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dimanche 11 août 2019

Financement de campagne : l'accusateur de Sarkozy serait "protégé" par le juge Tournaire

Les indulgences de la presse pour le juge militant


Le JDD ou Valeurs actuelles évoquent une "protection" du témoin à charge par le juge Tournaire 

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Un juge que l'on disait remarquable d'intégrité et de ... discrétion
"Selon les informations du JDD, le juge Tournaire aurait protégé le bras droit de Kadhafi, accusateur de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne," écrit Le Point, lundi 11. Le magazine commente mollement, bien que l'honneur d'un homme soit en cause et celui d'un président français: "C’est une révélation qui pourrait faire grand bruit sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Valeurs actuelles dépayse pareillement le complot, titrant : "Affaire libyenne : l'accusateur de Sarkozy protégé par le juge Tournaire ?

Les soupçons véhiculés par la presse ont coûté à Sarkozy sa réélection.
Mais, pour cette presse d'investigation qui a hurlé avec les loups sans pour autant investiguer, la "révélation" du jour "pourrait faire grand bruit" !... Et de glisser, avec des réticences exprimées au conditionnel et comme un fait anodin, et que "les juges chargés de l'enquête auraient en effet passé un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement et beau-frère du colonel Kadhafi, pour obtenir ses déclarations à charge contre Nicolas Sarkozy, lequel est harcélé par le juge d’instruction marseillais au pôle financier du tribunal de Grande instance de Paris. C'est ce même homme qui, après avoir placé Sarkozy sur écoute, a renvoyé l’ancien président de la République devant le tribunal correctionnel (dossier Bygmalion) ; le même qui est intervenu dans le contentieux de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais ; le même qui instruit les affaires du couple Fillon (costumes et emplois fictifs): si ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage car, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce  myope et taiseux [un cas pathologique qui va - au-delà des trotskistes - jusqu'à dissimuler sa date de naissance sur sa fiche Wikipedia] est dédié à la droite, corps et âme (si jamais). Selon le livre de Davet et Lhomme sur Hollande, c'est "un type qui parle bas, agit fort. Un dur." Ignoraient-ils que ce "dur" est en vérité un méchant sans scrupules ?

Tout aussi anodin, le fait que l'ensemble de la justice aurait monté ce complot.
"En échange, l’accusateur de l’ex-président de la République aurait été protégé par la justice française", toute la justice, donc, c'est-à-dire le Parquet, le ministère de la Justice et les gouvernements des présidents de gauche qui l'ont suivi, Hollande et Macron.

Le juge Serge Tournaire a fait le déplacement de Tripoli le 5 février dernier pour "interroger" l'intéressé, dixit le JDD 

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Condamné à mort et emprisonné en Libye depuis la chute de Kadhafi, le chef des services du renseignement, Abdallah al-Senoussi, ci-contre à gauche, aurait bien exposé [?] cet arrangement dans une seconde version d’un procès verbal. "Le conseil de Senoussi insiste sur le fait que son client n'est pas impliqué [dans les] actes reprochés à M. Sarkozy, et M. le juge d'instruction [Tournaire] de lui expliquer que les autorités françaises n'ont aucun lien avec les actes de M. ­Senoussi et que celui-ci n'aura pas de comptes à rendre à ce propos", relaye le JDD.

En faisant preuve de clémence [ou complicité] envers Senoussi, le juge Tournaire pourrait ainsi être affaibli [sic] dans ce dossier, selon VA. 
Le juge aurait accepté [ou imposé] que l'audition de Senoussi se fasse sans enregistrement ni photo [pour plus de transparence et de légalité?]

Le Journal du dimanche souligne quant à lui que cet accord ne figure pas dans les correspondances entre le juge et le Quai d'Orsay [Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de Hollande] ou le personnel du ministère de la Justice [pour ne pas mettre en cause Nicole Belloubet]. 
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Le 14 juillet dernier, le Journal du dimanche publiait déjà le témoignage d'El-Mahfoud Ladib, qui fut proche de l'intermédiaire Ziad Takieddine pendant huit mois, en 2012. VA écrivit : "un ancien proche de Ziad Takieddine fournit des éléments qui semblent dédouaner Nicolas Sarkozy dans cette nébuleuse affaire." Des propos qui donnaient corps à la thèse d'une machination fomentée contre l'ancien président français dans l'affaire du financement libyen [supposé] de sa campagne présidentielle de 2007.

mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"
"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

dimanche 22 mai 2016

Les gauches du PS règlent des comptes avec Hollande

Hollande, cible d'un complot des gauches de la gauche du PS?

