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lundi 6 janvier 2020

L'Unsa ferroviaire revient dans la grève contre le projet de réforme Macron des retraites

L'Unsa ferroviaire met fin à sa "trêve" dans la grève à la SNCF

Ce 6 janvier, l'UNSA a annoncé la fin de la trêve dans la grève des cheminots.



Le syndicat de cheminots avait décidé de cette trêve le 19 décembre, après des concessions du gouvernement.

L'Unsa ferroviaire a décidé ce lundi de mettre fin à sa "trêve" dans la grève à la SNCF, a annoncé le syndicat, qui avait voté le 19 décembre une pause dans le mouvement pour les congés de fin d'année.  

Le deuxième syndicat de la SNCF estime que "toutes (ses) revendications n'ont pas encore été satisfaites", a-t-il indiqué dans un communiqué. L'Unsa ferroviaire "appelle l'ensemble des salariés de la SNCF à poursuivre le mouvement de contestation, pour continuer à peser sur les négociations à venir", ajoute le syndicat, dont l'appel à la trêve n'avait pas été suivi par tous ses militants. 

30.000 cheminots encore impactés par le système universel

Fin décembre, au lendemain d'une réunion à Matignon, l'Unsa-Ferroviaire, le deuxième syndicat au sein de la SNCF, avait voté une pause pendant les vacances" de Noël, après avoir obtenu des "avancées notables" en faveur des cheminots : calcul de retraite spécifique "à l'Italienne", départs anticipés... Objectif: "qu'aucun agent sous statut ne soit pas touché par la réforme des retraites".  

Or, selon ses calculs, malgré les concessions du gouvernement, 30 000 cheminots seraient impactés par la mise en oeuvre du système universel. "La clause du grand-père octroyée à l'Opéra de Paris a changé la donne, affirme Didier Mathis, secrétaire général de la fédération. Nos adhérents et nos militants estiment qu'il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures." 

Grèves dans les transports : la galère des usagers

Grève des transports : 3 TGV sur 4 mardi, le métro en circulation aux heures de pointeGrève : des blocages dans plusieurs universités parisiennesGrèves SNCF et RATP : "amélioration significative" du service pour ce lundi de la rentrée

Les esprits se sont en outre depuis radicalisés. Ce qui était vu comme une avancée hier, ne l'est plus après un mois de conflit. 


vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Laurent Berger échoue à remettre les cheminots CFDT au travail

La CFDT-Cheminots maintient son appel à la grève

La base CFDT-Cheminots désapprouve la position prise son secrétaire général

Les cheminots de la SNCF ne lâchent rien.
Ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève contre la réforme des retraites car "les avancées obtenues ne sont pas suffisantes" pour garantir "l'intégralité des droits pour tous les cheminots au statut", a déclaré son secrétaire général adjoint Sébastien Mariani.

Appelant à une grève illimitée à la SNCF, le syndicat "se projette dans la perspective des temps forts de début janvier", a ajouté Sébastien Mariani. Les avancées obtenues "ne sont pas suffisantes au regard des engagements du Premier ministre" Edouard Philippe, qui avait assuré en 2018, "que tous les droits des cheminots au statut seraient maintenus" après l'entrée en vigueur de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2020, a-t-il indiqué.

Opposé à l'UNSA ferroviaire

L'Unsa ferroviaire appelle à une pause pour les fêtes mais elle ne pèse que 7% chez les conducteurs. Une position pas toujours suivie par la base. "Pas de pause" dans la grève illimitée à la SNCF, "la trêve, c'est la défaite", " toujours dans la lutte" contre la réforme. 

Vendredi sur Twitter, au 16e jour consécutif du conflit, des militants de l'Unsa ferroviaire ont dénoncé la position arrêtée par leur bureau fédéral de "marquer une pause" pour les congés de Noël et du Nouvel An.

Une décision prise après avoir obtenu "des avancées notables" sur les retraites des cheminots et "dans un souci de continuité du service public", a expliqué le syndicat. 
Mais lors d'assemblées générales (AG) vendredi, par exemple à Rennes ou à la gare de Lyon, à Paris, des militants UNSA ferroviaire ont voté pour la poursuite de la grève.

"On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées," raconte le Bureau
"C'est un épiphénomène", a minimisé Didier Mathis, secrétaire général du syndicat. "On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées. C'est un dossier très pointu et complexe", a-t-il fait valoir. Et "il y a de l'incompréhension. On a appelé à une pause. 
On verra en janvier quelle attitude suivre et on reviendra en force sur nos revendications" car s'il y a "des avancées, le compte n'y est pas" encore, a-t-il souligné. La période de Noël "n'est pas propice pour continuer un mouvement", a-t-il jugé. Les cheminots aussi prennent des vacances, "doivent recharger leurs batteries" et "penser à leur trésorerie. Un jour de grève, c'est environ 100 euros perdus". 

A la RATP, le syndicat UNSA a d'ailleurs laissé aux "AG souveraines" la décision de poursuivre ou non la grève, tout en expliquant avoir obtenu une "réponse incomplète" d'Edouard Philippeà ses revendications.