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mercredi 10 juin 2020

BlackLivesMatter met à genoux Mélenchon, Jadot, Faure et Roussel

L'ultra-gauche anti-flics racisée américaine met à ses pieds la gauche française 

LFI, EELV, PS et PCF mettent un genou à terre devant George Floyd

Place de la République, ce mardi 9 juin

A Paris, des manifestants se sont rassemblés place de la République en mémoire de George Floyd. Des têtes d'affiches de la gauche - radicale, voire extrême et de l’écologie totalitaire, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Yannick Jadot (EELV) - ont même posé un genou à terre, geste de capitulation, à l'imitation du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, 
Joe Biden relance sa campagne dans une Amérique embrasée par la ...

ou le démagogue Québécois Justin Trudeau (ci-dessous).

 Justin Trudeau pose un genou à terre contre le racisme (vidéo)

A l’appel notamment de SOS Racisme, des manifestations se sont rassemblés en France, pendant les obsèques de George Floyd à Houston, Etats-unis. A Paris, ils n'étaient que quelques centaines, place de la République. 
Ce mardi 9 juin, certains meneurs de la gauche rose,  rouge, noire et verte ont pris parti contre les policiers de leur pays, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Olivier Faure (PS). Ils se sont même agenouillés durant les 8 minutes 46 de silence, pour s'associer à cet Afro-Américain décédé à la suite d’une interpellation policière à Minneapolis le 26 mai dernier. 
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Les suiveurs socialistes Faure et Kanner

Cette mobilisation à Paris était soutenue par plusieurs syndicats de lutte - dont la CGT, la FSU et l’Unsa - mais aussi par des partis politiques de gauche et d’extrême gauche (EELV, PS, LFI, PCF). Des organisations étudiantes et lycéennes (Fage, Unef, UNL) et des associations et ONG, comme la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le CRAN,participaient aussi à la démonstration médiatique. 

Mélenchon, heureux des récents propos de Castaner 


Une "prise de conscience" émerge "contre l'horrible contamination du racisme
, là où on ne voudrait pas le voir, dans un corps important, la police," a pointé le chef de La France insoumise.
 
Jean-Luc Mélenchon, qui critiquait encore récemment la lâcheté de Macron resté muet face aux manifestations de rue, ajoute : "Il faut en finir avec le déni." 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle n'hésite pas à stigmatiser la police: "la police nationale doit être reprise en main". Pour cela, Mélenchon "invite les policiers à dénoncer leurs collègues quand ils sont racistes et violents". 
Une incitation similaire à la tonte des femmes qui avaient eu des relations avec des occupants allemands. Cette marque d'opprobre qui, à la Libération de la France, a eu "pour fonction d'enlaidir ces femmes" et pour volonté, leur désexualisation, visait à détruire en elles l'image de la féminité. La dénonciation des policiers préconisée par Mélenchon a desrelents pareillement nauséabonds, quand il désigne les policiers à la vindicte populaire ou quand Castaner porte atteinte à leur virilité en les privant des moyens s'assurer le maintien de l'ordre.  

Mélenchon confie également avoir apprécié le fait que Christophe Castaner se soit rendu compte que "des gestes peuvent tuer". 
Pour mémoire, lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur a tenu un discours prônant notamment une "tolérance zéro" contre le racisme jugé "inacceptable", exigence qu'il n'impose pas à l'encontre des délinquants. 

Ce mardi matin, il a aussi annoncé qu’il sera "parfaitement à l’aise" - ce dont on ne doute pas ! -  à l'idée de poser un genou à terre. Le ministre tolère d’ailleurs d'autant mieux ces mobilisations anti-racistes racisées, que, "dans les faits", elles restent interdites dans toute la France, en vertu d'un décret interdisant en effet les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public en raison de l’épidémie de coronavirus !

samedi 23 novembre 2019

Les écologistes d' 'Extinction Rebellion' dévoilent leur antisémitisme

Les propos fascistes  du cofondateur d’Extinction Rebellion sur l’Holocauste 

L’Holocauste n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine", a déclaré Roger Hallam, 

activiste et militant britannique de l'environnement, cofondateur du mouvement Extinction Rebellion qui se couvrent de l'opprobre public.
Les censeurs écologistes ciblent Google,
accusé de déni et de négationnisme !

