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lundi 25 mai 2020

Avant The Lancet, Le Monde prenait déjà fait et cause pour les mandarins

Dès mars 2020, Le Monde menait la bataille pro-Buzyn-Levy 

"Coronavirus et hydroxychloroquine : le couple Buzyn-Lévy cible de publications mensongères," jugeaient en titre les Décodeurs 
Décodex : des extensions pour vérifier l'info directement dans ...
Quand le 'fact-checking' est détourné de sa mission vertueuse officielle et vire à la défense militante du pouvoir en place
Des messages accusent l’ancienne ministre de la Santé et l’ex-directeur de l’INSERM d’avoir saboté le travail de Didier Raoult et empêché le recours à ce médicament pour lutter contre l’épidémie, attaquaient la fact-checkeuse, Assma Maad, le 27 mars 2020 à 14h08, et encore quarante minutes plus tard. 

"Si tous ces faits sont confirmés, nous allons vers un des plus grands scandales d’Etat que la France ait connus." Sur les réseaux sociaux, des partisans de Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine comme remède à l’épidémie de Covid-19, sont convaincus que si les résultats de son essai clinique ont été froidement accueillis par la communauté scientifique, la "caste médiatique" n’y est pas pour rien. Selon eux, les coupables sont tout trouvés [jugement ironique d'emblée]: l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son mari, l’ex-directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy.

Des messages partagés des centaines de milliers de fois accusent la candidate à la Mairie de Paris et son époux d’avoir torpillé les travaux de Didier Raoult et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection qu’il dirige à Marseille [Ce que fait Le Monde plus haut en évoquant un traitement qui, à la vérité, ne se réduit pas à une molécule, mais est une bi-thérapie incluant un macrolide]Le tout sur fond de soupçons de conflits d’intérêts. Parmi la multitude de publications, nous en avons sélectionné deux, extrêmement virales sur Facebook [Le Monde a déjà planté un décor tendancieux qui pointe "les réseaux sociaux" infames et crée les a priori hostiles du lecteur, avec les mots "partisans", "selon eux", "convaincus", "coupables tout trouvés", "accusent" et "soupçons". Manquent encore les mots "rumeur" ou "complot"].

Ce que disent les rumeurs
Dans un premier texte [qui n'est pas cité et sur lequel il n'est pas donné au lecteur de se faire une opinion personnelle], il est notamment écrit [tournure impersonnelle qui élude l'identité de l'auteur] qu’Yves Lévy aurait inauguré [conditionnel exprimant le doute personnel de la Décodeuse] le laboratoire P4 de Wuhan "d’où le virus est sorti", que celui-ci était en conflit avec Didier Raoult et qu’il a refusé des labels à son établissement, l’IHU de Marseille.

Le deuxième texte vise [terme militaire offensif] à son tour Yves Lévy, mais également Agnès Buzyn qui, "au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses".
[on notera que la décodeuse ne se prononce sur le bien-fondé d'aucun des deux textes: "encore faut-il le prouver", dirait-elle: ils feront l'objet d'un amalgame].

Ces publications ont un but [la journaliste fait l'impasse sur la vérification des faits pour bondir directement aux intentions prêtées:] prouver que Didier Raoult a trouvé avec la chloroquine (il s’agit en réalité de l’hydroxychloroquine, un de ses dérivés) [la nuance est évidemment maîtrisée par le chercheur et l'approximation signalée n'est pas de son fait] le remède pour lutter contre le nouveau coronavirus, et que le couple Yves Lévy-Agnès Buzyn aurait agi [conditionnel de soupçon par la décodeuse] pour le décrédibiliser [Mme Maad fait-elle de l'information lorsqu'elle sonde ainsi les reins et les coeurs d'inconnus?]. Encore faut-il le prouver [ce qui vaut pour elle]. Ici, les techniques sont bien connues [nous sommes tombés sur une "sachante" rangée aux côtés des "savants" officiels]: mêler de vraies informations [lesquelles le sont-elles?] avec des faits détournés [lesquels?], voire inventés [assertion diffamatoire]. Les peurs et incertitudes engendrées par cette épidémie assurent à ces diatribes un succès certain [jugement de journaliste partisane: on attend toujours d'avoir accès à ce que cette dame qualifie de "diatribes", attaques violentes, sans doute à la hauteur de la violence des décès en nombre par incurie des acteurs, ministres et savants].

[Ce long paragraphe de conditionnement du lecteur conduit aux conclusions assénées par la décodeuse :] Yves Lévy était-il en conflit avec Didier Raoult, au point de « retirer leur label aux nouvelles unités de l’IHU de Marseille en 2018 » ?

PLUTÔT VRAI [remarquable "plutôt", du bout des lèvres: voyons donc à qui la faute...]
Yves Lévy est un médecin reconnu [la décodeuse n'a encore pas admis que le professeur Raoult l'est au moins tout autant], spécialiste dans le domaine du VIH [Raoult ne serait donc spécialiste en rien, ni en virologie, ni en épidémiologie]. En 2014, il a pris la tête de l’Inserm [coup de force?]. 
Cette institution est placée sous la cotutelle des ministères de la santé et de la recherche. Lorsque sa femme, Agnès Buzyn, a été nommée ministre de la santé en mai 2017, des soupçons de conflits d’intérêts ont émergé. Dès la prise de fonctions de cette dernière [FAUX: prise de fonction mai 2017; retrait le 30 juillet de l'année suivante], un décret avait été pris [non pas spontanément, mais sous la pression] pour retirer au ministère de la santé la cotutelle de l’Inserm [lequel serait devenu une affaire de famille!]. Mais la situation a continué à créer l’embarras, poussant M. Lévy à retirer en 2018 sa candidature pour un second mandat.
[L’opacité de la procédure de nomination est critiquée par le journal médical The Lancet. Yves Lévy est reconduit comme président de l’INSERM par intérim le 11 juin 2018, alors que son épouse est sa ministre de tutelle. Mais, le 30 juillet 2018, face à l’embarras dans lequel elle plongeait le gouvernement, il retire sa candidature à un second mandat  Le 11 octobre 2018, il est nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire, sur proposition de la ministre de la Justice. Selon Le Figaro sa nomination est déjà entachée du soupçon de copinage]Le 24 octobre 2018, à l'Assemblée nationale, le député centriste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (groupe Libertés et territoires, LTdéclare que la ministre de la Santé a fait des "efforts" pour "promouvoir son mari".
Entre Didier Raoult et Yves Lévy, il y a bien eu un différend [pourquoi donc ce "plutôt vrai", si tout est avéré?] L’infectiologue marseillais a été l’un des premiers à dénoncer un possible conflit d’intérêts entre l’Inserm et le ministère de la santé [le professeur Raoult est alors lui-même chercheur de l'INSERM]. Il s’est aussi montré très critique envers l’institution, comme l’explique le journaliste Hervé Vaudoit, auteur de L’IHU Méditérranée Infection [pub confraternelle masquée : élément d'appréciation non négligeable, ce collègue n'est pas un scientifique. Il a été correspondant de Libération dans le Sud-Est pendant près de 20 ans] : "Avec des articles (…) pour déplorer que l’Inserm ait, depuis trente ans, fait sortir la recherche médicale des hôpitaux universitaires, il pouvait difficilement espérer le soutien indéfectible d’Yves Lévy." [La liberté de parole du professeur dérange, mais s'il est établi dans la ville portuaire de Marseille, c'est que c'est une capitale régionale ouverte sur la Méditerranée et lieu cohérent d'observation des maladies tropicales à virus, tel le paludisme].

