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mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

jeudi 6 juillet 2017

Le "Groupe Bellota", lobby en faveur du produit Edouard Philippe

Le premier ministre, au centre d'un groupe d'intérêts politiques 

Le mystérieux Edouard Philippe n'était pas un homme seul en politique

Avant de devenir Premier ministre, Edouard Philippe pouvait compter sur une poignée d'élus de droite avec qui il formait un groupe solidaire. Aujourd'hui à Matignon, il ne les a pas oubliés. Le Figaro révèle que le désormais ex-maire du Havre était entouré d'une poignée d'élus de droite qui formaient un clan appelé "Groupe Bolleta". Ce sont ses amis qui l'ont par exemple incité à semer les journalistes qui avaient pris son taxi en chasse le jour de sa nomination. Edouard Philippe avait alors fait mine de se rendre à l'Assemblée pour brouiller les pistes... avant de ressortir quelques minutes, après de l'autre côté et en voiture banalisée. Mais qu'a-t-il donc à cacher ?

Le quotidien fournit l'origine de ce groupe de garçons "inséparables". 
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C'est au lendemain des législatives de 2012 que le cercle voit le jour, quand Benoist Apparu, ministre délégué au Logement (2009-2012) dans le gouvernement Fillon III, pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, organise un dîner au restaurant Bellota-Bellota, rue Nicot, près de l'Assemblée. Une enseigne haut de gamme crée par Philippe Poulachon, importateur pionnier du jambon espagnol Bellota qu’il appelle "l’or noir espagnol", qui a évolué au fil du temps pour présenter une large palette de produits rares : saumon fumé, charcuteries, conserves de poisson, caviar
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Restaurant réputé pour la qualité de ses jambons made in France ibériques
Autour de la table se trouvent des convives de la même génération à droite : 
Franck Riester, député de Seine-et-Marne, soutien de Bruno Le Maire au premier tour de la primaire  de la droite et du centre à la présidentielle de 2016, puis parrain d'Alain Juppé et enfin président du groupe les Constructifs;
Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture de Sarkozy-Fillon, 2,4 % des voix à la primaire de la droite et du centre de 2017 et ministre de l'Économie et des Finances de Macron-Philippe;
Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et soutien de Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle, il annonça la création du groupe les Constructifs : républicains, UDI et indépendants ;
et... Edouard Philippe, qui milita au Parti socialiste dans les années 1990 pour soutenir Michel Rocard, il fut porte-parole d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre, avant d'être placé à Matignon par le président jupitérien.

Cinq ans plus tard, l'un est donc devenu Premier ministre, l'autre ministre de l'Economie de l'ex-conseiller de Hollande et ministre de l'Economie de Valls, et les deux autres, députés, ont formé le groupe LR-UDI "Les Constructifs" à l'Assemblée, un groupe de juppéo-compatibles, proches aussi de la ligne Macron. 

Des séditieux plus carabins que sectaires...

"Nous avions en commun une vision commune de la politique", assure Franck Riester au Figaro. Le rythme des réunions du "groupe Bolleta" s'accéléra. "Dans ces dîners, il n'y a rien d'informel. Ce sont des moments de détente. On aime se bidonner et forcément, comme nous sommes des politiques, ça parle politique", raconte un membre du groupe. 
Un groupe qui s'agrandit aux amis des amis : 
Gérald Darmanin, député-maire de Tourcoing, ex-directeur de cabinet de David Douillet au ministère des Sports, soutien des candidatures de N. Sarkozy, puis de Fillon, et aujourd'hui ministre du Budget, ami d'Édouard Philippe ; 
Gilles Boyer, directeur de cabinet d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux et alter ego d'Édouard Philippe "qu'il continue d'avoir cinq à six fois par jour au téléphone, même à Matignon" ; 
et Sébastien Lecornu, collaborateur de Bruno Le Maire et secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II et "témoin de mariage et de divorce de Gérald", aime-t-il plaisanter. 
"C'est vraiment une histoire d'amitié, ce groupe. Il y a un petit côté compagnonnage. J'ai d'ailleurs retrouvé un petit côté RPR. Mais c'est plus carabin que comploteur. C'est une troisième mi-temps sympathique", confie Gérald Darmanin. 

