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samedi 18 janvier 2020

Incroyable sondage : la cote de confiance de Macron remonterait, après plus de 40 jours de grève

La cote de confiance de Macron regagnerait 2 points, en dépit de la contestation sociale

Macron en rêvait, Elabe a osé le faire !

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Sananès et Elabe se paient notre tête
C'est comme si le locataire de l'Elysée n'était pas la source des "problèmes du pays" [sic!]... 
32% des personnes interrogées lui feraient confiance pour "affronter les problèmes du pays".

"Environ" 63% (-2) ne lui font pas confiance: et en démocratie, n'est-ce pas....
Mais l'AFP ne titre que sur une cote de confiance de Macron qui serait en hausse de deux points en janvier, sans considération de la marge d'erreur - notion évacuée - par les manipulateurs d'opinion, malgré plus d'un mois de mobilisation contre la réforme Macron des retraites, selon un sondage Elabe. Plus ça va mal, plus les prix des carburants flambent et les transports rament, plus Macron en profite ! 

Que va nous inventer Elabe d'ici la fin du mois, alors que Macron cristallise l'exaspération sociale sur sa personne, au point que  le mouvement se radicalise 

Qui peut croire que le chef de l'Etat gagne un total de quatre points en deux mois de luttes contre sa politique et son projet de reforme des retraites.  

"Macron progresse" - et non plus simplement sa cote de confiance, selon l'AFP-  notamment auprès de ses électeurs du 1er tour de la présidentielle 2017 (+4), insiste Elabe, mais aussi de ceux de François Fillon (+8), pour ne pas dire Les Républicains, comme de Jean-Luc Mélenchon (+6).

Il est vrai que Elabe satisfait une commande du groupe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault.
Son groupe de presse Les Echos et Radio Classique (qui inclut aussi Le Parisien) est chargé de la diffusion de cette carabistouille.

C'est le premier ministre qui trinque, bien que simple exécutant.
En première ligne dans le conflit sur les retraites, Edouard Philippe perd pour sa part un point, avec 29% d'avis positifs, et 63% (+1) ne lui font pas confiance. La plupart des récentes enquêtes donnent le couple exécutif stable ou en légère hausse, commente l'AFP.

Bien qu'en nette baisse (47%, -5), Nicolas Hulot reste en tête des personnalités politiques - qu'est-ce qu'on en a à faire ? - dont les Français ont une image positive, devant Nicolas Sarkozy (32%, -1), Jean-Yves Le Drian (30%, =) et Xavier Bertrand (30%, +1). Invraisemblable fourre-tout.

Retraites: "Les Grandes Gueules" interrompue en plein direct par des contestataires de la réforme

Macron exaspère les Français entretenant un climat insurrectionnel et provoquant  des actions "coups de poing"

Le sondage manipulateur qui met les démocrates en colère


"Les Grandes Gueules" diffusent le graphique erroné d'un sondage...Elabe.

Ils ont bien gagné leur abattement fiscal de 7.650 euros...

Peut-on parler de 'fake news' quand les réseaux sociaux ne sont pas en cause ?... 
Ce lundi 6 janvier 2020, RMC (groupe BFM) a diffusé un "étrange" (Libération) "graphique, où les pourcentages ne collent pas du tout à leur représentation." Le journal macronien accuse "le graphiste" qui "semble avoir mal transcrit les données des personnes favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans". "Supposément diffusé sur RMC Story durant l’émission des Grandes Gueules, affichant un soutien majoritaire des Français au très contesté 'âge pivot' proposé par le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites, cette tentative de manipulation de l'opinion a mis de l'huile sur le feu social.

Age pivot : «les Grandes Gueules» diffusent un graphique erroné sur un sondage


Selon l’infographie, 55% des personnes sont favorables à la mesure, contre 29% qui y sont opposées. Premier problème : la représentation des pourcentages semble erronée, puisque les 55% de personnes favorables (en vert) ne font la taille que d’un tiers du disque, tandis que les 29% de sondés opposés (en rouge) remplissent quasiment l’intégralité du camembert, à l’exception d’un pourcent en blanc. Autre erreur manifeste de graphiste "low cost" - un stagiaire, probablement - : le total ne fait pas 100% mais 85%.
Lors de sa parution à 09h09, l’animateur Olivier Truchot fait mention de l’âge pivot [à 64 ans], également appelé âge d’équilibre ou âge du taux plein, en déclarant "c’est ce qui pose problème aux syndicats , qui sont prêts à être d’accord avec la réforme" [les seuls réformistes]. Le graphique apparaît alors à l’écran mais n’est pas commenté sur le plateau. Image quasiment subliminale et à coup sûr sournoise.

