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vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Laurent Berger échoue à remettre les cheminots CFDT au travail

La CFDT-Cheminots maintient son appel à la grève

La base CFDT-Cheminots désapprouve la position prise son secrétaire général

Les cheminots de la SNCF ne lâchent rien.
Ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève contre la réforme des retraites car "les avancées obtenues ne sont pas suffisantes" pour garantir "l'intégralité des droits pour tous les cheminots au statut", a déclaré son secrétaire général adjoint Sébastien Mariani.

Appelant à une grève illimitée à la SNCF, le syndicat "se projette dans la perspective des temps forts de début janvier", a ajouté Sébastien Mariani. Les avancées obtenues "ne sont pas suffisantes au regard des engagements du Premier ministre" Edouard Philippe, qui avait assuré en 2018, "que tous les droits des cheminots au statut seraient maintenus" après l'entrée en vigueur de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2020, a-t-il indiqué.

Opposé à l'UNSA ferroviaire

L'Unsa ferroviaire appelle à une pause pour les fêtes mais elle ne pèse que 7% chez les conducteurs. Une position pas toujours suivie par la base. "Pas de pause" dans la grève illimitée à la SNCF, "la trêve, c'est la défaite", " toujours dans la lutte" contre la réforme. 

Vendredi sur Twitter, au 16e jour consécutif du conflit, des militants de l'Unsa ferroviaire ont dénoncé la position arrêtée par leur bureau fédéral de "marquer une pause" pour les congés de Noël et du Nouvel An.

Une décision prise après avoir obtenu "des avancées notables" sur les retraites des cheminots et "dans un souci de continuité du service public", a expliqué le syndicat. 
Mais lors d'assemblées générales (AG) vendredi, par exemple à Rennes ou à la gare de Lyon, à Paris, des militants UNSA ferroviaire ont voté pour la poursuite de la grève.

"On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées," raconte le Bureau
"C'est un épiphénomène", a minimisé Didier Mathis, secrétaire général du syndicat. "On n'a pas eu le temps de leur expliquer clairement nos avancées. C'est un dossier très pointu et complexe", a-t-il fait valoir. Et "il y a de l'incompréhension. On a appelé à une pause. 
On verra en janvier quelle attitude suivre et on reviendra en force sur nos revendications" car s'il y a "des avancées, le compte n'y est pas" encore, a-t-il souligné. La période de Noël "n'est pas propice pour continuer un mouvement", a-t-il jugé. Les cheminots aussi prennent des vacances, "doivent recharger leurs batteries" et "penser à leur trésorerie. Un jour de grève, c'est environ 100 euros perdus". 

A la RATP, le syndicat UNSA a d'ailleurs laissé aux "AG souveraines" la décision de poursuivre ou non la grève, tout en expliquant avoir obtenu une "réponse incomplète" d'Edouard Philippeà ses revendications.


mercredi 27 novembre 2019

Elabe et BFMTV, à l'offensive contre les grévistes du 5 décembre, au côté de Macron

Le soutien des Français à la mobilisation du 5 décembre serait en "net recul", selon  BFM

La paire BFM-Elabe aurait-elle pris la peine d'annoncer que la mobilisation est massivement approuvée ? 



L'entreprise de sondages Elabe, pilotée par BFM, a sondé par internet des Français sélectionnés (cookies ou adresse IP repérées) sur leur appréciation de la mobilisation du 5 décembre prochain. Et si les sondés sont encore majoritaires à soutenir les grévistes, ce soutien semble s'étioler au fil du temps, selon l'entreprise commerciale de sondages à la demande. 

A quelques jours de la grève du 5 décembre, l'homme d'affaires propriétaire de BFM a investi dans un sondage de complaisance envers la majorité, alors que les sondés ne savent rien, ni du projet flou de réforme, ni de l'ampleur et de la durée des grèves reconductibles annoncées. Alors que les salariés des transports et des services publics ont prévu une journée de mobilisation qui  s'annonce extrêmement suivie, de l'aveu même du premier ministre, ce jour, plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, la FSU et Solidaires et quatre organisations satellites de la jeunesse (Unef, UNL, MNL et FIDL) ont également confirmé leur présence afin de s’opposer à la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Sans compter une partie de la CFDT (Cheminots et RATP), menacée de scission. 

