POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est anti-flics. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est anti-flics. Afficher tous les articles

lundi 6 juillet 2020

Dérapage de la 'Marche des fiertés' à Paris: "Tout le monde déteste la police" ?


Et avec ça, les LGBTI+ haineux veulent de l'amour... 

"On est là pour hurler qu'on veut des droits" 


Plusieurs milliers de personnes en tout genre se sont rassemblées samedi à Paris pour une marche des fiertés politique et inter-sectionnelle, entre soi, cinquante ans après la première Gay Pride et les émeutes de Stonewall, dans le quartier de Greenwich Village à New York, le 28 juin 1969.

Place Pigalle, entre 2.000 et 3.000 joyeux manifestants se sont répandus dans les rues de Paris comme une seule et même vague bigarrée. Flottaient les drapeaux de la communauté LGBTQI - lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles -  aux côtés des parapluies rouges des travailleurs et travailleuses du sexe, des pancartes antiracisme ou encore des symboles féministes. 
Gay Pride de Paris
La voix de Mimi, présidente d’Acceptess-Transgenres, recouvrit soudain les chants et slogans. Debout à l’arrière d’un camion, mégaphone au poing, elle résuma en quelques mots l’enjeu de cette marche des fiertés : "Nous sommes là pour la pride la plus radicale, la plus politisée et la plus revendicative, n’est-ce pas ?"

L’année 2020 marque le cinquantième anniversaire de la Gay Pride. 
Mais l’événement parisien, initialement prévu le 27 juin, a été reporté au 7 novembre, en raison de l’interdiction de grands rassemblements dans le contexte de crise sanitaire. 
Pour Fred Bladou, militant de AIDES et activiste de la lutte contre le sida, il était impensable d’attendre l’automne pour se rassembler dans un contexte "d’oppression politique" : maso, en plus ? Le confinement a flingué les minorités déjà précaires comme nous et le gouvernement n’a rien fait pour nous aider. C’est important de montrer qu’on est toujours là !" 
<center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/HlWWuub3PpI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></center>

Une marche des "opprimés", plus politique que jamais 

En tête, les personnes queer racisées mènent le cortège en direction de la place de la République. Au milieu de tout ce monde, Pi se faufile entre les manifestants pour rejoindre l’avant de la foule : "C’est un symbole très fort politiquement qu’on soit en tête ! Les minorités parmi les minorités prennent la place", s’exclame la comédienne de 27 ans. 

Politiser cette marche des fiertés, c’est justement ce qui motive les militants rassemblés ce samedi. 
Cette mobilisation, organisée en quinze jours seulement, fait l'économie de la multitude de chars et des haut-parleurs déversant des décibels   étourdissants de musique. Selon Giovanna Rincon, figure de la lutte pour les droits des trans, "la musique la plus importante, c’est celle qui va crier notre colère, raconter nos histoires et chanter nos combats. Aujourd’hui, on montre tous à quel point on n’en peut plus du pinkwashing et du capitalisme qui cherche à s’enrichir sur le dos de nos luttes à chaque pride !"...
 
Un besoin de révolte qui s’inscrit pour beaucoup dans la lignée des émeutes de Stonewall, en 1969, quand la plupart n'étaient pas né.e.s: "C’est ce qui a marqué le début des mouvements revendicatifs LGBT. Des femmes trans, racisées et travailleuses du sexe ainsi que des lesbiennes butch étaient en première ligne pour défendre les droits des minorités sexuelles et de genre face à la police", rappelle Cécile Chartrain, présidente de l’association Les Dégommeuses. "Avec cette pride, on réinvente ce qui s’est passé il y a cinquante ans dans un contexte où tout est fait pour nous empêcher d’être là. Ce n’est pas juste une fête, c’est une lutte collective", s'exalte Giovanna Rincon. 


"C’est la convergence des luttes"...

"La vie des noirs compte" ; "Et tout le monde déteste la police"… 
Dans les rues de Paris, les militant.e.s s'alignent sur les autres mouvements pour se donner de l'importance scandant les slogans du moment symbolisant l’ensemble des combats qui réunissent les manifestants. "Nous sommes fortes, nous sommes fières et féministes et radicales et en colère !" 