Et même pendant la primaire de la droite, où chacun avait son favori, il n'y avait aucune tension dans cette confrérie. "Même si nous ne faisions pas les mêmes choix, nous nous entendions très bien et nous savions qu'il n'y avait pas de coups tordus entre nous", confie Édouard Philippe au Figaro. 

"Macron a vite repéré notre petit groupe quand il était ministre de l'Économie
Quand François Fillon fut tracassé par des rumeurs et après sa mise en examen, le cercle d'amis se décida à la sécession à l'annonce que le candidat à la présidentielle se maintenait après son meeting au Trocadéro"Le groupe Bellota ne s'est pas concerté pour dire 'on s'en va'. On n'est d'ailleurs pas partis aux mêmes dates. Mais on a tous jugé individuellement, ou pour certains collectivement, que ce n'était plus possible", précise un des membres qui garde l'anonymat. 
Chez Thierry Solère, nouveau QG du groupe, les membres du groupe  décident de se rapprocher d'Emmanuel Macron, et vice-versa. "Macron a vite repéré notre petit groupe. On se voyait à la buvette de l'Assemblée, raconte un membre de la bande. Après, on s'est régulièrement retrouvés les uns ou les autres à des dîners avec lui [Macron].
 
Une fois devenu président, Emmanuel Macron sent qu'il y a des gens qui sont prêts dans ce groupe pour la recomposition politique," prêts à la désertion et à la trahison. "Hé les mecs, je croyais qu'on avait perdu la primaire !" fanfaronnent-ils. Le groupe apprend vite la probable nomination de l'un des leurs à Matignon en la personne d'Edouard Philippe. Ses amis décident de le soutenir et de ne pas rater l'opportunité. "La cohabitation idéologique et tactique au sein des Républicains devient de plus en plus compliquée. On en tire les conséquences : ce qui compte ce sont les idées, les partis doivent s'adapter", se justifie l'un des membres, sous couvert de l'anonymat. 
Edouard Philippe sera nommé Premier ministre, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ministres, Thierry Solère, élu questeur à l'Assemblée, Gilles Boyer nommé auprès du Premier ministre à Matignon.

Une franc-maçonnerie ?
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Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge « Fraternité verte »  et dans la  super-loge « Atlantis Aletheia »
Selon le maçon Serge Moatti, Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge 'Fraternité verte' et dans la super-loge 'Atlantis Aletheia', après avoir été "Young Leader" de la French American Foundation, puis participant à la réunion du club para-maçonnique Bilderberg en 2014 et à une "tenue blanche fermée" (réunion réservée aux frères et sœurs du Grand Orient de France et des obédiences amies), la secte maçonnique de la Rue Cadet, à Paris, le 21 juin 2016.
Alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, il avait rempli le Temple Groussier de 280 places, au siège du GODF.
 
l'appartenance maçonnique d'Emmanuel Macron révélé par Gioele Magaldi (franc-maçon italien au 30ème degré) et le journaliste juif franc-maçon Serge Moati - Le blog de Valentin BeziauEmmanuel Macron effectue le "salut à l'ordre" maçonnique (bras à l'équerre et main sur le coeur). Il a aussi fêté sa victoire au son de l'hymne à la joie du célèbre compositeur et franc-maçon Ludwig van Beethoven.
Au-delà de la forme, il y a aussi les mots choisis par le nouveau président, somme toute banals pour un président français, de "défendre les Lumières françaises". Et là, sont convoqués, non pas seulement les Illuminati - organisation secrète des maîtres du monde au coeur des théories complotistes - , mais aussi les Francs-maçons.

