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dimanche 29 décembre 2019

L'AFP avait suggéré une baisse de mobilisation des grévistes dans les transports: elle avoue sa manipulation de l'opinion

L'Agence de presse française évoqua dimanche une trêve "comme prévu après l'embellie annoncée ce week-end par la SNCF" 

Après avoir dramatisé les grèves des transports contre la réforme Macron des retraites, l'AFP souffla le chaud et le froid dans ses "prévisions de trafic : 

du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF"
Prévisions de trafic : du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF
L'illustration de l'AFP suggère-t-elle une "embellie"?


"Il y aura moins de trains en circulation lundi sur tout le territoire. En revanche, à la RATP, après les treize lignes totalement fermées dimanche, seules la 7bis et la 13 demeureront closes lundi" [suggestion d'une chute de la mobilisation]. 
Or, l'AFP aurait pu inverser ces deux informations, mais elle est clairement dans la critique du mouvement de grève contre la réforme Macron en marche : ses journalistes sont-ils menacés dans leur propre régime spécial de retraite. En fait, il n'est pas remis en cause et ils conservent leurs privilèges. Mais il ne faut manifester aucune ingratitude envers ce pouvoir... 
Le trafic dans la capitale restera cependant "perturbé" à "très perturbé," selon le moyen de transport choisi.
Le trafic restera perturbé à la SNCF lundi, au 26e jour de la grève [s'en agace-t-elle ou s'en félicite-t-elle en signalant cette reprise ? La présentation que donne l'AFP des faits qui suivent est une réponse] contre le projet de réforme des retraites, avec seulement un TGV sur deux et un Transilien (train de banlieue) sur 4 en circulation à la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre. Pour les longs déplacements, c'est moins bien que ce week-end (6 TGV sur 10 et 7 OUIGO sur 10), l'entreprise publique s'étant concentrée [qu'elle en soit remerciée] sur les trois derniers jours pour permettre à un maximum de personnes de se déplacer entre Noël et le Jour de l'An.

La moitié des TGV desservant les axes Est, Atlantique et Sud-Est et la moitié des Ouigo circuleront, pour trois TGV sur cinq sur l'axe Nord [que les cadres non-grévistes - briseurs de grève - de la SNCF en soient remerciés]. Les liaisons intersecteurs (province-province) seront très limitées (trois TGV sur dix) et le trafic international toujours affecté, selon un communiqué du groupe ferroviaire, qui prévoit également quatre circulations sur dix en moyenne pour le TER - essentiellement assurées par des cars [dont l'AFP n'évoque pas la hausse vertigineuse des tarifs] - et un train Intercités sur quatre.

De son côté, le trafic RATP connaîtra - comme prévu là aussi - une "amélioration significative" lundi, veille du réveillon de la Saint-Sylvestre, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement ou partiellement, a annoncé la régie dimanche.

Les lignes 1 et 14 du métro fonctionneront toute la journée [l'AFP ne précise pas que ce sont les deux lignes automatiques du réseau !], comme les jours précédents. Sur toutes les autres lignes, à l'exception de la 7bis [19e arrondissement de Paris] et de la 13 [la plus longue du réseau parisien, reliant  à Paris notamment Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine, sur la branche nord-est, et Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Clichy] qui resteront fermées [volonté de minimisation de la mobilisation], le trafic sera limité aux heures de pointe, et parfois seulement le matin ou le soir, avec une fréquence réduite et des stations fermées. Sur les RER A et B (zone RATP), le trafic restera "très perturbé" mais sera assuré de 6h30 à 19h30.

Dans les tramways, le trafic sera "normal" sur cinq lignes sur huit, les trois autres présentant un trafic "quasi normal". 
Trois bus sur quatre sont annoncés en moyenne, les fréquences variant selon les lignes.

vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Laurent Berger échoue à remettre les cheminots CFDT au travail

La CFDT-Cheminots maintient son appel à la grève

La base CFDT-Cheminots désapprouve la position prise son secrétaire général

Les cheminots de la SNCF ne lâchent rien.
Ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève contre la réforme des retraites car "les avancées obtenues ne sont pas suffisantes" pour garantir "l'intégralité des droits pour tous les cheminots au statut", a déclaré son secrétaire général adjoint Sébastien Mariani.

Appelant à une grève illimitée à la SNCF, le syndicat "se projette dans la perspective des temps forts de début janvier", a ajouté Sébastien Mariani. Les avancées obtenues "ne sont pas suffisantes au regard des engagements du Premier ministre" Edouard Philippe, qui avait assuré en 2018, "que tous les droits des cheminots au statut seraient maintenus" après l'entrée en vigueur de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2020, a-t-il indiqué.

