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mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"
"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

jeudi 29 décembre 2016

Encore un "possible projet" d'attentat déjoué: quelles preuves ?

Les enquêteurs "s'interrogent sur un possible projet d'attentat" après l'arrestation d' "un homme"...

Sommes-nous tellement bien protégés ou plutôt soumis à la com' du nouveau ministre de l'Intérieur ?
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Pruno Le Roux, comique du quinquennat
Un homme a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi en Haute-Garonne et placé en garde à vue. Mais, en vérité, les enquêteurs s'interrogent sur un possible projet d'attentat, a-t-on appris mercredi de sources tenues secrètes. Par commodité ?

Les services ministériels publient en revanche une opération antiterroriste menée par les policiers d'élite du Raid à son domicile à Cugnaux. Ce suspect a été interpellé dans cette commune de 16.000 habitants située à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, selon une source proche du dossier.

Celui -qui est flouté sous le terme de l'"homme"- fait de l'usage en matière de com' gouvernementale

En effet, cet "homme" a déjà subi une perquisition administrative il y a quelques mois. Il a cette fois été placé en garde à vue à Toulouse dans le cadre d'une enquête ouverte par le Parquet antiterroriste.
VOIR et ENTENDRE le godillot de Hollande, patron du groupe majoritaire des députés - qui n'est visiblement pas en souffrance- veut convaincre les Français que "tout va mieux" (dès l'automne 2013 et les manifestations et sabotages provoqués par l'écotaxe) !

Après tous ces mois, les enquêteurs en sont pourtant toujours à chercher à recueillir des éléments sur un éventuel projet de passage à l'acte imminent, selon une "source proche de l'enquête", sans autre précision.

Selon La Dépêche du Midi, qui a relayé les "enquêteurs", l'homme, âgé d'une trentaine d'années, est proche de milieux liés à l'islam radical et "connu de plusieurs services d'enquête". Des "éléments pouvant déboucher sur un possible attentat avaient été recueillis par les enquêteurs", selon le quotidien régional radical propriété de la famille Baylet (en plus de l'hebdomadaire Le Républicain). Jean-Michel Baylet est ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales de Manuel Valls, puis de Cazeneuve.
 Pour mémoire, Dominique Baudis (UDF-RPR) a dû poursuivre en justice La Dépêche, instrument politique aux mains de son PDG, Jean-Michel Baylet, à la suite de leur campagne de presse en 2003 dans l'affaire Alègre (l'élu régional fut accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie): le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen (puis président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits) se jugea victime de la couverture de l'enquête par le journal a été volontairement à charge pour le salir. Dominique Baudis a également accusé Edwy Plenel, alors au journal socialiste Le Monde d'avoir contribué à propager la rumeur. A la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", "violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre, Karl Zéro, que France Info a recueilli à la rentrée mais qui était à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 dans cette affaire de diffamation, voire de calomnies d'où la presse de caniveau se tire bien. Les réseaux sociaux auraient-ils été pareillement blanchis ?
Le patron de la police nationale avait justement fait état samedi d'une menace terroriste toujours "très élevée" en France.

Dans cette campagne de manipulation de l'opinion, Jean-Marc Falcone  toutefois admis que ses services ne sont pas en possession "d'éléments formels" concernant une menace spécifique pour les fêtes de fin d'année.

 Le gouvernement a renforcé les mesures de sécurité après l'attaque au camion sur un marché de Noël à... Berlin, qui a fait 12 morts le 19 décembre. Cette attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique, comme la plupart des attentats qui ont fait 238 morts depuis 2015 en France.

Directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone (DGPN) a déjà été la cible de la colère des fonctionnaires de police pour sa gestion de la menace terroriste. Ainsi, en octobre 2016, quelques centaines de fonctionnaires réunis devant l’Hôtel de police le sifflèrent, tentèrent de coller des affichettes sur sa voiture et scandèrent "Falcone démission". Le mot d’ordre sera repris dans les autres manifestations de la base déçue par les syndicats de police qui ponctueront une semaine noire d'hostilité de quelque cinq cents policiers parisien au directeur de la police nationale. A voix basse, l’un d’eux riquera un : "Falcone petite conne !", comme un agriculteur, "p'tit zizi" à l'adresse de Manuel Valls.

mardi 5 juillet 2016

"Avec le PS, le pacte fondateur est rompu !" déclare Baylet (PRG)

Baylet, ministre PRG de Valls, s'est exclu de 'La Belle Alliance' autour du PS


Absent de la réunion de la Belle Alliance populaire du PS samedi, le radical Jean-Michel Baylet accuse ses alliés socialistes de mépris.