Son premier gouvernement est également révélateur de la macronie.
Il faut savoir que, outre l’Institut Montaigne, think tank "indépendant" dirigé par Laurent Bigorgne (intellectuel proche d'Emmanuel Macron, un "de longue date") et qui a accueilli les premières réunions du mouvement En Marche, 
ou du groupe Bilderberg (rassemblement annuel et informel d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, des media - Etienne Gernell, directeur d’édition à Le Point ou François Lenglet, journaliste économique sur France 2 - et de la politique - Manuel Valls, Fleur Pellerin, Emmanuel Macron, Alain Juppé, Laurent Fabius, Édouard Philippe, alors maire du Havre, etc...), 
Le Siècle est ce que l’histoire et la sociologie politiques appellent un "lieu de sociabilité" des élites. C'est une association d'influenceurs (tel Edouard de Rothschild, banquier, homme d'affaires et employeur de Macron) fondée à la Libération par d’anciens résistants - dont le journaliste radical-socialiste et franc-maçon Georges Bérard-Quélin (fondateur de la Société Générale) - avec pour objectif de faire se rencontrer les "élites" au-delà du clivage gauche-droite, et à cent lieues des "gens qui ne sont rien".
Edouard Philippe, premier ministre, young leader de la FAF, validé par le Groupe Bilderberg.
François Bayrou, (ex-)Garde des Sceaux, membre du Comité d’Honneur de la Licra.
Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur: vieux franc-Maçon lyonnais avéré, membre du Siècle.
Bruno Le Maire, ministre de l’écologie, membre du Siècle.
Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, membre du Siècle.
Sylvie Goulard, ministre des Armées, membre du Siècle et appréciée du groupe Bilderberg.
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, héritière des Editions Actes Sud.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, membre du Siècle.
Murielle Pénicaud, ministre du Travail, membre du Siècle.
Elisabeth Borne, ministre du Travail de l’Ecologie et du Transport, membre du Siècle.
Agnès Buzyn, ministre de la Solidarité et de la Santé, mariée au président de l’Inserm… intervenante régulière au Grand Orient de France (GOF).
Nicolat Hulot, qui croit peut-être encore que le saint-simonien Macron va freiner la "croissance"… intervenant au GOF.
Dès avril 2017, le Grand Maître du Grand Orient de France (GODF), Christophe Habas, avait appelé à voter Macron.

jeudi 3 mars 2016

Réforme du code du Travail: les "Gracques" à fond derrière la mère-porteuse du projet Valls

Pour les "Gracques," le projet "va dans le bon sens"




"Les Gracques", un collectif de réflexion à l'aile droite du PS, plaide en faveur du projet de loi que Valls fait endosser à El Khomri.

"Le texte est perfectible mais il va dans le bon sens", assure ce collectif de hauts fonctionnaires, intellectuels et cadres d'entreprises de gauche dans une tribune publiée dans Le Point, propriété de François Pinault (ex-groupe Pinault-Printemps-Redoute) qui a soutenu la candidature de François Hollande en 2012.

"Il ne remet en question aucune des protections fondamentales dont bénéficient les salariés, estiment-ils. "Il ouvre de nouveaux espaces à la négociation. Il permet aux entreprises de mieux s'adapter à la conjoncture, dans un cadre juridique moins aléatoire", écrivent notamment "Les Gracques".

"Les Gracques" souhaitent "dire bravo et saluer le courage de l'exécutif" avec ce projet de loi.

Les Gracques s'en prennent au "vieux logiciel" exprimé dans la "tribune frondeuse" de Martine Aubry et de ses proches. 
Selon eux, "la tribune frondeuse (de Martine Aubry et de ses proches) ne formule pas une proposition concrète de réforme. Pas la moindre idée positive ! Ce qui la porte, c'est le vieux logiciel d'une classe politique qui veut dépenser toujours plus d'argent public et se méfie de l'intelligence collective qui se déploie, sur le terrain, là où l'emploi se crée", poursuivent les auteurs de la tribune.
"La France a tout pour réussir au XXIe siècle (...) Mais elle n'en tirera parti qu'en se réformant, et vite (...) Cette réforme doit être soutenue", écrivent-ils encore.

