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jeudi 1 novembre 2018

Le chevalier Macron, sus à la "lèpre nationaliste"

Macron s'oppose à la volonté des peuples souverains

Macron se livre à des parallèles effarants
, illuminé et grave.


Il se dit "frappé [c'est le mot] par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". 
Ainsi, à la veille du centenaire de la fin de la Grande Guerre, le président français juge-t-il, sans appel, les électeurs qui ont rejeté ses semblables dans les urnes, estimant que l’Europe n’a pas tiré toutes les leçons de cette période.


On avait cru faire un bond en avant, mercredi, avec le retour en trombe dans l’actualité de Nicolas Sarkozy tourné vers l'avenir, d’un côté, suivi du retour retour vers le passé d'une  Ségolène Royal, plus aigrie et vindicative que jamais, de l’autre. Mais la machine à remonter le temps d’Emmanuel Macron a violemment tiré le débat vers le bas et bien plus profond...

Selon le président, qui a eu une entretien avec Ouest-France publié pendant  ses vacances forcées pour cause de santé fragile, l’Europe serait actuellement en train de revivre une situation comparable à celle des années 1930. Celle de la montée du nazisme, rien de moins, malgré un contexte historique sans aucun rapport avec le "monde nouveau" actuel, notamment du fait de la construction de l'Union Européenne qui a apporté la paix. Mais le chef de l’Etat, homme du passé, réveille de vieilles peurs en appelant pourtant les citoyens à "être lucide", comme lui, et à "résister" à ce retour en arrière.

Un marathon de la mémoire ?

Il faut dire qu’Emmanuel Macron s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale en s’imposant un "parcours du combattant singulier," selon la presse. Pour autant, aucune commémoration officielle n'est prévue à Paris...

Quand le p'tit gars se sera refait une santé en "soufflant" plusieurs jours en Normandie ce weekend  (à compter de mercredi), il entamera dimanche un marathon de commémorations de l’Armistice du 11 novembre.
Le président visitera d’abord les différents champs de bataille de la Grande Guerre, dans dix départements du Grand Est et des Hauts-de-France. Il animera ensuite la cérémonie dans la clairière de Compiègne (Oise), le 10 novembre (et pas le 11), au côté de la chancelière allemande Angela Merkel. 

Un programme qui, aurait-on pu espérer, aurait dû lui inspirer des pensées profondes et justes sur les leçons tirées - ou non - du passé.
"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", a-t-il lâché, une bourde dénotant un possible surmenage, alors qu’il visitait en début de semaine l'exposition consacrée à Georges Clémenceau au Panthéon. 


Et de décrypter à sa façon le ras-le-bol des peuples pour la politique européenne qu'ils subissent, mais que Macron veut néanmoins incarner : "Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929. (...) Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine". Sur d'aussi frêles épaules, c'est mort !


Qui, mieux que Macron, peut "comprendre les leçons de l’Histoire" ?

Lors de ses rendez-vous à venir dans le Grand Est et les Hauts-de-France, Emmanuel Macron dit ne pas vouloir  "simplement regarder l'Histoire". "Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C'est un message de célébration, de mémoire et d'avenir". Le président compte ainsi promouvoir une Europe "plus souveraine et plus multilatérale". Ce que les peuples réclament,  mais en interne...

Et le président de s'enferrer. 

"L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre", prévient Emmanuel Macron. 

Le  parano lance ainsi des anathèmes, s'en prenant au monde entier, sept mois avant les élections européennes, décidant de se positionner en rempart contre les "nationalistes" hongrois, Viktor Orban, et italien, Matteo Salvini. Eux mêmes remparts contre la gauche radicale, mais aussi contre leurs propres droites, plus extrémistes qu'eux, à y bien regarder. Sans démagogie, ni populisme.


dimanche 7 janvier 2018

La laïcité. bouclier fêlé de Charlie hebdo et de la gauche effondrée

Quand la laïcité est  agressive, elle ne peut prétendre rassembler

Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo tentent pourtant de se faire plaindre

 Trois ans après Charlie, la laïcité sectaire, comme bouclier, reste une gageure. Des organisations intolérantes de défense de la laïcité célèbrent aujourd'hui la liberté d'expression, instrumentalisant logiquement les attentats de janvier 2015. Les victimes étaient laïques, mais surtout révolutionnaires et ceux et celles qui restent s'étonnent de toujours payer le prix fort de l'anarchie rigolarde. Trois ans après le massacre et la mobilisation, le journal dispose d'un beau pactole constitué sur la récupération de l'événement médiatico-politique, mais que reste-t-il de l'esprit Charlie, s'interrogent maintenant les survivants ?