Ce mouvement écologiste revendique la désobéissance civile en s'appuyant sur des "actions coups de poing non violentes" [sic] - sinon en paroles -, pour faire pression sur les gouvernements, en sorte qu'ils agissent contre le réchauffement climatique (devenu "changement climatique" à l'épreuve des faits) et ses conséquences. Ce mouvement écologiste qui bloque des places et des ponts à travers le monde - dès octobre 2018 à Londres - n'a pas réussi à empêcher l'extension de l'aéroport de London-Heathrow. 

Quant à Hallam, 53 ans, il a été agitateur toute sa vie : agriculteur bio pendant 15 ans, mais la terre et basse, il a préféré militer à Rising Up! (Révolte!) dédié à la protection de l'environnement par les moyens de l'action directe et sous l'alibi de la résistance pacifique ou de la désobéissance civile, comme on voudra. Hallam-le-pacifiste a utilisé un drone pour perturber le trafic aérien de l'aéroport londonien - mettant la sécurité des usagers et de la population en danger - et a été placé en détention dans une prison britannique. Il devrait être jugé le 17 février 2020.

Les propos "n’en finissent pas" de susciter l’indignation, selon l'AFP. 

L'écologie radicale était jugée fasciste dans ses méthodes; elle l'est désormais dans son idéologie. Le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR), Roger Hallam, a prononcé ses paroles antisémites le mercredi 20 novembre, dans un entretien qui renvoient aux propos de Jean-Marie Le Pen sur les fours crématoires, "détail de l'Histoire" et qui le classe à l'extrême droite. Le 13 septembre 1987, interrogé au Grand Jury RTL-Le Monde à propos de la contestation par des négationnistes de l'utilisation par les nazis de chambres à gaz pour exterminer les Juifs, il déclare : "Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale". Avec son calembour sur "Durafour-crématoire", il avait également prononcé une autre "connerie" comme les affectionne le fondateur d''Extinction Rebellion'...

En France, les eurodéputés EELV Yannick Jadot et David Cormand ont dénoncé les... "dérapages" et des "propos révoltants".
Les amalgames révisionnistes et antisémites n’ont pas leur place au sein des mouvements de protection de la nature et du vivant, assurent-ils, garantissant qu' "ils en sont l'exact opposé". Huit lignes sur le site EELV !
"Les amalgames, les confusions, les dérapages, les généralisations qui visent à relativiser la Shoah et l'antisémitisme n'ont pas leur place au sein de l'écologie !", a critiqué sur Twitter l'ancienne tête de liste aux européennes.

EELV ne rompt pas les ponts : "Les valeurs fondamentales de l’écologie et de celles et ceux qui se lèvent pour réclamer la justice climatique avec Extinction Rebellion sont incompatibles avec les propos révoltants et stupides visant à relativiser la Shoah tenus par Roger Hallam. Ne pas confondre l'oeuvre et l'homme, ce qui ne s'applique pas au film de Polanski "J'accuse".

La branche française de l’association n’a réagi que le lendemain par un communiqué succinct pour "condamner" les propos de Roger Hallam "qui n’engagent que lui-même". "Nous n’avons pas de porte-parole ni de dirigeant.es ", tient à rappeler XR France. Le Black bloc non plus !

Dans la presse, le magazine Le Point se contente de reprendre la dépêche de l'AFP en la triturant et en l'expurgeant.
Le Figaro distingue l'homme de l'action "Le co-fondateur d'Extinction Rebellion minimise l'Holocauste", mais il titre en revanche "Malgré la polémique, J’accuse de Roman Polanski réalise un très bon démarrage"... Le réalisateur fait l'objet d'une nouvelle accusation de viol...
La Libre belgique note un "tollé" !