Ce mercredi, si, soulignant sa volonté de mener cette réforme jusqu'au bout sans transiger sur les régimes spéciaux, tout en assurant "en même temps" être "prêt à la discussion," le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu'il n'est pas "tétanisé" par la grève interprofessionnelle qui s'annonce pourtant massive,  Macron la craint et la caricature d'avance. Plus offensif, il s'applique d'avance à la caricaturer, polémiquant sur la défense des acquis sociaux et des régimes spéciaux.

Elabe participe à la pression médiatique de l'Elysée sur l'opinion, mettant en oeuvre un nouveau sondage "L’Opinion en direct" publié ce mercredi. Sans surprise, il assure que les Français sont divisés sur cette grève comme sur les précédentes, mais que leur soutien est en net recul depuis la rentrée de septembre.

Un soutien "encore" (sic) majoritaire 

Résultat de recherche d'images pour "réforme des retraites"
A une semaine de la mobilisation, cette nouvelle enquête affirme, malgré une marge d'erreur non précisée, que 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre en baisse de 11 points en comparaison d'une étude datant de début novembre.
Seulement 30% s'y disent opposés, soit grosso modo les inconditionnels actuels du régime selon les sondages, voire hostiles (+6%), selon les sondages. 
Et 17% indifférents (+5%). 

Parmi les catégories socioprofessionnelles d'actifs interrogées, ce sont les ouvriers et les employés qui semblent les plus enclins à soutenir la mobilisation (66% et 64%) : ils sont aussi les plus vulnérables et exposé à la valeur accordée dans l'avenir au point de retraite. En revanche, les retraités semblent plus incertains puisque 48% la désapprouvent et 42% la soutiennent : ils ne semblent pas être directement visés et menacés. 

Selon leurs préférences politiques, les sympathisants semblent également dans l'expectative et la réforme des retraites "polarise les électorats de l’élection présidentielle de 2017", estime Elabe, dont la référence ne tient pas la route, qu'il s'agisse de l'électorat socialiste ou ex-UMP. Ainsi, l'approbation est plus forte parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (81%), de Marine Le Pen (65%) et de Benoît Hamon (64%), ce qui ne fait pas davantage sens en termes de pourcentages. 
En revanche, elle est minoritaire chez les sympathisants de Macron (31%) président apprécié de la "société civile" et des privilégiés et de François Fillon (32%). Cette dernière identification semblant dépassée depuis des années : que les sondés s'en réclament paraît plus que suspect et jette un peu plus le discrédit sur Elabe.

Une grève reconductible ? 

Résultat de recherche d'images pour "greve cheminots  CFDT"
Le syndicat CFDT-Cheminots a annoncé, jeudi 21 novembre, qu'elle déposera un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre
La durée de la mobilisation est une inconnue qu'Elabe et ses sondés ne semblent pas prendre en compte, relativisant donc ainsi l'intérêt de cette commande par BFM.
Les Français interrogés sont une très large majorité à penser subjectivement que le mouvement va s'inscrire dans la durée (73%), un chiffre en nette hausse, +7%, en comparaison de l'enquête Elabe du 7 novembre pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, danseuses médiatiques de Bernard Arnault, l'homme d'affaires propriétaire de LVMH, groupe de luxe
A l'inverse, ils sont 26% à estimer que la mobilisation sera courte.

L'enquête à huit jours de la mobilisation est tendancieuse, voire fallacieuse, puisque fondée sur des a priori et des ressentis et motivée par la volonté de manipuler les Français. 
Elabe prend toutefois des précautions. Le clivage "semble" s'estomper, puisque pour une très large majorité des électeurs de l'élection présidentielle de 2017, comme si le paysage politique n'avait pas été profondément bouleversé, le mouvement sera le début d'une mobilisation d'ampleur dans le temps: 85% (+11) des électeurs de Benoît Hamon, 84% (+6) de ceux de Jean-Luc Mélenchon, 77% (+15) de ceux de François Fillon (faut-il dire à Elabe que le spectre de Fillon ne fait peur à personne et que LR n'est pas son enfant ?), 71% (=) de ceux de Marine Le Pen et 65% (+12) de ceux du banquier Macron.