Jean-Luc Mélenchon et d'autres ne désespèrent pas de faire aboutir une motion de censure

"Le 49-3, ce n'est pas fini", assure Mélenchon à qui veut bien l'entendre, fort de l'action jusqu'au-boutiste de la CGT et François Hollande doit prendre au sérieux ce scénario qui retentirait comme le tonnerre dans l'opinion parce qu'initiée par les gauches de la gauche à l'Assemblée, en cas de nouveau recours au 49-3 sur la loi El-Khomri.  Celle-ci doit revenir en deuxième lecture devant l'Assemblée, après améliorations par les sénateurs et l'ancien socialiste et ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle demeure persuadé que le vote d'une motion de censure, déposée par des députés des gauches de la gauche et des frondeurs, et adoptée avec la complicité de la droite, est un objectif accessible. A l’Elysée, François Hollande suit le dossier attentivement.

Ce n'est pas tant Macron et ses ambitions qui l'inquiètent, que l'adoption d'une motion  de gauche provoquée par  un nécessaire nouveau recours à l'article 49-3 sur la Loi Travail.  A compter du 15 juin, nous serons en effet à un an des élections législatives qui feront suite à la présidentielle dont le second tour aura lieu début mai de l'an prochain. C'est alors que se percuteront le problème de François Hollande et les opportunités qu'évalue Jean-Luc Mélenchon. 
A tout moment, le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale comme l'y autorise la Constitution. Soit pour donner aux Français l'occasion d'harmoniser la majorité parlementaire à une nouvelle majorité présidentielle, comme Mitterrand en 1981 et 1988). Soit pour tenter de se donner une chance de conserver la majorité avant l'échéance prévue, prenant les Français de court (c'est l'exemple de Chirac en 1997). Soit dans le but de sortir d'une crise politique nationale (expérience de de Gaulle après mai 1968). Soit parce que le gouvernement vient d'être renversé par l'Assemblée nationale, ce dernier cas de figure ne s'étant présenté qu'une fois depuis l'entrée en vigueur de la Ve République, en 1962: Pompidou renversé, de Gaulle avait dissous. Mais c'était de Gaulle, au temps de sa légitimité indiscutée, régulièrement entretenue par référendum. 
Or, cette faculté de dissoudre est limitée: le président ne peut dissoudre dans l'année qui suit une dissolution. Ce qui signifie qu'en cas de motion de censure, imposée le 15 juin, il ne serait plus ensuite possible de dissoudre avant un an. Le tout avec une élection présidentielle entre ces deux dates. En clair, passé la mi-juin 2016, l'adoption d'une motion de censure, pour cause de recours à l'article 49-3 engagé sur la loi El-Khomri, limiterait la marge de manoeuvre à venir de Hollande. Un nouveau vote de motion de censure plongerait le président Hollande dans une crise de régime, parce que contraint de renoncer, à quelques mois de l'élection présidentielle, à la dissolution. Une dissolution enclencherait un désordre politique ingérable, institutionnel et politique, qu'il serait impossible de maîtriser. 

Peut-on sérieusement imaginer des législatives anticipées à quelques mois d'une élection présidentielle?
 
Et une cohabitation? Et une victoire de Hollande à la présidentielle? 
Un délai d'un an entre deux dissolutions est un scénario catastrophe pour l'activité économique et administrative du pays, figé dans l'attente. Après le vote d'une motion de censure de trop, Hollande ne serait plus en capacité constitutionnelle de dissoudre. 
Mais le président hésiterait-il à faire du chantage au chaos institutionnel, lui qui use et abuse du terrorisme et de tire sur la ficelle de l'état d'urgence ? On voit mal Hollande en fin de quinquennat prendre des gants avec la Ve République et la réduire à une IVe pour mieux imposer la VIe à son successeur. 