"C’est la convergence des luttes. On est là pour hurler qu’on veut des droits, on veut du travail, un accès à la santé ! On est aussi là pour dire qu’on ne veut plus de la précarisation des travailleuses du sexe, des violences policières et du racisme !", clame Fred Bladou.
 

Malgré l’importance de la mobilisation, Anaïs de Lenclos, porte-parole du Syndicat du travail sexuel (Strass), n’ose même pas caresser l’infime espoir de voir les voir choses changer bientôt, face à un gouvernement "absolument pas progressiste" : "Je sais que je lutte pour quelque chose que je ne verrai pas. Mais quand je vois la force de la relève, je croise les doigts pour l’avenir." 
Avec plusieurs dizaines d’années de militantisme au compteur, Giovanna Rincon se projette elle aussi vers les prochaines générations pour agir pour les luttes intersectionnelles : "Nos slogans sont encore plus beaux quand ils sont criés par la jeunesse queer, car je sais qu’elle ne lâchera pas le combat après nous !"


A la demande de l’organisation, la tête de cortège n’a pas été photographiée pour protéger l’identité des manifestant·es : après l'ostentation prosélyte, c'est la dernière tendance ou lubie
 

samedi 20 juin 2020

Des milliers de sans-papiers manifestent pour forcer leur régularisation

Se sont-ils organisés seuls ou sont-ils instrumentalisés ?


C’est l’une des quatre manifestations à Paris dont seles deux ont été autorisée par la préfecture de police
Babacar Sall, arrivé du Sénégal voici trois ans, manifeste pour la première fois. "On n’a pas de papier. Pour manger, c’est un problème [les Restos du coeur sont-ils pour eux des chiens?]. Parfois je fais un peu de travail au noir, mais c’est tout. J’aide les gens à déménager ou je fais de la plomberie. Dès qu’on me propose un travail je le prends", dit cet homme de 42 ans qui vit à Montreuil : la mairie PCF ne les traite pas bien? 
"Avant je travaillais avec les papiers de quelqu’un mais il me prenait trop d’argent", ajoute ce clandestin victime du racket d'un coreligionnaire etqui a laissé au Sénégal sa femme et sa fille, dans l'attente d'un rapprochement familial. "Parfois je leur envoie 20 euros, parfois 30, dès que je peux." Et encore, si toutefois il n'est pas polygame.

Des manifestations dans toute la France


Venu du Mali, Tidiani Diagouraga est quant à lui arrivé en 2018 en France. Pas sûr qu'il ait été appelé en pleine période de chômage élevé... "C’est dur au Mali, à cause de la guerre. Je suis venu ici pour travailler. Mais je ne peux pas travailler parce que je n’ai pas de papiers", résume cet homme de 36 ans, comme si tous les illégaux, de l'Afrique à la Tchétchénie n'étaient pas prévenus de ces difficultés, d'autant plus qu'ils sont toys surdiplômés, selon lq littérature de gauche.
Pour Hassan, un Marocain en France depuis huit ans, «"les sans-papiers participent à l’économie de la France" et c'est bien par charité musulmane qu'ils viennent à notre secours.... Lui est pizzaiolo à Paris et paie des impôts. "Je suis là pour être régularisé. Avec des papiers, je pourrai acheter une voiture, avoir un logement plus facilement", conclut-il. Et se marier au bled et ramener une femme à laquelle il fera une floppee d'enfants sur le sol français, pour redresser notre courbe de natalité.
Des rassemblements pour la régularisation des sans-papiers sont aussi prévus samedi dans plusieurs villes (Marseille, Lyon, Rennes, Lille, Toulouse, Grenoble, Strasbourg, Nantes…).

Et avant ou après une maifestation contre l'anti-racisme les flis et le racisme des flics et des Français, tous.tes autant qu'ils.elles sont.


Un policier "hors service" attendu devant son domicile et roué de coups à terre à Lyon

Lynché devant chez lui : "Je me suis résigné et me suis dit que c’était la fin»
 
Ce policier en civil a été "violemment roué de coups" (sic) par une bande de lâches, en présence de sa compagne.
 

La victime évoque "une agression particulièrement violente": ce que le lecteur peut comprendre de lui-même à partir d'une telle formulation sensationnaliste  - du type "violemment agressé", pour faire le buzz odieux qu'on croyait réservé aux réseaux -   de la presse commerçante, mais... compassionnelle.