Ministre de l'Aménagement du territoire et patron officieux du Parti radical de gauche, Baylet accuse le PS d'avoir organisé une primaire dans son dos. Il rencontrera François Hollande ce mardi soir, alors que le PRG est fracturé entre un courant 'social-libéral' autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli (soutien de Jean-Pierre Chevènement en 2002, quand la Radicale Christiane Taubira obtint 2,32 % et fut rendue responsable de la défaite de la gauche) auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire, puis au référendum sur le TCE.


Baylet, qui a perdu et son mandat de sénateur et celui de président du Conseil général, a expliqué au Parisien pourquoi le PRG s'est retiré de la Belle Alliance populaire.

Jean-Michel Baylet. Nous sommes loin de l'esprit originel de la Belle Alliance. L'objectif était de lancer la base d'un large rassemblement dans la perspective de la présidentielle, qui aurait pu se transformer un jour en un grand Parti de gauche. Quelques mois après, où en est-on ? Le PS règne sur la Belle Alliance, à tel point que son premier secrétaire se permet d'annoncer qu'il y aura des primaires sans même en avoir informé les autres membres fondateurs ! Demandez à Jean-Christophe Cambadélis pourquoi il se conduit comme ça. Qu'est-ce qu'ils ont à gagner à traiter leurs alliés de la pire manière, alors qu'il ne reste pas forcément grand monde ?


Vous n'avez eu aucun contact en amont ?

Rien ! On a appris l'existence de ces primaires dans la presse. Ce n'est quand même pas une façon de traiter ses alliés les plus loyaux et les plus fidèles ! La logique aurait été d'en discuter. Au final, la Belle Alliance est devenue une structure à des années-lumière de ce que nous avions imaginé. Elle n'est qu'un outil dans les mains du PS pour régler ses problèmes internes. Nous n'avons plus rien à faire là-dedans.

Vous vous sentez trahi ?

Nous considérons que le pacte fondateur est rompu. La présidente du parti [Sylvia Pinel, ex-ministre du Logement] a demandé à rencontrer la direction du PS pour voir si on peut repartir sur des bases saines ou si, définitivement, ils considèrent que la Belle Alliance est un satellite du Parti socialiste. Mais ce n'est pas comme ça que nous allons arriver à gagner en 2017.

Etes-vous tout de même favorable à la tenue de primaires ?

Franchement, elles n'ont pas lieu d'être si François Hollande est candidat. C'est le président sortant, il sera légitime pour représenter la gauche de gouvernement. Vous voyez Hollande aller débattre avec Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann ? On s'en passerait très bien quand même !

Vous ne participerez donc pas à ce processus...

S'il y a des primaires, il appartiendra au PRG d'en décider au mois de septembre. Mais il n'est pas pensable que nous y prenions part sans être associés à leur préparation. Pour des questions de fond et de forme. Ce serait d'un mépris total.

Pourriez-vous être à nouveau candidat ?

Je suis membre du gouvernement. Je vois mal comment un ou une ministre peut être candidat à une primaire. Quand on est dans l'exécutif, on est là pour travailler aux côtés du président de la République et du premier ministre pour le meilleur intérêt de la France et des Français. Je vois mal un ministre participer à ces primaires.

Qui pourrait alors porter les couleurs du PRG ?

Il appartient au parti de le désigner. Mais, là encore, la logique et la légitimité, c'est que ce soit la présidente [par intérim, S. Pinel, membre de l'équipe de campagne de François Hollande en 2012 et ancienne ministre de 2012 à 2016] ou le président du parti [Baylet] qui porte le flambeau radical dans les primaires.