L'opposition de droite, de Sarkozy à Juppé, en passant par Dupont-Aignan, laisserait-elle la statue François Hollande s'écraser ? Elle s'est toujours refusée à conclure une quelconque alliance objective avec Mélenchon, comme le FN de Marine Le Pen avec les gauches de la gauche, bien qu'ils aient recueilli nombre de leurs migrants politiques et syndicaux. Pourrait-elle laisser passer la chance de censurer le gouvernement, alors que le risque de dissolution est réduit à néant ? Le pays pourra-t-il attendre que l'Etat-PS se fracasse ou la rue précipitera-t-elle ce quinquennat vers sa fin ? Les gauches de la gauche rêvent-elles de se reconstruire sur les ruines du PS, comme le PS qui tente de se perfuser au sang anémié des écolos après qu'ils ont fait eux-mêmes imploser leur parti, Europe Ecologie-les Verts. Se hâter vers le chaos  pour en finir au plus vite et dans l'intérêt de la nation avec un PS dénaturé par le  social-libéralisme.
 
Les radicaux, Mélenchon, Duflot et aujourd'hui Montebourg, candidat par défaut de bien des frondeurs socialistes, répugneraient-ils à une défaite historique consentie de grande ampleur en 2017 qui permettrait à la gauche de se reconstruire pour  2022, sur le modèle idéologique porté par Jeremy Corbyn au Royaume-Uni. Il a toutefois manqué deux députés pour atteindre les 58 signatures nécessaires au dépôt d'une motion de censure des gauches, avec la complicité des amis de Martine Aubry pourtant présentée comme la grande prêtresse de la fronde socialiste...

Mélenchon ne renonce pas à convaincre des socialistes légitimistes Il continue de proclamer que "Ce n'est pas fini le 49-3 !" Et voilà pourquoi, aussi, Montebourg pourrait inciter ses troupes à appuyer sur le bouton rouge de la force de frappe lors du vote d'une motion de censure. 

La question de l'intérêt de la droite ne se pose même pas, puisque Hollande est en déséquilibre au bord du précipice. De promesses en reculades et de coups de poker en coups de force, le pouvoir peut précipiter sa propre chute.
L'exécutif démontre chaque jour que le PS au pouvoir est synonyme de désordre et de fractures et qu'il est  irrécupérable.  François Hollande n'a plus de majorité. De même que Marine Le Pen (!), il ne peut plus remporter seul l'élection présidentielle. Une primaire à gauche contribuerait à un déballage nauséabond et ferait des ravages difficilement surmontables avant longtemps, comme l'hémorragie de militants et d'élus qu'elle ne manquerait pas d'entraîner. La primaire de la droite et du centre s'expose à un écueil comparable de moindre ampleur, espère-t-on, dans de meilleures conditions. 
La tentation d'une dissolution provoquée par la droite n'est pas pressante, puisque, sans s'exposer à la critique, il peut laisser le temps accomplir son oeuvre, le quinquennat marchant vers son auto-destruction, un jour en brandissant la menace ou la force et, le lendemain, manifestant sa faiblesse et don errance, d'autant que le risque de voir Hollande passer devant le candidat LR au premier tour de l'élection présidentielle et moindre que celui de ne pas être au second. 
Face à l'adoption d'une motion de censure pour cause de 49-3, il n'est pas une solution qui serait susceptible d'offrir une bouée  efficace au capitaine de pédalo. Reste la carte Emmanuel Macron, mais les gauches du PS n'en seraient que plus exaspérées. Mais alors qui ? 

dimanche 2 mars 2014

Diffamation de Copé: Giesbert et Le Point font du Ruquier

FOG : Copé est tombé dans le comique involontaire 

"On n'est pas à la retraite" (ONPR), émission provençale de FOG

Droit dans les yeux
"La vengeance est certes une violence faite au code civil et aux préceptes religieux, mais c’est aussi un bonheur dont il me semble stupide de se priver. Quand elle a été consommée, elle procure, comme l’amour, un apaisement intérieur. Justice faite, c’est la meilleure façon de se retrouver en paix avec soi-même et avec le monde." 
(La cuisinière d'Himmler 
de Franz-Olivier Giesbert)

"Le complotisme est une maladie", à la différence de la méchanceté sadique.
FOG aurait-il le sentiment mégalomaniaque d'avoir réussi à faire s'écraser Le Point sur les tours UMP? Il s'identifie en effet aux pilotes qui ont commis les attentats du 11 septembre 2001 et accuse ceux qui nient qu'ils aient jamais eu lieu ou bien qu'ils étaient l'oeuvre de la CIA et du Mossad. Pas de place pour le doute, chez le journaliste au regard déviant: Jean-François Copé aurait désormais rejoint la longue cohorte des complotistes derrière Thierry Meyssan, Marion Cotillard et Matthieu Kassovitz. Et l'ex-salarié du milliardaire François Pinault se défend d'être l'instigateur -en chef- (il y tient toujours)  de l'enquête menée par deux excellents journalistes d'investigation du Point (jugement textuellement repris par Aymeric Caron), Mélanie Delattre et Christophe Labbé.