"Alexandre pensait que son heure était arrivée". Sous-texte: il en a réchappé; ça ne va pas faire recette. Policier, il était "hors service" (non pas comme le bus du coin: comprendre qu'il n'était pas de service), dans la nuit de samedi à dimanche à Lyon, vers 04h30, lorsqu’il a été "attaqué par de nombreux individus". La victime est toujours hospitalisée et l'homme s’est confié au micro de BFMTV.

Tout est allé très vite pour les deux victimes qui arrivaient chez elles en voiture. Le couple a d’abord été pris à partie par deux hommes en voiture, qu’il venait de manquer de percuter. "Sale flic" ont lancé les suspects, des suspects qui courent toujours, avant de s’en prendre physiquement aux victimes, puis d’aller chercher d’autres "personnes": ce mot passe-partout appartient au langage de la presse aussi. Une personne est pourtant un être humain, d'une part, et doué de morale, d'autre part, et non un barbare...

Le fonctionnaire de l'Etat a d'abord été "violemment attaqué" [on ne s'en lasse pas] par "une douzaine de personnes" ou sauvages: à douze contre un seul homme. Sans doute faisaient-ils 1,50 m, comme l'infirmière qui adressa insultes et doigts d'honneur aux fonctionnaires de police, et leur jeta des morceaux tranchants de pavé, sur l'Esplanade des Invalides, lors de la manifestation, mardi 16 juin, des soignants contre le "Ségur de la santé"...  

Puis il a été copieusement insulté devant sa compagne : " Ah c’est toi l’enc**é de flic qui t’en es pris à mon pote !", a dit lancé l’un des agresseurs, raconte Alexandre. Une vendetta ?  Contre un symbole de l'Etat. 

Il a ensuite été lynché en pleine rue.
"Je vais finir tétraplégique ou est-ce que je vais juste mourir ?"
"A chaque coup je sentais soit mes vertèbres craquer, soit ce début de flottement où je commençais à être KO en fait, à me sentir partir", confie-t-il. 
"Je commençais à me dire: est-ce que à la prochaine je vais finir tétraplégique ou est-ce que je vais juste mourir ? Comment ça va se passer ?". "Je me suis résigné et me suis dit que c’était la fin", explique la victime âgée de 35 ans qui décrit " une quarantaine de coups de pieds derrière la nuque et la tête". 

Un l'acharnement bien ciblé d'assassins qui avaient prémédité l'agression au domicile, mais auquel les juges trouveront des circonstances atténuantes, sociales, familiales et historiques ?

Alexandre souffre de "plusieurs fractures à la cheville, une luxation du talon d’Achille et de nombreuses ecchymoses sur tout le corps", a-t-il détaillé à franceinfo. 45 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués pour l’heure. 

Ces "hommes", des vrais, ont tabassé une femme: les assassins manqués ont frappé la compagne du policier, laquelle a un certificat mentionnant 3 jours d’ITT.

Les assassins sont assurés de l'impunité

"C’étaient les jeunes du quartier, que je croise tous les jours, et avec qui j’ai déjà eu affaire dans le passé" pour des affaires de vol ou de trafic, a précisé le fonctionnaire. 
"Ça ne fait pas partie du métier de se faire insulter tout le temps, qu’on se fasse lyncher", a-t-il insisté.

Trois suspects mis en examen
<br>Dans cette affaire, trois individus [c'est peu dire !] dont deux mineurs de 14 et 17 ans, qui sont inconnus de la justice, ont été mis en examen pour "violences volontaires avec arme et en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours sur une personne dépositaire de l’autorité publique", si ça a du sens, et "violences volontaires en réunion sur le conjoint d’une personne dépositaire de l’autorité publique à raison des fonctions de cette dernière". Et de sexe féminin, si ça interpelle les associations de féministes... 

