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lundi 25 mai 2020

Avant The Lancet, Le Monde prenait déjà fait et cause pour les mandarins

Dès mars 2020, Le Monde menait la bataille pro-Buzyn-Levy 

"Coronavirus et hydroxychloroquine : le couple Buzyn-Lévy cible de publications mensongères," jugeaient en titre les Décodeurs 
Décodex : des extensions pour vérifier l'info directement dans ...
Quand le 'fact-checking' est détourné de sa mission vertueuse officielle et vire à la défense militante du pouvoir en place
Des messages accusent l’ancienne ministre de la Santé et l’ex-directeur de l’INSERM d’avoir saboté le travail de Didier Raoult et empêché le recours à ce médicament pour lutter contre l’épidémie, attaquaient la fact-checkeuse, Assma Maad, le 27 mars 2020 à 14h08, et encore quarante minutes plus tard. 

"Si tous ces faits sont confirmés, nous allons vers un des plus grands scandales d’Etat que la France ait connus." Sur les réseaux sociaux, des partisans de Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine comme remède à l’épidémie de Covid-19, sont convaincus que si les résultats de son essai clinique ont été froidement accueillis par la communauté scientifique, la "caste médiatique" n’y est pas pour rien. Selon eux, les coupables sont tout trouvés [jugement ironique d'emblée]: l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son mari, l’ex-directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy.

Des messages partagés des centaines de milliers de fois accusent la candidate à la Mairie de Paris et son époux d’avoir torpillé les travaux de Didier Raoult et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection qu’il dirige à Marseille [Ce que fait Le Monde plus haut en évoquant un traitement qui, à la vérité, ne se réduit pas à une molécule, mais est une bi-thérapie incluant un macrolide]Le tout sur fond de soupçons de conflits d’intérêts. Parmi la multitude de publications, nous en avons sélectionné deux, extrêmement virales sur Facebook [Le Monde a déjà planté un décor tendancieux qui pointe "les réseaux sociaux" infames et crée les a priori hostiles du lecteur, avec les mots "partisans", "selon eux", "convaincus", "coupables tout trouvés", "accusent" et "soupçons". Manquent encore les mots "rumeur" ou "complot"].

Ce que disent les rumeurs
Dans un premier texte [qui n'est pas cité et sur lequel il n'est pas donné au lecteur de se faire une opinion personnelle], il est notamment écrit [tournure impersonnelle qui élude l'identité de l'auteur] qu’Yves Lévy aurait inauguré [conditionnel exprimant le doute personnel de la Décodeuse] le laboratoire P4 de Wuhan "d’où le virus est sorti", que celui-ci était en conflit avec Didier Raoult et qu’il a refusé des labels à son établissement, l’IHU de Marseille.

Le deuxième texte vise [terme militaire offensif] à son tour Yves Lévy, mais également Agnès Buzyn qui, "au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses".
[on notera que la décodeuse ne se prononce sur le bien-fondé d'aucun des deux textes: "encore faut-il le prouver", dirait-elle: ils feront l'objet d'un amalgame].

Ces publications ont un but [la journaliste fait l'impasse sur la vérification des faits pour bondir directement aux intentions prêtées:] prouver que Didier Raoult a trouvé avec la chloroquine (il s’agit en réalité de l’hydroxychloroquine, un de ses dérivés) [la nuance est évidemment maîtrisée par le chercheur et l'approximation signalée n'est pas de son fait] le remède pour lutter contre le nouveau coronavirus, et que le couple Yves Lévy-Agnès Buzyn aurait agi [conditionnel de soupçon par la décodeuse] pour le décrédibiliser [Mme Maad fait-elle de l'information lorsqu'elle sonde ainsi les reins et les coeurs d'inconnus?]. Encore faut-il le prouver [ce qui vaut pour elle]. Ici, les techniques sont bien connues [nous sommes tombés sur une "sachante" rangée aux côtés des "savants" officiels]: mêler de vraies informations [lesquelles le sont-elles?] avec des faits détournés [lesquels?], voire inventés [assertion diffamatoire]. Les peurs et incertitudes engendrées par cette épidémie assurent à ces diatribes un succès certain [jugement de journaliste partisane: on attend toujours d'avoir accès à ce que cette dame qualifie de "diatribes", attaques violentes, sans doute à la hauteur de la violence des décès en nombre par incurie des acteurs, ministres et savants].

[Ce long paragraphe de conditionnement du lecteur conduit aux conclusions assénées par la décodeuse :] Yves Lévy était-il en conflit avec Didier Raoult, au point de « retirer leur label aux nouvelles unités de l’IHU de Marseille en 2018 » ?