Les membres et les soutiens du mouvement 'Extinction Rebellion' d'Hallam plongés dans l'embarras
 
Dans un entretien avec l’hebdomadaire Die Zeit paru jeudi, l'agitateur britannique a banalisé les génocides, observant qu'ils se sont déroulés de manière répétée au cours des cinq derniers siècles. "En fait on pourrait dire que c’est comme un événement régulier", selon des extraits du magazine (dont l'ancien chancelier fédéral Helmut Schmidt - membre du Parti social-démocrate (SPD, parti de Martin Schultz, démissionnaire) - fut l'un des directeurs).

"Le fait est que des millions de gens ont régulièrement été tués dans des circonstances cruelles au cours de l’histoire", a-t-il souligné, jugeant que l’Holocauste, au cours duquel 6 millions de juifs ont été exterminés, n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine". 
Une manière d'exonérer les dictatures soviétique, maoïste ou khmère, mais aussi la Corée du Nord, la Birmanie ou l'Erythrée (on voit ci-contre les effusions de Macron avec Idriss Deby, lequel est poursuivi par un tribunal international pour crime contre l'humanité pour les exactions commises durant son règne au Tchad).

S
ocle de l’identité allemande depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la culture de la repentance paralyse les Allemands, a également déploré Roger Hallam. "Un traumatisme poussé à l’extrême peut créer une paralysie [qui empêche] d’en tirer les leçons", a commenté l’activiste.

L’antenne allemande d’Extinction Rebellion s'est aussitôt désolidarisée: elle lui reproche mollement de... "minimiser" le génocide des Juifs.
Elle a déclaré Roger Hallam persona non grata en Allemagne. "Nous nous distançons nettement des déclarations de Roger Hallam qui minimisent et banalisent l’Holocauste", écrit-elle dans un message sur Twitter. "Roger [une saine camaraderie demeure] bafoue les principes des XR qui ne tolèrent pas l’antisémitisme [c'est dit] et n’est plus le bienvenu chez XR Allemagne."

Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a également condamné Hallam, rappelant que l’extermination des Juifs était "inhumaine dans sa singularité". Il n'est pas avéré toutefois que les camps soviétiques ou khmers n'ont pas égalé les atrocités nazies.  "Nous devons toujours être conscients de cela pour pouvoir assurer : plus jamais !", a tweeté le chef de la diplomatie. 

Détail de l'histoire, l’éditeur allemand Ullstein a, de son côté, annoncé qu’il renonce à publier le livre du négationniste écologiste, assurant prendre "ses distances avec toutes les formes de déclarations actuelles de Roger Hallam" : un renoncement provisoire ! "Pour cette raison, son livre ne sera pas publié", a-t-il ajouté dans communiqué.

Robert Habeck, le codirigeant des Verts allemands, a de son côté appelé l’organisation XR « à prendre nettement ses distances » avec M. Hallam. "Il ne doit y avoir aucune place pour la minimisation de l’Holocauste ou l’antisémitisme. Nulle part et dans aucun mouvement", a-t-il insisté dans Bild (tabloid à scandale du groupe de presse Axel Springer qui prône une "réconciliation entre Juifs et Allemands ", sic).  

mercredi 6 mars 2019

Dorothée, l'épouse du djihadiste Jean-Michel Clain, n'a ni regrets, ni repentance

Si elle dit vrai, elle ne tentera pas de revenir en France avec ses enfants

L'islamiste s'est toutefois exprimée au micro d'Europe 1

Elle assure qu'elle n'est pas candidate au retour : faut-il le regretter?
La haine de Dorothée Clain reste intacte : elle boude la France. Malgré les apparences, elle n'est pas afghane, mais l'épouse française du djihadiste français Jean-Michel Clain tué en Syrie deux jours après son frère Fabien, tous deux Réunionnais, et elle n'exprime aucun signe de repentance, assurant vouloir désormais faire "tranquillement" son deuil du père de certains de ses enfants.