Le mis en cause majeur et celui âgé de 17 ans ont été placés en détention provisoire. Quant au mineur de 14 ans, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Les trois suspects ont reconnu "leur présence sur les lieux de l’agression tout en minimisant leur participation et en contestant avoir connu la qualité de policier de la victime", a révélé le Parquet. Les investigations se poursuivent pour identifier les autres assassins: il en manque huit à l'appel...
 Aucun membre du gouvernement n'a été signalé au chevet du policier miraculé.

vendredi 19 juin 2020

L'infirmière Fadila caillasse des flics mais est maintenue à son poste dans la fonction publique

L'interpellée haineuse n'est pas Farida Amrani, mais elle est bien infirmière et maintenue en poste, libre de ses faits et gestes 

Après son caillassage de flics et son interpellation difficile, cette infirmière serait une victime

Victime de nombreuses rumeurs malveillantes ont circulé à son propos sur les réseaux sociaux, selon le HuffingtonPost (Geoffroy Clavel, rédacteur en chef, et Romain Herreros)


L'infirmière interpellée lors des "incidents" [!] qui ont émaillé [mais "en marge" ? ] la manifestation parisienne des soignants le 16 juin n'est pas l'ex-candidate LFI Farida Amrani - la candidate insoumise qui peut faire tomber Manuel Valls, selon les InRocks - et elle est bien infirmière.

Cette manifestante déchaînée en blouse blanche interpellée pour "outrage et jet de projectiles sur les forces de l’ordre" ce mardi 16 juin, au cours de la manifestation parisienne des soignants que la presse institutionnelle soutient dans un souci de "paix sociale", n'inspire pas la même sympathie dans les réseaux sociaux. L'analyse de la France profonde n'est pas à l'unison de l'idéologie diffusée par la presse aux ordres.

Les images diffusées par des journalistes de la presse alternative et des manifestants ont montré la douce infirmière lançant des morceaux de pavés, adressant des doigts d'honneur aux forces de l'ordre et les couvrant d'insultes, mais le HuffPost supposé "éclairer" les Français ne s'attache pas aux causes : elle les occulte, traitement partisan de l'information, défaut d'honnêteté intellectuelle, manipulation de l'opinion et faute professionnelle aux conséquences graves.
L'interpellation musclée de l'infirmière avait suscité beaucoup de réactions.

Le HuffPost privilégie les conséquences et fait polémique sur des bases tronquées. Le groupe Le Monde pointe les internautes qui condamnent cette harpie, en dressant le portrait tendancieux d'une "quinquagénaire portant une blouse blanche interpellée sans ménagement par les forces de l’ordre", alors que des échauffourées ont éclaté à l’arrivée du cortège de 18.000 manifestants à destination sur l’esplanade des Invalides. 

Le HuffPost élude les agressions verbales et physiques de la furie et saute directement à l'interpellation et aux incriminations de la police nationale: 
les motifs de l'interpellation ne séduisent pas les journalistes Geoffroy Clavel et Romain Herreros qui hurlent avec les loups de l'ultra-gauche.
Ils alimentent la polémique et excite les internautes à qui importe la vérité. Sur certaines vidéos - insinuation transparente -, on entend l’infirmière prénommée Farida, le visage ensanglanté, réclamer sa ventoline, un médicament utilisé par les asthmatiques. Sachant que les manifestants s'exposent à des infiltrations d'antifas ou de membres du 'Black bloc', la soignante asthmatique prenait un risque d'exposition au gaz lacrymogène. D’autres vidéos - car le HuffPost participe activement à la fracture de la société - montrent la même personne quelques minutes avant son interpellation jetant des projectiles et adressant des doigts d’honneur en direction des forces de l’ordre. Aucune vidéo ne montre donc l'un et l'autre épisode, selon le HuffPost, lequel ne fait pas mieux, et plutôt pire, du fait de ses effectifs. Ses titres montrent quel parti a pris le site d'information,  filiale de groupe américain militant derrière George Floyd contre Trump. 
<br>L'infirmière s'était rangée aux côtés des "antifas" et du "Black bloc".





"La manifestation pour défendre l'hôpital a cédé la place à plusieurs centaines de casseurs vêtus de noir, qui ont mis le feu à du mobilier urbain et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, aux cris de "tout le monde déteste la police", rapporte Le Figaro. Des pots de fleurs ont été déterrés, des véhicules caillassés [dont celui d'un(e) handicapé(e) et retournés, tandis que fusaient les insultes. Peu de magasins ont été atteints, dans un quartier qui n'est pas très commerçant" [mais des jardinières de cafés et brasseries ont été jeté au sol].