Les données affichées à l’écran ne correspondent pas à celles qu’on peut voir en consultant le sondage ELABE pour BFM TV du 6 janvier 2020, mais diffusé à 10h17 sur Twitter. Sur le site du sondeur, on peut lire - selon l'heure -  que "33% des Français (et non 55%, comme sur le camembert de RMC) sont favorables à la mise en place d’un âge pivot à 64 ans avec un système de bonus/malus, contre 66% opposés (et non 29%)".

Si la suppression des différents régimes est soutenue par 2 Français sur 3, la mise en place d’un âge pivot à 64 ans cristallise l’opposition.

Sondage @elabe_fr pour @BFMTV
➡️ https://elabe.fr/retraites-reforme/ 






Voir l'image sur Twitter



Le producteur de l’émission reconnaît "une erreur de l’infographiste", tout en soulignant que le graphique incorrect n’a été diffusé qu’une seule fois et en
assurant qu'"il n’y avait pas de volonté de désinformer".

VOIR et ENTENDRE la scène de colère en direct :

mercredi 18 décembre 2019

Réforme des retraites : la pédagogie contre-productive du pouvoir sur l'opinion

57% des Français sondés sont opposés à la réforme des retraites
Et c'est un sondage Elabe pour... BFMTV qui le confirme
Le "grand" débat était déjà
une première imposture

C'est une condamnation du gouvernement.
Depuis la démission de Jean-Paul Delevoye, l'exécutif est désormais placé face à une opposition de plus en plus puissante. Un nouveau sondage Elabe publié par BFMTV fait état d'un nouveau constat marquant : 57% des Français interrogés se déclarent opposés à la future réforme des retraites. Une hausse de huit points depuis le 11 décembre. 
Ils ne sont plus que 43% à y être favorables, soit une baisse de sept points.

Seules les personnes âgées de 65 ans ou plus - qui ne sont pas directement concernées-  représentent encore un dernier bastion pour le gouvernement, et encore ne sont-elles qu'un peu plus de la majorité (53%) à soutenir le projet Macron. 
Opposants majeurs à la réforme, les professions intermédiaires (61%) et les employés (60%) se disent prêts à continuer le mouvement de contestation, en dépit de l'offensive médiatique téléguidée par l'Elysée ne présentant que des témoignages d'usagers mécontents des transports et, depuis peu, des commerçants (restaurateurs, en première ligne) sur BFMTV, CNews et LCI et TF1. 

La grève nationale organisée par les syndicats est soutenue par 54% des Français
et grimpe même dans certains secteurs professionnels comme dans le privé.

Une volonté de mettre la grève en pause lors des fêtes

Puisque la population juge les revendications des syndicats de plus en plus justifiées, le pouvoir actionne désormais les leviers médiatiques contre les modes d'action syndicale. Si la majorité des Français (54%) éprouve du soutien ou de la sympathie pour cette mobilisation contre la réforme des retraites, 63% d'entre eux aimeraient, selon Elabe et son donneur d'ordre BFMTV,  que le mouvement se mette en pause lors des vacances de Noël et du Nouvel An. 
Seuls 36% comprennent que Macron a décidé de se dévoiler sur son projet à l'approche de la "trêve des confiseurs" pour briser la mobilisation. Le sondage lui vient en appui en mettant en avant cette pause contre la nécessité d'une prolongation de la grève, notamment parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (62%).

Commandé et diffusé par BFMTV, le sondage Elabe fait - autant que faire se peut - état des points anxiogènes du projet dévoilé au compte-gouttes (supplice chinois) qui cristallisent les tensions entre le gouvernement et une forte majorité de Français.
67% d'entre eux s'accordent sur la suppression des 42 régimes spéciaux, un score en baisse de trois points, alors qu'e Macron en a recréé plusieurs, tels ceux en faveur des policiers et militaires qui vont bien garder leur régime dérogatoire !


