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mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"
"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

mercredi 26 décembre 2018

Macron renoue avec les francs-maçons et leur "pacte Girondin"

Ces principes républicains que le gouvernement veut liquider avec la réforme constitutionnelle


C'est une vraie révolution dont personne ne veut entendre parler


Les "frères" volent au secours de Macron. Il s'est d'ailleurs mis à l'écoute du Grand Orient et de la GLNF. 

Le président de la République a reçu les représentants des grands courants de la franc-maçonnerie française, lors d’un dîner à l’Elysée, après avoir fêté le Nouvel an juif. Il a notamment été question de la laïcité, a fait savoir le Grand Orient de France (GODF).
" C’est la première fois que le président les invite tous ensemble à l’Elysée depuis son entrée en fonction", a affirmé le GODF. Interrogé, l’Elysée était resté discret sur cette rencontre et n’avait pas fait de commentaire.

Selon un invité, étaient conviés, outre le GODF, la Grande loge de France, la Fédération française du droit humain, la Grande loge féminine de France, la Grande loge nationale de France, la Grande loge mixte de France, la Grande loge de l’Alliance maçonnique française ou encore la Grande loge traditionnelle et symbolique Opéra.

La laïcité reste le coeur

Tablier de franc-maçon 






Le thème de "la laïcité, alors que le président a promis un grand discours sur ce sujet, très attendu" était à l'ordre du jour, tous comme les questions de "bioéthique, l’Europe et le développement durable", selon cette source.

Le GODF, plus grande association maçonnique française, avait fortement réagi après le discours d’Emmanuel Macron devant les évêques au collège des Bernardins en avril lors duquel le chef de l’Etat avait appelé à "réparer" le lien " abîmé entre l’Église et l’Etat". Le GODF lui avait demandé de "revenir sans ambiguïté sur cette réintroduction inacceptable du cléricalisme dans la République".

Macron a recréé du lien avec les francs-maçons 
La révolte des " gilets jaunes " a poussé Emmanuel Macron à renouer avec les francs-maçons, du Grand Orient comme de la Grande loge nationale de France. Pour avoir soutenu 'En marche !' dès le début sur la promesse d'un " pacte girondin ", ils se sont sentis trahis par les choix verticaux du président de la République. 

Il faut y voir un rapport, en forme d'avertissement, avec le départ du gouvernement du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, un franc-maçon, qui regrette " la place faite au pouvoir central pendant les dix-huit premiers mois du mandat, alors que la campagne promettait une France girondine et décentralisée ". Et d'ajouter que le mouvement des " gilets jaunes " aurait pu être évité si le chef de l'Etat l'avait un peu plus écouté.

Après s'être donc réconcilié avec Gérard Collomb, comme avec le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, un autre " frère ", auquel il a envoyé, le 5 décembre, un SMS : "On va reprendre ton idée de prime défiscalisée," des liens ont été retissés.

Le "pacte Girondin", ces principes républicains que le gouvernement veut liquider avec la réforme constitutionnelle


C'est une vraie révolution, trop peu évoquée. Docteur en Science politique à l'Ecole normale supérieure Paris Saclay, Benjamin Morel nous aura prévenus.
La prochaine révision constitutionnelle a des airs de jeu de hasard. Certains commentateurs parient sur un référendum comme d'aucuns sur une couleur à la roulette. D'autres songent à la partie de poker qui se joue entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher. Tous comptent, certains le nombre de parlementaires, d'autres le nombre de mandats dans le temps.

Pourtant, une innovation bien plus importante est en germe dans la réforme et  qui devrait pourtant faire l'objet d'un vaste débat. Les commentateurs passent en effet à côté de la vraie révolution que dit vouloir introduire le gouvernement: la liquidation de deux principes, celui d'indivisibilité de la République et celui d'égalité des citoyens devant la loi. Derrière ces principes vieux de 200 ans, il en va de la stabilité de la République à l'heure de la surenchère régionaliste en Espagne ou en Italie. Il en va aussi de la simplicité de la loi que chaque citoyen doit pouvoir lire et comprendre.

C'est en effet discrètement, derrière un vocable tout "managérial", invoquant une "décentralisation de projets", qu'Emmanuel Macron a évoqué ce qu'il a nommé lors de son discours au Congrès le 3 juillet 2017 un "Pacte girondin" pour les collectivités. Qu'est-ce à dire ? Les alinéas 1 et 3 de l'article 15 de l'avant-projet de loi permettent de mieux comprendre de quoi il retourne.