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Au milieu d'une cohorte en débandade d'épouses de djihadistes de Daesh depuis les bombardements et les combats victorieux menés par la coalition sur le village syrien de Baghouz, Dorothée Clain accorde des entretiens à la presse, assise sur une couverture. Autour d'elle, une dizaine de femmes aux voiles couverts de poussière s'assoient à même le sol avec leurs enfants faméliques. Sur 90 personnes, les deux tiers sont âgées de moins de cinq ans...

L'ascension de son mari Jean-Michel Clain et celui de son beau-frère Fabien Clain, ci-contre, né chrétien à Toulouse, converti en 1996 (sous l'influence de sa sœur Anne-Diana mariée à un Tunisien, comme ses deux sœurs Fatima et Khadija, dont l'une épousera le djihadiste Mohamed Megherbi capturé en Syrie par les Kurdes le 13 décembre 2017) et surnommé Omar ou Abou Adam Al-Faransi, qui comptaient parmi les Français les plus hauts-placés dans l'appareil de propagande de Daesh, confère à Dorothée Clain un statut particulier. Fabien et Jean-Michel épousent des converties à l'islam entièrement voilées. L'époux de la blonde Dorothée était notamment l'auteur d'une chanson de propagande du califat, qui appelait à tuer tous les Français. Quant à Fabien Clain, c'est lui qui avait prêté sa voix à l'odieuse vidéo de revendication des attentats sanglants de Paris, le 13 novembre 2015: 
une série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts, en Seine-Saint-Denis, aux abords du Stade de France, et dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements, où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants. L'attaque la plus longue et la plus meurtrière eut lieu dans la salle de spectacle du Bataclan où 1.500 personnes assistaient à un concert et où trois autres djihadistes ouvrirent le feu sur le public, avant qu'un assaut des forces de l'ordre n'y mette fin et ne tue les terroristes...
C'est dans le quartier du Mirail à Toulouse, que Clain se radicalise. Dans cette région, il suit les enseignements prodigués à Artigat (Ariège) par Olivier Corel (un Syrien naturalisé français sous ce nouveau nom en 1983, mais né Abdel Ilat al-Dandachi et aujourd'hui septuagénaire) où il côtoie notamment Abdelkader et Mohammed Merah

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Corel est connu pour avoir été le mentor de nombreux djihadistes français - outre les frères Clain et Merah, Sabri Essid, un demi-frère par alliance de Mohammed Merah, Thomas Barnouin, converti à l'islam vers 2000, progressivement radicalisé en fréquentant des mosquées à Albi, Toulouse et Château-Chinon, avant de partir en 2003 en Arabie Saoudite étudier l'islam wahhabite à l'université islamique de Médine. En 2006, il est intercepté en Syrie avec Sabri Essid, par l'armée syrienne, alors qu'ils tentent de se rendre clandestinement en Irak pour y combattre les Américains. Incarcéré début 2007, il est condamné à Paris, en décembre 2009, à cinq ans de prison, mais libéré en 2011, il part avec sa famille et Jean-Michel Clain rejoindre l'Etat islamique en 2014. Il est ensuite arrêté mi-décembre 2017 par des combattants kurdes en Syrie - , mais sans être jamais vraiment inquiété.

Les deux frères tués par la coalition

Lundi, face à plusieurs journalistes français, Dorothée Clain a annoncé la mort de son mari au mois de février, à 38 ans, deux jours après celle de son frère aïné, âgé de 41 ans, dans une frappe de la coalition, c'est-à-dire essentiellement américaine. "D'abord, on a tué son grand frère et après on a tué mon mari, deux journées totalement différentes et de différentes manières", explique Dorothée Maquere, de son nom de naissance, une ex-Miss normande. "Le drone a tué mon beau-frère, et l'obus de mortier a tué mon mari".

ENTENDU SUR EUROPE 1 :

Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire.