Macron et son gouvernement pointés du doigt 

La réforme des retraites est un puissant levier de la contestation sociale du régime.
Résultat de recherche d'images pour "réforme des retraites"
Sur le fond de la mobilisation, les Français ne font pas confiance à Macron qui, pour 42% des sondés, est l'unique responsable du conflit social provoqué par sa réforme des retraites. 
Ils sont en revanche 24% à estimer que la responsabilité (de la mobilisation ?!) est imputable aux syndicats de salariés et 34% à penser que la responsabilité est partagée, bien qu'ils n'aient rien demandé. Elabe doit relire sa copie !

Et - pendant qu'on en est à intoxiquer l'opinion - cette ambiguïté se retrouve quand on interroge les sondés sur la cause de cette mobilisation. En effet, ils sont à l'évidence nombreux (46%) à penser que la journée du 5 décembre est en réalité une mobilisation globale d'opposition à la politique menée par Macron et le gouvernement (et non par les syndicats ou les partis comme suggéré par les questions précédentes du sondeur).

Ils ne sont que 29% à estimer que cette grève est organisée "avant tout pour défendre les régimes spéciaux" et 24% seulement à penser que cette mobilisation est organisée "contre l'ensemble de la réforme des retraites prévue par le gouvernement." Le mécontentement est donc profond, au-delà même du sujet hyper-sensible des retraites.

Toujours sur le fond de la mobilisation, 7 Français sur 10 se disent pessimistes sur les effets réels de la phase de "concertation" bilatérale du gouvernement avec les parties ces dernières semaines, puisque, selon eux, "tout est déjà décidé" et cette phase "ne sera pas prise en compte." Un chiffre en augmentation, +9%, depuis la précédente étude.
A l'inverse, ils ne sont que 30% (les macroniens) à croire que cette phase de concertation sera prise en compte (-8%).  La défiance des Français grandirait-elle ?

Sondage Elabe réalisé pour BFMTV sur un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 26 et 27 novembre 2019.

dimanche 1 avril 2018

Début d'une grève SNCF usante: lundi 2 au soir; fortes perturbations, mardi

Il ne suffisait pas à la SNCF d'acheter le silence des usagers abandonnées en rase campagne

Les cadres-cheminots ont déjà gagné une prime de plus, avant même que la base ait commencé à nous gâter la vie pendant trois mois

Nostalgie de Mai 68
La direction de la SNCF a proposé à des cadres une prime pour les inciter à conduire des trains pendant la grève qui doit débuter lundi soir, a-t-on appris dimanche auprès de sources syndicales qui dénoncent une tentative de déstabilisation du mouvement.
"Depuis la semaine dernière", la direction "propose une prime de conducteur occasionnel" à des "cadres opérationnels qui ne la touchaient pas jusqu'à présent", a clamé Erik Meyer (SUD-Rail), qui avait commencé par faire fuiter l'information par franceinfo.

Cette prime mensuelle d'un montant de "150 euros" était jusqu'alors versée à des "cadres de direction issus de la conduite" amenés à conduire un train de temps en temps, "une fois par trimestre", a développé E. Meyer. La direction "a commencé à étendre ce dispositif" aux "cadres traction", les "chefs d'équipe" des agents de la conduite, leur proposant cette prime "de manière pérenne", a-t-il précisé.

Il s'agit d'"une prime qui existait déjà" et qu'on rendrait "plus incitative", a commenté Bernard Aubin, du syndicat FiRSTémanation de la CFTC (non-représentatif), en dénonçant des "pressions exercées sur l'encadrement pour remplacer les grévistes". C'est "la politique de la carotte et du bâton" pour "réduire au maximum les impacts de la grève", a-t-il commenté.

La direction de la SNCF a confirmé l'existence de "cette prime forfaitaire de 150 euros", qui "a pris effet au 1er janvier 2018", et a dénoncé "un faux procès", les discussions à ce sujet "remontant à 2017".

Qui sont les "jaunes" ciblés par l'offre ?
Résultat de recherche d'images pour "les jaunes briseurs de greve"Désormais, la prime "va être versée aux chefs conducteurs qui ont quitté la direction de la traction (...), mais qui continuent à entretenir leurs compétences", afin de pouvoir "remplacer des conducteurs au pied levé, quelle que soit la cause du remplacement", a expliqué un porte-parole.