L'opération consiste à redorer une image que la satire "no limit" a conduit au bain de sang.
Le crime de masse est indéfendable, mais la provocation réitéréee, pas davantage. Il y a trois ans, la France entière apprenait stupéfaite le massacre à la rédaction de Charlie Hebdo. Une attaque sans précédent, mûrement réfléchie, très certainement téléguidée par des cerveaux fanatiques, et exécutée par deux anciens délinquants radicalisés. 
Les provocateurs étaient-ils moins fanatisés, notamment par le concept largement franco-français de laïcité ? Une France bouleversée qui s'est mobilisée, offrant à la nation une de ses manifestations les plus massives, quatre millions de personnes dans la rue revendiquant ensemble : "Je suis Charlie". Les Français ont la compassion chevillée au coeur.
 
Un esprit était né, nous assure-t-on, assez peu spontanément, car les participants ne connaissaient pas nécessairement le journal, donc son contenu subversif, discriminatoire et blessant.  Ils savent, depuis, et se sont détournés, à la fois du journal et de ce soi-disant "esprit Charlie" créé de toutes pièces. 
Ceux et celles qui tentent d'incarner ce qui n'a pas de substance cherchent à faire revenir les manipulés et les déçus. C'est le sens de l'opération du samedi 6 juillet devant les anciens locaux du sulfureux hebdo, puis aux Folies-Bergères à Paris.

La mystification se fonde sur l'idée que la liberté d'expression ne puisse pas reculer devant les idéologies et les fanatismes

Mais moins qu'une 'tenue' franc-maçonne ?
Pour commémorer ces moments tragiques, mais aussi pour baliser l'avenir autour de "valeurs" (ils n'ont pas peur des mots)plusieurs organisations de défense de la laïcité ont organisé une journée de rencontres et de débats à Paris. Réécrire la fusillade et détourner le sens que les tueurs voulaient donner à leur geste obscène. Obscène, comme les dessins publiés pour faire mal et provoquer des actes de représailles qui auraient dû être détournés de leurs commanditaires sur des acteurs involontaires, des esprits faibles et malléables, susceptibles de modifier leurs modes de pensée, leur sens commun, leurs votes.  Voire leurs actes, subversifs et vengeurs. L'effet boomerang a toutefois opéré.