Gardez-vous un bon souvenir des primaires de 2011 ?

Cela a été une véritable aventure. J'en garde un excellent souvenir, même si le score n'a pas été à la hauteur de mes ambitions. Et je crois que, politiquement, cela a permis au Parti radical de gauche de marquer des points.

Le PS avait-il été fair-play à l'époque ?

Je fais des campagnes électorales depuis quarante ans. C'est comme le rugby, c'est officiellement fair-play, mais, de temps en temps, on relève les mêlées. Une compétition, c'est une compétition. Ce n'est pas les Bisounours. Mais il n'y a pas eu débordements.

Quel bilan tirez-vous de votre action au ministère ?

Dès mon arrivée, j'ai dit que, pour moi, le maître mot était stabilité. Stabilité institutionnelle, stabilité financière. Les collectivités et leurs élus ont été beaucoup secoués ces dernières années par de très nombreuses réformes. Ma volonté est donc d'apaiser. Beaucoup d'initiatives ont été prises pour montrer aux élus qu'on les avait entendus.

Quel souvenir personnel gardez-vous de Michel Rocard ?

C'est beaucoup d'émotion, car j'ai été dans son gouvernement quand il était premier ministre. Je garde de lui l'image d'un visionnaire vibrionnant. Il avait, sur tous les sujets, cent coudées d'avance, avec des convictions chevillées au corps. C'était un formidable capitaine. Il animait son équipe de manière remarquable. On avait tous envie de se faire couper en rondelles pour lui.

N'est-ce donc pas le cas avec Valls, que la presse aux ordres tente et peine à présenter comme son héritier ?

dimanche 10 avril 2016

La compagne de Fabius était la taulière du Quai d'Orsay

L'ex-madame Baylet menait le ministère des Affaires étrangères à la baguette

"La Face cachée du Quai d'Orsay" est une enquête sur un ministère à la dérive

Le journaliste Vincent Jauvert révèle les coulisses d'une "nomenklatura française ":

trafics, détournements, tricheries... Ce livre regorge de petites histoires et de grands scandales qui se sont joués sous le ministère de Laurent Fabius. Il est pourtant aujourd'hui passé à la tête du Conseil constitutionnel, par la grâce du souverain de l'Elysée. 

Le livre commence par l'histoire d'un scandale étouffé. 
Au cœur de ce scandale, on retrouve Bruno Delaye, l'ambassadeur de France à Madrid (2007-2012) qui est accusé de s'être fait rémunérer la location de l'ambassade à Madrid. Le détournement de fonds pourrait avoir atteint 91.000 euros. "Pendant des décennies, le Quai d'Orsay a totalement fermé les yeux sur les petits arrangements avec les frais de représentation alloués aux ambassadeurs, qui atteignent aujourd'hui entre 10 .000 et 200.000 euros par an", relève le journaliste Vincent Jauvert.
Le 1er novembre 2012, sur avis de Fabius, Hollande a néanmoins fait de Delaye l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France au Brésil.

La concubine avait la mainmise sur les nominations
On découvre aussi le rôle prépondérant laissé à Marie-France Marchand-Baylet, la compagne de Laurent Fabius. A en croire le journaliste de L'Obs, elle aurait mené à la baguette les attachés de presse du ministre des Affaires étrangères.
Cette Elena Ceausescu, personnage le plus craint de Roumanie au temps de la dictature communiste (1974-1989) et exécutée exécutée le même jour que son mari, aurait régulièrement pesé sur les nominations au ministère de son concubin. Ainsi, la nomination d'une diplomate aurait été retoquée à la suite d'un rendez-vous conflictuel avec Marie-France Marchand-Baylet. Une simple "mésentente entre femmes", aurait alors tenté de minimiser Laurent Fabius.

C'est encore elle qui a décidé de la restauration du château oublié de La Celle-Saint-Cloud, résidence officielle des ministres des Affaires étrangères. 

La vie quotidienne au Quai d'Orsay serait devenue extrêmement difficile. Au point qu'un ambassadeur resté anonyme a déclaré à l'auteur: "Je n'en peux plus du Quai, de sa bureaucratie, de ses ministres fous. Je reste ici le temps de trouver un bon job dans le privé."