Le Pacte girondin devrait impliquer ainsi une très grande complexification du droit pour chaque citoyen. 
Le "Pacte girondin" comprend ainsi une possibilité pour les collectivités de déroger à la loi : l'alinéa 3 dispose ainsi que "les collectivités territoriales ou leurs groupements peuvent également, lorsque, selon le cas, la loi ou le règlement l'a prévu, déroger, pour un objet limité, aux dispositions législatives ou réglementaires qui régissent l'exercice de leurs compétences, éventuellement après l'expérimentation mentionnée à l'alinéa précédent."

Déjà souvent bien difficile à saisir, la loi serait ainsi différente à la frontière de chaque commune, de chaque département, de chaque région.
Depuis 2002, les collectivités ont la possibilité d'expérimenter des dispositions législatives ou réglementaires. La loi peut ainsi temporairement ne plus être la même pour tous afin d'en évaluer les effets. A la fin de l'expérimentation, soit la disposition est abandonnée, soit elle est généralisée à l'ensemble du territoire. Ainsi deux régions expérimentent depuis le 1er janvier 2017 l'apprentissage jusqu'à 30 ans. Le gouvernement et les parlementaires insistèrent bien en 2002 sur la nécessité de limiter dans le temps ces expérimentations. Sans cela, plus de République indivisible. Sans cela, plus d'égalité de chaque citoyen devant la loi. Si l'apprentissage jusqu'à 30 ans est jugé concluant, ce droit sera ouvert sur l'ensemble du territoire.

Or, c'est justement cela que souhaite remettre en cause le gouvernement dans cet alinéa 3 de l'article 15. 
Le Pacte Girondin induit donc que la loi, tout comme l'autorité habilitée à édicter une norme, changent une fois passée la frontière d'une collectivité. Ce pacte n'a d'ailleurs de Girondin que le nom. Les notions d'unité et d'indivisibilité de la République furent introduites en 1792 dans une assemblée justement dominée par la Gironde. Ils remontent même, appliqués au Royaume, à 1789. La rupture ainsi consommée ne l'est donc pas avec le jacobinisme, ni même avec la République, mais avec les principes de 1789. L'unité de la loi et l'égalité devant celle-ci n'ont jamais fait débat entre les républicains. Ainsi, pourquoi un presque trentenaire vivant en PACA se verrait-il fermer la voie d'un apprentissage pourtant ouvert dans les Hauts de France? L'égalité entre les citoyens est rompue. Le Pacte girondin représente un retour aux privilèges territoriaux de la France d'Ancien Régime dans laquelle, comme le notait Voltaire, on changeait "plus souvent de loi que de cheval".

C'est là la première rupture républicaine.
Le Pacte girondin implique par ailleurs une décentralisation à la carte. L'alinéa 1er dispose que: "Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée: "Dans les conditions prévues par la loi organique et sauf lorsque sont en cause les conditions essentielles d'exercice d'une liberté publique ou d'un droit constitutionnellement garanti, la loi peut prévoir que certaines collectivités territoriales exercent des compétences, en nombre limité, dont ne disposent pas l'ensemble des collectivités de la même catégorie."

La différenciation, car elle conduit à lier revendications de compétences et d'identité, est un préalable à la balkanisation des Etats comme le prouvent les exemples britanniques, espagnols, belges ou encore italiens.

Le principal danger du Pacte girondin est qu'il risque de conduire la France dans une impasse politique où régneraient les revendications identitaires régionales. L'idée de rapprocher la décision du terrain est au fondement de la décentralisation. Dans une tradition pour le coup réellement girondine et républicaine, la notion de bloc de compétences est consacrée depuis 1982. Ainsi tente-t-on de jauger ce qui serait exercé au mieux au niveau de l'Etat, des régions, des départements, des communes. Le droit à la différenciation implique au contraire qu'une région pourrait obtenir une compétence alors qu'une autre non. Mais au nom de quoi?