Franz-Olivier Giesbert se prend pour un dieu teuton
Derrière leur travail de cloportes,  il fallait, selon lui, un deus-ex-machina, un tireur de ficelles, un grand manipulateur avec des ramifications partout. Ç'aurait pu être "Baroin, Valls, Wauquiez, Juppé, Pécresse, Fillon, Najat Vallaud-Belkacem, Sarkozy ou NKM; eh bien, c'est tombé sur moi, "Trucmuche ou Machinchose", parce qu'il a une haine de  Copé, dont il faudrait qu'il s'explique. Mais il est vrai qu'une retraite entière ne lui suffirait pas à psychanalyser cette tendance profonde en lui à détester les hommes de pouvoir. 

Il est temps que Copé s'habitue à une presse partisane

Une presse indépendante doit-elle être fielleuse?
La dernière diffamation de Mélanie Delattre et Christophe Labbé est une lamentable histoire de pieds nickelés qui ne fait pas honneur à la presse et jette une lumière crue sur les méthodes de l'hebdo (dont il fut le directeur de 2000 à fin 2013 et PDG du groupe SEBDO Le Point) lequel, apparemment, ne s'embarrasse pas de scrupules et qui n'est pas économe de sa bave fétide.

L'objectivité du Point et de FOG souvent prise en défaut
Le 11 avril 2007, Franz-Olivier Giesbert est entendu par la police pour la publication en 2005 d'un article complaisant dans son journal sur le milliardaire français Iskandar Safa, recherché par la justice. Marc Francelet, un excellent confrère des non moins excellents Mélanie Delattre et Christophe Labbé au Point aurait été payé 150.000 euros, ce qu'il a nié, pour mettre en contact l'homme d'affaires français et le journal pour un entretien, alors qu'Iskandar Safa était en pleine tourmente judiciaire.  Marc Francelet fut mis en examen pour corruption et détenu pendant deux semaines . Iskandar Safa a, quant à lui, obtenu un non-lieu et a été blanchi par la justice.
La fourberie du militant socialiste
Sa méchanceté aurait valu à Giesbert de déplaire au plus grand nombre, de  François Mitterrand à Nicolas Sarkozy, en passant par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, mais en épargnant Jospin. Il a singulièrement irrité Sarkozy qui, en 2008, aurait demandé sa tête à l'actionnaire principal, le milliardaire François Pinault, qui annonça en 2012 qu'il voterait Hollande. En février 2012, l'homme d'affaires (Pinault-Printemps-Redoute) et propriétaire de l'hebdomadaire confirma l'information au magazine économique Challenges, au cours de la campagne présidentielle,  précisant que l'intervention présidentielle lui déplaît et le conduit au contraire à maintenir Giesbert.
Un directeur de presse sans foi ni loi?
En mai 2006, un journaliste de La Dépêche du Midi relève au sujet des notes utilisées par Franz-Olivier Giesbert pour son livre que "Ses fameux cahiers à spirales font mouche sans complaisance, à l'exception de Nicolas Sarkozy étrangement épargné et explique que le brumeux FOG prend des précautions, pour le cas où il deviendrait président ! 
Une moralité exemplaire
Certains observateurs et hommes politiques se sont émus du caractère particulièrement indigne d'un essai paru à un an de la présidentielle de 2007. Pour nuire à l'UMP, Giesbert y trahit en effet la confiance du président Chirac, révélant certains aspects de sa vie privée, après vingt ans de proximité: la déontologie professionnelle n'a pas retenu l'homme de confiance de Pinault de diffuser des "offhabituellement destinés à  rester confidentiels.
L'auteur avait quant à lui justifié son choix de publier ces informations issues de ses conversations avec Jacques Chirac au motif que le métier des journalistes serait de "faire la lumière sur tout" et par tous les moyens: "si on veut garder sa part d'ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes". C'est dit, les journalistes sont infréquentables. Montebourg l'a appris à ses dépens ! Et bientôt Michel Sapin ou Vincent Peillon.