Femme de l'ombre, Marie-France Marchand-Baylet portait la culotte
Autre concubine d'influence du quinquennat de Hollande, après Valérie Trierweiler ou Julie Gayet, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche (PRG) a eu d'autant plus d'emprise sur Laurent Fabius que le temps d'éveil du titulaire du ministère des Affaires étrangères s'est réduit au fil de la quinzaine d'années de leur vie communeLe dimanche 23 août 2015, à Prague (République tchèque), un malaise a en effet révélé au public la santé chancelante de Laurent Fabius.
Au Quai d'Orsay, de mai 2012 à février 2016, Marie-France Marchand-Baylet a possédé un bureau au titre de présidente de l'association, Flag-France Renaissance, dont la mission officielle est de "valoriser le patrimoine français", à commencer par le domaine de la Celle-Saint-Cloud, résidence du ministère. Le montage s'est ainsi conclue entre soi.

Marie-France Marchand-Baylet a obtenu 
de Fabius un ministère
(Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales) pour son ex-mari, Jean-Michel Baylet. Dans la foulée, elle s'est faite nommer  présidente du groupe de presse La Dépêche, propriété de la famille de son ex ! 

Cette éminence grise est une femme d'affaires.
Issue du secteur de l'immobilier et du tourisme, à 63 ans, elle dirige 5 entreprises. Son mandat principal est Administrateur de la Compagnie Meridionale de Voyages et de Tourisme dont son ex-mari Jean-Michel Baylet est président. 
L'enquête dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères a en fait conduit à un réquisitoire sévère sur une "maison" dont le prestige s'est effondré.

samedi 2 avril 2016

Pédophilie: les intentions de l'accusateur Axel Kahn sont-elles saines ?

Les révélations tardives du polémiste septuagénaire révèlent-elles de la malfaisance? 

"Si j'étais le cardinal Barbarin, je quitterais mes fonctions"

L'objectif à atteindre est clairement énoncé. Le scandale de pédophilie dont les libres-penseurs accablent actuellement le diocèse de Lyon trouve chez Axel Kahn un écho particulier mais peu surprenant de sa part. Invité de BFMTV/RMC ce vendredi matin, le généticien et essayiste militant est revenu sur les attouchements dont il avait été victime dans son enfance, chez les scouts, soixante ans après.


L'occasion surtout  de s'en prendre au cardinal Barbarin que le scientifique connaît personnellement. "Si j'étais le cardinal Barbarin - pour qui j'ai une estime intellectuelle, c'est un homme intelligent - j'essayerais de privilégier l'intérêt de l'Eglise, de l'institution, compte tenu de tout ça, et bien je préférerais qu'il y ait un successeur à sa position actuelle."

"Le cardinal Barbarin doit quitter l'épiscopat des Gaules", a-t-il décrété, froidement, en mettant en relief le titre de primat des Gaules, conféré depuis 1079 aux archevêque de Lyon, en tant qu'ancienne capitale des Trois Gaules.

D'ascendance juive alsacienne et laïque, Kahn se dit soucieux d'apporter "la sérénité" à l'institution.
Pour mémoire, ce fils de philosophe - enseignant au Cours Privé Godéchoux, interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) d'où il a réussi à s’évader et mettra fin à ses jours en 1970 -,  prend la parole au moment où un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles depuis ce jeudi. Un scandale de plus, alors que cinq plaintes -plus ou moins spontanées- ont été déposées contre le cardinal Barbarin, en tant qu'archevêque.

Odon Vallet vient pourtant de souligner que la gestion du diocèse est  relâchée du fait que plusieurs prédécesseurs incriminés de Mgr Barbarin - lui-même frappé par des problèmes cardiaques -  ont été successivement atteints de cancers. 
17 ans, Axel Kahn s'encarta au Parti communiste alors qu'il était élève au lycée Buffon, comme son père membre du Parti communiste de 1932 à 1952 et que le PCF était alors engagé dans la "déstalinisation" et marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ces militants.

Sommes-nous en présence d'une cabale de la gauche radicale ?