La mise en place d'un système de retraite universel par points n'est acceptée que par 52% des sondés mais ses partisans perdent six points pendant que les opposants en gagnent sept (48%)

Point majeur de la gronde populaire : le nouvel âge pivot est rejeté par 67% des Français interrogés, une hausse de treize points en une semaine.

Macron va devoir demander à Philippe d'assouplir sa position pour répondre à cette opposition grandissante, s'il veut véritablement offrir aux Français des fêtes de fin d'année familiales. 

49% des Français souhaitent une "révision en profondeur" du projet, 24% réclament le retrait pur et simple du projet, tandis que seulement un Français sur quatre (26%) souhaite son maintien.

jeudi 5 septembre 2019

Municipale LREM à Paris : Villani écrase Griveaux en popularité

Griveaux a plus de réseaux, mais moins de connexion populaire

Le député de l'Essonne est mieux apprécié de l'ensemble des Français mais aussi des sympathisants LREM

"Cédric, il n'a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser,"
avait dit Griveaux de Villani.
L'arrogant Griveaux, déstabilisé par Villani, le nouveau venu
Mais sa notoriété est plus faible que celle de Benjamin Griveaux qui a laissé un méchant souvenir de son passage au porte-parolat du gouvernementselon le baromètre Elabe pour le groupe Les Echos et Radio classique, filiale de LVMH, comme Le Parisien, également détenu par l'homme d'affaires Bernard Arnault. 

Ce premier instantané de la situation du mouvement présidentiel en campagne pour la municipale de 2020 à Paris couvre la France entière et non pas la seule ville de Paris, mais les cas de dissidence risquent désormais de se multiplier sur l'ensemble du territoire, de Nice à Lille, en passant par Lyon. Mais la photo du jour, au lendemain de la déclaration de candidature de Villani (LREM) et du refus du parti du président de sanctionner le dissident, en rupture avec ses propres statuts, constituent une première évaluation du risque encouru en mars 2020, par LREM, après son revers aux Européennes, en arrivant deuxième derrière le FN, malgré l'investissement personnel du locataire de l'Elysée qui avait écarté Nathalie Loiseau, la tête de liste qu'il s'était choisie : une 'Renaissance' avortée

Dès sa déclaration de candidature pour la mairie de Paris, le député de l'Essonne - élu à Saclay - Orsay avec 69,36 % des voix exprimées - Cédric Villani peut déjà se féliciter d'avoir une meilleure cote de popularité que le candidat officiel de La République en Marche, Benjamin Griveaux.
Selon le sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique , 17 % des Français ont une opinion positive de lui, et 29 % une opinion négative, contre 11 % à Benjamin Griveaux qui accumule 43 % d'opinions négatives.

Sa notoriété porte préjudice à Griveaux

Cedric Villani at his office 2015 n2 (cropped).jpg
Les deux hommes n'ont pas la même notoriété, selon Elabe. Les Français sont plus d'un sur deux (54 %) à ne pas avoir d'opinion sur Cédric Villani. Le mathématicien n'était pourtant pas passé aussi inaperçu que le prétend l'entreprise de sondages associée à BFMTV, du fait de son apparence, sa lavallière d'un autre âge, sa broche d'araignée au revers de la veste ou le cheveu en bataille. Surnommé le "Lady Gaga de la politique", le député-mathématicien LREM a normalisé son look depuis qu'il est candidat à la Mairie de Paris.

L'homme a du caractère et ne se laisse pas prendre au piège de la loyauté tendu par Griveaux. 
Le favori du président a cru pouvoir tenir son collègue en respect. En avril, Griveaux déclara "ne pas douter" de la loyauté de Villani... "J'espère le convaincre que sa place est dans sa famille et qu'il pourra porter toutes ses idées avec nous," avait déclaré le candidat LREM alors que Cédric Villani devait annoncer début septembre s'il présenterait une candidature dissidente.
“Cédric a dit qu’il serait loyal; je n’ai pas de raison de douter de sa parole”, avait insidieusement glissé l'ancien porte-parole du gouvernement au JDD. "On a plus de points communs que de divergences : avoir soutenu le Président, avoir été choisis par LaREM pour les législatives… C’est grâce à LaREM que nous sommes députés", avait fait valoir le fils de notaire et d'avocate, né à Saint-Rémy (village bobo du Luberon) et ex-pensionnaire dans un lycée catholique privé de Lyon, pensant casser les genoux du médaillé Fields, équivalent, en mathématiques, du prix Nobel.
Compagnon de campagne du président Macron, l'ex-socialiste Griveaux a été désigné par Macron et non pas par la baseil a depuis reçu la facture de ce déni de démocratie. 