Sur les attentats, "justice a été faite", selon elle. 
A aucun moment, au cours de cet entretien, l'épouse du djihadiste français, vêtue d'un niqab noir la couvrant entièrement, n'aura pris la moindre distance avec leurs engagements, cherchant encore à justifier les attentats de Paris. "On a voulu diaboliser l'Etat islamique, mais c'est faux… Ce qu'on veut faire croire aux citoyens, aux Français, sur ces attentats, c'est faux. Vous, si on s'en prenait à vos familles, vous voudriez faire justice. Là, voilà, la justice a été faite", argue-t-elle, obtuse. "Dans une guerre, il y a des innocents. Le bilan des attentats, oui, il est lourd. Mais pas aussi lourd qu'ici. Est-ce que c'est équitable, est-ce que ça vaut tout ça ? Là, c'est le monde entier qui est contre nous, qui nous massacre", veut-elle dénoncer.

La jeune femme reste parfaitement indifférente à l'asservissement des femmes yézidies, la crucifixion des Chrétiens, les décapitations de Kurdes, les massacres de Chiites, en Syrie comme en Irak... "On retrouve pourtant les Clain dans toutes les grandes affaires terroristes des 15 dernières années"Seul la navre le naufrage du califat de Daesh, dont le tout dernier réduit est en train de s'écrouler sous ses yeux.

Certains Français en veulent bien, mais Dorothée Clain refuse de rentrer en France. 
"Je ne veux certainement pas rentrer en France, je veux que la France me laisse tranquille, parce que je sais très bien que si je rentre en France, ils vont me mettre en prison, ils vont m'enlever mes enfants", s'agite-t-elle. "C'est eux qui ont tué mes enfants et mon mari", accuse-t-elle, affirmant qu'elle a donné naissance à huit enfants (la plus âgée n'a que 13 ans et le plus jeune, seulement quelques semaines), dont trois ont été tués. "Mes enfants ont besoin de moi. J'ai envie de pouvoir faire le deuil de mes enfants, de mon mari, parce que je n'ai pas le temps, tout s'enchaîne. Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire", rage Dorothée Clain.
"Je ne demande rien à la France. Je n'ai pas de regret, je ne peux pas vivre en France. Je suis musulmane, je pratique ma religion. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'aller ailleurs ? Normalement, les Français devraient être contents. Ma religion vous dérange, je vous dérange, laissez-moi tranquille," lance-t-elle, l'esprit encombré et le coeur chargé de haine.

mercredi 21 juin 2017

Hollande reconnaît avoir abandonné les Harkis

Dans sa repentance, Hollande implique ses prédécesseurs...

Avant de prendre sa valise, Hollande a reconnu"les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis" à l'issue de la guerre d'Algérie. 

Il aura attendu ses derniers jours à l'Elysée pour respecter cette promesse de campagne. Le dimanche 25 septembre 2016, pur la première fois de son quinquennat, François Hollande a reconnu  aux Invalides "les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis" à l'issue de la guerre d'Algérie. Le chef de l'Etat célébrait la journée nationale d'hommage consacrée aux alliés algériens restés fidèles à l'Algérie française: les Harkis étaient des supplétifs engagés dans l'armée française de 1957 à 1962 durant la guerre civile révolutionnaire en Algérie. Etaient également présents des candidats à la présidentielle comme Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, etc..
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Hollande a repris quasiment mot pour mot le texte de sa déclaration d'avril 2012, durant la campagne présidentielleIl avait déjà amorcé cette reconnaissance lors de la même cérémonie le 25 septembre 2012 mais, à l'époque, c'était via un simple message lu par Kader Arif, son ministre délégué aux Anciens combattants. Certains avaient alors protesté, avec le soutien de nombreuses voix à droite, lorsque, le 19 mars 2016,  le chef de l'Etat avait commémoré le cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie au lendemain des accords d'Evian, une date qu'ils considèrent comme symbolique de leur abandon.
"Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France", a précisément déclaré François Hollande, applaudi par les représentants des Harkis présents dans l'assistance. 
Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"François Hollande a déploré que "la prise en compte des droits (des Harkis) fut longue à obtenir. Leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la République." Evoquant une "vérité implacable" et "cruelle", le président a parlé des "combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d'Algérie et dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République", a souligné le chef de l'Etat. 