"Il est logique qu'il soit débattu, amélioré. Mais de là à en demander le retrait pur et simple, par dogmatisme ou opportunisme politique: non, Martine Aubry!", lancent-ils.
"Une partie de la gauche dit le contraire ? Bonne nouvelle pour Manuel Valls, Emmanuel Macron, Myriam El Khomri et le camp réformiste avec eux, ironisent-ils. "Le moment de la clarification est venu", conclut le texte.
"Les Gracques", c'est quoi?
C'est un "groupe de réflexion et de pression",
un lobby créé en 2007 et qui milite pour une rénovation de la gauche française autour de valeurs sociales-libérales.
 Ce groupuscule intello patronal rive gauche appela la gauche à trouver une sortie de secours vers le centre et à tendre la main à Bayrou.
Il prend régulièrement parti sur la politique gouvernementale,
 
en particulier sur les questions économiques. En 2007, ils signèrent ainsi un appel à une alliance PS-UDF. Ils se déclarent démocrates, libéraux, intégrateurs (par opposition au communautarisme), travaillistes, progressistes, défenseurs de l'éducation, écologistes, pro-européens, internationalistes, moraux, réalistes et se disent favorables à la redistribution des richesses, au droit à la sûreté et à une transformation de la société. Même pas 'humanistes', alors ?En novembre 2015, la conclusion de l'université des Gracques fut assurée par... Emmanuel Macron, ministre de l'Économie de Valls dont le projet de réforme du Code du Travail reçoit aujourd'hui leur soutien.Adepte des mots d'esprit, le fabiusien Guillaume Bachelay (soutien de Martine Aubry à la primaire présidentielle socialiste de 2011, membre du collectif de parlementaires 'La Gauche Forte' et, avec les députés Karine Berger, Valérie Rabault et Yann Galut, co-fondateur du courant 'Cohérence socialiste' -financeurs de l'association laïque 'Ligue de l'enseignement' - devenu 'La Fabrique' en vue du Congrès socialiste de Poitiers) leur a trouvé un surnom : " Les Gracques 40" (allusion au CAC 40).
Et qui trouve-t-on parmi ces anciens hauts fonctionnaires de gauche?
La presse cite: Jean-Pierre Jouyet, aujourd'hui secrétaire général de la présidence de la République; Denis Olivennes (directions de la Fnac, puis des magazines Le Point, Le Nouvel Observateur, de la radio Europe 1 et du pôle d'information de Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb); Matthieu Pigasse, banquier et co-propriétaire du quotidien Le Monde; Bernard Spitz (président de la Fédération française des sociétés d’assurances, FFSA) présenté comme un des responsables, président du Pôle International et Europe du... MEDEF depuis juillet 2013;François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France depuis le 1er novembre 2015...

mardi 3 mars 2015

Pourquoi Obama soutient-il maintenant le nucléaire iranien ?

Netanyahou accusé de vouloir torpiller l'accord entre Washington et Téhéran

Benyamin Netanyahou monte ce mardi à la tribune du Congrès des Etats-Unis
 

Barrack Hussein Obama tend les relations privilégiées des Etats-Unis avec l'Etat d'Israël. 
Le chef du gouvernement israélien entend dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien que Washington veut conclure avec Téhéran à la fin du mois.