Le conflit s’est cristallisé autour des statuts et labels de l’IHU de Marseille [fondé par le professeur Raoult après un long combat pour en faire un haut-lieu de recherche et de traitement doté d'une organisation plurielle innovante et originale en France]. Ces instituts hospitalo-universitaires bénéficiaient, depuis leur création en 2010, d’un statut de fondation de coopération scientifique, qui leur accordait une large autonomie et liberté de recherche. Or Yves Lévy plaidait pour l’abandon de ce statut, selon le journaliste Hervé Vaudoit [il s'agissait de centraliser et encadrer, donc de couper les ailes aux IHU]. Quand Mme Buzyn a annoncé vouloir changer ce statut en septembre 2017, l’annonce a provoqué la colère [mot excessif à la mode: "indignation" et "révolte" face à cette tentative totalitaire de récupération par les mandarins parisiens] de M. Raoult, qui s’en est ému dans la presse. Matignon a été contraint d’intervenir.

Autre motif de courroux [justifié par cette deuxième attaque ciblée concertée] en 2018, l’Inserm et le CNRS ont retiré leur label aux unités de recherche de l’IHU de Marseille [Le Monde ne précise pas le(s) prétexte(s) invoqués: l'intérêt des patients est-il que Raoult soit empêché?]. Une conséquence de cette bataille engagée entre les deux hommes, selon le camp Raoult [et le lecteur objectif, en dépit de la sale besogne de la décodeuse]. L’Inserm explique au Monde [entre-soi médiatico-politique] que cette décision n’émanait pas d’Yves Lévy seul [l'époux de Buzyn n'assume pas !]:

"Les projets d’unités de recherche sont évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis par les instances d’évaluation de l’Inserm : commissions scientifiques spécialisées et conseil scientifique [peut-on parler de mafia de mandarins?]. Ces dernières émettent un avis sur lequel la direction de l’Inserm se base pour accepter ou non la création ou le renouvellement de l’unité avec un label Inserm. La décision a été prise à la suite du processus décrit" [Macron ne fait pas autrement: il attribue aux autres la responsabilité de ses coups bas].

En outre, la même année, un autre organisme de recherche [mais déjà impliqué précédemment], le CNRS, a également retiré son label aux unités de l’IHU dirigé par M. Raoult [pourquoi l'IHU de Marseille est-il le seul à faire tant d'ombre à Paris ?]. Or, le CNRS n’a jamais été dirigé par M. Lévy [si ce n'est lui, c'est donc son frère, dit le loup à l'agneau...].
Indice politique: les instituts hospitalo-universitaires (IHU) sont des établissements de formation et de recherche médicale créés grâce à la politique d'"investissements d'avenir", initiée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2009. Or, les époux Buzyn-Lévy sont socialistes. Yves Lévy a été conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, ex-députée (2007-2017)  de l'Isère, comme l'actuel ministre de la Santé, Olivier Véran. 
Yves Lévy a-t-il participé à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan "d’où le virus est sorti" ?

A NUANCER [!]
Un laboratoire P4 est un établissement de haut confinement consacré à l’étude des micro-organismes "pathogènes de classe 4", c’est-à-dire très dangereux. En Chine, ce centre de recherche, sis [ah ah ah !] à Wuhan, a été conçu en coopération avec la France, au lendemain de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère de 2003 [en clair, on parle ici du SARS impliquant un virus de la famille des coronavirus, connus surtout pour provoquer de simples rhumes, capables de sauter les barrières de l'espèce, passant du bétail à l'homme et acquérant de nouvelles caractéristiques en mutant, et apparu lui aussi en Chine dans la région de Guangdong, celle de Canton et de Shenzhen, centre commerçant frontalier de Hong Kong].

Un accord entre les deux pays a été signé en 2004, afin de développer la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon. L’inauguration s’est déroulée le 23 février 2017 en présence du premier ministre d’alors, Bernard Cazeneuve, et d’Yves Lévy, qui faisait partie de la délégation française.

Jusque-là, les publications Facebook [seule indication de sources] disent vrai. Mais elles tombent dans le complotisme [c'était annoncé !] lorsqu’il est écrit que le nouveau coronavirus serait né dans ce centre de recherche chinois, situé à Wuhan, la ville où est apparu le SARS-CoV-2. Les chercheurs du laboratoire P4 de Wuhan ont démenti cette fausse information [d'ordinaire, les Français sont très suspicieux en matière d'information d'origine chinoise] : "Ces rumeurs ont gravement nui à nos chercheurs, en première ligne, et sérieusement perturbé notre mission de recherche pour combattre l’épidémie."

L’Inserm précise d’ailleurs que "es coronavirus sont des agents pathogènes de classe 3 et pas de classe 4 : il n’y a donc pas de nécessité de les étudier dans un laboratoire P4" [sauf en cas de mutation et c'est l'une des caractéristiques de ce coronavirus que l'INSERM ne maîtrise pas non plus...]. Les travaux se poursuivent toujours pour déterminer avec certitude [ambitieuse mission non réalisée depuis 2003] l’origine de ce nouveau virus. Mais comme l’indique l’Institut Pasteur, il est très probablement d’origine animale [la probabilité n'étant pas une certitude].
[Une autre petite nuance échappe à notre décodeuse: Yves Lévy s'est fait peu à peu évincer du laboratoire P4 et, avec sa déchéance de paternité le PDG de l'INSERM a perdu la garde et jusqu'à l'accès à l'information de ce qui s'y passe].
Agnes Buzyn a-t-elle classé la chloroquine dans les substances vénéneuses le 13 janvier, "alors que l’épidémie se répandait en Chine" ?

