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lundi 6 juillet 2020

Dérapage de la 'Marche des fiertés' à Paris: "Tout le monde déteste la police" ?


Et avec ça, les LGBTI+ haineux veulent de l'amour... 

"On est là pour hurler qu'on veut des droits" 


Plusieurs milliers de personnes en tout genre se sont rassemblées samedi à Paris pour une marche des fiertés politique et inter-sectionnelle, entre soi, cinquante ans après la première Gay Pride et les émeutes de Stonewall, dans le quartier de Greenwich Village à New York, le 28 juin 1969.

Place Pigalle, entre 2.000 et 3.000 joyeux manifestants se sont répandus dans les rues de Paris comme une seule et même vague bigarrée. Flottaient les drapeaux de la communauté LGBTQI - lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles -  aux côtés des parapluies rouges des travailleurs et travailleuses du sexe, des pancartes antiracisme ou encore des symboles féministes. 
Gay Pride de Paris
La voix de Mimi, présidente d’Acceptess-Transgenres, recouvrit soudain les chants et slogans. Debout à l’arrière d’un camion, mégaphone au poing, elle résuma en quelques mots l’enjeu de cette marche des fiertés : "Nous sommes là pour la pride la plus radicale, la plus politisée et la plus revendicative, n’est-ce pas ?"

L’année 2020 marque le cinquantième anniversaire de la Gay Pride. 
Mais l’événement parisien, initialement prévu le 27 juin, a été reporté au 7 novembre, en raison de l’interdiction de grands rassemblements dans le contexte de crise sanitaire. 
Pour Fred Bladou, militant de AIDES et activiste de la lutte contre le sida, il était impensable d’attendre l’automne pour se rassembler dans un contexte "d’oppression politique" : maso, en plus ? Le confinement a flingué les minorités déjà précaires comme nous et le gouvernement n’a rien fait pour nous aider. C’est important de montrer qu’on est toujours là !" 
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Une marche des "opprimés", plus politique que jamais 

En tête, les personnes queer racisées mènent le cortège en direction de la place de la République. Au milieu de tout ce monde, Pi se faufile entre les manifestants pour rejoindre l’avant de la foule : "C’est un symbole très fort politiquement qu’on soit en tête ! Les minorités parmi les minorités prennent la place", s’exclame la comédienne de 27 ans. 

Politiser cette marche des fiertés, c’est justement ce qui motive les militants rassemblés ce samedi. 
Cette mobilisation, organisée en quinze jours seulement, fait l'économie de la multitude de chars et des haut-parleurs déversant des décibels   étourdissants de musique. Selon Giovanna Rincon, figure de la lutte pour les droits des trans, "la musique la plus importante, c’est celle qui va crier notre colère, raconter nos histoires et chanter nos combats. Aujourd’hui, on montre tous à quel point on n’en peut plus du pinkwashing et du capitalisme qui cherche à s’enrichir sur le dos de nos luttes à chaque pride !"...
 
Un besoin de révolte qui s’inscrit pour beaucoup dans la lignée des émeutes de Stonewall, en 1969, quand la plupart n'étaient pas né.e.s: "C’est ce qui a marqué le début des mouvements revendicatifs LGBT. Des femmes trans, racisées et travailleuses du sexe ainsi que des lesbiennes butch étaient en première ligne pour défendre les droits des minorités sexuelles et de genre face à la police", rappelle Cécile Chartrain, présidente de l’association Les Dégommeuses. "Avec cette pride, on réinvente ce qui s’est passé il y a cinquante ans dans un contexte où tout est fait pour nous empêcher d’être là. Ce n’est pas juste une fête, c’est une lutte collective", s'exalte Giovanna Rincon. 


"C’est la convergence des luttes"...

"La vie des noirs compte" ; "Et tout le monde déteste la police"… 
Dans les rues de Paris, les militant.e.s s'alignent sur les autres mouvements pour se donner de l'importance scandant les slogans du moment symbolisant l’ensemble des combats qui réunissent les manifestants. "Nous sommes fortes, nous sommes fières et féministes et radicales et en colère !" 