PLUTÔT VRAI [remarquable "plutôt", du bout des lèvres: voyons donc à qui la faute...]
Yves Lévy est un médecin reconnu [la décodeuse n'a encore pas admis que le professeur Raoult l'est au moins tout autant], spécialiste dans le domaine du VIH [Raoult ne serait donc spécialiste en rien, ni en virologie, ni en épidémiologie]. En 2014, il a pris la tête de l’Inserm [coup de force?]. 
Cette institution est placée sous la cotutelle des ministères de la santé et de la recherche. Lorsque sa femme, Agnès Buzyn, a été nommée ministre de la santé en mai 2017, des soupçons de conflits d’intérêts ont émergé. Dès la prise de fonctions de cette dernière [FAUX: prise de fonction mai 2017; retrait le 30 juillet de l'année suivante], un décret avait été pris [non pas spontanément, mais sous la pression] pour retirer au ministère de la santé la cotutelle de l’Inserm [lequel serait devenu une affaire de famille!]. Mais la situation a continué à créer l’embarras, poussant M. Lévy à retirer en 2018 sa candidature pour un second mandat.
[L’opacité de la procédure de nomination est critiquée par le journal médical The Lancet. Yves Lévy est reconduit comme président de l’INSERM par intérim le 11 juin 2018, alors que son épouse est sa ministre de tutelle. Mais, le 30 juillet 2018, face à l’embarras dans lequel elle plongeait le gouvernement, il retire sa candidature à un second mandat  Le 11 octobre 2018, il est nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire, sur proposition de la ministre de la Justice. Selon Le Figaro sa nomination est déjà entachée du soupçon de copinage]Le 24 octobre 2018, à l'Assemblée nationale, le député centriste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (groupe Libertés et territoires, LTdéclare que la ministre de la Santé a fait des "efforts" pour "promouvoir son mari".
Entre Didier Raoult et Yves Lévy, il y a bien eu un différend [pourquoi donc ce "plutôt vrai", si tout est avéré?] L’infectiologue marseillais a été l’un des premiers à dénoncer un possible conflit d’intérêts entre l’Inserm et le ministère de la santé [le professeur Raoult est alors lui-même chercheur de l'INSERM]. Il s’est aussi montré très critique envers l’institution, comme l’explique le journaliste Hervé Vaudoit, auteur de L’IHU Méditérranée Infection [pub confraternelle masquée : élément d'appréciation non négligeable, ce collègue n'est pas un scientifique. Il a été correspondant de Libération dans le Sud-Est pendant près de 20 ans] : "Avec des articles (…) pour déplorer que l’Inserm ait, depuis trente ans, fait sortir la recherche médicale des hôpitaux universitaires, il pouvait difficilement espérer le soutien indéfectible d’Yves Lévy." [La liberté de parole du professeur dérange, mais s'il est établi dans la ville portuaire de Marseille, c'est que c'est une capitale régionale ouverte sur la Méditerranée et lieu cohérent d'observation des maladies tropicales à virus, tel le paludisme].

Le conflit s’est cristallisé autour des statuts et labels de l’IHU de Marseille [fondé par le professeur Raoult après un long combat pour en faire un haut-lieu de recherche et de traitement doté d'une organisation plurielle innovante et originale en France]. Ces instituts hospitalo-universitaires bénéficiaient, depuis leur création en 2010, d’un statut de fondation de coopération scientifique, qui leur accordait une large autonomie et liberté de recherche. Or Yves Lévy plaidait pour l’abandon de ce statut, selon le journaliste Hervé Vaudoit [il s'agissait de centraliser et encadrer, donc de couper les ailes aux IHU]. Quand Mme Buzyn a annoncé vouloir changer ce statut en septembre 2017, l’annonce a provoqué la colère [mot excessif à la mode: "indignation" et "révolte" face à cette tentative totalitaire de récupération par les mandarins parisiens] de M. Raoult, qui s’en est ému dans la presse. Matignon a été contraint d’intervenir.

Autre motif de courroux [justifié par cette deuxième attaque ciblée concertée] en 2018, l’Inserm et le CNRS ont retiré leur label aux unités de recherche de l’IHU de Marseille [Le Monde ne précise pas le(s) prétexte(s) invoqués: l'intérêt des patients est-il que Raoult soit empêché?]. Une conséquence de cette bataille engagée entre les deux hommes, selon le camp Raoult [et le lecteur objectif, en dépit de la sale besogne de la décodeuse]. L’Inserm explique au Monde [entre-soi médiatico-politique] que cette décision n’émanait pas d’Yves Lévy seul [l'époux de Buzyn n'assume pas !]:

"Les projets d’unités de recherche sont évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis par les instances d’évaluation de l’Inserm : commissions scientifiques spécialisées et conseil scientifique [peut-on parler de mafia de mandarins?]. Ces dernières émettent un avis sur lequel la direction de l’Inserm se base pour accepter ou non la création ou le renouvellement de l’unité avec un label Inserm. La décision a été prise à la suite du processus décrit" [Macron ne fait pas autrement: il attribue aux autres la responsabilité de ses coups bas].