Ce mardi 16 juin, une jeune femme disant être sa fille la présentait comme une infirmière ayant travaillé pendant toute la crise du Covid-19 et ayant même contracté la maladie. 

Dans la matinée de ce mercredi, "plusieurs internautes accusaient néanmoins cette personne de ne pas être infirmière ni d’avoir travaillé au contact de patients pendant le confinement. Certains l’ont même désignée comme étant Farida Amrani, militante et ancienne candidate aux législatives pour la France insoumise dans la circonscription de Manuel Valls en Essonne," écrit le HuffPost, lequel croit faire du journalisme en observant les réseaux sociaux.  BFMTV fait même appel à à eux pour qu'ils leur envoient leurs video de terrain et rester, quant à eux, devant leurs ordinateurs mais, "en même temps", pour les pourrir au final...

"Une infirmière exposée au COvid-19" et des policiers aux violences anti-flic de la gauche 

Jointe par Le HuffPost, Farida Amrani s’esclaffe et dément cette rumeur: “Pas du tout, ce n’est pas moi! J’ai vu ça sur les réseaux sociaux... C’est parce qu’on s’appelle toutes les deux Farida sûrement. Mais les Farida, c’est comme les Nathalie ou les Corinne aujourd’hui [comparaison racisée: pourquoi pas 'Assa" ou 'Coumba' ?], il y en a beaucoup hein!” 

Une erreur "probablement" [HuffPost] précipitée par le soutien apporté dès mardi soir par plusieurs cadres de la France insoumise, à commencer par [attaque ad hominem] les députés Eric Coquerel et Danièle Obono, à cette infirmière retenue au commissariat du 7e arrondissement. 

De son côté, la police confirme bien que la Farida arrêtée ce mardi est bien infirmière. “Une femme, infirmière de profession, a été interpellée pour outrage et jet de projectiles sur les forces de l’ordre”, a indiqué une source policière. 

Une version corroborée par la CGT Val-de-Marne, qui organise ce mercredi après-midi un rassemblement en faveur de la manifestante devant le commissariat du 7e arrondissement. La CGT - qui n'a jamais été aussi proche de LFI - décrit Farida sans préciser son nom de famille comme une “infirmière val-de-marnaise de 50 ans, travaillant à l’AP-HP depuis 17 ans” et “mère [isolée ?] de deux enfants”.
 
Au site Checknews, la CGT confirme que cette infirmière-cadre travaille actuellement au service gériatrique de l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. Thierry Fogolin, élu CGT à l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, précise que l’infirmière “fait même office de référente dans les services lorsque les cadres sont absents”, qu’elle a “fait partie de façon très active” de la gestion de crise du Covid et qu’elle a bien été infectée par la maladie.


Controverse sur l'identité  de l'infirmière, malgré une garde à vue !
Ce mercredi 17 juin, dans l’après-midi, la fille de l’infirmière a annoncé que cette dernière était sortie de garde à vue. Le Parquet de Paris a fait savoir à nos confrères de LCI qu’elle était convoquée devant le tribunal correctionnel le 25 septembre prochain pour des faits d’outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT. 
Notons au passage que, selon le Huffington Post,  la CGT informe les "fact-checkers" de CheckNews" (Libération), et que le Parquet de Paris livre ses informations à LCI...

Un policier va porter plainte
 

L’interpellation mouvementée d’une infirmière mardi lors d’une manifestation de soignants à Paris “fait suite à un jet de projectiles effectué par cette dame” et “a été réalisée compte tenu de ces agissements", a confirmé de son côté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ce mercredi. 

“Un policier atteint par un de ces projectiles déposera plainte” mercredi, a indiqué une source policière. 
“Je n’étais pas sur place et il apparaît, compte tenu des images, que cette interpellation faisait suite aux faits délictueux effectués par cette dame”, a répété Sibeth Ndiaye. 

Elle s’est en revanche refusée à commenter la manière dont a été interpellée l’infirmière, souligne le Huffington Post (dont son rédacteur en chef), ajoutant toutefois par ailleurs que le gouvernement condamne "fermement" les désordres provoqués par "des casseurs" et des "black blocks" à l'occasionde la manifestation parisienne. 