L’ancienne ministre de la santé est accusée [victime?] d’avoir barré volontairement [personne ne l'"accuse" d'agir "à l'insu de son plein gré" !] l’accès à l’hydroxychloroquine [inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS], "alors que cela fait cinquante ans qu’elle est en vente libre". Les auteurs [anonymés] de ce message s’interrogent : "Comment ne pas voir aussi le conflit d’intérêts avec la décision d’Agnès Buzyn qui, au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses ?"

FAUX
[Pris sur avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, ANSES, affiliée à cinq ministères), de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019, un arrêté [signé de Jérôme Salomon]a bien été pris le 13 janvier [tout de même!] afin de modifier la liste des substances vénéneuses, des substances aux principes actifs dangereux pour la santé [quel est l'élément nouveau justifiant ce déclassement ?]. [Indiquée en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices], l’hydroxychloroquine est depuis en effet [évidence suspecte sur le motif] "classée sur la liste II" [jusqu'alors listes I et II] [Motif avancé : "principe de précaution dans le cadre d'une procédure antérieure à la pandémie mondiale"]. Vendue sous la marque Plaquenil, le médicament est délivré désormais obligatoirement sur ordonnance. [L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM, notamment, est chargée de l'exécution de cet arrêté. L'agence est dirigée par un politique, accessoirement docteur en psychiatrie, Dominique Martin, qui a notamment été directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris, puis conseiller technique, de 2001 à 2002, au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé, avant de prendre la tête de la branche des risques professionnels à la Caisse nationale d'assurance-maladie en 2011].

Mais Agnès Buzyn n’a pas agi en pleine épidémie de Covid-19 [la belle affaire!]. Cette décision n’a pas été prise en début d’année, mais quelques mois avant [ce qui change quoi à ce coup de pied de l'âne ? Le classement de la molécule sur les listes I et II datait de 1990, soit près de trente années d'exposition de la population à un produit "toxique" ! ]. L’Agence nationale de sécurité sanitaire avait donné son feu vert à cette nouvelle classification le 12 novembre, quelques semaines avant l’apparition du nouveau coronavirus 
[Buzyn affirme toutefois avoir informé Macron en 2019 et le Canard enchaîné révèle que Laurent Bili, ambassadeur de France à Pékin, a alerté le Quai d’Orsay et l’Elysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe. Or, le ministre des Affaires étrangères n’a organisé le rapatriement des ressortissants français que fin janvier.].

Agnès Buzyn a-t-elle déclaré que "ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" ?

FAUX
"Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn a dit avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" [ni d'effectifs et de lits d'hôpitaux], lit-on sur les réseaux sociaux. Cette phrase n’a jamais été prononcée telle quelle [on finasse?] par l’ancienne ministre. Il s’agit d’une interprétation [affirme Le Monde !] de ses "regrets" rapportés dans un article du... Monde publié le 17 mars. Celle qui avait quitté son ministère pour être candidate à la Mairie de Paris, après le retrait [démission pour faits de perturbation sexuelle] de Benjamin Griveaux, avait confié [sic!], deux jours après le premier tour des municipales : "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous."








Dans un billet publié par Marianne le 18 mars, un avocat a commenté ses déclarations en employant le terme d’hécatombe : "On peut déduire de ses propos le caractère criminel du comportement des décideurs publics dont c’était la responsabilité de prendre toutes les mesures permettant d’affronter la catastrophe et d’éviter une hécatombe." Ce texte a été très relayé sur Facebook [déplore la journaliste spécialisée en désinformation], et repris dans d’autres messages. Contactée par [le zélé] Le Monde, l’équipe d’Agnès Buzyn a indiqué que cette dernière avait "repris son activité de médecin le temps de la crise", et que "la campagne est suspendue ainsi que toute activité de communication liée " [sans rapport avec le fond du sujet, d'autant que tous les candidats à la mairie de Paris sont logés à la même enseigne].

Il n’existe toujours pas de "remède" contre le nouveau coronavirus. Le traitement à base d’hydroxychloroquine, préconisé par [le Professeur] Raoult dans son essai clinique, divise encore. Actuellement, le Haut Conseil de santé publique [dépendant du minitre de la Santé] recommande de ne l’utiliser que dans les cas sévères de Covid-19, à l’hôpital et avec l’avis des médecins [ce qui est la pratique observée depuis le départ à Marseille].

Plus d’une centaine d’études sont en cours ou en passe d’être lancés [lancée(e)] dans le monde pour trouver un traitement contre le Covid-19 [S'agissant de 'Discovery', les essais cliniques sont sur le point de cesser, faute de participants]. Un essai européen de grande envergure coordonné par l’Inserm, Discovery, a démarré le 22 mars. Les résultats préliminaires devraient être connus d’ici environ deux semaines [gag: ils ne le sont pas à ce jour].

Non, "Le Monde" n’a pas qualifié de « fake news » les recherches du professeur Raoult sur la chloroquine [quand on se sent morveux, on se mouche dans le coude...]

Le 16 février, le professeur Didier Raoult diffusait une vidéo sur YouTube et sur le site de l’institut (IHU Méditerranée Infection) qui l’emploie [il en est en vérité le créateur et patron !] dans laquelle il expliquait l’état de ses recherches et l’espoir qu’il mettait dans un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus.
Cette vidéo était intitulée "Coronavirus : fin de partie". Nous avons qualifié ce titre de "trompeur" [surprise] et l’avons signalé comme tel à Facebook, avec qui nous avons noué un partenariat de lutte contre les fausses informations [la page de l'Elysée intitulée 'Desinfox Coronavirus' est du même tonneau: elle a dû fermer pour atteinte aux libertés de pensée et d'expression, tout en  discriminant les organes de presse, mais Le Monde pactise en revanche avec les GAFA...] . A aucun moment nous n’avons parlé de "fake news" comme le prétend M. Raoult aujourd’hui [si ce n'est 'fake news', c'est 'infox'. Et quoi qu'il en soit, les Décodeurs démontrent avec cet article que Le Monde est de parti-prix].