Pas plus que Macron envers Hollande, Villani ne se sent lié à un homme. 
Avec 46 % d'opinions négatives, le candidat officiel de LREM, Benjamin Griveaux, souffre d'une personnalité déplaisante et de ses bourdes accumulées lors de son passage au gouvernement, où il a été notamment porte-parole. 

Plus connu, Griveaux est aussi plus rejeté. 
"Benjamin Griveaux a des difficultés dans l'opinion car il a été ministre au moment de la crise des Gilets jaunes," raconte Bernard Sananès, le président d'Elabe. "Il a pris sa part d'impopularité", estime-t-il. De son côté, Cédric Villani n'est pas encore installé dans l'opinion.
Parmi les électeurs de LREM, le mathématicien bénéficie aussi d'un avantage. 
Il bénéficie de 37 % d'opinions positives contre 31 % pour Benjamin Griveaux. Là encore, l'ancien porte-parole du gouvernement jouit d'un faible coefficient de sympathie compte tenu de sa proximité avec Emmanuel Macron et de son passage controversé au gouvernement. 

Griveaux est un dilettante acculturé doublé d'un malveillant arrogant
C'est ainsi qu'il a cité le nationaliste Maurras en pensant faire référence au résistant Bloch. Il a en outre tenté de faire pleurer dans les chaumières en affirmant qu'"avec ses revenus, il ne pouvait pas être "propriétaire à Paris". "Je ne vis pas dans un château", a-t-il tenu à faire savoir, précisant gagner 7.900 euros par mois. "Moi, je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi, je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché", a aussi martelé l'ancien député de Paris 3e, un quartier recherché, avec de nombreux hôtels particuliers, tels l'Hôtel de Montmorency, l'Hôtel de Marle ou encore l'Hôtel d'Albret. Et ce n'est pas tout : "Je n'ai pas de voiture. Je ne m'habille pas dans des costumes très chers, je peux vous donner de super adresses pas loin d'ici , voilà, c'est comme ça. Il faut qu'on fasse tomber cette espèce de mythe", a insisté Benjamin Griveaux, jusqu'à la nausée. Marié à Julia Minkowski, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski et avocate, il a préféré cocooner dans les ministères. Lien Facebook

Enfin, à gauche comme à droite, Cédric Villani est aussi mieux apprécié par les sympathisants des deux camps.
L'Opinion, 28 août 2019
Sondage réalisé les 3 et 4 septembre 2019 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas.

mercredi 28 août 2019

54% des Français estiment que leur pouvoir d'achat s'est plutôt affaibli au cours de ces derniers mois

2 Français sur 3 restent pessimistes sur  l'avenir de la société française 

58% des Français considèrent que la politique de Macron n'a pas changé depuis la fin du mouvement des Gilets Jaunes,
confirme le nouveau sondage Elabe "L'opinion en direct", publié ce mercredi.

Résultat de recherche d'images pour "pouvoir d'achat Macron"

Plus de la moitié des Français estiment que
 Macron et Philippe n'ont pas tiré les leçons du mouvement des Gilets jaunes.
 
D'après l'enquête Elabe, "L'opinion en direct", conduite pour BFMTV, 58% d'entre eux considèrent que la feuille de route de l'exécutif n'a pas changé depuis la crise qui a secoué le pays pendant plusieurs mois.


Ce scepticisme est particulièrement pregnant chez les 35-49 ans, dont 72% des interrogés partagent cet avis. Ce chiffre augmente (73%) chez les catégories sociales populaires et moyennes. A contrario, les retraités sont les plus nombreux (56%) à considérer qu'il y a eu un changement dans la politique menée par le gouvernement.