En outre, la même année, un autre organisme de recherche [mais déjà impliqué précédemment], le CNRS, a également retiré son label aux unités de l’IHU dirigé par M. Raoult [pourquoi l'IHU de Marseille est-il le seul à faire tant d'ombre à Paris ?]. Or, le CNRS n’a jamais été dirigé par M. Lévy [si ce n'est lui, c'est donc son frère, dit le loup à l'agneau...].
Indice politique: les instituts hospitalo-universitaires (IHU) sont des établissements de formation et de recherche médicale créés grâce à la politique d'"investissements d'avenir", initiée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2009. Or, les époux Buzyn-Lévy sont socialistes. Yves Lévy a été conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, ex-députée (2007-2017)  de l'Isère, comme l'actuel ministre de la Santé, Olivier Véran. 
Yves Lévy a-t-il participé à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan "d’où le virus est sorti" ?

A NUANCER [!]
Un laboratoire P4 est un établissement de haut confinement consacré à l’étude des micro-organismes "pathogènes de classe 4", c’est-à-dire très dangereux. En Chine, ce centre de recherche, sis [ah ah ah !] à Wuhan, a été conçu en coopération avec la France, au lendemain de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère de 2003 [en clair, on parle ici du SARS impliquant un virus de la famille des coronavirus, connus surtout pour provoquer de simples rhumes, capables de sauter les barrières de l'espèce, passant du bétail à l'homme et acquérant de nouvelles caractéristiques en mutant, et apparu lui aussi en Chine dans la région de Guangdong, celle de Canton et de Shenzhen, centre commerçant frontalier de Hong Kong].

Un accord entre les deux pays a été signé en 2004, afin de développer la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon. L’inauguration s’est déroulée le 23 février 2017 en présence du premier ministre d’alors, Bernard Cazeneuve, et d’Yves Lévy, qui faisait partie de la délégation française.

Jusque-là, les publications Facebook [seule indication de sources] disent vrai. Mais elles tombent dans le complotisme [c'était annoncé !] lorsqu’il est écrit que le nouveau coronavirus serait né dans ce centre de recherche chinois, situé à Wuhan, la ville où est apparu le SARS-CoV-2. Les chercheurs du laboratoire P4 de Wuhan ont démenti cette fausse information [d'ordinaire, les Français sont très suspicieux en matière d'information d'origine chinoise] : "Ces rumeurs ont gravement nui à nos chercheurs, en première ligne, et sérieusement perturbé notre mission de recherche pour combattre l’épidémie."

L’Inserm précise d’ailleurs que "es coronavirus sont des agents pathogènes de classe 3 et pas de classe 4 : il n’y a donc pas de nécessité de les étudier dans un laboratoire P4" [sauf en cas de mutation et c'est l'une des caractéristiques de ce coronavirus que l'INSERM ne maîtrise pas non plus...]. Les travaux se poursuivent toujours pour déterminer avec certitude [ambitieuse mission non réalisée depuis 2003] l’origine de ce nouveau virus. Mais comme l’indique l’Institut Pasteur, il est très probablement d’origine animale [la probabilité n'étant pas une certitude].
[Une autre petite nuance échappe à notre décodeuse: Yves Lévy s'est fait peu à peu évincer du laboratoire P4 et, avec sa déchéance de paternité le PDG de l'INSERM a perdu la garde et jusqu'à l'accès à l'information de ce qui s'y passe].
Agnes Buzyn a-t-elle classé la chloroquine dans les substances vénéneuses le 13 janvier, "alors que l’épidémie se répandait en Chine" ?

L’ancienne ministre de la santé est accusée [victime?] d’avoir barré volontairement [personne ne l'"accuse" d'agir "à l'insu de son plein gré" !] l’accès à l’hydroxychloroquine [inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS], "alors que cela fait cinquante ans qu’elle est en vente libre". Les auteurs [anonymés] de ce message s’interrogent : "Comment ne pas voir aussi le conflit d’intérêts avec la décision d’Agnès Buzyn qui, au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses ?"

FAUX
[Pris sur avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, ANSES, affiliée à cinq ministères), de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019, un arrêté [signé de Jérôme Salomon]a bien été pris le 13 janvier [tout de même!] afin de modifier la liste des substances vénéneuses, des substances aux principes actifs dangereux pour la santé [quel est l'élément nouveau justifiant ce déclassement ?]. [Indiquée en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices], l’hydroxychloroquine est depuis en effet [évidence suspecte sur le motif] "classée sur la liste II" [jusqu'alors listes I et II] [Motif avancé : "principe de précaution dans le cadre d'une procédure antérieure à la pandémie mondiale"]. Vendue sous la marque Plaquenil, le médicament est délivré désormais obligatoirement sur ordonnance. [L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM, notamment, est chargée de l'exécution de cet arrêté. L'agence est dirigée par un politique, accessoirement docteur en psychiatrie, Dominique Martin, qui a notamment été directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris, puis conseiller technique, de 2001 à 2002, au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé, avant de prendre la tête de la branche des risques professionnels à la Caisse nationale d'assurance-maladie en 2011].