Une imposture typiquement marxiste prenant le contre-pied de la réalité. Plus elle est énorme, mieux la contrevérité s'impose. L'événement, intitulé "Toujours Charlie !", est organisé par le Printemps républicain, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et le Comité Laïcité République, trois associations très actives dans le combat laïc et ont besoin d'invoquer la République pour apparaître légitimes.
Le Printemps républicainLes trotskistes de Mediapart décrivent cette association comme "un collectif exprimant un communautarisme national [qui] ambitionne de constituer une Union sacrée qui repose, pour l'essentiel, sur l'essentialisation de l'islam et la stigmatisation des musulman-e-s". Le site l'associe au Parti socialiste et dénonce le radicalisme de certains membres. A deux exceptions près (Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj), l’aile droite du PS y est en effet (sur)représentée (des proches de François Hollande et de Manuel Valls – dont Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, d’ex-partisans de Dominique Strauss Kahn), ainsi que le chevènementiste Mouvement républicain et citoyen. Quelques communistes, au moins un membre et un ex-membre du Parti de gauche de Mélenchon sont présents.Sur quelle base, cette stigmatisation ? Elisabeth Badinter et Catherine Kintzler (également signataire), étaient les instigatrices d’un autre article-manifeste en 1989 qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque : "Profs, ne capitulons pas !". Dans ce texte co-signé avec Régis Debray, Alain Finkielkraut et Élisabeth de Fontenay, les auteures mettaient en garde contre un 'Munich de l’école républicaine', ni plus ni moins, et s’opposaient à la position "pragmatique et conciliatrice" (selon Mediapart) du ministre de l’Education Lionel Jospin et du Conseil d’État relative au port des signes religieux à l’école.Le 14 mars 2016, le journal Marianne a publié un texte : "Face aux attaques contre la République, manifeste pour un Printemps républicain" signé d'Elisabeth Badinter ou Gérard Biard [rédacteur en chef de Charlie hebdo, pourquoi ne pas le préciser...], en passant par la journaliste millionnaire Anne Sinclair, le politologue Laurent Bouvet [Gauche populaire, réseau d'élus, de militants et de citoyens proches du PS qui plaident pour une meilleure prise en compte des attentes des catégories populaires] et Maître Richard Malka [avocat de la société Clearstream, défenseur, en décembre 2010, de la crèche Baby Loup, obtenant du conseil de prud'hommes la validation du licenciement d’une salariée voilée et, pourquoi le taire?, aussi conseil du journal Charlie Hebdo depuis 1992], chantres habituels de la République assiégée, qui appellent à son renouveau en ces temps troublés d'attentats islamistes. C'est beau comme l'antique, mais en toc.
Comité Laïcité RépubliqueIl a été créé au moment de la première "affaire du voile". Face à la confusion qui s’installait déjà dans de nombreuses têtes et à l’absence de réaction forte et claire des organisations laïques et progressistes, certains intellectuels dénoncèrent eux aussi "un Munich des consciences". Avec eux, Élisabeth Badinter, le castriste Régis Debray, Alain Finkielkraut, Catherine Kintzler, Elisabeth de Fontenay et des francs-maçons et libre-penseurs, proches du parti-radical socialiste, tels Henri Caillavet, Jean-Pierre Changeux, Gisèle Halimi, Albert Memmi, Claude Nicolet, Jean-Claude Pecker et de nombreux autres, soutenus à l’origine par le Grand Orient de France. Ils se mobilisaient pour défendre et promouvoir la laïcité, intervenir partout dans le débat d’idées, sans s’immiscer dans les débats électoraux, disaient-ils. Ce comité avait néanmoins milité en faveur de Nasser Khader, député danois d’origine syrienne, poursuivi pour avoir osé défendre Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures., par exemple. La déclaration de principe fait clairement référence à une citoyenneté républicaine fondée sur les valeurs universalistes issues des Lumières et sur une laïcité qu'ils préféraient ne pas définir.
Manuel Valls à la cérémonie./ AFP
Quelque 1.500 personnes étaient attendues, parmi lesquelles des politiques, dont l'ancien premier ministre Manuel Valls (apparenté LREM), qui s'afficha plusieurs heures au premier rang, la fondatrice des Femen, Inna Shevchenko, l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen ou la philosophe Elisabeth Badinter. D'autres acteurs politiques ont annoncé leur venue, parmi lesquelles le président foireux de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), la ministre de la Culture, Françoise Nyssen (qui déclare pourtant ne pas être à sa place en politique), la présidente politicienne de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR) et la maire gauchiste de Paris, Anne Hidalgo (PS), escortée du maçon Julliard.

Paradoxalement, ces trois organisateurs de la journée "Toujours Charlie" défendent une conception offensive de la laïcité, contre les "communautarismes" religieux et ethniques. Ce positionnement politique ambigu au côté des fauteurs de troubles leur vaut d'ailleurs de nombreux opposants, notamment à leur gauche, où la gauche radicale dénonce un combat "islamophobe". Si cette journée médiatique n'a comblé aucun fossé, elle en a ouvert d'autres.  