Ce que nous enseignent les expériences étrangères, c'est que la différenciation fait entrer la décentralisation dans un cercle vicieux. Les élus locaux réclament alors des compétences en s'appuyant sur une identité locale. En exacerbant celle-ci, ils se condamnent en retour à exiger encore et toujours plus de compétences. Face à cette fuite en avant, les partis nationaux finissent par se faire dépasser par des formations aux relents identitaires. C'est notamment ce qui s'est passé en Ecosse. Les barons du Labour, avides de compétences, furent marginalisés, dix ans après la Devolution, par le SNP indépendantiste. C'est également ce qui se produit, déjà, en France avec l'émergence de collectivités à statut particulier. En Corse, la collectivité unique, rejetée par référendum en 2003 et imposée par amendement dix ans plus tard, a précédé la victoire des nationalistes. Les revendications institutionnelles à base identitaire du personnel politique local ont ainsi participé à légitimer ceux qu'ils pensaient court-circuiter. La différenciation, car elle conduit à lier revendications de compétences et d'identité, est un préalable à la balkanisation des États comme le prouvent les exemples britanniques, espagnols, belges ou encore italiens.

Elle n'est ainsi pas pragmatique, car elle mène à l'ingouvernabilité.
D'abord, les pouvoirs locaux et centraux semblent incapables de s'unir sur une définition de l'intérêt commun. Que l'on songe seulement aux divisions britanniques face au Brexit. Est-il besoin d'évoquer la Belgique?
Ensuite, les partis régionalistes ou identitaristes envoient des délégations au Parlement rendant peu à peu plus difficile la constitution de majorités. Mario Rajoy s'appuie ainsi sur un gouvernement minoritaire, Theresa May sur une poignée de députés unionistes irlandais. Demain comme hier, un gouvernement de droite en Italie devrait compter avec le parti d'extrême droite qu'est la Ligue du Nord.

Cela porte donc en germe tant la dislocation que l'impotence de l'Etat.
Enfin, en conduisant à un État communautaire où chacun vote au nom d'une identité, et non d'une orientation politique, la différenciation mène à affaiblir la démocratie comme le notait déjà John Stuart Mill. Plus de débat sur les politiques publiques ou sociales, les électeurs se condamnent alors à voter par communauté au nom de l'intérêt régional.

Le Pacte girondin trahit ce qui fut l'esprit profondément républicain de la décentralisation. 
Il porte donc en germe tant la dislocation que l'impotence de l'Etat. Le seul à prôner un tel chemin au XIXe siècle fut Charles Maurras. Mais ce dernier s'avérait plus conséquent qu'Emmanuel Macron. Pour que le pays y survive selon lui, il faudrait qu'un roi en incarne l'unité.

C'est là la seconde rupture républicaine.
Loin d'être une simple mesure technique, le contenu du 'Pacte girondin' représente donc un vrai tournant politique. Il mérite donc un débat. Au lieu de nous comporter en joueurs et de tenir comptes et paris, agissons en citoyen... La République mérite bien au moins un débat !

mardi 18 décembre 2018

Demande de renvoi de l'ex-ministre Urvoas devant la Cour de justice de la République

L'ex-garde des Sceaux de Hollande aurait violé le secret professionnel

Une affaire sectaire de solidarité franc-maçonne ?

L'ancien ministre socialiste est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des éléments d'une enquête diligentée en 2017 contre l'ex-LR aujourd'hui rallié à LREM.

Beaucoup de bruit pour une relaxe annoncée ?
Le parquet général a requis le renvoi deJean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République pour violation du secret professionnel, a-t-il annoncé lundi 17 décembre. L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis à l'intéressé une fiche de la Direction des affaires criminelles et des grâces sur l'état d'une enquête préliminaire visant député Thierry Solère, ex-LR aujourd'hui rallié à LREM, et un courriel actualisant cette fiche en mai 2017, alors qu'il était ministre de la Justice.

Dans son communiqué, le Parquet souligne que le ministre de la Justice "peut recevoir des informations sur des enquêtes en cours", du fait que les procureurs sont placés sous son autorité, mais qu'il n'est en aucun cas autorisé "à renseigner directement et à titre privé et confidentiel le principal mis en cause".

Le Parquet général près de la Cour de cassation assure le rôle du ministère public auprès de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Jean-Jacques Urvoas a-t-il trahi le secret de sa fonction, alors qu'il était ministre de la Justice ?

La chambre de l'instruction de la Cour de justice de la République doit désormais
décider si elle renvoie ou non Jean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République, a indiqué une source judiciaire, sans préciser quand serait prise cette décision.

