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vendredi 19 juillet 2019

Légion d'honneur: la cavalière Agnès Saal n'est plus chevalier, pour deux ans !

L'ex-patronne de l'INA est sanctionnée du rang d'officier 

Sanctionnée en 2015 pour des frais de taxis indus, cette proche d'Aurélie Filippetti a été suspendue pour deux ans de son titre de chevalier de la Légion d'honneur

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Elle a également vu sa nomination au grade d'officier annulée, selon le Journal Officiel de vendredi.

En avril 2014, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, annonça la nomination d'Agnès Saal au poste de présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Nommée par décret du 30 avril, elle succéda le 12 mai suivant à Mathieu Gallet qui devint président de Radio-France à 33 ans. Celui-ci sera condamné pour favoritisme, mais il exclura de démissionner. Il faudra que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) engage une procédure en janvier 2018 pour que lui soit retiré son mandat à Radio France, avec prise d'effet au 1er mars 2018.

"C'est bien pour l'histoire de ses frais de taxis" qu'il est procédé à cette suspension et cette rétrogradation, a confirmé une source dans l'entourage du président de la République.
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Les enquêteurs chargés de l'affaire auraient recensé près de 400.000 euros de notes de taxi durant les sept années à la direction du Centre Pompidou de cette énarque (promotion Solidarité, 1983). Ces notes de frais seraient toujours en cours de vérification. Selon le Centre Pompidou, "le chiffre avancé par L'Express n'est pas exact", mais il ne souhaite pas intervenir davantage, la procédure étant en cours. Toujours selon ce journal, le montant serait plutôt de 90.000 euros pour sept ans dont 38.000 euros pour la période allant de janvier 2013 et avril 2014. Ce qui devient tellement plus acceptable !
Début janvier 2016, elle est exclue temporairement par décret de la fonction publique pour 2 ans, dont 6 mois ferme sans traitement.
Le 11 avril 2016, elle est convoquée devant le tribunal correctionnel dans le cadre d'une procédure de 'plaider-coupable', accusée "d’
avoir détourné 23.788,46 euros (hors taxes) de fonds publics entre mai 2014 et avril 2015" lorsqu'elle était présidente de l'INA. Les courses en taxi bénéficiaient essentiellement à ses enfants. Agnès Saal est condamnée à 150 jours-amende (à 30 euros par jour, soit 4.500 euros d'amende) et 3.000 euros de dommages-intérêts au profit d'Anticor, auxquels s'ajoutent trois mois de prison avec sursis pour des faits similaires lorsqu'elle était directrice du centre Georges Pompidou.
"C'est la grande chancellerie qui décide des mesures disciplinaires", explique la même source, même si c'est "le président de la République, grand maître de l'Ordre, qui signe les décrets"La même source ajoute que "la procédure a été entamée dès le mois de juin 2016" mais qu'elle a pris du temps en raison des différentes consultations nécessaires.

A. Saal avait été promue au grade d'officier par décret du 31 décembre 2014, avant la révélation de l'affaire. Filippetti avait quitté ses fonctions le 25 août 2014, refusant de participer au second gouvernement de Manuel Valls, avant de rejoindre Génération.s en janvier 2018.
Le 28 avril 2015, Agnès Saal présenta sa démission sur demande de la ministre après des révélations sur des factures de taxi.
A la suite de quoi, Fleur Pellerin, ex-membre de l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002, sous l'autorité de Pierre Moscovici, lui retrouva un poste auprès d'elle au ministère de la Culture, où elle l'a fit "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences". Marylise Lebranchu, ministre socialiste de la Fonction publique, dit alors comprendre toutes les réactions liées au nouvel emploi d'Agnès Saal, mais expliqua que "les fonctionnaires ne peuvent pas être révoqués du jour au lendemain par un ministre pour des raisons politiques" Vous avez dit "politiques" ?
"Il est décidé qu'il ne sera pas procédé à la réception dans le grade d'officier de la Légion d'honneur" de celle qui est désormais haut fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture, indique le JO. 
Cette mission 'diversité et égalité' a été créée en 2016 pour Agnès Saal qui la préside. Elle ne comprend que deux personnes (Philippe Chamoin et Delphine Harmel) et travaille en transversalité avec l’ensemble des directions de l’administration centrale et le service des ressources humaines.