Nombre de membres de Charlie Hebdo étaient absents
Emmanuel Macron, la maire de Paris Anne Hidalgo et plusieurs membres du gouvernement rendent hommage aux victimes de \"Charlie Hebdo\", dimanche 7 janvier 2018 à Paris.
L’équipe de l’hebdomadaire satirique semble se tenir plus ou moins à l’écart de cette initiative. Seuls son rédacteur en chef, Gérard Biard, et sa directrice des ressources humaines, Marika Bret, amie de Charb, devait représenter le journal. Les autres membres de l'équipe n'étaient pas là pour des raisons de sécurité. Raison diplomatique officielle pour tenter de masquer des divergences idéologiques au coeur du media.  
Marika Bret n'a pas hésité à faire de la retape, affirmant d'abord, un an après l'attentat et les départs de Luz et du Dr Patrick Pelloux de la rédaction, la nécessité de continuer "pour dire que les Frères Kouachi n'ont pas gagné", puis, trois ans plus tard, estime qu'on n'est pas obligé d'adhérer à l'ensemble des provocations du journal...
Cette commémoration tombe à un moment difficile où un débat agite la société, précisément autour de cette idée de laïcité. Ce rassemblement apparaît aux yeux de certains comme très "vallsiste", sur la ligne de l'ancien Premier ministre qui a montré son intransigeance cet automne, lors d'une passe d'armes avec le site d'information Médiapart, dans le sillage de l'affaire Ramadan. Certains craignent que ce courant, partisan d'une laïcité «sans qualificatif», ne veuille récupérer l'esprit Charlie. Accédez à 100% des articles locaux à partir d'1€/mois Du côté du Printemps républicain, on ne cache pas l'intention de remettre la laïcité au cœur du débat public, et l'on attend du président Emmanuel Macron une prise de position claire. Les initiateurs de cette manifestation revendiquent le droit de critiquer «l'islam politique», tout en excluant toute islamophobie. Un courant qui s'oppose à une extrême-gauche «imprégnée d'une idéologie post-colonialiste qui voit les musulmans comme les nouveaux damnés de la terre». Leurs adversaires les accusent de vouloir récupérer l'esprit Charlie, au lieu de se retrouver entre partisans de "laïcités différentes" et conserver ainsi une unanimité quasi nationale autour de la défense de la liberté d'expression. L'anniversaire de cette tragédie n'aura pas réussi à réparer cette fracture.
On a envie de les plaindre, les survivants de cette Une grinçante ?
Cette commémoration tombe à un moment difficile où un débat agite la sociétéprécisément autour de cette idée de laïcité que le journal a ouvert. 
Ce rassemblement apparaît aux yeux de certains comme très "vallsiste", sur la ligne de l'ancien Premier ministre qui a montré son intransigeance cet automne, lors d'une passe d'armes avec le site d'information trotskiste Mediapart, dans le sillage de l'affaire Ramadan, dont il est peut-être permis de rappeler que l'islamiste est accusé de harcèlement sexuel par plusieurs victimes présumées Certains craignent que ce courant, partisan d'une laïcité "sans qualificatif" - à la différence de l'islamisme qualifié de radical ou de modéré -, ne veuille récupérer l'esprit Charlie. 
Du côté du Printemps républicain, on ne cache pas l'intention de remettre la laïcité au cœur du débat public, et on attend du président Emmanuel Macron une prise de position claire, alors qu'il a réclamé, au contraire, une commémoration sobre, sans prise de parole. Les initiateurs de cette manifestation revendiquent le droit de critiquer "l'islam politique", tout en excluant toute islamophobie.
 
Un courant qui s'oppose à une extrême-gauche "imprégnée d'une idéologie post-colonialiste qui présente les musulmans comme les nouveaux damnés de la terre". Leurs adversaires les accusent de vouloir récupérer l'esprit Charlie, au lieu de se retrouver entre partisans de "laïcités différentes" et conserver ainsi une unanimité de façade quasi nationale autour de la défense de la liberté d'expression. Une notion devenue "tarte à la crème", au même titre que l'humanisme confisqué par la gauche. L'anniversaire de cette tragédie n'aura pas réussi à colmater cette fracture.

L'esprit Charlie s'essouffle et il fallait le ventiler. 
Ce jour du souvenir sera-t-il institué jour férié, alors que désormais le slogan "Je suis Charlie" divise, 61 % des Français se sentant - subjectivement, émotionnellement - encore "Charlie", dix points de moins qu'en janvier 2016, selon un sondage fourre-tout de l'institut Ifop pour Europe 1
Ont-ils réussi à ranimer la flamme ? 

dimanche 12 novembre 2017

Attentats du 13 novembre : plusieurs familles de victimes en veulent à Macron

Les simagrées du couple présidentiel dérangent les victimes et  la population

Le fils de la victime du Stade de France "refuse de saluer Macron"

Michael Dias lors de la commémoration du 13 novembre 2016 
au Stade de France
Michael Dias dénonce la position du président de la République envers les victimes.
"Aujourd'hui, deux ans après ce 13 novembre qui a changé ma vie, j'ai décidé de refuser l'invitation à me rendre à la cérémonie de demain (lundi 13 novembre), et par conséquent de ne pas saluer le Président de la république", explique le fils de l'unique victime de l'explosion du Stade de France, dans une tribune publiée dans le Huffington Post, dimanche matin 12 novembre.
Son père, Manuel Dias, fut la première victime des assaillants du 13 novembre 2015, tué aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, alors que se jouait le match amical France - Allemagne, en présence du président Hollande en tribune officielle. 

Michael Dias condamne le comportement d'Emmanuel Macron.
Si Michael Dias a décidé de boycotter la cérémonie d'hommage aux victimes, c'est à cause du comportement du chef de l'État envers les victimes. Selon lui, il "agit envers les victimes du terrorisme comme avec les plus défavorisés de notre pays, d'une façon tout simplement méprisante et inacceptable."

Ce fils de victime du terrorisme met en cause les choix du président. Il dénonce notamment la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes et la réduction des aides à certaines catégories de victimes, "relativisant ainsi une fois de plus la souffrance et les multiples préjudices subis."