Mais Agnès Buzyn n’a pas agi en pleine épidémie de Covid-19 [la belle affaire!]. Cette décision n’a pas été prise en début d’année, mais quelques mois avant [ce qui change quoi à ce coup de pied de l'âne ? Le classement de la molécule sur les listes I et II datait de 1990, soit près de trente années d'exposition de la population à un produit "toxique" ! ]. L’Agence nationale de sécurité sanitaire avait donné son feu vert à cette nouvelle classification le 12 novembre, quelques semaines avant l’apparition du nouveau coronavirus 
[Buzyn affirme toutefois avoir informé Macron en 2019 et le Canard enchaîné révèle que Laurent Bili, ambassadeur de France à Pékin, a alerté le Quai d’Orsay et l’Elysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe. Or, le ministre des Affaires étrangères n’a organisé le rapatriement des ressortissants français que fin janvier.].

Agnès Buzyn a-t-elle déclaré que "ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" ?

FAUX
"Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn a dit avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" [ni d'effectifs et de lits d'hôpitaux], lit-on sur les réseaux sociaux. Cette phrase n’a jamais été prononcée telle quelle [on finasse?] par l’ancienne ministre. Il s’agit d’une interprétation [affirme Le Monde !] de ses "regrets" rapportés dans un article du... Monde publié le 17 mars. Celle qui avait quitté son ministère pour être candidate à la Mairie de Paris, après le retrait [démission pour faits de perturbation sexuelle] de Benjamin Griveaux, avait confié [sic!], deux jours après le premier tour des municipales : "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous."








Dans un billet publié par Marianne le 18 mars, un avocat a commenté ses déclarations en employant le terme d’hécatombe : "On peut déduire de ses propos le caractère criminel du comportement des décideurs publics dont c’était la responsabilité de prendre toutes les mesures permettant d’affronter la catastrophe et d’éviter une hécatombe." Ce texte a été très relayé sur Facebook [déplore la journaliste spécialisée en désinformation], et repris dans d’autres messages. Contactée par [le zélé] Le Monde, l’équipe d’Agnès Buzyn a indiqué que cette dernière avait "repris son activité de médecin le temps de la crise", et que "la campagne est suspendue ainsi que toute activité de communication liée " [sans rapport avec le fond du sujet, d'autant que tous les candidats à la mairie de Paris sont logés à la même enseigne].

Il n’existe toujours pas de "remède" contre le nouveau coronavirus. Le traitement à base d’hydroxychloroquine, préconisé par [le Professeur] Raoult dans son essai clinique, divise encore. Actuellement, le Haut Conseil de santé publique [dépendant du minitre de la Santé] recommande de ne l’utiliser que dans les cas sévères de Covid-19, à l’hôpital et avec l’avis des médecins [ce qui est la pratique observée depuis le départ à Marseille].

Plus d’une centaine d’études sont en cours ou en passe d’être lancés [lancée(e)] dans le monde pour trouver un traitement contre le Covid-19 [S'agissant de 'Discovery', les essais cliniques sont sur le point de cesser, faute de participants]. Un essai européen de grande envergure coordonné par l’Inserm, Discovery, a démarré le 22 mars. Les résultats préliminaires devraient être connus d’ici environ deux semaines [gag: ils ne le sont pas à ce jour].

Non, "Le Monde" n’a pas qualifié de « fake news » les recherches du professeur Raoult sur la chloroquine [quand on se sent morveux, on se mouche dans le coude...]

Le 16 février, le professeur Didier Raoult diffusait une vidéo sur YouTube et sur le site de l’institut (IHU Méditerranée Infection) qui l’emploie [il en est en vérité le créateur et patron !] dans laquelle il expliquait l’état de ses recherches et l’espoir qu’il mettait dans un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus.
Cette vidéo était intitulée "Coronavirus : fin de partie". Nous avons qualifié ce titre de "trompeur" [surprise] et l’avons signalé comme tel à Facebook, avec qui nous avons noué un partenariat de lutte contre les fausses informations [la page de l'Elysée intitulée 'Desinfox Coronavirus' est du même tonneau: elle a dû fermer pour atteinte aux libertés de pensée et d'expression, tout en  discriminant les organes de presse, mais Le Monde pactise en revanche avec les GAFA...] . A aucun moment nous n’avons parlé de "fake news" comme le prétend M. Raoult aujourd’hui [si ce n'est 'fake news', c'est 'infox'. Et quoi qu'il en soit, les Décodeurs démontrent avec cet article que Le Monde est de parti-prix].

L’article que nous avons écrit [absence de lien !] relatait [à quelle date ?] les recherches de M. Raoult (qui estimait alors "que le coronavirus était l’infection la plus facile à traiter"), tout en enjoignant [ordonnant expressément ??] à nos lecteurs d’avoir "une lecture prudente de cette annonce" [crime de lèse-majesté?]. Cette évaluation n’a pas abouti à une quelconque censure de la vidéo de M. Raoult [la moindre des choses de la part d'un journal...], mais à une simple mise en garde [légitime ?] à l’attention des utilisateurs de Facebook [nuance !] avant qu’ils décident de la visionner [volonté dissuasive, première "mise en garde" en effet, avant censure].