L’article que nous avons écrit [absence de lien !] relatait [à quelle date ?] les recherches de M. Raoult (qui estimait alors "que le coronavirus était l’infection la plus facile à traiter"), tout en enjoignant [ordonnant expressément ??] à nos lecteurs d’avoir "une lecture prudente de cette annonce" [crime de lèse-majesté?]. Cette évaluation n’a pas abouti à une quelconque censure de la vidéo de M. Raoult [la moindre des choses de la part d'un journal...], mais à une simple mise en garde [légitime ?] à l’attention des utilisateurs de Facebook [nuance !] avant qu’ils décident de la visionner [volonté dissuasive, première "mise en garde" en effet, avant censure].

Le professeur Raoult s’est ému [un terme inapproprié] du fait que nous ayons signalé sa vidéo [signalement veut dire demande de censure] – et en l’occurrence son titre – par la voix du chargé de communication de l’IHU Méditerranée Infection. Ce dernier a cependant convenu que le titre d’origine pouvait poser problème, et l’a remplacé par un autre, plus mesuré [lequel]. Cette rectification nous a amenés à retirer notre avertissement sur la vidéo [avertissement et non susceptibilité, nuance].

Plus largement [généralisation a posteriori, dernier verre "pour la route"], Didier Raoult a relativisé à plusieurs reprises aux mois de janvier et février 2020 la portée de l’épidémie en cours : "Ce virus n’est pas si méchant", déclarait-il notamment au JDD début février. [En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8.096 cas probables des SARS signalés, dont 774 décès (taux de létalité de 9,6%). 
En février, Buzyn et Macron - informés en avaient-ils anticipé 342.295 morts dans le monde et 5,3 millions de cas recensés? 
Plus de 28.367 décès confirmés Covid-19 en France, tout en restant les bras ballants et en pleurnichant?

samedi 23 mai 2020

Les mandarins anti-hydroxychloroquine rameutent l'internationale scientifique

Pourquoi tant de haine, si ce n'est l'intérêt des patients ? 

"Une étude internationale suggère un risque accru de mortalité sous hydroxychloroquine" contre la Covid-19, titre Le Monde

La revue médicale Open Medicine, fondée à la suite... (Photo Thinkstock)Comme Les Echos, groupe LVMH de Bernard Arnault, soutien de Macron, qui titre "Coronavirus : la chloroquine inefficace et risquée, selon une large étude britannique", Le Monde fait campagne contre le traitement à base d'hydroxychloroquine prescrit par le professeur Didier Raoult.

L'étude, publiée par la revue médicale internationale 'The Lancet', diffuse une nouvelle information selon laquelle le protocole du professeur Raoult serait à risque, allégation qui n'est pas plus scientifiquement étayé que les essais cliniques 'Discovery', lesquels sont d'ailleurs en phase terminale et dont l'issue fatale ne fait plus de doute.
Que 'The Lancet' soit une revue britannique importe peu, pas plus que 'Discovery' soit européen, car ce qui compte et que ni Le Monde, ni Les Echos ne précise, c'est que cette revue est à maints égards suspecte, d'autant plus malsaine, en fait, 

La revue a "regardé 96.000 patients hospitalisés pour la Covid-19 dans le monde". Sauf qu'elle ne les a pas examinés, mais a étudié leurs dossiers et, au regard de ce qu'ont consigné des praticiens (dont on ne sait rien des partis-pris individuels), cette étude "ne montre aucun bénéfice des traitements à base de chloroquine ou d'hydroxychloroquine". 

Les journalistes de The Lancet sont ainsi plus futés que les "savants" dirigés par le professeur Florence Ader, qui ne sont pas parvenus à convaincre suffisamment de cobayes à accepter un placebo et  à se sacrifier "en double aveugle" pour l'avancée de la Science.  Première observation: aucun des 96.000 patients clamés n'a été traité par le professeur Raoult... 

Et que titre Le Monde ? "L’essai clinique Discovery englué faute de coopération européenne". Une vérité partielle visant à détourner l'attention de la participation attendue de 3.200 patients européens, avec un seul cas hors de France inclus dans les 700 Français sur les 800 espérés...

Et qui sont les 96.000? Quel pays ? Quel hôpital ? 
Combien sont Britanniques, sachant que le Royaume-Uni aura été le pays le plus frappé en Europe, pour avoir pris trop tardivement les mesures qui s'imposaient, à la différence de la Grèce, qui a pris des mesures préventives drastiques bien avant nos voisins d'Outre-Manche ?   

Comprimés d’hydroxychloroquine délivrés
en pharmacie, à Provo dans l’Utah, Etats-Unis
The Lancet s'autorise néanmoins à déclarer que, selon cette analyse rétrospective des dossiers, le traitement-cible de l'enquête serait associé à une hausse de la mortalité. La revue affirme que l'analyse des 96.000 dossiers médicaux - un travail de Romain - montre que le traitement se traduit chez les patients hospitalisés par un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès. Le Monde assure une publication limitée à ces révélations suspectes de son journaliste Hervé Morin: elles sont réservées aux abonnés... 

L’hydroxychloroquine et la chloroquine ont-elles un intérêt dans le traitement du Covid-19 ? interroge Le Monde 
Récemment le JAMA, revue américaine à comité de lecture, le NEJM, un entre-soi scientifique de mandarins du New-Jersey, type 'Conseil scientifique' à la Macron, ou encore le BMJ, filiale en propriété exclusive de la British Medical Association, association professionnelle et syndicat médical officiel, seule instance habilitée à négocier les contrats des médecins, en co-gestion avec le gouvernement britannique : trois des plus grandes revues médicales mondiales, ont publié un avis selon lequel les résultats d'analyses n'apporteraient pas, jusqu'ici, de preuves décisives. 