La communication de cette fiche par Jean-Jacques Urvoas à Thierry Solère avait été dévoilée par Le Canard enchaîné en décembre 2017. Sa mise en examen avait été révélée en juin.

Une affaire qui salit la franc-maçonnerie


C
e Thierry Solère a été franc-maçon de la Grande Loge Nationale de France, GLNF, au moins de 1998 à 2015, prétendant ensuite avoir mis fin à ses engagements maçonniques, ce qui reste à prouver.

Quant à Jean-Jacques Urvoas, il était attendu au Grand Orient de France pour y plancher, à côté de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (depuis août 2017), sur le thème "La Justice peut-elle être indépendante ?".
Le Grand Orient a finalement préféré annuler cette réunion maçonnique qui pouvait attirer un peu trop l’attention.

Aveu d'une fraternité compromettante ?...
Philippe Foussier, membre du Conseil de l'OrdreInitié il y près d’un quart de siècle, Foussier appartient à la Loge République (Paris). Membre de la Fraternelle parlementaire, il a présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.
Agé aujourd'hui de 53 ans, il est journaliste indépendant (si ça existe). De 1995 à 2017, il a été rédacteur en chef de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, il est titulaire d’un 3e cycle en études stratégiques et politiques de défense et ancien auditeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques.
Connu pour son opiniâtreté à défendre la laïcité et à combattre le communautarisme, nous saurons dans un an s’il a réussi à faire entendre cette orientation au nom de son obédience.

mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

dimanche 8 avril 2018

Macron fera son cinéma, jeudi, dans une école rurale

Jean-Pierre Pernaud (TF1) devra servir de faire-valoir à Macron dans une école d'un village de l'Orne

L
'école de Berd'huis, village comptant 1.100 habitants, sera le décor de l'entretien du président de la République 

Résultat de recherche d'images pour "panamza sigle"
Macron doit faire oublier son penchant pour le pouvoir monarchique? Exit les dorures de l'Elysée ou de Versailles ! Doit-il effacer de nos mémoires la mauvaise impression produite par le message pro-palestinien et antisioniste que contient sa Marianne élyséenne revue et corrigée par Shepard Fairey ? Dans le journal de 13h00 de TF1, il va retourner à l'école où il ne sera peut-être pas rattrapé par le "sceau de Baphomet", emblème cabalistique et figure  ésotérique de la franc-maçonnique.

A quelques semaines de son premier anniversaire à l'Elyséele président de la République squattera pendant une heure les programmes de la chaîne privée, sans coupures publicitaires, dans un contexte de protestations sociales marqué par des blocages d'universités par des étudiants révolutionnaires et des grèves à Air France et à la SNCF, laquelle est étalée sur au moins trois mois.

TF1  serait allée au-devant des volontés du monarque-président

Sceau de Baphomet, message subliminal
Selon une porte-parole de TF1, Jean-Pierre Pernaut endosserait la responsabilité de ce dispositif inédit adopté par Emmanuel Macron. "Jean-Pierre Pernaut considère que tout commence à l'école", souligne-t-on chez TF1 qui fait en outre valoir que cette école est un "lieu de la République".

Ce cadre se veut particulièrement symbolique, alors que Macron est vécu comme un "président des villes". Les défenseurs du monde rural reprochent en effet à l'ex-banquier des mesures impopulaires comme la baisse des dotations aux collectivités locales et l'abaissement à 80 km/h de la vitesse sur certaines routes secondaires.

Macron tente la conquête de la droite 

Le choix de cette commune située dans le département de l'Orne en région Normandie illustre en outre la passion - jusqu'ici raillée -  de Jean-Pierre Pernaut pour la France des campagnes et des villages qu'il fait aimer à travers notamment des reportages sur les artisans et la préservation du patrimoine local. 

Or, à Berd'huis, Marine Le Pen était arrivée en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 30 % des voix, contre 22% pour François Fillon et 20 % pour Emmanuel Macron. Ce dernier avait ensuite récolté 54% des suffrages au second tour.