Le professeur Raoult s’est ému [un terme inapproprié] du fait que nous ayons signalé sa vidéo [signalement veut dire demande de censure] – et en l’occurrence son titre – par la voix du chargé de communication de l’IHU Méditerranée Infection. Ce dernier a cependant convenu que le titre d’origine pouvait poser problème, et l’a remplacé par un autre, plus mesuré [lequel]. Cette rectification nous a amenés à retirer notre avertissement sur la vidéo [avertissement et non susceptibilité, nuance].

Plus largement [généralisation a posteriori, dernier verre "pour la route"], Didier Raoult a relativisé à plusieurs reprises aux mois de janvier et février 2020 la portée de l’épidémie en cours : "Ce virus n’est pas si méchant", déclarait-il notamment au JDD début février. [En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8.096 cas probables des SARS signalés, dont 774 décès (taux de létalité de 9,6%). 
En février, Buzyn et Macron - informés en avaient-ils anticipé 342.295 morts dans le monde et 5,3 millions de cas recensés? 
Plus de 28.367 décès confirmés Covid-19 en France, tout en restant les bras ballants et en pleurnichant?

samedi 23 mai 2020

Les mandarins anti-hydroxychloroquine rameutent l'internationale scientifique

Pourquoi tant de haine, si ce n'est l'intérêt des patients ? 

"Une étude internationale suggère un risque accru de mortalité sous hydroxychloroquine" contre la Covid-19, titre Le Monde

La revue médicale Open Medicine, fondée à la suite... (Photo Thinkstock)Comme Les Echos, groupe LVMH de Bernard Arnault, soutien de Macron, qui titre "Coronavirus : la chloroquine inefficace et risquée, selon une large étude britannique", Le Monde fait campagne contre le traitement à base d'hydroxychloroquine prescrit par le professeur Didier Raoult.

L'étude, publiée par la revue médicale internationale 'The Lancet', diffuse une nouvelle information selon laquelle le protocole du professeur Raoult serait à risque, allégation qui n'est pas plus scientifiquement étayé que les essais cliniques 'Discovery', lesquels sont d'ailleurs en phase terminale et dont l'issue fatale ne fait plus de doute.
Que 'The Lancet' soit une revue britannique importe peu, pas plus que 'Discovery' soit européen, car ce qui compte et que ni Le Monde, ni Les Echos ne précise, c'est que cette revue est à maints égards suspecte, d'autant plus malsaine, en fait, 

La revue a "regardé 96.000 patients hospitalisés pour la Covid-19 dans le monde". Sauf qu'elle ne les a pas examinés, mais a étudié leurs dossiers et, au regard de ce qu'ont consigné des praticiens (dont on ne sait rien des partis-pris individuels), cette étude "ne montre aucun bénéfice des traitements à base de chloroquine ou d'hydroxychloroquine". 

Les journalistes de The Lancet sont ainsi plus futés que les "savants" dirigés par le professeur Florence Ader, qui ne sont pas parvenus à convaincre suffisamment de cobayes à accepter un placebo et  à se sacrifier "en double aveugle" pour l'avancée de la Science.  Première observation: aucun des 96.000 patients clamés n'a été traité par le professeur Raoult... 

Et que titre Le Monde ? "L’essai clinique Discovery englué faute de coopération européenne". Une vérité partielle visant à détourner l'attention de la participation attendue de 3.200 patients européens, avec un seul cas hors de France inclus dans les 700 Français sur les 800 espérés...

Et qui sont les 96.000? Quel pays ? Quel hôpital ? 
Combien sont Britanniques, sachant que le Royaume-Uni aura été le pays le plus frappé en Europe, pour avoir pris trop tardivement les mesures qui s'imposaient, à la différence de la Grèce, qui a pris des mesures préventives drastiques bien avant nos voisins d'Outre-Manche ?   

Comprimés d’hydroxychloroquine délivrés
en pharmacie, à Provo dans l’Utah, Etats-Unis
The Lancet s'autorise néanmoins à déclarer que, selon cette analyse rétrospective des dossiers, le traitement-cible de l'enquête serait associé à une hausse de la mortalité. La revue affirme que l'analyse des 96.000 dossiers médicaux - un travail de Romain - montre que le traitement se traduit chez les patients hospitalisés par un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès. Le Monde assure une publication limitée à ces révélations suspectes de son journaliste Hervé Morin: elles sont réservées aux abonnés... 