"C’est la convergence des luttes. On est là pour hurler qu’on veut des droits, on veut du travail, un accès à la santé ! On est aussi là pour dire qu’on ne veut plus de la précarisation des travailleuses du sexe, des violences policières et du racisme !", clame Fred Bladou.
 

Malgré l’importance de la mobilisation, Anaïs de Lenclos, porte-parole du Syndicat du travail sexuel (Strass), n’ose même pas caresser l’infime espoir de voir les voir choses changer bientôt, face à un gouvernement "absolument pas progressiste" : "Je sais que je lutte pour quelque chose que je ne verrai pas. Mais quand je vois la force de la relève, je croise les doigts pour l’avenir." 
Avec plusieurs dizaines d’années de militantisme au compteur, Giovanna Rincon se projette elle aussi vers les prochaines générations pour agir pour les luttes intersectionnelles : "Nos slogans sont encore plus beaux quand ils sont criés par la jeunesse queer, car je sais qu’elle ne lâchera pas le combat après nous !"


A la demande de l’organisation, la tête de cortège n’a pas été photographiée pour protéger l’identité des manifestant·es : après l'ostentation prosélyte, c'est la dernière tendance ou lubie
 

samedi 24 juin 2017

Marche des fiertés : la participation d'En marche ! divise les militants

REM, le parti du président Macron, clive le milieu LGBT
Marche des fiertés : la participation d'un cortège En marche ! divise les militants


"Je ne marcherai pas aux côtés d'un parti qui soutient des homophobes"

Cet ancien d'Act-Up et militant LGBT, Jérôme Martin regrette la présence du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, à la 40e Marche des fiertés. Il a pris bouche avec l'entourage du candidat Macron, qu'il accuse de falsification de l’histoire récente, "véritable insulte pour toutes les victimes d’homophobie ces dernières années". Le dialogue a capoté (lien). Gays, bis, trans intersexes ou encore queer défilent, samedi 24 juin à Paris, pour lutter contre les discriminations qu'ils subissent et prôner l'égalité des droits.

Mais cette année, la participation du comité LGBT-En marche !, affilié au parti majoritaire de l'Assemblée nationale, à cette marche festive soulève la colère des militants radicaux. Des élus REM ont en effet été épinglés pour leurs déclarations controversées sur l'homosexualité. 


"Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette organisation [Act-Up] créée lors de la Gay Pride de 1989, on peut la présenter comme un " groupe d'activistes " issus de la communauté homosexuelle se battant pour défendre équitablement toutes les personnes touchées par le sida, et qui utilise, dans ce sens, l'information, la communication mais aussi la désobéissance civile," écrit L'Humanité.
Commencez par virer les homophobes de votre parti !
Des élus et des ministres pointés pour une homophobie supposée
Pour Jérôme Martin, la participation d'En marche ! à cette manifestation est incompréhensible : "Emmanuel Macron a nommé des homophobes au gouvernement; c'est scandaleux de récompenser l'homophobie." L'allusion concerne Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, membre du parti Les Républicains et fervent opposant au mariage entre personnes du même sexe, il y a quatre ans. 
Pas de liberté de conscience pour le maire de Tourcoing, ville à forte communauté musulmane.


Le comité LGBT-En marche !, participant officiel à la manifestation, reconnaît que des propos problématiques ont pu être tenus : "Dans notre parti, on a le droit à l'erreur et cela rentre là-dedans." 
L'un des membres du collectif -dont l'identité n'est pas révélée- assure qu'à titre personnel, il ne soutient pas certains membres du gouvernement. "Cependant, ils ont clarifié leur point de vue et se sont excusés dans la presse." 
Gérald Darmanin est revenu sur ses positions dans La Voix du Nord et sur le site du Point, expliquant que "ce tweet était malvenu", qu'il avait "évolué sur le sujet". Le ministre de Macron assure désormais qu'il n'hésitera pas à célébrer des mariages homosexuels. Plusieurs mariages entre personnes de même sexe ont d'ailleurs bien été célébrés à Tourcoing depuis la promulgation de la loi, par d'autres que le député-maire...