Alors que Macron est rejeté par la gauche, que ce soit le PS ou l'extrême gauche, ce village administré par une maire DVD fut d'abord célèbre pour être le lieu de l'arrestation du meurtrier du percepteur de Berd'huis et d'un de ses voisins, par Vidocq, forçat évadé du bagne, mais devenu policier, chef de la "brigade de sûreté", et enfin détective privé : Macron ne risque pas de peur aux petits de la maternelle.


dimanche 7 janvier 2018

La laïcité. bouclier fêlé de Charlie hebdo et de la gauche effondrée

Quand la laïcité est  agressive, elle ne peut prétendre rassembler

Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo tentent pourtant de se faire plaindre

 Trois ans après Charlie, la laïcité sectaire, comme bouclier, reste une gageure. Des organisations intolérantes de défense de la laïcité célèbrent aujourd'hui la liberté d'expression, instrumentalisant logiquement les attentats de janvier 2015. Les victimes étaient laïques, mais surtout révolutionnaires et ceux et celles qui restent s'étonnent de toujours payer le prix fort de l'anarchie rigolarde. Trois ans après le massacre et la mobilisation, le journal dispose d'un beau pactole constitué sur la récupération de l'événement médiatico-politique, mais que reste-t-il de l'esprit Charlie, s'interrogent maintenant les survivants ?

L'opération consiste à redorer une image que la satire "no limit" a conduit au bain de sang.
Le crime de masse est indéfendable, mais la provocation réitéréee, pas davantage. Il y a trois ans, la France entière apprenait stupéfaite le massacre à la rédaction de Charlie Hebdo. Une attaque sans précédent, mûrement réfléchie, très certainement téléguidée par des cerveaux fanatiques, et exécutée par deux anciens délinquants radicalisés. 
Les provocateurs étaient-ils moins fanatisés, notamment par le concept largement franco-français de laïcité ? Une France bouleversée qui s'est mobilisée, offrant à la nation une de ses manifestations les plus massives, quatre millions de personnes dans la rue revendiquant ensemble : "Je suis Charlie". Les Français ont la compassion chevillée au coeur.
 
Un esprit était né, nous assure-t-on, assez peu spontanément, car les participants ne connaissaient pas nécessairement le journal, donc son contenu subversif, discriminatoire et blessant.  Ils savent, depuis, et se sont détournés, à la fois du journal et de ce soi-disant "esprit Charlie" créé de toutes pièces. 
Ceux et celles qui tentent d'incarner ce qui n'a pas de substance cherchent à faire revenir les manipulés et les déçus. C'est le sens de l'opération du samedi 6 juillet devant les anciens locaux du sulfureux hebdo, puis aux Folies-Bergères à Paris.

La mystification se fonde sur l'idée que la liberté d'expression ne puisse pas reculer devant les idéologies et les fanatismes

Mais moins qu'une 'tenue' franc-maçonne ?
Pour commémorer ces moments tragiques, mais aussi pour baliser l'avenir autour de "valeurs" (ils n'ont pas peur des mots)plusieurs organisations de défense de la laïcité ont organisé une journée de rencontres et de débats à Paris. Réécrire la fusillade et détourner le sens que les tueurs voulaient donner à leur geste obscène. Obscène, comme les dessins publiés pour faire mal et provoquer des actes de représailles qui auraient dû être détournés de leurs commanditaires sur des acteurs involontaires, des esprits faibles et malléables, susceptibles de modifier leurs modes de pensée, leur sens commun, leurs votes.  Voire leurs actes, subversifs et vengeurs. L'effet boomerang a toutefois opéré.