Si Jean-François Copé doit faire avec une presse salissante qui chérit la rumeur, la fuite et l'anonymat, le pouvons-nous ?
Giesbert se vit mal en "diversion." L'auteur de romans aimerait impliquer toute la droite, Nicolas Sarkozy compris, mais le "deus-ex-machina" a fait tomber dans la comédie son dernier roman publié au Point. Pour meubler sa retraite sous les oliviers, que l'ami Franz choisisse plutôt de se reconvertir dans le dessin humoristique ou le stand-up. Les échecs du gouvernement socialo-écolo devraient "booster" sa méchanceté. A 65 ans, il est grand temps qu'il soigne ses blessures et nous donne de nouvelles occasions de rire: vu son lourd passé, ce serait pour lui la meilleure thérapie.

Le cuisinier d'Himmler a-t-il porté plainte contre Copé?
"Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie", déclare le cuistot de Pinault, autre magnat de la presse (comme  pour Libération, Le Monde ou Le Nouvel Observateur) et soutien milliardaire de Hollande en 2012. Pour autant, le romancier Giesbert doit-il  faire de la vie de ses contemporains un enfer.

mardi 10 décembre 2013

Non-lieu prononcé dans l'affaire Georges Tron

Abandon de l'action judiciaire une fois la campagne présidentielle passée

Confirmation d'une machination politique

L'ancien secrétaire d'État contesta 
les interprétations de sa pratique, 
et avait été laissé en liberté 
sous contrôle judiciaire
Alors qu'il était secrétaire d'État du gouvernement Fillon sous la présidence de N. Sarkozy, Georges Tron, 54 ans, maire de Draveil, avait été mis en examen le 22 juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité, et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. L'ancien secrétaire d'État, qui continue de contester les accusations portées à son encontre, a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Le profiteur socialiste 
avec le président par défaut
 
L'affaire avait conduit Georges Tron à démissionner de son poste ministériel à la Fonction publique en mai 2011. En juin 2012, cette affaire avait profité au socialiste Thierry Mandon qui lui avait  ravi son siège de député

Un non-lieu sanctionne les accusations des deux anciennes employées de la commune de Draveil (Essonne) visant le ministre UMP Georges Tron, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Les deux juges d'instruction, qui ont également conclu à un non-lieu pour son adjointe à la culture, Brigitte Gruel, ont suivi les réquisitions de la procureure d'Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, a-t-on précisé.

L'ex-ministre avait expliqué son intérêt pour la réflexologie plantaire
et avait reconnu avoir pris en mains les pieds des plaignantes, tout en se défendant d'avoir eu des intentions sexuelles.

L'ancien ministre avait été victime


Georges Tron avait dénoncé à la fois 
une vengeance d'employées sanctionnées et un complot politique venu du Front national. Les plaignantes étaient défendues par Me Gilbert Collard, proche de Marine Le Pen, devenu député du Rassemblement Bleu Marine. "Je n'ai strictement rien à voir dans ces accusations", avait vivement réagi Marine Le Pen aux paroles de Georges Tron.
L'un des avocats de l'homme politique sali par le PS et le FN, Me Olivier Schnerb, a certes publiquement imputé ces accusations à une volonté de vengeance des employées en question, sanctionnées pour des malversations ou insuffisances, mais Georges Tron avait également invoqué un complot ourdi par l'extrême droite. Il avait en effet expliqué que ses deux accusatrices avaient été manipulées par des personnalités du Front national.

Il avait également estimé qu'
avec sa mise en cause, "on cherchait à faire écho" à l'affaire Dominique Strauss-Kahn, accusé de viol aux Etats-Unis.Georges Tron avait en outre été frappé dans son immunité parlementaire. Les juges instructeurs s'étaient tournés vers le bureau de l'Assemblée nationale pour lui demander la levée de l'immunité de l'ancien secrétaire d'EtatIl l'avait récupérée, fin juin 2011, avec son siège un mois après avoir quitté ses fonctions.

Un contentieux judiciaire copieux

"L'ordonnance ne répond pas aux questions qui lui ont été posées.
Ma cliente va interjeter appel devant la chambre de l'instruction", a déclaré Vincent Ollivier, avocat d'une ex-collaboratrice de la mairie de Draveil.