L’hydroxychloroquine et la chloroquine ont-elles un intérêt dans le traitement du Covid-19 ? interroge Le Monde 
Récemment le JAMA, revue américaine à comité de lecture, le NEJM, un entre-soi scientifique de mandarins du New-Jersey, type 'Conseil scientifique' à la Macron, ou encore le BMJ, filiale en propriété exclusive de la British Medical Association, association professionnelle et syndicat médical officiel, seule instance habilitée à négocier les contrats des médecins, en co-gestion avec le gouvernement britannique : trois des plus grandes revues médicales mondiales, ont publié un avis selon lequel les résultats d'analyses n'apporteraient pas, jusqu'ici, de preuves décisives. 

Vendredi 22 mai, The Lancet, est monté au créneau:
son étude "suggère" [sic Le Monde et Les Echos] - mais affirme en fait, "en même temps" -  que, loin d’apporter un bénéfice aux patients hospitalisés, elles entraîneraient [incertitude] un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès à l’hôpital. 
Deuxième observation : d'une part, le traitement du professeur Raoult est une bi-thérapie (il ne prescrit pas l'hydroxychloroquine seule, mais associée à un antibiotique) et, d'autre part, il prescrit cette combinaison thérapeutique à l'apparition des symptômes et ne la préconise plus lorsque les patients sont hospitalisés !
Quel intérêt The Lancet, Le Monde, Les Echos ou l'AFP ont-ils à fausser les analyses et à tromper la population ? 
Pour informer leurs lecteurs, les 'fact-checkers' du Decodex (Le Monde) pourront s'inspirer des recherches effectuées par PaSidupes : les "explications" de ce blog ne sont pas réservées à ses abonnés... 

'The Lancet', machine à cash à la pointe de la médecine, titre "en même temps" Le Monde...

Le journal Le Monde est conscient de participer à une infox.
"L’une des revues médicales les plus réputées dévoile la recette de son succès alors que le milieu traverse actuellement des turbulences," écrivait David Larousserie, le 13 août 2019. 
Et que révélait-il donc ?
'Sous l’empire des revues' (5|6). Tout un symbole. L’une des revues médicales les plus réputées, The Lancet, a ses bureaux pris en sandwich au milieu d’une douzaine d’étages dévolus à la banque Lloyds, à Londres, à quelques pas de la City. Pourquoi est-ce symbolique ? Parce que The Lancet n’est pas seulement un grand journal scientifique, c’est aussi l’un des fleurons du plus gros éditeur scientifique Reed Elsevier, connu autant pour la réputation de ses journaux que pour ses fortes marges financières. En 2018, les plus de 2.500 journaux du groupe ont représenté pour la maison mère (qui a aussi des activités dans l’organisation de conférences, l’analyse financière, le droit) un chiffre d’affaires de quelque 2,8 milliards d’euros, pour plus de 1 milliard de bénéfices, soit plus de 35 % de marge. Cette marge, depuis vingt ans, a toujours été au-dessus de 30 %, selon une étude parue en 2015 dans Plos One.
Marché scientifique, "marché lucratif " [vous pouvez faire un don !]L’histoire de cet éditeur résume assez bien la facette commerciale de ce monde de l’édition scientifique, tant honnie par une partie de la communauté. En 1880, cinq hommes d’affaires néerlandais reprennent le nom d’une maison d’édition, Elzevir, qui avait fait faillite en 1712 mais avait le prestige d’avoir notamment publié 'Descartes ou Galilée'. Pendant longtemps, ce nouvel éditeur, désormais nommé Elsevier, ne publiera que des encyclopédies, des manuels universitaires, des essais… mais pas de journaux.Ce temps arrivera après-guerre, avec la création en 1947 de son premier périodique, Biochimica et Biophysica Acta. Puis le groupe grossit à coups de créations mais aussi de rachats. Cette croissance prendra un coup d’accélérateur avec un éditeur anglais concurrent, Pergamon, fondé par le Britannique Robert Maxwell (1923-1991). Entrepreneur de génie, ce dernier saisit vite que ce nouveau marché des journaux scientifiques peut être des plus rentables, porté par la reconstruction du secteur académique et l’investissement public. Il multiplie les créations de titres, divisant les disciplines et ciblant des audiences certes faibles mais qui deviennent captives, ne pouvant se passer de ces journaux. « Si Maxwell créait trois fois plus de revues que ses concurrents, il gagnait trois fois plus d’argent », écrit le journaliste Stephen Buranyi dans The Guardian, en juin 2017, dans un article relatant la naissance de ce marché lucratif.
En 1991, Elsevier rachète Pergamon au magnat des médias, pour 440 millions de livres (488 millions d’euros à cours actuel), et enrichit son propre catalogue de 400 journaux, la plupart créés en moins de trente ans. Puis quelques mois plus tard, c’est au tour de The Lancet, journal fondé en 1823 et propriété d’une petite maison, Hodder and Stoughton."
"La suite est réservée aux abonnés", mais pourquoi ?

L'historique de cette réussite commerciale vous a intéressé ? 
L'actualité de The Lancet va vous passionner...