Une imposture typiquement marxiste prenant le contre-pied de la réalité. Plus elle est énorme, mieux la contrevérité s'impose. L'événement, intitulé "Toujours Charlie !", est organisé par le Printemps républicain, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et le Comité Laïcité République, trois associations très actives dans le combat laïc et ont besoin d'invoquer la République pour apparaître légitimes.
Le Printemps républicainLes trotskistes de Mediapart décrivent cette association comme "un collectif exprimant un communautarisme national [qui] ambitionne de constituer une Union sacrée qui repose, pour l'essentiel, sur l'essentialisation de l'islam et la stigmatisation des musulman-e-s". Le site l'associe au Parti socialiste et dénonce le radicalisme de certains membres. A deux exceptions près (Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj), l’aile droite du PS y est en effet (sur)représentée (des proches de François Hollande et de Manuel Valls – dont Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, d’ex-partisans de Dominique Strauss Kahn), ainsi que le chevènementiste Mouvement républicain et citoyen. Quelques communistes, au moins un membre et un ex-membre du Parti de gauche de Mélenchon sont présents.Sur quelle base, cette stigmatisation ? Elisabeth Badinter et Catherine Kintzler (également signataire), étaient les instigatrices d’un autre article-manifeste en 1989 qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque : "Profs, ne capitulons pas !". Dans ce texte co-signé avec Régis Debray, Alain Finkielkraut et Élisabeth de Fontenay, les auteures mettaient en garde contre un 'Munich de l’école républicaine', ni plus ni moins, et s’opposaient à la position "pragmatique et conciliatrice" (selon Mediapart) du ministre de l’Education Lionel Jospin et du Conseil d’État relative au port des signes religieux à l’école.Le 14 mars 2016, le journal Marianne a publié un texte : "Face aux attaques contre la République, manifeste pour un Printemps républicain" signé d'Elisabeth Badinter ou Gérard Biard [rédacteur en chef de Charlie hebdo, pourquoi ne pas le préciser...], en passant par la journaliste millionnaire Anne Sinclair, le politologue Laurent Bouvet [Gauche populaire, réseau d'élus, de militants et de citoyens proches du PS qui plaident pour une meilleure prise en compte des attentes des catégories populaires] et Maître Richard Malka [avocat de la société Clearstream, défenseur, en décembre 2010, de la crèche Baby Loup, obtenant du conseil de prud'hommes la validation du licenciement d’une salariée voilée et, pourquoi le taire?, aussi conseil du journal Charlie Hebdo depuis 1992], chantres habituels de la République assiégée, qui appellent à son renouveau en ces temps troublés d'attentats islamistes. C'est beau comme l'antique, mais en toc.
Comité Laïcité RépubliqueIl a été créé au moment de la première "affaire du voile". Face à la confusion qui s’installait déjà dans de nombreuses têtes et à l’absence de réaction forte et claire des organisations laïques et progressistes, certains intellectuels dénoncèrent eux aussi "un Munich des consciences". Avec eux, Élisabeth Badinter, le castriste Régis Debray, Alain Finkielkraut, Catherine Kintzler, Elisabeth de Fontenay et des francs-maçons et libre-penseurs, proches du parti-radical socialiste, tels Henri Caillavet, Jean-Pierre Changeux, Gisèle Halimi, Albert Memmi, Claude Nicolet, Jean-Claude Pecker et de nombreux autres, soutenus à l’origine par le Grand Orient de France. Ils se mobilisaient pour défendre et promouvoir la laïcité, intervenir partout dans le débat d’idées, sans s’immiscer dans les débats électoraux, disaient-ils. Ce comité avait néanmoins milité en faveur de Nasser Khader, député danois d’origine syrienne, poursuivi pour avoir osé défendre Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures., par exemple. La déclaration de principe fait clairement référence à une citoyenneté républicaine fondée sur les valeurs universalistes issues des Lumières et sur une laïcité qu'ils préféraient ne pas définir.
Manuel Valls à la cérémonie./ AFP
Quelque 1.500 personnes étaient attendues, parmi lesquelles des politiques, dont l'ancien premier ministre Manuel Valls (apparenté LREM), qui s'afficha plusieurs heures au premier rang, la fondatrice des Femen, Inna Shevchenko, l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen ou la philosophe Elisabeth Badinter. D'autres acteurs politiques ont annoncé leur venue, parmi lesquelles le président foireux de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), la ministre de la Culture, Françoise Nyssen (qui déclare pourtant ne pas être à sa place en politique), la présidente politicienne de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR) et la maire gauchiste de Paris, Anne Hidalgo (PS), escortée du maçon Julliard.

Paradoxalement, ces trois organisateurs de la journée "Toujours Charlie" défendent une conception offensive de la laïcité, contre les "communautarismes" religieux et ethniques. Ce positionnement politique ambigu au côté des fauteurs de troubles leur vaut d'ailleurs de nombreux opposants, notamment à leur gauche, où la gauche radicale dénonce un combat "islamophobe". Si cette journée médiatique n'a comblé aucun fossé, elle en a ouvert d'autres.  