Virginie Faux
 est en fait une personne au comportement instable. 
"Elle était régulièrement en état d'ébriété et avait fait plusieurs tentatives de suicide, après sa rupture avec son ancien amant. Cela n'avait rien à voir avec Georges Tron", assure Martine Thomas, l'ancienne attachée parlementaire du secrétaire d'Etat. Dans une lettre à charge datée de juin 2010, Florence Fernandez de Ruidiaz, adjointe chargée des Affaires scolaires et du personnel communal, relate un incident survenu lors des voeux du maire, en janvier 2010. "Elle s'est couchée sur une table, à soulevé ses vêtements, et a eu des gestes très déplacés envers un adjoint", raconte cette élue dans un courrier évoqué par lexpress.fr. 

Le contentieux de la mairie avec l'autre plaignante, Eva Loubrieu est plus grave. 
Cette jeune femme de 36 ans, embauchée en janvier 2007, occupait le poste de responsable du pôle livres à la direction des affaires culturelles. En 2009, la mairie de Draveil l'accusa de détournement de l'argent de la régie dont elle avait la charge. Le 10 avril, une plainte fut déposée auprès du procureur de la République d'Evry. Après le remboursement des sommes (745,85 euros d'achats effectués chez Ikea, de novembre 2008 à février 2009 ) réclamé par le procureur, la plainte fut classée sans suite et la jeune femme licenciée à l'issue d'une procédure disciplinaire. 
"Georges Tron avait indiqué en conseil municipal qu'elle s'était rendue coupable d'indélicatesses qui avaient nécessité son renvoi", indique Jean-Pascal Bonsignore, élu communiste de Draveil.

Les témoignages des deux plaignantes étaient aussi fragilisés par les rapports des experts psychologues.
Les expertises se sont révélées plutôt défavorables aux deux plaignantes. "Dépressives, conduites addictive importantes, absence totale de séquelles sexuelles", les rapports sur Eva et Virginie fragilisent leurs témoignages, selon RTL. Et selon les expertises citées par lefigaro.fr, Georges Tron ne présente aucune "perversion sexuelle dans le registre du fétichisme du pied". 
 

vendredi 5 juillet 2013

Homicide institutionnel: Hollande, des bisous à l'étouffement

Hollande obtient l'annulation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy du Conseil constitutionnel

Complot politique ou stricte application du droit ?
 



Après d'interminables primaires,
son premier grand meeting national 
au Bourget, dès janvier 2012

Au lendemain du rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, les proches de l'ancien président de la République s'insurgent. La droite est d'autant plus remontée que cette affaire plombe les finances de l'UMP, déjà mal en point depuis ses résultats aux dernières législatives, qui va devoir régler une ardoise de 11 millions d'euros

Pour y parvenir,  son président, Jean-François Copé,a annoncé le lancement d' "une grande souscription nationale."

A gauche, on se félicite de cette décision qui sanctionne "un mélange des genres", quand "Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour faire des déclarations de campagne."

Les 9 membres

Jean-Louis Debré, nommé par le Président de la République en février 2007
Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit 
Jacques Chirac, membre de droit 
Nicolas Sarkozy, membre de droit
Renaud Denoix de Saint-Marc, nommé par le Président du Sénat en février 2007 
Guy Canivet, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2007 
Michel Charasse, nommé par le Président de la République en février 2010 
Hubert Haenel, nommé par le Président du Sénat en février 2010 
Jacques Barrot, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2010 
Claire Bazy Malaurie, nommée par le Président de l'Assemblée nationale en août 2010 
Nicole Maestracci, nommée par le Président de la République en février 2013 
Nicole Belloubet, nommée par le Président du Sénat en février 2013.
Tous n'étaient pas présent, notamment les anciens chefs d'Etat.

La majorité présidentielle


Désir, lyncheur : Sarkozy "a ruiné les comptes de la France"

Le premier secrétaire désigné du PS, Désir H., a frontalement attaqué les pratiques lors de la campagne de l'ancien Chef de l'Etat. Sur Radio Classique et Public Sénat, il a estimé que "Nicolas Sarkozy a non seulement ruiné les comptes de la France, mais il a ruiné maintenant les comptes de l'UMP. 
Le Conseil constitutionnel a décidé de suivre l'avis de la commission des comptes de campagne (C.N.C.C.F.P), notamment sur le fait qu'il y aurait eu un mélange des genres pendant toute la période où Nicolas Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour, à l'occasion de déplacements, faire des déclarations de campagne."
Les neufs membres (dont la cadette avait 70 ans en 2012) du CNCCFT, présidé par Jacques Négrier, alors âgé de 81 ans, sont issus du Consei d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des Comptes.