Il faut savoir que 'Elsevier' est certes une maison d'édition. Elle publie notamment un hebdomadaire d'opinion néerlandais, le plus important en termes de tirage et de ventes, mais qu'elle est elle-même une filiale de la multinationale néerlando-britannique RELX Group. En France, ce groupe gère l’organisation du Salon du livre de Paris, le Salon MCO (Marques-Cadeaux-Objets) et éditait le magazine Stratégies.

Or, qu'est-ce que Stratégies ?
Ce titre de presse (et site internet) a été repris de 1984 à 1991 par Marketing Services, puis par Reed Elsevier (1991-2013) et par l'éditeur Intescia (Edmond de Rothschild-PAI, 2013-2015). L’ex-employeur de Macron?

Sur son site, on peut lire que la banque Rothschild & Co est la maison-mère du Groupe Rothschild, centré sur trois activités : le conseil financier, la banque privée et la gestion d'actifs et le capital investissement. Fondée en 1817 à Paris, elle avait disparu après sa nationalisation par le socialiste Mitterrand, en 1981. David de Rothschild se sert alors d'une de ses holdings, la société de chemin de fer d'Orsay, pour lancer une toute nouvelle banque d’affaires, Rothschild & Cie.
C’est dans cette banque que Macron travailla pendant 4 ans à de grosses transactions. Cotée en Bourse, présente dans 43 pays et avec 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour un résultat de 268 millions d’euros sur le dernier exercice (clos le 31 mars 2015), la banque Rothschild tourne donc très bien depuis près de 200 ans !

Or..., en novembre 2018, Stratégies est racheté par Altice Media Group, ex-SFR group, créé en 2015 par Patrick Drahi - propriétaire de BFM - et Marc Laufer, et est intégré au groupe NewsCo (ECS / IEJ / #SUPDEWEB / Supdeprod / IMM / MediaSchool Exec/IRIS/ETS/EPH/). En 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7.023.429 euros d'aides publiques cumulées versées par le contribuable. En 2017, NewsCo est racheté par Marc Laufer, sus-nommé. En 2018, Stratégies intègre le Groupe MediaSchool.

Or..., le groupe MediaSchool, qui gère 25 écoles spécialisées dans la communication, a racheté CB News (spécialiste de l'actualité de la publicité),
 une transaction menée par son créateur, Franck Papazian, (hôtels Mercure, Publicis) récompensé du titre d' "Homme des Médias de l’année 2018" par le 39ème Grand Prix des Agences, placé sous le parrainage et en présence de deux membres du gouvernement Edouard Philippe : Franck Riester, ministre de la Culture, et de Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, chargé du numérique, le lundi 10 décembre 2018 à L’InterContinental-Le Grand (groupe  hôtelier multinational basé, comme The Lancet, au Royaume-Uni) .

samedi 18 janvier 2020

Retraites: "Les Grandes Gueules" interrompue en plein direct par des contestataires de la réforme

Macron exaspère les Français entretenant un climat insurrectionnel et provoquant  des actions "coups de poing"

Le sondage manipulateur qui met les démocrates en colère


"Les Grandes Gueules" diffusent le graphique erroné d'un sondage...Elabe.

Ils ont bien gagné leur abattement fiscal de 7.650 euros...

Peut-on parler de 'fake news' quand les réseaux sociaux ne sont pas en cause ?... 
Ce lundi 6 janvier 2020, RMC (groupe BFM) a diffusé un "étrange" (Libération) "graphique, où les pourcentages ne collent pas du tout à leur représentation." Le journal macronien accuse "le graphiste" qui "semble avoir mal transcrit les données des personnes favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans". "Supposément diffusé sur RMC Story durant l’émission des Grandes Gueules, affichant un soutien majoritaire des Français au très contesté 'âge pivot' proposé par le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites, cette tentative de manipulation de l'opinion a mis de l'huile sur le feu social.

Age pivot : «les Grandes Gueules» diffusent un graphique erroné sur un sondage


Selon l’infographie, 55% des personnes sont favorables à la mesure, contre 29% qui y sont opposées. Premier problème : la représentation des pourcentages semble erronée, puisque les 55% de personnes favorables (en vert) ne font la taille que d’un tiers du disque, tandis que les 29% de sondés opposés (en rouge) remplissent quasiment l’intégralité du camembert, à l’exception d’un pourcent en blanc. Autre erreur manifeste de graphiste "low cost" - un stagiaire, probablement - : le total ne fait pas 100% mais 85%.
Lors de sa parution à 09h09, l’animateur Olivier Truchot fait mention de l’âge pivot [à 64 ans], également appelé âge d’équilibre ou âge du taux plein, en déclarant "c’est ce qui pose problème aux syndicats , qui sont prêts à être d’accord avec la réforme" [les seuls réformistes]. Le graphique apparaît alors à l’écran mais n’est pas commenté sur le plateau. Image quasiment subliminale et à coup sûr sournoise.