A quinze jours des élections législatives en Israël, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou,  va dire son désaccord avec le revirement de la diplomatie américaine, mardi 3 mars devant le Congrès des Etats-Unis.
Parce que l'accord est imminent

John Kerry et Mohammad Javad Zarif, les chefs des diplomaties américaine et iranienne, négocient cette semaine en Suisse la dernière ligne droite vers un règlement définitif censé encadrer le programme nucléaire de la République islamique. Or, le Premier ministre israélien refuse catégoriquement cet accord avec son ennemi mortel. Lundi, devant 16.000 délégués du groupe de pression américain pro-israélien Aipac, il a déjà tenté de contrecarrer la négociation que le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran s'efforcent de conclure d'ici au 31 mars.

Israël a déjà subi une attaque partisane de l'ONU
La Commission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU  avait exprimé des soupçons de possibles crimes de guerre durant la contre-offensive israélienne contre Gaza de l'été dernier. Mis en cause par Israël pour "conflit d'intérêts", son président, le professeur William Schabas, a adressé sa démission "avec effet immédiat". "Après la démission du président, c'est tout le rapport [attendu en mars 2015] de cette commission biaisée, aux positions anti-israéliennes, qui doit être mis au rebut", a réagi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, par communiqué.

Benjamin Netanyahu va aussi essayer de convaincre les parlementaires américains 
Le secrétaire d'Etat John Kerry a mis en garde Israël sur d'éventuelles fuites "sélectives" concernant le contenu de l'accord. "La confiance serait trahie" entre les Etats-Unis et Israël, a menacé le département d'Etat.

Lundi 2 mars, à la veille de la prise de parole d'Israël au Congrès, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a exercé des pressions sur les parlementaires américains.  Susan Rice leur a demandé de ne pas voter de nouvelles sanctions contre l'Iran qui "feraient voler en éclats les discussions" internationales en cours.

Barrack Hussein Obama opère un bouleversement des alliances
Les dernières sanctions de l'administration Obama -depuis janvier 2009- contre l'Etat islamique d'Iran datent de 
- 2013: mesures visant la monnaie iranienne, le rial, ainsi que le secteur automobile;
- 2012: gel des intérêts de la banque centrale et du gouvernement iraniens, gel des avoirs et interdiction de territoire ciblant les personnes impliquées dans des atteintes aux droits de l’homme par l’intermédiaire d’Internet, interdiction de transaction et interdiction de territoire ciblant les personnes ayant contourné les sanctions, sanctions nouvelles touchant le secteur de l’énergie, nouvel élargissement des sanctions lié au Iran Threat Reduction and Syrian Human Right Act de 2012 visant particulièrement les gardiens de la révolution;

- 2011: précisions sur les sanctions financières de l’Iran en date de 1996 et ciblage de la banque centrale iranienne et entraînant la chute du rial;

- 2010: élargissement des sanctions de 1996 et gel des avoirs de responsables gouvernementaux iraniens en réponse aux atteintes aux droits de l’Homme.
Netanyahou craint pour la sécurité d'Israël

Pour le Premier ministre israélien, tout accord, même a minima, avec les Iraniens ne les empêchera pas de se doter de l'arme atomique, ce qui "pourrait menacer la survie d'Israël". 

A l'inverse, les négociateurs américains mettent en avant les concessions faites par les Iraniens.
"A de nombreux égards, l'Iran a fait machine arrière sur certains éléments de son programme", a estimé le président américain. Selon France 24, l'Iran semble avoir accepté le principe d'un contrôle accru de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur ses stocks de combustible nucléaire.

En échange de ses engagements, Téhéran souhaite une levée rapide des sanctions financières et pétrolières qui frappent durement son économie. La République islamique, qui se défend de chercher à fabriquer la bombe atomique, entend pouvoir développer ses capacités d'enrichissement d'uranium pour alimenter ses centrales civiles.

Washington a intérêt à se rapprocher de Téhéran

Autre divergence de taille : outre qu'il veut régler définitivement le casse-tête du nucléaire, le président Barack Obama désire un rapprochement de son pays avec Téhéran, trente-cinq ans après la rupture des relations diplomatiques qui a suivi l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny, au début de la Révolution islamique.