Deux autres membres entrés au gouvernement mercredi se sont prononcés contre le mariage pour tous. La MoDem Jacqueline Gourault, nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur, et Jean-Baptiste Lemoyne, 39 ans, ex-sénateur  (apparenté Les Républicains) de l'Yonne, nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe, ont voté contre cette loi, rappellent Les Inrocks.

Chez En marche !, "on assume complètement" : si "on assume", tout est dit !
Résultat de recherche d'images pour "Olivier Serva"Autre élu stigmatisé par les militants LGBT, le député La République en marche élu dans la 1ère circonscription de Guadeloupe. Sur Guadeloupe 1ère en 2012, Olivier Serva avait qualifié l'homosexualité d' "abomination" et jugé le mariage pour tous "intolérable". Lorsque ses propos ont refait surface pendant la campagne, le député REM a fait marche arrière et présenté ses excuses sur franceinfo, arguant qu'il n'est "pas homophobe". "On assume complètement, assure le comité LGBT-En marche !, le mouvement avait très peu de temps pour traiter 16.000 candidatures aux législatives, le taux 'd'erreur de casting' est très bas." Du travail à la va-vite ?
En plus d'élus controversés, Jérôme Martin a du mal à comprendre la position du président lui-même. "Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a multiplié les discours contradictoires et a dit qu'il regrettait que l'on n'ait pas discuté avec les membres de la Manif pour tous", se rappelle cet activiste de Act-Up-Paris. Dans un entretien accordé à L'Obs en février 2016, alors qu'il était encore candidat à la présidentielle, le président estimait qu' "on a humilié cette France-là", en parlant des manifestants qui s'opposaient au mariage entre personnes de même sexe.

Des militants dénoncent une "récupération politique".
"De toute façon, la présence de partis politiques dans ces manifestations, c'est une instrumentalisation totale de notre lutte, soupire Jérôme Martin. Ils se disent LGBT friendly, mais dans les faits..." Pour lui, la participation d'En marche ! à cette action est un moyen de "laver" sa réputation sans pour autant s'engager en faveur des LGBT. 
D'aucuns pensera à l'inverse que le président prend des distances respectables du fait d'accusations de proximité avec ce milieu, puisque le candidat, notamment soutenu par Pierre Bergé, patron de presse engagé auprès des LGBT, est soupçonné de "double vie" (cf. libellé).

Une position que partage Elisa, une militante qui se rendra à la marche. "Que des personnes LGBTQI membres d'En marche ! viennent de façon individuelle ne me pose aucun problème. Mais pour moi, ils viennent en se revendiquant du parti, ce qui s'apparente à de la récupération pure et simple." 