Le changement de méthode n'est pas sensible
En termes d'affiliation politique, les électeurs de Marine Le Pen (76%) et de Jean-Luc Mélenchon (72%), ainsi que les abstentionnistes (66%), portent logiquement le jugement le plus intransigeant vis-à-vis de l'exécutif. Les Français ayant voté pour François Fillon et Benoît Hamon sont plus partagés, 48% et 51% d'entre eux estimant que le chef de l'Etat et le premier ministre ont modifié leur politique "sur quelques aspects".

66% des personnes interrogées jugent inchangés la méthode et le "style" Macron, depuis la fin du mouvement des Gilets Jaunes, en dépit de "Acte II" bidon de son quinquennat, censé être davantage dans la conciliation. Toutes les catégories d'âge et catégories sociales partagent cet avis. Les plus de 65 ans sont les seuls à se montrer plus partagés, 52% d'entre eux estiment que la méthode du président de la République est restée la même.

Les Français veulent croire en leur avenir personnel

A l'aube d'une rentrée chargée en nouvelles réformes, les Français se disent à  64% pessimistes sur "l'avenir de la société française", un chiffre en recul de trois points par rapport à l'année dernière, mais une notion floue. Les catégories les plus optimistes sur cette question sont les 18-24 ans (51% de pessimistes) et les classes sociales aisées (55%).

Politiquement, les plus pessimistes sont les électeurs de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle (83%), suivis des abstentionnistes (69%) et des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (69%). Les électeurs Macroniens gardent espoir: seuls 44% d'entre eux se disent pessimistes sur l'avenir de notre société.

En revanche, lorsqu'il s'agit de leur avenir personnel, les Français sondés par Elabe 62% se montrent plus optimistes. Cet optimisme décroit avec l'âge, passant de 83% chez les 18-24 ans à 54% chez les plus de 65 ans.

Le pouvoir d'achat, sujet prioritaire

Les Français sont 54% à estimer que leur pouvoir d'achat a été entamé au cours de ces derniers mois, ce qui représente une baisse de 20 points par rapport à ce que relevait Elabe le 31 octobre 2018.

Les femmes (60% des sondées contre 48% des hommes) et les personnes âgées de 65 ans et plus (67%) sont les Français les plus pénalisés par leur pouvoir d'achat.
Ce sujet demeure celui sur lequel Macron et son gouvernement doivent concentrer prioritairement leur action dans les mois à venir. 50% des personnes interrogées mettent le pouvoir d'achat en tête, suivi de la situation des urgences hospitalières (42%), de la lutte contre le dérèglement climatique (36%) et de la lutte contre le chômage (33%)
Moins d'un Français sur trois cite la réforme des retraites comme sujet prioritaire : ils attendent de savoir ce qui les attend.
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Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 août 2019.

mercredi 29 mai 2019

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

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Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.

mercredi 22 mai 2019

Européennes : Elabe et BFMTV maquillent la baisse de LREM derrière un menace du FN

Les manipulateurs préparent leur désaveu dans les urnes, évoquant l'abstention et la marge d'erreur de 3 points

Fake news : "A quelques jours des européennes, le RN passe devant LaREM pour la 1ère fois, LR en hausse," titre BFM TV

Le mouvement du président est-il 'fair-play'?
Bien que Macron ait pris le pouvoir à LREM, le  parti du président ne se reconnaît pas un devoir d'honnêteté plus vertueux que ses adversaires. Dans une tentative de victimisation, pour sauver le soldat Loiseau,  et de diabolisation de ses adversaires, pour se maintenir en tête dans les sondages commerciaux, LREM a réclamé le 'fact checking' des débats télévisés de la campagne...
Or, plus que jamais, la presse officielle se livre à des intox à répétition, sans que ni la LREM, ni le CSA et ni la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne la rappelle à la décence républicaine. Les 'fact-checkeurs' de Libération, du Monde ou de Radio France et de France Télévisions se sont-ils assoupis sur leurs rémunérations et abattements fiscaux ? 

Le Conseil d'Etat peut être consulté sur toute question ou difficulté d'ordre juridique ou administratif, notamment électoral, mais par le gouvernement....

Les listes LREM et RN sont toujours au coude-à-coude. 