Nombre de membres de Charlie Hebdo étaient absents
Emmanuel Macron, la maire de Paris Anne Hidalgo et plusieurs membres du gouvernement rendent hommage aux victimes de \"Charlie Hebdo\", dimanche 7 janvier 2018 à Paris.
L’équipe de l’hebdomadaire satirique semble se tenir plus ou moins à l’écart de cette initiative. Seuls son rédacteur en chef, Gérard Biard, et sa directrice des ressources humaines, Marika Bret, amie de Charb, devait représenter le journal. Les autres membres de l'équipe n'étaient pas là pour des raisons de sécurité. Raison diplomatique officielle pour tenter de masquer des divergences idéologiques au coeur du media.  
Marika Bret n'a pas hésité à faire de la retape, affirmant d'abord, un an après l'attentat et les départs de Luz et du Dr Patrick Pelloux de la rédaction, la nécessité de continuer "pour dire que les Frères Kouachi n'ont pas gagné", puis, trois ans plus tard, estime qu'on n'est pas obligé d'adhérer à l'ensemble des provocations du journal...
Cette commémoration tombe à un moment difficile où un débat agite la société, précisément autour de cette idée de laïcité. Ce rassemblement apparaît aux yeux de certains comme très "vallsiste", sur la ligne de l'ancien Premier ministre qui a montré son intransigeance cet automne, lors d'une passe d'armes avec le site d'information Médiapart, dans le sillage de l'affaire Ramadan. Certains craignent que ce courant, partisan d'une laïcité «sans qualificatif», ne veuille récupérer l'esprit Charlie. Accédez à 100% des articles locaux à partir d'1€/mois Du côté du Printemps républicain, on ne cache pas l'intention de remettre la laïcité au cœur du débat public, et l'on attend du président Emmanuel Macron une prise de position claire. Les initiateurs de cette manifestation revendiquent le droit de critiquer «l'islam politique», tout en excluant toute islamophobie. Un courant qui s'oppose à une extrême-gauche «imprégnée d'une idéologie post-colonialiste qui voit les musulmans comme les nouveaux damnés de la terre». Leurs adversaires les accusent de vouloir récupérer l'esprit Charlie, au lieu de se retrouver entre partisans de "laïcités différentes" et conserver ainsi une unanimité quasi nationale autour de la défense de la liberté d'expression. L'anniversaire de cette tragédie n'aura pas réussi à réparer cette fracture.
On a envie de les plaindre, les survivants de cette Une grinçante ?
Cette commémoration tombe à un moment difficile où un débat agite la sociétéprécisément autour de cette idée de laïcité que le journal a ouvert. 
Ce rassemblement apparaît aux yeux de certains comme très "vallsiste", sur la ligne de l'ancien Premier ministre qui a montré son intransigeance cet automne, lors d'une passe d'armes avec le site d'information trotskiste Mediapart, dans le sillage de l'affaire Ramadan, dont il est peut-être permis de rappeler que l'islamiste est accusé de harcèlement sexuel par plusieurs victimes présumées Certains craignent que ce courant, partisan d'une laïcité "sans qualificatif" - à la différence de l'islamisme qualifié de radical ou de modéré -, ne veuille récupérer l'esprit Charlie. 
Du côté du Printemps républicain, on ne cache pas l'intention de remettre la laïcité au cœur du débat public, et on attend du président Emmanuel Macron une prise de position claire, alors qu'il a réclamé, au contraire, une commémoration sobre, sans prise de parole. Les initiateurs de cette manifestation revendiquent le droit de critiquer "l'islam politique", tout en excluant toute islamophobie.
 
Un courant qui s'oppose à une extrême-gauche "imprégnée d'une idéologie post-colonialiste qui présente les musulmans comme les nouveaux damnés de la terre". Leurs adversaires les accusent de vouloir récupérer l'esprit Charlie, au lieu de se retrouver entre partisans de "laïcités différentes" et conserver ainsi une unanimité de façade quasi nationale autour de la défense de la liberté d'expression. Une notion devenue "tarte à la crème", au même titre que l'humanisme confisqué par la gauche. L'anniversaire de cette tragédie n'aura pas réussi à colmater cette fracture.

L'esprit Charlie s'essouffle et il fallait le ventiler. 
Ce jour du souvenir sera-t-il institué jour férié, alors que désormais le slogan "Je suis Charlie" divise, 61 % des Français se sentant - subjectivement, émotionnellement - encore "Charlie", dix points de moins qu'en janvier 2016, selon un sondage fourre-tout de l'institut Ifop pour Europe 1
Ont-ils réussi à ranimer la flamme ?