Et "elle est suspendue pour une durée de deux ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier", est-il écrit.

Deux autres personnes sont également suspendues de leur Légion d'honneur

Le préfet Jean-Jacques Debacq, condamné pour avoir fait payer ses contraventions par son administration, et Jean Daubigny, ancien préfet et directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, condamné pour fraude fiscale.

Saal reste commandeur des Arts et des Lettres‎...

mercredi 10 avril 2019

Le PCF face à des accusations de viols et agressions sexuelles

Neuf membres du PCF et des Jeunes communistes exclus ou suspendus après des accusations de viols et d'agressions sexuelles

Quatre membres du PCF et du MJCF ont été exclus, tandis que cinq autres ont été suspendus

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Des sanctions et une cellule d'écoute. 
Depuis la publication par la presse de plusieurs témoignages de militantes disant avoir été violées ou agressées, le Parti communiste français et le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) s'est séparé de neuf de ses militants hyperactifs
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Et par communiqué du mercredi 10 avrilles deux organisations ont annoncé avoir par ailleurs signé une convention avec le Collectif féministe contre le viol (CFCV). L'association CFCV doit apporter "notamment un soutien moral, matériel et juridique" aux victimes. 

Les deux organisations ont aussi ouvert une "cellule d'écoute indépendante, externe au PCF, afin de recueillir la parole des victimes, en toute indépendance". 
L'Obs avait notamment révélé qu'à la tribune du dernier congrès du MJCF, le 27 janvier, deux coordinateurs nationaux avaient été nommément accusés par un groupe de militants de "protéger des agresseurs depuis plusieurs années en mettant systématiquement le blâme sur les victimes pour qu'elles quittent l'organisation".

mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

vendredi 27 juillet 2018

Benalla nie avoir tabassé et avoir abusé de sa proximité avec Macron

"Je ne considère pas avoir commis d'actes répréhensibles", assure le schizophrène Benalla

Le mis en examen déploie un plan com' à faire de nouveaux envieux

Après avoir bénéficié d'un long entretien avec Le Monde, Alexandre Benalla était l'invité du 20h00 de TF1, vingt-quatre heures plus tard. Le mis en examen pour "violences en réunion" soigne son image et sa défense avec un plan com' qui prévoit même un prochain entretien avec un troisième organe de presse.

Rasé de frais, l'ex-barbu casqué et cagoulé est apparu en enfant de choeur, cherchant à se faire donner le bon dieu sans confession. Alternativement ange et démon, le premier de la classe présentait ce vendredi soir sa face idéalisée, à l'opposé du barbouze du 1er Mai. 

En dépit des vidéos, il affirme qu'il n'a pas porté de coups, notamment un coup de poing sur la nuque et un coup de pied au sol, sur un manifestant, le 1er-Mai. Mais, ce soir, BFMTV  propose un long débat, entre autres sur ces violences, mais ne montrant pas les images du passage à tabac. 
Les re-voilà donc, rien que pour BFM TV, avec des commentaires sur son antenne...

Benalla regrette toutefois d'avoir exposé Emmanuel Macron du fait de son dévouement corps et "âme", 24/24 h et alors même qu'il est officiellement suspendu, puis en disgrâce.

"Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté," estime-t-il en costume cravate au 20h de TF1. Alexandre Benalla est resté sur sa position - celle de Macron - qu’il avait déjà esquissée pour Le Monde, jeudi. Sa bonne conscience citoyenne dicte au protégé de Jupiter qu'il n’a pas commis d’actes répréhensibles par la loi. "Je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants", poursuit-il. Mérite-t-il pour autant la légion d'honneur ?


Mis en examen notamment pour "violences en réunion" et, finalement, licencié par l'Elysée, il se dit choqué que les media n’aient pas diffusé les images d’avant et les images d’après la vidéo fatale où on le voit molester deux manifestants. "C’est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation", explique-t-il.