"Jusque là, ils le faisaient sans rémunération supplémentaire", a-t-on précisé de même source. Les briseurs de grèves seront désormais récompensés par cette prime "tous les mois, indépendamment du nombre de jours de conduite effectués" et cela "va aider à assurer la continuité du service public pendant la grève", a ajouté le porte-parole.

Face à la grève dure qui s'annonce, "on voit bien" que la direction est "aux abois", a estimé E. Meyer. 
Cédric Robert (CGT Cheminots) a accusé pour sa part la direction d'être "prête à tous les subterfuges pour casser la grève".

La grève à la SNCF contre le projet de réforme de leur statut démarre lundi soir

CGT, Unsa et CFDT appellent à un mouvement par épisode de deux jours sur cinq jusqu'au 28 juin, SUD-Rail appelle à une grève illimitée, reconductible par 24 heures.

L'opposition des syndicats de la SNCF est unitaire, face à un gouvernement déterminé à ne pas céder. Evoquant les remontées de certaines régions, E. Meyer a parlé par exemple d'"un TER sur dix en Picardie" pour mardi et, en région parisienne, d'une circulation sur le RER D "catastrophique". C'est la ligne du réseau express régional d'Ile-de-France qui dessert une grande partie de la région selon un axe nord-sud. Elle comprend trois arrêts dans Paris intra-muros : Gare du Nord, Châtelet - Les Halles et Gare de Lyon.

Lundi soir, le trafic devrait être peu perturbé, mais la grève entrera dans  le dur mardi, à l'aube, avec la promesse de très fortes perturbations.

En atteignant le "haut du spectre" de la démagogie, la SNCF verse dans le populisme.
Après le remboursement du ticket des usagers abandonnés au milieu de nulle part (sondage PaSiDupes ci-dessous : colonne de droite -> SNCF et catastrophe naturelle) et les chocolats aux voyageuses pour la Journée internationale de la femme (lien PaSiDupes), voici la prime aux "jaunes"...

lundi 6 septembre 2010

Grève du 7 septembre : les prévisions de galère ‎SNCF

Partis et syndicats créent des difficultés aux Français

CGT-cheminots: "Demain, vous serez tous des Rom !"

Dans le cadre de l'action syndicale qui frappe les travailleurs en visant le gouvernement, la circulation des trains SNCF sera fortement perturbée le mardi 7 septembre 2010.
Les prévisions sont généralement alarmistes, dans le cynique espoir d'inciter les Français à renoncer à leur journée de travail.
Aller sur Facebook, pour dire:
Le 7, je travaille !

La SNCF prévoit une circulation de 50% des TGV, 25% des trains Corail, 50% des TER et 40% des Transilien circulent, des seuils très proches du service minimum.

=> Préavis de grève SNCF et RATP pour le 7 septembre - Réservez un billet de train

A l'international,
les trafic Artésia (Relation France-Italie), les Talgo de jour (relation France-Espagne), les trains de nuit allemand (France-Allemagne), Elipsos (Relation France-Espagne) ne circulent pas.

Trafic normal sur
Eurostar, mais seuls 80% des Thalys circulent.

Les TGV Lyria (relation France-Suisse) circulent normalement sur l'axe Zürich, mais seulement 1 TGV sur 2 sur l'axe Genève et aucune circulation sur l'axe Berne. Les ICE sont aussi perturbés vers l'Allemagne.

TGV : 2 trains sur 5

La SNCF prévoit 2 trains sur 5 en moyenne sur les relations au départ ou à l'arrivée de Paris. Sur les axes Nord et Est, seul 1 train sur 2 circule, 2 sur 5 dans le Sud-Est et dans l'Ouest/Sud-Ouest, et 1 train sur 5 pour les TGV province-province.

Transilien : 2 trains sur 5 en heure de pointe

41% des trains circuleront.
Il s'agit des fréquences de passage des trains Transilien SNCF prévues en moyenne aux heures de pointe. Des trains supplémentaires sont susceptibles d'être mis en circulation.

La SNCF prévoit 1 train sur 2 sur le RER A et le RER C, 1 train sur 3 sur le RER B, 2 trains sur 5 sur le RER D et 3 trains sur 5 sur le RER E. Les interconnexion sont supprimées à Paris-Nord et entre Paris Gare de Lyon et Châtelet Les Halles.