Opposé à l'UNSA ferroviaire

L'Unsa ferroviaire appelle à une pause pour les fêtes mais elle ne pèse que 7% chez les conducteurs. Une position pas toujours suivie par la base. "Pas de pause" dans la grève illimitée à la SNCF, "la trêve, c'est la défaite", " toujours dans la lutte" contre la réforme. 

Vendredi sur Twitter, au 16e jour consécutif du conflit, des militants de l'Unsa ferroviaire ont dénoncé la position arrêtée par leur bureau fédéral de "marquer une pause" pour les congés de Noël et du Nouvel An.

Une décision prise après avoir obtenu "des avancées notables" sur les retraites des cheminots et "dans un souci de continuité du service public", a expliqué le syndicat. 
Mais lors d'assemblées générales (AG) vendredi, par exemple à Rennes ou à la gare de Lyon, à Paris, des militants UNSA ferroviaire ont voté pour la poursuite de la grève.

"On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées," raconte le Bureau
"C'est un épiphénomène", a minimisé Didier Mathis, secrétaire général du syndicat. "On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées. C'est un dossier très pointu et complexe", a-t-il fait valoir. Et "il y a de l'incompréhension. On a appelé à une pause. 
On verra en janvier quelle attitude suivre et on reviendra en force sur nos revendications" car s'il y a "des avancées, le compte n'y est pas" encore, a-t-il souligné. La période de Noël "n'est pas propice pour continuer un mouvement", a-t-il jugé. Les cheminots aussi prennent des vacances, "doivent recharger leurs batteries" et "penser à leur trésorerie. Un jour de grève, c'est environ 100 euros perdus". 

A la RATP, le syndicat UNSA a d'ailleurs laissé aux "AG souveraines" la décision de poursuivre ou non la grève, tout en expliquant avoir obtenu une "réponse incomplète" d'Edouard Philippeà ses revendications.


mercredi 18 décembre 2019

Réforme des retraites : la pédagogie contre-productive du pouvoir sur l'opinion

57% des Français sondés sont opposés à la réforme des retraites
Et c'est un sondage Elabe pour... BFMTV qui le confirme
Le "grand" débat était déjà
une première imposture

C'est une condamnation du gouvernement.
Depuis la démission de Jean-Paul Delevoye, l'exécutif est désormais placé face à une opposition de plus en plus puissante. Un nouveau sondage Elabe publié par BFMTV fait état d'un nouveau constat marquant : 57% des Français interrogés se déclarent opposés à la future réforme des retraites. Une hausse de huit points depuis le 11 décembre. 
Ils ne sont plus que 43% à y être favorables, soit une baisse de sept points.

Seules les personnes âgées de 65 ans ou plus - qui ne sont pas directement concernées-  représentent encore un dernier bastion pour le gouvernement, et encore ne sont-elles qu'un peu plus de la majorité (53%) à soutenir le projet Macron. 
Opposants majeurs à la réforme, les professions intermédiaires (61%) et les employés (60%) se disent prêts à continuer le mouvement de contestation, en dépit de l'offensive médiatique téléguidée par l'Elysée ne présentant que des témoignages d'usagers mécontents des transports et, depuis peu, des commerçants (restaurateurs, en première ligne) sur BFMTV, CNews et LCI et TF1. 

La grève nationale organisée par les syndicats est soutenue par 54% des Français
et grimpe même dans certains secteurs professionnels comme dans le privé.

Une volonté de mettre la grève en pause lors des fêtes

Puisque la population juge les revendications des syndicats de plus en plus justifiées, le pouvoir actionne désormais les leviers médiatiques contre les modes d'action syndicale. Si la majorité des Français (54%) éprouve du soutien ou de la sympathie pour cette mobilisation contre la réforme des retraites, 63% d'entre eux aimeraient, selon Elabe et son donneur d'ordre BFMTV,  que le mouvement se mette en pause lors des vacances de Noël et du Nouvel An. 
Seuls 36% comprennent que Macron a décidé de se dévoiler sur son projet à l'approche de la "trêve des confiseurs" pour briser la mobilisation. Le sondage lui vient en appui en mettant en avant cette pause contre la nécessité d'une prolongation de la grève, notamment parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (62%).