Les données affichées à l’écran ne correspondent pas à celles qu’on peut voir en consultant le sondage ELABE pour BFM TV du 6 janvier 2020, mais diffusé à 10h17 sur Twitter. Sur le site du sondeur, on peut lire - selon l'heure -  que "33% des Français (et non 55%, comme sur le camembert de RMC) sont favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans avec un système de bonus/malus, contre 66% opposés (et non 29%)".

Si la suppression des différents régimes est soutenue par 2 Français sur 3, la mise en place d’un âge pivot à 64 ans cristallise l’opposition.

Sondage @elabe_fr pour @BFMTV
➡️ https://elabe.fr/retraites-reforme/ 






Voir l'image sur Twitter



Le producteur de l’émission reconnaît "une erreur de l’infographiste", tout en soulignant que le graphique incorrect n’a été diffusé qu’une seule fois et en
assurant qu'"il n’y avait pas de volonté de désinformer".

VOIR et ENTENDRE la scène de colère en direct :

samedi 14 décembre 2019

Pécresse se déclare contre les Français qui défendent leurs retraites

Les usagers sont "pris en otage" par la grève surprise à la SNCF, selon elle

Les usagers ne sont-ils pas de futurs retraités menacés par une réforme inéquitable ?

Un train InOui à la gare Montparnasse, à Paris, le 28 octobre.Elle se dit modérée, mais Valérie Pécresse estime sans nuances que la grève surprise à la SNCF est une prise d'otage. Catastrophiste, la présidente de la région Ile-de-France l'a affirmé sur Twitter : "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère.

Désinformation par des pros de la manipulation de l'opinion.
Les propos, ré-exploités, de Valérie Pécresse datent d'octobre dernier... La vidéo proposée par l'AFP  - pour preuve du mécontentement des usagers qui n'auraient pas été "prévenus à l'avance" (sic) -  concerne une perturbation crée par un... accident en Champagne-Ardennes:

Des conducteurs ont en effet fait valoir alors leur droit de retrait, après qu'un train a percuté un convoi exceptionnel près de Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Le conducteur a dû gérer seul l'incident, qui a fait onze blessés légers, faute d'autres agents à bord et notamment de contrôleurs, ce que dénonce la CGT Cheminots, qui estime que la sécurité ne peut pas être assurée dans ces conditions.
Orange-Actualités ressort cette information AFP ancienne en Une de sa page d'accueil d'aujourd'hui ! 

Une infox ("fake-news", pour la presse étrangère à la langue française), puisque, préventivement, dès le mercredi 27 novembre, le patron de la SNCF a fermé la vente les billets du 5 au 8 décembre. Les billets TGV inOui, Ouigo et Intercités sont fermés à la vente pour les journées du 5 au 8 décembre, a fait savoir la société - qui ne recrute plus de cheminots au statut et confrontée à la concurrence tous azimuts - dirigée - pour 450.000 euros bruts par an - par Jean-Pierre Farandou, un ingénieur des mines de 62 ans, homme du sérail qui a fait l’essentiel de sa carrière à la SNCF. "Sa trajectoire a de quoi rassurer le peuple SNCF et ses représentants, secoués doublement par les transformations de leur secteur et par la réforme des retraites," assurait, en septembre dernier, Le Monde, toujours aussi bon juge.
"Les organisations représentatives se sont lancées dans des préavis [de grève] à partir du 5. On s’attend à un mouvement qui sera suivi. Donc, (…) nous prenons quelques précautions", a commenté le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en marge d’une visite du secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari mercredi soir à Asnières (Hauts-de-Seine).
Autre mensonge, sur des faits bien actuels, cette fois. Sur les sites de réservation, les trains sont affichés complets, comme ils l’avaient été, par exemple, avant la grande grève des cheminots du printemps 2018. Farandou a mis en avant une "mesure de précaution": la SNCF veut permettre aux clients qui ont déjà un billet de monter plus facilement dans un autre train si le leur est annulé, s'est-il justifié.



Les voyageurs ne peuvent pas être ainsi pris en otage, 
mais la présidente de région peut être démagogue

La présidente de région fait-elle sa promotion ou est-elle instrumentalisée par Orange avec AFP-Services ?

"
Valérie Pécresse a pris la défense des usagers des transports d'Ile-de-France, "les grands oubliés de la SNCF", et a demandé qu'ils bénéficient eux-aussi du fonds d'indemnisation créé par la SNCF", indique Orange, ce 14 décembre 2019. 

Dans un autre tweet, Pécresse précise maintenant que le service SNCF non assuré ce jour ne sera "pas payé par Ile-de-France Mobilités" et demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !".

Autorité organisatrice de transports, ex-STIF, au temps du socialiste Jean-Paul Huchon, son prédécesseur, 
IDF-Mobilités verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France, soutien, en 2016, d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains et, en 2018, du gouvernement Philippe lors de la réforme du statut des cheminots de la SNCF.