Vendredi 22 mai, The Lancet, est monté au créneau:
son étude "suggère" [sic Le Monde et Les Echos] - mais affirme en fait, "en même temps" -  que, loin d’apporter un bénéfice aux patients hospitalisés, elles entraîneraient [incertitude] un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès à l’hôpital. 
Deuxième observation : d'une part, le traitement du professeur Raoult est une bi-thérapie (il ne prescrit pas l'hydroxychloroquine seule, mais associée à un antibiotique) et, d'autre part, il prescrit cette combinaison thérapeutique à l'apparition des symptômes et ne la préconise plus lorsque les patients sont hospitalisés !
Quel intérêt The Lancet, Le Monde, Les Echos ou l'AFP ont-ils à fausser les analyses et à tromper la population ? 
Pour informer leurs lecteurs, les 'fact-checkers' du Decodex (Le Monde) pourront s'inspirer des recherches effectuées par PaSidupes : les "explications" de ce blog ne sont pas réservées à ses abonnés... 

'The Lancet', machine à cash à la pointe de la médecine, titre "en même temps" Le Monde...

Le journal Le Monde est conscient de participer à une infox.
"L’une des revues médicales les plus réputées dévoile la recette de son succès alors que le milieu traverse actuellement des turbulences," écrivait David Larousserie, le 13 août 2019. 
Et que révélait-il donc ?
'Sous l’empire des revues' (5|6). Tout un symbole. L’une des revues médicales les plus réputées, The Lancet, a ses bureaux pris en sandwich au milieu d’une douzaine d’étages dévolus à la banque Lloyds, à Londres, à quelques pas de la City. Pourquoi est-ce symbolique ? Parce que The Lancet n’est pas seulement un grand journal scientifique, c’est aussi l’un des fleurons du plus gros éditeur scientifique Reed Elsevier, connu autant pour la réputation de ses journaux que pour ses fortes marges financières. En 2018, les plus de 2.500 journaux du groupe ont représenté pour la maison mère (qui a aussi des activités dans l’organisation de conférences, l’analyse financière, le droit) un chiffre d’affaires de quelque 2,8 milliards d’euros, pour plus de 1 milliard de bénéfices, soit plus de 35 % de marge. Cette marge, depuis vingt ans, a toujours été au-dessus de 30 %, selon une étude parue en 2015 dans Plos One.
Marché scientifique, "marché lucratif " [vous pouvez faire un don !]L’histoire de cet éditeur résume assez bien la facette commerciale de ce monde de l’édition scientifique, tant honnie par une partie de la communauté. En 1880, cinq hommes d’affaires néerlandais reprennent le nom d’une maison d’édition, Elzevir, qui avait fait faillite en 1712 mais avait le prestige d’avoir notamment publié 'Descartes ou Galilée'. Pendant longtemps, ce nouvel éditeur, désormais nommé Elsevier, ne publiera que des encyclopédies, des manuels universitaires, des essais… mais pas de journaux.Ce temps arrivera après-guerre, avec la création en 1947 de son premier périodique, Biochimica et Biophysica Acta. Puis le groupe grossit à coups de créations mais aussi de rachats. Cette croissance prendra un coup d’accélérateur avec un éditeur anglais concurrent, Pergamon, fondé par le Britannique Robert Maxwell (1923-1991). Entrepreneur de génie, ce dernier saisit vite que ce nouveau marché des journaux scientifiques peut être des plus rentables, porté par la reconstruction du secteur académique et l’investissement public. Il multiplie les créations de titres, divisant les disciplines et ciblant des audiences certes faibles mais qui deviennent captives, ne pouvant se passer de ces journaux. « Si Maxwell créait trois fois plus de revues que ses concurrents, il gagnait trois fois plus d’argent », écrit le journaliste Stephen Buranyi dans The Guardian, en juin 2017, dans un article relatant la naissance de ce marché lucratif.
En 1991, Elsevier rachète Pergamon au magnat des médias, pour 440 millions de livres (488 millions d’euros à cours actuel), et enrichit son propre catalogue de 400 journaux, la plupart créés en moins de trente ans. Puis quelques mois plus tard, c’est au tour de The Lancet, journal fondé en 1823 et propriété d’une petite maison, Hodder and Stoughton."
"La suite est réservée aux abonnés", mais pourquoi ?

L'historique de cette réussite commerciale vous a intéressé ? 
L'actualité de The Lancet va vous passionner...

Il faut savoir que 'Elsevier' est certes une maison d'édition. Elle publie notamment un hebdomadaire d'opinion néerlandais, le plus important en termes de tirage et de ventes, mais qu'elle est elle-même une filiale de la multinationale néerlando-britannique RELX Group. En France, ce groupe gère l’organisation du Salon du livre de Paris, le Salon MCO (Marques-Cadeaux-Objets) et éditait le magazine Stratégies.

Or, qu'est-ce que Stratégies ?
Ce titre de presse (et site internet) a été repris de 1984 à 1991 par Marketing Services, puis par Reed Elsevier (1991-2013) et par l'éditeur Intescia (Edmond de Rothschild-PAI, 2013-2015). L’ex-employeur de Macron?

Sur son site, on peut lire que la banque Rothschild & Co est la maison-mère du Groupe Rothschild, centré sur trois activités : le conseil financier, la banque privée et la gestion d'actifs et le capital investissement. Fondée en 1817 à Paris, elle avait disparu après sa nationalisation par le socialiste Mitterrand, en 1981. David de Rothschild se sert alors d'une de ses holdings, la société de chemin de fer d'Orsay, pour lancer une toute nouvelle banque d’affaires, Rothschild & Cie.
C’est dans cette banque que Macron travailla pendant 4 ans à de grosses transactions. Cotée en Bourse, présente dans 43 pays et avec 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour un résultat de 268 millions d’euros sur le dernier exercice (clos le 31 mars 2015), la banque Rothschild tourne donc très bien depuis près de 200 ans !

Or..., en novembre 2018, Stratégies est racheté par Altice Media Group, ex-SFR group, créé en 2015 par Patrick Drahi - propriétaire de BFM - et Marc Laufer, et est intégré au groupe NewsCo (ECS / IEJ / #SUPDEWEB / Supdeprod / IMM / MediaSchool Exec/IRIS/ETS/EPH/). En 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7.023.429 euros d'aides publiques cumulées versées par le contribuable. En 2017, NewsCo est racheté par Marc Laufer, sus-nommé. En 2018, Stratégies intègre le Groupe MediaSchool.