Commandé et diffusé par BFMTV, le sondage Elabe fait - autant que faire se peut - état des points anxiogènes du projet dévoilé au compte-gouttes (supplice chinois) qui cristallisent les tensions entre le gouvernement et une forte majorité de Français.
67% d'entre eux s'accordent sur la suppression des 42 régimes spéciaux, un score en baisse de trois points, alors qu'e Macron en a recréé plusieurs, tels ceux en faveur des policiers et militaires qui vont bien garder leur régime dérogatoire !


La mise en place d'un système de retraite universel par points n'est acceptée que par 52% des sondés mais ses partisans perdent six points pendant que les opposants en gagnent sept (48%)

Point majeur de la gronde populaire : le nouvel âge pivot est rejeté par 67% des Français interrogés, une hausse de treize points en une semaine.

Macron va devoir demander à Philippe d'assouplir sa position pour répondre à cette opposition grandissante, s'il veut véritablement offrir aux Français des fêtes de fin d'année familiales. 

49% des Français souhaitent une "révision en profondeur" du projet, 24% réclament le retrait pur et simple du projet, tandis que seulement un Français sur quatre (26%) souhaite son maintien.

Depuis l'Olympe, Jupiter émet des signaux d'ouverture sur sa réforme des retraites

Macron se dit désormais ouvert à une "amélioration possible autour de l'âge pivot"

Il n'est pas en retrait, assure-t-il, mais modestement ..."en surplomb" !

En difficultés, l'impopulaire président se fixe maintenant pour "objectif d'obtenir une pause" de la mobilisation "pendant les fêtes" de fin d'année, lâche l'Elysée.

Les syndicats auraient-ils donc été enfin entendu au 14e  jour de grève ? 
L'ex-président jupitérien mollit : dorénavant, il se dit en effet "disposé à améliorer" le projet de réforme des retraites et envisage notamment "une amélioration possible autour de l'âge pivot" de départ à la retraite, a indiqué son entourage, mercredi 18 décembre, à l'adresse des organisations syndicales qui doivent défiler à Matignon cet après-midi pour une série de rencontres bilatérales de mise au point des violons, avant une rencontre multilatérale jeudi. 

Le chef de l'Etat tente de sauver la face.
"En même temps" qu'il affirme qu'il "n'abandonnera pas le projet" et ne le dénaturera pas non plus, il fait savoir aux responsables sociaux qu'il est disposé à l'améliorer, par le truchement des discussions avec les syndicats et au sein des établissements clé que sont la SNCF et la RATP", a nuancé l'Elysée, pour qui "c'est dans l'ordre des choses qu'il y ait des avancées d'ici la fin de la semaine"

Le président met de l'eau dans son fiel pour se rallier l'opinion.
Il s'est fixé pour "objectif d'obtenir une pause" de la mobilisation "pendant les fêtes" de fin d'année, assure-t-on.

Macron a renoncé à créer assez d'emplois pour financer son régime universel de retraite 

Il n'est plus question ni de réduction du chômage, ni de pouvoir d'achat, donc de création de richesse et de financement des retraites par l'augmentation du nombre des actifs.
Le gouvernement souhaite reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Les salariés prenant leur retraite avant cet âge subiraient une décote, c'est-à-dire un malus,  s'ils en ont les moyens, ceux partant plus tard percevant au contraire un "bonus", s'ils ont encore la santé
Les syndicats rejettent en bloc cette discrimination, notamment la CFDT, qui est favorable à une unification des 42 systèmes de retraites existants, mais considère l'âge pivot comme une "ligne rouge". Son problème, c'est que sa proposition d'augmentation des cotisations est loin de faire l'unanimité.

Macron en est à quémander des idées pour faire rendre son projet controversé attractif et équitable. Il espère des propositions de la part des syndicats et c'est pourquoi l'entourage de Macron a décrit mercredi un gouvernement la gueule ouverte "dans un cycle de négociations et de discussions permanentes" en vue d'obtenir une pause de la mobilisation contre la réforme. Qui dit pause dit démobilisation...