Harlem Désir, le PS et la  C.N.C.C.F.P ignorent superbement la campagne des primaires du parti du président qui a fait campagne partout en France et sur les chaînes de télévision. 
Pour désigner le candidat à l'élection présidentielle française de 2012 la campagne du PS et du parti radical de gauche (PRG) commença et les scrutins de ces primaires dites "citoyennes" ont eu lieu le 9 octobre 2011, et le 16 octobre suivant pour le second tour. La campagne électorale officielle commença le lundi 9 avril 2012.

Le 
meeting de François Hollande au Bourget en janvier 2012 a été retransmis par 4 chaînes de télévision, à trois mois pile du premier tour de la présidentielle.

Le 
jeudi 15 septembre 2011, les six candidats ont débattu entre eux face aux Français lors d'une première confrontation télévisée sur France 2, neuf mois avant le premier tour de la présidentielle. 
Le PS a monopolisé la scène médiatique pendant des semaines avec ses primaires "citoyennes", au point que le CSA a dû faire un rappel à l’ordre.

Entre juillet et septembre, les chaînes d'info ont largement dépassé le temps de parole du PS.

En octobre 2011, le Conseil Supérieur de l'audiovisuel (CSA) a convoqué les trois chaînes d'informations en continu BFM TViTélé et LCI pour un rappel à l'ordre musclé. La règle du temps de parole édictée par le CSA oblige les chaînes de télévision à accorder à l'opposition parlementaire (le PS), un temps de parole équivalent à 50 % de celui du bloc majoritaire. "C'est un carton jaune. Mais si elles recommencent, alors le CSA sortira un carton rouge et prendra des sanctions," avait prévenu Christine Kelly, membre du CSA.
Par ailleurs,

En octobre 2011, Hollande débuta sa campagne à Madrid (lien Le Point).


Taubira réclame "un effort de dignité"

La garde des Sceaux s'est déclarée "surprise par la mise en cause du Conseil constitutionnel et les accusations de partialité de l'ancien président de la République". Dans un communiqué, Christiane Taubira réclame "un effort de dignité au nom de l'intérêt général", appelant à "l'esprit civique et au sens de la responsabilité".


Touraine : "Un peu de sérénité"
A gauche, ce qui choque aussi, ce n'est pas décision des Sages, mais... la réaction de la droite. "Je suis très choquée d'entendre certains à droite expliquer que ce serait une décision politique. Nous sommes face à une juridiction. Elle se contente de dire ce que sont les règles de droit", a affirmé Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, sur France 2. "Un peu de sérénité s'impose et un peu de distance", a -t-elle estimé, avec légèreté. "La droite a du mal à admettre que la justice est indépendante et le mieux que nous ayons à faire, c'est de ne pas entrer dans des commentaires à l'infini sur ce terrain-là," a-t-elle ajouté, en guise d'incitation en direction de la presse.

L'UMP, sous le coup d'une décision hostile

Hortefeux : "Je suis choqué, heurté" 
Sur Europe 1 comme sur RTL, Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, est monté au créneau ce vendredi matin. Il a tenu le même discours, avec presque les mêmes mots. «Comme beaucoup de ses amis, je suis choqué, heurté par une décision aussi lourde alors qu'l n' y a pas de malversation, pas de détournement naturellement. Il y a un dépassement léger du budget de campagne."-a-t-il dit sur Europe 1. Au micro de RTL, il a expliqué être "stupéfait, heurté, choqué par une décision qui porte sur un dépassement de comptes de campagne de 2%. 98% des comptes ont été validés. Il n y a pas eu de vol, pas de tricherie." 

Et Hortefeux de s'emporter contre ce qu'il estime être une cabale menée contre son ami. "C'est un décision qui s'en prend une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy, la cible de tous les pouvoirs. Faut-il que sa personnalité bouscule et gêne, que sa volonté et son expérience inquiète ?", poursuit-il sur RTL. L'ancien ministre de l'Intérieur le reconnaît: le rejet des comptes fait vaciller son parti.
"C'est une décision qui menace directement et financièrement l'UMP." Selon lui, c'est une "tentative de bâillonnement d'un des piliers de la démocratie". Réagissant à la décision prise par Nicolas Sarkozy de ne plus siéger au Conseil constitutionnel, il a simplement salué sur Europe 1 "une décision courageuse. Cela rappelle que c'est un homme droit, intègre, honnête, un homme courageux."