"Les Etats-Unis et l'Iran ont notamment l'un et l'autre intérêt à lutter ensemble contre l’extrémisme sunnite, en stoppant la progression fulgurante de l’organisation de l'Etat islamique, implantée en Syrie et en Irak".

Obama a des relations notoirement exécrables avec Netanyahou.  L'adresse exceptionnelle du Premier ministre israélien au Congrès est un défi au renversement d'alliance qui se dessine, même si  Benyamin Netanyahou  a assuré que cette visite n'est pas un signe d'"irrespect" à l'égard du président américain.

Ce voyage controversé s'ajoute à une longue liste de différends avec l'administration Obama. 
Le président des Etats-Unis n'a jamais pu avancer sur le dossier israélo-palestinien ni obtenir de son allié israélien qu'il cesse le processus de colonisation dans les territoires occupés. 

Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste  Daniel Pipes a affirmé qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie (donc entre 6 et 10 ans). Obama affirme pourtant que sa famille n'était pas religieuse. Barack Obama se fait pourtant remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner l'invasion l'Irak, majoritairement Chiite comme l'Iran.

B. Hussein Obama est garçon honneur de 
son demi-frère Malik (1992), soupçonné 
d'être Frère musulman en Egypte
Fils d'un Kényan noir éduqué dans la religion musulmane et d'une Américaine blanche du Kansas de "souche" européenne, Obama admettra que sa plus grande erreur aura été de ne pas avoir été aux côtés de sa mère au moment de sa mort.
Obama est toujours resté attentif à ses racines noires. Son diplôme de l'université Columbia en poche, il envisagea de devenir "organisateur communautaire" et travaillera effectivement dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville à Chicago. Quand il devient enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago où il travaille jusqu'en 2004, il entre dans un cabinet juridique spécialisé et c'est pour la défense des droits civiques.

Barack H. Obama lors de son voyage de 2006 au Kenya:
au côté de sa grand-mère de coeur,
Sarah Obama, 89 ans, 3e épouse 
du grand-père paternel du président métis.
Au 1er plan, une fille Obama arbore la coiffure locale.
Le Kenya est à 80% chrétien, mais sa famille paternelle appartient à la minorité musulmane (15%) et au groupe ethnique des Luo, originaire de Haute-Egypte. 
Le 7 août 1998, un attentat organisé par Al-Qaïda vise l'ambassade des États-Unis à Nairobi tuant 220 personnes et blessant plus de 5. 500 autres. 

La rumeur veut qu’Obama ne soit 
pas né à Hawaï, mais au Kenya, 
ce qui le rendait tout simplement
inéligible à la fonction présidentielle
Au mois d'octobre 2011, au cours de sa mandature, une série d'attentats à la grenade est perpétrée au Kenya et attribuée à un groupe islamiste somalien qui milite pour l'instauration de la charia. Or,  le 2 mai 2011, chef spirituel du réseau djihadiste Al-QaïdaOussama ben Laden est mort. Parce que Sunnite d'Arabie saoudite ?

Fin juin 2013, au cours d'une tournée d'une semaine sur le continent africain, il fait étape au Kenya, terre natale de son père où une ville porte désormais le nom d'Obama.

Mars 2015, en fin de mandat, Obama apporte son soutien aux Chiites de l'Etat islamique d'Iran. 
Barack Hussein Obama vire sa cuti en fin de second mandat

Israël n'a rien à perdre, mais tout à gagner à cette visite au Congrès 
Cette "mission historique" à Washington du Premier ministre israélien, "l'envoyé (…) de l'ensemble du peuple juif", a confirmé le sérieux coup de froid imposé par l'allié américain. Barack Obama, d'ailleurs, ne recevra pas le Premier ministre israélien.