Axel Kahn est moins connu du grand public pour des avancées scientifiques que pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions partisanes sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment contre le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et datant maintenant d'une douzaine d'années.
Le professeur Kahn soutient aussi très activement le mouvement des chercheurs Sauvons la recherche, en faveur de la nationalisation de la recherche et contre l'autonomie des universités.
L'un des ses porte-parole, Alain Trautmann, frère de l'ex-ministre Catherine Trautmann, chercheur en biologie et directeur de recherches à l'Institut Cochin, est très ancré à gauche. Lors de la la manifestation pour l’enseignement supérieur et la recherche, à laquelle appelaient une quinzaine d’organisations (les enseignants, personnels et chercheurs, à la tête de leurs étudiants de l'UNEF et de la FAGE) du 16 octobre 2015 à Paris, il s'en était pris au président socialiste. "Le quinquennat de François Hollande est une énorme déception, observait Alain Trautmann, chercheur à l’Inserm. "Après Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’il n’existait pas d’homme politique plus profondément ignorant de ce qu’est la recherche fondamentale, lançait-il avec mépris. Le premier geste de François Hollande, une fois élu, a été de déposer une gerbe à l’institut Curie à Paris. Il a fait un magnifique discours sur ce que doit être notre mission… Depuis, il applique la politique de Sarkozy: financer des applications industrielles ou sociétales avec un retour sur investissement immédiat."
A la différence de Geneviève Fioraso, Matthias Fekl ou Marisol Touraine, futurs ministres de Hollande, ni A. Kahn, ni A. Trautmann n'avait été signataire du texte du 9 juin 2011, "L'audace d'innover", revendiquant une identité social-démocrate du projet socialiste pour 2012. En 2006, Axel Kahn se disait proche de Pierre Larrouturou, candidat à l'élection présidentielle avec l'objectif de "sonner le tocsin" qui appelait à voter Royal en 2007 et non pas pour lui-même. 

Or, Pierre Larrouturou est fondateur (avec Stéphane Hessel) et porte-parole de Nouvelle Donne (novembre 2013), avec des membres tels que Susan George (ATTAC), Christiane Hessel (veuve de Stéphane et présidente d'honneur de l'association EJE (Les Enfants, le Jeu, l'Education), antenne palestinienne de La Voix de l'enfant) ou Isabelle Attard (EELV).

Avec le scientifique Albert Jacquard (association Droit au logement, DAL, comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine, soutien à Ph. Meirieu, tête de liste Europe Écologie, EELV, aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes) et le chercheur Alain Trautmann notamment, A. Kahn avait lancé le collectif "Urgence sociale" pour réclamer une "nouvelle donne" sociale, démocratique et européenne. Le collectif proposa ainsi de passer à la semaine de quatre jours pour lutter contre le chômage, d'en "finir avec le cumul des mandats" et de "créer une loi d'initiative citoyenne" pour "bâtir une démocratie réelle".

En 2011, à 67 ans,
Axel Kahn se lança dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueillit seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de l'ancien premier ministre de N. Sarkozy.

Pour mémoire, rappelons un précédente cabale


Celle qui brisa Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. En 2003, alors qu'il était président du CSA, Dominique Baudis fut sali dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre (cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols). Futur Défenseur des droits, il révéla publiquement cette sordide affaire au cours du journal de Claire Chazal sur TF1. On l'accusait de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie. Les instigateurs de cette campagne de diffamation seront mis en examen deux ans et demi plus tard. 
Six années plus tard, Fanny et Patricia, les deux ex-prostituées, furent reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse en 2009.

Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre affirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire.  

Dominique Baudis a également poursuivi La Dépêche du Midi et son directeur franc-maçon Jean-Michel Baylet, actuel ministre radical de Hollande (MRG), ainsi que le trotskiste Edwy Plenel (alors au Monde), actuel patron du site subversif Mediapart, d'avoir contribué à propager la rumeur.

Sept ans plus tard, il mourra - à seulement 66 ans - des suites d'un cancer généralisé, le 10 avril 2014, et le président de la République François Hollande lui rendra un hommage national, le 15 avril 2014, aux Invalides.