Hollande n'a pas rappelé que ces fidèles de la France ont été torturés et exécutés par leurs corelégionnaires algériens du FLN

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Le FLN fonde son auto-légitimation sur trois idéologies : le nationalisme et la guerre révolutionnaire contre la France (idéologie anti-coloniale) ; le socialisme, vaguement interprété comme un credo anti-exploitation populaire ; l'islam, défini comme le fondement principal de la conscience nationale et facteur déterminant dans la consolidation de l'identité algérienne, distinctif de celle des Algériens français.

En dépit des accords d'Evian de mars 1962, dont l'engagement du FLN (Front de Libération nationale, aujourd'hui présidé par l'actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika) à ne pas exercer de représailles

Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"

55.000 à 75.000 harkis ont été abandonnés en Algérie - certains ayant refusé de quitter leur département pour trouver refuge en métropole - et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes algériens. Quelque 60.000 ont été admis en France. Avec leurs descendants, cette communauté estimée à 500.000 personnes s'est intégrée à la population métropolitaine, après avoir été hébergée dans des camps de fortune qui indigneraient aujourd'hui France terre d'asile (1971), s'ils étaient des clandestins syriens, érythréens ou afghans.
Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"

Nicolas Sarkozy avait déjà exprimé cette reconnaissance au nom de la France en avril 2012 en tant que chef de l'Etat, huit jours avant le premier tour de l'élection présidentielle. Le candidat à la primaire n'avait pas manqué de saisir l'occasion d'une visite à Perpignan pour rendre hommage aux Harkis. Sarkozy s'était également engagé, s'il était élu président, à supprimer la date commémorative du 19 mars 1962, choisie par la gauche comme journée à la "mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie".

vendredi 18 mars 2016

Conflit algérien: Hollande commémore le cessez-le-feu du 19 mars 1962, outrageant les morts français

Hollande indigne les familles des soldats harkis et métropolitains avec l'opposition

Le 19 mars 1962, à midi, prenait officiellement effet un cessez-le-feu qui mettait fin à huit ans de guérilla armée en Algérie.

La veille du cessez-le-feu, le gouvernement français avait renoncé à ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara au profit des insurgés et du gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), bras politique du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le GPRA a négocié les accords de paix (accords d'Évian) avec la France en 1962.

Un double référendum vint après coup conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvèrent à plus de 90% le revirement du général de Gaulle, parfois qualifiée de trahison de ses engagements d'une "Algérie française" et des Pieds Noirs. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcèrent pour l'indépendance de leur pays qui devint effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installa à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance était officiellement proclamée.

L' "utopie juridique" (historien Guy Pervillé) des accords d'Evian n'apporta pas la paix promise, mais inaugura une période de violences redoublées et de massacres des harkis. La France dénombra 28.500 militaires morts, 30.000 à 90.000 harkis (selon que sont ou non décomptés les victimes des assassinats du FLN en représailles contre les soldats musulmans restés loyaux à la France), 4.000 à 6.000 chez les civils européens et environ 65.000 blessés.
Ces "réfugiés"-là ne sont ni des clandestins,
ni des victimes de Bachar al-Assad,
mais des Français d'Algérie, depuis 1830
Hollande commémore le cessez-le-feu pour la première fois, samedi  

Le "président de tous les Français" a choisi de mépriser la douleur des harkis et des Français d'Algérie, les "Pieds-noirs". L'initiative présidentielle est contestée par de nombreuses associations d'anciens combattants et de pieds-noirs qui demandent que le 19 mars marque  le début de l'exil et du massacre de civils et des harkis et que le président sado-masochiste cesse son auto-flagellation de la République à propos de la fin du conflit algérien.

