Pierre Moscovici).

Lundi soir, un des responsables de l'Andeva, partie civile dans l'enquête, a rétro-pédalé, abondant dans le sens de l'ancienne patronne du PS au pouvoir, estimant que le dossier d'instruction ne permettrait pas actuellement de prouver une responsabilité pénale individuelle de Martine Aubry. "Rien ne permet de dire, en l'état actuel du dossier, que Martine Aubry n'aurait pas répondu à des alertes qu'elle aurait reçues", a déclaré Michel Parigot, vice-président de l'Andeva.

Dans ce dossier technique et complexe, il a cependant pointé une "responsabilité" des pouvoirs publics et en particulier de la DRT, qui ne se serait pas à l'époque donné les moyens de recueillir "les informations objectives indispensables pour prendre les mesures adéquates". 
"La DRT a pris 15 ans de retard sur les mesures qui auraient dû être prises pour protéger adéquatement les travailleurs, a-t-il dénoncé, en évitant de pointer sa directrice ! Le fait que ces mesures n'aient pas été prises aura pour conséquence, à l'avenir, le décès de milliers de personnes."