"Le discours de notre président et de son gouvernement envers les victimes, a lui aussi changé, parlant désormais de l'aide aux victimes, comme s'il s'agissait d'un acte de charité, quand celle-ci devrait être vue, au contraire, comme une prise de responsabilité de ces mêmes politiques et de cet exécutif forcément héritier, envers ces vies brisées, du fait de leur propre action (ou inaction)", écrit-il, dénonçant une "banalisation du terrorisme", un mal accepté.

Macron avait-il prévu de zapper la cérémonie du Stade de France ?
La fille de Manuel Dias est également montée au créneau lundi matin. Sophie Dias se bat pour que l'on n'oublie pas son père, unique victime du Stade de France et explique que la présence d'Emmanuel Macron à Saint-Denis n'était pas acquise. "Pour avoir la confirmation de la présence du président Macron sur le site du stade de France, j'ai dû faire des pieds et des mains avec la mairie de Saint-Denis, le député de Saint-Denis... sa présence n'était pas prévue sur le site du stade de France... ", révèle Sophie Dias.



"C'est symbolique, mais c'est plein de petites choses comme ça qui font que 2 ans après, c'est toujours le même combat en fait...". Elle ajoute : "c'est pour ça que, pour moi, c'est important d'être présente dans l'Association du 13 novembre pour, lors de nos multiples échanges avec le gouvernement ou avec les autorités, leur faire savoir que c'est pas que le Bataclan".

Colère de 
familles de victimes contre Emmanuel Macron

"J'irai au Bataclan poser une bougie, mais toute seule", déclare sur RTL ce matin (samedi 12) Sophie, victime au Bataclan des attentats de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 600 blessés il y a 2 ans. Macron expédiera six cérémonies d'hommages en série ce lundi 13 novembre sur chacun des lieux où des femmes et des hommes ont "perdu la vie": ils ont été assassinés par des barbares de l'islam. 
Ces cérémonies d'hommage seront aussi l'occasion pour le chef de l'État de marquer sa présence sur le territoire hexagonal, rencontrant les associations de victimes des attentats de Paris, après une succession de voyages à l'étranger.
Cependant, certaines d'entre elles, comme Sophie, boycotteront l'opération de com', condamnant la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes mis en place par François Hollande.

"C'était vraiment quelque chose d'essentiel pour nous. Moi, personnellement, j'ai eu des problèmes, je me suis tournée vers eux, ils ont toujours trouvé une solution, ils ont toujours été à l'écoute," déplore Sophie, victime des attentats. La jeune femme ne comprend pas "pourquoi supprimer quelque chose qui marche bien, qui apporte des résultats."

Cette victime se demande "quelle opinion le gouvernement a de nous, s'il nous voit comme des assistés et qu'il fallait couper l'assistance." Sophie demande à Emmanuel Macron d'aider les survivants, "là, clairement, il ne nous facilite pas la tâche".

mercredi 18 mai 2016

Hollande perd la face dans l'affaire du concert de Black M à Verdun

Le maire de Verdun confirme l'annulation du concert de Black M, contre l'avis de Hollande

Le concert de Black M prévu le 29 mai est bien annulé

Le maire PS de Verdun ne reviendra pas sur l'annulation du concert de Black M le soir des commémorations du centenaire de la terrible bataille de Verdunlors de la Première Guerre mondiale, qui a fait 300.000 morts du seul côté français, et à laquelle sont attendus François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, et cela, en dépit de la promesse de François Hollande de sécuriser, le cas échéant (il n'est plus jamais sûr que de sa candidature de 2017), la manifestation dans un entretien au quotidien régional L'Est républicain "On ne revient pas sur l'annulation du concert de Black M"décidée vendredi dernier a déclaré le maire, Samuel Hazard, selon le site internet de l'Est Républicain, après plusieurs jours de polémique.
La France, un pays "kouffar". En cause une chanson de 2010 du groupe Sexion d'Assaut, Désolé, où Black M -chanteur français d'origine guinéenne - désigne la France comme "pays kouffar", un terme péjoratif désignant les mécréants, en arabe et repris par les islamistes de Daesh. "Kouffar" est le pluriel de "kâfir" (incroyant, ingrat, infidèle, en français  arabe), la plus grave insulte possible. Il est souvent utilisé dans le Coran pour stigmatiser ceux qui refusent de reconnaître le message de Mahomet et d’adhérer à sa religion. Le Coran prévoit d'ailleurs de combattre les mécréants jusqu’à la mort ou leur conversion à l’islam. Cette agression verbale était d'autant plus insupportable que ces mécréants sont les victimes de terroristes islamistes partout dans le monde et singulièrement en France. Voici les propos qui ne sont pas vécus par la gauche comme insultants... 
"J'ai fait le con j'ai commencé par la fin.
J'aurais pas dû me lancer dans la musique étant petit.
J'aurais dû t'écouter papa étant petit.
J'me sens coupable, quand j'vois ce que vous a fait c'pays de koufars "
Ces propos sont en soi "extrêmement injurieux à l'égard des Français", a souligné la présidente du Front national, mais spécialement un jour de recueillement et dans une période d' "état d'urgence" anti-terroriste. 