Bien qu'il démente être un proche, Alexandre Benalla regrette d'avoir exposé Emmanuel Macron.
Comment le serait-il, à moins que d'être, non pas un collaborateur, mais un proche, si ce n'est un intime, qui accompagne le couplé présidentiel dans ses déplacements privés ? "J'ai commis une grosse faute, une grosse bêtise", feint de reconnaître le vingtenaire. Mais, selon lui, cette faute consiste seulement à avoir exposé Emmanuel Macron. "Le président de la République n’a rien à voir dans les événements du 1er-Mai. On essaie de l’atteindre avec cette affaire", continue-t-il, en service commandé.



Concernant le port du brassard de police, le schizophrène déclare qu'il lui a été remis par les policiers et que c'est une pratique courante pour que les forces de l'ordre ne confondent pas les observateurs avec des ...manifestants, les 'black blocs' du 1er Mai. Si jamais il était de pratique courante chez les observateurs - acteurs politiques, journalistes, juristes, experts -  de lancer des bouteilles et des cendriers à la tête des policiers, comme ce jour-là, Place de la Contrescarpe...

Benalla se défend de tout dédoublement de la personnalité


"Je n’ai pas le sentiment de m’être pris pour un CRS ou un policier; j’étais invité en tant qu’observateur, ça n’a pas été fait à ma demande, mais j’y ai répondu favorablement." Ainsi, les policiers qui veulent sa peau vont-ils au-devant de ses moindres désirs... Mais ne dit-on pas aussi qu'ils craignent l'homme du président ?

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la création "d'une convention accompagnée d'une charte rappelant les obligations de l'observateur, ainsi que le port d'un signe distinctif permettant de l'identifier sans ambiguïté". Le septuagénaire a encore de beaux réflexes...

Rémunéré pendant sa suspension

Sa suspension de 15 jours, Benalla dit l'avoir vécu comme une "humiliation", d'autant plus que son attachement au couple Macron ne lui a pas épargné une suspension pour de vrai, certifie-t-il.


Concernant son salaire dont on sait qu'il a continué à lui être versé pendant cette période, il déclare qu'il a bien été suspendu mais que, dans les faits, il a touché 15 jours de congés payés qu'il n'avait pas pris. Comprend qui peut, puisqu'il nous explique que son retrait sur salaire correspond à un trop perçu !...


Enfin, le suspendu en disgrâce dit n’avoir accompagné Emmanuel Macron qu'à trois événements publics depuis sa suspension. Le 14-Juillet, l'hommage à Simone Veil - la "meuf qui est dead", selon une autre disgrâce de l'entourage juputérien, l'immense Sibeth Ndiaye - et le retour des Bleus. C'est à l'occasion de ce dernier hommage qu'Alexandre-le-Bienheureux protégé dit avoir parlé pour la dernière fois au président de la République. Il eût plutôt fallu qu'il nous parlât de ses escortes privées.

jeudi 26 juillet 2018

Benalla, suspendu quinze jours, mais intégralement payé en mai

Mis à pied quinze jours, mais de service et payé, c'est le monde nouveau de Macron

La retenue de salaire se fera sur les reliquats de congés lors du solde de tout compte avant licenciement,
 a déclaré devant la commission d’enquête du Sénat le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda. Une combine pour être agréable au protégé du président.

Alexandre Benalla, l’ex-chargé de mission de l’Elysée, dont le passage à tabac de manifestants, place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai, a certes été suspendu quinze jours en mai pour ces violences physiques, mais il a malgré tout été intégralement rémunéré, contrairement aux déclarations faites précédemment par l’Elysée. C’est ce qu’a déclaré le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, lors de son audition, mercredi 25 juillet, par la commission d’enquête instituée sur l’ "affaire Benalla" par la commission des lois du Sénat.