Le comité En marche !, qui défilera en cortège debout, s'en défend : "Plusieurs personnes ont une longue vie de militant au sein d'En marche ! et ont envie de le combiner avec leur engagement politique." Parmi eux, Rémi Chauvet, 26 ans, animateur En marche! de Paris 10e, 
ou l'"évangéliste" Axelle Tessandier, 36 ans, blogueuse et entrepreneure
Axelle Tessandier, minutes monter scène prendre meeting Bercy.
(spécialiste du numérique et de la Silicon Valley), qui comme startupeuse de 36 ans a l'oreille de Macron et celle de son bras droit au candidat, Ismaël Emelien. A défaut d'être la Fleur Pellerin du président, elle a pu devenir déléguée Nationale du Mouvement En Marche!. Chez En Marche, "c’est un électron libre, décrit Thibault Caizergues, directeur de création du mouvement, admiratif de la "fulgurance" de sa "success story": avec un master, on végète en France, mais on réussit à San Francisco. "La bénévole "a largement contribué à construire le programme sur l’égalité hommes-femmes, mais elle aide tout le monde, partout," ajoute T. Caizergues.
Du côté des organisateurs, l'Inter-LGBT, on temporise.
Image associéeCe ne sont pas les partis qui vont défiler, mais les commissions LGBT issues de ces partis, explique Clem, diminutif androgyne du prénom masculin de Clémence Zamora Cruz, la porte-parole du mouvement, ci-contre au micro. On imagine qu'il n'y aura pas les élus homophobes En marche ! mais ceux qui soutiennent les droits des minorités et qui militent au sein du parti pour faire évoluer nos droits." Tous les ans, certains partis défilent sur des chars ou en cortège, comme les socialistes LGBT. "Nous sommes ouverts à tout le monde, sauf à l'extrême droite car eux sont contre les droits humains," temporise cette femme de 38 ans naturalisée française, née de sexe masculin au Mexique, qui vit dans un pavillon de banlieue avec son mari, rencontré sur Internet.

Une décision saluée par l'association SOS homophobie : "On accueille toutes les initiatives des partis politiques en faveur des LGBT." Pour Joël Deumier, le président, il n'y a aucun problème à voir les élus participer à ce genre de marches. Pourtant, tous les militants ne partagent pas cet avis.

Une deuxième marche, sans partis politiques.
Gwen Fauchois_3
Une seconde marche, de nuit, a lieu depuis trois ans, la veille du rassemblement. Cette "Pride de nuit" refuse tous les partis politiques. "Nous n'acceptons aucun soutien, car on considère que nos luttes doivent rester autonomes", explique Gwen Fauchois, la porte-parole (vice-présidente d'Act-Up et lesbienne militante), qui ne craint pas un retour à une ghettoïsation: il l'assume... 

La "Pride de nuit" rassemble Les Dégommeuses (équipe de foot militante) Act-Up Paris (association de lutte contre le Sida), le Strass (Syndicat du Travail Sexuel), FièrEs (association lesbienne/bisexuelle/trans féministe) - à l'initiative du Collectif 8 mars. Deux gayprides en un week-end, mais pourquoi?

Pour Gwen Fauchois, Doc Martens aux pieds et crane rasé, ci-dessus à gauche, a marche officielle, festive et rassembleuse, perd son sens politique. "Les organisateurs sont responsables de qui ils invitent, à partir du moment où ils estiment représenter tous les LGBT, ils se coincent eux-mêmes." 
Cette marche alternative "n'a pas la prétention" de représenter toute une communauté. Selon l'organisatrice, chacun est différent : "Et nous refusons la récupération symbolique par des organisations, qui de toute façon ampute nos droits." Les associations sont quoi, sinon des organisations ?

samedi 28 juin 2014

Gay Pride: les militants s'en prennent à Hidalgo et aux hypocrites du PS

Impatience des gays: plus que deux ans pour avoir tout, mariage et PA

Les lesbiennes comptent sur une sympathisante: Anne Hidalgo


Elles trépignent, pancartes en main, réclamant la PMA pour toutes les femmes, des drapeaux arc-en-ciel et de la musique: la Gay Pride a débuté samedi à Paris dans une ambiance aussi revendicative que festive, sous une pluie battante.
La Marche des fiertés 2013 s'était déjà choisie un mot d'ordre "offensif" mais elle reste revendicative en 2014, deux mois après le vote de la loi sur le mariage entre personnes du même sexe. 

"Allons au bout de l'égalité !" 

"La France a enfin repris le chemin de l'égalité, se félicite l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), mais la marche ne s'est pas cantonnée à la célébration de la loi. Le législateur doit tenir l'ensemble des engagements que le candidat Hollande a pris pendant la campagne présidentielle: ouverture de la PMA à toutes, lutte contre les discriminations et droits des transsexuels, il y a encore beaucoup à faire."