Obama se désolidarise de l'Union européenne
Sanctions de l'Union européenne contre l'Etat islamique d'Iran:
- 2012: le Conseil européen décide un embargo sur le pétrole iranienainsi que le gel des avoirs de la Banque Centrale iranienne et l’interdiction du commerce de métaux précieux vers ou depuis l’Iran.Au Canada, extension des sanctions ciblant une centaine de nouvelles personnes morales et allongement de la liste des produits interdits de commerce avec l’Iran;

- 2011 : le Conseil européen déplore l’extension du programme nucléaire iranien et l’absence de coopération du régime;

- 2010: renforcement des dispositions prises en 2007 et ajout du gel d’avoirs iraniensinterdiction de transactions financières ainsi que des restrictions aux transports.

- 2007: le Conseil européen impose des restrictions commerciales portant sur les biens et technologies liées à l’armement et au nucléaire.
A l'un, la reconnaissance du droit à développer son énergie nucléaire;
aux autres celui d'un moulin à vent à monter...

(sous les applaudissements d'Europe écologie-les Verts)

Quand et comment l'Union européenne se fera-t-elle entendre?
L'antisioniste L. Fabius ne nous surprendra pas en restant égal à lui-même.
Quant à Manuel Valls, depuis la révélation que sa femme est israélite, il multiplie les gages à la communauté musulmane...

samedi 26 octobre 2013

Un militant de Greenpeace fait le mariole au 2e étage de la Tour Eiffel

En taule, les activistes supra-nationaux ! 

Un commando 
de Greenpeace s'est introduit illégalement dans le monument  
L'activiste fait son cirque !
Samedi matinl'un des militants radicaux s'est épinglé dans une tente suspendue au étage de  la Tour Eiffel grâce à une échelle.  Un autre militant a sécurisé le point d'attache de la tente rouge depuis le deuxième étageavant l'heure d'ouverture

L'altermondialiste cherche à attirer l'attention sur la détention en Russie de 30 membres de l'organisation
, dont il réclame la libération. Le militant écologiste a déployé une banderole sur laquelle on peut lire "Free the Artic 30" (Libérez les 30 de l'Arctique) et "Militants en prison, climat en danger" 

Le Havre héberge le navire de
Greenpeace,
le 28 octobre 2009
La société de la Tour Eiffel et ses employés ont ainsi subi un important manque à gagner consécutif au blocage du monument pendant un weekend très actif: sans aucune représentativité légale ni parlementaire, les militants de l'organisation non-gouvernementale ont imposé l'interdiction d'accès aux touristes samedi en milieu de matinée.
"Nous sommes là pour envoyer un message au gouvernement français, afin qu'il mette tout en oeuvre pour la libération des 28 militants et des deux journalistes", a expliqué Cyrille Cormier, chargé de la campagne Energie à Greenpeace. "Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit se rendre en Russie la semaine prochaine. Nous lui demandons de mettre ce dossier à l'agenda", a ajouté le groupe international de pression.

Les ONG sévissent sans aucun statut de sujet de droit, ni national, ni international.

Activistes monte-en-l'air de Greenpeace 

en violation du  siège de Gazprom 

-notre fournisseur en énergie -

pour demander la libération de 28 de leurs militants et 

de journalistes emprisonnés en Russie depuis septembre

Un navire de Greenpeace, Arctic Sunrise, a été arraisonné le 19 septembre par un commando russe après que des militants ont tenté d'escalader une plateforme pétrolière du géant Gazprom afin d'en dénoncer les risques écologiques. 
Impunément, Greenpeace a bafoué 
la représentation nationale 

en séance, le 2-12-09
Les 30 membres d'équipage - parmi lesquels un cuisinier, un médecin et deux journalistes freelance, dont 26 étrangers - ont été incarcérés à Mourmansk et inculpés de "hooliganisme", un crime passible de 7 ans de prison en Russie.
Dans certains pays, la loi n'est pas faite pour être contournée ou ...escaladée.