A l'arrivée, on constate que les journalistes du HuffPost (ils se sont mis à deux pour ça) nous ont conduits aux antipodes de leur titre lequel fait sensation et satisfait la gauche radicale, mais trompe le lecteur.
 

samedi 13 juin 2020

Castaner maintient la suppression de la technique d'interpellation, exposant les policiers aux violences

Le ministre de l'Intérieur a adressé une lettre de confirmation de sa décision qui ulcère les forces de maintien de l'ordre 

Christophe Castaner confirme la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement"

Le ministre "désarme" ses hommes face aux interpellés violents.
Vendredi 12 juin au soir, à la stupéfaction des policiers et de leurs syndicats, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a confirmé  la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement" qui permet de maîtriser les individus agressifs. 

Christophe Castaner refuse ainsi d'entendre la colère des syndicats qui attendaient de la lettre du ministre qu'il prenne en compte leurs difficultés à assumer leur rôle de maintien de l'ordre républicain et revienne donc sur son annonce du lundi 8 juin interdisant cette technique d'interpellation des agresseurs de policiers, avant même qu'une méthode alternative puisse être mise en place.
<center><iframe frameborder="0" width="640" height="360" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7ug18e" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></center>

"Elle a été jugée dangereuse par le groupe de travail conjoint dirigé par les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales, désigné en janvier dernier - dans le contexte du mouvement social des Gilets Jaunes - par le ministre de l'Intérieur pour passer en revue l'intégralité des gestes et techniques d'intervention des forces de l'ordre", est-il écrit dans un communiqué conjoint de Christophe Castaner et de son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez. "Conformément aux préconisations de ce groupe de travail, cette technique (...) ne sera plus enseignée dans les écoles de police. Elle ne l'est déjà plus en gendarmerie ou dans les rangs de l'administration pénitentiaire", confirment-ils.

L'exécutif repart à zéro, six mois après ouvert le dossier

"Un [nouveau] groupe de travail sera chargé d'ici le 1er septembre de déterminer les techniques et moyens matériels de substitution, auxquels les fonctionnaires seront alors formés", ont poursuivi les Dupont-Dupond de Beauvau. "Parce qu'il a pu y avoir de l'incompréhension parmi les policiers, supputent-ils, il convient de préciser que cela ne remet pas en cause, dans les cas de confrontations physiques avec des individus qui opposent une résistance [ce qui a toujours été la limite observée], la possibilité de réaliser une prise arrière de façon à amener l'individu au sol pour le menotter", ajoutent-ils. 

Christophe Castaner et Laurent Nuñez ont également annoncé une expérimentation territoriale du pistolet à impulsion électrique (PIE) dernière génération ainsi qu'une généralisation des caméras-piétons "dont la technologie doit monter en gamme".

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a reçu les représentants syndicaux des gardiens de la paix et vendredi ceux des officiers et des commissaires. Lors de ses rencontres avec les syndicats, Christophe Castaner a reconnu, selon ces derniers, "une connerie", une maladresse de langage quand il a demandé, en cas de "soupçon avéré" de racisme, une suspension du fonctionnaire concerné. Pour le ministre, ce type de suspension conservatoire de policier ne peut intervenir qu'en cas de faits avérés. 
Le ministre de l'Intérieur affirme d'ailleurs dans sa lettre aux policiers qu'"il n'a jamais été question de remettre en cause la présomption d'innocence à laquelle policiers et gendarmes ont évidemment droit, comme tout un chacun". 
Il a également promis de "toujours faire la différence entre les fautes de quelques-uns et l'action sans faille des forces de l'ordre au service des Français".

Les policiers ont organisé des actions diverses et symboliques un peu partout en France, dès jeudi 11

Ils ont ostensiblement jeté au sol leurs menottes, pour clamer leur ras-le-bol et leur demande de soutien de la part de l'exécutif. 

Castaner se fait zapper par les fonctionnaires de police.
Leurs syndicats ont en effet demandé à être reçus par le chef de l'Etat. "On est venu dire au président Macron qu'il doit soutenir, respecter, considérer sa police (...) La police n'est pas raciste, la police est républicaine (...), elle ne choisit pas sa délinquance, elle ne choisit pas la couleur de la délinquance (...) et elle sauve des vies quelle que soit la couleur de la peau de l'individu", a souligné vendredi Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, à deux pas de l'Elysée.