La maire de Paris Anne Hidalgo a été légèrement chahutée par une poignée de femmes, venues manifester leur colère.

Marche des fiertés 2013,
avec Delanoë et Hidalgo
"A coup de "PS dégage", ces militantes lesbiennes ont dénoncé la présence de socialistes dans le carré de tête de la manifestation. 
Pour elles, "ces élus PS appartiennent à un gouvernement hypocrite, qui refuse de légaliser la GPA (gestation pour autrui) et la PMA (procréation médicalement assistée)".

Gay Pride à Paris : Anne Hidalgo chahutée dans le cortège par leparisien



dimanche 30 juin 2013

Les anti-filiation homo manifestent en voitures dans Paris

Défilé en voitures d'opposants au mariage homo à Paris

Au moins deux cents véhicules de partisans de la Manif pour tous ont manifesté dimanche à Paris pour exiger la libération d'un militant condamné à de la prison ferme dans le cadre des actions anti-filiation homo.

La manifestation s'est terminée vers 18h30 place Vauban (VIIe) qui était le point d'arrivée, selon les organisateurs.

Sur les motos, camions et autres voitures qui klaxonnaient à tout-va, les manifestants avaient accroché des drapeaux tricolores et des bannières roses et bleus de la Manif pour tous, le mouvement qui a organisé pendant des mois de vastes rassemblements contre le mariage homosexuel.

"Hollande, ta loi, on n'en veut pas" ou encore "Libérez Nicolas " (le prénom du militant incarcéré) étaient quelques-uns de leurs slogans.

Sur des pancartes collées sur les véhicules, on pouvait également lire "Aucune loi ne peut arracher un parent" ou "Made in Papa + Maman" sous la photo d'un bébé.
"Nous manifestons pour défendre les libertés fondamentales. Depuis le début de notre combat, nous nous sommes rendus compte qu'il fallait défendre la liberté d'expression, la liberté de réunion, la liberté d'aller et venir parce que nous avons eu beaucoup d'interpellations et de gardes à vue abusives. Je pense bien sûr à Nicolas", a déclaré Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous.

Cette manifestation se déroulait au lendemain de la Gay pride parisienne.

Parti aux alentours de 15h45 de la place de la Porte de Saint-Cloud (XVIe) où était fixé le rendez-vous, le cortège des opposants au mariage homo s'est rendu place Vauban en empruntant une partie du périphérique intérieur et en passant notamment par les quartiers de l'Opéra (IXe) et de Saint-Michel (Ve).


samedi 1 juin 2013

Premier mariage homo: un "ultra" gay provoque un journaliste de BFM

Montpellier: la loi Taubira-Hollande encourage un homo à l'arrogance
Vincent et Bruno se sont dits "oui" mercredi à la mairie de Montpellier. 
Najat, toutes dents dehors, ne peut contenir sa joie...

Sur le parvis, la foule de près de 500 homosexuels et de sympathisants sont venus célébrer cet première union civile. Un dispositif de sécurité avait été mis en place pour éviter toute exubérance de mauvais goût, mais la provocation n'est pas venue seulement du côté où Valls l'attendait. 


L'envoyé spécial de BFMTV, Patrick Sauce, s'est fait importuner par l'un d'eux.


Montpellier a encore "vibré" samedi après-midi, selon Libération

Trois jours après avoir vécu le premier mariage homosexuel de France, Montpellier était le lieu de rassemblement de la  2e plus importante marche des diversités Lesbian et Gay Pride, après Paris. Elle aurait attiré entre 
23.000 personnes, selon les organisateurs, et 8 000, selon la police.

Hélène Mandroux, stakhanoviste du mariage homo
Le cortège a déferlé dans les rues de la ville jusqu’au parvis de l’hôtel de Ville, où Hélène Mandroux, maire (PS), a célébré à 18h00 le mariage d’Anne Rouesne-Saunier (45 ans) et Carole Léonard (49 ans), a constaté un journaliste de l’AFP.