Mardi, au soir de la troisième journée nationale de mobilisation intersyndicale contre la réforme de retraites, qu'ils ont qualifiée de "franc succès", les syndicats ont décidé qu'il n'y aura pas de trêve avant le retrait du projet de réforme et ont décidé de poursuivre le mouvement.
Dans l'intérêt bien compris de tous.

samedi 23 décembre 2017

Macron ne serait pas pressé de retrouver Brigitte, le soir venu

Macron fait prévaloir le devoir présidentiel sur le devoir conjugal

Emmanuel fait durer les journées de travail

Résultat de recherche d'images pour "brigitte temps tete porte conseil"Le mythe de la puissance de travail  du quadra nuirait fortement à son appétit sexuel présupposé. La presse caniveau assure régulièrement que les équipes de l'Élysée sont particulièrement épuisées par le rythme que leur impose le président. La répétition est un ressort du comique, mais le risque est qu'il produise un contre-effet, éveillant le soupçon, en l'occurrence, en jetant le doute sur son appétence pour le sexe. Alors que des médecins (anonymes) s'étaient déjà inquiétés du surmenage dont souffrent certains conseillers  - non cités - d'Emmanuel Macron, c'est au tour de Brigitte Macron de "tirer la sonnette d'alarme", rapporte Europe 1, qui a mené ni plus ni moins qu'une "enquête", en ce vendredi de pénurie d'informations.

Les enquêteurs auraient découvert dernièrement que la sexagénaire trouve les draps froids
Maîtresse Brigitte en cuir slim
Elle aurait quitté la chambre conjugale pour aller voir ce qui retenait Manu. Et la retraitée de constater que son étalon s'attardait en réunion avec sa garde rapprochée, à 2 heures du matin. Elle aurait rapidement imposé la fin de cette réunion en demandant à chacun d'aller se coucher.
On se prend à penser que soit Manu est un besogneux, soit Hollande était un rapide qui abattait en deux heures le travail qui en requiert six à Macron.

Les députés de la "société civile" feraient la découverte des nuits courtes


Les nouvelles recrues de LREM ne tiennent pas la distance.
Tout ça pour préparer l'annonce que les conseillers du président auront droit à une semaine complète de congés entre Noël et le Nouvel An. En effet, les agendas du président et du premier ministre sont vides entre le 24 et le 31 décembre. 
La question de la cohérence se pose. Soit le président a besoin d'un temps énorme de travail et il ne peut se prendre de vacances, soit ses conseillers en prennent et il n'y a de travail pour personne, puisque les agendas du couple gouvernemental sont vides. 

La presse d'investigation nous raconte n'importe quoi. 
Résultat de recherche d'images pour "brigitte Macron Nemo  porte conseil"
La présence d'un chien,
comme à l'hôpital,
participe à la thérapie
La porte-parole officieuse de l'Elysée narre aux enquêteurs. "Selon Brigitte Macron, c'est une mesure indispensable pour que chacun se ressource un peu, et en particulier la plume du chef de l'État", rapporte Europe 1. En fait, une opération concertée, puisque France Info s'associe à ce lamento élyséen (cf. la video ci-dessus).

Lors de son entretien déambulatoire accordé au journaliste peroxydé, Laurent Delahousse, pour le service public de France 2, Emmanuel Macron avait déjà raconté le week-end dernier, justement, qu'il en demande énormément à ses équipes. La presse aux ordres ne fait rien d'autres que de rebondir sur un effet de langage qui prend sa source directement dans ce reportage insensé de servilité revisitée sur le modèle de l'ORTF gaullienne des années 60, voilà quelque 60 ans.

Résultat de recherche d'images pour "brigitte Macron Nemo  porte conseil"
Mais s'il veut tenir les cinq longues années de son mandat et ne pas perdre certains de ses conseillers en court de route, sa femme, Brigitte, tente de le raisonner pour qu'il leur laisse un peu plus de temps de repos. La retraitée de l'Education nationale se fait une idée terriblement laxiste des devoirs incombant au chef de l'Etat.

Au final, le couple présidentiel fera une pause. 
Résultat de recherche d'images pour "macron  la mongie"
Manu, mets ton cache-col, j'te dis !
Mamie Brigitte y tient et emmènera le gamin skier à la montagne, histoire de lui oxygéner le cerveau et de reprendre des forces, du côté de La Mongie, dans les Pyrénées, révèle Le Figaro, ce vendredi soir. C'est le village dans lequel le président de la République passait la plupart de ses vacances chez ses grands-parents lorsqu'il était plus jeune et où il retourne régulièrement. La dernière fois, c'était en avril 2017, juste avant l'élection présidentielle. Cette fois, ils se déplaceront soit en avion militaire soit en jet privé de luxe. Mais il ne peut faire moins que son premier ministre : présidentialité oblige ! Et puis son temps, comme celui de Philippe, est précieux...
La presse d'investigation saura-t-elle les y retrouver, au cours de la pause parlementaire de ... trois semaines?