Or..., le groupe MediaSchool, qui gère 25 écoles spécialisées dans la communication, a racheté CB News (spécialiste de l'actualité de la publicité),
 une transaction menée par son créateur, Franck Papazian, (hôtels Mercure, Publicis) récompensé du titre d' "Homme des Médias de l’année 2018" par le 39ème Grand Prix des Agences, placé sous le parrainage et en présence de deux membres du gouvernement Edouard Philippe : Franck Riester, ministre de la Culture, et de Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, chargé du numérique, le lundi 10 décembre 2018 à L’InterContinental-Le Grand (groupe  hôtelier multinational basé, comme The Lancet, au Royaume-Uni) .

vendredi 22 mai 2020

Le droit de prescrire l’hydroxychloroquine, réclamé par un collectif de médecins

Ces médecins rejettent le décret interdisant aux médecins de ville de prescrire de l’hydroxychloroquine aux malades 

La prescription précoce d'hydroxychloroquine aurait pu empêcher la mort de nombreux patients atteints de coronavirus

Sur les 28.000 patients morts en France selon les derniers chiffres, combien d'entre eux auraient-ils pu être sauvés ?
Etude à l’appui, ce collectif de médecins est affirmatif: la bi-thérapie azithromycine/hydroxychloroquine prescrite par le professeur Didier Raoult à Marseille est efficace contre le COVID 19. Il réclame la liberté de prescrire pour soigner les patients éligibles à ce protocole. 

Etrangement, car sans fondement scientifique avéré, mais sur les dires de mandarins éloignés de la médecine de villeun décret paru fin mars 2020 interdit aux médecins de ville de prescrire de l’hydroxychloroquine aux malades de la CoVid-19.

Pour répondre à "cette atteinte à la liberté de soigner", plus de 1.200 médecins libéraux et hospitaliers se sont constitués en collectif baptisé "Laissons les médecins prescrire", co-fondé par Violaine Guérin, 60 ans, endocrinologue et gynécologue médicale dont le domaine de recherche est l’immunologie. Elle est également présidente de l’association 'Stop aux Violences Sexuelles'. Ils réclament le rétablissement de l’autorisation de prescription de cette molécule pour soigner leurs patients dès les premiers symptômes.

Ces médecins ont acquis la conviction, étude à l'appui, qu’associée à l’azithromycine, l’hydroxychloroquine est efficace dans de nombreux cas. La bithérapie développée par l'IHU de Marseille sauve des vies et évite d’éventuelles graves séquelles. Ils appellent en conséquence le gouvernement à changer en urgence de stratégie thérapeutique.

Une cabale sans essais comparatifs à grande échelle en France

Depuis le début de l’épidémie,
les guérisons obtenues par l’IHU de Marseille sont au centre d’une polémique parisienne. Les "savants" politisés du Conseil scientifique constitué par Macron nient les résultats du professeur Raoult,  chercheur reconnu dans le monde entier et plébiscité par le Sud-Est de la France. 
Alors que les essais européens "Discovery" sont abandonnés, faute de cobayes en nombre suffisant acceptant de donner leur vie pour des tests en double aveugle qui prévoyaient un placebo pour certains volontaires sacrifiés à l'aveuglette, les mandarins calibrés à quelques protocoles officiels, estiment désormais qu'en l'absence de groupe témoin recevant un placebo, notamment, rien ne permet de conclure que le traitement à base d'hydroxychlorochine évite l'aggravation des symptômes et empêche la persistance du virus. Mais les détracteurs ne peuvent démontrer que cette association (hydroxychlorochine et antibiotique) est plus dangereuse  que le placebo...

Après trois mois d’attente, aucune des études "officielles" n’a testé le protocole Raoult

Les conseillers scientifiques de Macron opposent un rejet sectaire obstiné. Malgré de nombreux essais de traitement de la COVID 19 en cours en France, aucun d’entre-eux ne teste le protocole "précoce" développé à l’IHU de Marseille. Aucune étude rigoureuse  comparable n’a même été lancée. 

Les résultats des nombreuses études menées en France et à l’étranger sont partiales et disparates.
Sur le site de référence internationale clinicaltrials.gov, on observe que les études françaises en cours testent séparément ces molécules ou en combinaison avec d’autres molécules. Peu d’essais testent la bithérapie et les échantillons de patients sont atteints de cancer, hospitalisés, âgés, ou encore avec une pneumonie. Traités comme des rats de laboratoire...

Coopération universitaire : Des chercheurs d'El Tarf chez le Pr ...
Laboratoire P3 de l'IHU de Marseille
 (
lien), où est cultivé et étudié le coronavirus
A l’exception d’une petite étude réalisée sur 19 femmes enceintes à l’Hôpital Saint-Joseph à Marseille, le protocole n’a pas été testé en phase précoce de la maladie. Phase préconisée par le professeur Raoult, mais impossible à mettre en oeuvre à l'échelle nationale, faute de moyens médicaux suffisants et fiables. 

Le collectif dénonce une absence de volonté de mener des études comparatives

Face à cette discrimination, le collectif réalise sa propre étude fondée au départ sur un millier de médecins contaminés. 
Pour se forger une opinion libre, les médecins ont décidé d’évaluer le traitement sur eux-mêmes. Une étude qui pouvait servir de test et apporter enfin une réponse claire à la question qui fait débat : y a t-il un traitement qui évite les complications dès lors qu'il est prescrit très tôt?

En pleine épidémie, près d'un millier de médecins français touchés par le coronavirus se sont donc portés volontaires pour s’auto-prescrire la bi-thérapie -combinaison des deux molécules- en phase précoce de la maladie.