Les enceintes de la vingtaine de chars ont diffusé des tubes de Daft Punk, Prodigy, Gossip, et autres icônes de la musique électro, tout en inondant la foule de confettis et de mousse.
"Je crois que c’est une des spécialités de Montpellier (2e communauté homosexuelle de France, Ndlr)", a déclaré Anh, une étudiante chinoise en économie, en France depuis un an.
"Aujourd’hui, c’est une marche de la fierté, on danse, on célèbre le mariage et l’adoption pour tous", note Aurélien, 21 ans, originaire de Brive (Corrèze). "C’est ma première gay pride et je ne suis pas déçu par l’ambiance !", lance le jeune homme.

Les manifestants portaient les déguisements traditionnels des défilés homosexuels: jeunes hommes en bas résilles et porte-jarretelles, groupe de filles en spider men, et autres "bonnes soeurs" moulées -par respect des convictions de l'Autre- dans des robes aux couleurs arc-en-ciel côtoyant des drag-queens à talons compensés et perruques "flashy"... Sans aucune provocation !

Aux côtés du président de l’Europride, Hans de Meyer,
Vincent Boileau-Autin, premier marié homosexuel de France et président de l’association Lesbian and Gay Pride Languedoc-Roussillon, a remercié "l’ensemble des associations militantes et des députés qui ont voté pour la loi."
"Notre lutte dépasse tous les clivages et casse toutes les barrières qui divisent notre société. Ensemble, nous avons ouvert le chemin d’une société unie. Nos enfants, et même ceux de nos opposants, auront tous les mêmes droits", a déclaré le jeune marié sous les clameurs.

Il a appelé à de nouvelles luttes, notamment pour "l’égalité d’accès aux procédures de procréation médicalement assistée", pour le suivi médical des transsexuels ou pour lutter contre les discriminations. "Il vous reste quatre ans pour le faire !" a lancé le militant aux députés de l’Hérault, Christian Assaf, Fanny Dombre-Coste et Anne-Yvonne Le Dain présents dans le cortège.


Politisation avérée du mouvement

Vincent Boileau-Autin a également appelé à "
faire battre aux élections municipales de 2014 les maires qui refusent de célébrer les mariages d’homosexuels, à l’image du maire de Palavas (Christian Jeanjean, UMP) ou du maire de Béziers (Raymond Couderc, UMP)."

VOIR et ENTENDRE Najat Vallaud-Belkacem vanter le mariage homosexuel à Montpellier et confirmer un projet de loi sur la prostitution:
Outre H.Mandroux, et pour le même motif, F.Cuvillier, transporté de bonheur à Boulogne, pourrait rencontrer quelques difficultés à se faire ré-élire à la prochaine occasion.

mercredi 16 janvier 2013

Bertrand Delanoë milite pour le prosélytisme homosexuel à l'école

Le maire PS de Paris fait cause commune avec le lobby homosexuel

Les élèves, cibles du prosélytisme gay et lesbien
Delanoë et Hollande
en tête du cortège des 
Fiertés homosexuelles 2006

Marche des Fiertés 2006:
le cortège revendique l'homoparentalité pour 2007
et rassemble à Paris 800.000 personnes,
selon les organisateurs, et 600.000 selon la police

Le samedi 28 juin 2008, la Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et transsexuelles, la Gay Pride française, se déroula sur le thème de l'école, choisi pour cette 7e édition, et revêtit un caractère "pédagogique".


Les syndicats enseignants avaient mobilisé
Le collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire, qui regroupe depuis 2004 sept organisations de la communauté éducative (SGEN-CFDT, FERC-CGT, FSU, FCPE, UNL, UNEF, UNSA Education) appellaient l'ensemble des adhérents de ses organisations membres à y participer nombreux.