Les propos de Marine Le Pen font l'objet d'une polémique contre le FN et la personne de sa présidente pour évacuer le fond du problème et les désaccords entre le sommet de l'Etat-socialiste et le nouveau maire de Verdun (2014), professeur âgé de 36 ans, ancien UNEF et FSU, tandis que la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-le-Pen et le sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, ont demandé à l'Elysée d'annuler le concert.

Le maire socialiste est-il respectueux de la liberté d'expression ?
La question se pose depuis que S. Hazard a fait coller les pages d'un livre sorti en 2005, édité par la ville de Verdun et où est mentionné son prédécesseur à la mairie. "Verdun, histoire, patrimoine, art de vivre" est un album de photos offert aujourd’hui encore par la municipalité aux visiteurs de la ville. Mais depuis qu’il a été élu, Samuel Hazard a décidé de priver les lecteurs d’une partie du livre, les pages 4 et 5 ont été radicalement collées entre elles. Or, il s’agit en fait de la préface du livre dont l'auteur est l’ancien maire de Verdun (DVD), pendant 18 ans.
La justification de Samuel Hazard est pour le moins simpliste : "comme il n’est plus maire, on a collé les pages". Le budget colle de la mairie devra être gonflé: la mairie a encore 8.000 exemplaires de cet ouvrage.
VOIR et ENTENDRE le citoyen-maire, un professeur d'histoire (!), se justifier:

Peu exploitable par les polémistes, l
a Grande Guerre est néanmoins traitée sans égards
 
Alors que la Seconde Guerre mondiale contre le nazisme reste du nanan pour la gauche qui en exploite les faits les moins glorieux pour mieux occulter ses propres turpitudes, pendant la Résistance, qu'elle s'est accaparée, ou l'Occupation, qu'elle romance pour les enfants des écoles, sans s'appesantir sur les camps de concentration que les militants communistes ont souvent co-gérés avec les Nazis, la présence de ce rappeur aurait été inappropriée aux commémorations officielles du centenaire de la bataille de Verdun qui honore les courageux Poilus, dont aucun n'est survivant.

Le choix malencontreux de l'Etat-PS ouvre la porte à des risques de débordements

Dans un communiqué, la mairie invoque des "risques forts de troubles à l'ordre public", en raison d'une "polémique d'ampleur sans précédent" lancée par les lanceurs d'alerte de l'extrême droite, et d'un "déferlement de haine et de racisme", mais provoquée par le pouvoir et la mairie socialistes, à l'origine solidaires . En conséquence, "la majorité municipale et le maire de Verdun, en concertation avec la région et le département, sont contraints d'annuler le concert", précise le maire (PS) Samuel Hazard. Plus que jamais depuis quatre ans, le 'devoir de mémoire' est à géométrie variable.

Seulement critiquée par l'opposition, de l'extrême droite à une partie de la droite, la venue du chanteur était en outre contestée en justice par un petit-fils de poilu. Le maire de Verdun Samuel Hazard (PS), avait affirmé sur Europe 1 que le choix de Black M avait été non pas "collégial" comme on peut le lire ici ou là, mais décidé par l'Etat, tandis que Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, avait battu en retraite, précisant que l'Etat n'y est pour rien. Ce ministre est un ...ex-instituteur (hussard de la République ?) et directeur d'école qui a été fait inspecteur de l'Éducation nationale sur sa seule compétence, sans considération de son militantisme socialiste... 
Selon un de ses proches, le sénateur Todeschini aurait par ailleurs convaincu Édouard Martin, l'ex-dirigeant de la CFDT à ArcelorMittal, de se présenter sur la liste PS du Grand Est aux élections européennes du 25 mai 2014, à la place de Catherine Trautmann, frondeuse. "C'est une bonne chose pour les travailleurs de la Lorraine, c'est une bonne chose pour le pays", avait estimé cet autre politicien de haut vol, Claude Bartolone, battu par Valérie Pécresse à la présidence de l'Ile-de-France, bien que président de l'Assemblée nationale. Tant de perspicacité de la part de ces deux évaluateurs d'hommes ne pouvait que conduire Martin au sommet. Or, ce syndicaliste (reconverti dans le cinéma) qui avait qualifié le premier ministre Jean-Marc Ayrault de "traître" après l'extinction des hauts-fourneaux de Florange (Moselle), s'est fait laminer par le FN arrivé largement en tête, avec 24,6% des voix, très loin derrière l’UMP, tandis que le PS grappillait 14,2%...