Finalement, cette démarche citoyenne a été bloquée net par un veto de la direction générale de la Santé, se prévalant du décret d’interdiction (décret du premier ministre Edouard Philippe, sur rapport du ministre des solidarités et de la santé, O. Véran, n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020)  de prescription de l’hydroxydechloroquine en médecine de ville. L’étude à grande échelle n’a pas pu voir le jour. Le collectif a donc dû se contenter d’un essai rétrospectif, forcément bien moins ambitieux. Il porte sur un échantillon de 88 patients et apporte toutefois des enseignements thérapeutiques.
Résultats de l’essai : la bithérapie du Pr Raoult tient ses promesses et l’antibiotique seul est efficace, dans une moindre mesure.Il apparaît que le premier groupe non traité ou avec du Doliprane met 25,8 jours à guérir,le groupe soigné avec l’azithromycine seul met 12 jours 
et
 le groupe antibiotique + hydroxychloroquine met 9,2 jours, soit une guérison presque trois fois plus rapide que sans traitement.
Violaine Guerin immunologiste, initiatrice du collectif "Laissons les médecins prescrire" commente les résultats:
Ce que l’on voit très clairement, c’est la différence de rapidité de guérison, significative entre le groupe non traité et les deux autres. On a surtout observé qu’il y a moins de risques de complications à partir du moment où on agit très tôt sur la charge virale. Aucun problème majeur de tolérance.
"Mais avec une étude plus large", regrette l'immunologiste, "nous aurions pu affiner les indications pour les prescriptions, savoir dans quels cas on va pouvoir se contenter de l’antibiotique seul, par exemple. Depuis, on a développé en France plein d’études cliniques et toutes sont en échec aujourd’hui, alors que, très tôt, on aurait dû faire ces études de terrain." Et la médecin du collectif de conclure :
L’ordre des médecins aurait dû défendre la liberté de prescription des médecins libéraux.
Généraliste dans les Hautes-Pyrénées convaincu, lui aussi, que prescrite très tôt, la bi-thérapie diminue les risques que la maladie ne bascule dans des formes graves, il évoque l'état d'urgence sanitaire, Alain Batarec s’est engagé dans le collectif, un espace de questionnements, de recherche, de partage de l’information entre médecins :
C’est surréaliste ce qu’il se passe en France: on sait qu’il faut traiter la covid 19 à un stade précoce de la maladie, et c’est évidemment nous, les médecins de premières lignes, qui pouvons le faire.La combinaison des deux molécules marche, même si ce n’est pas un traitement miracle mais il n’y a pas de traitement miracle."Nous avons prouvé son efficacité dans notre étude", s'insurge le médecin, "sans oublier l’étude observationnelle à l’IHU de Marseille. En attendant un meilleur traitement pourquoi s’en priver." 
Et de conclure: "Depuis plus de deux mois, on égrène chaque soir le nombre de morts, il y a urgence".

Un collectif de médecins réclame le traitement du Pr Raoult pour accompagner le déconfinement

Une entrave à la liberté de prescrire
Actuellement en France, l'utilisation du Plaquénil -dans le traitement du coronavirus- est exclusivement prescrit pour des patients hospitalisés. Ce médicament qui contient de l’azythromycine était en vente libre dans les pharmacies depuis des dizaines d’années et préconisé notamment en prévention du paludisme.

L’interdiction brutale de prescription en médecine de ville -décret fin mars- est vécue par ces généralistes comme une entrave à leur liberté de prescription et un mépris profond de leur capacité d’expertise. Alain Baratec va plus loin:

On nous a nié au début de l’épidémie en disant aux gens "N’allez pas chez votre généraliste, restez chez vous" et maintenant, on nie encore nos compétences en nous interdisant de soigner en notre âme et conscience avec le consentement des patients.

Qu’ont-ils fait du serment d’Hippocrate?

Alain Batarec est l'un des rares médecins contactés qui acceptent de s'afficher publiquement. Etabli dans les Hautes-Pyrénées, il est à la retraite depuis un an et parle librement. Pour les médecins généralistes, s’afficher en faveur du protocole du professeur Raoult est presque devenu, malgré-eux, un acte militant : "Moi je ne veux pas faire de polémique, je suis médecin", précise-t-il. "Si je réponds à votre interview, c’est uniquement parce qu’il y a urgence pour les malades".

Pressions sur les médecins dénonçant l'interdiction de prescription

Qu’ils soient membres du collectif ou pas, les médecins en activité sollicités pour cette enquête en région Occitanie (une quinzaine) souhaitent préserver leur anonymat.

Nous sommes menacés de sanctions par les conseils de l’ordre, si nous nous positionnons devant caméra, explique une anesthésiste-réanimatrice au CHU de Montpellier.
"Nous avons rejoint ce collectif pour échanger et dénoncer cette interdiction de prescription mais parler devant une caméra, c’est trop risqué", précise-t-elle. "Mais il est essentiel que les patients positifs au COVID 19 reçoivent le protocole Raoult bien avant leur prise en charge à l'hôpital."

"Nécessité d'une prescription précoce sans attendre l'hospitalisation"

Romain (le prénom a été changé) est également anesthésiste-réanimateur, dans une clinique montpelliéraine. Il ne fait pas partie du collectif mais fait état, lui aussi, de pressions dans le contexte actuel et préfère garder l’anonymat :

C’est une farce tout ça, il y a des milliards de gens qui ont pris de l’hydroxychloroquine sur la planète, on n’a jamais eu le moindre souci. Ça n’a rien d’un poison.

Pour l'anesthésiste montpelliérain, les médecins libéraux connaissent leurs patients, les contre-indications. "Leur interdire de traiter leurs patients malades du COVID, c’est fou!", s'insurge le professionnel aux premières loges. "Quand ils arrivent chez nous en réanimation, on leur donne le protocole mais c’est trop tard, on sait que c’est dès le début qu’il faut traiter."

En phase de réanimation la bithérapie arrive trop tard, alerte le collectif de médecins. 
"Dans ma clinique, témoigne Romain, certains praticiens ne croient pas en l’efficacité du protocole Raoult, c'est vrai. Mais vous savez, c’est surtout le personnage qui dérange certains collègues." Et l'anesthésiste réanimateur de conclure : Ce professeur met un coup de pied dans la fourmilière, ça ne plait pas toujours. Aujourd’hui, défendre ses travaux, c’est perçu comme si l’on s’attaquait à la crédibilité de l’Etat. On a perdu le bon sens.

"Ce n’est pas de la compétence des généralistes" rétorque l’Ordre des médecins d’Occitanie.

Pour l’Ordre des médecins contacté à Montpellier, il n’est pas de la compétence d’un médecin généraliste de décider, seul, de l’efficacité d’un traitement. Jean Thévenot, président du Conseil régional de l'Ordre des médecins d'Occitanie est catégorique: "un médecin a la liberté de prescription certes, mais il doit prescrire en fonction des données de la science, et ce médicament n’a pas fait la preuve de son efficacité dans le cadre d’une étude randomnisée".

Jean Thévenot n'a pas fait évoluer sa doctrine et détaille qu'il faut d’abord réaliser des essais thérapeutiques dans un cadre précis. "Aujourd’hui on ne sait pas, on n’a pas la réponse. Pour l’instant les études n’ont pas apporté d’enseignements, c’est normal, on n’a pas encore de recul, il faudra quelques mois", temporise le président du Conseil de l'Ordre régional des Médecins.