Le mouvement est-il politisé par la droite ?
De gauche à droite: Delanoë (PS), Eva Joly (EELV),
Mélenchon et Laurent (Front de gauche)
et Désir Harlem (PS)
Les associations accréditées par l'Education nationales sont légion
Candidats à la filiation homosexuelle
"Lorsque nous rencontrons les collégiens, beaucoup pensent encore qu'un homosexuel c'est une drag-queen à la Gay Pride. On peut aussi être homo 365 jours par an, tout à fait normalement", affirmait l'un des responsables de l'association MAG (Mouvement d'affirmation gay), qui intervient notamment en milieu scolaire.


"S'il y a discrimination, c'est parce que personne ne leur a expliqué", s'agaçait une adhérente de l'association "Contact" qui elle aussi intervient dans les collèges et lycées.


Au côté des manifestants, le maire socialiste de Paris expliqua alors qu'il fallait rappeler aux élèves que "nous sommes des êtres libres et égaux" lors de la Marche des fiertés sur le thème de l'école.

VOIR et ENTENDRE Bertrand Delanoë apporter son soutien à la manif:

De nombreux scolaires avaient été mobilisés par ces associations gay et lesbienne
Cette marche festive dans les rues de Paris, entre Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) et Bastille (XIe), avait réuni 700.000 personnes selon les organisateurs, 500.000 selon la police, mais quand il s'agit de la Manif pour tous, cette police ne voit plus que 340.000 participants.

Lorsque, le 18 novembre 2012, "la «Manif pour tous» gagne le pari de la mobilisation" (Lien Le Figaro), la presse de bonne foi décompte 200.000 manifestants exprimant dans la rue leur opposition à la loi Taubira et l'ouverture du mariage civil et de l'adoption aux couples homosexuels. Elle ne sait pas encore qu'ils seront entre 800.000 et un million le 13 janvier 2013: elle se refuse alors d'en reconnaître plus que les 200.000 mobilisés par Inter-LGBT le 28 juin 2008.

Manuel Valls est-il le ministre de tous les Français?
Le ministre de l'Intérieur est-il crédible ?


Des associations LGBT mobilisées sur tous les terrains ces 5 (!) dernières années
"Droit au séjour pour soins, ouverture de l'AMP à toutes les femmes, ouverture du mariage aux couples de même sexe… à chaque fois qu'une avancée ou un recul législatif s'annonçait, les associations LGBT se sont mobilisées pour faire valoir leurs exigences et pointer du doigt l’incapacité du gouvernement [de droite] et de la Majorité politique [UMP] à faire avancer les droits des LGBT. 
Lutte contre les discriminations par l'éducation, dans le monde du travail... les associations ont aussi été force de propositions pendant ces 5 années. Ce bilan se veut comme une lecture objective de l'action du gouvernement et de la majorité parlementaire concernant les questions LGBT. Parce qu'il est important de faire l'inventaire d'une majorité sortante pour voter en connaissance de cause," lisait-on dans la presse spécialisée.

 

mardi 3 juillet 2012

Maroc: le tourisme homosexuel contrecarré par le gouvernement islamiste

Un paquebot chargé de touristes gay refoulé à l'entrée du port de Casablanca 

L'article 489 du Code pénal marocain prévoit des peines de prison et des amendes pour qui se rend coupable d'homosexualité.


Marrakech au Maroc est l'une des nouvelles destination reines de la nuit, mais son image culturelle souffre d'excès en tous genres et non seulement de la présence d'homosexuels sur son sol, mais d'affaires de pédophilie étalées dans la presse du monde entier. 
Et concernant parfois des personnalités françaises du monde politique.