VOIR et ENTENDRE Brice Hortefeux sur RTL:


Accoyer, simplement "perplexe" 

La décision du Conseil constitutionnel laisse «"perplexe" l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale. Dans un communiqué, Bernard Accoyer estime qu'elle aurait pu être "mieux proportionnée". Selon le député UMP de Haute-Savoie,
la décision des neuf sages "ne manquera pas d'avoir des conséquences lourdes et manifestes sur l'équilibre et la qualité du débat démocratique dans notre pays". Enfin, il appelle "tous ceux qui sont attachés à l'UMP", à «participer à la grande souscription nationale" lancée pour soutenir le parti.

B. Debré : un retour de Sarkozy "serait un peu tôt"

Seule voix dissonante à droite, celle de 
Bernard Debréfrère du président du Conseil constitutionnel. Le député UMP de Paris a estimé vendredi qu'un retour de Nicolas Sarkozy en politique,  "ce se serait un peu tôt". "Je ne suis pas sûr que ce soit en tous les cas le moment." A ses yeux, un retour dans ces conditions "serait dramatique parce que si on revient simplement en politique pour se venger d'une sanction du Conseil constitutionnel, ce n'est pas une bonne chose." Vengeance et justice, un thème que l'UMP ne devra pas réserver aux candidats au bac.

Le Pen : "si l'UMP meurt demain ce sera par manque d'idées"

A l'extrême droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé vendredi que
"si l'UMP meurt demain ce ne sera pas par manque d'argent mais par manque d'idées." Elle a fait valoir que son parti, "confronté en 2007 à des difficultés financières bien plus graves que celles de l'UMP au regard de son actif, a survécu, et a su rebondir plus haut que jamais parce qu'il a un projet solide à proposer aux Français, des idées patriotes que personne d'autre ne défend dans la classe politique française". Après sa déception électorale à la présidentielle (10,44%) et aux législatives (4,29) de 2007, le FN avait vu sa dotation publique annuelle passer de 4,5 à 1,8 millions d'euros et avait dû vendre son siège historique, le "Paquebot", à Saint-Cloud, pour s'installer dans des locaux plus modestes à Nanterre. Cette expérience du FN est un gage d'espoir pour l'UMP. Hollande apprendra aussi à ses dépens que ce coup bas sera surtout un coup d'épée dans l'eau.

Henri Guaino : "Un acharnement sans précédent"

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, H. Guaino, a lui aussi vertement critiqué sur Europe 1 cette "décision de droit", prise "en toute subjectivité" par le Conseil constitutionnel. "Tous ceux qui ont à rendre une décision juridictionnelle, doivent la prendre avec toutes les retenues", ce que n'ont pas fait selon les Sages, souligne-t-il. 

Les membres du Conseil ont mal jugé certains événements, comme le 
meeting de Toulon
, le 1er décembre 2011, considéré par ses adversaires comme un discours de campagne. "Ce n'était pas un discours de campagne, mais, un discours de président. On était en pleine crise de l'euro. Avec une autre répartition des dépenses du meeting de Villepinte et sans le discours de Toulon, on est dans les clous", fait-il valoir. 
Si Sarkozy avait remporté la bataille, les choses auraient été bien différentes, estime-t-il. "C'est la vieille histoire de Brennus et malheur aux vaincus... Sarkozy élu, ses comptes n'auraient pas été annulés, on aurait fait bouger le curseur. La démocratie ne peut pas continuer à fonctionner comme ça." 

Henri Guaino pointe alors à ceux qui voudraient abattre l'ancien président
 de la République. "J'observe un acharnement sans précédent contre un président sortant qui pourrait jouer un rôle à l'avenir."

VOIR et ENTENDRE Henri Guaino sur Europe 1:

VOIR et ENTENDRE J.-F. Copé annoncer le lancement d'une souscription nationale:





VOIR et ENTENDRE développer l'idée d'un retour de Sarkozy ?




VOIR et ENTENDRE Goujon confirmer que cette annulation de l'aide de l'Etat aura "un impact considérable" :




Rue89 laisse libre cours à sa cruauté 
Le site socialiste minimise et ricane: l'UMP 'perd' 10 millions d'euros d'argent public", et non pas 11. "Oui, il rejoint un club très fermé où il devra côtoyer Jacques Cheminade."


La décision du Conseil constitutionnel a été publiée
à la veille du grand départ des Français en vacances.