Hollande s'applique à diviser
 également la classe politique

L'ex-président Nicolas Sarkozy tonne contre la décision de son successeur.
"Pour qu'une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée par tous. Or, chacun sait qu'il n'en est rien, le 19 mars reste au cour d'un débat douloureux", fait-il valoir, dans une tribune publiée vendredi dans le Figaro,  contre cette première médiatisée.
N. Sarkozy note qu'en son temps l'ex-président socialiste François Mitterrand, acteur de ce conflit, "refusa catégoriquement de reconnaître cette date pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie" sachant, quant à lui, qu'après les accords d'Evian, "la tragédie s'était poursuivie pendant des mois".

"Une provocation à l'encontre de l'ensemble de la communauté rapatriée et des harkis", d
énonce le maire de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi, qui a prévenu qu'"aucune cérémonie" ne viendra raviver cette verte plaie ouverte de l'Histoire dans sa ville, samedi.

Le chef de l'Etat a "violé la mémoire" des anciens combattants et harkis, a accusé Marine Le Pen, présidente du FN.

Afin de ne pas relancer les passions, Jacques Chirac avait choisi une date neutre, le 5 décembre 2002, pour inaugurer un monument célébrant la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie, mais aussi celles des combats en Tunisie et au Maroc.

François Hollande prononcera 
une allocution, samedi à 16h30


C'est devant ce mémorial érigé quai Branly, au pied de la Tour Eiffel, que avec pour idée : tenter "le compromis" pour instaurer "la paix des mémoires" sur ce conflit algérien qui exacerbe toujours les passions.

C'est à son initiative, qu'une loi avait été votée au Parlement le 6 décembre 2012 faisant du 19 mars la "journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie" mais aussi "des combats en Tunisie et au Maroc".

Manifestation politicienne, sans repentance: une hypocrisie de plus ?


Mémorial de la guerre d'Algérie et de l'après 19 mars 1962
inauguré quai Branly, le 5 Décembre 2002 
par le Président de la République Jacques Chirac
Le 19 mars, "c'est une date qui renvoie à des mémoires qui ont été longtemps opposées dans la population française", reconnaît-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Mais "l'ambition du président de la République, c'est d'embrasser toutes les mémoires et de les faire entrer dans le récit de l'Histoire de France (...)", racontent-ils pour s'accaparer l'initiative consensuelle du président Jacques Chirac.Et de tenter de se justifier: "Ca n'est pas de faire disparaître les douleurs; ça n'est pas de nier les morts et les drames; c'est de les rappeler et de leur rendre hommage". Ce qui méritait en effet d'être précisé !


Dans son discours, comme il l'avait fait devant le parlement algérien le 20 décembre 2012, le président français récidiviste devrait se valoriser sur le thème de "l'injustice du système colonial"quand son procès est facile, 55 ans après et que la cause est désormais entendue, mais sans verser dans "le registre de la repentance", précise un conseiller qui renonce à twitter, préférant ainsi garder l'anonymat.
 

L'historien Benjamin Stora, récemment convoqué à l'Elysée pour mettre en musique la démarche présidentielle devant la presse
Le chantre du socialisme hollandien voit "un certain courage" dans la volonté de François Hollande "d'essayer de trouver une sorte de compromis, de consensus par rapport à cette guerre d'Algérie qui a bien du mal encore à passer dans l'histoire française".


A l'inverse, un collectif d'historiens proteste contre le choix du 19 mars.


Dans un texte transmis par le Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA),  ces spécialistes condamne ce choix de date qui "ne peut être considérée ni comme la date d'un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d'Algérie", puisqu'elle déclencha "une période de massacres et de violences sans précédent".

"Je trouve ça scandaleux", s'insurge le délégué régional PACA du comité de liaison national des harkis, Mohamed Otsmanie, qui pointe pour sa part les visées "électoralistes" du chef de l'Etat en direction notamment "des binationaux franco-algériens" dans la circonstance d'inquiétude suscitée par le débat sur sa réforme constitutionnelle portant sur la déchéance nationale.