La presse européenne voit toutefois un "étonnant paradoxe" à une révélation dimanche par El Pais. D'après le quotidien espagnol, le paquebot néerlandais El Nieuw Amsterdam, transportant quelque 1 564 passagers, dont 95 % d'hommes, s'est vu refuser ce week-end l'entrée dans le port de Casablanca, au moment même où de nombreuses capitales occidentales célébraient la Gay Pride. 
"J'étais dans le salon lorsque le capitaine a annoncé par hygiaphone que l'escale de Casablanca était annulée pour des raisons de sécurité, et parce que l'arrivée du navire était devenue un sujet public de controverse", affirme ainsi au journal Éric, fonctionnaire du gouvernement américain, qui a payé près de 7 100 euros pour deux personnes pour faire partie de l'aventure. Une version que confirme la société de transport Holland America Line, tout comme le tour-opérateur Vacances RSVP, selon lesquels ce sont bien les autorités marocaines qui ont rejeté le débarquement du navire.

Le tourisme, manne du Maroc


Sans doute conscient de l'impact néfaste pour ces jeunes vacanciers, qui assurent au Maroc une de ses principales rentrées de devises, le ministre marocain du Tourisme, Lahcen Haddad, a dû démentir toute discrimination à l'encontre des homosexuels. "Nous n'avons interdit aucun bateau et nous ne demandons pas à nos touristes leurs préférences sexuelles", a-t-il assuré. Or, toujours d'après El Pais  ce serait en réalité son homologue de l'Intérieur, Mohand Laenser, qui aurait donné l'ordre.
D'après le quotidien marocain  Al-Khabar , qui a lancé la polémique, les touristes gay prévoyaient de se rendre dans la grande mosquée Hassan II de Casablanca, ouverte aux non-musulmans en dehors des heures de culte. Au Maroc, comme dans presque tous les pays musulmans, l'homosexualité est un crime. L'article 489 du Code pénal marocain prévoit ainsi des peines allant de trois mois et trois ans de prison et des amendes de 120 à 1 200 dirhams (11 à 111 euros) pour qui s'en rend coupable.

Marrakech, ville de débauche ?

Pourtant, dans les faits, les peines ne sont presque jamais appliquées. "L'homosexualité est tolérée au Maroc, mais on demande aux gays de ne pas se mettre en avant", note Khadija Riyadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) . En 2008, l'ONG a lancé, en collaboration avec Human Rights Watch, une pétition pour abroger la loi. Or elle n'a pas dépassé les 800 signatures. "Il s'agit autant d'une question de mentalités que de lois, explique Khadija Riyadi. La tolérance vis-à-vis de l'autre n'est pas enseignée aux plus jeunes, et les mosquées continuent à être utilisées pour la décrier."
L'élection, en novembre dernier, d'un Premier ministre islamiste à la tête du gouvernement a ramené ce discours traditionnel au coeur de la place publique. Fin mars, le nouveau ministre marocain de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, a suscité la polémique en déclarant que les vacanciers étrangers se rendaient à Marrakech pour "passer beaucoup de temps à commettre des péchés et s'éloigner de Dieu". Des propos qui n'alarment pas Khadija Riyadi. " Le pouvoir, au Maroc, reste entre les mains de l'entourage du roi (makhzen), assure-t-elle. Ainsi, les islamistes doivent jouer aux équilibristes pour satisfaire leur électorat sans pour autant déplaire au makhzen." 
Pourtant, la cité rouge recèlerait bel et bien certains vices. "Marrakech cache de nombreux réseaux de prostitution, tant infantile qu'adulte, souligne Khadija Riyadi. Et les autorités ferment les yeux, surtout quand des étrangers sont impliqués."
Toutes les civilisations ne se valent pas 







30 juin 2012: le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, et sa 1ère adjointe, Anne Hidalgo, en tpete du cortège de La Marche des fiertés


En France, le gouvernement socialiste promet le droit au mariage et à l'adoption pour tous
 Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assuré vendredi soir que le "droit au mariage et à l'adoption pour tous serait institué" au cours du quinquennat, sans toutefois préciser la date. La ministre de la famille, Dominique Bertinotti, avait dit vendredi matin au Parisien que "dans un an, les personnes du même sexe pourraient se marier".