Sur le réseau Transilien, la SNCF prévoir 1 train sur 3 sur la ligne H (Paris-Nord ouest), la ligne K (Paris-Crépy) et le tramway d'Aulnay-Bondy (T4). La SNCF prévoit 2 trains sur 5 sur les lignes J et L (Paris Saint-Lazare), N (Paris Montparnasse et R (gare de Lyon).
Enfin, la SNCF SNCF prévoit 1 train sur 2 sur la ligne P (Paris Est).

TER : 1 train sur 2

Pour le TER, la SNCF prévoit 1 service sur 2 en moyenne. Les perturbations seront inégales en fonction des préavis de grève régionaux dépendant des équilibres syndicaux locaux.

Corail de jour : 1 train sur 4

Pour Téoz, la SNCF prévoit 1 train sur 3 sur la relation Paris / Clermont-Ferrand, 1 train sur 3 sur la relation Paris / Limoges / Toulouse / Cerbère et aucune circulation sur Metz / Lyon et Strasbourg / Lyon.

Pour les Corail Intercités, la SNCF prévoit 1 train sur 2 dans le nord et l'est de la France, 3 trains sur 10 dans l'ouest et 1 train sur 4 dans le sud-est.

Les trains Lunea (Trains de nuit nationaux) ne circulent pas ces deux prochaines nuits. De même pour les auto-trains.
Bon courage: et si la gauche politique et syndicale tente de vous persuader qu'elle ne vous veut que du bien, demain sera le moment de vérifier !...
Ils ont prévu d'autres occasions avant que vous ne puissiez montrer par votre vote quels sont vos choix libres... Patience !

jeudi 4 février 2010

Grève SNCF mensuelle: 28,4 % de grévistes

Le service minimum au secours des usagers aux heures de pointe

La CGT ne multiplie plus les grévistes par trois

Le syndicat a compté 35,65 % de grévistes, aujourd'hui mercredi 3 février à la mi-journée.

L'un des derniers mouvements unitaires dans l'entreprise publique?

Les syndicats semblent diverger sur la suite à donner au mouvement
Lors de la précédente grève nationale le 20 octobre à l'appel de trois syndicats sur quatre (au lieu de quatre syndicats ce mercredi), la direction avait enregistré 23,75 % de grévistes, la CGT 31,6 %.
->Le secrétaire général de la CGT-cheminots Didier Le Reste a qualifié la mobilisation de "très sérieuse", y compris parmi les cadres, et table en fin de journée sur un taux d'au moins 40 % de grévistes comme escompté.
-> L'UNSA-cheminots, deuxième force syndicale derrière la CGT, parle d'un mouvement "moyen" mais émet des doutes sur le taux de la direction. D'après son secrétaire général, Jean-Daniel Bigarne, les conducteurs et contrôleurs se sont cependant moins mobilisés mercredi car ils ont obtenu en décembre des mesures de la direction après des menaces d'arrêt de travail.

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF
(CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), qui ont appelé à cesser le travail vingt-quatre heures, ont prévu de se retrouver jeudi pour décider des suites du mouvement. Ils ont averti que, "sans réponses concrètes" de la direction et du gouvernement, ils pourraient déclencher prochainement une grève reconductible.

A la différence de SUD, l'UNSA privilégie le dialogue social
  • Cependant, l'UNSA a indiqué mercredi qu'elle n'irait pas dans un tel mouvement "si les chiffres se confirment". "Ce serait le signe que les cheminots ne sont pas prêts à entrer dans une grève dure, nous privilègierions alors le dialogue social", a précisé Bigarne.
  • Or, SUD-Rail, troisième syndicat, a proposé dès mercredi "un appel unitaire à un mouvement de grève reconductible". La grève du jour "indique l'urgence de mesures nouvelles pour la SNCF", le syndicat exigeant "l'arrêt de la casse du fret ferroviaire" et de "l'éclatement" de l'entreprise, ainsi qu'une priorité aux trains régionaux et de banlieue, selon un communiqué.
  • Quant à la CGT-cheminots, elle souhaite voir "si la SNCF fait ou non des propositions" et prendre le temps de l'analyse avec les autres fédérations, avec qui elle doit se réunir jeudi. Le syndicat dominant souhaite "ré-enclencher le processus" par une nouvelle alarme sociale.
  • Pour sa part, la CFDT, qui reconnaît que la participation mercredi n'est "pas à la hauteur espérée", n'attend rien non plus d'une grève reconductible. "Avant, les cheminots exprimaient leurs inquiétudes dans des actions massives, désormais le désespoir domine", selon son responsable Arnaud Morvan, qui demande des "efforts" à l'entreprise sur la question des effectifs.