Le recueillement auprès des victimes de la Grande Guerre sera protégé
Certaines paroles du rappeur ont indigné la plupart des français qui en ont eu connaissance et Samuel Hazard avait décidé vendredi d'annuler le concert, en invoquant des "risques forts de troubles à l'ordre public" et dramatisant un contexte de "déferlement de haine et de racisme".

Les présidents de région ne s'en laissent pas compter par le président Hollande 
Mardi matin, le "super poilu" du Chemin des Dames de fiction cinématographique  s'est dit prêt, "si le maire le voulait", à mettre "les moyens pour sécuriser le concert". Les moyens de l'Etat, c'est-à-dire des contribuables. "Les subventions qui avaient été promises pour ce spectacle ou pour d'autres seraient de toute façon maintenues", a ajouté le magnanime François-le-Bon sur Europe 1. 
Mais le maire de Verdun a décidé de ne pas faire la girouette hollandienne en revenant sur sa décision, comme il l'a confié peu après à un journaliste de l'Est Républicain, à l'issue d'une réunion avec les présidents de la Région Grand Est, Philippe Richert, UMP, et du Conseil départemental de la Meuse, Claude Léonard, apparenté UMP. "Les présidents de région et du département m'ont réaffirmé leur soutien face à cette épreuve que je subis", a-t-il ajouté.

La décision d'annuler le concert a été vivement critiquée par les ministres de Valls
La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, déplore notamment "un ordre moral nauséabond"

A l'inverse, Nicolas Sarkozy (LR) a jugé mardi qu'"à l'évidence, ce n'était pas une bonne idée" d'inviter
Black M, "un chanteur qui a insulté la France" et "tenu des propos homophobes et antisémites".

Valérie Pécresse : "On aurait dû appeler Black M à chanter la Marseillaise à Verdun" 

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains), a estimé sur RTL qu'"on aurait dû appeler Black M à chanter la Marseillaise à Verdun".

"Pas un concert festif mais..." Interrogée sur cette annulation, Valérie Pécresse a dit avoir un "regret" : "pas qu'on ait annulé un concert festif, car un concert festif sur le lieu qui a vu la mort de 300.000 soldats français et allemands ça paraissait déplacé", a-t-elle souligné. "En revanche j'ai un vrai regret : on aurait dû appeler Black M à chanter la Marseillaise à Verdun en hommage aux soldats morts, et aussi peut-être en mémoire de son grand-père tirailleur sénégalais", a-t-elle ajouté, estimant que "cela aurait été un très beau geste d'union nationale". En choeur, avec Karim Benzema ?

vendredi 18 mars 2016

Conflit algérien: Hollande commémore le cessez-le-feu du 19 mars 1962, outrageant les morts français

Hollande indigne les familles des soldats harkis et métropolitains avec l'opposition

Le 19 mars 1962, à midi, prenait officiellement effet un cessez-le-feu qui mettait fin à huit ans de guérilla armée en Algérie.

La veille du cessez-le-feu, le gouvernement français avait renoncé à ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara au profit des insurgés et du gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), bras politique du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le GPRA a négocié les accords de paix (accords d'Évian) avec la France en 1962.

Un double référendum vint après coup conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvèrent à plus de 90% le revirement du général de Gaulle, parfois qualifiée de trahison de ses engagements d'une "Algérie française" et des Pieds Noirs. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcèrent pour l'indépendance de leur pays qui devint effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installa à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance était officiellement proclamée.

L' "utopie juridique" (historien Guy Pervillé) des accords d'Evian n'apporta pas la paix promise, mais inaugura une période de violences redoublées et de massacres des harkis. La France dénombra 28.500 militaires morts, 30.000 à 90.000 harkis (selon que sont ou non décomptés les victimes des assassinats du FLN en représailles contre les soldats musulmans restés loyaux à la France), 4.000 à 6.000 chez les civils européens et environ 65.000 blessés.
Ces "réfugiés"-là ne sont ni des clandestins,
ni des victimes de Bachar al-Assad,
mais des Français d'Algérie, depuis 1830
Hollande commémore le cessez-le-feu pour la première fois, samedi  

Le "président de tous les Français" a choisi de mépriser la douleur des harkis et des Français d'Algérie, les "Pieds-noirs". L'initiative présidentielle est contestée par de nombreuses associations d'anciens combattants et de pieds-noirs qui demandent que le 19 mars marque  le début de l'exil et du massacre de civils et des harkis et que le président sado-masochiste cesse son auto-flagellation de la République à propos de la fin du conflit algérien.