"M. Benalla a touché pour le mois de mai son salaire intégral", a admis M. Strzoda devant la commission d’enquête, ajoutant que "les quinze jours de suspension feront l’objet d’une retenue sur les droits à congés qu’il avait en reliquat au titre de l’année 2017". Il a précisé que cela aurait lieu lors du solde de tout compte avant licenciement.
Strzoda confirme un peu plus tard:
"Il y a retenue sur salaire puisqu’il a droit à des congés que nous devons lui payer. Ils ne seront pas payés et ce sera l’équivalent de quinze jours de travail."

Comment l'Elysée justifie-t-il cette faveur, bien que Macron parle de "trahison" ?

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"C’est une mesure de gestion dans la mesure où le décret de 1986 précise que la suspension, c’est avec le maintien du traitement. Et donc, si on veut vraiment qu’il y ait une sanction financière, en terme de gestion, on a ce recours [de ne pas lui payer une partie de ses congés dus]."

Dans une déclaration officielle en date du jeudi 19 juillet, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, avait assuré, que M. Benalla avait été "mis à pied pendant quinze jours », du 4 au 22 mai, "avec suspension de salaire".

Vendredi 20 juillet, trois mois après avoir eu connaissance des faits, la présidence de la République a annoncé avoir engagé "la procédure de licenciement" de Benalla.

Par ailleurs, avant les déclarations de M. Strzoda au Sénat le mardi 24 juillet, Philippe Vigier et Lise Magnier députés UDI, (Constructifs) et Eric Woerth, LR, président de la commission des finances, ont adressé une demande écrite à M. Strzoda de plusieurs documents au nom des "pouvoirs de la commissi Lise Magnier on d’enquête" : le contrat de travail de M. Benalla, la sanction prononcée à son égard en mai 2018 et sa lettre de licenciement. La lettre a été remise le 25 juillet au matin à l’Elysée, ils attendent la réponse.

"Strzoda a en effet éludé les réponses à plusieurs reprises:
"Quels sont les avantages dont il bénéficie ? Je ne pourrai pas répondre à cette question car on touche au cœur de l’organisation" de l’Elysée. Interrompu par les protestations de députés d’opposition, il s'est défaussé : "Ces informations sont connues de la Cour des comptes, qui nous contrôle chaque année, et elles sont connues de la mission parlementaire de la Commission des finances. Donc, ces informations sont à votre disposition."Philippe Vigier a immédiatement contesté, sur son compte Twitter :

Contrairement à ce qu’affirme devant la commission des lois, ni @lise_magnier ni moi, les rapporteurs spéciaux de la mission « Pouvoirs publics » ne disposons des informations sur la rémunération et les avantages accordés à @afpfr 1/2

ayant refusé de répondre à la question de la commission des lois, nous allons écrire sans délai à @Elysee afin d’obtenir ces informations @afpfr 2/2

"Contrairement à ce qu’affirme Strzoda devant la Commission des lois, ni Lise Magnier [députée de la Marne], ni moi, les rapporteurs spéciaux de la mission “Pouvoirs publics”, ne disposons des informations sur la rémunération et les avantages accordés à Alexandre Benalla. Strzoda ayant refusé de répondre à la question de la commission des lois, nous allons écrire sans délai à l’Elysée afin d’obtenir ces informations."



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Suite de l'audition de au cours de laquelle le directeur de cabinet du Président de la République a menti : avec @lise_magnier et @ericwoerth nous écrivons à @Elysee notamment pour demander la rémunération et les avantages d' !

Les auteurs de la lettre dénoncent la dérobade de M. Strzoda et affirment :
"Ces éléments ne figurent pas dans les réponses que vous avez faites au questionnaire budgétaire envoyé en juillet 2017 par Philippe Vigier, rapporteur spécial des crédits pour 2018 de la mission 'Pouvoirs publics'. "
"Face à ce manque d’informations", les signataires demandent à Patrick Strzoda les copies "de l’ensemble des fiches de paie de M. Benalla depuis mai 2017, ainsi que de tous les autres chargés de mission du cabinet présidentiel ; de son contrat de travail et tous les avenants éventuels ; de la sanction prononcée à son égard en mai 2018 ; de sa lettre de licenciement".