    Le service minimum devrait à nouveau faciliter la vie des travailleurs

    Le mouvement doit continuer jusqu'à jeudi 3 au matin
    Mercredi matin sur France 2, le service minimum n'était pas même mentionné. Bien que chaîne de service public, les journalistes militants payés par les usagers, donc les contribuables, soulignaient de façon totalement négative que les prévisions étaient seulement valables aux heures de pointe : peut-on faire plus ambigu ? D'ailleurs, aucun des deux ou trois usagers n'exprimait une opinion favorable à la SNCF. Le reporter a eu beau chercher, il n'a pas trouvé un seul passager qui apprécie de ne pas être bloqué comme d'habitude: seulement des mécontents ou des solidaires des grévistes. Ainsi, l'information était inadaptée...
    C'est en revanche sur le 19/20 national de France 3 qu'on apprenait que le service minimum avait fonctionné à plein à la satisfaction générale, dont une jeune voyageuse. Ils avaient même trouvé une cliente pour témoigner de la qualité du service et de la bonne information, malgré les perturbations occasionnées par les cheminots CGT et SUD.

    => Parmi les craintes des syndiqués, la réduction du nombre de wagons de voyageurs et l'augmentation des wagons dédiés au ferroutage. LIRE PaSiDupes
    Or, la promotion de ce système de transport des camions par le rail avait été relancée par le ministre Gayssot, un communiste qui ne peut être soupçonné d'hostilité aux cheminots. LIRE PaSiDupes
    Mais les gouvernements changent: les syndicats non !
    Lire PaSiDupes

    En savoir plus, en cas de perturbation du trafic
    www.sncf.com pour tous les trafics
    www.abcdtrains.com pour les prévisions Transilien par gare
  • vendredi 16 novembre 2007

    Les cheminots CFDT suspendent la grève

    Chantage à la reprise!
    La CFDT-Cheminots appelle à suspendre la grève à la SNCF. "Nous appelons les assemblées générales à voter la suspension du mouvement à la SNCF", a déclaré le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Arnaud Morvan, en disant constater l'essoufflement de la grève contre la réforme des régimes spéciaux à la SNCF et estimant qu'il faut maintenant négocier.
    La CFDT menace néanmoins de déposer un nouveau préavis de grève pour le 20 décembre prochain "qui pourrait être reconductible". Dans ce conditionnel il faut bien voir une tentative détestable d'intimidation. Le dialogue sent franchement mauvais... "Puisque le gouvernement nous donne un mois pour négocier -ce qui nous amène aux alentours du 20 décembre- nous lèverons ce préavis en fonction du résultat des négociations", a-t-il précisé, à la manière de la CGT-Cheminots...
    Pour l'heure, la CFDT-Cheminots manifeste plus de bon sens que la CGT, ou les étudiants de l'UNEF et de l'extrême gauche étudiante. "Il faut sortir du mouvement pendant qu'on est encore assez fort. Le temps est aujourd'hui à la négociation", a indiqué Arnaud Morvan.
    La CFDT-Cheminots a remporté 10,04% des voix aux dernières élections professionnelles à la SNCF pour l'ensemble des personnels et 3,25% chez les conducteurs de train. L'appel de la CFDT, s'il est suivi, ne devrait toutefois avoir un impact significatif que lundi matin, la plupart des assemblées générales qui se tenaient vendredi ayant reconduit le mouvement pour ce week-end. Comme prévu dès le départ du conflit…
    Au troisième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux, le mouvement était suivi vendredi par 32,2% des cheminots, selon la direction de la SNCF, contre 42,8% la veille. On comprend que la CFDT ait reçu le message de la base. Chiffres à comparer en outre avec ceux dans la RATP (LIRE le billet de PaSiDupes).
    La CGT-Cheminots fournissait de son côté vendredi un taux de grévistes "de l'ordre de 36%" contre quelque 46% de grévistes la veille selon ce syndicat. Mercredi, au premier jour du mouvement, la direction avait recensé 61,5% de grévistes.