A quelques jours des élections européennes, les deux listes ont moins d'un point d'écart, selon le dernier sondage hebdomadaire Elabe publié ce mardi. Depuis fin avril, RN est régulièrement placé en tête dans les sondages, en alternance avec LREM. Mais, depuis une dizaine de jours, LREM est à ce point à la traîne que le président Macron a pris le pouvoir, reléguant sa tête de liste au rôle de figurante: il se montre seul sur des affiches sauvages et convoque la presse régionale pour lui fournir directement ses éléments de langage.

A moins de cinq jours du scrutin des élections européennes, dimanche 26 mai, la liste Rassemblement national (23,5%, +1,5 point) est pourtant repassée en tête dans le sondage "L'Opinion en direct" réalisé par l'institut entreprise commerciale Elabe pour BFMTV, chaîne privée, publié ce mardi. La liste de la majorité recueille 23% des intentions de vote.

LR 3ème; EELV et LFI loin derrière; Place publique-PS hors-jeu

Malgré le duel de tête, qui exclut LR dans les media, la liste des Républicains serait en hausse de 1,5 points par rapport à la semaine précédente, à 12,5% des intentions de vote, mais c'est selon Elabe. Car la manipulation des électeurs frappe également celui qui fait tellement peur qu'il est occulté, à défaut d'être écarté. Derrière, la liste EELV baisse de 1,5 points sur une semaine, à 8,5%. La liste écologiste est au coude-à-coude devant la France insoumise (8%), en légère hausse de 0,5 point.

De son côté, la liste Place publique/PS (4%) reste toujours en dessous du seuil des 5%, nécessaire pour obtenir un siège d'eurodéputé au Parlement européen. Elle est devancée d'un demi-point par la liste Debout la France (4,5%). 

Les listes de Génération-s et du PCF recueillent, quant à elles, 3% des intentions de vote, mais sont en légère hausse (+0,5 pour Génération-s et + 1 pour la liste PCF).

Les 24 autres listes aux élections européennes se situent toutes en dessous des 2% d'intentions de vote, à l'image de la liste UDI, donnée à 1%, ou celle de Florian Philippot, qui recule de 0,5 point, à 2%.

Elabe tient à tout prix à marginaliser Les Républicains

Car le danger vient de François-Xavier Bellamy : il a fait un parcours sans faute et chauffe les oreilles de Loiseau gaffeur. 
Un taux de participation en hausse

Autre enseignement de notre sondage: 46% des inscrits interrogés se disent "tout à fait certain d'aller voter" dimanche. En une semaine, cet indicateur est en hausse de cinq points. Parmi eux, les retraités semblent les plus mobilisés: 56% sont sûrs de se rendre aux urnes, contre 37% pour les ouvriers.
Le sondage révèle aussi que deux tiers des électeurs votent tout d'abord pour soutenir la liste pour laquelle ils ont l'intention de voter. A l'inverse, seulement un sur cinq vote pour s'opposer à une autre liste. Cette tendance est néanmoins plus marquée chez les électeurs RN, qui sont 34% à déclarer vouloir voter pour s'opposer à une liste, contre seulement 9% chez les Républicains par exemple.
Interrogés sur les bénéfices de l'Union européenne, les Français apparaissent partagés. 30% estiment qu'elle a plus d'inconvénients que d'avantages, tandis que 28% pensent l'inverse. En outre, 41% jugent que l'UE a autant d'avantages que d'inconvénients.


Sondage Elabe pour BFMTV réalisé par Internet du 19 au 21 mai 2019 sur un échantillon de 2.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le détail de la méthodologie est disponible sur le site de notre partenaire Elabe.


La marge d'erreur admise

Comme toute enquête statistique,
un sondage présente une incertitude appelée "marge d’erreur" ou "marge d’incertitude". La marge d’erreur ou d’incertitude d’un sondage dépend de la taille de l’échantillon interrogé et du résultat observé.
Pour un échantillon de 1.000 personnes interrogées, les marges d’erreur sont de  ...5%, avec un niveau de confiance de 95%, selon Elabe.

Si le vote-sanction probable s'applique à Macron, comme le craint l'Elysée,
le 26 mai au soir, LREM peut se retrouver à 18% et LR à 18,5%...
Rien n'est joué.
Une sanction aussi de Elabe et BFMTV.