Quant au bien-fondé d'une étude destinée justement à évaluer la bi-thérapie Raoult en stade précoce, Jean Thévenot botte en touche : "Ce n’est pas mon domaine, c’est le rôle des instances de pouvoir mettre en place les essais."

Le Conseil de l'ordre rappelle les risques encourus par les médecins contestant les recommandations...
Au vu du nombre de praticiens, spécialistes ou généralistes désireux de témoigner tout en demandant de préserver le secret de leur identité par peur de sanctions, le président du Conseil régional de l'Ordre des médecins reconnait et justifie les pressions qu'ils subissent :
S’ils s’expriment publiquement sur des questions qui ne correspondent pas aux recommandations, s’ils donnent de la chloroquine, ils mettent en jeu leurs responsabilités.
Selon le président du Conseil régional de l'Ordre des Médecin, "l’évaluation bénéfices/risques de l’hydroxychloroquine n’est [toujours] pas encore bien déterminée, c’est pour cela que la consigne donnée, c’est effectivement de ne pas prescrire le Plaquénil pour le COVID." 
En conclusion, pour Jean Thévenot, comme il s’agit d’un médicament hors autorisation de mise sur le marché, les médecins libéraux peuvent voir leur responsabilité recherchée si, par exemple, un patient qui a pris ce médicament venait à mourir ou s’il présentait des effets secondaires. Clairement, dans le rapport avantages-inconvénients, les bénéfices ne sont jamais pris en compte. Suspicieux ou négatif, l'a priori est également observable dans les media dépendants de la publicité des laboratoires.

"On se dit qu’on marche une petit peu sur la tête"

Certains n'hésitent pas à parler de cabale.
Pour Violaine Guérin, du collectif "Laissons les médecins prescrire", cette frilosité défiance affichée, tout comme les recommandations hâtives de l'OMS sur une campagne de vaccination déjà jugée nécessaire échappent aux seules considérations médicales. 

Des "étonnements" masquant difficilement une indignation :
Plus le temps avance et plus on remarque qu’il y a des molécules qui essayent d’être placées. On entend les gens de l’OMS dire à la population qu’on ne sait pas s’immuniser et que donc on aura besoin de vaccins. Dire aux gens qu’on ne peut pas s’immuniser, [de la part de (pseudo-)scientifiques]  c'est surréaliste ! On ne pourra le savoir que dans 3, 4 ans !

"Là, il y a des discours qui sont tout à fait interpellants", poursuit l'anesthésiste. "On a l’impression qu’il y a des enjeux économiques sous-jacents et puis après il y a eu des guerres d’égo, d’incompétence; il y a eu beaucoup de choses tout à fait anormales."
On se dit qu’on marche un petit peu sur la tête. Ma sensation, c’est que je pense qu’on aurait pu éviter des mortsconclut la représentante du collectif.

Romain, anesthésiste-réanimateur à Montpellier partage son incompréhension : "Moi, ce que je vois, c’est qu’à Marseille le taux de mortalité est très inférieur au reste de la France [0,0 contre 5% à Paris] et le passage en réanimation très bas. Dans les Bouches-du-Rhône, ils ont testé, isolé et traité les gens.
Les détracteurs de Raoult au Conseil scientifique ont même commencé par charger le professeur du suivi des premiers rapatriés français de Wuhan: s'ils ont été hébergés à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), c'est que le centre de vacances est à petite distance de Marseille...  18 kilomètres à vol d'oiseau ou d'hélicoptère sanitaire !

Toutes les études en France sont faites à l’envers [au mépris du protocole recommandé par Didier Raoult] pour accuser le protocole Hydroxychloroquine+ Azythromicine de ne pas marcher. Elles ne sont pas faites avec les bonnes doses; souvent, ce n’est pas la bonne association de médicaments et pas au bon moment, toujours sur des patients hospitalisésexplique l'anesthésiste montpelliérain qui gronde : "les dernières études publiées essaient d’enterrer l’hydroxyde seule, en prenant bien soin de mentionner que la bi-thérapie n’a pas été testée ou qu’il existe des limites dans les études".

Un essai clinique géré par les "savants" mandarins réussira-t-il à apporter des résultats et de proposer une alternative, dans un délai compatible avec l’épidémie?
A Gustave Roussy dans le Val-de-Marne, un essai 'Covidoc' est en cours sur des malades atteints de pneumonie. Or, à Montpellier, le même essai a été suspendu... faute de patients COVID positifs, la courbe de l’épidémie poursuivant sa décroissance en Occitanie. 
Cette étude officielle est sans doute la moins éloignée du protocole administré à Marseille. Elle teste la bi-thérapie, mais sur des malades hospitalisés, déjà atteints d’affection pulmonaire. Le professeur Raoult ne cesse pourtant de répéter aux arrogants "sachants" que sa bi-thérapie doit être prescrite en début de maladie. 

L’autre essai mené en Occitanie, 'Discovery' n'a toujours pas livré le moindre enseignement. En mars, l'AFP et Science et Avenir (groupe de presse français Groupe Perdriel ou groupe Nouvel Observateur détenu par l'industriel Claude Perdriel (société des sanibroyeurs SFA) assuraient que la directrice des recherches, la Pr Florence Ader, "se tenait loin des controverses suscitées (sic) par le Pr Raoult". 'Discovery' a pourtant été présenté comme "l’essai modèle" des traitements contre la COVID.

"C’est probablement une des molécules qu’il va falloir utiliser,"
clamait encore Karine Lacombe, arrogante cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, en avril. Supposée soignée, elle était de ceux qui bloquaient les prescriptions de la bi-thérapie du professeur Raoult et avait tout son temps pendant que les patients mouraient en réanimation. "Cette molécule ne se suffira sûrement pas à elle seule et demande de la patience, car les résultats ne sont pas encore officiels". Avec ses semblables, elle a entravé les soins aux malades. Rendra-t-elle des comptes devant la Justice ? Les tribunaux et non pas une Commission parlementaire...   
Cet essai est pourtant toujours maintenu artificiellement en vie: les candidats bénévoles ont refusé de se faire administrer un placebo qui sacrifie froidement leur vie à une expérience qui les traitait en cobayes. Les résultats initialement attendus début avril ont sept semaines de retard...