Hollande s'applique à diviser
 également la classe politique

L'ex-président Nicolas Sarkozy tonne contre la décision de son successeur.
"Pour qu'une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée par tous. Or, chacun sait qu'il n'en est rien, le 19 mars reste au cour d'un débat douloureux", fait-il valoir, dans une tribune publiée vendredi dans le Figaro,  contre cette première médiatisée.
N. Sarkozy note qu'en son temps l'ex-président socialiste François Mitterrand, acteur de ce conflit, "refusa catégoriquement de reconnaître cette date pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie" sachant, quant à lui, qu'après les accords d'Evian, "la tragédie s'était poursuivie pendant des mois".

"Une provocation à l'encontre de l'ensemble de la communauté rapatriée et des harkis", d
énonce le maire de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi, qui a prévenu qu'"aucune cérémonie" ne viendra raviver cette verte plaie ouverte de l'Histoire dans sa ville, samedi.

Le chef de l'Etat a "violé la mémoire" des anciens combattants et harkis, a accusé Marine Le Pen, présidente du FN.

Afin de ne pas relancer les passions, Jacques Chirac avait choisi une date neutre, le 5 décembre 2002, pour inaugurer un monument célébrant la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie, mais aussi celles des combats en Tunisie et au Maroc.

François Hollande prononcera 
une allocution, samedi à 16h30


C'est devant ce mémorial érigé quai Branly, au pied de la Tour Eiffel, que avec pour idée : tenter "le compromis" pour instaurer "la paix des mémoires" sur ce conflit algérien qui exacerbe toujours les passions.

C'est à son initiative, qu'une loi avait été votée au Parlement le 6 décembre 2012 faisant du 19 mars la "journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie" mais aussi "des combats en Tunisie et au Maroc".

Manifestation politicienne, sans repentance: une hypocrisie de plus ?


Mémorial de la guerre d'Algérie et de l'après 19 mars 1962
inauguré quai Branly, le 5 Décembre 2002 
par le Président de la République Jacques Chirac
Le 19 mars, "c'est une date qui renvoie à des mémoires qui ont été longtemps opposées dans la population française", reconnaît-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Mais "l'ambition du président de la République, c'est d'embrasser toutes les mémoires et de les faire entrer dans le récit de l'Histoire de France (...)", racontent-ils pour s'accaparer l'initiative consensuelle du président Jacques Chirac.Et de tenter de se justifier: "Ca n'est pas de faire disparaître les douleurs; ça n'est pas de nier les morts et les drames; c'est de les rappeler et de leur rendre hommage". Ce qui méritait en effet d'être précisé !


Dans son discours, comme il l'avait fait devant le parlement algérien le 20 décembre 2012, le président français récidiviste devrait se valoriser sur le thème de "l'injustice du système colonial"quand son procès est facile, 55 ans après et que la cause est désormais entendue, mais sans verser dans "le registre de la repentance", précise un conseiller qui renonce à twitter, préférant ainsi garder l'anonymat.
 

L'historien Benjamin Stora, récemment convoqué à l'Elysée pour mettre en musique la démarche présidentielle devant la presse
Le chantre du socialisme hollandien voit "un certain courage" dans la volonté de François Hollande "d'essayer de trouver une sorte de compromis, de consensus par rapport à cette guerre d'Algérie qui a bien du mal encore à passer dans l'histoire française".


A l'inverse, un collectif d'historiens proteste contre le choix du 19 mars.


Dans un texte transmis par le Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA),  ces spécialistes condamne ce choix de date qui "ne peut être considérée ni comme la date d'un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d'Algérie", puisqu'elle déclencha "une période de massacres et de violences sans précédent".

"Je trouve ça scandaleux", s'insurge le délégué régional PACA du comité de liaison national des harkis, Mohamed Otsmanie, qui pointe pour sa part les visées "électoralistes" du chef de l'Etat en direction notamment "des binationaux franco-algériens" dans la circonstance d'inquiétude suscitée par le débat sur sa réforme constitutionnelle portant sur la déchéance nationale.